Natures mortes : Zidrou et Oriol

Je suis tout de suite tombée sous le charme des dessins et des couleurs qui sont vraiment superbes.

J’ai vraiment aimé cette BD qui raconte une histoire d’art -avec des artistes du 19e siècle en Espagne, des créanciers qui poursuivent des peintres désargentés, des modèles nues superbes…

Au-delà de cet aspect purement artistique, il y a aussi une enquête car une jeune femme a disparu. Elle était  un des modèles dont le peintre Vidal Balaguer avait peint un superbe portrait (la couverture de l’album). Il semblerait que le peintre était le dernier à l’avoir vue. Il est aussi accusé d’avoir dérobé la dépouille d’un homme dont la famille l’avait chargé de peindre un dernier portrait avant l’inhumation…

Vidal ne comprend rien et il vit d’autant plus mal ces accusations qu’il était amoureux de la jeune femme disparue.

C’est là qu’entre en jeu un côté fantastique assez fascinant.

A la fin de l’album, il y a une biographie de ce peintre et en fermant la BD, je n’avais qu’une envie : savoir où je pourrai voir ses oeuvres… C’est alors que j’ai découvert cette page Wikipédia crée par Dargaud, l’éditeur de l’album… Alors, je me suis faite un peu « avoir » par ce faux artiste, mais une chose est certaine, les dessins de cette bande dessinées sont d’une grande qualité esthétiques et l’histoire est si bien écrite qu’on a envie d’y croire!

Repéré chez Moka qui m’a donné très envie de le découvrir et Lili l’a lu aussi et son point de vue est très intéressant!

catégorie « végétal »

Pour le mois Belge chez Anne et Mina  (Zidrou, le scénariste est Belge)

Où va le blog cette semaine?

Où va le blog cette semaine?

Les vacances se terminent ce weekend pour moi et vu que j’ai passé mes derniers jours à bosser pas mal sur mes cours, j’ai eu moins de temps pour lire.

Alors quel est le programme de la semaine?

Demain, lundi 22 avril, vous pourrez lire mon avis sur la BD « Natures mortes » pour le mois Belge chez Anne et Mina.

Mercredi 24 avril, je vous parlerai de deux BD : les tomes 3 et 4 de la série « Les beaux étés » également pour le mois Belge chez Anne et Mina.

Vendredi 26 avril, ça sera deux lectures jeunesse, les deux écrits à quatre mains avec Bastien : « Tu vois on pense à toi » pour les Incorruptibles en LC avec Blandine et une BD : « L’étrange boutique de Miss Potimary ».

Et enfin, dimanche 28 avril, je vous donnerai mon avis sur deux romans jeunesse pour le mois Belge chez Anne et Mina : « L’amour c’est n’importe quoi » et « Notre secret à nous ».

En ce moment, je suis en train de lire « Eleanor Oliphant is completely fine » (« Eleanor Oliphant va très bien ») de Gail Honeyman et en audio, « L’Écorchée » de  Donato Carrisi (lu par Antoine Tomé) pour le mois Italien chez Martine. Mes prochaines lectures ne sont pas encore choisies mais elles seront anglais pour le mois anglais en juin!

Bonne semaine à tous et bonnes lectures!

On the come up : Angie Thomas

J’ai repéré ce titre chez Jackie Brown qui en a parlé juste après que j’ai lu « The hate U give« , le premier roman de l’auteur. Je n’ai pas attendu et je l’ai acheté en Angleterre en mars et je l’ai lu dans la foulée (au départ je voulais attendre février prochain pour l’African American History Month Challenge mais en réalité j’ai une PAL et une LAL assez conséquentes pour ne pas avoir à attendre 😉 et une LC avec Karine m’a motivée aussi!

Cette histoire n’est pas une suite de « The hate U give » mais elle se passe dans le même quartier et la mort d’un jeune, tué par un policier, suivie d’émeutes, est évoquée donc on est bien dans le même univers que dans le premier roman.

L’héroïne, Bri, est une jeune fille Noire de 16 ans qui vit dans un quartier compliqué, avec des gangs et peu de chances d’évolution pour la jeunesse. Son père qui était un rappeur assez influent dans le quartier a été assassiné par un gang des années auparavant. Bri et ses deux meilleurs amis vont dans un lycée extérieur spécialisé dans les arts qui prend des jeunes des « quartiers » et depuis les émeutes, des gardiens fouillent les lycéens à l’entrée…

Bri est passionnée de rap et elle est douée. Elle est capable d’exprimer ses sentiments et ses ressentis avec des phrases rimées et percutantes. Sa tante l’encourage et la pousse à participer à une « battle » en public et c’est un vrai succès… Bri envisage même de gagner de l’argent en décrochant un contrat pour sauver sa famille de la misère dans laquelle ils sont en train de sombrer.

