Leave me : Gayle Forman

Ce roman n’est pas traduit en français d’après ce que j’ai vu. L’histoire est celle de Maribeth, 44 ans, mariée et mère de jumeaux de 3 ans. Elle a une vie extrêmement remplie, elle gère tout, son travail, la vie de sa famille et de son entourage sans jamais trouver de temps pour elle, au point où elle découvre par hasard qu’elle fait une crise cardiaque et elle subit un pontage cardiaque et quand elle rentre à la maison, sa convalescence n’est pas respectée par son mari et sa famille, elle n’arrive pas à se reposer et elle arrive à un point de rupture et elle s’enfuit.

C’est littéralement une fuite de sa vie : elle part en laissant un mail à son mari en lui disant qu’elle a besoin de temps pour elle et en l’informant qu’elle ne veut pas de contacts et elle ne lui dit pas où elle va…

Loin de chez elle, Maribeth se reconstruit une nouvelle vie, se trouve un nouveau cardiologue avec qui elle va se lier aussi dans sa vie privée et se lie d’amitié avec ses jeunes voisins. Dans cette nouvelle vie, elle peut se montrer insouciante et indépendante, elle se sent libre.

Ce roman se laisse lire, je l’ai apprécié mais en même temps j’ai été vraiment gênée par le postulat de base sur lequel repose toute l’histoire : elle ne donne aucune nouvelle à son mari et ne prend aucune nouvelle de ses enfants de 3 ans… Je n’arrive même pas à imaginer cette situation. Je comprends le besoin de couper et de partir pour se préserver dans une situation de crise, cela est très réaliste mais de disparaître complétement sans donner de nouvelles, laissant ses enfants et son mari dans l’incertitude complète tout en vivant non pas une vie déprimée mais une vie épanouie me semble complétement irréaliste et sonnait faux.

par ma collègue J.
Chez Antigone
catégorie voyage (= partir, laisser, quitter)