African American History Month Challenge 2019 : c’est fini!

Pour plus de détails, cliquez sur le logo

Voilà, le mois de février est terminé et l’African American History Month Challenge aussi et j’ai beaucoup apprécié de lire des romans, voir des films, lire des BD et de la jeunesse et même cuisiner (et manger) des recettes en rapport avec l’histoire ancienne ou contemporaine des Afro-Americains et j’ai vraiment aimé voir les découvertes que d’autres blogueuses ont faites dans ce domaine!

Merci beaucoup pour vos participations! Si j’ai oublié un lien ou si vous vous rendez-compte que vous avez parlé de quelque chose qui correspond sans être inscrit : n’hésitez pas à m’envoyer votre lien en commentaire! Mon but est plus de faire une sorte de bibliothèque collaborative sur le sujet!

Cette année j’ai ouvert un un groupe Facebook pour échanger en plus des billets de blogs! N’hésitez pas à demander à le rejoindre pour discuter en dehors du mois de février!

Vous pouvez encore m’envoyer des liens pendant le mois de mars, je les rajouterai au récap’.

Et je peux déjà vous dire que le challenge sera reconduit en 2020… Ce n’est pas de ma faute : j’ai relevé bien trop de titres chez les participants, il va bien falloir que je les lise maintenant! Alors rendez-vous en février 2020 (enfin, j’espère avant aussi 😉

Cliquez sur les liens pour arriver sur les articles des participants!

Archives sur le sujet sur Ennalit (cliquez)
Des découvertes à faire avec le recap’ de l’African American History Month Challenge 2018 (cliquez)

Des idées compilées par Kathel et d’autres blogueurs :

Conseils de lecture (16) La lutte pour les droits civiques (cliquez)

Si vous voulez des idées de personnalités Afro-Américaines à découvrir voici un lien (en anglais) :

44 personnalités noires qui ont eu un impact sur la société américaines et mondiale dans divers domaines (cliquez)
Présentation du challenge / Idées de lectures / Envies de billets :

Blandine

Enna

1er février :

Marion évoque Louis Armstrong avec une photo.

Saxaoul : « Martin et Rosa » de Raphaële Frier et Zaü (jeunesse)

Five O’Clock Teach (sur Instagram) évoque le fait qu’elle va parler du Black History Month à ses élèves de collège et nous montre deux couvertures de livres de sa bibliothèque de classe.

2 février :

Marion retourne dans le passé de son blog avec : « Damoclès » de Fatou Ndong

Kathel : « Les moissons funèbres » de Jesmyn Ward

Blandine : « Coton blues » de Régine Joséphine et Oreli Gouel (illustrations) (jeunesse)

3 février :

Marion évoque Barack Obama avec une photo.

4 février :

Enna : « Mille petits riens » (« Small great things ») de Jodi Picoult

Kathel : « Mille petits riens » de Jodi Picoult

Marion retourne dans le passé de son blog avec  « Mille petits riens » (« Small great things ») de Jodi Picoult

5 février :

Marion retourne dans le passé de son blog avec pour parler d’Abraham Lincoln et l’abolition de l’esclavage avec « Lincoln » de Steven Spielberg et « Catfish » de Maurice Pommier

6 février :

Enna : « Reporter T1 -Alabama 1965- Bloody Sunday, Une marche pour la liberté » de Renaud Gareta, Jonathan Granier, Kid Toussaint (BD)

Marion : « Green book » de Peter Farrelly (film)

7 février :

Marion retourne dans le passé de son blog pour évoquer « Moonlight » de Barry Jenkins.

8 février :

Enna aux fourneaux : Des biscuits « Southern tea cakes »

Blandine : « La véritable histoire d’Angela, qui manifesta au côté de Martin Luther King » de Christiane Lavaquerie-Klein et  Laurence Paix-Rusterholtz (jeunesse)

Karine : « Americanah »de Chimamanda Ngozi Adichie

Marion retourne dans le passé de son blog avec pour évoquer « Hidden figures » de Theodore Melfi

Sur le groupe FB du challenge, Kathel a partagé un ancien billet qui regroupe plusieurs titres correspondants au challenge.

 9 février :

Marion retourne dans le passé de son blog avec « La couleur pourpre » de Alice Walker

Titine :  « Le nouveau » de Tracy Chevalier

10 février :

Enna : « Le bus de Rosa » de Fabrizio Silei et Maurizio A.C Quarello (et des informations sur Rosa Parks) (jeunesse)

Enna : « Ruby tête haute »de Irène Cohen-Janca et Marc Daniau (et des informations sur Ruby Bridges) (jeunesse)

Enna : « I have a dream : Martin Luther King » (et son illustrateur Kadir Nelson) (jeunesse)

Blandine :  « I have a dream : Martin Luther King et Kadir Nelson (illustrations) (jeunesse)

Sur le groupe FB du challenge, Marion a partagé un lien sur 44 personnalités noires qui ont eu un impact sur la société américaines et mondiale dans divers domaines (en anglais)

Nahe aux fourneaux : Beef’n cheese potatoes

Rosa aux fourneaux : Cobbler aux pêches

11 février :

Marion retourne dans le passé de son blog avec : « Le temps où nous chantions » de Richard Powers

Blandine retourne dans le passé de son blog avec « From black to white » de Stéphane Louis et Clément Baloup (BD)

Nath Sci : « S’il faut mourir » de Junius Edwards 

12 février :

Enna : « Green Book, sur les routes du Sud » de Peter Farrelly (film) (+les Green books et Don Shirley)

Enna : « Mais leurs yeux dardaient sur Dieu ou Une femme noire (Their eyes were watching God) » de Zora Neale Hurston

Kathel : « Effacement » de Percival Everett

Marion retourne dans le passé de son blog avec : le métissage selon Richard Powers

Anne : « Mais leurs yeux dardaient sur Dieu » de Zora Neale Hurston

13 février :

Blandine : « Wake up America, Tome 1, 1940-1960 » de Nate Powell, Andrew Aydin et John Lewis (BD)

Saxaoul :  « Wake up America, Tome 1, 1940-1960 » de Nate Powell, Andrew Aydin et John Lewis

Marion retourne dans le passé de son blog avec : La musique noire américaine selon Richard Powers

15 février :

Sur le groupe FB du challenge, j’ai partagé un lien sur Toni Morrison.

Marion évoque Martin Luther King avec une photo.

16 février :

Enna : « Sur les hauteurs du mont Crève-Coeur » de Thomas H. Cook (lu par Guy Moign)

Sylire : « Sur les hauteurs du mont Crève-Coeur » de Thomas H. Cook (lu par Guy Moign)

Enna : « Léon » de Walter Tillage (lu par Dominique Reymond) (jeunesse)

Isabelle : « Mississippi » de Hillary Jordan

Marion nous fait entendre la voix d’Ella Fitzgerald

Nath Sci : « Martin Luther King – Un rêve d’égalité » de Anne Blanchard & Anastassia Elias (jeunesse)

Nath Sci : « Martin Luther King » de Brigitte Labbé et Michel Puech (jeunesse)

17 février :

Blandine :  « Martin et Rosas, ensemble pour l’égalité » de Raphaële Frier et Zaü

Isabelle aux fourneaux : Cobbler aux pêches

Marion évoque Jean-Michel Basquiat

18 février :

Bidib : Kevin Hart’s Guide to Black History (un programme TV éducatif pour le jeunesse)

Saxaoul :« Le chant des revenants » de Jesmyn Ward

The Autist Reading : « The Blood of Emmett Till » de Timothy B. Tyson et un extrait du texte (en anglais)

19 février :

Isabelle : « Little Lou » de Jean Claverie (jeunesse)

Sur le groupe FB du challenge, Isabelle a partagé le meilleur de Memphis Slim à qui l’album « Little Lou » est dédicacé et dont il a écrit la préface.

