1984 (d’après George Orwell) : Fido Nesti

Résumé de l’éditeur : « 1984, le chef-d’œuvre de George Orwell, fait partie des plus grands textes du XXe siècle. Les lecteurs de tous âges connaissent Big Brother et Winston Smith, car plus qu’un roman politique et dystopique, 1984 a nourri notre imaginaire sans jamais perdre de son actualité. L’atmosphère envoûtante et le dessin aux teintes fantastiques de l’illustrateur brésilien Fido Nesti, alliés à la modernité de la traduction de Josée Kamoun, nous offrent aujourd’hui une magnifique édition de 1984, la première version graphique du texte mythique d’Orwell.
Il s’agit d’un des événements éditoriaux les plus importants de l’année à travers le monde.
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Au début du mois anglais j’ai lu l’avis de The Cannibal Lecteur sur cette BD et j’avais été tentée alors quand j’ai croisé cette BD parmi les nouveautés de la médiathèque je l’ai prise sans hésiter.

Je crois que j’avais lu le roman il y a longtemps, avant le blog, mais je ne suis pas sûre : l’ai-je vraiment lu ou est-ce que mon vague souvenir est juste lié à ma connaissance générale sur cette oeuvre? En tout cas, je suis vraiment très contente d’avoir lu cette BD qui est très réussie. C’est un album dense par son sujet et sa présentation et qui mérite bien le terme « roman graphique ». Ce n’est pas le genre de BD que l’on lit d’un oeil. J’ai d’ailleurs entrecoupé ma lecture par d’autres livres.

L’histoire est celle d’une société totalitaire oppressante qui rappelle le Stalinisme, ou le Nazisme et plus récemment, la Corée du Nord. Cette dystopie se situe à Londres dans une ville dévastée par les bombes (qui ressemble bien à la ville à l’époque où George Orwell a écrit ce roman, en 1949) car les différents blocs qui divisent le monde sont en conflits.

La société est régie par des règles très strictes. Non seulement, les gens n’ont pas le droit de penser ce qu’ils veulent mais en plus, ils sont sans cesse surveillés chez eux. Big Brother, le chef du parti/gouvernement, voit tout, domine tout, dirige tout. Les ministères emploient des gens pour modifier le passé afin que tout corresponde au présent.

Mais Winston Smith s’interroge. Il garde de vagues souvenirs du monde d’avant, a vu passer une coupure de presse qui démentait l’un des principe fondateur du parti et il se demande si une autre vie n’est pas possible. Une rencontre amoureuse va lui faire goûter à un rêve de liberté. Une possibilité d’alliance pour lutter contre le parti de l’intérieur est envisagée… Mais les apparences peuvent être trompeuses et surtout la force du lavage de cerveaux est impressionnante…

Cet album aux dessins au petit air retro qui colle bien avec le sujet rend parfaitement cette ambiance pesante et terrifiante. Pour voir des extraits, cliquez sur le site de l’éditeur.

Je vous la recommande fortement pour découvrir ce classique de la littérature d’anticipation. Dans le même genre, j’ai lu Le meilleur des mondes et Fahrenheit 451 qui sont également des classiques qui font froid dans le dos et que je vous conseille aussi.

chez Cryssilda, Lou et Titine

Pour la thématique « Années 30, 40, 50 » car le roman d’origine a été écrit en 1949

Etés anglais (The light years) : Elizabeth Jane Howard

J’avais vu passer ce roman dans sa version française sur les réseaux sociaux l’année dernière et à Noël, je l’ai offert en anglais à ma maman (mais en fait, comme il était sorti en 1990, elle l’avait déjà lu!) et j’en ai donc profité puisqu’elle me l’a prêté.

Je vais commencer par dire que j’ai eu un peu de mal à vraiment rentrer dans ce roman de presque 600 pages, car le début, disons les 150 premières pages servent surtout à présenter les nombreux personnages mais une fois que tout le monde se retrouve au même endroit, j’ai vraiment bien accroché.

C’est une saga familiale dans une famille anglaise très aisée dans les années 1930 (plus précisément pour ce premier tome de la saga, en 1937 et 1938). Nous sommes dans la style d’environment de la famille de « Downtown Abbey » pour ceux qui connaissent la série, ça m’a aussi un peu fait penser à la première saison de « The Crown » et bien entendu, je ne pouvais que penser à Agatha Christie aussi pour l’ambiance des grandes maisonnées de familles riches dans la campagne anglaise! De l’argent, des habitudes de hautes société avec les domestiques et du patrimoine, des enfants gâtés, des adultes un peu déconnectés de la réalité… Tout une ambiance so British!

Les Cazalet sont une famille constituées de trois frères, Hugh, Edward et Rupert, et d’une soeur, Rachel. Les trois frères et leurs femmes et enfants, viennent chaque étés dans la grande demeure familiale dans le Sussex pour passer l’été auprès de leur parents et de leur soeur (qui n’est pas mariée et se dévoue à ses parents).

Le lieu est idyllique et la vie des ces gens aisés pourrait sembler facile mais leurs histoires de couple et de parents sont loin d’être simples… Je ne vais pas rentrer dans les détails mais cette famille élargie est en fait une microsociété où l’on retrouve toutes les tensions, les ressentiments, les secrets, les liens forts que l’on peut rencontrer partout mais en concentré. Il y a aussi des passages très noirs qui sont évoqués et qui je l’imagine seront à nouveau traités dans la suite.

Avec le souvenir de la 1ere guerre mondiale qui a affecté les deux frères aînés à des niveaux différents et l’ombre de la 2e guerre mondiale qui commence à noircir, les Cazalet sont pourtant un peu en dehors de la réalité.

J’ai le 2e tome dans ma PAL que j’avais acheté d’occasion en anglais aussi. Je le lirai plus tard (peut-être pour le mois anglais 2020!) car je n’aime pas trop rester dans les séries mais je serais contente de les retrouver.

En préparant ce billet j’ai découvert qu’une série en avait été tirée en 2001!

par ma maman après que je lui ai offert
catégorie « météo »
chez Cryssilda, Lou et Titine

Pour la thématique « Années 30, 40, 50 » car le roman se passe en 1937 et 1938.