L’autre qu’on adorait : Catherine Cusset

Résumé de l’éditeur : «J’ai eu le temps de me rendre compte qu’il n’y avait aucun ami que j’aimais davantage, personne qui me fasse sentir plus vivante, et que cela était dû à quelque chose d’exceptionnel en toi qui t’illuminait.
Le rire.»
L’autre qu’on adorait fait revivre Thomas, un homme d’une vitalité exubérante, qui fut l’amant puis le proche ami de la narratrice. Brillant, charmeur, ce passionné
de Proust et de cinéma vit ses amours, ses rêves et ses déceptions toujours plus intensément que les autres. Quelle malédiction a pu le conduire, d’abord en France puis dans l’impitoyable cercle universitaire américain, à enchaîner les maladresses et les échecs jusqu’à anéantir tout espoir d’avenir?

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Pas facile de parler de ce roman que j’ai beaucoup aimé (sans que ça soit un coup de coeur) et que j’ai lu très facilement… C’est une histoire d’amour, d’amitié, une sorte d’hommage et pourtant ce n’est pas un portrait à l’eau de rose…

La narratrice parle à Thomas, qui a été son amant il y a longtemps et puis son ami presque frère pendant beaucoup plus longtemps. Dès le début on sait que Thomas meurt et cette histoire qui commence par la fin, on va la remonter et raconter cet homme intense, cet étudiant attardé ou acharné, ce passionné, ce spécialiste, cet homme incapable d’aimer, trop fragile souvent, passif parfois… Un être complexe qui peut être à la fois insupportable et adorable dans le sens premier : un homme qu’on adore même si il n’est pas facile à vivre.

D’ailleurs Thomas lui-même a du mal à vivre avec lui-même, il semble courir après sa propre vie, courir après son destin… Il a des amis d’une grande force et pleins d’amour mais il ne sait pas toujours entretenir ces amitiés car lui-même ne sait pas s’aimer.

C’est donc l’histoire d’une vie, depuis le lycée jusqu’à la maturité et une mort qui arrive trop tôt, c’est l’histoire d’un homme entier racontée sans complaisance avec les hauts et les bas. C’est une belle histoire, toute en nuances.

C’est très touchant. Le seul bémol pour moi a été le fait que la narratrice utilise le sujet « tu » pour s’adresser à Thomas, le personnage central et ça m’a un peu gênée.

 chez Antigone

L’Homme à Noël 2018

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