Les tags d’Enna : « Spectacles » (Et une recette et le tirage au sort du Book Jar)

(Cliquez sur l’image pour trouver tous les tags du rendez-vous)

Je me suis rendue compte qu’à mes débuts de blog entre 2008 et 2010, il y avait beaucoup de tags, ces questionnaires qui permettaient aux uns et aux autres de mieux se connaître! Avec ce nouveau rendez-vous tous les 8 de chaque mois, je vous proposerai chaque mois un nouveau tag.

Vous pourrez d’abord découvrir des choses sur moi en lisant le tag mais ceux qui suivent ce blog depuis un moment savent que j’aime les rendez-vous où on partage des choses alors je vais vous faire participer 😉 Je taguerai donc quelques blogueurs pour qu’ils répondent au même tag chez eux ou dans les commentaires mais je propose que chacun se sente libre de répondre à ces tags dans les commentaires ou sur leur blog (ou sur Facebook ou Instagram!)

Les règles du jeu sont 1) répondre aux questions, 2) taguer quelques personnes 3) les prévenir qu’elles sont taguées 4) aller lire leurs réponses à ces mêmes questions!

On ne peut plus aller au spectacles alors faisons remonter les souvenirs des spectacles passés!

Spectacles…
  • Le dernier concert que tu as vu (avec un adjectif pour le qualifier) :

Le tout dernier concert a été Alexis HK en famille (le 6 mars… ça s’est joué à peu de choses!) en famille (parce que Bastien aime beaucoup!) J’adore cette chanson et le clip est très « confinement » : nonchalant 

Et peu de temps avant j’avais aussi vu Philippe Katherine avec L’Homme et ma Best : déjanté  et Catherine Ringer : jubilatoire

  • Le dernier film que tu as vu (avec un adjectif pour le qualifier) :

C’était Woman que j’ai vu avec ma twin Mrs B : un coup de coeur que je ne peux que recommander : essentiel

  • Le dernier spectacle vivant (hors concert) que tu as vu (avec un adjectif pour le qualifier) :

Un spectacle de lecture, musique et dessin vu en famille Black Boy : passionnant

  • Le premier concert que tu as vu :

Pour mes 18 ans, mon frère et ma belle-soeur m’ont emmenée voir Barbara une artiste que j’aimais beaucoup.

  • Le premier film que tu as vu au cinéma :

C’était Amadeus. je me souviens que j’avais gagné des places à la radio (sur NRJ?)

  • Le concert que tu aurais aimé pouvoir voir mais ce n’est plus possible :

The Doors que j’ai écouté en boucle depuis mes 17 ans et que j’écoute encore régulièrement car le hasard a voulu que L’Homme aussi soit fan!

D’ailleurs la semaine dernière, le hasard a voulu qu’alors que ce billet était déjà tapé, je descende dans le salon pour trouver L’Homme en train de regarder le concert de 1968 au Hollywood Bowl. On a profité de notre nouvelle télé pour regarder en écran assez grand et avoir l’impression d’être au concert!

  • Un film/concert/spectacle associé à un événement de ta vie :

Quand j’ai passé mon brevet des collèges en 1987, l’après-midi libre après la dernière épreuve je suis allée au cinéma voir Le Grand Bleu et dans la salle il n’y avait que des 3e qui sortaient de leur épreuve!

  • Un film/concert/spectacle marquant :

J’ai assisté à une représentation de « Twelfth Night » de William Shakespeare en extérieur, un soir, dans le parc du zoo de Jersey avec de temps en temps des cris d’animaux qui résonnaient!

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Pour ce tag « Spectacles! » : je ne tague personne (de toute façon, je crois que je ne taguerai plus personne, je n’ai pas beaucoup de retour des personnes citées 🙂 Mais en cette période de confinement où beaucoup d’entre nous ont un peu plus de temps, je vous invite tous à parler de vos spectacles sur vos blogs, sur Instagram ou sur Facebook!

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Et pour accompagner la lecture de ce tag et réfléchir à vos propres réponses, voici une recette de proposée par Bastien : une tarte au citron  (cliquez pour trouver la recette!)

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Enfin, le « Book Jar »  aidez moi à choisir le prochain livre issu de ma PAL à être photographié en train d’être lu. Ce mois-ci je vous demande de me donner un chiffre entre 1 et 28 pour me permettre de choisir un livre de ma PAL « anglaise » pour le mois anglais en juin (je ne sais pas s’il aura lieu mais j’anticipe 😉 (je compte mes Agatha Christie ce que je ne fais pas dans ma PAL habituelle ce qui explique la « grande » PAL du mois 😉 dans les commentaires ou sur la page FB du blog!

