African American History Month Challenge : Billet recap’ et clap de fin

Pour plus de détails, cliquez sur le logo

Voilà, le mois de février est terminé et l’African American History Month Challenge aussi et j’ai eu beaucoup de plaisir à lire des romans, voir des films, lire des BD et de la jeunesse et même cuisiner (et manger) des recettes en rapport avec l’histoire ancienne ou contemporaine des Afro-Americains et j’ai été ravie de voir les découvertes que d’autres blogueuses (ou instagrameuses) ont faites dans ce domaine!

Merci à tous de vos participations (et surtout si je vous ai oublié dans le recap’ n’hésitez pas à me renvoyer vos liens pour que je les rajoute!

J’ai encore des livres sur le sujet dans ma PAL, j’en ai repéré d’autres à la médiathèque et surtout en lisant les autres participants, j’ai noté plein d’idées alors je compte relancer ce challenge en 2019, alors j’espère que vous aurez envie de me rejoindre!

Cliquez sur le nom des blogueurs pour arriver à leurs articles!

Présentation du challenge / Idées de lectures / Envies de billets :

Enna

Hilde

Malorie

1er février :

The Reading Nook Chronicles présente « Amistad »

2 février :

The Reading Nook Chronicles présente « From Slave to Soldier« 

3 février :

Marion partage un clin d’œil : quand Martin Luther King lui parle et qu’elle pense au challenge 😉

The Reading Nook Chronicles présente « Little Leaders Bold Women inBlack History« 

Marie nous parle « No home« .

4 février :

Enna (et Bastien) : Nous vous offrons une lecture croisée sur le documentaire jeunesse « Martin et Rosa, Martin Luther King et Rosa Parks, ensemble pour l’égalité » et un extrait du discours « I have a dream » de Martin Luther King

Enna : Je vous parle de Bessie Smith (une biographie abandonnée en cours de lecture mais aussi des liens pour en savoir plus sur la chanteuse et pour l’écouter chanter)

The Reading Nook Chronicles présente « The youngest marcher »

Les Conteuses nous propose une recette de Jambalaya rouge et dans le billet il y a un lien vers un article très intéressant sur le patchwork (le quilting) des femmes noires d’Alabama (cliquez sur « Ici » dans le billet)

5 février :

Blandine présente le challenge et nous propose des idées de lecture et des envies de billets.

Bidib présente le challenge.

The Reading Nook Chronicles présente « Freedom on the menu ».

Karine présente « The hate U give ».

Kiona nous envoie vers un site intéressant qui présente une femme par jour pour le Black History Month

6 février :

Enna : Je vous présente la poétesse Maya Angelou au travers son recueil de poèmes « And still I rise » (avec des vidéos de l’auteur qui les lit)

Enna : Je vous parle de « Lettre à ma fille » de Maya Angelou

The Reading Nook Chronicles présente « Malcom X -A fire burning brightly »

7 février :

The Reading Nook Chronicles présente « Freedom over me »

8 février :

Enna : je vous parle de la « Soul Food » Afro-Américaine.

Enna : Une recette de Southern Style Black Eyed Peas (Cornilles) au jambon

Enna : Une recette de Cornbread (pain de maïs)

Enna : Une recette de Peach Cobbler (Cobbler aux pêches)

The Reading Nook Chronicles présente « Coretta Scott« 

9 février :

The Reading Nook Chronicles présente « When the Beat Was Born: DJ Kool Herc and the Creation of Hip Hop »

10 février :

Enna : Je vous parle de « Underground Railroad » de Colson Whitehead (+ version audio lue par Aïssa Maïga)

Karine nous parle aussi de « Underground Railroad » de Colson Whitehead

Kathel nous parle de « Ruby » de Cynthia Bond
The Reading Nook Chronicles présente « Heart and Soul: The Story of America and African Americans »

Les Conteuses nous parlent d’un patchwork : le quilt des esclaves « Underground railroad »

Les Conteuses ont cuisiné une sweet potato pie (tarte à la patate douce)

11 février :

Isabelle nous parle de l’album : « Fleuves » de Aurélia Coulaty et Matteo Berton

Isabelle nous présente l’album et cd audio avec percussions ka : « Tanbou » texte et illustrations Piotr Barsony et Edmony Krater aux percussions.

Isabelle a lu « Les aventures de Huckleberry Finn » de Mark Twain

Isabelle a cuisiné et elle nous propose une tartelette à la patate douce (la fameuse « sweet potato pie ») et une tartelette à la banane (« banana pie »), deux recettes de soul food.

The Reading Nook Chronicles présente « Martin Luther King, Jr. » (National Geographic Kids)

Bidib a cuisiné un Jambalaya Rouge

Hilde a cuisiné un jambalay rouge et du corn bread (dont la recette lui évoque sa lecture du roman « La ligne verte »)

Marie présente « Madame St-Clair, Reine de Harlem » de Raphaël Confiant

12 février :

Enna : je vous parle de « La couleur pourpre » (« The colour purple ») de Alice Walker

The Reading Nook Chronicles présente deux livres qui parlent de l’histoire de Ruby Bridges

13 février :

The Reading Nook Chronicles présente deux livres qui parlent de l’histoire de Harriet Tubman

14 février :

Enna : Je vous parle d’une BD musicale « Lomax Collecteurs de Folk Songs » de Duchazeau

The Reading Nook Chronicles présente une BD qui parle de Martin Luther King

15 février :

The Reading Nook Chronicles présente trois biographies de personnes à la destinée incroyable.

