« Ma mère s’emmerdait, elle m’a transformée en poupée. Elle a joué avec sa poupée pendant quelques années et la poupée en a eu assez. Elle s’est vengée. »

La quatrième de couverture est assez concise et mystérieuse et c’est très bien comme ça! Je ne savais pas grand chose de cette histoire avant de la commencer à part que le début parle de concours de « mini-Miss » et je vais essayer de ne pas en dire trop.

C’est donc l’histoire d’une jeune femme qui revient sur sa jeunesse. Elle a été exploitée par sa mère qui s’est servie de son image pour briller en faisant de sa fille une bête de concours de mini-Miss. Dans une famille assez dysfonctionnelle (mère obsessionnelle, père transparent), la jeune fille se cherche et fini par se mettre en rupture avec sa vie d’avant de nombreuses manières, le plus souvent en passant par des transformations physiques.

En effet, son identité est toujours associée à son corps que ce soit dans l’opposition à l’image de la perfection attendue par sa mère ou par l’exploitation de cette image parfaite ou dans la création d’un nouveau corps qui deviendrait son propre projet artistique, jusqu’à la destruction

Je reste vague pour ne pas déflorer les différentes étapes que traverse cette jeune femme mais c’est un roman que j’ai apprécié, très psychologique sur la place du corps dans dans la construction de l’identité. C’est assez noir.

Mais si j’ai un bémol sur ce roman, c’est assez étrange, mais même si cela se passe en Floride et je n’arrivais pas à y croire, pendant ma lecture, j’avais tout le temps l’impression que ça se passait dans le nord de la France… Il manquait pour moi un peu d’authenticité. Mais ce n’est qu’un détail d’ambiance, j’ai aimé le reste du roman!

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6 commentaires sur « Florida : Olivier Bourdeaut »

  1. J’ai personnellement été déçue par ce titre car non seulement, je n’arrivais pas à croire qu’il se déroulait aux Etats-Unis, mais je n’ai pas non plus réussi à croire à Elizabeth…

    …je reprends la conclusion de mon billet : « La ligne unique qui guide son discours, interdisant toute nuance, et en même temps sa manière tellement impeccable de jouer sur les mots, de construire ses diatribes, font que tout au long de ma lecture, j’ai vu la plume de l’auteur sous celle de la jeune fille, et entendu, plus que la révolte de son héroïne, l’indignation d’Olivier Bourdeaut. »
    Dommage, vu le sujet.

    Si tu n’as pas lu sur le même thème, le génialissime « Petite sœur, mon amour » de Joyce Carol Oates, je t’y encourage fortement !!

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    1. Merci du conseil ! Je suis moins critique, j’ai plus cru au personnage mais je suis contente de ne pas être la seule à n’avoir pas vu ce roman aux Etats Unis !

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