Black Boy -Concert-spectacle-dessiné- d’après Richard Wright par la Compagnie Théâtre du Mantois

Compagnie Théâtre du Mantois

Adaptation, conception et mise en scène : Jérôme Imard
Composition musicale (guitare Lapsteel) et chant : Olivier Gotti
Interprète-Dessin : Benjamin Flao
Interprétation : Jérôme Imard
Conseils artistiques et adaptation : Eudes Labrusse

« Paru en 1945, Black Boy est le premier roman écrit par un noir sur ses conditions de vie. L’auteur y raconte son enfance et son adolescence dans le sud ségrégationniste américain du début du XXe siècle ; confronté à l’injustice, à la misère, à la violence des rapports entre noirs et blancs, il réussit à sortir du carcan dans lequel on veut l’enfermer grâce à sa découverte de la lecture et de l’écriture… »

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Je suis allée voir ce spectacle en famille (avec Bastien 10 ans) et c’était vraiment un magnifique moment! Des extraits du texte de Richard Wright sont lus (et très bien!) et accompagnés par de la musique vraiment adaptée à l’ambiance et illustrés par des dessins projetés en direct. La mise en scène/en voix et en images rend ce texte vraiment très vivant.

C’est un spectacle et un texte qui donne la parole au jeune Richard Wright qui raconte son enfance et sa vie de jeune noir dans le sud des Etats-Unis au début du 20e siècle. Une vie d’humiliation, de ségrégation, la pauvreté avec des moments durs mais aussi des moments d’enfance qui font sourire. C’est aussi un texte qui montre l’envie de l’auteur de s’en sortir et sa passion pour l’écriture et sa conscience sociale.

Si vous avez l’occasion de voir ce spectacle je ne peut que vous conseiller d’aller le voir, vous passerez un excellent moment théâtral et littéraire!

Cinéma : « Ali » de Michael Mann et « BlacKkKlansman J’ai infiltré le Ku Klux Klan » de Spike Lee 

« Ali » par Michael Mann Avec Will Smith, Jamie Foxx, Jon Voight

Résumé chez Allociné : « En faisant preuve de détermination, d’endurance physique, d’agressivité et d’intelligence, Muhammad Ali est devenu une légende vivante de la boxe américaine. Belinda, son épouse, Angelo Dundee, son entraîneur, Drew Brown, son conseiller, Howard Bingham, son photographe et biographe, et Ferdie Pacheco, son docteur, ont été les témoins privilégiés de sa carrière à la fois brillante et mouvementée que ce soit sur ou en dehors du ring.
L’ascension de Cassius Clay Jr. parmi les grands de la boxe débute en 1960, année durant laquelle il remporte une médaille d’or aux Jeux Olympiques. Débordant d’ambition, il passe professionnel et vise le titre mondial. Ses chances de gagner contre Sonny Liston, le tenant du titre, sont toutefois maigres. En effet, ce dernier n’a jamais perdu un combat. »

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Ce biopic sur le fameux boxer n’est pas seulement l’histoire d’un sportif mais aussi celle d’un homme engagé dans la cause des Afro-Américains ancrée dans l’histoire des Etats-Unis (on croise d’ailleurs Malcom X.) Il refuse de s’engager au Vietnam et cela aura de graves conséquences sur sa carrière et sa vie privée. Se tournant vers l’Islam, il se sera battu à plus d’un titre dans sa vie. Un homme qui est un vrai personnage!

« BlacKkKlansman J’ai infiltré le Ku Klux Klan »  par Spike Lee avec John David Washington, Adam Driver.

Résumé chez Allociné : « Au début des années 70, au plus fort de la lutte pour les droits civiques, plusieurs émeutes raciales éclatent dans les grandes villes des États-Unis. Ron Stallworth devient le premier officier Noir américain du Colorado Springs Police Department, mais son arrivée est accueillie avec scepticisme, voire avec une franche hostilité, par les agents les moins gradés du commissariat. Prenant son courage à deux mains, Stallworth va tenter de faire bouger les lignes et, peut-être, de laisser une trace dans l’histoire. Il se fixe alors une mission des plus périlleuses : infiltrer le Ku Klux Klan pour en dénoncer les exactions.

En se faisant passer pour un extrémiste, Stallworth contacte le groupuscule : il ne tarde pas à se voir convier d’en intégrer la garde rapprochée. Il entretient même un rapport privilégié avec le « Grand Wizard » du Klan, David Duke, enchanté par l’engagement de Ron en faveur d’une Amérique blanche. Tandis que l’enquête progresse et devient de plus en plus complexe, Flip Zimmerman, collègue de Stallworth, se fait passer pour Ron lors des rendez-vous avec les membres du groupe suprémaciste et apprend ainsi qu’une opération meurtrière se prépare. Ensemble, Stallworth et Zimmerman font équipe pour neutraliser le Klan dont le véritable objectif est d’aseptiser son discours ultra-violent pour séduire ainsi le plus grand nombre. »

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Ce film est un savant mélange d’humour et d’histoire américaine très sérieuse avec une mise en lumière de nombreux aspects de la vie d’un homme noir, policier certes, mais pas pour autant respecté pour son statut car la couleur de sa peau est plus importante aux yeux de nombreuses personnes. Bien entendu, il y a le Ku Klux Klan et son racisme institutionnalisé et puis les groupes d’Afro Américains assez radicaux qui défendent les droits de leur communauté. Un très bon film!

