J’avais bien aimé « Les chaussures italiennes« , dont ce roman est la suite, mais malheureusement je vais avoir un peu de mal à vous parler de celui-ci car je dois avouer que je me suis surtout ennuyée en le lisant et que si ça n’avait pas été un livre audio, je ne l’aurais sans doute pas fini…

Fredrik Welin, le personnage médecin à la retraite du premier roman, vit toujours seul sur son île de la Baltique. Il n’a que peu de contacts avec le monde extérieur, se contentant de sa vie solitaire même s’il se sent vieillir.

Une nuit, il réussit à s’échapper de sa maison en flammes. Il est contraint de vivre dans la caravane laissée par sa fille sur l’île, dans un grand dénuement.

Il fait la connaissance d’une journaliste locale, Lisa Modin, qui vient parler de cet incendie ravageur, et il se plait à croire qu’il pourrait connaître une relation plus qu’amicale avec elle (même s’il a 70 ans et elle, une trentaine d’années de moins).

Il revoit aussi sa fille qui vient lui rendre visite sur l’île. Elle est entourée de mystère : de quoi vit-elle, où vit-elle : elle reste très secrète. Les relations entre le père et la fille (qui ne se sont rencontrés pour la première fois que 4 ans auparavant, (dans le roman « Les chaussures italiennes ») ont parfois des relents de crise d’adolescence (bien que Louise soit une adulte!). Elle va cependant se livrer plus que jamais, annonçant à son père qu’elle est enceinte. Et Fredrik va même aller à Paris pour aller découvrir sa vie là-bas.

L’incendie de la maison s’avère être criminel et c’est d’abord Fredrik qui est soupçonné mais en son absence, un autre incendie a dévasté une maison de l’archipel et Fredrik n’est donc plus suspect. Il va découvrir qui est le coupable (mais personnellement, je dois dire que je n’ai absolument pas compris pourquoi le coupable a fait cela… et vu que c’était à la fin du roman et que je m’ennuyais déjà depuis un moment ça ne m’a pas plus intéressé que ça…)

Il y aussi certainement toute une réflexion sur le vieillissement, sur la fin de vie. La maison qui a brûlée est celle de ses grands-parents et c’est donc la fin de quelque chose, d’une époque. Il y a des décès naturels qui s’accumulent autour de lui et la cohabitation avec sa fille lui fait penser à la mère de cette dernière qui est décédée…

Mais j’ai trouvé ça lent et sans grand intérêt. Le personnage de Fredrik ne m’a pas plu, je l’ai trouvé souvent arrogant et j’ai trouvé que pratiquement tout était incohérent. Et puis il y a des passages dont je n’ai pas vu le but : un surfeur squatteur de tente, le passé de la famille de Lisa Modin…

Bref, je vous conseille « Les chaussures italiennes » mais pas forcément celui-ci et pourtant, j’ai lu les deux en version audio, lus par le même lecteur…

A vous de vous faire votre propre idée! Mais comme c’est une  avec Jostein : allons voir son avis, elle vous donnera peut-être plus envie que moi!

 Chez Sylire

 chez Cryssilda (Suède)

13 commentaires sur « Les bottes suédoises : Henning Mankell (lu par Marc-Henri Boisse) »

  1. Oui, je vais donner davantage envie. Fredrik est arrogant, c’est un ancien chirurgien mais il y a une sensibilité sous cette carapace. J’ai aimé ces solitudes tant chez les plus âgés en proie au vieillissement que chez les plus jeunes comme Lisa ou Veronika. Pas facile de vivre sur un archipel désert et froid. Idéal pour y cacher une détresse.
    Toutefois, Je ne le recommanderais pas autant que Les chaussures italiennes.
    Merci pour cette lecture commune.

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