Où va le blog cette semaine?

Où va le blog cette semaine?

Je suis rentrée d’Angleterre et je suis très fatiguée et je dois me replonger dans le boulot et j’ai aussi plein de choses à faire sur le blog! 😉

Alors quel est le programme de la semaine?

Aujourd’hui, dimanche 10 mars, vous pouvez lire mon avis sur la version audio du roman « Les loyautés ».

Lundi 11 mars, vous trouverez le tirage au sort du Book Jar (on le fera ce soir alors vous pouvez encore m’envoyer un chiffre entre 1 et 9 pour m’aider à choisir un livre de ma PAL de plus de 6 mois 😉

Mardi 12 mars, je vous parlerai de « Mistral perdu ou les événements ».

Jeudi 14 mars, je vous proposerai deux titres jeunesse du prix des incorruptibles CE2-CM1 dans des billets à quatre mains avec Bastien : « Un piano pour Pavel » et « Joyeuses Pâques et bon Noël ».

Vendredi 15 mars, normalement, vous pourrez voir la mosaïque du 3/3 (d’ailleurs il n’est pas trop tard, si vous avez pris une photo à 3h03 et/ou 15h03 : envoyez la moi vite à ennalit@gmail.com!)

Et enfin, samedi 16 mars, je vous parlerai de « Un gentleman à Moscou » en audio pour le prix Audiolib.

En ce moment, je lis « L’Art de perdre » de Alice Zeniter et en audio, j’ai commencé « L’art de la joie » de Goliarda Sapienza (lu par Valérie Muzzi) pour le prix Audiolib. Vu que ce sont deux pavés, je ne pense pas les avoir fini la semaine prochaine mais je sais déjà que mes prochaines lectures seront « On the come up » de Angie Thomas et « Avec toutes mes sympathies » d’Olivia de Lamberterie lu par l’autrice (pour le prix Audiolib).

Bonne semaine à tous et bonnes lectures!

Les loyautés : Delphine de Vigan (Lu par Marie Bouvier, Odile Cohen et Olivier Martinaud)

J’aime beaucoup Delphine de Vigan et j’avais donc prévu de lire ce roman mais l’émission de mes copines des Bibliomaniacs m’avait complètement refroidie et j’avais décidé que je passerai mon chemin et puis Sylire, qui elle aussi avait été échaudée par l’avis des Bibliomaniacs l’a audiolu et a aimé! Alors comme Sylire et moi nous rejoignons souvent sur des lectures, je me suis laissée tenter! Et franchement, je ne regrette pas car j’ai beaucoup aimé.

Hélène est professeure de SVT dans un collège parisien et elle a remarqué un de ses élèves de 5ème qui lui semble aller mal. Elle le trouve fatigué, mal dans sa peau… Et comme c’est une ancienne enfant battue, elle est persuadée d’avoir repéré les signes chez lui de la maltraitance qu’elle a vécue aussi. Les parties qui impliquent Hélène seront l’occasion de revenir sur son passé et sur toutes les démarches qu’elle fera pour essayer de faire réagir ses collègues, l’administration et même la mère du garçon.

Théo Lubin est cet ado qui traverse ses journées au collège avec une certaine distance. Il va mal mais pas pour les raisons que soupçonne son professeur de SVT. Il s’est mis à boire, avec son copain Mathis, au collège, en cachette, comme un jeu ou un défi… en apparence… car en réalité, Théo cherche surtout à oublier sa situation familiale. Ses parents sont divorcés et sa mère fait comme si non seulement son père n’existait pas mais aussi comme si tout ce qui rattachait Théo à son père était toxique. Et surtout, son père est en train de sombrer dans une dépression profonde et cela doit rester un secret…

Mathis, le copain de Théo, sent bien qu’il y a autre chose derrière le fait qu’il boive. il le suit mais il se force un peu. Chez lui, tout va bien… Du moins en apparence… Car en réalité, Cécile, la mère de Mathis et la quatrième voix de ce roman, va mal et son couple extérieurement parfait va mal aussi. Elle ne se sent pas à sa place dans sa propre vie et elle a découvert que son mari n’était pas du tout l’homme idéal qu’elle croyait.

Ces quatre voix, ces quatre vies se croisent dans le roman et il y a beaucoup de mal-être, beaucoup d’appels au secours silencieux, de bonnes intentions qui sont mal perçues et beaucoup de silences étouffants…

Alors, un des reproches fait à ce roman, c’est que le personnage d’Hélène est caricatural et il est vrai qu’elle est montrée comme « LA » prof chevalier blanc, la seule qui se bat pour un élève et que personne n’écoute et il y  plusieurs incohérences qui concerne l’enseignement au collège qui m’ont agacées mais un prof qui s’inquiète pour un élève parce qu’il/elle sent que quelque chose cloche, ça c’est très réaliste (moi-même pendant la lecture de ce roman, je ne pouvais pas m’empêcher de penser à un certain garçon qui, je le sens, cache quelque chose mais nous en avons parlé en équipe…).

Et puis le personnage de Cécile n’était peut-être pas essentiel, peut-être que cette histoire de famille n’était pas nécessaire, il aurait peut-être fallu se resserrer sur la famille de Théo…

Mais au-delà de cela mon expérience de 20 ans d’enseignement me fait dire que ce roman est réaliste par plein d’autres aspects et j’ai été très touchée par Théo qui porte tellement de bagages et des Théo tous les profs en ont croisé un jour et tous les profs ont un jour essayé de faire quelque chose pour les aider…

J’ai trouvé dommage que le roman s’arrête de façon si abrupte (j’ai même cru qu’il me manquait des chapitres dans ma version audio…) j’aurai voulu en savoir plus, suivre encore Théo…

Pour résumer, j’ai aimé ce roman malgré ses défauts. Peut-être que ce qui a gêné certains lecteurs c’était que ce soit Delphine de Vigan qui a écrit ce roman imparfait… Ce n’est pas mon préféré d’elle mais l’histoire m’a quand même vraiment bousculée et c’est peut-être ce qui m’a fait l’audiolire sans me poser trop de questions sur le style ou la cohérence. Le choix de faire lire ce romans à quatre voix par trois lecteurs différents (les deux ado par le même acteur) a sans doute aussi joué dans mon impression positive.

 Chez Sylire

 par Mrs B : Merci!