Au début, j’ai lu ce roman dans le cadre de mon challenge Amérique du Nord anglophone parce que l’autrice est Canadienne mais finalement, le roman parle uniquement de l’Europe alors j’ai préféré ne pas en parler en septembre.

L’histoire se passe à Paris en 1957 quand Raphaël, un célèbre flutiste qui vit une vie plutôt privilégiée, rencontre Saffie, une jeune allemande venue chez lui pour le poste de bonne. Il tombe amoureux d’elle et ils se marient assez rapidement et pourtant Saffie est loin d’être une personnalité qui respire la spontanéité et la joie de vivre. Au contraire, elle semble enfermée dans son monde un peu à part. Et même après qu’elle ait eu Emil, son bébé, avec Raphaël, elle reste très effacée de sa propre vie, ne semblant rien ressentir.

Et pourtant, elle reprend vie après sa rencontre avec Andràs, un luthier chez qui elle est allée faire une commission pour son mari. Elle tombe immédiatement amoureuse de ce juif hongrois émigré, plein de passion. Ils vivent une relation amoureuse très intense. Ses escapades hebdomadaires avec son bébé pour le retrouver dans son atelier lui donnent un allant dont son mari se réjouit, pensant que c’est la maternité qui l’a transformée.

Au-delà de cette histoire d’amour, les personnages de Saffi et de Andràs sont deux personnalités abîmées par leur passé qui influence leur psychologie : Saffie avec l’Allemagne nazie et Andràs avec le communisme… Mais en plus de cela, se greffe un aspect politique de la société française de l’époque avec la guerre d’Algérie.

Ce roman est très riche avec de nombreux aspects qui se croisent : humains, historiques, psychologiques et politiques. Je n’ai pas trouvé les personnages particulièrement aimables, ils ont tous des côtés sombres et torturés qui en font des êtres assez égoïstes mais ils sont intéressants.

De Nancy Huston, j’avais eu un coup de coeur pour Lignes de faille, mais par contre je n’ai aucun souvenir des deux autres titres que j’ai lus d’elle : Cantique des plaines et Instruments des ténèbres.

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Roman 1999
Canada

6 commentaires sur « L’empreinte de l’ange : Nancy Huston »

  1. j’avais beaucoup aimé Lignes de faille et Bad girl. Je n’ai rien lu d’autre depuis. Celui ci me tentait bien jusqu’à ce que tu mentionnes le fait que les personnages ne sont pas vraiment attachants… c’est un peu pénible à lire je trouve (je suis justement dans la lecture d’un roman où aucun des personnages ne l’est…)

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