Simple : Marie-Aude Murail (Billet avec Bastien)

Simple, à beau être le grand frère de Kléber, c’est surtout un enfant de 3 ans dans le corps d’un adulte et Kléber, qui n’est que lycéen, a pris la décision de retirer son frère de l’institution « Malicroix » (contre l’avis de leur père), car il ne supportait pas de voir son frère y dépérir.

Pas facile quand on a 17 ans de s’occuper d’un frère déficient mental (et de son lapin en peluche Monsieur Pinpin toujours prêt à entraîner Simple dans les bêtises!). Il se retrouve dans une colocation avec Simple et des étudiants : un couple et deux garçons et la vie commune va être compliquée au début mais ils vont tous apprendre à vivre ensemble.

Kleber qui est aussi un jeune homme ordinaire va aussi se chercher auprès de deux jeunes filles de sa classe.

Tous ensemble, ils vont évoluer, grandir, apprendre et la différence qui au début les sépare va finalement les rapprocher. Ils vont tous apprendre à se connaitre : les uns les autres mais aussi eux-mêmes.

Une jolie histoire de tolérance avec aussi de l’amitié, de l’amour… C’est écrit dans une langue tout à fait réaliste pour des jeunes d’aujourd’hui et qui traite à la fois de sujets du quotidien de jeunes adultes (avec des sous-entendus sur la sexualité aussi, mais pour l’avoir lu avec Bastien en lecture du soir, ça n’est pas choquant du tout, même pour un lecteur de 12 ans et demi) et des sujets plus sérieux et touchants. Un savant mélange d’humour et d’émotion, comme toujours avec Marie-Aude Murail!

VOICI L’AVIS DE BASTIEN (12 ANS ET DEMI) TAPÉ TOUT SEUL SANS QUE JE NE CHANGE UN MOT (ET SANS QU’IL AIT EU CONNAISSANCE DE MON AVIS) :

J’ai vraiment aimé ce livre, même si au début, on est exaspéré par Simple, on finit par s’en prendre d’affection. Ce livre est très drôle, chaque personnage à son propre caractère, sa propre histoire.

Ce livre permet aussi de mieux comprendre les personnes « i-di-otes », comme le dirait Simple lui même.

Jolie dédicace pour Bastien qui aime lire et écrire.

*

Marie-Aude Murail est une autrice que j’aime beaucoup et que j’ai déjà pas mal lue :

Et Bastien a lu et adoré Angie !

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Les femmes du North End : Katherena Vermette

Ce roman se passe dans la banlieue de Winnipeg, en hiver, sous la neige. Les chapitres alternent des voix de femmes toutes liées d’une manière ou d’une autre.

Cela commence avec une histoire d’enquête sur une attaque et un viol sordide sur une jeune fille mais ce n’est finalement qu’un déclencheur, un prétexte, car le coeur de cette histoire ce sont les femmes. En effet, l’autrice donne la parole à des femmes qui ont toutes comme point commun d’être Amérindiennes.

Elles sont de tous les âges et ont des modes de vies différents mais elles vivent toutes dans le quartier plus ou moins défavorisé du North End et sont liées par des liens familiaux ou amicaux ou par le hasard des rencontres, bonnes ou mauvaises. Elles portent toutes à leur manière leur héritage amérindien et c’est aussi un pan très important du roman.

Cette histoire va creuser dans leur psychologie, dans les relations humaines, dans leur rapport aux origines. J’ai vraiment beaucoup aimé l’ensemble et les différents portraits de femmes dressés par l’autrice.

Il y a un côté vraiment noir de par le point de départ, violent, et noir par tous les aspects sociaux -gangs, racisme, pauvreté- et plutôt sombre aussi sur le plan des relations entre les hommes et les femmes, mais c’est aussi un très beau roman sur la sororité, sur la transmission et sur la force que les femmes peuvent s’apporter quand elles ne peuvent compter que sur elles-mêmes. Le personnage de la grand-mère, la Kookom, est particulièrement touchant. Et si les hommes sont plutôt absents, il y a quand même un jeune policier métis (prononcer « Méti », nom d’un peuple autochtone) qui sert de traits d’union et qui semble être celui qui sauve un peu l’image des hommes dans cette communauté de femmes.

J’ai beaucoup aimé et je ne peux que vous le recommander. C’est un premier roman et il a déjà beaucoup de force.

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Merci aux éditions Albin Michel!

