Après avoir audiolu « Au-revoir là-haut » qui avait été un coup de coeur pour le prix Audiolib 2014 et « Couleurs de l’incendie » en 2018, je savais que j’attendrais de pouvoir audiolire le 3e opus de la saga de Pierre Lemaitre car c’est l’auteur le lecteur et j’aime beaucoup sa façon de lire et j’ai donc été vraiment ravie de trouver ce titre dans la sélection du prix Audiolib 2020.

Je vais commencer par dire que j’ai toujours aimé la manière dont Pierre Lemaitre lit ses romans : il y met de la verve, de la passion et sait transmettre l’humour et les émotions du texte. J’ai aussi aimé tout le côté romanesque de ce troisième roman d’une série qui n’en est pas vraiment une. Mais je dois aussi dire que c’est celui que j’ai le moins aimé des trois et qu’il était sans doute temps que l’auteur passe à autre chose car j’ai trouvé qu’il y avait quelques longueurs et qu’il cherchait un peu à faire des liens qui n’étaient pas forcément nécessaires.

Attention, ça ne veut pas dire que je n’ai pas aimé du tout mais que je n’ai pas aimé autant que je l’aurais voulu.

L’histoire se situe en France en 1940. On croise les destins de plusieurs personnages qui a priori n’ont rien à voir les uns avec les autres mais qui vont finir par  voir leurs destins se croiser. Il y a Louise, qui a 30 ans et qui était la petite fille de la logeuse de « Au revoir là-haut ». Elle est institutrice et serveuse à Paris et un jour, un docteur, client du restaurant où elle travaille lui demande d’accepter d’être payée pour qu’il la voit nue. La fin tragique de cette rencontre va lui faire découvrir tout un pan de la vie de sa mère qu’elle ne connaissait pas et elle va partir sur les routes de France à la recherche d’un frère qu’elle espère pouvoir rencontrer.

Il y a aussi Gabriel, sergent-chef de l’armée française juste avant la débâcle qui voudrait juste bien faire et reprendre le cours de sa vie. Sa rencontre avec Raoul, caporal assez malin pour éviter de se faire prendre alors qu’il est de tous les mauvais coups, va tout d’abord être douloureuse mais quand ils se retrouveront seuls sur les routes de France, il vont se révéler être une bonne équipe.

Et puis, il y a un personnage multi facettes, manipulateur hors pair qui va passer d’avocat à porte parole du gouvernement pour ensuite se transformer en élément fédérateur… Bien sûr pour son profit personnel, mais pas seulement…

Mais j’en oublie car il y a vraiment de nombreux personnages, (trop peut-être, je dois avouer qu’il y a des moments où je me perdais un peu) et de nombreux bouleversements. Bien sûr, c’est la guerre et cela exacerbe tout et puis les passés des uns et des autres, les secrets de famille et les  mesquineries, les actes de générosités, le courage qui se développe ou qui fuit : toute la nature humaine est réunie dans ce roman.

Aussi surprenant que cela puisse paraître dans un roman sur la 2e guerre mondiale et l’exode, ce que je retiens, c’est l’humour et le côté fantasque même si je persiste à penser que Pierre Lemaitre a eu du mal à quitter cette saga et a eu envie d’en dire trop. Il aurait sans doute pu alléger son roman, il n’en aurait pas été moins bon.

 Chez Sylire

catégorie « Objet » de ma ligne audio

18 commentaires sur « Miroir de nos peines : Pierre Lemaitre (Lu par l’auteur) »

  1. Ton billet confirme ce que j’ai déjà pu lire par ailleurs : ce n’est pas un mauvais roman, mais il est en-deçà d’Au revoir, là-haut ». J’avoue que suite à ces avis, je ne suis plus si impatiente de le lire..

    J'aime

  2. Je ne sais pas où disparaissent mes commentaires lorsque je commente avec mon ordi… Avec mon portable ça fonctionne….
    Donc je disais que je partageais ton avis . Il me manque l’histoire d’Albert après la guerre, j’aurai aimé un livre avec lui comme personnage principal.
    Je pensais en lisant la petite phrase de Pierre Lemaitre dans « au revoir là -haut « à propos du destin de Louise qu’elle serait resistante pendant la seconde guerre mais là c’etait mon imagination.

    J'aime

    1. oui, je pense qu’à force de vouloir faire des choses différentes on a un peu perdu l’esprit du début. Je ne sais pas ce qui se passe avec tes commentaires, je n’ai pas trouvé l’autre dans les spams 😉

      J'aime

  3. J’ai « couleurs de l’incendie » et « miroir de nos peines » dans ma pal en version j’ai donc prévu de les lie d’ici peu ! je crois que je vais avoir du temps !

    J'aime

  4. Je n’avais pas lu ses deux premiers (seulement adoré l’adaptation de Dupontel) et j’ai sensiblement le même avis que toi sur celui-ci. L’auteur lit très bien, on a envie d’apprécier, mais je me suis ennuyée et j’ai trouvé qu’il n’innovait pas beaucoup par rapport à ce qu’il avait fait avant (magouilles et arnaques).

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s