Nahe nous parle de « Home » de Toni Morisson

Marie parle de « Voici venir les rêveurs » de Imbolo Mbue

16 février :

Enna : je vous parle de « Dreams from my father » (« Les rêves de mon père ») de Barack Obama (lu par l’auteur)

Enna : je vous parle de « La confession » de John Grisham (lu par José Heuzé)

Sylire nous présente également « La confession » de John Grisham (lu par José Heuzé)

The Reading Nook Chronicles présente une sélection parlant de personnalités afro-américaines de la collection WH books.

Blandine nous parle de « Esclaves aux Trois-Rivières » de Hervé Madaya

17 février :

Enna : une recette de Sweet potato pie (Tarte à la patate douce)

Karine nous parle de « Voici venir les rêveurs » de Imbolo Mbue

Valou nous parle de la BD « Joséphine Baker » de Catel et Bocquet

The Reading Nook Chronicles présente « Viola Desmond won’t be budged »

18 février :

Les Conteuses nous montrent la progression du patchwork : le quilt des esclaves « Underground railroad »

Les Conteuses ont cuisiné du corn bread et des blackeyed peas

Marie présente « Une colère noire : Lettre à mon fils » de Ta-Nehisi Coates

Hilde a cuisiné des fish cakes avec un mélange d’épices cajun

The Reading Nook Chronicles présente « Push » de Sapphire

Isabelle a cuisiné une quiche à la patate douce et au maïs

Isabelle présente « Sur la trace des esclaves » de M.TH. Davidson et Th. Aprile

19 février :

Hilde présente « Comment je suis devenu Malcolm X » de Ilyasah Shabazz (la fille de Malcolm X) et Kekla Magoon

The Reading Nook Chronicles présente quatre livres qui parlent de l’histoire de Rosa Parks

20 février :

Enna : je vous parle de « Another Brooklyn » (« Un autre Brooklyn ») de Jacqueline Woodson

Blandine parle de « Martin Luther King » de Brigitte Labbé et Michel Puech

Bidib nous présente « Two Steps ahead of the century : Jazz and art »

The Reading Nook Chronicles présente « The Boondocks » de Aaron McGruder

21 février :

The Reading Nook Chronicles présente « Nina » de Alice Brière-Haquet et Bruno Liance

Bidib nous parle de la BD « Alvin » de Dillies et Hautière

Nahe nous parle de la BD « Le silence de nos amis » de Nate Powell, Jim Demonakos et Mark Long

Marie présente Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie

22 février :

Enna : je vous parle cinéma en vous présentant : « Dans la chaleur de la nuit », « Mississippi burning » et « Hidden figures »

Blandine nous parle Mohamed Ali au travers du film « Ali » de Michael Mann

Blandine parle aussi Mohamed Ali au travers de l’album jeunesse « Mohamed Ali, Champion du monde » de Jonah Winter et François Roca (Illustrations)

The Reading Nook Chronicles présente « March » de John Lewis, Andrew Aydin et Nate Powell

23 février :

The Reading Nook Chronicles présente trois titres de la collection « If you… » sur des périodes importantes pour les Afro-Américains

Isabelle nous parle de « Ma liberté tout en couleurs » de Sylvie Baussier, Nancy Guilbert et Bruno Liance (illustrations)

Isabelle a cuisiné un cobbler aux pêches

Bidib nous présente Aaron Douglas, un artiste afro-américain

24 février :

Enna : Je vous parle du roman jeunesse « Ma nouvelle voisine » de Adrian Fogelin

Enna : je vous parle du roman jeunesse « Le garçon qui n’était pas noir » de Jacqueline Woodson

Blandine nous parle aussi du roman « Le garçon qui n’était pas noir » de Jacqueline Woodson

Valentyne nous présente « Underground Railroad » de Colson Whitehead

Sylire nous parle du roman « Les suprêmes » de Edward Kelsey Moore

The Reading Nook Chronicles présente « Jackie Robinson, he led the way »

25 février :

Enna : Je vous ai cuisiné des Southern Style Collard Greens (Chou cavalier) au jambon braisé (version avec des blettes)

Enna : Je vous parle de la fête appelée « Juneteenth » qui marque la réelle fin de l’esclavage aux Etats-Unis

Enna : Je vous ai cuisiné un Red Velvet Cake (sans lactose)

Nahe a cuisiné un jambalaya rouge

Les Conteuses poursuivent le patchwork : le quilt des esclaves « Underground railroad »

Les Conteuses ont cuisiné du un peach cobbler

The Reading Nook Chronicles présente le photographe Afro-Américain Gordon Parks.

26 février :

Enna : je vous présente « Les douze tribus d’Hattie » de Ayana Mathis

The Reading Nook Chronicles présente un livre sur Jean-Michel Basquiat

Sylire présente « Underground Railroad » de Colson Whitehead (version audio lue par Aïssa Maïga)

Nahe parle de « Rien de plus précieux que le repos » de Yamina Benahmed Daho

27 février :

Blandine présente l’album  Cours! de Davide Cali et Maurizio AC Quarello

The Reading Nook Chronicles présente des livres sur Hidden Figures

Marie parle de « 12 Years a Slave » de Solomon Northup

28 février :

Enna : je vous présente la BD «Blackface Banjo» de Frantz Duchazeau

The Reading Nook Chronicles présente 3 biographies de personnalités afro-américaines moins connues

Blandine présente la BD « Championzé » d’Aurélien Ducoudray et Eddy Vaccaro

The Reading Nook Chronicles présente sur son blog comment elle traite le Black History Month en classe avec ses élèves 

En mars (pour finir) :