Un jour, les gardiens à l’entrée du lycée, qui avaient déjà montrés des signes de préjugés raciaux, s’en prennent arbitrairement à Bri et la plaquent au sol comme une délinquante qu’elle n’est pas… La colère inspire le jeune fille et elle écrit un rap virulent contre cette situation et cette chanson est enregistrée et diffusée. « On the come up » fait le buzz mais elle ne fait pas l’unanimité dans son entourage car pour dénoncer le fait que les jeunes Noirs sont toujours pris à partie, Bri donne d’elle une image de « racaille » armée prête à en découdre …

Influencée par l’ancien manager de son père, Bri qui a toujours le souhait de gagner de l’argent vite, risque de se perdre en acceptant de donner la mauvaise image d’elle.

Ce roman est vraiment riche car il y est question de l’histoire familiale de Bri avec sa mère, ancienne droguée sevrée depuis 8 ans,  qui fait de son mieux pour s’occuper dignement de sa fille et de son fils, diplômé qui est revenu vivre avec sa mère et sa soeur en travaillant dans une pizzeria pour aider à la maison. Il y a donc aussi toute l’évocation de la difficulté pour les jeunes de s’en sortir, même en faisant des études, de devoir quitter le quartier pour pourvoir évoluer sereinement. On y parle aussi d’une conscience politique qui se développe dans la veine du « Black Lives Matter » et aussi la place des gangs (Pooh, la tante de Bri est dealer de drogue dans un gang) et de leurs rivalités. Et l’homosexualité est aussi un sujet abordé et ce n’est pas anodin.

J’ai beaucoup aimé. Attention, ce roman n’est pas encore traduit… et je souhaite bon courage au traducteur vu qu’il y a beaucoup de passages de rap qui sont à la fois un mélange de langage très spécifique à ce style musical et au quartier et la communauté Afro-Américaine et de poésie rythmée/rimée.

 chez Antigone

avec Karine : Allons voir son avis!

La vérité sort de la bouche de Bastien

Bastien a 9 ans et 6 mois et la vérité sort toujours de sa bouche 😉

  • Le 21 mars on pense à la différence avec des chaussettes dépareillées pour #journeedelatrisomie21
    Bastien a la grande chance d’être dans une école avec une IME intégrée et il y a souvent des intégrations d’enfants handicapés dans les cours et il a ainsi appris naturellement que la différence n’est pas choquante. Aujourd’hui, il me disait d’ailleurs  : «En accro-sport, j’étais avec une IME et il fallait juste bien lui expliquer et après, elle y arrivait très bien, peut-être même mieux que moi, alors c’est pas parce que quelqu’un a un handicap qu’il est pas capable de faire des trucs!»

 

  • «Après le bac, c’est fini? Plus besoin d’aller à l’école?
    – Non, il faut encore faire des études pour trouver un travail…
    Et après quand tu as un travail, tu es tranquille? 
    -Ben non, il faut travailler tous les jours!
    Je préfère être chômeur! 
    -Mais non! Sinon tu n’as pas d’argent pour vivre!
    Ah ben alors je préfère être milliardaire comme ça : pas besoin de travailler pour vivre!»

 

  • «Ils parlent quelle langue au Danemark?
    -Danois…
    Ah bon??? Ils ont leur propre langue?? Ils parlent pas anglais?»

 

  • «J’aimerai bien être dans un livre, comme ça je saurai tout ce qui va m’arriver! J’espère que mon dessinateur va pas me dessiner en livre d’horreur! Peut-être que je serai un chat de la guerre des clans!»

 

  • Nouvelle expression inventée par Bastien : il dit «HD quest» (prononcé «ach dé qwest») et ça veut dire = hors de question!

 

  • «Pour insulter quelqu’un sans dire de gros mot, on peut dire «espèce de Magicarpe!» parce que c’est le Pokemon le plus nul de tous! Y a aussi Chenipan, mais officiellement, c’est Magicarpe, tu peux regarder dans le Pokedex!»

La différence invisible : Julie Dachez et Mademoiselle Caroline

Résumé de l’éditeur :

« Marguerite a 27 ans, en apparence rien ne la distingue des autres. Elle est jolie, vive et intelligente. Elle travaille dans une grande entreprise et vit en couple. Pourtant, elle est différente. Marguerite se sent décalée et lutte chaque jour pour préserver les apparences. Ses gestes sont immuables,  proches de la manie. Son environnement doit être un cocon. Elle se sent agressée par le bruit et les bavardages incessants de ses collègues. Lassée de cet état, elle va partir à la rencontre d’elle-même et découvrir qu’elle est autiste Asperger. Sa vie va s’en trouver profondément modifiée. »

*

J’ai eu un coup de coeur pour cet album. C’est une lecture passionnante et très instructive. Même si j’avais l’impression de connaître un peu l’autisme Asperger de loin, j’ai eu l’impression de le découvrir en profondeur de l’intérieur. J’ai aussi pris conscience de l’intolérance inconsciente de certaines personnes. J’ai aussi pu constater la jungle que peut-être une entreprise privée (et pour connaître des DRH parmi des copines, j’ose croire que tous ne sont pas aussi odieux que celle de la BD!)

