Beloved : Toni Morrison (Lu par Anne Alvaro)

Je pourrais faire très bref et vous dire que ce livre est tout simplement un chef d’oeuvre et qu’il est non seulement magistralement écrit mais qu’il est également d’une richesse historique et humaine sur la condition des Afro-Américains pendant et après l’esclavage et qu’en plus, la version audio est extrêmement bien lue et vous dire de le lire et c’est tout! Parce que c’est clairement ce que j’ai ressenti pendant toute ma lecture. Une force, une humanité, une richesse folle… Et je ne sais pas par quel bout commencer à vous raconter l’histoire car elle est tellement tissée et faite d’allers-retours, de réel et de fantastique ou folklorique, de beauté et de noirceur…

Je n’arrive pas vraiment à mettre des mots clairs et c’est souvent le cas avec les coups de coeur …

Mon coup de coeur va aussi à Anne Alvaro qui a réussi à donner une voix, une voix puissante et réelle, parfois rauque parfois rythmée qui a totalement compensé le fait que la langue « afro-américaine » n’ait pas été reproduite (et c’est heureux car c’est souvent mal fait). Elle a donné une identité à ce texte. Bravo!

Alors parce que mon envolée ne suffit peut-être pas , je vais vous recopier le résumé d’Audiolib :

« Le 124 était habité de malveillance. Imprégné de la malédiction d’un bébé… »
À Bluestone Road, près de Cincinnati, vers 1870, les meubles volent, la lumière allume au sol des flaques de sang, des gâteaux sortent du four marqués de l’empreinte d’une petite main de bébé. Dix-huit ans après son acte de violence et d’amour maternel, Sethe l’ancienne esclave et les siens sont encore hantés par la petite fille de deux ans qu’elle a égorgée. Jusqu’au jour où une inconnue, Beloved, arrivée mystérieusement au 124, donne enfin à cette mère hors-la-loi la possibilité d’exorciser son passé. Parce que pour ceux qui ont tout perdu, la rédemption ne vient pas du souvenir, mais de l’oubli.
Ce roman aux résonances de tragédie grecque, au style d’une flamboyante beauté lyrique, a reçu en 1988 le prix Pulitzer, et a figuré pendant des mois en tête des listes de best-sellers en Grande-Bretagne et aux États-Unis. »

*

Pour moi, c’était une relecture car j’avais lu ce roman en anglais quand j’avais 21 ans pendant mes études universitaires mais si j’avais conscience de lire un grand livre, je ne suis pas sure d’avoir eu la maturité pour percevoir toutes les facettes de ce roman.

Il est donc question d’esclavage et de liberté, de maternité et de sororité, d’amour et de haine, du passé et du présent…

Je suis confuse mais je ne veux que vous dire  : « Lisez-le! »

 Chez Sylire

Avec un peu de retard

catégorie « prénom »