Marion évoque quelques auteurs Afro-Américains qu’elle a envie de découvrir.

21 février :

Valentyne : « Les douze tribus d’Hattie » de Ayana Mathis

22 février :

Enna : « Cours! » de Davide Cali et Maurizio A.C.Quarello (Jeunesse)

Enna : « Bluebird » de Tristan Koëgel (Jeunesse)

Nath Sci : « Bluebird » de Tristan Koëgel (Jeunesse)

Blandine : « Green book » de Peter Farrelly (film)

23 février :

Blandine : « Little Lou » de Jean Claverie (jeunesse)

Bidid : « Martin et Rosa » de Raphaële Frier et Zaü (jeunesse)

Nath Sci : « Je suis un homme – Martin Luther King » d’Éric Simard (jeunesse)

Nath Sci : « Martin Luther King » de J-M Billioud et Judith Gueyfier (BD)

24 février :

Enna : « Henry et la liberté » de Ellen Levine et Kadir Nelson (Illustrations) (Jeunesse)

Blandine : « Henry et la liberté » de Ellen Levine et Kadir Nelson (Illustrations) (Jeunesse)

Enna : « Racines (Roots) saison 1 » : série télévisée réalisée par Marvin J. Chomsky, John Erman, Gilbert Moses et David Greene (1977)

Isabelle : « Le pianiste de la nouvelle-Orléans » de Paul Couturier

Nath Sci : « BlacKkKlansman – J’ai infiltré le Ku Klux Klan » de Spike Lee (film)

Isabelle aux fourneaux : Gaufres à la patate douce au curry et coriandre

25 février :

FondantGrignote : « L’invention des ailes » de Sue Monk Kidd

Blandine : « Les Figures de l’ombre » (film)

Sur le groupe FB du challenge, Nath Sci  nous a présenté Curtis Mayfield, un auteur compositeur interprète engagé des années 60/70 avec deux chansons « We’re a Winner » et « Diamond in the Back »

26 février :

Enna : « Moonlight » de Barry Jenkins (film)

Enna : « Brown girl dreaming » de Jacqueline Woodson

Blandine : « Le Petit Prince de Harlem » de Mikaël Thévenot (Jeunesse)

Nath Sci : « Little Lou » de Jean Claverie (Jeunesse)

27 février :

Blandine : « Virginia, Tome 1-2-3 » de Séverine Gauthier et Benoît Blary (BD)

Sur le groupe FB du challenge, The Autist Reading a partagé une publication artistique de Combo Culture Kidnapper

Karine : « Joséphine Baker »de Catel et Bocquet (BD)

28 février :

Enna : « The hate U give » (« THUG – La haine qu’on donne ») de Angie Thomas (jeunesse) (+ Black Lives Matter)

Blandine : « The hate U give -La haine qu’on donne » de Angie Thomas (jeunesse)

Enna : « Like a King » de Ben Harper : Rodney King et les émeutes de Los Angeles de 1992

Sur le groupe FB du challenge, The Autist Reading a partagé une publication de Barack Obama sur FB pour parler « My brother’s keeper » une initiative qui a suivi la mort de Trayvon Martin.

En mars (pour finir) :

Isabelle : « Un jour je serai libre » de Sophie Koechlin et Stéphane Koechlin (album jeunesse)

Nath Sci : « Le chant des revenants » de Jesmyn Ward

Nath Sci : « Rockin’Johnny  » de Eric Senabre et  Merlin (Raconté par Dominique Pinon)

Nath Sci : « Le bruissement du papier et des désirs » de Sarah McCoy

Nath Sci : « The hate U give -La haine qu’on donne » de Angie Thomas (jeunesse)

Kathel : « Barracoon » de Zora Neale Hurston

Un peu plus tard encore :

Alexielle : « Tant que je serai noire » de Maya Angelou

 

« Like a King » de Ben Harper : Rodney King et les émeutes de Los Angeles de 1992

Alors que j’étais en train de lire « The Hate U Give« , cette chanson de Ben Harper est passée à la radio et j’ai trouvé que c’était un hasard très intéressant. En effet, c’est une chanson que j’ai utilisée une année avec mes 3e quand je parlais des droits des Noirs aux Etats-Unis et elle colle bien à la thématique du roman et toutes les recherches que j’ai fait es sur les émeutes de Los Angles en 1992 aussi.

Voici les paroles et une traduction :
« Like a King » de Ben Harper

Well Martin’s dream
Has become Rodney’s worst
Nightmare
Can’t walk the streets
To them we are fair game
Our lives don’t mean a thing

Like a king, like a king, like a king
Rodney King, Rodney King, Rodney King
Like a king, like a king, like a king
How I wish you could help us Dr. King

Make sure it’s filmed
Shown on national T.V.
They’ll have no mercy
A legal lynch mob
Like the days strung up from the tree
The L.A.P.D.

Like a king, like a king, like a king
Rodney King, Rodney King, Rodney King
Like a king, like a king, like a king
How I wish you could help us Dr. King

So if you catch yourself
Thinking it has changed for the best
You better second guess
Cause Martin’s dream
Has become Rodney’s worst
Nightmare

Like a king, like a king, like a king
Rodney King, Rodney King, Rodney King
Like a king, like a king, like a king
How I wish you could help us Dr. King

*

Like A King (Comme Un Roi… ou comme un « King » (Martin ou Rodney)

Et bien le rêve de Martin
Est devenu le pire cauchemar de Rodney.
Impossible de marcher dans la rue,
Pour eux nous sommes des proies,
Nos vies ne signifient rien.

Comme un roi, comme un roi, comme un roi.
Rodney King, Rodney King, Rodney King
Comme un roi, comme un roi, comme un roi.
Comme j’aimerais que vous puissiez nous aider Docteur King.

Assurez-vous que ce soit filmé,
Montré à la télévision nationale.
Ils n’auront aucune pitié.
Un lynchage légal organisé,
Like the days strung up from the tree
Comme aux jours où l’on était pendus aux arbres
La police de Los Angeles.

Comme un roi, comme un roi, comme un roi.
Rodney King, Rodney King, Rodney King
Comme un roi, comme un roi, comme un roi.
Comme j’aimerais que vous puissiez nous aider Docteur King.

Si vous vous prenez
à penser que la situation s’est améliorée,
Vous feriez mieux d’y penser à deux fois
Parce que le rêve de Martin
Est devenu le pire cauchemar de Rodney.

Comme un roi, comme un roi, comme un roi.
Rodney King, Rodney King, Rodney King
Comme un roi, comme un roi, comme un roi.
Comme j’aimerais que vous puissiez nous aider Docteur King.

La chanson parle de Rodney King et des émeutes raciales et sociales de Los Angeles en 1992.