La danse de l’eau :Ta-Nehisi Coates (lu par Alex Fondja)

Résumé de l’éditeur : « Le jeune Hiram Walker est né dans les fers. Le jour où sa mère a été vendue, Hiram s’est vu voler les souvenirs qu’il avait d’elle. Tout ce qui lui est resté, c’est un pouvoir mystérieux que sa mère lui a laissé en héritage. Des années plus tard, quand Hiram manque se noyer dans une rivière, c’est ce même pouvoir qui lui sauve la vie. Après avoir frôlé la mort, il décide de s’enfuir, loin du seul monde qu’il ait jamais connu.
Ainsi débute un périple plein de surprises, qui va entraîner Hiram de la splendeur décadente des plantations de Virginie aux bastions d’une guérilla acharnée au cœur des grands espaces américains, du cercueil esclavagiste du Sud profond aux mouvements dangereusement idéalistes du Nord. Dans son premier roman, Ta-Nehisi Coates livre un récit profondément habité, qui rend leur humanité à tous ceux dont l’existence fut confisquée, et qui trouvèrent le courage de conquérir leur liberté. Alex Fondja incarne avec autant de fougue que de maîtrise l’épopée d’Hiram.
« 

Pas simple de parler de ce roman! Vraiment pas simple! Je vais faire de mon mieux pour vous en parler mais je laisse le résumé de l’éditeur pour vous éclairer plus.

Au coeur de ce roman, il y a Hiram Walker, esclave et fils du maître … mais surtout esclave… Ce roman est à la fois l’histoire de sa vie, son histoire familiale, son évolution au sein de la plantation et sa quête personnelle pour la liberté mais aussi une histoire plus universelle de l’esclavage et des mouvements abolitionnistes, des Blancs et des Noirs qui s’impliquent pour libérer les esclaves ensemble. Un des personnages est d’ailleurs Harriet Tubman, qui devient ici une sorte de figure mystique.

Hiram va passer de l’esclavage subi, à la découverte de la liberté dans le Nord, pour ensuite revenir dans le Sud, différent, éclairé de sa nouvelle connaissance du monde tel qu’il peut être pour essayer de sauver des être chers et surtout pour retrouver la mémoire de son enfance.

En effet, la mémoire est un thème important : la mémoire phénoménale d’Hiram, la mémoire du passé lointain, en Afrique, la mémoire de sa vie avec sa mère qu’il a complètement occultée et la mémoire des forces magiques qu’Hiram partageait avec sa mère sans le savoir (le côté magique est un thème récurrent de la littérature Afro-Américaine).

J’ai aimé ce roman qui montre tous les aspects de l’esclavage, même certains que je ne connaissais pas et c’est pourtant une thématique qui me tient beaucoup à coeur.

Je vous le recommande même si je me demande s’il n’est peut-être pas évident si on n’est pas un peu familier avec le sujet de l’esclavage aux Etats-Unis et de la littérature afro-américaine. Mais je me trompe peut-être sur ce point et j’ai hâte de lire d’autres avis que le mien. En tout cas, je ne peux que vous conseiller de le découvrir dans sa version audio car le livre est très bien lu par Alex Fondja.

De cet auteur j’ai aimé l’essai Une colère noire – Lettre à mon fils.

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Catégorie « art » de ma ligne audio
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Où va le blog cette semaine?

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Où va le blog cette semaine?

Une semaine assez étrange : de mon côté, des bonnes nouvelles de santé lundi mais qui finalement deviennent de mauvaises nouvelles vendredi… j’en saurai plus la semaine prochaine (ce n’est pas grave grave mais c’est pénible car je pensais que mes problèmes étaient finis) et puis si on ajoute à ça, une suspicion de covid pour Bastien (mais en fait non) et mes pensées qui se sont tournées vers une amie chère, je n’ai pas beaucoup lu ni écrit de billets de blog…

Quel est le programme cette semaine?

Demain, dimanche 22 mai, ce sera un billet pour le prix audiolib « La danse de l’eau ».

Mardi 24 mai, je vous parlerai d’un excellent premier roman : « Les femmes du North End ».

Jeudi 26 mai, je vous donnerai mon avis (et sans doute celui de Bastien car nous l’avons lu ensemble) sur le roman jeunesse « Simple » (mais ni l’un ni l’autre n’avons tapé quoi que ce soit!).

Et enfin, samedi 28 mai, ce sera un billet sur le roman « Tout peut s’oublier » (mais si le billet n’est pas écrit!).

En ce moment, avec les yeux, je lis « La bibliothèque de minuit » (« The midnight library ») de Matt Haig (j’ai abandonné « Deceit » de Clare Francis au bout de moins de 100 pages) et avec les oreilles je lis toujours « Le chagrin des vivants » de Anna Hope (lu par Dominique Blanc). 

Ma prochaine lecture sera « Marking time » (« A rude épreuve ») Elizabeth Jane Howard et ma prochaine lecture audio sera « La Veuve » de Fiona Barton (lu par Marie-Eve Dufresne) les deux pour le mois anglais en juin.

Je vous souhaite une bonne semaine et de belles lectures à tous! A bientôt!