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Même si à priori ces deux films sont très différents, je pense qu’il y a un point commun entre eux et c’est l’importance de l’identité Afro-Américaine et la volonté de la défendre.

Norman Rockwell contre le racisme : « The Problem we all live with » et autres

En septembre je vous avais parlé de l’exceptionnelle exposition des oeuvres de Norman Rockwell qui était à Caen pendant quelques mois.

J’avais gardé pour l’African American History Month Challenge quelques oeuvres qui avaient pour thématique les droits civiques.

L’oeuvre la plus connue sur le sujet est « The problem we all live with » qui montre Ruby Bridges allant à l’école encadrée des US Marshalls car elle était la première petite fille noire à intégrer une école de blancs et qui était accueillie chaque jour par une foule de blancs violents.

Photos de petites filles qui ont posé pour le tableau

La robe du tableau

Etudes du visage

Etude des mouvements

Je ne vous cache pas que j’ai été très émue de voir ce tableau mythique pour de vrai!

D’autres tableaux sur le sujet : voici deux tableaux qui montre l’égalité Noir/Blanc dans la mort :

 

Et ce tableau qui montre le meurtre de militants des droits civiques qui venaient dans le Mississippi

 

Voici des aspects de cet artiste beaucoup plus politiques et j’apprécie vraiment!

Thématique « art »

The Hives (Groupe suédois)

[photo perso prise en juillet 2019 au festival de Beauregard]

J’aurais pu vous parler de Abba mais je vais vous parler d’un autre groupe suédois que j’ai vu deux fois en concert et que j’écoute quand je cours (ou courais) des séances de fractionné nécessitant beaucoup d’énergie et de vitalité car ils sont très motivants : ça pulse!

Ils sont incroyables sur scène, ils sont extrêmement percutants, vivants, intenses et savent transmettre une énergie folle!

Leur style, c’est du « garage punk », c’est très rock et ça fait sauter dans tous les sens (enfin, je parle pour moi et pour ceux qui assistaient avec moi à leurs concerts :-))

Le meilleur moyen de vous en parler c’est de leur laisser la parole en vous laissant les écouter (attention, ça ne sera pas du goût de tout le monde mais moi j’adore! 😉 Dès que je les écoute, j’ai envie de danser (enfin, sauter dans tous les sens 😉 )

 chez Cryssilda

Exposition Norman Rockwell et les quatre libertés au Mémorial de Caen

Jusqu’au 27 octobre 2019, au Mémorial de Caen, se tient une exposition exceptionnelle de tableaux du peintre Américain Norman Rockwell. Je ne vais pas vous faire un cours d’histoire de l’art mais plutôt vous renvoyer vers le site du Mémorial qui donne de nombreuses explications ainsi que vers un article de France 3 Normandie avec des vidéos et des informations intéressantes aussi. Les photos qui suivent sont celles que j’ai prises lorsque j’ai visité l’expo fin juin avec les élèves de 3eme du collège.

Norman Rockwell était un artiste américain qui a eu plusieurs vies d’artiste : une grande partie de son oeuvre a été celle d’un observateur de la vie quotidienne américaine qu’il mettait en avant sur les couvertures du magazine « Saturday Evening Post » :

Puis il a aussi eu une période artistique beaucoup plus politique quand il a travaillé pour Look durant laquelle il a notamment exprimé des opinions fortes contre le racisme et la guerre du Vietnam.

Avec mes élèves de 3e, j’avais travaillé sur « Le triple autoportrait » quand on a travaillé sur l’autoportrait et parler de soi (qui n’était pas à l’expo), sur « The Problem We All Live With »  quand on a travaillé sur les droits des Noirs aux Etats-Unis (dont je vous parlerai plus longuement en février dans le cadre de l’African American History Month Challenge) et sur « Liberty Girl » quand j’ai parlé du sexisme et de la place des femmes dans la société (et j’aurais aussi pu parler de « Rosie the riveter ») :

L’exposition sur à Caen s’appelle « Les quatre libertés », car suite à un discours du Président des États-Unis, Franklin D. Roosevelt, ayant pour sujet « les Quatre Libertés » le 6 janvier 1941, Norman Rockwell a voulu illustrer ces libertés fondamentales pour les américains.

Cette vidéo que j’ai fait étudier à mes 3e avant d’aller voir l’exposition est en anglais et elle n’est pas traduite mais pour ceux qui comprennent l’anglais, elle est très instructive et pour ceux qui ne comprennent pas, elle a le mérite de mettre en avant les tableaux dans leurs détails et c’est aussi très intéressant :

Voici ce que dit le site du Mémorial sur ces 4 tableaux : c’est très complet (je recopie ici leur présentation mais les photos sont les miennes) :

Ces quatre tableaux ont une histoire propre. 
Norman Rockwell, pendant la guerre, comme Tex Avery, Walt Disney, Charlie Chaplin, Frank Capra, Ernst Lubitsch, Clark Gable ou Arthur Szyk, a participé à l’effort de guerre.
Grâce à ces quatre tableaux qui circulaient en Amérique pendant la guerre – les « war bond shows » -, 132 millions de dollars furent recueillis.
Norman Rockwell les réalise non sans difficultés en 1943, au plus fort de l’engagement militaire américain en Asie et bientôt en Europe.

