Résumé de l’éditeur : « «Je m’appelle Eliza Burlington. Je suis née esclave de Sir Thomas Burlington dont la plantation se trouvait à six miles environ de Suffolk, dans l’État de Virginie. Je lui ai appartenu pendant une douzaine d’années au même titre qu’un chien, une mule ou un meuble de maison.»
Le jour où la poupée de son enfance ressurgit dans sa vie, c’est tout le passé de Lizzie qui remonte à la surface, d’un seul coup. La Grande Maison des propriétaires où sa mère cuisinait, Laura May, sa cruelle petite maîtresse, le charme de Luther, le jeune rebelle, et puis ce nouveau régisseur, casseur de nègres. On disait qu’à cinq cents kilomètres de là, l’esclavage était aboli… »

*

Ce roman jeunesse se situe à l’époque de l’esclavage, peu de temps avant la guerre de Sécession et nous découvrons principalement la vie dans une plantation du point de vue des esclaves sous le regard de Eliza la fille de l’esclave cuisinière de la famille.

Toute la première partie montre bien toute la vie des esclaves, la vie quotidienne dans les cases, les relations entre les esclaves, la différence entre ceux qui travaillent aux champs et ceux qui travaillent dans la maison, les relations assez terribles entre les Blancs et les Noirs : le maître fait des enfants à ses esclaves, la maîtresse qui fait payer ça aux serviteurs, la petite fille de la maison qui reproduit le schéma avec celle qui avait d’abord été sa compagne de jeu… Et surtout les mauvais traitements physiques subis par les esclaves. Puis il y a le viol d’une jeune esclave par le régisseur blanc (scène sous entendue, certes mais assez explicite tout de même)… qui va tout faire basculer.

On découvre aussi les bouleversements qu’entrainent la guerre de Sécession dans les états du Sud : la peur de perdre le droits d’avoir des esclaves pour les propriétaires blancs mais aussi une graine d’espoir de connaître enfin la liberté pour les esclaves…

Quand la mère d’Eliza prend conscience qu’elles doivent fuir la plantation pour suaver leurs vies, c’est une course poursuite à travers les Etats-Unis pour aller à la recherche de la liberté. Cette partie à mon avis est un peu trop édulcorée (alors que la première était assez violente) et pourrait laisser croire au lecteur que c’était facile de s’échapper alors que si connait un peu le sujet on sait que c’était non seulement difficile, voir quasi impossible et que si on était pris c’était un sort terrible qui attendait les victimes. J’avais trouvé que « Marche à l’étoile » montre vraiment mieux la difficulté de la fuite et ce sera mon bémol sur ce roman jeunesse.

J’ai aimé par contre que ce soit le point de vue d’une petite fille et j’ai aussi aimé le fait que la mère fabrique des poupées noires en tissu et que ce soit le point de départ de l’histoire. Cela m’a rappelé le fait que dans « Un mariage américain« , le personnage féminin fabriquait aussi des poupées noires de tissu ce qui n’est pas sans rappeler l’importance de la couture dans la culture afro-américaine.

Pour le rendez-vous : « Autour de l’esclavage »

catégorie couleur de ma ligne jeunesse

8 commentaires sur « Blue Pearl : Paula Jacques »

  1. Je suppose que c’est la même Paula Jacques dont j’ai écouté longtemps l’émission « Cosmopolitaine » sur France Inter. Que de bonnes émissions sont passées à la trappe ces dernières années … J’y puisais beaucoup de conseils de lecture hors des sentiers battus.

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