Enna : dans un billet sur Lyon, je vous parle de l’expo « Martin Luther King, le rêve brisé » à la Bibliothèque Municipale de Lyon

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Southern Style Collard Greens (Chou cavalier) au jambon braisé (version avec des blettes)

Encore une recette typiquement afro-américaines que j’ai souvent croisée dans des romans! C’est un plat de légumes d’accompagnement (mais qui peut aussi être mangé tel quel avec le jambon ou le bacon. A servir avec du « corn bread » bien sûr! C’est un plat qui est aussi souvent appelé juste « greens ».
Les « collard greens » (chou cavalier en français) ne sont pas forcément faciles à trouver dans toutes les régions de France et il est possible de remplacer par les feuilles de blettes ou de bok choy mais il faut savoir que les blettes cuisent beaucoup plus vite que le chou cavalier et d’après ce que j’ai lu, elles ont un goût un peu moins prononcé.
Ma recette a été faite avec des blettes mais peu importe le légumes : le temps de cuisson sera fait au jugé (quand les feuilles et les branches sont tendres).

Ingrédients :

  • Entre 500 g et 800 g de « collard greens » (chou cavalier en français) / des blettes ou de bok choy (attention ça réduit à la cuisson)
  • 3 ou 4 tranches de bacon ou jambon braisé en tranches épaisses à votre appréciation, selon que c’est un accompagnement ou un plat,
  • 1 petit oignon (ou 1/2 gros) haché
  • 3 gousses d’ail, hachées
  • 1/2 cuillère à café de piment
  • 500 ml de bouillon de poule
  • Sauce piquante (au moment de servir selon ses goûts)
Préparation :
  • Rincer et retirer la partie blanche (branche) couper la partie verte de feuilles en lamelles  et la partie blanche en morceaux.
  • Dans un sauteuse faire revenir l’oignon haché et l’ail écrasé dans de l’huile d’olive
  • Ajouter le bacon / jambon coupé en morceaux dans la poêle jusqu’à ce qu’il soit doré.
  • Saler, poivrer et ajouter le piment
  • Ajouter le bouillon de poule et les feuilles de collard greens (chou cavalier) / blettes  et porter à ébullition.
  • Réduire à feu moyen en remuant de temps en temps, jusqu’à ce que les légumes soient ramollis (20 mn environ pour les blettes, mais sans doute 30-45 mn pour le chou cavalier d’après ce que j’ai lu.)
  • Placer dans un plat de service avec une écumoire pour garder un peu de jus sans que ça baigne dans le bouillon.
  • Ajouter de la sauce piquante dans l’assiette selon ses goûts.

Les gourmandises en cuisine chez Syl

Red Velvet Cake (sans lactose) et Juneteenth

J’ai choisi de faire ce gâteau parce que j’ai lu que c’était une recette traditionnellement faite lors de la fête du 19 juin, appelée « Juneteenth » (contraction de « June » et de « nineteenth ») qui célèbre la véritable fin de l’esclavage au Texas en 1865, 2 ans et demi après la  la signature de la Proclamation d’émancipation en 1863 par Abraham Lincoln. Cette journée est aussi appelée « Independence Day » or « Freedom Day » ou « The African American 4th of July »

Lors de cette journée, il y a des grands repas, des pique-niques et barbecues et la tradition veut que les plats soient le plus rouges possible : sauce rouge pour les barbecues, riz à la tomate, betteraves, pastèque, fraises, même les boissons peuvent être rouges. Et il y a donc aussi ce gâteau : le red velvet cake qui est aujourd’hui fait avec du colorant rouge mais qui autrefois était apparemment rougeâtre naturellement de part ses ingrédients. D’après ce que j’ai lu, le rouge symbolise le sang qui a été versé par les esclaves jusqu’à cette émancipation.

Pour en savoir plus sur Juneteenth, cliquez sur l’image pour aller sur un article en anglais.  J’ai trouvé vraiment très peu de choses intéressantes en français et pour être honnête c’est en me renseignant sur ce gâteau que j’en a entendu parler pour la première fois!

Et voici une vidéo qui vous en parle (en anglais, je n’ai pas réussi à mettre les sous-titres en français)

C’est un gâteau de fête, à étages et avec glaçage comme les américains savent les faire (je l’ai fait pour un dimanche ordinaire, mais disons que comme c’était le dimanche qui suivait la Saint Valentin, ça peut aussi aller 😉

Ingrédients :

Pour le gâteau :

  • 260 g de farine
  • 20 g de cacao en poudre non sucré
  • 2 cuillères à café d’arôme de vanille
  • 1 cuillère à café de bicarbonate de soude
  • 1 pincée de sel
  • 280 g de sucre en poudre
  • 90 g de beurre mou
  • 180 ml d’huile végétale
  • 3 œufs
  • 1 cuillère à soupe de vinaigre blanc
  • Colorant rouge
  • 180 ml de lait fermenté ou lait ribot (pour moi 180 ml de lait de soja mélangé avec 1 cuillère à soupe de citron : laisser reposer 5 à 10 mn et remuer)

Pour le glaçage (version sans lactose) : 

  • 300 g de sucre glace
  • 45 g de margarine vegan ramollie (j’imagine que la même quantité de beurre fera l’affaire?)
  • un jus de citron (5 cl)
  • 1 cuillère à café d’arôme de vanille

Préparation :

