Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier : Patrick Modiano

J’ai lu ce roman parce qu’il avait été tiré au sort au Book Jar le mois dernier mais en période de confinement après avoir eu une panne de lecture. Le titre n’a pas manqué de m’amuser et d’autres personnes car en ce moment, quand je vais courir, je reste dans mon quartier 😉

J’avais un peu peur car Patrick Modiano étant un auteur assez « contemplatif », j’avais un peu peur de ne pas accrocher mais je l’ai dévoré! Par contre, je pense que ça ne va pas être simple de vous en parler car c’est assez complexe!

Tout d’abord, je dois dire que le roman tout entier est assez intemporel. A part quelques allusions au téléphone portable, à internet et à l’année 2012, on pourrait être n’importe quand, dans le passé ou le présent. C’est d’ailleurs un aspect du roman qui m’a plu, le côté difficile à situer dans une époque. Le personnage principal est Jean Daragane, un homme qui semble assez mélancolique et seul. Lui aussi est difficile à situer, je n’ai pas vraiment su lui donner d’âge (même si on le connaît, je veux dire que le personnage pourrait avoir 25, 40 ou 60 ans).

L’histoire commence quand quelqu’un appelle Jean Dragane pour lui dire que le carnet d’adresses qu’il avait perdu a été retrouvé. Lorsqu’il rencontre cet homme, celui-ci lui explique que dans le carnet d’adresse il y a un nom qui lui a sauté aux yeux car il s’y intéresse en rapport avec un fait divers. Mais Jean ne se souvient plus de ce nom…

Finalement, la suite du roman va être fait d’allers retours dans les souvenirs de Jean Daragane qui semble se souvenir petit à petit de certains événements de son enfance et d’un passé plus récent. C’est une sorte d’enquête intérieure, comme s’il remontait dans ses propres souvenirs, comme s’ils le surprenaient lui-même.

Alors ce roman est un mélange d’une enquête, d’une introspection, du temps qui passe et du travail de la mémoire qui s’efface et qui resurgit.

Ma seule frustration est d’avoir eu l’impression de m’être faite avoir par l’auteur car finalement, nous ne saurons pas le fin mot de l’histoire, comme si nous avions perdu de vu Jean Dragane avant qu’il ne retrouve entièrement la mémoire!

Voici une page du livre qui m’a beaucoup parlée en ces temps de confinement :

J’ai aussi lu Dora BruderRue des Boutiques ObscuresChien de printemps

chez Antigone

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