L’homme qui savait la langue des serpents : Andrus Kivirähk (lu par Emmanuel Dekoninck)

Résumé d’Audiolib : « Voici l’histoire du dernier des hommes qui parlait la langue des serpents, de sa sœur qui tomba amoureuse d’un ours, de sa mère qui rôtissait compulsivement des élans, de son grand-père qui guerroyait sans jambes, de son oncle qu’il aimait tant, d’une jeune fille qui croyait en l’amour, d’un sage qui ne l’était pas tant que ça, d’une paysanne qui rêvait d’un loup-garou, d’un vieil homme qui chassait les vents, d’une salamandre qui volait dans les airs, d’australopithèques qui élevaient des poux géants, d’un poisson titanesque las de ce monde et de chevaliers teutons un peu épouvantés par tout ce qui précède.
Peuplé de personnages étonnants, empreint de réalisme magique et d’un souffle inspiré des sagas scandinaves, L’Homme qui savait la langue des serpents révèle l’humour et l’imagination franchement délirante d’Andrus Kivirähk. Le roman retrace dans une époque médiévale réinventée la vie peu banale d’un jeune homme qui, vivant dans la forêt, voit le monde de ses ancêtres disparaître et la modernité l’emporter. »

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Je ne savais absolument rien de ce roman avant de le connaître et j’ai été très étonnée! Ce roman qui se déguise en roman historique sur le passé de l’Estonie, c’est surtout un conte complètement délirant sur des légendes du pays de l’auteur mais aussi une réflexion quasi philosophique sur l’évolution et la modernité. En effet, le personnage principal est un des derniers hommes des bois d’Estonie, il côtoie des australopithèques qui sont la génération d’avant et il observe et juge les Estoniens qui évoluent et qui deviennent des villageois et adoptent la nouvelle religion chrétienne, tout en ayant un regard critique sur les croyances de son propre peuple.

Ce roman est vraiment intelligent et fait réfléchir à notre société actuelle au travers les évolutions des sociétés du passé mais c’est aussi un texte complètement loufoque, jubilatoire et très drôle! Comme je le disais, il y a du conte mais il y a aussi des parallèles avec le monde moderne pour se moquer (beaucoup de la religion) quand par exemple, l’auteur parle de « mode » quand les jeunes estoniens modernes rêvent de devenir moines et nonnes…

Alors en gardant l’esprit ouvert, partez dans ce voyage historique et sociologique très divertissant mais pas seulement.

La version audio est extrêmement bien lue par Emmanuel Dekoninck qui devient tous les personnages et qui fait qu’on plonge complètement dans cette histoire.

La postface donne des explications sur la véracité des faits sur l’histoire de l’Estonie est c’est un très bon complément à cette lecture.

 Chez Sylire

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