Voici un extrait d’un article qui explique la situation : « Le 3 mars 1991, Rodney King était arrêté en état d’ivresse après une course poursuite à plus de 160 km/h. Les quatre policiers font alors preuve d’une violence inouïe pour le maîtriser, lui assénant plus de cinquante coups de matraque et de coups de pied. […] ce jour-là, la scène est enregistrée. Un plombier, vidéaste amateur, alerté par le bruit, filme pendant dix minutes l’arrestation plus que musclée. Et apporte la cassette à une télévision locale. La vidéo est ensuite reprise par les grandes chaînes et scandalise l’opinion publique. Pour la première fois le pays entier se retrouve témoin du délit. Le procès est inévitable. […] Le jury est composé de dix Blancs, un Asiatique et un Hispanique. Rodney King, toxicomane, déjà condamné pour braquage, ne fait pas le poids. Les quatre policiers sont blanchis. »

Dans cet article du National Geographic, on peut lire : « Acquittés. La sentence résonne comme l’injustice de trop. Rodney King est devenu le symbole de la lutte contre les violences policières et la discrimination. Combien faudra-t-il encore de Rodney King pour que les Noirs soient traités avec le même respect que les autres citoyens ? Los Angeles s’embrase, les émeutes crient l’exaspération de la communauté afro-américaine. L’état d’urgence est déclaré. Les bâtiments sont détruits par le feu et les explosions, les coups sont rendus un à un, les forces de l’ordre prises à partie, tenues pour responsables. Le déchaînement de violence ne faiblit pas pendant six jours et se propage à Seattle, Oakland, San Francisco, Las Vegas, San Diego, New York, Philadelphie et Atlanta. Mais rien n’atteint la gravité des émeutes de Los Angeles. Trop de ressentiment, de frustration et d’espoirs meurtris ne peuvent être contenus. »

Voici la bande annonce d’un documentaire National Geographic intitulé « L.A 92 » (en cliquant sur le lien vous pourrez trouver le documentaire complet sur Youtube) constitué uniquement d’images d’archives et de documents authentiques de cette période. La bande annonce est doublée en français dans cet article du National Geographic. Je dois dire que rien que la bande annonce est impressionnante…

Il y a aussi le documentaire « Let It Fall : LA 1982-1992 », réalisé par John Ridley (le réalisateur de « Twelve years a slave) :

Et j’ai découvert le film « Kings »  de Deniz Gamze Ergüven qui se situe à Los Angles en plein dans cette période et qui a l’air très fort aussi :

The hate U give (THUG – La haine qu’on donne) : Angie Thomas (+ Black Lives Matter)

Un Book face!

Résumé de l’édition française (chez Nathan Traduction Nathalie Bru) : « Starr a seize ans, elle est noire et vit dans un quartier difficile, rythmé par les guerres entre gangs, la drogue et les descentes de police. Tous les jours, elle rejoint son lycée blanc situé dans une banlieue chic ; tous les jours, elle fait le grand écart entre ses deux vies, ses deux mondes. Mais tout vole en éclats le soir où son ami d’enfance Khalil est tué. Sous ses yeux, de trois balles dans le dos. Par un policier trop nerveux. Starr est la seule témoin. Et tandis que son quartier s’embrase, tandis que la police cherche à enterrer l’affaire, tandis que les gangs font pression sur elle pour qu’elle se taise, Starr va apprendre à surmonter son deuil et sa colère ; et à redresser la tête. »

Le résumé est très bon, je ne vais pas chercher à en faire un autre mais plutôt tout de suite vous donner mon avis à chaud car j’écris ce billet après avoir dévoré le roman.

C’est un roman ado mais il peut sans complexe être lu par des adultes car il est loin d’être simpliste. La vie de Starr est loin d’être manichéenne. Elle est tiraillée entre la Starr du quartier où elle a grandi, la Starr Noire et la Starr qui est éduquée dans un lycée huppé, la Starr -certes toujours Noire mais pas du « ghetto »… C’est compliqué pour elle car elle a des amis dans les deux parties de sa vie mais elle ne peut pas les rassembler…

Son père, gangster réformé est très fidèle au quartier pour des raisons idéologiques et sa mère, elle, souhaite surtout protéger ses enfants de la violence toujours latente de l’endroit où ils vivent. Starr, elle, se partage, ne voulant pas choisir…

Tout bascule lors d’un drame à la fois terrible et pourtant assez ordinaire : un policier blanc tire sur un jeune noir, sans raison, et Starr, qui était là, peut témoigner… Mais sa parole aura-t-elle assez de force pour dépasser les stéréotypes et faire passer le message qu’être jeune, Noir et vivre dans un ghetto ne sont pas des raisons suffisantes pour être assassiné par la police?

Dans ce roman, on ne fait pas l’impasse sur la violence du quartier dans le quel Starr et sa famille vivent, on n’édulcore pas la place des gangs, l’importance de la drogue et la difficulté à s’élever de sa condition sociale quand on vient de ce genre de quartier. De même, le racisme sous-jacent et souvent lié à l’ignorance est aussi évoqué et j’ai aussi trouvé cela intéressant. En effet les relations amicales et amoureuses de Starr avec les jeunes qui ne sont pas de son milieu sont aussi l’occasion pour le lecteur blanc de s’interroger sur sa vision de la situation et c’est important aussi.

J’ai beaucoup aimé ce roman, j’ai trouvé qu’il sonnait juste et qu’il était aussi instructif sur certains aspects de la vie des Afro-Américains tout en étant contrebalancé par beaucoup d’amour (dans une famille qui se serre les coudes et qui fait tout pour dépasser les difficultés et les préjugés) et aussi de l’humour. Mais surtout qui développe une certaine conscience politique/activiste.

Un très bon roman jeunesse.

Un film tiré du livre vient de sortir (je vais attendre un peu avant de le voir, mais j’essaierai de le voir pour février 2020 😉 mais d’après la bande annonce, il semble fidèle au livre.)

Dès le deuxième chapitre, Starr évoque le fait que ses parents l’ont prévenue de faire attention si elle était arrêtée par la police, d’obéir, de ne pas bouger etc… J’ai immédiatement pensé à la vidéo qui suit, qui montre des parents noirs qui parlent à leurs enfants pour les encourager à avoir confiance en eux sans se préoccuper de ce les gens disent d’eux en raison de la couleur de leur peau ou pour les mettre en garde contre des dangers propres aux Noirs aux Etats-Unis et je trouve que cette vidéo a sa place dans ce challenge :

Cette version est plus courte mais elle est sous-titrée en français :

*

« THUG » : la définition de Tupack qui est au coeur du roman est expliquée ici :

*

Ce roman fait évidemment tout de suite penser au mouvement « Black lives matter » et si vous ne savez pas ce que c’est, voici une vidéo qui vous en parle :

A la fin du roman, Starr fait une liste de noms qui sont concernés par son engagement et ces noms, on les retrouve aussi dans cet article qui explique aussi de façon très claire ce qu’est le mouvement Black Lives Matter :

Le mouvement Black Lives Matter expliqué en trois minutes

*

Pour rester dans la thématique des émeutes raciales et des injustices liées à la police -car ce n’est pas nouveau aux Etats-Unis- j’ai préparé un billet qui revient sur Rodney King et  les émeutes de Los Angeles de 1992.

 chez Antigone

 avec Blandine et Nath Sci 

catégorie «gros mot» pour ma ligne jeunesse

« Green Book, sur les routes du Sud » de Peter Farrelly (film) (+les Green books et Don Shirley)

C’est mon amie et collègue Titi qui m’a parlé de ce film fin janvier car elle pensait que ça m’intéresserait par son lien avec l’African American History Month challenge et elle avait bien raison! Nous sommes d’ailleurs allées ensemble le voir en VO avec Mrs B une autre amie et collègue qui s’intéresse à ce sujet!

Résumé de Allociné : « En 1962, alors que règne la ségrégation, Tony Lip, un videur italo-américain du Bronx, est engagé pour conduire et protéger le Dr Don Shirley, un pianiste noir de renommée mondiale, lors d’une tournée de concerts. Durant leur périple de Manhattan jusqu’au Sud profond, ils s’appuient sur le Green Book pour dénicher les établissements accueillant les personnes de couleur, où l’on ne refusera pas de servir Shirley et où il ne sera ni humilié ni maltraité.

Dans un pays où le mouvement des droits civiques commence à se faire entendre, les deux hommes vont être confrontés au pire de l’âme humaine, dont ils se guérissent grâce à leur générosité et leur humour. Ensemble, ils vont devoir dépasser leurs préjugés, oublier ce qu’ils considéraient comme des différences insurmontables, pour découvrir leur humanité commune.  »

*

J’ai beaucoup aimé ce film! D’abord avec les acteurs sont vraiment bons : Viggo Mortensen, Mahershala Ali sont vraiment excellents!