  • Préchauffez le four à 180°C.
  • Dans un bol, tamiser ensemble la farine, le cacao, le bicarbonate, le sel.
  • Dans un autre bol, mixer le beurre et le sucre en poudre.
  • Ajouter l’huile et et l’arôme de vanille et mélanger.
  • Séparer les blancs des jaunes et mélanger les jaunes à cette préparation.
  • Ajouter ensuite le vinaigre blanc et le colorant rouge.   (j’ai mis un petit tube de rouge mais ce n’était pas assez ou alors ce colorant n’est pas efficace…)
  • Ajouter la moitié du mélange « sec » (farine etc) et mélanger.
  • Ajouter la moitié du lait fermenté et mélanger.
  • Ajouter le reste du mélange « sec » et mélanger.
  • Ajouter le reste du lait fermenté et mélanger.
  • Battre les blancs en neige et ajouter délicatement à la préparation.
  • Versez la moitié de la préparation dans un moule de 20 cm de diamètre. Enfournez pour environ 30 minutes (vérifier la cuisson avec la lame d’un couteau qui doit ressortir tout juste sèche.)
  • Faire cuire l’autre moitié de la pâte dans les mêmes conditions.
  • Démouler les gâteaux dès la sortie du four en les retournant. Laisser refroidir complètement.

Glaçage :

  • Mélanger ensemble au mixeur le sucre glace, la margarine vegan et l’arôme de vanille et le jus d’un citron. Il faut que le mélange assez épais pour ne pas glisser du gâteau mais pas non plus trop épais (il faut pouvoir l’étaler) Si c’est trop liquide : ajouter du sucre glace, si c’est trop épais : ajouter une ou deux cuillères de lait végétal.
  • Étaler du glaçage sur le haut d’un des deux gâteaux, poser l’autre par dessus et recouvrir l’ensemble (dessus et côtés) du reste du glaçage.

Le résultat était décevant au niveau de la couleur rouge, c’est plus des reflets rouges dans du brun mais je pense que c’est une question de colorant car les images que j’ai vues sur internet sont vraiment plus rouges (si vous tapez « red velvet cake » sur Google images, vous vous en rendrez compte).

Par contre, c’est le gâteau le plus moelleux que j’ai jamais mangé! Et le lendemain, il était tout aussi moelleux!

Concernant le glaçage, il est assez sucré. Dans les recettes américaines que j’ai lues, ils utilisent du « cream cheese » style « philadelphia » alors je chercherai peut-être un équivalent sans laitage pour que ce soit moins sucré mais c’est bon quand même!

Les gourmandises en cuisine chez Syl

Cinéma : quelques films pour l’African American History Month Challenge

Je ne suis pas experte en cinéma, je ne vais pas rentrer dans les détails de ces films mais voici une petite sélection de films que j’ai vu ou revu ces derniers mois et qui me paraissent importants à connaître quand on s’intéresse à l’histoire des Afro-Américains.

« Dans la chaleur de la nuit » (« In the heat of the night ») de Norman Jewison :

Résumé de Allociné : « Dans une petite ville du Mississippi, un crime vient d’être commis. L’adjoint du shérif arrête un inconnu assis dans le hall de la gare. Il est directement accusé du meurtre : il est Noir et a beaucoup d’argent sur lui. Après vérification de son identité, il s’avère que cet homme est Virgil Tibbs, un policier, membre de la brigade criminelle de Philadelphie. Il est alors relâché sans un mot d’excuse.
Son supérieur lui ordonne alors de rester à Sparta et de collaborer avec le shérif Gillepsie pour retrouver le meurtrier en question. Tibbs est hostile à cette idée, car il sait que les habitants de la ville se montrent méfiants à son égard. Mais il accepte et commence son enquête. »

Tourné et sorti juste après la fin officielle de la ségrégation, ce film montre très bien qu’on ne change pas les mentalités des gens si facilement. Dans le Sud des Etats-Unis, un Noir est forcément un criminel potentiel même si dans ce cas, c’est un inspecteur de police respecté et reconnu dans le Nord… Les gens sont méfiants et hostiles envers les Noirs.

Ce film est très fort pour montrer ces tensions, ces injustices. Mais au-delà de cela c’est un film qui a dû bousculer les américains à sa sortie car comme je le disais il est sorti à une période charnière de l’histoire des droits civiques et on y montre non seulement un homme noir qui est à égalité, sinon supérieur aux policiers blancs mais aussi le vrai visage de certains blancs, un racisme ordinaire ainsi qu’un passé ségrégationniste. J’ai trouvé aussi qu’avec le personnage du shérif on voyait les frémissements d’un changement de mentalité avec ce personnage qui s’interroge sur la séparation entre les Blancs et les Noirs.

C’est un film que j’ai trouvé vraiment puissant! Je vous le conseille bien évidement en VO et je dois dire que les acteurs sont excellents, particulièrement Sidney Poitier qui joue l’inspecteur Noir et Rod Steiger qui joue le shérif blanc.

« Mississippi burning » de Alan Parker :

Résumé de Allociné : « En 1964, trois militants pour les droits civiques des noirs disparaissent mystérieusement. Ce sont deux agents du FBI qui sont chargés de l’affaire. Très vite, les questionnements et les méthodes d’intimidation d’Alan Ward et de Rupert Anderson dérangent, en particulier le Klu Klux Klan. »

Ce film a pour point de départ un fait divers réel. Trois jeunes militants pour les droits civiques qui encourageaient les Noirs des Etats du Sud à s’enregistrer pour le droit de vote disparaissent. Ils ont été tués par des membres du Klu Klux Klan. Quand le FBI débarque pour résoudre cette disparition l’enquête est menée pour les retrouver.

