K.626 : Léonor de Récondo

Quand mon amie Mrs B m’a prêté ce livre, je ne savais pas du tout de quoi il parlait, elle m’a juste dit qu’elle avait aimé le style de Léonor de Récondo (qui est une autrice que nous aimons toutes les deux). Ce texte est un très court  texte, une nouvelle (à moins que ce soit une novella? je n’ai jamais vraiment su…). Dans une belle édition aux pages épaisses, on apprend d’abord que les éditeurs ont prévu de faire une collection Süßmayr autour de Franz-Xaver Süßmayr, le musicien qui a terminé le Requiem de Mozart, appelé par les connaisseurs « K.626 ».

Je ne connaissais pas du tout ce pan de l’histoire de Wolfgang Amadeus Mozart et j’avoue que je ne connaissais pas du tout sa vie mais il se trouve que moi qui ne suis pas du tout férue de musique classique j’ai toujours adoré le Requiem de Mozart, depuis que je l’ai découvert  en cours de musique au collège. Je me revois encore faire des heures de voiture toute seule avec le Requiem à fond, en ayant l’impression d’être dans un film! 😉

L’histoire ici n’est pas tant musicale qu’humaine car ce court texte est une lettre que Franz-Xaver Süßmayr écrit à Constanze, la femme (ou plutôt la veuve) de celui qui n’est nommé que « W ». C’est elle qui a expressément demandé à Süßmayr de finir la composition inachevée. Il se trouve que le jeune homme était un « disciple » de Mozart, qu’il avait transcrit le génie au moment de la création mais c’était aussi (et surtout dans ce texte) l’amant de Constanze.

Ce texte nous le montre alors qu’il s’est « exilé » loin de Constanze, isolé dans la nature, il est torturé par son amour sensuel pour la femme de celui dont il ne se sent pas digne de poursuivre le travail. Et c’est à la fois l’angoisse de la page blanche et les affres de la passion.

Très beau texte, très belle plume même si le fond manque peut-être un peu de contenu pour ceux qui comme moi ne connaissaient pas Franz-Xaver Süßmayr et j’ai aussi trouvé cela un peu court à mon goût. Par contre, cette déclaration d’amour et cette angoisse créatrice sont très bien rendues.

J’ai écrit ce billet en écoutant le Requiem :

par mon amie Mrs B

chez Mélanie et @mel_coccinelle