L’ombre de la baleine : Camilla Grebe (lu par Hugues Martel, Marie-Eve Dufresne et Pierre-Henri Prunel)

Dans ce roman, trois personnages centraux se croisent pour donner trois points de vue à une histoire où les événement vont finir par se croiser même si à priori ils n’ont rien à voir les unes avec les autres.

Il y a Manfred, un policier dont la petite fille vient de subir un grave accident et se trouve dans le coma à l’hôpital où il va la rejoindre dès que possible avec la maman. Manfred enquête sur des cadavres de jeunes hommes qui semblent avoir été exécutés. La police cherche à établir des liens et trouver la raison qui a fait que ces deux personnes se soient retrouvées tuées de la même manière.

Il y a Samuel, un jeune homme qui a touché à l’argent facile de la vente de drogue mais qui se retrouve avec de grands ennuis quand sa mère, exaspérée par son attitude si désinvolte , a jeté de la drogue qu’il devait revendre. Il se retrouve à devoir fuir les caïds à qui il doit cette drogue et quitte sa mère pour se cacher et trouve un travail comme garde malade auprès d’un jeune handicapé et sa mère.

On suit aussi la mère de Samuel qui est très croyante, très morale et qui commence à remettre sa vie en question quand elle réalise que Samuel a disparu. Elle essaie de le retrouver et quand elle trouve des indices curieux et qu’elle essaie de transmettre à la police. Elle sera le trait d’union entre les deux affaires de notre histoire sans s’en rendre compte.

Ce roman audio à trois voix m’a bien plu pendant ma lecture, même s’il ne reste pas inoubliable quelques temps après, ça a été un bon moment de lecture. J’ai aimé l’idée (dont je ne parle pas ici pour ne rien déflorer), le fameux lien improbable entre Samuel et les cadavres. Par contre, j’ai trouvé que pour quelqu’un dont la fille se retrouve dans le coma entre la vie et la mort à cause d’un accident sous sa surveillance, Manfred ne semble pas terriblement affecté et l’autre bémol pour moi serait la petite leçon de morale sur les réseaux sociaux distillée dans le roman qui n’apportait rien de plus.

Mais si vous voulez un polar nordique c’est plutôt une bonne découverte.

 Chez Sylire

 chez Cryssilda (Suède)