J’ai rencontré Guillaume Nail lors d’une rencontre d’auteur chez mes libraires et j’avais lu avec Bastien deux romans jeunesse de lui (Bande de zazous et Qui veut la peau de Barack et Angela?) et quand son éditeur m’a contacté pour me dire que l’auteur souhaitait m’envoyer son dernier roman ado, j’ai naturellement dit oui.

Informations de l’éditeur : « Une nouvelle collection de romans ados, dès 13 ans, qui aborde la question de l’urgence climatique à travers des récits inspirants et positifs, en collaboration avec le mouvement On est prêt. »

Les personnages de ce roman sont des ados/ jeunes adultes qui viennent de passer leur bac (ou pas) et qui vivent dans une bourgade au bout du Cotentin (et je connais les lieux décrits 😉 ) où ils s’ennuient… en particulier Aurore qui en redoublant sa terminale et en n’ayant pas vraiment de projets d’été, ne fait que focaliser sur son désir de quitter la morosité du village.

Avec ses copines, elle tombe sous le charme d’un « beau gosse » venu pour faire un stage dans une conserverie en plein essor et entre un pari pour savoir qui mettra en premier le jeune homme dans son lit et l’opportunité de travailler dans l’entreprise d’une tante qu’elle ne connait pas à cause d’une brouille avec son père, Aurore se lance un peu sans réfléchir dans une aventure.

Elle se retrouve à faire la promotion de cette nouvelle « usine à homards » qui, pour le profit de sa tante, détruira tout le littoral. Au départ, cela ne gêne pas Aurore qui déteste le lieu mais avec l’aide de ses amis et d’un jeune militant écologiste, elle va ouvrir les yeux sur l’aberration de la situation.

Je ne suis sans doute plus la cible mais ce roman a le mérite de s’adresser à son public : la langue est parlé et vivante, les centres d’intérêts des ados sont réalistes, tout comme l’aversion pour la vie de village peut l’être mais aussi les convictions des jeunes plus ouverts sur l’écologie. Ce que j’ai aimé, c’est la prise de conscience assez progressive d’Aurore, ce n’est pas un retournement de situation, elle vient petit à petit à ouvrir les yeux sur la catastrophe écologique. J’ai aussi aimé que ce ne soit pas un happy end à l’américaine avec une victoire spectaculaire des petits David contre les méchants Goliath mais plus la première étape avant un désir de changement dans ce groupe de jeunes qui vont tacher de saisir les opportunités pour prendre leur avenir écologique en main.

Je conseillerais ce roman à partir de 14 ans.

Merci à Guillaume Nail et les éditions Glénat

4 commentaires sur « Le cri du homard : Guillaume Nail »

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