Alors c’est très « américain », film avec beaucoup de moyens qui en fait des tonnes, c’est sans doute très irréaliste sur la forme (on n’imagine pas qu’il y ait eu des centaines d’agents fédéraux pour retrouver ces trois étudiants par exemple). Après, ce n’est pas un documentaire, mais par contre le film montre bien le climat de haine et de peur dans lequel les gens vivaient dans le Sud des Etats-Unis. La ségrégation mais surtout la violence liée aux différences raciales et ça, c’est flagrant et poignant dans ce film.

« Les figures de l’ombres » (« Hidden figures ») de Theodore Melfi :

Résumé de Allociné : « Le destin extraordinaire des trois scientifiques afro-américaines qui ont permis aux États-Unis de prendre la tête de la conquête spatiale, grâce à la mise en orbite de l’astronaute John Glenn. 
Maintenues dans l’ombre de leurs collègues masculins et dans celle d’un pays en proie à de profondes inégalités, leur histoire longtemps restée méconnue est enfin portée à l’écran. »

Ce film met en avant non seulement la ségrégation raciale dans le quotidien des Noirs aux Etats-Unis dans les années 1960 mais aussi la double peine des femmes noires : impossibilité d’être reconnues pour leurs qualités intellectuelles à cause de la couleur de leur peau mais encore plus parce qu’elles sont femmes étant donné que même les femmes blanches n’étaient pas nombreuses à être présentes dans leur domaine à cette époque.

Ce film m’a beaucoup touchée et je vous le recommande tant pour son côté militant anti-racisme que féministe!

Et pour en savoir plus sur les vraies femmes qui ont participer à cette avancée technologique : allez donc voir cet article (en cliquant sur la photo)

Sweet potato pie (Tarte à la patate douce)

Ingrédients :

  • 450 g de patate douce
  • 115 g de beurre ramolli (margarine vegan pour moi)
  • 130 g de sucre blanc
  • 255 ml lait (de soja pour moi)
  • 2 oeufs
  • 1/2 cuillère à café de muscade
  • 1/2 cuillère à café de cannelle
  • 1 cuillère à café d’extrait de vanille
  • 1 pâte à tarte (sablée mais je l’ai faite avec une pâte brisée)

Préparation :

  • Pré-chauffer le four TH6
  • Faire bouillir les patates douces avec la peau pendant 50 à 60 minutes (ou 30 mn à la cocotte minute).
  • Passer de l’eau froide dessus et retirer la peau.
  • Ecraser les patates douces dans un bol.
  • Ajouter le beurre et bien mélanger au mixeur.
  • Mélanger au mixeur le sucre, le lait, les oeufs, la muscade, la cannelle et la vanille jusqu’à ce que ce soit soyeux.
  • Verser la préparation dans la pâte à tarte.
  • Faire cuire pendant 45 mn à 1h selon le four (vérifier la cuisson en mettant la pointe d’un couteau dans le centre, il doit ressortir net). La préparation va gonfler dans le four mais redescendra en refroidissant.

Cette tarte est devenue une tarte chouchou de la famille et je l’ai déjà faite deux fois ce mois-ci (d’où la coloration légèrement différente sur les photos).

Vous pouvez la servir avec une chantilly maison mais mes essais avec de la crème de soja n’était pas assez photogéniques ni gonflée pour le blog ni pour vous donner la recette 😉

 Les gourmandises en cuisine chez Syl

Lomax Collecteurs de Folk Songs : Duchazeau

Dans les années 30, John et Alan Lomax, père et fils, vont à la chasse aux sons dans le Sud profond des Etats-Unis. Ils recherchent les chanteurs noirs pour collecter leurs chansons traditionnelles et garder une trace de ce patrimoine immatériel que sont la musique et les chants. Ces chants, ils les trouvent dans des endroits inattendus : prison, église, lieux de travail et même la rue mais surtout dans la mesure du possible en toute discrétion car ce n’est pas anodin à cette époque et en ces lieux de voir deux hommes blancs se mêler aux Noirs…

En effet, cet album, au-delà de la musique, dresse un portrait sans concession d’un racisme viscéral, ancré dans les mentalités. Un mode de vie qui fait que même si l’esclavage est aboli, les patrons blancs des plantations croient avoir des droits sur leurs employés noirs. Cet album montre bien les tensions entre les deux communautés. On constate aussi la pauvreté qui existe dans le pays à cette époque. C’est un album à la fois musical mais aussi historique et social.

Au niveau musical, ce qui fascinant, c’est de voir les chanteurs s’entendre chanter pour la première fois en écoutant les enregistrement faits par les Lomax : il y a une prise de conscience que ce qu’ils font a une valeur, mérite d’être écouté. Ils découvrent ainsi leur propre potentiel, leurs qualités musicales!

Les dessins en noir et blancs sont très réalistes et efficaces.

Il faut savoir que c’est une histoire vraie et je vous conseille cet article de Fip qui parle d’Alan Lomax et son père dans lequel il y a des enregistrements de ces « collectes musicales » mais surtout à la fin de l’article, il y  a un lien vers une émission sur leur travail et c’est passionnant car cela raconte aussi l’histoire du Blues, l’influence de la musique noire sur la musique moderne et on entend Lomax parler et plein d’autres interventions.

Faites défiler l’article jusqu’à trouver ce lecteur pour écouter l’émission :

  chez Noukette

catégorie « Art » pour ma ligne BD

Cornbread (pain de maïs)

Le « cornbread » (pain de maïs) est un plat typique du Sud des Etats-Unis, qui fait partie intégrante de la « Soul Food » et que l’on retrouve souvent dans les plats évoqués dans les romans afro-américains. Il est le plus souvent cuit dans un plat carré comme un gâteau que l’on coupe ensuite en carrés mais on peut aussi le trouver sous forme de petits pains comme des muffins. Il peut être plus ou moins sucré mais c’est en général un accompagnement pour des plats salés. Il ne se conserve pas comme du pain et est meilleur frais mais peut se réchauffer.