1. Freedom of Speech (Liberté d’expression), 1943

Norman Rockwell (1894-1978)

Pour illustrer cette liberté, Norman Rockwell s’est inspiré d’une scène à laquelle il avait assisté peu de temps auparavant : lors d’une réunion du conseil municipal, un homme s’est levé pour prendre la parole sur un sujet à l’ordre du jour. Il s’agissait de la fermeture d’une école. Il n’a pas obtenu l’approbation de l’assemblée, mais les concitoyens présents l’ont écouté respectueusement, sans l’interrompre.
Rockwell a pris pour modèle l’un de ses voisins pour représenter cet homme, qui incarnait la liberté d’expression. Sa veste de cuir sera également présentée dans l’exposition.

2. Freedom of Worship (Liberté de conscience), 1943

Norman Rockwell (1894-1978)

La « Liberté de conscience » représenta un vrai défi pour Rockwell, car la religion était pour lui un sujet profondément personnel. Il voulait réaliser une peinture transmettant des valeurs d’unité et proposant la vision d’un monde sans discriminations religieuses.
Son projet initial représentait une scène dans un salon de coiffure de campagne. Rockwell trouva son approche trop stéréotypée et peu satisfaisante. Il abandonna donc ce premier travail.
La peinture que nous connaissons aujourd’hui aborde l’acte de foi. Le tableau montre des personnes de différentes croyances, dans un moment de recueillement, qui souligne l’idée d’une communauté américaine. Norman Rockwell estimait que, comme l’expression des visages, la position et la gestuelle des mains ont une grande importance dans la peinture. Le tableau « Liberté de conscience » est une illustration de ce principe.

3. Freedom from Want (Liberté de vivre à l’abri du besoin), 1943

Norman Rockwell (1894-1978)

Sur ce tableau, une famille aisée partage un repas de Thanksgiving. À gauche de la table, l’épouse de Norman Rockwell, Mary, décédée en 1959, et face à elle, la mère du peintre. Les autres personnages sont des habitants d’Arlington que le peintre a choisis pour compléter la composition de sa toile.
Norman Rockwell, optimiste par nature, avait ici des doutes. Avait-il eu raison de peindre une dinde aussi grosse quand une grande partie de l’Europe était affamée, envahie et déportée ? Si des critiques s’expriment sur la surabondance de nourriture dans ce tableau, elles notent aussi que cette peinture met en valeur la famille, la convivialité et la sécurité, et elles étaient d’accord pour dire que l’abondance était la meilleure réponse à la notion de besoin.

4. Freedom from Fear (Liberté d’être protégé), 1943

Norman Rockwell (1894-1978)

Cette oeuvre est la dernière de la série des « Quatre Libertés ». Elle a été réalisée pendant les bombardements de Londres. On remarque que le père tient un journal dont les gros titres font référence à ces événements. La poupée gisant sur le sol rappelle les enfants d’Europe privés de sécurité.
Ce tableau, qui n’était pas considéré par Norman Rockwell comme une oeuvre d’une force exceptionnelle, a retrouvé une actualité après les attentats du World Trade Center. À cette occasion, le New York Times a publié « Liberté d’être protégé » en Une, en substituant au titre de Norman Rockwell un titre faisant référence aux attentats de New York, de Washington et de Pennsylvanie.

*

Si vous avez l’occasion d’aller à Caen pour visiter cette expo, n’hésitez pas mais il faut la programmer et s’inscrire pour un jour et une heure précise : la billetterie est ici. Je vous la conseille vraiment! D’ailleurs j’ai la grande chance d’y retourner avec ma Best le 21 septembre pour prendre plus de temps pour tout observer!

 chez Titine

« Like a King » de Ben Harper : Rodney King et les émeutes de Los Angeles de 1992

Alors que j’étais en train de lire « The Hate U Give« , cette chanson de Ben Harper est passée à la radio et j’ai trouvé que c’était un hasard très intéressant. En effet, c’est une chanson que j’ai utilisée une année avec mes 3e quand je parlais des droits des Noirs aux Etats-Unis et elle colle bien à la thématique du roman et toutes les recherches que j’ai fait es sur les émeutes de Los Angles en 1992 aussi.

Voici les paroles et une traduction :
« Like a King » de Ben Harper

Well Martin’s dream
Has become Rodney’s worst
Nightmare
Can’t walk the streets
To them we are fair game
Our lives don’t mean a thing

Like a king, like a king, like a king
Rodney King, Rodney King, Rodney King
Like a king, like a king, like a king
How I wish you could help us Dr. King

Make sure it’s filmed
Shown on national T.V.
They’ll have no mercy
A legal lynch mob
Like the days strung up from the tree
The L.A.P.D.

