Nani vit avec ses parents et ses grands-parents sur une île de Polynésie qui est en train de disparaître sous les eaux. Avec ses parents, elle va fuir à regrets sa belle île et ses traditions. Avant de partir de l’île, les parents de la petite fille vont adopter un petit garçon qui vient de perdre sa seule famille, son grand-père.

Par contre, Enoah, le grand-père de Nani ne pouvant pas marcher, sa femme et lui ont décidé de rester sur l’île malgré le déluge. Mais pour accompagner sa petite-fille et lui transmettre son amour et sa sagesse ainsi que lui parler de son île, il va lui écrire une série de lettres, que Nani lira au cours de son exil. Elle partagera ces lettres avec Semeio, son nouveau frère.

On va découvrir la fuite de l’île, l’exil, le voyage et le déracinement ainsi que l’intégration. C’est vraiment un très beau roman jeunesse mais pas seulement. C’est l’occasion de parler des réfugiés climatiques, un sujet dont je n’avais encore rien lu et qui permettra aussi de s’intéresser à l’écologie.

Ce roman est vraiment beau, il est plein d’une poésie et d’une sagesse vraiment belles! J’ai eu un coup de coeur et je vous le recommande vraiment! Les lettres du grand-pères sont vraiment formidables et elles permettent aussi d’évoquer le deuil et comment le surmonter.

« Je veux te parler des mystères parce que le monde en est rempli. Il y a ce qu’on voit et tout ce qu’on ne voit pas… Par exemple, qui sait ce qui se passe à notre insu sous la terre ? Peut-être que, sans rien dire, les arbres mélangent leurs racines ? Peut-être se tiennent-ils tous par en-dessous ? Peut-être qu’en parlant avec un arbre qui se trouve d’un côté de la terre, on peut communiquer avec des arbres qui sont de l’autre côté ? Peut-être que ce qu’on fait à un arbre, on le fait à tous les arbres ? Peut-être que tout se tient… »

*

« J’ai connu quelqu’un qui en quittant l’île, y a planté un bougainvillier. Il savait qu’il serait parti longtemps. Et, pendant son absence, le soir, il rendait parfois visite à son arbre ; il s’asseyait à côté… Et, loin de l’île, son coeur a fleuri!

Mets toutes les choses et toutes les personnes qui te manquent dans l’armoire de ton cœur, Nani, et en pensée, viens quelquefois les caresser…
Tu sais, quand on aime on est aimé, c’est ça le très grand secret !

*

Comme pour l’autre roman que je présente aujourd’hui, j’ai lu ce roman cet été parce que mes collègues de français, histoire et documentaliste mettent en place un rallye lecture pour les 4e et comme je suis professeure principale sur ce niveau et que j’aime la littérature jeunesse, je me suis dit que je lirai le plus de livres possible dans leur sélection!

catégorie « pluriel »

7 commentaires sur « Frères d’exil : Kochka »

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