Ingrédients :

  • 140 g de farine de maïs
  • 2 oeufs
  • 115 g de beurre (margarine vegan pour moi)
  • 125 g de farine
  • 1/2 cuillère à café de levure
  • 100 g de sucre blanc
  • 1/2 cuillère à café de sel
  • 235 ml de babeurre (pour remplacer le babeurre par une version sans lactose : prenez la même quantité de lait de soja et ajouter 1 cuillère à soupe de jus de citron. Laissez reposer 5-10 minutes, mélangez et ensuite utilisez comme dans la recette d’origine.)

Jolie farine de maïs jaune claire

Préparation :

  • Préchauffer le four Thermostat 7
  • Beurrer un plat carré
  • Faire fondre le beurre dans une casserole
  • Retirer du feu et mélanger avec le sucre puis ajouter les oeufs et battre le tout.
  • Dans un autre bol, mélanger le babeurre et la levure puis ajouter au mélange beurre-oeuf-sucre
  • Ajouter la farine, la farine de maïs et le sel et bien mélanger
  • Verser la pâte dans le moule
  • Faire cuire entre 30 et 40 minutes

Ici servi avec des blackeyed peas (cliquez pour la recette)

 Les gourmandises en cuisine chez Syl

African American Soul Food

Dans le cadre du  j’ai cherché des recettes typiquement afro-américaines et j’ai trouvé l’appellation « Soul Food ».

Qu’est-ce que la « Soul Food »? C’est une appellation qui a vu les jour dans les années 1960 et qui correspond à ce qui touche les Afro-Américains : que ce soit la musique ou la nourriture. Avec l’évolution des droits civiques, les Afro-Américains ont voulu se réapproprier leur culture.

La nourriture « soul », si elle est très similaire par certains aspects à la nourriture « du Sud » au sens large, a cette différence qu’elle est issue de la culture culinaire des anciens esclaves qui devaient se débrouiller avec des aliments simples et bas de gamme (beaucoup d’abats par exemple) pour faire des plats. C’est souvent une cuisine chaleureuse et épicée et familiale avec des grands plats à partager.

Une autre particularité de cette cuisine c’est qu’étant issue de l’esclavage, et après son abolition, de familles Noires souvent moins éduquées, la majorité des recettes étaient transmises à l’oral et on peut dire que si des plats font partie de cette culture culinaire commune, chaque famille a « SA » recette!

Aujourd’hui, je vous propose 3 recettes : des Blackeyed peas et du cornbread et un peach cobbler.

Bon appétit!

 Les gourmandises en cuisine chez Syl

And still I rise : Maya Angelou (poèmes)

Pour commencer, j’ai découvert Maya Angelou par ses autobiographies dont je parle ici :

Tant que je serai noire : Maya Angelou
Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage : Maya Angelou

C’est une femme passionnante qui a vécu une vie incroyable! Je vous encourage vivement à lire ces autobiographies!  C’était une une poétesse, auteur, actrice, chanteuse, danseuse et militante américaine des droits civiques et féministe. Elle a reçu la  médaille présidentielle de la liberté des mains de Barack Obama :

J’ai aussi découvert son poème « Phenomenal woman » dans une campagne pour encourager les femmes à faire du sport pour leur propre bien-être et c’était elle qui lisait ce poème. C’est ce qui m’a donné envie de lire ce recueil de poèmes dans le cadre de ce challenge.

Je l’ai lu en anglais d’abord parce que j’avais envie de découvrir ses mots tels qu’elle les avait écrits mais je suis extrêmement déçue de découvrir que ce recueil n’a pas été traduit en français. J’ai eu beaucoup de plaisir à lire ces poèmes et certains sont vraiment jubilatoires! D’une force incroyable!

Je vous propose un sélection en anglais de certains qui m’ont vraiment touchés et je vous mets aussi des liens vers des traductions quand j’en ai trouvées sur internet (mais je suis vraiment choquée qu’une poétesse de cette envergure ne soit pas traduite…) et j’ai trouvé des vidéos où elle lit ses poèmes : à écouter et voir!