Like a king, like a king, like a king
Rodney King, Rodney King, Rodney King
Like a king, like a king, like a king
How I wish you could help us Dr. King

So if you catch yourself
Thinking it has changed for the best
You better second guess
Cause Martin’s dream
Has become Rodney’s worst
Nightmare

Like a king, like a king, like a king
Rodney King, Rodney King, Rodney King
Like a king, like a king, like a king
How I wish you could help us Dr. King

*

Like A King (Comme Un Roi… ou comme un « King » (Martin ou Rodney)

Et bien le rêve de Martin
Est devenu le pire cauchemar de Rodney.
Impossible de marcher dans la rue,
Pour eux nous sommes des proies,
Nos vies ne signifient rien.

Comme un roi, comme un roi, comme un roi.
Rodney King, Rodney King, Rodney King
Comme un roi, comme un roi, comme un roi.
Comme j’aimerais que vous puissiez nous aider Docteur King.

Assurez-vous que ce soit filmé,
Montré à la télévision nationale.
Ils n’auront aucune pitié.
Un lynchage légal organisé,
Like the days strung up from the tree
Comme aux jours où l’on était pendus aux arbres
La police de Los Angeles.

Comme un roi, comme un roi, comme un roi.
Rodney King, Rodney King, Rodney King
Comme un roi, comme un roi, comme un roi.
Comme j’aimerais que vous puissiez nous aider Docteur King.

Si vous vous prenez
à penser que la situation s’est améliorée,
Vous feriez mieux d’y penser à deux fois
Parce que le rêve de Martin
Est devenu le pire cauchemar de Rodney.

Comme un roi, comme un roi, comme un roi.
Rodney King, Rodney King, Rodney King
Comme un roi, comme un roi, comme un roi.
Comme j’aimerais que vous puissiez nous aider Docteur King.

La chanson parle de Rodney King et des émeutes raciales et sociales de Los Angeles en 1992.

Voici un extrait d’un article qui explique la situation : « Le 3 mars 1991, Rodney King était arrêté en état d’ivresse après une course poursuite à plus de 160 km/h. Les quatre policiers font alors preuve d’une violence inouïe pour le maîtriser, lui assénant plus de cinquante coups de matraque et de coups de pied. […] ce jour-là, la scène est enregistrée. Un plombier, vidéaste amateur, alerté par le bruit, filme pendant dix minutes l’arrestation plus que musclée. Et apporte la cassette à une télévision locale. La vidéo est ensuite reprise par les grandes chaînes et scandalise l’opinion publique. Pour la première fois le pays entier se retrouve témoin du délit. Le procès est inévitable. […] Le jury est composé de dix Blancs, un Asiatique et un Hispanique. Rodney King, toxicomane, déjà condamné pour braquage, ne fait pas le poids. Les quatre policiers sont blanchis. »

Dans cet article du National Geographic, on peut lire : « Acquittés. La sentence résonne comme l’injustice de trop. Rodney King est devenu le symbole de la lutte contre les violences policières et la discrimination. Combien faudra-t-il encore de Rodney King pour que les Noirs soient traités avec le même respect que les autres citoyens ? Los Angeles s’embrase, les émeutes crient l’exaspération de la communauté afro-américaine. L’état d’urgence est déclaré. Les bâtiments sont détruits par le feu et les explosions, les coups sont rendus un à un, les forces de l’ordre prises à partie, tenues pour responsables. Le déchaînement de violence ne faiblit pas pendant six jours et se propage à Seattle, Oakland, San Francisco, Las Vegas, San Diego, New York, Philadelphie et Atlanta. Mais rien n’atteint la gravité des émeutes de Los Angeles. Trop de ressentiment, de frustration et d’espoirs meurtris ne peuvent être contenus. »

Voici la bande annonce d’un documentaire National Geographic intitulé « L.A 92 » (en cliquant sur le lien vous pourrez trouver le documentaire complet sur Youtube) constitué uniquement d’images d’archives et de documents authentiques de cette période. La bande annonce est doublée en français dans cet article du National Geographic. Je dois dire que rien que la bande annonce est impressionnante…

Il y a aussi le documentaire « Let It Fall : LA 1982-1992 », réalisé par John Ridley (le réalisateur de « Twelve years a slave) :

Et j’ai découvert le film « Kings »  de Deniz Gamze Ergüven qui se situe à Los Angles en plein dans cette période et qui a l’air très fort aussi :

« Moonlight » de Barry Jenkins (film)

Résumé de Allociné :

« Après avoir grandi dans un quartier difficile de Miami, Chiron, un jeune homme tente de trouver sa place dans le monde. Moonlight évoque son parcours, de l’enfance à l’âge adulte. »

Tout d’abord, j’avais entendu parler de film au moment des Oscars 2017. En effet, « Moonlight » a reçu trois Oscars : Oscar du Meilleur film, Oscar du Meilleur acteur dans un second rôle (Mahershala Ali : le personnage de Juan) et Oscar du Meilleur scénario adapté (Tarell Alvin McCraney et Barry Jenkins). Mais il avait aussi été nommé pour l’Oscar du Meilleur réalisateur (Barry Jenkins), Oscar de la Meilleure actrice dans un second rôle (Naomie Harris : la mère de Chiron), Oscar de la Meilleure photographie (James Laxton), Oscar du Meilleur montage (Joi McMillon et Nat Sanders), Oscar de la Meilleure musique (Nicholas Britell).