La Maison des voix : Donato Carrisi (Lu par Sylvain Agaësse)

Pietro Gerber est un psychiatre qui utilise l’hypnose et qui est spécialisé dans les enfants, comme son père auparavant. Un jour, il reçoit un appel d’une consœur australienne qui lui explique que sa patiente Hanna Hall avec qui elle a commencé une thérapie par l’hypnose va arriver en Italie et qu’elle voudrait qu’il poursuive le travail avec elle car ses traumatismes sont liés à l’enfance et son expérience serait utile.

Quand elle est sous hypnose, Hanna Hall raconte son enfance très particulière avec ses parents. Ses souvenirs montrent une vie qui relève presque du conte avec toujours la sensation de fuite, de secrets et de mystère.

Mais en dehors des séances, la relation entre Hanna Hall et Pietro Gerber est très tendue. Elle devient même angoissante car le thérapeute a l’impression que sa patiente le manipule et il devient inquiet.

Il s’en suit une sorte d’enquête entre le passé raconté dans les séances d’hypnose ou dans la vraie vie. Lui-même doit accepter de revenir sur son passé…

C’est un roman psychologique assez prenant avec une version audio qui va bien avec l’ambiance.

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Angie ! : Marie-Aude Murail et Lorris Murail

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Bastien poursuit avec son nouveau rendez-vous où il écrit des billets de blog sur des lectures personnelles.

Billet écrit par Bastien (12 ans et demi)

C’est vraiment un super livre qui se passe pendant le confinement ! C’est bien pour s’initier aux romans policiers : il a une vraie énigme, et, en réfléchissant bien, on peut même trouver le coupable avant les héros. Les personnages sont très attachants, comme le policier Augustin, qui ne supporte pas d’être séparé de sa chienne Capitaine (Capi pour les intimes), ou Angie, petite fille aventureuse, sans père, mais avec une mère d’une grande générosité.

Et on veut vraiment connaître la fin, car tout les mystères s’enchaînent et se rejoignent. Je pense qu’il aurait été encore mieux de dévorer ce livre pendant le confinement.

Coup de cœur !!!!!!

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La vérité sort de la bouche de Bastien

Bastien a 12 ans et 7 mois et la vérité sort toujours de sa bouche ;-)

Bastien est en train d’écrire une histoire sur la thématique du jeu vidéo « Among us » auquel il joue. Il le tape directement sur l’ordinateur et me demande l’autorisation de le faire, ce que je ne lui accorde pas toujours : « Tes copines écrivaines elles disent toujours qu’il faut écrire régulièrement et toi tu m’empêches de faire de l’art littéraire !« 

*

Je lui demande un bisou : « Tu n’es pas trop grand pour faire des bisous à ta mère ? »
Non! (Mais il accepte 😉 )
-Quand est-ce que tu seras trop grand tu crois?
Il réfléchit pendant que je lui fais des bisous
Dans 20mn! » 😀

*

D’habitude, le vendredi après-midi, Bastien fait option voile, un cours assez intense et l’autre jour il n’y avait pas cours et le soir avant de se coucher, il me dit :
« J’ai l’impression de ne pas mériter mon weekend… Je n’ai pas fait assez de sport !« 

*

Nous avons couru ensemble, environ 4km en 30 mn (pour la première fois aussi longtemps ensemble) et il était content. Après sa douche, il s’exclame : « Je me sens encore tout revigoré !« 

*

Je nettoie les lunettes de Bastien (il se douche avec et ne les essuie jamais !) : « Whaou ! Je redécouvre le monde !« 

Sportifs de mère en fils 😉
Même quand il fait ses devoirs (sur mon bureau!), il a des positions improbables!
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Que faisions nous le jeudi 5/5 à 05h05 et/ou à 17h05?

Le 5/05 nous avons été 8 à prendre 9 photos -au même moment ou presque- de ce que nous étions en train de faire. J’ai envoyé les photos à Steff qui a fait les mosaïques  :

A 5H05 : 1 PHOTO

  1. Didingc prenait un doliprane pour ses douleurs après sa chute de cheval.

A 17H05 : 8 PHOTOS

  1. Personnellement, j’étais en train de remplir le cahier de texte sur Pronote avant de partir du collège.
  2. Steff était en train de lire un tutoriel pour faire une boîte.
  3. Céline émergeait de sa sieste quotidienne (elle imagine que ça va être beau la reprise) et elle traînait sur Facebook. Elle a beaucoup aimé la publication de cet arbre. 
  4. Aifelle avait un peu de temps à perdre avant un rendez-vous médical, elle a donc traîné dans une librairie bien connue, rayon BD pour voir les nouveautés.
  5. Mare tea ne était en train d’arracher les mauvaises herbes dans ce massif (mais en faisant une fausse manœuvre elle a effacé la photo et elle l’a reprise à 18h03) [Ca montre sa motivation pour ce rendez-vous ;-)]
  6. Nath Sci était à quatre pattes dans son salon, en train de mesurer des rideaux pour voir s’ils pourraient convenir à une de ses soeurs qui vient de se faire une « penderie » dans sa chambre et voudrait la fermer avec des rideaux… Et comme on lui avait donné un gros carton de rideaux de toutes les tailles, elle y a passé une bonne partie de l’après midi !
  7. Didingc lisait tranquillement sur son canapé
  8. Rachel attendait avec sa chatte de prendre la fameuse photo (encore une participante motivée!)

