Dans ce roman, Olivier Adam nous parle d’Antoine, un homme qui vit en Bretagne, une vie assez simple, épurée, sans vraiment s’attacher aux gens et aux choses. C’est un taiseux qui n’exprime pas ses sentiments. Un jour, l’annonce aux informations de la mort de Jean-François Laborde, un homme politique ayant eu une certaine visibilité dans la vie publique française va déclencher quelque chose en lui…

En effet, cet homme a eu un impact fort sur la vie d’Antoine quand il était jeune. Avec ses parents, ils vivaient dans une petite ville entre la banlieue parisienne et la Normandie, une vie rangée, voir figée, avec un père qui passe sa vie au travail et qui ne se montrait pas très chaleureux dans la vie de famille et une mère belle femme au foyer parfaite et aussi adjointe au maire de la ville dont la rumeur disait qu’elle était était la maîtresse de ce dernier…

Le maire c’était Jean-François Laborde et la vie d’Antoine et de son frère Camille va voler en éclat quand un scandale sexuel va éclabousser l’homme politique déjà influent au niveau national mais également Cécile Brunet, la mère d’Antoine, non pas en tant que victime mais comme complice d’un viol sur deux femmes de la ville.

C’est sordide, par les éléments concernant directement le viol mais également par la manipulation des deux victimes, pauvres et n’ayant pas une très bonne image et don étant donc présentées au mieux comme des affabulatrices au pire, comme l’ayant presque mérité…

Mais le roman va au-delà de ce scandale car il raconte les dégâts collatéraux que l’entourage : le père qui semble se régénérer et trouver sa place auprès de sa femme dans sa défense alors qu’elle le rejetait avant cela, les enfants, que ce soit Camille, l’adolescent sensible qui souffre tous les jours de la pression sociale au collège de ce scandale et qui finit par fuir chez un oncle et une tante, ou Laetitia, la fille adolescente de Laborde, qui avec Antoine se rejoignent pour partager une souffrance et un rejet de leurs parents respectifs.

J’ai beaucoup aimé ce roman qui est très fort, noir et qui montre la nature humaine dans tout ce qu’elle peut avoir de glauque mais aussi les points de vue de ceux qui sont autour, pas directement sous les feux des projecteurs mais qui doivent subir les conséquences. Je dis « LES » points de vue car on s’aperçoit aussi que les uns et les autres n’ont pas perçu les mêmes choses, et qu’avec du recul, Antoine s’interroge encore sur la vérité et si ce qu’il a perçu à l’époque était réel.

L’Homme à Noël : merci!

 chez Antigone

avec Manika : Allons voir son avis!

12 commentaires sur « La renverse : Olivier Adam »

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