  • Phenomenal Woman 
Phenomenal Woman 
Pretty women wonder where my secret lies.
I’m not cute or built to suit a fashion model’s size
But when I start to tell them,
They think I’m telling lies.
I say,
It’s in the reach of my arms,
The span of my hips,
The stride of my step,
The curl of my lips.
I’m a woman
Phenomenally.
Phenomenal woman,
That’s me.
I walk into a room
Just as cool as you please,
And to a man,
The fellows stand or
Fall down on their knees.
Then they swarm around me,
A hive of honey bees.
I say,
It’s the fire in my eyes,
And the flash of my teeth,
The swing in my waist,
And the joy in my feet.
I’m a woman
Phenomenally.
Phenomenal woman,
That’s me.
Men themselves have wondered
What they see in me.
They try so much
But they can’t touch
My inner mystery.
When I try to show them,
They say they still can’t see.
I say,
It’s in the arch of my back,
The sun of my smile,
The ride of my breasts,
The grace of my style.
I’m a woman
Phenomenally.
Phenomenal woman,
That’s me.
Now you understand
Just why my head’s not bowed.
I don’t shout or jump about
Or have to talk real loud.
When you see me passing,
It ought to make you proud.
I say,
It’s in the click of my heels,
The bend of my hair,
the palm of my hand,
The need for my care.
’Cause I’m a woman
Phenomenally.
Phenomenal woman,
That’s me.
  • Still I rise
Dans cette vidéo, Maya Angelou dit son poème « Still I rise » et même si vous ne comprenez pas l’anglais, écoutez là, moi j’ai eu les larmes aux yeux en l’écoutant donner vie à son texte!
Still I rise
You may write me down in history
With your bitter, twisted lies,
You may trod me in the very dirt
But still, like dust, I’ll rise.
Does my sassiness upset you?
Why are you beset with gloom?
’Cause I walk like I’ve got oil wells
Pumping in my living room.
Just like moons and like suns,
With the certainty of tides,
Just like hopes springing high,
Still I’ll rise.
Did you want to see me broken?
Bowed head and lowered eyes?
Shoulders falling down like teardrops,
Weakened by my soulful cries?
Does my haughtiness offend you?
Don’t you take it awful hard
’Cause I laugh like I’ve got gold mines
Diggin’ in my own backyard.
You may shoot me with your words,
You may cut me with your eyes,
You may kill me with your hatefulness,
But still, like air, I’ll rise.
Does my sexiness upset you?
Does it come as a surprise
That I dance like I’ve got diamonds
At the meeting of my thighs?
Out of the huts of history’s shame
I rise
Up from a past that’s rooted in pain
I rise
I’m a black ocean, leaping and wide,
Welling and swelling I bear in the tide.
Leaving behind nights of terror and fear
I rise
Into a daybreak that’s wondrously clear
I rise
Bringing the gifts that my ancestors gave,
I am the dream and the hope of the slave.
I rise
I rise
I rise.
  • Dans la vidéo suivante, Maya Angelou explique qu’elle a écrit un poème sur le travail et qu’elle s’est  rendue compte qu’elle avait écrit un poème sur le travail des hommes, qui travaillent du matin au soir mais qu’elle aussi voulu écrire un poème sur le travail des femmes, qui elles, travaillent encore une fois rentrées à la maison. Dans la vidéo elle lit également les deux poèmes. Je n’ai pas trouvé de traductions (et je ne m’aventurai pas à les traduire moi-même, de peur de gâcher les textes!)
One more round
There ain’t no pay beneath the sun
As sweet as rest when a job’s well done.
I was born to work up to my grave
But I was not born
To be a slave
One more round
And let’s heave it down
One more round
And let’s heave it down
Papa drove steel and Mama stood guard
I never heard them holler cause the work was hard
They were born to work up to their graves
But they were not born
To be worked-out slaves
One more round
And let’s heave it down
One more round
And let’s heave it down
Brothers and sisters know the daily grind
It was not labor made them lose their minds
They were born to work up to their graves
But they were not born
To be worked-out slaves
One more round
And let’s heave it down
One more round
And let’s heave it down
And now I’ll tell you my golden mule
A was born to work but I ain’t no mule
I was born to work up to my grave
But I was not born
To be a slave
One more round
And let’s heave it down
One more round
And let’s heave it down
Woman Work
I’ve got the children to tend
The clothes to mend
The floor to mop
The food to shop
Then the chicken to fry
The baby to dry
I got company to feed
The garden to weed
I’ve got shirts to press
The tots to dress
The can to be cut
I gotta clean up this hut
Then see about the sick
And the cotton to pick.Shine on me, sunshine
Rain on me, rain
Fall softly, dewdrops
And cool my brow again.Storm, blow me from here
With your fiercest wind
Let me float across the sky
‘Til I can rest again.Fall gently, snowflakes
Cover me with white
Cold icy kisses and
Let me rest tonight.
Sun, rain, curving sky
Mountain, oceans, leaf and stone
Star shine, moon glow
You’re all that I can call my own.
  • Ain’t that bad ?

Pas de traduction non plus mais pour l’écouter vous pouvez aller jusqu’à la minute 14 et quelques de la vidéo suivante. Dans ce poème, Maya Angelou écrit une sorte d’hymne à la culture Afro-Américaine (danses, musiques, nourriture etc) et à la fierté d’être Noire en citant de nombreuses figures Afro-Américaines. Pour moi, ce poème représente parfaitement cet African American History Month!

Ain’t that bad ?

Dancin’ the funky chicken
Eatin’ ribs and tips
Diggin’ all the latest sounds
And drinkin’ gin in sips.

Puttin’ down that do-rag
Tighten’ up my ‘fro
Wrappin’ up in Blackness
Don’t I shine and glow?

Hearin’ Stevie Wonder
Cookin’ beans and rice
Goin’ to the opera
Checkin’ out Leontyne Price.

Get down, Jesse Jackson
Dance on, Alvin Ailey 
Talk, Miss Barbara Jordan
Groove, Miss Pearlie Bailey.

Now ain’t they bad?
An ain’t they Black?
An ain’t they Black?
An’ ain’t they Bad?
An ain’t they bad?
An’ ain’t they Black?
An’ ain’t they fine?

Black like the hour of the night
When your love turns and wriggles close to your side
Black as the earth which has given birth
To nations, and when all else is gone will abide.

Bad as the storm that leaps raging from the heavens
Bringing the welcome rain
Bad as the sun burning orange hot at midday
Lifting the waters again.

Arthur Ashe on the tennis court
Mohammed Ali in the ring
Andre Watts and Andrew Young
Black men doing their thing.

Dressing in purples and pinks and greens
Exotic as rum and Cokes
Living our lives with flash and style
Ain’t we colorful folks?