L’histoire est très touchante car on perçoit bien la difficulté de la vie de la jeune femme et surtout son soulagement quand elle comprend en fait que ce qui chez elle est perçu comme « anormale » est en réalité tout à fait normal pour quelqu’un avec son handicap (et avant de me reprocher le choix de ce mot, je me suis renseignée auprès d’une personne autiste Asperger pour savoir si ce mot était approprié).

J’ai beaucoup aimé les dessins de Mademoiselle Caroline. J’ai aimé les taches de rouges qui apparaissent m dans le noir et blanc.

Bravo aux auteurs de mettre en avant l’autisme Asperger avec tant de justesse, de finesse et de pudeur.

Cette BD devrait remettre quelques préjugés à leur place : tous les autismes ne sont pas pareils, il faut savoir s’adapter à ceux qui sont différents et l’autisme Asperger n’est pas « une mode » (j’ai parfois l’impression que certaines personnes aimeraient bien être considérées comme « Aspi » comme si ça leur donnait un statut …)

Je vous renvoie d’ailleurs vers ces vidéos de Julie Dachez :

et aussi vers cet article de « The Autist Reading » (que j’apprécie beaucoup par blogs interposés depuis de nombreuses années 😉

Que faisions nous le jeudi 4/04 à 04h04 et/ou à 16h04?

Le 04/04 nous avons été 10 à prendre 10 photos -au même moment ou presque- de ce que nous étions en train de faire.

J’ai envoyé les photos à Steff qui a fait les mosaïques  :

A 04h04 : 0 PHOTOS

  1. Personnellement, je dormais!
  2. Steff dormait!

A 16h04 : 10 PHOTOS

  1. Personnellement, j’étais dans ma salle de classe en train d’attendre mes élèves de 6e pour la dernière heure de cours de la journée.
  2. Steff était en admiration devant son chien en pleine action 🙂
  3. Aifelle faisait sa pause thé.
  4. Céline tricotait un châle pour une amie tout en rattrapant Grey’s anatomy en replay.
  5. Mélanie était en train de jouer puisque Gabichou n’avait pas école pour cause de grève…
  6. Mare tea ne lisait la dernière page de mon roman les gratitudes de Delphine de Vigan et elle commençait son billet de blog.
  7. Rachel faisait le tour de ses sites internet.
  8. Wakanda était au travail en train de répondre à des « appels » très importants (maman, papa, princesse Sofia, Simon le lapin…)
  9. Didingc était au CDI, elle terminait de préparer une séquence sur la presse avant de partir et de rentrer chez elle.
  10. Nath B faisait une pause thé au boulot.

Merci à tous les participants! Les fidèles et les nouveaux! 

Le prochain rendez-vous sera  :

Dimanche 05/05 à 05h05 et/ou à 17h05!

Jamais : Bruno Duhamel

Sur la Côte d’Albâtre en Normandie, la falaise est fragile et la maison de Madelaine est en danger de tomber dans la mer.

Le maire voudrait qu’elle quitte sa maison pour protéger la vieille dame (et protéger sa réputation de maire) mais Madeleine, qui a 95 ans, est aveugle de naissance et a perdu son mari tant aimé, est très têtue et elle n’est pas prête à se laisser faire.

Madeleine vit avec son chat et l’ombre de son mari disparu en mer et qu’elle garde en vie dans sa tête et elle ne veut à aucun prix quitter sa maison, danger ou pas.

Sous des dehors cocasses, cette BD est touchante car la vieille dame dure à cuir se révèle être beaucoup sensible qu’il n’y parait.

J’ai bien aimé cette histoire même si je n’ai pas aimé les dessins.

Où va le blog cette semaine?

Où va le blog cette semaine?

Je suis toujours en vacances ! L’enquête médicale semble être terminée : asthme d’effort lié à mes allergies. J’ai un traitement de fond et ça va vraiment bien maintenant! Je me suis bien reposée cette première semaine, maintenant, il faudrait que je me mette un peu à travailler (les profs en vacances…) mais je vais aussi en profiter pour lire le plus possible 😉

Alors quel est le programme de la semaine?

