Une longue impatience : Gaëlle Josse (lu par Dominique Blanc)

Résumé de l’éditeur : « Ce soir-là, Louis, seize ans, n’est pas rentré à la maison. Anne, sa mère, dans ce village de Bretagne, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, voit sa vie dévorée par l’attente, par l’absence qui questionne la vie du couple et redessine celle de toute la famille.
Chaque jour, aux abords de la folie, aux limites de la douleur, Anne attend le bateau qui lui ramènera son fils. Pour survivre, elle lui écrit la fête insensée qu’elle offrira pour son retour. Telle une tragédie implacable, l’histoire se resserre sur un amour maternel infini.
Avec Une longue impatience, Gaëlle Josse signe un roman d’une grande retenue et d’une humanité rare, et un bouleversant portrait de femme, secrète, généreuse et fière. Anne incarne toutes les mères qui tiennent debout contre vents et marées. »

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Je vous ai recopié le résumé d’Audiolib car je ne sais pas par quel bout commencer  pour faire mon propre résumé car c’est un roman dans lequel on apprend beaucoup de choses sur une famille, une femme, un fils mais par allers et retours. Anne, la mère, écrit des lettres à son fils absent dans lesquelles elle revient sur leur passé ensemble, puis le passé avec son nouveau mari et puis elle raconte aussi des choses sur la vie quotidienne. Elle lui raconte ses recherches d’abord pour le retrouver après qu’il soit parti sans donner de nouvelles puis, une fois qu’elle a compris qu’il avait pris la mer, elle dit aussi son attente de lui, sa longue impatience de le revoir. Et d’ailleurs, elle lui raconte comment elle l’accueillerait, en détaillant le repas qu’elle confectionnerait, un repas et des plats qui sont aussi l’excuse pour égrainer des souvenirs partagés.

Si j’ai du mal à parler de cette histoire c’est que ce ne sont pas vraiment les faits ni l’ordre dans lesquels ils sont racontés qui comptent mais les émotions fortes et tendres qui sont transmises dans ce texte qui est en fait un longue déclaration d’amour d’une mère à son fils et ce n’est pas simple de vous raconter ça. Ce texte, je l’ai tout simplement trouvé beau et en plus, il est très bien lu par Dominique Blanc qui est devenue Anne pour moi. Et la fin… Quelle fin poignante! Je ne ne vais rien dire évidemment à part que j’ai pleuré en peignant les étagères de ma cuisine… Et pleurer en lisant, c’est fort, c’est beau!

Alors, je ne vais pas chercher à argumenter, je ne peux que vous conseiller de lire ce roman et si vous aimez la lecture audio, n’hésitez pas à l’audiolire. C’était pour ma part ma première rencontre avec l’autrice et j’ai bien envie de la relire alors si vous voulez me conseiller un autre titre je veux bien (même si la barre est haute ici dans le style et les émotions!)

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