Merci à tous les participants : les fidèles (les accros?) et les occasionnels (n’hésitez pas à en parler autour de vous, on peut même jouer sans blog ou sans réseau social!) Le prochain rendez-vous sera le :

Lundi 6/6 à 06h06 et/ou à 18h06!

Mise à feu : Clara Ysé (Lu par l’autrice)

Résumé de l’éditeur : « Nine et Gaspard vivent dans la maison de leur mère, l’Amazone. Nouchka, leur pie, veille sur le trio. La nuit du réveillon, un incendie ravage le paradis de l’enfance. Le lendemain, le frère et la soeur se réveillent seuls chez leur oncle, l’inquiétant Lord.
Ils reçoivent tous les mois une lettre de l’Amazone qui leur dit préparer dans le Sud la nouvelle demeure qui les réunira bientôt. Quel pacte d’amour et de rêve vont-ils nouer pour conjurer l’absence ? Récit magique et cruel, féérie moderne, roman d’initiation et d’aventure, ode à la liberté, à l’adolescence, à la tendresse, aux amitiés qui sauvent, Mise à feu envoûte par son émotion. La douce voix grave de Clara Ysé en décuple la puissance poétique et musicale. Les virgules musicales ont été composées par Camille El Bacha.

*

Pas facile de parler de ce livre : j’ai bien aimé mais je ne suis pour autant pas sure à 100% d’avoir tout compris… Je me suis laissée porter par les mots (très joli style) et l’univers (entre le conte et le réalisme) et la voix de l’autrice qui lisait vraiment bien son texte.

Sur le fond, c’est une histoire d’enfance et d’adolescence dans laquelle les adultes ne sont pas des personnes modèles -au contraire- et où les enfants ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour essayer de grandir le plus sereinement possible. Une mère originale surnommée l’Amazone par ses enfants, qui vit dans un mode de vie excentrique, un incendie et des enfants envoyés chez leur oncle, surnommé le Lord, un homme étrange qui est un peu une figure d’ogre (et une pie avec qui les jeunes peuvent parler).

On ne sait pas trop où est la frontière entre la réalité d’une vie compliquée et le fantasme des enfants pour se protéger de cette réalité. C’est un petit ovni littéraire que j’ai aimé. Cela m’a fait penser à « En attendant Bojangles » par certains aspects.

Un jour ce sera vide : Hugo Lindenberg (Lu par Clément Hervieu-Léger)

Résumé de l’éditeur : « C’est un été en Normandie. Le narrateur est encore dans cet état de l’enfance où tout se vit intensément, où l’on ne sait pas très bien qui l’on est, où une invasion de fourmis équivaut à la déclaration d’une guerre qu’il faudra mener de toutes ses forces. Un jour, il rencontre un autre garçon sur la plage, Baptiste. Se noue entre eux une amitié d’autant plus forte qu’elle se fonde sur un déséquilibre : Baptiste a des parents parfaits, une maison parfaite. Sa famille est l’image d’un bonheur que le narrateur cherche partout, mais qui se refuse à lui. Flanqué d’une grand-mère à l’accent prononcé, et d’une tante « monstrueuse », notre narrateur rêve, imagine, se raconte des histoires, tente de surpasser la honte sociale et familiale qui le saisit face à son nouvel ami.« 

*

Je dois avouer qu’au moment où j’écris ce billet, j’ai gardé très peu de souvenirs de ma lecture au niveau de l’histoire. En lisant le résumé d’Audiolib, je me remémore une histoire d’enfance, d’un petit garçon solitaire tiraillé entre sa famille hors norme (une grand-mère et une tante) et son amitié pour un petit garçon dont la famille « idéale » l’attire presque plus que son petit camarade. Donc, finalement, je n’ai pas tout oublié mais je n’ai pas non plus était marquée par l’histoire.

Mais je vais continuer à être franche et dire aussi que je n’ai pas vraiment cru à cette histoire : l’enfant a 10 ans mais il me semblait parfois qu’il était beaucoup plus jeune ou plus vieux et même parfois adulte avec certaines pensées. Et puis même si au tout début je suis bien rentrée dans le roman, je me suis très vite ennuyée malgré un lecteur tout à fait agréable.

Bref, je suis passée à côté de ce roman (bien qu’il ait eu le Prix du Livre Inter…)

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