Résumé de l’éditeur : « Pour mener son enquête, elle se fera passer pour folle. Nellie Bly est complètement folle. Sans cesse, elle répète vouloir retrouver ses « troncs ». Personne n’arrive à saisir le sens de ses propos, car en réalité, tout cela n’est qu’une vaste supercherie. Nellie cherche à se faire interner dans l’asile psychiatrique de Blackwell à New York dans le but d’y enquêter sur les conditions de vie de ses résidentes. Y parvenant avec une facilité déconcertante, elle découvre un univers glacial, sadique et misogyne, où ne pas parfaitement remplir le rôle assigné aux femmes leur suffit à être désignées comme aliénées. L’histoire vraie de la pionnière du journalisme d’investigation et du reportage clandestin. Un récit poignant porté par le mépris de l’injustice et des persécutions, enrobé d’un graphisme élégant. »

*

Comme pour « Jujisufragettes« , j’ai lu cette BD en octobre 2021 mais j’ai gardé mon billet pour aujourd’hui le jour de la BD de la semaine le plus proche de la journée des droits des femmes car le personnage principal est une femme qui a œuvré pour faire reconnaître les droits des femmes injustement internées en hôpital psychiatrique dans des conditions déplorables.

Nelly Bly, de son vrai nom Elizabeth Cochrane, est une journaliste passionnée qui au 19e siècle aux Etats-Unis, va tout faire pour se faire reconnaître comme une « vraie » journaliste.

Avec l’accord de Joseph Pulitzer du New York World, elle va se faire passer pour folle et s’infiltrer dans l’asile de Blackwell à New York. Elle va y constater en direct qu’il suffit d’avoir été déclarée folle une fois pour qu’une femme soit enfermée sans plus de questionnement médical mais surtout, que vu les conditions de vie inhumaines, que ce soit par le froid, la faim et les mauvais traitements des infirmières, même des femmes saines d’esprit perdent la raison.

En parallèle de cette immersion, il y a des retours en arrière sur la vie de Nelly, son enfance et son expérience de journaliste, qui permettent de brosser un portrait en profondeur de cette jeune femme déterminée et indépendante.

J’ai beaucoup aimé les dessins qui nous emmènent vraiment dans l’histoire et dans l’ambiance de l’époque et du lieu avec quelques allusions à la folie.

J’ai forcément pensé à d’autres lectures sur le sujet : « La salle de bal« , « Le bal des folles » et aussi « La part des flammes » qui abordent tous les internements abusifs et odieux de femmes au 19e siècle, que ce soit en Angleterre ou en France…

Pour voir un extrait, cliquez ici!

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Catégorie prénom

18 commentaires sur « Nellie Bly Dans l’antre de la folie : Virginie Ollagnier-Jouvray et Carole Maurel »

  1. J’ai beaucoup aimé ! Du coup j’ai acheté un des livres de Nellie Bly (mais prêté à ma belle-fille et pas encore lu). Une lecture qui m’avait beaucoup plu (sur un sujet similaire) : Le roman de Maggie O’Farrell « L’étrange disparition d’Esmé Lennox ».

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