Résumé par Audiolib : « Être Indien en Amérique n’a jamais consisté à retrouver notre terre. Notre terre est partout ou nulle part. »
À Oakland, dans la baie de San Francisco, les Indiens ne vivent pas sur une réserve mais dans un univers façonné par la rue et par la pauvreté, où chacun porte les traces d’une histoire douloureuse. Pourtant, tous les membres de cette communauté disparate tiennent à célébrer la beauté d’une culture que l’Amérique a bien failli engloutir. À l’occasion d’un grand pow-wow, douze personnages, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, vont voir leurs destins se lier. Ensemble, ils vont faire l’expérience de la violence et de la destruction, comme leurs ancêtres tant de fois avant eux. »
*
Dans ce roman, plusieurs histoires personnelles se déroulent et se croisent. Elle nous permettent de découvrir différentes vies d’hommes, de femmes et de jeune Indiens d’Amérique. Ces histoires qui pourraient n’avoir rien à voir les uns avec les autres sont des tranches de vies avec leurs histoires individuelles et mais on y perçoit aussi une histoire commune : celle de l’oppression par l' »Amérique blanche » dans l’histoire lointaine ou plus proche.
Le fil conducteur de ce roman est un pow-wow à Oakland : entre ceux qui l’organisent, ceux qui vont y participer , ceux qui viennent pour se reconnecter avec d’autres personnages… Et surtout, un concours de circonstances va faire que tous ces Indiens vont à nouveau être victimes de violences dans ce lieu qui est censé célébrer leur identité.
Ce roman parle de la difficulté à s’approprier une identité qui a été niée de multiples façons, de relations familiales, de la place difficile à trouver pour les Indiens même au sein de leur communauté. J’ai retrouvé beaucoup de thématiques que dans les romans qui traitent de la place des Afro-Américains dans la société américaine.

Il y a beaucoup de personnages et certains lecteurs ont eu du mal à les suivre mais personnellement, je me suis laissée porter par les histoires sans chercher à comprendre tous les liens entre les nombreux personnages et à la fin je me suis rendue compte que j’avais reconnecté tout le monde.

C’est un roman vraiment très intéressant sur une communauté mal connues des Européens et mal-traitée par les Américains. On apprend beaucoup de choses tout en suivant une histoire romanesque et assez psychologique aussi. Une très bonne découverte.

J’ai aimé la version audio avec plusieurs voix que j’ai trouvé très adaptée au texte et aux personnages.

Quand je suis allée à New York, j’avais visité le National Museum of the American Indian que j’avais trouvé passionnant (faites défiler le billet pour voir quelques photos de costumes)

 Chez Sylire

Catégorie « son »

10 commentaires sur « Ici n’est plus ici : Tommy Orange (Lu par Sylvain Agaësse, Benjamin Jungers et Audrey Sourdive) »

  1. Tu as raison pour la comparaison avec les afro-américains.
    J’y ai pensé également.
    J’ai trouvé la lecture intéressante mais comme tu le sais un peu laborieuse du fait des nombreux personnages.

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    1. ce sont deux catégories de la population américaine qui ont été maltraitées… Pour moi ça n’a pas été un problème mais je comprends que le nombre de personnages puisse gêner.

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