Difficile de classer ce texte : est-ce un très court roman ou une nouvelle? Est-ce un récit sous forme de poème ou un biographie romancée? En tout cas, une chose est certaine : c’est un très beau texte sur un sujet poignant, raconté avec beaucoup de pudeur et de poésie. Je ne sais pas si ce texte est traduit, j’ai eu du mal à le trouver même en anglais, je l’ai commandé à une librairie de livres d’occasion aux Etats-Unis (en passant par Ama*on… pas le choix malheureusement).

J’ai découvert ce texte lors d’une conférence sur les horreurs qui ont été commises à l’encontre des peuples amérindiens (« First Nations ») quand les enfants étaient retirés de leurs familles pour être placés dans les « Residential Schools » qui n’étaient rien de moins que des centres de rétentions et de lavage de cerveaux pour détruire toute part indigène de ces enfants. Dans mon billet sur le roman jeunesse « Kill the Indian in the child »  (qui raconte également la vie de Chanie Wenjack, un jeune garçon qui a vraiment existé et qui est mort en fuyant son « internat » sordide) je vous en disais plus sur le sujet et j’avais aussi mis des liens qui pourront compléter ce billet. Pour éviter des redites, n’hésitez pas à aller y faire un tour.

Dans ce texte de Joseph, Boyden, c’est donc l’histoire de Chanie Wenjack qui nous est contée. J’utilise ce mot exprès car l’auteur ici a choisi de nous raconter la fuite du jeune garçon, ses derniers jours, vus au travers du regard d’esprits de la nature qui prennent corps dans des animaux qui croisent le chemin du garçon. Il adapte donc les traditions amérindiennes à cette histoire réelle et atroce. Chaque chapitre donne la parole à un animal et la première page du chapitre est illustré de cet animal.

C’est un texte très touchant pour une histoire dramatique à l’échelle d’un pays (voir d’un continent!)

Pour aller plus loin sur le sujet (Cliquez sur la photo)

Une vidéo avec Joseph Boyden sur l’histoire de Chanie Wenjack et sur les Residentials Schools (en anglais) :

Aujourd’hui, je vous parle aussi du roman « Jeu blanc » de Richard Wagamese qui est aussi sur cette thématique des Premières Nations et des Residential schools.

 chez Antigone

 chez Karine:) et  Yueyin (Un invité Canadien au Québec)

6 commentaires sur « Wenjack : Joseph Boyden »

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