Couleurs de l’incendie : Christian De Metter

Résumé de l’éditeur : Une histoire de vengeance dans laquelle Madeleine prend l’envergure d’une grande héroïne… Février 1927. Le Tout-Paris assiste aux obsèques de Marcel Péricourt. Sa fille, Madeleine, doit prendre la tête de l’empire financier dont elle est l’héritière, mais le destin en décide autrement. Son fils, Paul, d’un geste inattendu et tragique, va placer Madeleine sur le chemin de la ruine et du déclassement. Face à l’adversité des hommes, à la cupidité de son époque, à la corruption de son milieu et à l’ambition de son entourage, Madeleine devra déployer des trésors d’intelligence, d’énergie mais aussi de machiavélisme pour survivre et reconstruire sa vie. Tâche d’autant plus difficile dans une France qui observe, impuissante, les premières couleurs de l’incendie qui vont ravager l’Europe.

J’ai emprunté cette BD à la médiathèque car cela m’intéressait de voir comment avait été adapté le roman de Pierre Lemaitre que j’avais adoré en version audio.Je ne vais pas m’étendre sur le sujet de l’histoire, je vous encourage à lire mon avis sur le roman car la bande-dessinée est fidèle mais je dois dire que comme souvent pour des adaptations de romans riches le format BD me parait trop léger quand on connait déjà l’histoire. J’ai trouvé notamment que certains personnages vraiment intéressants comme l’infirmière et la cantatrice n’étaient que survolés et qu’il manquait une dimension cocasse présente dans le roman pour ne garder que l’aspect plus sérieux de la vengeance.

Par contre, j’ai beaucoup aimé les dessins (et vous pouvez feuilleter l’album en allant sur le site de Rue de Sèvres) et je pense que des lecteurs découvrant l’histoire avec cette BD pourront aimer.

En attendant Bojangles : Ingrid Chabert et Carole Mauvel

Cette BD est une adaptation du roman d’Olivier Bourdeaut pour lequel j’avais eu un coup de coeur en le découvrant en audio. Je vous invite à découvrir mon billet sur le blog.

J’ai bien aimé cette BD quand je l’ai lue que ce soit au niveau des dessins très doux et joyeux à la fois et sur l’histoire qui raconte la vie d’une famille dont la mère fantasque et incontrôlable est en réalité atteinte de troubles psychiatriques et qui se termine tragiquement.

Sur le coup j’ai donc apprécié ma lecture mais l’avis d’une amie qui elle n’avait lu que la bande dessinée et pas le roman m’a fait réfléchir. Elle m’a dit (coucou K si tu passes par là!) qu’elle avait détesté la manière dont la maladie psychiatrique était « romantisée ». Et c’est là que je me suis rendue compte que dans cette lecture j’avais apportée ma connaissance du roman qui est beaucoup plus profond et subtil car dans le roman on voit que tout le côté exubérant et excessif de la mère est contrebalancé par les angoisses du quotidien et une vraie tristesse profonde du petit garçon et ces aspects là manquaient sans doute à la BD pour ceux qui la découvraient sans connaître le roman.

Alors je vous conseille cette BD si vous avez lu le roman car c’est une belle adaptation mais qui est malheureusement peut-être un peu légère pour une première découverte du texte. Par contre au niveau des dessins, cet album m’a immédiatement replongée dans l’univers des personnages.