Résumé de l’éditeur : « « Il s’est trompé, il a appuyé sur la mauvaise touche, pensa aussitôt Ziad. Il ne va pas tarder à redescendre… Il se retint de crier : “Papa, tu fais quoi ? Papa ! Je suis là, je t’attends…” Pourquoi son père tardait-il à réapparaître ? Les courroies élastiques de l’ascenseur s’étirèrent encore un peu, imitant de gigantesques chewing-gums. Puis une porte s’ouvrit là-haut, avec des rires étranges, chargés d’excitation, qu’on étouffait. Il va comprendre son erreur, se répéta Ziad.
Son père s’était volatilisé dans les derniers étages de l’immeuble, et ne semblait pas pressé d’en revenir.» Ziad, 10 ans, ses parents, Anne et Bertrand, la voisine, Muriel, grandissent, chutent, traversent des tempêtes, s’éloignent pour mieux se retrouver. Comme les Indiens, ils se sont laissé surprendre ; comme eux, ils n’ont pas les bonnes armes. Leur imagination saura-t-elle changer le cours des choses ? Le regard poétique d’Isabelle Carré et sa voix nuancée éclairent d’une poignante intensité la ronde vertigineuse de ces êtres qui cherchent désespérément la lumière. »

*

J’avais beaucoup aimé le précédant livre d’Isabelle Carré, également lu par elle : « Les rêveurs » et j’étais donc ravie de découvrir ce titre dans la sélection du prix Audiolib. Je vais commencer par dire qu’il est très bien lu, avec beaucoup de douceur et de justesse (mais Isabelle Carré est aussi une actrice que j’aime beaucoup alors je n’étais pas étonnée.)

Quant au roman lui-même, mon avis est mitigé. J’ai apprécié ma lecture sur le moment mais je dois dire qu’il faudrait presque le lire comme une recueil de nouvelles plus qu’un roman pour vraiment l’apprécier car j’ai trouvé que c’était très décousu et sans réel lien entre les différentes parties. Avec du recul, en considérant ce texte comme des nouvelles liées par des personnages communs mais sans lien dans le sujet, je trouve que c’est plus intéressant qu’en le prenant comme un texte unique. Je ne sais pas ce que l’autrice a voulu dire mais elle m’a malheureusement vraiment perdue alors que j’ai plutôt apprécié chaque tranche de vie qui est racontée.

Le résumé ne parle que de Ziad, le petit garçon dont le père va voir la voisine du 5e en cachette et c’est alors l’occasion de le mettre au centre de l’histoire à ce moment : les craintes de cet enfant qui sent que son monde va s’écrouler et qui cherche à tout prix à le sauver…

Et puis au travers d’une improbable amitié entre Ziad et Muriel, la fameuse voisine, on va découvrir l’histoire de la jeunesse de cette dernière dans le monde du cinéma, partie qui met en avant la thématique du « #metoo » et des abus de pouvoir de certains réalisateurs sur de jeunes actrices vulnérables.

Ensuite, le récit se porte sur Bertrand, le père de Ziad pour mettre en lumière ce qui l’a poussé dans les bras de Muriel puis qui va le mettre au centre après un accident.

Puis c’est Anne, la mère de Ziad qui devient le personnage principal dans une sorte de road movie / cavale sordide qui je l’avoue a été la goutte d’eau qui m’a perdue car j’avais impression qu’on tombait dans une série B des années 70…

A la fin, on revient sur Ziad, adulte, mais cette fin m’a parue également improbable et tombe un peu comme un cheveux sur la soupe…

J’ai aimé le style d’Isabelle Carré mais je n’ai pas aimé la construction de ce roman qui m’a paru bancal et qui pourtant aurait pu être réussi car chaque « sous-histoire » a son intérêt et sans doute a pour point commun le mal-être des personnages qui essaie juste d’être aimé.

Je suis restée sur ma faim et je suis un peu déçue.

7 commentaires sur « Du côté des Indiens : Isabelle Carré (lu par l’autrice) »

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