Les vacances d’un serial killer : Nadine Monfils

Résumé de l’éditeur : Comme chaque été, Alfonse Destrooper part en villégiature à la mer du Nord. Josette, sa femme, est bien décidée à se la couler douce, entre farniente à la plage et shopping dans la station balnéaire. Les enfants, Steven et Lourdes, emportent leur caméra pour immortaliser ces vacances tant attendues. Quant à la mémé, véritable Calamity Jane, elle les accompagne dans sa vieille caravane. Mais le voyage commence mal ! Un motard pique le sac de Josette à un carrefour et s’enfuit. Furieux, Alfonse s’arrête dans un snack pour s’enfiler une bière pendant que les deux ados, avec leur manie de tout filmer, s’amusent à planquer leur caméra dans les toilettes, histoire de recueillir quelques images truculentes. La famille Destrooper reprend finalement la route. À l’arrière de la voiture, les ados visionnent tranquillement leur vidéo. Quand, soudain, ils découvrent à l’écran le cadavre du motard gisant sur le sol des toilettes du restoroute ! Et, pour couronner le tout, la magnifique pension dans laquelle les Destrooper ont prévu de séjourner est un rade pourri. Les vacances en enfer ne font que commencer… Une comédie décapante, teintée d’humour noir et d’un zeste de poésie, un hymne à la Belgique.

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La première page du roman plante le décors ou plutôt présente les personnages principaux : on est face à une famille plutôt « beauf » qui a priori ne devrait pas vivre d’aventures extraordinaires :

« Le grand jour est arrivé ! Ceux qui ont du pognon vont à la Costa del Sol s’enduire de crème solaire et pavaner sur la playa en sirotant des punchs. Les autres se rendent à la mer du Nord où il pleut trois jours sur quatre, et encore, c’est quand t’as du bol.
La famille Destrooper est sur le départ. Le père, Alfonse – surnommé Fonske -, est en tenue de combat, chemise à fleurs et short kaki, prêt à partir traquer les lions dans la pampa. Sauf qu’à Blankenberge, il va avoir du mal à en trouver, des lions. Son fils et sa fille, deux glandeurs fumeurs de pétards, sont déjà installés à l’arrière de la voiture. Steven, l’aîné, doit son prénom à Steven Seagal, l’idole de sa mère, Josette Destrooper, qui connaît tous ses films par coeur. Il a enfilé sa parka, un short destroy, et a visse son casque de moto sur sa tête. Il n’a pas de mob, mais son casque, il ne le quitte jamais. Lourdes – comme le prénom de la fille de Madonna que Josette a péché dans Voici, son magazine préféré – porte un jean troué et un T-shirt avachi. Un walkman orné de pompons roses sur ses oreilles, elle écoute la Cool Connexion. Des as du Hip-Hop. Le père, lui, préfère les chansons à texte de Sheila. Il possède tous ses disques. L’ancienne nénette à couettes et à jupette vichy le fait bander depuis des lustres. À part Sheila, Alfonse a une grande passion : le tuning. Sa bagnole, c’est sa vie, et il y consacre le plus clair de son temps. L’engin est d’un kitsch absolu, avec ses jantes dorées, son volant en peau de zèbre, ses sièges recouverts de housses tigrées, et surtout sa sono à vous défoncer les tympans.
Derrière la bagnole est attachée la caravane Wa-Wa, devenue elle aussi une pièce de collection. Comme la mémé qui est à l’intérieur. Une teigne, celle-là ! Et qui, en prime, a des goûts à vous faire gerber. Elle a même accroché des géraniums en plastique aux fenêtres pour faire plus coquet. Alfonse a l’impression de trimbaler un potager au cul de sa cage.
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Mais c’était sans compter sur le fait que presque sans s’en rendre compte ils vont croiser la route d’un sérial killer en vacances, que la grand-mère va se révéler totalement sans scrupule avec la vie des gens qu’elle croise, que les enfants, ados, vont mettre leurs nez (ou plutôt leur caméra) où il ne faut pas et que l’hôtel avec vu sur mer est en réalité un bouge loin de tout et que les parents vont vivre une crise de couple fracassante…

Bref, des personnages plus qu’ordinaires qui rencontrent des personnages sans foi ni loi, qui vont vivre des situations totalement improbables, avec des morts à tour de bras et des coucheries.

C’est un roman loufoque qui n’est vraiment pas mon genre en temps normal. Je l’ai emprunté uniquement parce que c’était un des livres belges disponibles à la médiathèque et je l’ai lu dans la foulée. Je l’ai lu très vite et heureusement que le roman est court et rythmé car je n’ai pas eu le temps de me lasser (mais il n’aurait pas fallu qu’il soit plus long. Je ne suis pas du tout le bon public pour les livres drôles 😉

En tout cas, pour une lecture détente et rapide, ça passe bien (mais je n’en lirai pas tous les jours de ce style non plus 😉

Pour le mois Belge chez Anne
Catégorie « voyage »