J’ai aussi aimé voir le Sud des Etats-Unis de cette période dans toutes ses contradictions : il y a la ségrégation partout mais les riches blancs s’enorgueillissent de revoir ce pianiste réputé pour faire bonne impression tout en lui refusant les mêmes droits que s’il était Blanc. C’est assez terrible… Il y a aussi le problème de voyager quand on est Noir aux Etats-Unis : le fait de devoir « choisir » ses logements et restaurants en fonction des lois régissant la séparation des Blancs et des Noirs et le fameux « Green Book » mais aussi la manière dont la police traitent différemment les gens selon qu’ils soient Blancs ou Noirs dans le Sud…

Mais surtout ce que j’ai aimé c’est le renversement des clichés : le Blanc ici est plutôt rustre, c’est un Italo-Américain du Bronx, qui ne s’exprime pas avec beaucoup de finesse et qui a le coup de poing facile et le Noir est un homme riche, cultivé et très raffiné. Ils sont en contraste total avec les clichés de l’époque. Et d’ailleurs, Tony, le chauffeur / garde du corps s’étonne que Don, le pianiste réputé ne soit pas plus comme les autres Noirs mais Don, lui souffre de n’avoir sa place nulle part : pas assez « noir » dans sa façon d’être pour se sentir de points communs avec sa « communauté » et trop noir pour être accepté par les Blancs… Et pourtant, à sa façon, il lutte, choisissant de venir dans le Sud pour montrer qu’un Noir peut jouer cette musique différente de celle que l’on pouvait imaginer qu’il joue.

Au fil du film, Tony va dépasser ses propres préjugés (lui qui ne n’avait au début pas beaucoup de tolérance pour qui que ce soit qui ne soit pas italien et encore moins un Noir).

C’est un film historique et drôle par moments mais aussi très touchant quand il s’agit de constater les injustices liées à la ségrégation et aussi émouvant quand on se penche sur la psychologie du personnage de Don.

Pour revenir sur le vrai « Green Book » ou « The Negro Motorist Green-Book », , vous pourrez trouver des informations plus précises en cliquant sur la photo. Dans la vidéo suivante (en anglais mais vous pouvez activer la traduction automatique en français) vous pourrez en apprendre plus sur la traversée des villes sur la Route 66 qui étaient régies par les lois Jim Crow en les informant de tous les commerces acceptant de servir les Noirs et aussi sur les « Sundown Towns » (les villes à couvre feu) c’est à dire les villes qui n’acceptaient pas que des Noirs soient sur la route après la tombée de la nuit.

L’histoire est basée sur l’histoire vraie entre Don Shirley et Tony « Lip » Vallelonga, raconté par Nick Vallelonga d’après les histoires racontée par son père et l’artiste. Ils étaient amis dans la vraie vie.  (Cliquez pour voir un article de Paris Match sur les deux hommes).

Dans cette vidéo (en anglais mais vous pouvez activer la traduction automatique en français), on peut écouter Don Shirley raconter sa vie d’artiste noir aux Etats-Unis et voir des images et des films d’époque, c’est vraiment intéressant après avoir vu le film!

African American History Month Challenge 2019 : ça commence demain!

Pour plus de détails, cliquez sur le logo

L’an dernier, je vous expliquais que la cause des Afro-Américains, leur histoire, leur place dans la société américaine et dans la littérature est un sujet qui me tient à coeur.

Dans les années 1920, l’historien Carter G. Woodson a fait en sorte que le  « Negro History Week » soit instauré aux Etats-Unis : une semaine pour mettre à l’honneur les Afro-Américains qui n’étaient pas assez reconnus dans l’histoire du pays. En 1976, le président Ford a transformé la semaine en un mois et en 1986, le Congrès a déclaré que le mois de février serait « National Black History Month ».

Cette année encore, je vous propose c’est de profiter du mois de février pour parler des Afro-Américains dans l’histoire ou dans la fiction. Nous pourrons parler de romans écrits par des Afro-Américains ou parlant d’Afro-Américains, qui traitent de l’histoire des Noirs aux Etats-Unis, que ce soit dans l’histoire ancienne avec l’esclavage ou plus récente avec la ségrégation ou de nos jours. Des romans qui mettent en avant la complexité de la vie des Noirs aux Etats-Unis, leurs réussites, leurs combats, leurs difficultés à faire accepter leur place. Ce sera aussi l’occasion de parler de personnalités Noires Américaines, que ce soit dans les arts, dans la politique ou autre.

Si vous souhaitez participer avec moi, vous pouvez vous inscrire ici et il suffit d’écrire un ou plusieurs billets à votre guise avec le logo.

Voici des idées qui correspondent à ce mois et qui peuvent vous donner des idées :

Archives sur le sujet sur Ennalit (cliquez)
Des découvertes à faire avec le recap’ de l’African American History Month Challenge 2018 (cliquez)

Des idées compilées par Kathel et d’autres blogueurs :

Conseils de lecture (16) La lutte pour les droits civiques (cliquez)

Si vous voulez des idées de personnalités Afro-Américaines à découvrir voici un lien (en anglais) :

44 personnalités noires qui ont eu un impact sur la société américaines et mondiale dans divers domaines (cliquez)
Le recap de cette année : Des découvertes à faire chez moi et les participants à l’African American History Month Challenge 2019 (cliquez)
EDIT du 6 février : il y a un groupe Facebook!

Cette année, je ne fixe pas de ligne directrice par jour mais n’hésitez pas à proposer vos idées pour des titres, des auteurs, des thèmes et des lectures communes qui pourraient intéresser d’autres participants!

Voici ce dont j’ai prévu de vous parler (presque tout est lu 😉 :

Lundi 4 :  « Mille petits riens »de Jodie Picoult

Mercredi 6 : une BD « Reporter -Alabama 1965- Bloody Sunday, Une marche pour la liberté » de  Garreta / Granier/ Toussaint

Vendredi 8 : une recette de Southern Tea Cakes

Dimanche 10 : Trois albums jeunesse sur des personnalités importantes dans l’histoire des droits civiques  : « Ruby tête haute » de Irène Cohen-Janca et Marc Daniau, « Le bus de Rosa » de  Fabrizio Silei et Maurizio Quarello,  « I have a dream : Martin Luther King » (Illustré par Kadir Neslon) (LC avec Blandine). 

Mardi 12 : « Their Eyes Were Watching God » (« Une femme noire » / « Mais leurs yeux dardaient sur Dieu ») de Zora Neale Hurston (LC avec Anne)

Jeudi 14 : Deux témoignages :  « Confessions » de Nat Turner et « I am not your Negro » de James Baldwin

Samedi 16 : Deux livres audio « Léon » de Walter Tillage (lu par Christophe Reymond) et « Sur les hauteurs du Mont Crève-Coeur » de Thomas H. Cook (lu par Guy Moign) (EC avec Sylire)

Mercredi 20 : Des BD biographies autour de la musique : « Billie Holiday » de Munoz / Sampayo (BD) et « Josephine Baker »de Catel et Boquet (BD) et donc aussi des infos sur les artistes et de la musique!

Vendredi 22 : Des textes jeunesse : un roman jeunesse : « Bluebird » de Tristan Koëgel (peut-être une LC avec Saxaoul et Nath Sci) et un album jeunesse « Cours ! » de Davide Cali et Maurizio Quarello 

Dimanche 24 : Thématique autour de l’esclavage : La saison 1 de la série de 1977 « Racines » et l’album jeunesse « Henry et la liberté : Une Histoire vraie » de Ellen Levine (Illustré par Kadir Neslon)  (LC avec Blandine)

Mardi 26 :  Une thématique « grandir Afro-Américain » : Une autobiographie poétique : « Brown girl dreaming » de Jacqueline Woodson et « Moonlight », un film de 2016.