Demain, dimanche 14 avril, vous pourrez lire mon avis sur la BD « Jamais »

Mardi 16 avril, je vous parlerai d’une BD coup de coeur : « La différence invisible ».

Jeudi 18 avril, ça sera le billet des petites phrases de Bastien.

Et enfin, samedi 20 avril, je vous donnerai mon avis sur « On the come up », une lecture commune avec Karine.

En ce moment, je suis en train de lire « Call me by your name » de André Aciman pour le mois Italien chez Martine et en audio, je poursuis l’audiolecture de mon dernier titre pour le prix Audiolib : « Martin Eden » de Jack London (lu par Denis Podalydès). Mes prochaines lectures seront « Eleanor Oliphant is completely fine » (« Eleanor Oliphant va très bien ») de Gail Honeyman (tiré au sort au Book Jar) et en audio « L’Écorchée » de  Donato Carrisi (lu par Antoine Tomé) pour le mois Italien chez Martine.

Bonne semaine à tous et bonnes lectures!

Meurtres pour mémoire : Didier Daeninckx

L’histoire commence en 1961 lors d’une grande manifestation d’Algériens qui refusent le couvre-feu qui leur est imposé. Cette révolte est réprimée dans la violence et le sang par les CRS. Des centaines de manifestants sont victimes -morts ou blessés- de cette repression.

Roger Thiraud est professeur d’histoire dans un lycée. C’est un homme sans histoires qui rentre un soir après ses cours pour rejoindre sa femme enceinte. Il assiste, impuissant, à la manifestation des Algériens et contre toute attente, il est exécuté froidement par un CRS.

Le roman change alors d’époque puisqu’on se retrouve une vingtaine d’années plus tard.

Bernard Thiraud est un jeune homme, étudiant spécialisé en histoire médiévale comme son père. Avec sa fiancée, il part en vacances au Maroc mais ils font une pause à Toulouse où Bernard fait des recherches dans les archives du Capitole et de la Préfecture. Le deuxième jour, en sortant, il est attendu par un homme qui le poursuit pour le tuer de sang froid.

L’inspecteur Cardin, nouveau venu à Toulouse, doit prendre en charge l’enquête en l’absence de son supérieur. Il s’intéresse à la victime : pourquoi est-ce que l’étudiant s’est arrêté faire des recherches à Toulouse. Est-ce que sa mort peut avoir un lien avec la mort de son père en 1961?

Il remonte jusqu’aux services des RG à Paris où il a des contacts pour en savoir plus sur la façon dont a été gérée la répression de la manifestation des Algériens. Mais il s’étonne aussi du fait que le fils avait repris les mêmes recherches que son père à Toulouse.

Ce roman se lit comme un polar mais c’est plus une toile de fond et c’est plus l’aspect historique qui compte que ce soit la guerre d’Algérie ou la Deuxième Guerre Mondiale. Et en réalité, l’aspect le plus fort, c’est le côté politique car ce roman est aussi une dénonciation à mot à peine cachée de Maurice Papon dont le passé pendant l’occupation en Gironde et le passé de Préfet de Paris en 1961 se rejoignent dans le roman … Quand j’ai rencontré Didier Daeninckx, il a expliqué pourquoi il avait voulu écrire ce roman sur Maurice Papon -pour le dénoncer.

J’ai aimé ce roman pour toutes ses facettes, très riches tout en gardant sa forme plus légère du polar. Je suis contente d’avoir lu ce roman qui est certainement devenu un classique du genre!

 chez Antigone

avec Usva  : Allons voir son avis!

Tirage au sort du Book Jar

Vous avez été 21 à avoir répondu à l’appel pour m’aider à piocher une prochaine lecture issue de ma PAL de plus de 6 mois (pour l’objectif PAL) hors livres que j’ai mis à part pour des mois thématiques (italien, anglais, américain, québécois, nordique, afro-américain) en me donnant  un chiffre entre 1 et 10 dans les commentaires ou sur la page Facebook du blog.  Merci à tous de votre participation!

J’ai noté tous ces chiffres et les titres correspondants et j’ai fait le tirage sans Bastien car il était en vacances chez ses grands-parents. Vous vous doutez donc bien que cette grosse main est celle de L’Homme et pas celle de Bastien 😉 :

 

C’est donc le numéro 8 : « Eleanor Oliphant is completely fine » (« Eleanor Oliphant va très bien ») de Gail Honeyman qui est dans ma PAL depuis que je l’ai acheté à Jersey en août 2018  et qui a été proposé par Nath Sci, Céline C, Hélène, Wakanda,  Ribambelle d’Histoire, Valentyne  (merci d’avoir participé!)!

Je vais le lire pour le 12 mai! Si vous voulez le lire avec moi, n’hésitez pas!