Résumé de l’éditeur : « Juin 1957. Un après-midi dans une petite ville du Sud profond des États-Unis , Tucker Caliban, un jeune fermier noir, recouvre de sel son champ, abat sa vache et son cheval, met le feu à sa maison, puis quitte la ville. Le jour suivant, toute la population noire déserte la ville à son tour.
Quel sens donner à cet exode spontané ? Quelles conséquences pour la ville soudain vidée d’un tiers de ses habitants ? L’histoire est racontée par ceux qui restent : les Blancs. Des enfants, hommes et femmes libéraux ou conservateurs. Une histoire alternative et audacieuse, un roman choc, tant par sa qualité littéraire que sa vision politique. »

*

En septembre 2019, j’ai repéré ce titre chez trois blogueuses (Kathel, Marilyne et Sylire) et j’ai tout de suite pensé que ce roman serait parfait pour l’African American History Month challenge et j’ai donc pris mon courage à deux mains et j’ai écrit à la maison d’édition pour leur demander s’ils voulaient bien m’envoyer ce roman (ce que je ne fais jamais!) et je suis ravie de ma lecture!

J’ai aimé ce roman et à vrai dire je ne sais pas trop comment en parler et je ne vais pas raconter autre chose que ce que dit le résumé. Je me suis laissée porter par le déroulement de l’intrigue, qui, passant d’un narrateur, d’un point de vue à un autre, se fait petit à petit en revenant dans le passé plus ou moins éloigné.  Toutes ces anecdotes, tous ces moments, forment un patchwork qui permet d’avoir une vision d’ensemble de cet événement totalement improbable qu’est le départ de tous les Noirs d’un état du Sud ségrégationniste.

Ce roman donne l’occasion de mettre en lumière la situation des Noirs aux Etats-Unis, pendant l’esclavage puis la vie après l’esclavage où les Afro-Américains restent en général au service des Blancs dans le Sud du pays. Mais il y est aussi question du Nord des Etats-Unis qui est l’endroit vers lequel ceux qui partent vont mais c’est aussi un endroit qui va permettre aux jeunes blancs qui vont y étudier de découvrir qu’il existe une autre vie possible entre les Noirs et les Blancs.

Ce roman tout en étant très distrayant dans sa forme qui ressemble à une enquête et ses personnages vraiment finement écrits, est aussi vraiment intéressant pour son aspect plus politique car c’est une réelle critique de la société Américaine et ses rapports au racisme…  C’est d’autant plus marquant que ce roman a été écrit par un auteur Afro-Américain en 1962, en pleins mouvements pour les droits civiques et ce n’est certainement pas anodin. Il faut aussi savoir que c’était le premier roman de l’auteur qui avait 24 ans et la maîtrise dans l’écriture est remarquable!

Je ne peux que vous recommander cette lecture qui était vraiment parfaite pour ce challenge!

Merci aux Editions Delcourt

catégorie « son » de la 2e ligne générale

7 commentaires sur « Un autre tambour : William Melvin Kelley »

  1. J’ai beaucoup aimé ce roman, et, depuis septembre, je l’ai pas mal recommandé (en dehors du billet de blog) et il a bien plu à tous ceux à qui je l’avais prêté ou acheté !

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  2. J’ai beaucoup aimé ce roman également,
    Tu as raison, il est parfait dans le cadre de ton challenge.
    Dis-donc,avec toutes tes lectures afro-américaines, tu vas devenir une spécialiste du genre !

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    1. Tu fais partie de celles qui m’ont donné envie! c’est vrai que j’en lis beaucoup mais j’ai une LAL énorme d’envies notées à droite à gauche 😉 et je pense continuer ce challenge encore un peu 😉

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