Jeudi 28 : « The hate U give » de Angie Thomas (LC avec Blandine)

Je vous conseille aussi la revue America n°8  car la thématique est parfaite pour ce challenge!

Voici le sommaire sur la partie thématique « De la race en Amérique » : 

Je n’ai pas tout lu mais certains textes correspondaient parfaitement à mes lectures pour ce mois : « Une histoire de l’esclavage » pour accompagner ma lecture des « Confessions de Nat Turner », « La dernière traversée » de Zora Neale Husrton dont j’ai lu un roman, « Les usages du blues » de James Baldwin, dont j’ai lu le texte en rapport avec le film « I am not your Negro », et un entretien avec Chimamanda Ngozi Adichie dont le roman « Americanah » va parfaitement dans le mois.

Enfin, il y a une page qui évoque « La question raciale en 10 grandes oeuvres » qui peut nous inspirer pour cette année ou pour plus tard :

Deux films qui rentrent bien dans ce challenge sont sortis en janvier 2019. Je ne les ai pas vus mais j’espère les voir un jour!

Green Book : Sur les routes du Sud

Si Beale Street pouvait parler

Voici les personnes qui se sont inscrites :

  1. Alexielle
  2. Anne
  3. Bidib
  4. Blandine
  5. Didingc
  6. Enna
  7. Five O’Clock Teach
  8. Kathel
  9. Makuahine
  10. Marion
  11. Nahe
  12. Nath Sci
  13. Saxaoul
  14. Sylire
  15. Valentyne
  16. Valou

Mais si vous vous rendez-compte que, par hasard, vous avez lu un livre qui correspondait à ce challenge pendant le mois de février : n’hésitez pas à venir me donner votre lien même si vous n’êtes pas inscrits : l’important c’est le partage!

African American History Month Challenge 2019

L’an dernier, je vous expliquais que la cause des Afro-Américains, leur histoire, leur place dans la société américaine et dans la littérature est un sujet qui me tient à coeur.

Dans les années 1920, l’historien Carter G. Woodson a fait en sorte que le  « Negro History Week » soit instauré aux Etats-Unis : une semaine pour mettre à l’honneur les Afro-Américains qui n’étaient pas assez reconnus dans l’histoire du pays. En 1976, le président Ford a transformé la semaine en un mois et en 1986, le Congrès a déclaré que le mois de février serait « National Black History Month ».

Cette année encore, je vous propose c’est de profiter du mois de février pour parler des Afro-Américains dans l’histoire ou dans la fiction. Nous pourrons parler de romans écrits par des Afro-Américains ou parlant d’Afro-Américains, qui traitent de l’histoire des Noirs aux Etats-Unis, que ce soit dans l’histoire ancienne avec l’esclavage ou plus récente avec la ségrégation ou de nos jours. Des romans qui mettent en avant la complexité de la vie des Noirs aux Etats-Unis, leurs réussites, leurs combats, leurs difficultés à faire accepter leur place. Ce sera aussi l’occasion de parler de personnalités Noires Américaines, que ce soit dans les arts, dans la politique ou autre.

Si vous souhaitez participer avec moi, vous pouvez vous inscrire sous ce billet et il suffit d’écrire un ou plusieurs billets à votre guise avec le logo. Si vous voulez, on peut aussi mettre en place des thématiques. N’hésitez pas à me donner vos idées : je suis très ouverte!

Par exemple : « Autour de l’esclavage », « Autour de la ségrégation », « Conditions de vie des Noirs aux Etats-Unis », « Poésie », « Cinéma », « Music », « Autobiogrphie/ Biographie », « Jeunesse », « BD »…

Pour en savoir plus, vous pouvez cliquer ici pour des informations, des vidéos et des personnalités ou des événements.

Ici des idées de lectures sur un blog américain.

Voici des idées qui correspondent à ce mois et qui peuvent vous donner des idées :

Archives sur le sujet sur Ennalit (cliquez)
Des découvertes à faire chez moi et les participants à l’African American History Month Challenge 2018 (cliquez)

Des idées compilées par Kathel et d’autres blogueurs :

Conseils de lecture (16) La lutte pour les droits civiques (cliquez)

Si vous voulez des idées de personnalités Afro-Américaines à découvrir voici un lien (en anglais) :

44 personnalités noires qui ont eu un impact sur la société américaines et mondiale dans divers domaines (cliquez)
Le recap de cette année : Des découvertes à faire chez moi et les participants à l’African American History Month Challenge 2019 (cliquez)
EDIT du 6 février : il y a un groupe Facebook!

Et de mon côté, en ce mois de février j’ai déjà prévu de vous parler de livres que j’ai lu il y a quelques temps : 

Ruby tête haute de Irène Cohen-Janca et Marc Daniau (album jeunesse)

I have a dream : Martin Luther King (Illustré par Kadir Neslon)

Mille petits riens : Jodie Picoult

J’ai aussi prévu de piocher parmi des livres qui sont dans ma PAL :

I am not your negro : James Baldwin

Sur les hauteurs du Mont Crève-Coeur : Thomas H. Cook (lu par Guy Moign)

Their Eyes Were Watching God (« Une femme noire » / « Mais leurs yeux dardaient sur Dieu ») : Zora Neale Hurston

Tar Baby : Toni Morrison

The hate U give : Angie Thomas

Léon  : Walter Tillage (lu par Christophe Reymond)

Confessions : Nat Turner

Brown girl dreaming : Jacqueline Woodson

Et j’ai repéré les titres suivants à la médiathèque (mais je ne lirai pas tout évidemment… Le mois de février est trop court!) : 

Adulte :

Les suprêmes : Edward Kesley Moore

Une colère noire : Lettre à mon fils  : Ta-Nehisi Coates

Rien de plus précieux que le repos :  Yamina Benahmed Daho

BD :

Josephine Baker : Catel et Boquet

O’Boys 1 le sang du Mississippi : Thirault Cuz

Bluesman : Vollmer / Callejo

Billie Holiday  : Munoz / Sampayo

Hate Jazz : Gonzales / Altuna

Le rêve de Méteor Slim : Duchazeau

Marshal Bass (1) Black & white : Macan Darko

Jeunesse :

Cours! : Davide Cali

Francie : Karen English

Je vous en dirai plus le 1er février mais vous pouvez déjà vous inscrire dès aujourd’hui si vous souhaitez participer, même avec un seul titre de livre, ou film ou si vous voulez parler d’une personnalité importante… Bref : n’hésitez pas!

Et si vous vous apercevez qu’en février vous avez lu quelque chose qui colle dans le challenge, venez me le dire même si vous ne vous êtes pas « officiellement » inscrits 😉

Voici les personnes qui se sont inscrites :

  1. Alexielle
  2. Anne
  3. Bidib
  4. Blandine
  5. Didingc
  6. Enna
  7. Five O’Clock Teach
  8. Kathel
  9. Makuahine
  10. Marion
  11. Nath Sci
  12. Saxaoul
  13. Sylire
  14. Valentyne
  15. Valou

African American History Month Challenge 2018 : Billet recap’ et clap de fin

Pour plus de détails, cliquez sur le logo

Voilà, le mois de février est terminé et l’African American History Month Challenge aussi et j’ai eu beaucoup de plaisir à lire des romans, voir des films, lire des BD et de la jeunesse et même cuisiner (et manger) des recettes en rapport avec l’histoire ancienne ou contemporaine des Afro-Americains et j’ai été ravie de voir les découvertes que d’autres blogueuses (ou instagrameuses) ont faites dans ce domaine!

