Thurgood Marshall est un avocat très prometteur afro-américain de la NAACP. Il est envoyé à Greenwich dans le Sud pour défendre Joseph Spell, un afro-américain, accusé du viol d’une femme mariée blanche. Il s’associe à l’avocat local blanc Samuel Friedman pour plaider devant la cour du Connecticut. Peu expérimenté et motivé, il se laisse pourtant embarquer dans l’aventure même si le juge refuse que Marshall de s’exprimer devant la cour (étant extérieur à la juridiction), il ne peut agir qu’en tant que conseil. Sam, lui même juif, connait une certaine forme de discrimination et il finit par s’impliquer avec passion dans cette affaire.

Ce film est plutôt réussi car il fonctionne exactement comme n’importe quel film policier / drame judicaire : les avocats cherchent à résoudre le crime pour prouver l’innocence de leur client…

Mais ce qui est encore mieux, c’est que c’est une histoire vraie ancrée dans une période vraiment pesante des Etats-Unis : la ségrégation dans le Sud des Etats-Unis qui fait que la possibilité même qu’un homme noir touche une femme blanche, avec ou sans son consentement, peut l’envoyer au bout d’une corde par la vindicte populaire.

J’ai trouvé ce film à la fois distrayant et intéressant d’un point de vue historique. Et j’admire vraiment tous ces hommes et femmes qui se sont donnés corps et âme à la cause des Noirs aux Etats-Unis à l’époque de la lutte pour les droits civiques.

Le hasard a voulu que Didingc me parle de ce film et que le lendemain, dans ma lecture du moment « La mémoire est une chienne indocile », qui parle entre autre du mouvement des droits civiques, je lise des passages qui évoquent Thurgood Marshall. C’est ce qui m’a poussé à regarder ce film à ce moment là!

Thurgood Marshall était un homme extrêmement important dans la lutte pour les droits civiques, il est celui qui a plaidé lors du cas Brown v. Board of Education à la Cour suprême des États-Unis, qui a rendu la ségrégation raciale dans les écoles publiques inconstitutionnelle.

Il a aussi été le premier juge afro-américain à la Cour suprême des États-Unis.

7 commentaires sur « Marshall – La vérité sur l’affaire Spell de Reginald Hudlin »

    1. mais oui, j’ai aussi pensé à toi quand j’ai découvert dans « La mémoire est une chienne indocile » que Thurgood Marshall était l’avocat qui avait plaidé et gagné dans « Brown vs board of education » qui avait entraîné la fin de la ségrégation dans les écoles : je me suis dis qu’on tenait une thématique cette année 😉

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