Notre Jack : Michael Morpurgo (illustré par David Gentleman)

Ca faisait longtemps que je n’avais pas lu de livre de Michael Morpurgo, un de mes auteurs jeunesse chouchous.

L’histoire se passe de nos jours avec un petit garçon anglais qui vit avec ses parents et son frère Otto près de Stratford Upon Avon. Il y a toujours eu chez lui un casque en fer qui était un jouet pour Otto et qui a fait partie de la vie de famille sans qu’on en fasse grand cas.

Puis, alors qu’il a 14 ans, Michael, pacifiste convaincu, apprend que sa classe va faire un voyage en Belgique sur les champs de bataille de la 1ère guerre mondiale et que son professeur veut monter une comédie musicale sur le sujet.

Il refuse d’y participer, même si sa famille argumente en expliquant que tout le monde devrait connaître ce pan de l’histoire. Son frère trouve les mots pour le persuader en lui disant que ce n’était pas parce qu’il n’approuvait pas la guerre que c’était une bonne raison de ne pas la regarder en face, « peu importe à quel point ça [le] rend triste ou [le] met en colère. »

Pour préparer ce voyage, leur professeur leur demande de se renseigner sur leurs familles pour savoir s’ils avaient des liens avec la 1ère guerre mondiale. Dans la famille de Michael, ils trouvent le carnet et des notes du grand-père du grand-père de Michael : Jack. Ce dernier n’est jamais revenu de la guerre et était toujours surnommé « Notre Jack » dans la famille. Le casque lui appartenait ainsi qu’un vase fait d’un morceau d’obus. Dans le carnet, il y a des lettres, des poèmes, des textes de Shakespeare (car Jack était acteur à Stratford Upon Avon)

Une exposition est montée avec toutes les trouvailles des élèves et le voyage à Ypres en Belgique est émouvant pour tout le monde.

Comme souvent avec Michael Morpurgo, le passé et la guerre sont liés au présent pour apporter une leçon au travers la transmission par un ancien. Ici, c’est par le témoignage et les écrits d’un aïeul et c’est encore une fois très réussi!

Il est à noter que le livre est très joliment illustré par un artiste dont j’ai un beau livre d’aquarelles sur Londres et j’ai reconnu le trait tout de suite!

 chez Blandine

 chez Lou et Titine