Et pourtant, je ne savais pas trop de quoi cela parlait et c’est en m’intéressant à « Si Beale Street pouvait parler » du même réalisateur que je me suis laissée tenter.

Le film est composé de trois parties dans lesquelles le personnage principal Chiron est joué par 3 acteurs différents : Alex R. Hibbert : « Little » (enfant), Ashton Sanders : « Black » (adolescent) et Trevante Rhodes : « Black » (adulte).

L’histoire est donc celle de Chiron, d’abord enfant, puis ado puis adulte, Afro-Américain qui grandit à Miami avec une mère droguée. Il est un petit garçon solitaire et silencieux qui est la cible de brimades des enfants du quartier et de l’école. Il rencontre par hasard un dealer du quartier, Juan, qui avec sa femme Teresa, va le prendre sous son aile et s’occuper de lui comme un père. Kevin, un garçon de sa classe lui fait comprendre qu’il ne doit pas se laisser faire par les autres.

Adolescent, Chiron est toujours un grand taiseux et un solitaire. Il est toujours pris à partie par des jeunes du lycée et sa mère est toujours droguée. Un soir, sa relation avec Kevin prend une tournure très intense et inattendue et révèle en lui des choses qu’il ne soupçonnait pas. Quand, poussé par la bande, Kevin participe aux brimade contre Chiron (qu’il surnomme « Black »), celui-ci finit par exploser.

Dix ans plus tard, Chiron est devenu une sorte d’armoire à glace et surtout un dealer. Sa mère s’est sortie de la drogue mais lui reste toujours aussi seul. Quand il reçoit un coup de fil de Kevin, il va prendre une décision presque malgré lui et qui va entraîner des retrouvailles et une fin vraiment extrêmement touchante, sensible et belle.

Je ne veux pas trop en dire sur ce film mais juste vous dire que c’est un très beau film, lent et poétique. C’est un film qui montre un portrait de l’Amérique avec ses problèmes de drogue, de harcèlement, de recherche d’identité. Les acteurs sont formidables, la lumière est belle et la musique habille bien l’ambiance… Bref, un film à voir!

Je trouve aussi l’affiche très belle car elle représente bien l’évolution du personnage car le visage qu’on y voit est composé de parties des visages des 3 acteurs.
(Anecdote relevée sur Allociné : Le réalisateur « n’a pas voulu que les comédiens choisis se croisent sur le plateau car il souhaitait que ces derniers ne s’influencent pas entre eux afin qu’ils livrent leur propre interprétation du rôle. Pour camper Chiron enfant, Jenkins voulait un jeune comédien issu de Miami. »)

Racines (Roots) saison 1 : série télévisée réalisée par Marvin J. Chomsky, John Erman, Gilbert Moses et David Greene (1977)

