J’appréhendais un peu la lecture de ce roman graphique pour plusieurs raisons : d’abord parce que tous les gens que je connaissais qui l’avaient lu l’avaient aimé et j’ai toujours peur d’être déçue dans ces cas-là. D’autre part, le dessin, très orignal et le sujet, assez sombre, me paraissaient peut-être pas simples d’accès… Et puis, c’est un pavé en matière de BD mais j’ai été motivée par le mois américain et j’ai profité des vacances d’été pour me lancer … et je ne regrette pas! Je ne suis pas passée loin du coup de coeur, j’ai vraiment beaucoup aimé et toutes mes craintes se sont envolées dès le début!

J’ai plongé dans l’univers fascinant qu’Emil Ferris a crée sans me poser de questions mais je ne sais pas comment vous en parler! En fait je ne sais pas par où commencer car c’est un livre d’une grande richesse… J’ai envie de tout dire et ne rien dire! Je sais d’avance que je ne serai pas à la hauteur du livre!

La BD est en fait le carnet à spirales de Karen, une petite fille de 10 ans qui vit avec sa mère et son frère beaucoup plus âgé, dans les années 60. Elle ne se sent pas vraiment à sa place dans sa vie et elle est persuadée qu’elle est un loup-garou et elle aime tellement les monstres qu’elle préférerait en être un.

Sa voisine, Anka Silverberg, est retrouvée morte dans son appartement fermé. On dit que c’est un suicide mais Karen, décide qu’elle va se transformer en detective privé et mener l’enquête pour savoir comment elle est vraiment morte car elle pense qu’elle a été assassinée. Au cours de son enquête auprès du mari d’Anka, elle va découvrir le passé de sa voisine et une grande partie de la BD concerne cette dernière : une vie en Allemagne juste avant la 2e guerre mondiale, dans le milieu des maisons closes et avec des liens avec les camps de concentration et des nazis…

Un autre personnage important de cette BD, c’est le frère de Karen, Deeze, un artiste, couvert de tatouages et passionné d’art. Il va être celui qui encourage la petite Karen à dessiner mais surtout qui l’emmène régulièrement au Chicago Art Institute pour lui faire découvrir des oeuvres d’art et aussi pour l’encourager à entrer dans les tableaux, chercher les détails…

Et puis, d’autres personnages aussi sont essentiels : la mère de Karen qui est un point de repère vacillant à cause de la maladie, une petite fille, ancienne amie de Karen, qui aimait les monstres comme elle et qui a changé en grandissant et que Karen regrette, un jeune garçon étrange qui est très différent et qui va l’aider à accepter sa différence…

Dans cet album, il y a des pages passionnantes sur l’art, des passages vraiment forts d’un point de vue historique, que ce soit en Allemagne ou à Chicago, et puis, la passion pour les monstres de Karen qui est indirectement l’occasion d’évoquer d’autres différences. Il y a de nombreux secrets dans ce roman graphique…

Le sujet qui plonge des aspects réalistes dans un univers un peu fantastique et onirique est parfaitement servi par les dessins hachurés faits au stylo bille ce qui est très vivant!

Donc je vous encourage vraiment à vous lancer dans cette lecture tout en vous conseillant de prendre votre temps pour vous plonger dedans avec un certain niveau de concentration au début pour bien vous imprégner de l’atmosphère et après, vous ne pourrez plus le lâcher!

Pour voir des planches, cliquez ici!

Emil Ferris parle de son livre dans une vidéo (sous-titrée en français) et c’est très intéressant :

catégorie « gros mot »

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30 commentaires sur « Moi ce que j’aime c’est les monstres : Emil Ferris »

  1. ça fait un moment que j’ai envie de le lire mais j’ai peur de me lancer pour les raison que tu évoque, à prévoir à moment où je serais en vacances (et pas chez moi !)

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  2. J’ai envie de le lire depuis longtemps mais je n’ai pas encore franchi vraiment le pas! Je l’ai feuilleté chez mon beau-frère, j’ai lu le début mais peut-être pas assez pour être complétement embarquée, enfin je n’ai pas dit mon dernier mot. 😉

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    1. oui, c’est claiement une BD qui en se picore pas ou qui ne se survole pas. Je pense qu’il faut vraiment la lire comme un roman, en lui accordant toute son attention et en se donnant un peu de temps pour rentrer dedans! Ce serait un bon titre pour ton challenge Halloween, non? 😉

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    1. Je pense que c’est vraiment le style de BD qu’il ne faut pas juger après l’avoir juste feuilletée, elle se lit de façon plus suivie pour l’apprécier vraiment 😊

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  3. Je l’ai feuilleté plusieurs fois, mais le côté brouillon des dessins et ce foisonnement ne m’attirent pas vraiment… Je réessaierai quand j’aurai un peu plus de temps.

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