Jouer aux fantômes : Didier Lévy et Sonja Bougaeva

Résumé de l’éditeur : « Plongée au cœur du quotidien d’un petit garçon plein de ressort et d’imagination, qui vit seul avec sa mère et dort la nuit dans des appartements vides. Il ne faut pas faire de bruit, juste « jouer aux fantômes ». Et le matin, filer à l’anglaise, avant l’ouverture de l’école. Puis la journée se passe normalement, sauf que le soir, le garçonnet attend sa mère à la bibliothèque, le temps de trouver un nouveau havre pour la nuit…
Au fil d’une histoire pudique, on découvrira que cette maman courageuse, qui vit de ménages, termine sa tournée par une agence immobilière où trône un tableau avec des clés d’appartements vides… »

Cet album raconte l’histoire d’un petit garçon et sa maman qui vivent des vies de « fantômes ». Le jour, ils ont des vies normales, lui va à l’école et elle va au travail mais le soir, ils changent de logements, dorment dans des appartements vides, en cachette et doivent être toujours très discrets…

Cette vie, c’est celle d’une mère qui fait tout pour que son fils ne pâtisse pas du fait qu’ils sont sans domicile fixe et que tout en travaillant (difficile d’expliquer le concept de travailleur précaire et de travailleur sans logement à son enfant) elle n’a pas les moyens de les loger. Elle essaie de transformer cette mauvaise passe en une aventure mais l’enfant n’est pas vraiment dupe.

Personnellement, j’ai trouvé cette histoire terriblement triste et noire. Les illustrations assez froides servent bien cette situation terrible. Je sais que la littérature jeunesse doit parler de faits de société mais je n’ai pas trouvé que le support de l’album soit vraiment le vecteur le mieux choisi. Je pense qu’un roman aurait permis d’approfondir un peu plus le sujet.

Voici l’avis de Bastien (presque 9 ans et demi) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est des gens qui sont très pauvres, ils doivent changer de maison chaque soir parce qu’ils n’ont pas de maison fixe.

La mère qui fait le ménage dans une agence immobilière emprunte des clés de maisons vides et ils disent qu’ils jouent aux fantômes car il ne faut pas faire de bruit ou allumer le lumière.

Je n’ai pas particulièrement aimé car le sujet ne m’intéresse pas trop. Je me mets mal à la place des personnages.

J’aime bien les illustrations.

J’aime bien qu’il y ait de 1 € qui soit reversé à la Fondation Abbé Pierre parce que ça parle du même sujet et c’est plutôt généreux de la part Sarbacane! »

 sélection CE2-CM1

Ni lire, ni écrire ! : Yves-Marie Clément et Emilie Vanvolsem (Billet avec Bastien)

Zoé est en CP et elle a beaucoup de mal avec la lecture mais elle a le déclic à la fin de l’année scolaire quand, avec une amie, elle prend plaisir à lire un album à la bibliothèque.

Elle est très enthousiaste et son père lui propose de choisir un cadeau. Elle veut un livre mais son père est un peu récalcitrant à aller à la librairie avec elle.

En effet, il ne sait pas lire et c’est ce jour-là qu’il l’avoue à Zoé. A partir de là, le père va faire en sorte d’apprendre à lire et sa fille va l’accompagner.

L’idée est belle et instructive, le message pouvait être double : on peut apprendre à lire sur le tard si on ose demander de l’aide et aussi, si on n’apprend pas à lire à l’école, on peut en souffrir énormément à l’âge adulte. La construction qui alterne le point de vue du père et de Zoé est aussi intéressante mais j’ai vraiment trouvé ce roman beaucoup trop court et le sujet aurait mérité d’être plus fourni.

Mais c’est sans doute un point de vue d’adulte car quand j’ai demandé à Bastien s’il ne l’avait pas trop facile à lire et trop court, il m’a répondu que c’était court mais que c’était quand même un sujet sérieux.

Je le conseille pour des petits lecteurs de CE2-CM1.

Voici l’avis de Bastien (presque 9 ans et demi) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est l’histoire d’une petite fille dont le père sait tout faire -du moins le croit-elle.

Elle vient juste d’apprendre à lire quand elle découvre que son père, lui, ne sait pas lire.

Au début, il ne veut rien faire puis, il ira à des cours de rééducation faits par la mère d’une copine de la fille et quelques leçons après, il arrive à lire.

Ca doit être horrible de ne pas savoir lire car moi, personnellement, j’adore lire!

Mais je n’ai pas particulièrement aimé ce livre car le sujet de m’intéresse pas trop. »

sélection CE2-CM1

catégorie « lecture » pour ma ligne jeunesse