Informations techniques trouvées sur Wikipédia :
Aux États-Unis, la mini-série a été diffusée durant huit soirées consécutives, entre le 23 et le 30 janvier 1977, dont quatre épisodes de 90 minutes et quatre épisodes de 45 minutes. Elle a été ensuite ré-éditée en six épisodes de 90 minutes pour sa sortie en vidéo. À la surprise générale, le feuilleton a rencontré un succès considérable et a fait l’objet d’une suite (saison 2) de 7 épisodes qui se conclut lorsque l’auteur retrouve la trace de son ancêtre. En France, elle a été diffusée à partir du 10 janvier 1978.
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Cette série a été tirée d’un livre écrit par Alex Haley qui a fait des recherches sur ses ancêtres et qui a retrouvé la trace de son aïeul, esclave venu d’Afrique. C’est donc un récit proche de la réalité des esclaves aux Etats-Unis que l’on trouve dans cette série.
Je vais juste dire quelques mots sans trop rentrer dans les détails sur chaque épisode, juste pour situer géographiquement et dans le temps et l’évolution des personnages. J’ai regardé la première série en format DVD « L’édition du 30ème anniversaire  » composé de 6 épisodes. Ne sachant pas comment ils étaient découpés à l’origine, je vous dis quelques mots sur la série telle que je l’ai vue.
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Episode 1 : Nous sommes en 1767 en Gambie. Nous suivons la vie d’un village et plus particulièrement la famille de Kunta Kinte, un garçon qui grandit paisiblement. A l’adolescence, il passe les rituels traditionnels pour devenir un guerrier. Il est capturé ainsi que d’autres Africains par des négriers et vendu à un transporteur qui va les emmener en Amérique.
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Episode 2 : Kunta Kinte arrive à Annapolis et il est vendu à un planteur. Fiddler, un autre esclave de la plantation est chargé de lui apprendre les rudiments du travail et de le mater. Il est renommé « Toby » par son maître mais il ne l’accepte pas et ne se plie pas facilement à sa nouvelle vie d’esclave.
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Episode 3 : En 1776, toujours sur la plantation, Kunta Kinte s’évade mais quand il est retrouvé par des chasseur d’esclaves, il est amputé d’un pied pour le punir. De retour dans la plantation, il se marie et a une fille qu’il appelle Kizzy qui signifie « Tu ne partiras jamais » dans sa langue.
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Episode 4 : A 16 ans, Kizzy qui avait une relation privilégiée avec la nièce du maître a appris à lire et elle espère se marier avec Noah, un garçon de la plantation qui a des désirs d’évasion. Les révoltes d’esclaves et les abolitionnistes sont évoqués. Mais Kizzy est vendue et a un enfant de son nouveau maître. Ce fils, George, devient un proche du maître, loin d’avoir envie de s’émanciper, c’est un garçon insouciant, dresseur de coqs de combat. Kizzy qui a un espoir de nouvelle vie auprès de Sam est une femme forte et déterminée qui transmet l’histoire africaine de son père à son propre fils mais aussi le désir de liberté.
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Episode 5 : « Chicken George » rêve de liberté. Dans cet épisode, l’histoire de Nat Turner est évoquée car il est recherché juste après la rebellion contre les Blancs et cela renverse les relations entre George et Tom Moore son maître avec qui il avait jusqu’alors de bonnes relations. Plus tard, il est envoyé en Angleterre en paiement de dettes de son maître. Quatorze ans plus tard, il rentre chez lui libre mais il ne peut rester avec sa famille. Il continue la transmission de l’histoire de Kunte Kinte à ses fils adultes. La guerre de Sécession éclate et entraîne le chaos dans le Sud.
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Episode 6 : La guerre de Sécession est terminée et les esclaves commencent par se réjouir de l’abolition de l’esclavage mais il y a un vrai questionnement sur comment vivre après avec cette nouvelle liberté. Et finalement, la vie des anciens esclaves n’est pas si facile car les blancs du Sud ne sont pas prêts à accepter de partager leurs vies et encore moins leurs terres… Il y a beaucoup de terreurs et de dangers avec le prémices du Ku Klux Klan et les lynchages. Ce dernier épisode se termine par la transmission de l’histoire de Kunta Kinte au petit-fils de George.
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Ce DVD se termine par un bonus qui explique en quoi cette série a été un phénomène aux Etats-Unis à sa sortie. (Vous pouvez activer les sous-titres en français) :
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J’ai aussi lu un article très intéressant (en anglais) qui explique l’impact de cette série. J’ai aussi écouté une captation d’une table ronde au Festival America  (que j’avais ratée parce qu’il y avait trop de monde) « E… comme Esclavage : Un devoir de mémoire » où Colson Whitehead explique qu’il a pris conscience de ce qu’était l’esclavage à 8 ans, en regardant cette série avec ses parents.
Il faut bien se rendre compte que quand cette série a été diffusée, le 23 janvier 1977, elle a été regardée par 29 millions de foyers et au fil des 8 soirées consécutives, 36 millions de foyers regardaient soit environ 100 millions de personnes. Dans la vidéo au-dessus, on apprend que les gens regardaient la série tous les soirs, des restaurants fermaient ces soirs-là et certains bars diffusaient la séries. La série a aussi eu pour impact un grand intérêt pour la généalogie pour une grande partie de la population américaine. Cette série est considérée comme la première à mettre en avant l’histoire des Afro-Américains du point de vue des Noirs. A l’origine, le livre avait aussi été extrêmement bien accueilli :  il était resté 4 mois sur la liste des meilleures ventes du New York Times, vendant plus de  6 millions d’exemplaires et avait obtenu le National Book Award et le prix Pulitzer.
Introduction et final de la série :

 

Cette série, historique, à plus d’un titre, a été refilmée en 2016.

LeVar Burton, qui jouait le rôle de Kunta Kinte adolescent en 1977, en est un des producteur. Il explique que si la série de 1977 restait un incontournable, les jeunes d’aujourd’hui ont changé et la série d’origine avait un peu vieillie, elle était un peu datée (ce qui est aussi mon avis, au niveau des images, des costumes, il y a un petit côté vieillot qui ne passe moins bien aujourd’hui.). Or, il voulait que cette histoire puisse continuer à être vue et ils ont alors décidé de la retourner pour la mettre au goût du jour au niveau des images et des acteurs. Après avoir regardé la bande annonce, je pense pouvoir dire que la série de 2016 est très fidèle à la série d’origine au niveau du contenu mais qu’effectivement, les images sont plus modernes.
Dans la vidéo suivante (en anglais), on apprend notamment qu’à la suite de la diffusion de cette série, beaucoup de prénoms des personnages ont été donnés car ils représentaient des personnages forts.