Now ain’t we bad?
An’ ain’t we Black?
An’ ain’t we Black?
An’ ain’t we bad?
An’ ain’t we bad?
An’ ain’t we Black?
An’ ain’t we fine?

 Stevie Wonder  : chanteur/musicien              Leontyne Price : cantatrice

 Jesse Jackson : Militant politique pour les droits civiques        Alvin Ailey : danseur et chorégraphe

 Barbara Jordan : femme politique   Pearlie Bailey : actrice et chanteuse

Arthur Ashe : joueur de tennis                           Mohammed Ali : Boxeur

 Andre Watts : pianiste Andrew Young : militant pour les droits civiques et premier ambassadeur afro-américain aux Nations unies

  • Et maintenant vous pouvez écouter ses poèmes :

Aujourd’hui je vous parle aussi de « Lettre à ma fille »

 (Thématique « Poésie/chanson »)

African American History Month Challenge : c’est parti!

Pour plus de détails, cliquez sur le logo

Dans les années 1920, l’historien Carter G. Woodson a fait en sorte que le  « Negro History Week » soit instauré aux Etats-Unis : une semaine pour mettre à l’honneur les Afro-Américains qui n’étaient pas assez reconnus dans l’histoire du pays. En 1976, le président Ford a transformé la semaine en un mois et en 1986, le Congrès a déclaré que le mois de février serait « National Black History Month ».

Ce que je vous propose c’est de profiter du mois de février pour parler des Afro-Américains dans l’histoire ou dans la fiction. Nous pourrons parler de romans écrits par des Afro-Américains ou parlant d’Afro-Américains, qui traitent de l’histoire des Noirs aux Etats-Unis, que ce soit dans l’histoire ancienne avec l’esclavage, ou plus récente avec la ségrégation ou de nos jours. Des romans qui mettent en avant la complexité de la vie des Noirs aux Etats-Unis, leurs réussites, leurs combats, leurs difficultés à faire accepter leur place. Ce sera aussi l’occasion de parler de personnalités Noires Américaines, que ce soit dans les arts, dans la politique ou autre.

Si vous souhaitez participer avec moi, vous pouvez vous inscrire ici et il suffit d’écrire un ou plusieurs billets à votre guise avec le logo.

Dans le billet d’origine, je vous donne une bibliographie des titres dont j’ai parlé sur le blog et la liste des livres qui sont dans ma PAL. N’hésitez pas à vous en inspirer!

Voici quelques fils conducteurs, qui ne sont absolument pas obligatoires de suivre mais qui peuvent vous donner des idées et si vous avez d’autres  idées : je suis très ouverte! Vous pouvez bien entendu lire des titres ou parler de thématiques n’importe quel jour!

  • Le 4 février : un documentaire sur une période historique relative aux Afro-Américains ou d’une biographie .
  • Le 6 février :  « Poésie / Chanson »(poète et/ou chanteur/ chanteuse et/ou  recueil de poèmes ou un poème en particulier et/ou un album ou une chanson…)
  • Le 8 février, je vous propose de faire un peu de cuisine avec une recette « soul food » qui est le type de cuisine associée aux Afro-américains. (Mais vous pouvez aussi parler cuisine n’importe quel jour!)
  • Le mercredi 14 février : BD  pour le rendez-vous de la BD de la semaine.
  • Le 16 février : un texte audio pour le rendez-vous mensuel de Sylire.
  • Le 22 janvier : cinéma.
  • Le 24 janvier  :  jeunesse.
  • Le mercredi 28 février : BD (pour le rendez-vous de la BD de la semaine.)

Voici ce dont j’ai prévu de vous parler :

  • « Martin et Rosa -Martin Luther King et Rosa Parks, ensemble pour l’égalité » de Raphaële Frier et Zaü (avec Bastien) et « Bessie Smith des routes du sud à la vallée heureuse » de Stéphane Koechlin : le 4 février (Thématique « biographie / documentaire »)
  • « And still I rise » de Maya Angelou et « Letters to my daughter » de Maya Angelou : le 6 février (Thématique « poésie/musique »)
  • Trois recettes de « soul food » (Blackeyed peas et Cornbread et Peach cobbler) : le 8 février
  • « Underground railroad » de Colson Whitehead (en LC avec Karine et Malorie) :  le 10 février
  • « The colour purple » (« La couleur pourpre ») : Alice Walker (tiré au sort au Book Jar) : le 12 février
  • « Lomax Collecteur de Folk songs » de Duchazeau (Pour le rendez-vous de la BD de la semaine) : le 14 février
  • « La confession » de John Grisham (pour le rendez-vous audio de Sylire) (En LC avec Sylire) : le 16 février
  • « Les figures de l’ombre« , « Dans la chaleur de la nuit » et « Mississippi Burning » (Thématique « Cinéma ») : le 22 février
  • « Ma nouvelle voisine » de Adrian Fogelin et « Le garçon qui n’était pas noir » de Jacqueline Woodson  (Thématique « Jeunesse ») le 24 février
  • « Blackface Banjo » de Frantz Duchazeau (Pour le rendez-vous de la BD de la semaine) : le 28 février

Voici les personnes qui se sont inscrites (J’avoue que je suis vraiment très agréablement surprise de voir autant de monde, je m’attendais presque à en faire un challenge personnel 😉

Anne
Bidib
Enna
Karine
Kathel
Lou
Malorie
Marie
Sandrion
Syl
Sylire
Valentyne

Mais si vous vous rendez-compte que par hasard, vous avez lu un livre qui correspondait à ce challenge pendant le mois de février : n’hésitez pas à venir me donner votre lien!