Ce roman raconte la vie de Al Kenner mais il est inspiré de Ed Kemper (c’est même une biographie romancée). Deux périodes s’alternent : de nos jours, Al Kenner est en prison à vie et communique avec une visiteuse de prison et le même personnage dans le passé, à partir de ses 15 ans quand sa vie a basculé.

En effet, le jeune Al Kenner, un « géant » de 2,20 mètres, au QI supérieur à celui d’Einstein est un garçon très discret et mal dans sa peu qui vit chez ses grands-parents, mis à l’écart par son père et sa mère séparés. Un matin, exaspéré, il tue froidement sa grand-mère qu’il ne supporte plus et tout de suite après son grand-père. Il commence par fuir, comme pour se libérer mais se dénonce et est mis en hôpital psychiatrique.

Là, auprès de son psychiatre, il va à la fois se livrer un peu mais surtout apprendre beaucoup de choses sur les différentes psychoses. Il porte une histoire familiale particulièrement lourde et ses relations avec sa mère qui sont la cause de « mauvaises pensées » contre lesquelles il lutte…

Une fois sorti de l’hôpital psychiatrique, il reprend une vie à peu près normale même si la fréquentation de sa mère ne l’aide pas forcément et il boit énormément. Il est amené à se rapprocher de la police et même l’aider dans une enquête grâce à ses connaissances sur la psychiatrie. Il est toujours un solitaire qui a du mal à communiquer…

Comme je vous le disais, on sait dès le premier chapitre qu’il a fait quelque chose de grave mais le roman est vraiment bien construit car quand on revient dans le passé, si on sent bien que le personnage de Al n’est pas tout à fait « net », on ne saura qu’à la fin ce qui l’a mené en prison, car on découvre alors une autre perspective à l’histoire qu’on vient de lire.

En plus de ce roman autour d’un personnage, c’est un roman qui brosse le portait des Etats-Unis des années 60-70 avec des pères qui ont fait la deuxième guerre mondiale, des jeunes qui subissent la guerre du Vietnam et la montée des mouvements hippies, un vrai tournant dans la société américaine.

Bien écrit et bien construit, on est touché par ce personnage hors norme qui semble presque avoir deux personnalités, à la fois « gendre idéal » et « personnalité borderline » et le roman le rend très bien.

 ma Best Elise

 chez Antigone

10 commentaires sur « Avenue des Géants : Marc Dugain »

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