Bande annonce de la nouvelle version :

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La table ronde  « E… comme Esclavage : Un devoir de mémoire » du festival America, qui donne la parole à plusieurs auteurs sur l’esclavage, est passionnante :

Et pour continuer sur la thématique de l’esclavage, je vous renvoie vers deux romans que j’ai lus il y a quelques temps (et dont les auteurs interviennent dans la vidéo au-dessus) :

« Underground Railroad » de Colson Whitehead

et « No home » de Yaa Gyasi

Mais aussi l’album jeunesse dont je parle aussi aujourd’hui :

« Green Book, sur les routes du Sud » de Peter Farrelly (film) (+les Green books et Don Shirley)

C’est mon amie et collègue Titi qui m’a parlé de ce film fin janvier car elle pensait que ça m’intéresserait par son lien avec l’African American History Month challenge et elle avait bien raison! Nous sommes d’ailleurs allées ensemble le voir en VO avec Mrs B une autre amie et collègue qui s’intéresse à ce sujet!

Résumé de Allociné : « En 1962, alors que règne la ségrégation, Tony Lip, un videur italo-américain du Bronx, est engagé pour conduire et protéger le Dr Don Shirley, un pianiste noir de renommée mondiale, lors d’une tournée de concerts. Durant leur périple de Manhattan jusqu’au Sud profond, ils s’appuient sur le Green Book pour dénicher les établissements accueillant les personnes de couleur, où l’on ne refusera pas de servir Shirley et où il ne sera ni humilié ni maltraité.

Dans un pays où le mouvement des droits civiques commence à se faire entendre, les deux hommes vont être confrontés au pire de l’âme humaine, dont ils se guérissent grâce à leur générosité et leur humour. Ensemble, ils vont devoir dépasser leurs préjugés, oublier ce qu’ils considéraient comme des différences insurmontables, pour découvrir leur humanité commune.  »

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J’ai beaucoup aimé ce film! D’abord avec les acteurs sont vraiment bons : Viggo Mortensen, Mahershala Ali sont vraiment excellents!

J’ai aussi aimé voir le Sud des Etats-Unis de cette période dans toutes ses contradictions : il y a la ségrégation partout mais les riches blancs s’enorgueillissent de revoir ce pianiste réputé pour faire bonne impression tout en lui refusant les mêmes droits que s’il était Blanc. C’est assez terrible… Il y a aussi le problème de voyager quand on est Noir aux Etats-Unis : le fait de devoir « choisir » ses logements et restaurants en fonction des lois régissant la séparation des Blancs et des Noirs et le fameux « Green Book » mais aussi la manière dont la police traitent différemment les gens selon qu’ils soient Blancs ou Noirs dans le Sud…

Mais surtout ce que j’ai aimé c’est le renversement des clichés : le Blanc ici est plutôt rustre, c’est un Italo-Américain du Bronx, qui ne s’exprime pas avec beaucoup de finesse et qui a le coup de poing facile et le Noir est un homme riche, cultivé et très raffiné. Ils sont en contraste total avec les clichés de l’époque. Et d’ailleurs, Tony, le chauffeur / garde du corps s’étonne que Don, le pianiste réputé ne soit pas plus comme les autres Noirs mais Don, lui souffre de n’avoir sa place nulle part : pas assez « noir » dans sa façon d’être pour se sentir de points communs avec sa « communauté » et trop noir pour être accepté par les Blancs… Et pourtant, à sa façon, il lutte, choisissant de venir dans le Sud pour montrer qu’un Noir peut jouer cette musique différente de celle que l’on pouvait imaginer qu’il joue.

Au fil du film, Tony va dépasser ses propres préjugés (lui qui ne n’avait au début pas beaucoup de tolérance pour qui que ce soit qui ne soit pas italien et encore moins un Noir).

C’est un film historique et drôle par moments mais aussi très touchant quand il s’agit de constater les injustices liées à la ségrégation et aussi émouvant quand on se penche sur la psychologie du personnage de Don.

Pour revenir sur le vrai « Green Book » ou « The Negro Motorist Green-Book », , vous pourrez trouver des informations plus précises en cliquant sur la photo. Dans la vidéo suivante (en anglais mais vous pouvez activer la traduction automatique en français) vous pourrez en apprendre plus sur la traversée des villes sur la Route 66 qui étaient régies par les lois Jim Crow en les informant de tous les commerces acceptant de servir les Noirs et aussi sur les « Sundown Towns » (les villes à couvre feu) c’est à dire les villes qui n’acceptaient pas que des Noirs soient sur la route après la tombée de la nuit.

L’histoire est basée sur l’histoire vraie entre Don Shirley et Tony « Lip » Vallelonga, raconté par Nick Vallelonga d’après les histoires racontée par son père et l’artiste. Ils étaient amis dans la vraie vie.  (Cliquez pour voir un article de Paris Match sur les deux hommes).

Dans cette vidéo (en anglais mais vous pouvez activer la traduction automatique en français), on peut écouter Don Shirley raconter sa vie d’artiste noir aux Etats-Unis et voir des images et des films d’époque, c’est vraiment intéressant après avoir vu le film!