L’orangeraie : Larry Tremblay

L’histoire se situe dans un lieu indéterminé mais on devine le Moyen ou Proche Orient, Pakistan ou Afghanistan par exemple, à une époque indéterminée mais qui rappelle les périodes de combats des années récentes et pourtant il y a aussi un côté « conte », « parabole » dans la première partie de ce court roman.

Aziz et Amed sont des jumeaux de 9 ans qui vivent avec leurs parents et grands-parents, tranquillement au coeur de l’orangeraie de la famille. Mais tout bascule dans leur vie quand une bombe tue les grands-parents en détruisant leur maison. C’est alors que Soulayed, un homme influant de la région, vient, accompagné d’hommes armés, pour demander à Zahed de venger ses parents en choisissant un de ses garçons pour l’envoyer se sacrifier avec une ceinture explosive.

Ce choix terrible est approuvé avec honneur par le père mais pas par la mère qui va essayer de trouver une solution « moins terrible » pour obéir à son mari…

La deuxième partie du roman nous présente la suite des événements des années plus tard avec l’enfant devenu jeune adulte qui vit avec un secret et une culpabilité profonde… Il trouvera dans le théâtre le moyen de libérer la parole et éclairer les occidentaux qui l’entourent sur la réalité -sa réalité- de la guerre.

Ce roman est tout d’abord vraiment très bien écrit, avec de la poésie et des phrases ciselées. Et puis, le sujet est vraiment poignant… En tant que mère, on ne peut que se mettre à la place de la mère d’Aziz et Amed. Ce roman est l’occasion de parler du fanatisme et de la guerre par le regard d’enfants et c’est absolument superbe et fort.

Je ne peut que vous encourager à découvrir ce très beau roman.

chez Karine:) et  Yueyin

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