Merci à tous de vos participations (et surtout si je vous ai oublié dans le recap’ n’hésitez pas à me renvoyer vos liens pour que je les rajoute!

J’ai encore des livres sur le sujet dans ma PAL, j’en ai repéré d’autres à la médiathèque et surtout en lisant les autres participants, j’ai noté plein d’idées alors je compte relancer ce challenge en 2019, alors j’espère que vous aurez envie de me rejoindre!

Cliquez sur le nom des blogueurs pour arriver à leurs articles!

Présentation du challenge / Idées de lectures / Envies de billets :

Enna

Hilde

Malorie

1er février :

The Reading Nook Chronicles présente « Amistad »

2 février :

The Reading Nook Chronicles présente « From Slave to Soldier« 

3 février :

Marion partage un clin d’œil : quand Martin Luther King lui parle et qu’elle pense au challenge 😉

The Reading Nook Chronicles présente « Little Leaders Bold Women inBlack History« 

Marie nous parle « No home« .

4 février :

Enna (et Bastien) : Nous vous offrons une lecture croisée sur le documentaire jeunesse « Martin et Rosa, Martin Luther King et Rosa Parks, ensemble pour l’égalité » et un extrait du discours « I have a dream » de Martin Luther King

Enna : Je vous parle de Bessie Smith (une biographie abandonnée en cours de lecture mais aussi des liens pour en savoir plus sur la chanteuse et pour l’écouter chanter)

The Reading Nook Chronicles présente « The youngest marcher »

Les Conteuses nous propose une recette de Jambalaya rouge et dans le billet il y a un lien vers un article très intéressant sur le patchwork (le quilting) des femmes noires d’Alabama (cliquez sur « Ici » dans le billet)

5 février :

Blandine présente le challenge et nous propose des idées de lecture et des envies de billets.

Bidib présente le challenge.

The Reading Nook Chronicles présente « Freedom on the menu ».

Karine présente « The hate U give ».

Kiona nous envoie vers un site intéressant qui présente une femme par jour pour le Black History Month

6 février :

Enna : Je vous présente la poétesse Maya Angelou au travers son recueil de poèmes « And still I rise » (avec des vidéos de l’auteur qui les lit)

Enna : Je vous parle de « Lettre à ma fille » de Maya Angelou

The Reading Nook Chronicles présente « Malcom X -A fire burning brightly »

7 février :

The Reading Nook Chronicles présente « Freedom over me »

8 février :

Enna : je vous parle de la « Soul Food » Afro-Américaine.

Enna : Une recette de Southern Style Black Eyed Peas (Cornilles) au jambon

Enna : Une recette de Cornbread (pain de maïs)

Enna : Une recette de Peach Cobbler (Cobbler aux pêches)

The Reading Nook Chronicles présente « Coretta Scott« 

9 février :

The Reading Nook Chronicles présente « When the Beat Was Born: DJ Kool Herc and the Creation of Hip Hop »

10 février :

Enna : Je vous parle de « Underground Railroad » de Colson Whitehead (+ version audio lue par Aïssa Maïga)

Karine nous parle aussi de « Underground Railroad » de Colson Whitehead

Kathel nous parle de « Ruby » de Cynthia Bond
The Reading Nook Chronicles présente « Heart and Soul: The Story of America and African Americans »

Les Conteuses nous parlent d’un patchwork : le quilt des esclaves « Underground railroad »

Les Conteuses ont cuisiné une sweet potato pie (tarte à la patate douce)

11 février :

Isabelle nous parle de l’album : « Fleuves » de Aurélia Coulaty et Matteo Berton

Isabelle nous présente l’album et cd audio avec percussions ka : « Tanbou » texte et illustrations Piotr Barsony et Edmony Krater aux percussions.

Isabelle a lu « Les aventures de Huckleberry Finn » de Mark Twain

Isabelle a cuisiné et elle nous propose une tartelette à la patate douce (la fameuse « sweet potato pie ») et une tartelette à la banane (« banana pie »), deux recettes de soul food.

The Reading Nook Chronicles présente « Martin Luther King, Jr. » (National Geographic Kids)

Bidib a cuisiné un Jambalaya Rouge

Hilde a cuisiné un jambalay rouge et du corn bread (dont la recette lui évoque sa lecture du roman « La ligne verte »)

Marie présente « Madame St-Clair, Reine de Harlem » de Raphaël Confiant

12 février :

Enna : je vous parle de « La couleur pourpre » (« The colour purple ») de Alice Walker

The Reading Nook Chronicles présente deux livres qui parlent de l’histoire de Ruby Bridges

13 février :

The Reading Nook Chronicles présente deux livres qui parlent de l’histoire de Harriet Tubman

14 février :

Enna : Je vous parle d’une BD musicale « Lomax Collecteurs de Folk Songs » de Duchazeau

The Reading Nook Chronicles présente une BD qui parle de Martin Luther King

15 février :

The Reading Nook Chronicles présente trois biographies de personnes à la destinée incroyable.

Nahe nous parle de « Home » de Toni Morisson

Marie parle de « Voici venir les rêveurs » de Imbolo Mbue

16 février :

Enna : je vous parle de « Dreams from my father » (« Les rêves de mon père ») de Barack Obama (lu par l’auteur)

Enna : je vous parle de « La confession » de John Grisham (lu par José Heuzé)

Sylire nous présente également « La confession » de John Grisham (lu par José Heuzé)

The Reading Nook Chronicles présente une sélection parlant de personnalités afro-américaines de la collection WH books.

Blandine nous parle de « Esclaves aux Trois-Rivières » de Hervé Madaya

17 février :

Enna : une recette de Sweet potato pie (Tarte à la patate douce)

Karine nous parle de « Voici venir les rêveurs » de Imbolo Mbue

Valou nous parle de la BD « Joséphine Baker » de Catel et Bocquet

The Reading Nook Chronicles présente « Viola Desmond won’t be budged »

18 février :

Les Conteuses nous montrent la progression du patchwork : le quilt des esclaves « Underground railroad »

Les Conteuses ont cuisiné du corn bread et des blackeyed peas

Marie présente « Une colère noire : Lettre à mon fils » de Ta-Nehisi Coates

Hilde a cuisiné des fish cakes avec un mélange d’épices cajun

The Reading Nook Chronicles présente « Push » de Sapphire

Isabelle a cuisiné une quiche à la patate douce et au maïs

Isabelle présente « Sur la trace des esclaves » de M.TH. Davidson et Th. Aprile

19 février :

Hilde présente « Comment je suis devenu Malcolm X » de Ilyasah Shabazz (la fille de Malcolm X) et Kekla Magoon

The Reading Nook Chronicles présente quatre livres qui parlent de l’histoire de Rosa Parks

20 février :

Enna : je vous parle de « Another Brooklyn » (« Un autre Brooklyn ») de Jacqueline Woodson

Blandine parle de « Martin Luther King » de Brigitte Labbé et Michel Puech

Bidib nous présente « Two Steps ahead of the century : Jazz and art »

The Reading Nook Chronicles présente « The Boondocks » de Aaron McGruder

21 février :

The Reading Nook Chronicles présente « Nina » de Alice Brière-Haquet et Bruno Liance

Bidib nous parle de la BD « Alvin » de Dillies et Hautière

Nahe nous parle de la BD « Le silence de nos amis » de Nate Powell, Jim Demonakos et Mark Long

Marie présente Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie

22 février :

Enna : je vous parle cinéma en vous présentant : « Dans la chaleur de la nuit », « Mississippi burning » et « Hidden figures »

Blandine nous parle Mohamed Ali au travers du film « Ali » de Michael Mann

Blandine parle aussi Mohamed Ali au travers de l’album jeunesse « Mohamed Ali, Champion du monde » de Jonah Winter et François Roca (Illustrations)

