La toile du monde : Antonin Varenne (Lu par Julien Defaye)

Aileen Bowman, est une journaliste américaine de trente-cinq ans, célibataire et très indépendante, au point d’en paraître suspecte aux yeux de son entourage. Fille de fermier dans un ranch, elle a grandi pratiquement à cheval et ne vit qu’en pantalon ce qui est extrêmement subversif pour son époque et quand elle débarque en France pour couvrir l’Exposition Universelle de Paris de 1900 pour le New York Tribune, elle se fait tout de suite remarquer. Elle va adopter l’utilisation de la bicyclette pour pouvoir continuer à porter ses pantalons.

Au cours de ses pérégrinations dans la ville, Aileen va se trouver mêlée au monde l’art et même devenir une muse. Elle va aussi rencontrer un ingénieur de la construction du nouveau Métropolitain. Elle est observatrice journaliste de l’Exposition Universelle mais elle écrit aussi des textes beaucoup plus littéraires et subversifs sur cette exposition, en faisant de Paris une femme  et en lui donnant la parole.

Dans sa vie privée, Aileen est aussi très libre dans ses rapports aux autres et dans sa sexualité mais elle reste aussi très seule.

J’ai aimé les aspects très artistiques et historiques du roman et le personnage d’Aileen. Je me suis plongée dans ce Paris en pleine mutation, comme la société de l’époque.

Ce roman est le troisième d’une série qui a commencé avec « Trois mille chevaux vapeur » puis « Equateur » et si on peut les lire séparément, je dois dire que la partie qui concerne la vie d’Aileen avant, aux Etats-Unis et la quête familiale qui l’a motivée à venir à Paris, m’a beaucoup moins intéressée et c’est sans doute parce que c’était en lien avec le roman précédent.  Donc, je pense que pour ceux qui n’ont pas lu « Equateur » pourront trouver quelques longueurs sur la fin. Mais globalement, j’ai bien aimé ce roman dont j’ai apprécié la version audio.

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catégorie « lieu »

Voici les avis de quelques co-jurées : Aproposdelivres, Sandrine, Sylire

L’Art de la joie : Goliarda Sapienza (Lu par Valérie Muzzi)

Résumé de l’éditeur « Viviane Hamy » : « Il était une fois une enfant, Modesta, née le 1er janvier 1900, dans un monde frustre et rapidement englouti… Non, L’Art de la joie résiste à toute présentation. Roman d’apprentissage, il foisonne d’une multitude de vies. Roman des sens et de la sensualité, il ressuscite les élans politiques qui ont crevé le XXe siècle. Ancré dans une Sicile à la fois sombre et solaire, il se tend vers l’horizon des mers et des grandes villes européennes…
« Pourquoi faut-il lire ce livre ? Parce qu’il est un hymne à la joie. A la joie la plus simple qui soit, celle qui émane de la conscience et de l’acceptation sereine de sa propre existence et de celle des autres, personnes et choses, sans lesquelles le bonheur serait absolument impossible. Le XXe siècle, époque de tragédies horribles et d’esprits brillantissimes, se révèle sous un angle différent et les événements qui le caractérisent – guerres et révolutions, sciences et techniques, art et philosophie – portent les stigmates d’une seule femme, Modesta, qui assume les espoirs et la volonté de toutes les autres. » Luca Orsenigo, Corriere della sera.

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Résumé de Audiolib : « Comment pouvais-je le savoir si la vie ne me le disait pas ? Comment pouvais-je savoir que le bonheur le plus grand était caché dans les années apparemment les plus sombres de mon existence ? S’abandonner à la vie sans peur, toujours… Et maintenant encore, entre sifflements de trains et portes claquées, la vie m’appelle et je dois y aller. »
L’Art de la joie est le roman d’une vie, celle de Modesta. Née le 1er janvier 1900 dans une famille miséreuse de Sicile, farouche et insoumise, la jeune femme nous entraîne sur le chemin d’une liberté qui gagne irrésistiblement le lecteur.
L’édition définitive de ce texte, devenu un classique de la littérature italienne, a été établie par Angelo Maria Pellegrino, qui fut le dernier compagnon de l’autrice et sauva ce roman culte de l’oubli. »

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Je dois commencer par dire que j’ai abandonné «L’art de la joie» … En version audio, ce roman fait 23h (et en version papier plus de 600 pages) et je l’ai abandonné à plus de la moitié… 57 plages sur 107… donc, je pense qu’on peut dire que je lui ai quand même laissé sa chance…

Ce roman a été publié de manière posthume en 1998 car il avait été refusé par tous les éditeurs italiens dans les années 70.

Je vous ai recopié les résumés des éditeurs (broché et audio) et je vais plus me concentrer sur mon ressenti…

Alors pour commencer, je dois parler des aspects positifs de ce roman : il y a des choses très intéressantes, il y a des passages très sensuels, de très belles pages au niveau du style et des idées et des questionnements philosophiques, religieux et politiques et cela raconte l’histoire d’une femme trop indépendante pour son époque, une femme libre, féministe sans doute.

Malheureusement, c’est aussi très long et très « bavard » et je n’en pouvais plus… Ce roman aurait mérité d’être épuré pour garder le fond mais gagner sur la forme… Je pense que j’aurais pu l’apprécier vraiment s’il avait été moitié moins long…

La version audio est réussie, elle donne une voix à Modesta qui correspond bien au personnage.

Et pour contrebalancer mon avis peu enthousiaste, voici un article de Télérama : « Trois raisons de (re)lire “L’art de la joie” de Goliarda Sapienza« !

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Voici les avis de quelques co-jurées : Meuraïe

Chez Martine