Aujourd’hui, alors que vous lisez ce billet, il y a des chances que je sois encore en train de courir encore un marathon après  Paris en 2012La Rochelle en 2013 (avec abandon au bout de 21 km pour cause de blessure), le Mont Saint Michel en 2014le marathon vert de Rennes en 2015, le Mont Saint Michel en 2016, et mon abandon à Paris en 2017

Alors vous pensez bien que quand je suis tombée par hasard sur ce petit livre, en plein dans ma 7ème préparation de marathon, peu de temps avant de courir le 5ème, je me suis dit qu’il n’y avait pas de hasard et je l’ai acheté! (Bon… le fait que ce soit Cécile Coulon qui l’ait écrit et dont j’avais adoré « Le coeur du pélican » n’y était pas pour rien non plus!)

Cécile Coulon est une grande coureuse et c’est donc un sujet qu’elle maîtrise vraiment. Elle écrit son essai en suivant le rythme et le découpage d’un marathon et elle en profite pour mêler des informations historiques, littéraires et sportives sur la course à pied. Elle y ajoute des touches très personnelles de coureuse mais aussi d’écrivain car elle ne pourrait pas écrire si elle ne courait pas! Et son essai est aussi très sociologique : elle parle des coureurs, que ce soit les coureurs « du dimanche » ou les marathoniens et comme je me situe entre les deux (je me considère un peu comme une « marathonienne du dimanche » … vu mes temps 😉 ) je m’identifiais bien!

Je pense que c’est un essai qui parlera fortement aux personnes qui courent, et pas seulement des marathons, et aussi à ceux qui aimeraient courir et ceux qui ne comprennent pas pourquoi on peut avoir envie de courir 😉

Forcément, je n’ai pu que penser à Autoportrait de l’auteur en coureur de fond : Haruki Murakami !

Voici ce que Cécile Coulon dit sur les départs de courses et ça sonne très juste :

Et puis, ça c’est ce qu’elle dit sur le fameux « mur » du marathon… Celui qui m’a achevée ou presque plus d’une fois et que je crains pour aujourd’hui :

« Si vous avez lu Harry Potter, vous avez forcément frissonné à partir du tome 3, quand apparaissent les Détraqueurs, ces gardes de la prison d’Azkaban, infâmes, fantomatiques, qui aspirent l’âme et les forces de ceux qu’ils choisissent d’affaiblir. Eh bien, au marathon, le mur, c’est un Détraqueur invisible mais gigantesque, présent à la fois dans les jambes et dans la tête de celui qui doit lui faire face. »

6 commentaires sur « Petit éloge du running : Cécile Coulon »

    1. Oui, je pense que toi qui te mets dans la course à pied, ça te parlera (bon, les marathons… moi, j’abandonne, c’est trop dur, mais les 10km et les semis, c’est chouette!)

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