The Reading Nook Chronicles présente « March » de John Lewis, Andrew Aydin et Nate Powell

23 février :

The Reading Nook Chronicles présente trois titres de la collection « If you… » sur des périodes importantes pour les Afro-Américains

Isabelle nous parle de « Ma liberté tout en couleurs » de Sylvie Baussier, Nancy Guilbert et Bruno Liance (illustrations)

Isabelle a cuisiné un cobbler aux pêches

Bidib nous présente Aaron Douglas, un artiste afro-américain

24 février :

Enna : Je vous parle du roman jeunesse « Ma nouvelle voisine » de Adrian Fogelin

Enna : je vous parle du roman jeunesse « Le garçon qui n’était pas noir » de Jacqueline Woodson

Blandine nous parle aussi du roman « Le garçon qui n’était pas noir » de Jacqueline Woodson

Valentyne nous présente « Underground Railroad » de Colson Whitehead

Sylire nous parle du roman « Les suprêmes » de Edward Kelsey Moore

The Reading Nook Chronicles présente « Jackie Robinson, he led the way »

25 février :

Enna : Je vous ai cuisiné des Southern Style Collard Greens (Chou cavalier) au jambon braisé (version avec des blettes)

Enna : Je vous parle de la fête appelée « Juneteenth » qui marque la réelle fin de l’esclavage aux Etats-Unis

Enna : Je vous ai cuisiné un Red Velvet Cake (sans lactose)

Nahe a cuisiné un jambalaya rouge

Les Conteuses poursuivent le patchwork : le quilt des esclaves « Underground railroad »

Les Conteuses ont cuisiné du un peach cobbler

The Reading Nook Chronicles présente le photographe Afro-Américain Gordon Parks.

26 février :

Enna : je vous présente « Les douze tribus d’Hattie » de Ayana Mathis

The Reading Nook Chronicles présente un livre sur Jean-Michel Basquiat

Sylire présente « Underground Railroad » de Colson Whitehead (version audio lue par Aïssa Maïga)

Nahe parle de « Rien de plus précieux que le repos » de Yamina Benahmed Daho

27 février :

Blandine présente l’album  Cours! de Davide Cali et Maurizio AC Quarello

The Reading Nook Chronicles présente des livres sur Hidden Figures

Marie parle de « 12 Years a Slave » de Solomon Northup

28 février :

Enna : je vous présente la BD «Blackface Banjo» de Frantz Duchazeau

The Reading Nook Chronicles présente 3 biographies de personnalités afro-américaines moins connues

Blandine présente la BD « Championzé » d’Aurélien Ducoudray et Eddy Vaccaro

The Reading Nook Chronicles présente sur son blog comment elle traite le Black History Month en classe avec ses élèves 

En mars (pour finir) :

Enna : dans un billet sur Lyon, je vous parle de l’expo « Martin Luther King, le rêve brisé » à la Bibliothèque Municipale de Lyon

Southern Style Collard Greens (Chou cavalier) au jambon braisé (version avec des blettes)

Encore une recette typiquement afro-américaines que j’ai souvent croisée dans des romans! C’est un plat de légumes d’accompagnement (mais qui peut aussi être mangé tel quel avec le jambon ou le bacon. A servir avec du « corn bread » bien sûr! C’est un plat qui est aussi souvent appelé juste « greens ».
Les « collard greens » (chou cavalier en français) ne sont pas forcément faciles à trouver dans toutes les régions de France et il est possible de remplacer par les feuilles de blettes ou de bok choy mais il faut savoir que les blettes cuisent beaucoup plus vite que le chou cavalier et d’après ce que j’ai lu, elles ont un goût un peu moins prononcé.
Ma recette a été faite avec des blettes mais peu importe le légumes : le temps de cuisson sera fait au jugé (quand les feuilles et les branches sont tendres).

Ingrédients :

  • Entre 500 g et 800 g de « collard greens » (chou cavalier en français) / des blettes ou de bok choy (attention ça réduit à la cuisson)
  • 3 ou 4 tranches de bacon ou jambon braisé en tranches épaisses à votre appréciation, selon que c’est un accompagnement ou un plat,
  • 1 petit oignon (ou 1/2 gros) haché
  • 3 gousses d’ail, hachées
  • 1/2 cuillère à café de piment
  • 500 ml de bouillon de poule
  • Sauce piquante (au moment de servir selon ses goûts)
Préparation :
  • Rincer et retirer la partie blanche (branche) couper la partie verte de feuilles en lamelles  et la partie blanche en morceaux.
  • Dans un sauteuse faire revenir l’oignon haché et l’ail écrasé dans de l’huile d’olive
  • Ajouter le bacon / jambon coupé en morceaux dans la poêle jusqu’à ce qu’il soit doré.
  • Saler, poivrer et ajouter le piment
  • Ajouter le bouillon de poule et les feuilles de collard greens (chou cavalier) / blettes  et porter à ébullition.
  • Réduire à feu moyen en remuant de temps en temps, jusqu’à ce que les légumes soient ramollis (20 mn environ pour les blettes, mais sans doute 30-45 mn pour le chou cavalier d’après ce que j’ai lu.)
  • Placer dans un plat de service avec une écumoire pour garder un peu de jus sans que ça baigne dans le bouillon.
  • Ajouter de la sauce piquante dans l’assiette selon ses goûts.

Les gourmandises en cuisine chez Syl

Red Velvet Cake (sans lactose) et Juneteenth

J’ai choisi de faire ce gâteau parce que j’ai lu que c’était une recette traditionnellement faite lors de la fête du 19 juin, appelée « Juneteenth » (contraction de « June » et de « nineteenth ») qui célèbre la véritable fin de l’esclavage au Texas en 1865, 2 ans et demi après la  la signature de la Proclamation d’émancipation en 1863 par Abraham Lincoln. Cette journée est aussi appelée « Independence Day » or « Freedom Day » ou « The African American 4th of July »

Lors de cette journée, il y a des grands repas, des pique-niques et barbecues et la tradition veut que les plats soient le plus rouges possible : sauce rouge pour les barbecues, riz à la tomate, betteraves, pastèque, fraises, même les boissons peuvent être rouges. Et il y a donc aussi ce gâteau : le red velvet cake qui est aujourd’hui fait avec du colorant rouge mais qui autrefois était apparemment rougeâtre naturellement de part ses ingrédients. D’après ce que j’ai lu, le rouge symbolise le sang qui a été versé par les esclaves jusqu’à cette émancipation.

Pour en savoir plus sur Juneteenth, cliquez sur l’image pour aller sur un article en anglais.  J’ai trouvé vraiment très peu de choses intéressantes en français et pour être honnête c’est en me renseignant sur ce gâteau que j’en a entendu parler pour la première fois!

Et voici une vidéo qui vous en parle (en anglais, je n’ai pas réussi à mettre les sous-titres en français)

C’est un gâteau de fête, à étages et avec glaçage comme les américains savent les faire (je l’ai fait pour un dimanche ordinaire, mais disons que comme c’était le dimanche qui suivait la Saint Valentin, ça peut aussi aller 😉

Ingrédients :

Pour le gâteau :

  • 260 g de farine
  • 20 g de cacao en poudre non sucré
  • 2 cuillères à café d’arôme de vanille
  • 1 cuillère à café de bicarbonate de soude
  • 1 pincée de sel
  • 280 g de sucre en poudre
  • 90 g de beurre mou
  • 180 ml d’huile végétale
  • 3 œufs
  • 1 cuillère à soupe de vinaigre blanc
  • Colorant rouge
  • 180 ml de lait fermenté ou lait ribot (pour moi 180 ml de lait de soja mélangé avec 1 cuillère à soupe de citron : laisser reposer 5 à 10 mn et remuer)

Pour le glaçage (version sans lactose) : 

  • 300 g de sucre glace
  • 45 g de margarine vegan ramollie (j’imagine que la même quantité de beurre fera l’affaire?)
  • un jus de citron (5 cl)
  • 1 cuillère à café d’arôme de vanille

Préparation :

  • Préchauffez le four à 180°C.
  • Dans un bol, tamiser ensemble la farine, le cacao, le bicarbonate, le sel.
  • Dans un autre bol, mixer le beurre et le sucre en poudre.
  • Ajouter l’huile et et l’arôme de vanille et mélanger.
  • Séparer les blancs des jaunes et mélanger les jaunes à cette préparation.
  • Ajouter ensuite le vinaigre blanc et le colorant rouge.   (j’ai mis un petit tube de rouge mais ce n’était pas assez ou alors ce colorant n’est pas efficace…)
  • Ajouter la moitié du mélange « sec » (farine etc) et mélanger.
  • Ajouter la moitié du lait fermenté et mélanger.
  • Ajouter le reste du mélange « sec » et mélanger.
  • Ajouter le reste du lait fermenté et mélanger.
  • Battre les blancs en neige et ajouter délicatement à la préparation.
  • Versez la moitié de la préparation dans un moule de 20 cm de diamètre. Enfournez pour environ 30 minutes (vérifier la cuisson avec la lame d’un couteau qui doit ressortir tout juste sèche.)
  • Faire cuire l’autre moitié de la pâte dans les mêmes conditions.
  • Démouler les gâteaux dès la sortie du four en les retournant. Laisser refroidir complètement.

Glaçage :

  • Mélanger ensemble au mixeur le sucre glace, la margarine vegan et l’arôme de vanille et le jus d’un citron. Il faut que le mélange assez épais pour ne pas glisser du gâteau mais pas non plus trop épais (il faut pouvoir l’étaler) Si c’est trop liquide : ajouter du sucre glace, si c’est trop épais : ajouter une ou deux cuillères de lait végétal.
  • Étaler du glaçage sur le haut d’un des deux gâteaux, poser l’autre par dessus et recouvrir l’ensemble (dessus et côtés) du reste du glaçage.

Le résultat était décevant au niveau de la couleur rouge, c’est plus des reflets rouges dans du brun mais je pense que c’est une question de colorant car les images que j’ai vues sur internet sont vraiment plus rouges (si vous tapez « red velvet cake » sur Google images, vous vous en rendrez compte).

Par contre, c’est le gâteau le plus moelleux que j’ai jamais mangé! Et le lendemain, il était tout aussi moelleux!

Concernant le glaçage, il est assez sucré. Dans les recettes américaines que j’ai lues, ils utilisent du « cream cheese » style « philadelphia » alors je chercherai peut-être un équivalent sans laitage pour que ce soit moins sucré mais c’est bon quand même!

Les gourmandises en cuisine chez Syl

Cinéma : quelques films pour l’African American History Month Challenge

Je ne suis pas experte en cinéma, je ne vais pas rentrer dans les détails de ces films mais voici une petite sélection de films que j’ai vu ou revu ces derniers mois et qui me paraissent importants à connaître quand on s’intéresse à l’histoire des Afro-Américains.

« Dans la chaleur de la nuit » (« In the heat of the night ») de Norman Jewison :

Résumé de Allociné : « Dans une petite ville du Mississippi, un crime vient d’être commis. L’adjoint du shérif arrête un inconnu assis dans le hall de la gare. Il est directement accusé du meurtre : il est Noir et a beaucoup d’argent sur lui. Après vérification de son identité, il s’avère que cet homme est Virgil Tibbs, un policier, membre de la brigade criminelle de Philadelphie. Il est alors relâché sans un mot d’excuse.
Son supérieur lui ordonne alors de rester à Sparta et de collaborer avec le shérif Gillepsie pour retrouver le meurtrier en question. Tibbs est hostile à cette idée, car il sait que les habitants de la ville se montrent méfiants à son égard. Mais il accepte et commence son enquête. »

Tourné et sorti juste après la fin officielle de la ségrégation, ce film montre très bien qu’on ne change pas les mentalités des gens si facilement. Dans le Sud des Etats-Unis, un Noir est forcément un criminel potentiel même si dans ce cas, c’est un inspecteur de police respecté et reconnu dans le Nord… Les gens sont méfiants et hostiles envers les Noirs.

Ce film est très fort pour montrer ces tensions, ces injustices. Mais au-delà de cela c’est un film qui a dû bousculer les américains à sa sortie car comme je le disais il est sorti à une période charnière de l’histoire des droits civiques et on y montre non seulement un homme noir qui est à égalité, sinon supérieur aux policiers blancs mais aussi le vrai visage de certains blancs, un racisme ordinaire ainsi qu’un passé ségrégationniste. J’ai trouvé aussi qu’avec le personnage du shérif on voyait les frémissements d’un changement de mentalité avec ce personnage qui s’interroge sur la séparation entre les Blancs et les Noirs.

C’est un film que j’ai trouvé vraiment puissant! Je vous le conseille bien évidement en VO et je dois dire que les acteurs sont excellents, particulièrement Sidney Poitier qui joue l’inspecteur Noir et Rod Steiger qui joue le shérif blanc.

« Mississippi burning » de Alan Parker :

Résumé de Allociné : « En 1964, trois militants pour les droits civiques des noirs disparaissent mystérieusement. Ce sont deux agents du FBI qui sont chargés de l’affaire. Très vite, les questionnements et les méthodes d’intimidation d’Alan Ward et de Rupert Anderson dérangent, en particulier le Ku Klux Klan. »

Ce film a pour point de départ un fait divers réel. Trois jeunes militants pour les droits civiques qui encourageaient les Noirs des Etats du Sud à s’enregistrer pour le droit de vote disparaissent. Ils ont été tués par des membres du Ku Klux Klan. Quand le FBI débarque pour résoudre cette disparition l’enquête est menée pour les retrouver.

Alors c’est très « américain », film avec beaucoup de moyens qui en fait des tonnes, c’est sans doute très irréaliste sur la forme (on n’imagine pas qu’il y ait eu des centaines d’agents fédéraux pour retrouver ces trois étudiants par exemple). Après, ce n’est pas un documentaire, mais par contre le film montre bien le climat de haine et de peur dans lequel les gens vivaient dans le Sud des Etats-Unis. La ségrégation mais surtout la violence liée aux différences raciales et ça, c’est flagrant et poignant dans ce film.

« Les figures de l’ombres » (« Hidden figures ») de Theodore Melfi :

Résumé de Allociné : « Le destin extraordinaire des trois scientifiques afro-américaines qui ont permis aux États-Unis de prendre la tête de la conquête spatiale, grâce à la mise en orbite de l’astronaute John Glenn. 
Maintenues dans l’ombre de leurs collègues masculins et dans celle d’un pays en proie à de profondes inégalités, leur histoire longtemps restée méconnue est enfin portée à l’écran. »

Ce film met en avant non seulement la ségrégation raciale dans le quotidien des Noirs aux Etats-Unis dans les années 1960 mais aussi la double peine des femmes noires : impossibilité d’être reconnues pour leurs qualités intellectuelles à cause de la couleur de leur peau mais encore plus parce qu’elles sont femmes étant donné que même les femmes blanches n’étaient pas nombreuses à être présentes dans leur domaine à cette époque.

Ce film m’a beaucoup touchée et je vous le recommande tant pour son côté militant anti-racisme que féministe!

Et pour en savoir plus sur les vraies femmes qui ont participer à cette avancée technologique : allez donc voir cet article (en cliquant sur la photo)