Autour de la musique sur Netflix : « A choeur ouvert » (Documentaire) / « What happened, Miss Simone? » (Documentaire)

A choeur ouvert

Dans ce documentaire en plusieurs épisode fonctionne un peu comme un radio crochet où l’on suit plusieurs participants, d’abord lors d’auditions puis lors de la préparation d’un grand spectacle.

La différence avec toutes les émissions de chanteurs amateurs que l’on connait c’est que c’est Ezekiel Williams, évêque de l’état de Virginie aux Etats-Unis qui veut monter une chorale de gospel géante et hors normes. Il auditionne les chanteurs à l’aide d’autres spécialiste du gospel et même avec la participation de son neveu Pharell Williams.

J’ai été extrêmement touchée par la musique, par les personnalité des chanteurs, par toute la bienveillance et la beauté de la musique. Tous les chanteurs ne sont pas Noirs, mais il y a une vraie unité humaine dans cette chorale pourtant composée d’ identités si particulière. Mais le point commun, c’est cette musique, typiquement Afro-Américaine qu’est le gospel!

A voir absolument si vous aimez les chorale (moi ça me fait toujours pleurer d’émotion!).

What happened, Miss Simone?

C’est un documentaire sur la chanteuse Nina Simone, réalisé par Liz Garbus en 2015.

Ce documentaire biographique nous parle de sa vie, sa carrière musicale (et son grand regret de ne pas avoir pu être une pianiste classique malgré ses grandes qualités, à cause de la couleur de sa peau) et de son implication dans le mouvements pour les droits civiques aux Etats-Unis.

On y découvre une femme souvent à fleur de peau, borderline, terriblement talentueuse mais assez malheureuse et sa vie est replacée dans le contexte historique et sociale de l’époque. beaucoup d’images d’archives et de témoignages, notamment de sa fille que j’ai trouvée touchante avec un regard lucide sur se mère.

C’est vraiment un documentaire intéressant si on aime la musique et si on s’intéresse aux droits des Noirs aux Etats-Unis. Une belle découverte faite par hasard en faisant un tour sur Netflix.

Nina Simone est une chanteuse que j’aime beaucoup. Elle me touche énormément dans sa façon de chanter et dans ses choix de chansons. J’avais lu un très bel album jeunesse avec Bastien : « Nina » de Alice Brière-Haquet et Bruno Liance que je vous recommande.

Au passage, je vous signale que Sophie Adriansen sortira mi mars une biographie de Nina Simone : « Nina Simone, mélodie de la lutte » (je pense que je vous en reparlerai!).

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Autour du dramaturge August Wilson sur Netflix : « Le Blues de Ma Rainey » (Film), « Le Blues de Ma Rainey : une histoire à transmettre » (Documentaire), « Trouver sa voix : le concours August Wilson » (Documentaire), « Fences » (Film)

La magie de Netflix c’est de passer d’un visionnage à un autre et trouver une belle thématique et de faire de belles découvertes. J’ai commencé par regarder « Le Blues de Ma Rainey » dont j’avais entendu parler avec les Oscars. Le film était suivi « Le Blues de Ma Rainey : une histoire à transmettre » grâce à quoi j’ai découvert que ce film était l’adaptation de l’oeuvre du dramaturge August Wilson. Netflix m’a ensuite fait la suggestion du documentaire « Trouver sa voix : le concours August Wilson » qui m’a donné très envie de voir le film « Fences », une autre adaptation d’un pièce d’August Wilson. Je vais essayer de vous donner envie de faire le même cheminement que moi car j’ai adoré cet ensemble de visionnage!

August Wilson

August Wilson était un dramaturge afro-américain né en 1945 à Pittsburgh en Pennsylvanie et mort en 2005 à Seattle. August Wilson a écrit surtout sur la condition des Noirs en Amérique au xxe siècle et a obtenu le prix Pulitzer pour « Barrières » (« Fences ») et « La leçon de piano ».

 Le Blues de Ma Rainey

Informations trouvées sur Wikipédia : « Le Blues de Ma Rainey (Ma Rainey’s Black Bottom) est un film américain réalisé par George C. Wolfe, sorti en 2020 sur Netflix. Il s’agit d’une adaptation cinématographique de la pièce de théâtre Ma Rainey’s Black Bottom (1982) d’August Wilson mettant en scène la chanteuse de blues Ma Rainey, qui est incarnée par Viola Davis. À Chicago, 1927. Ma Rainey, la « mère du blues » travaille sur un nouvel album studio. Les sessions d’enregistrement sont marquées par des tensions entre l’artiste, son agent, son producteur et ses musiciens. »

Je dois commencer par dire que j’aime beaucoup Viola Davis, l’actrice principale qui joue merveilleusement bien tous les rôles même quand il s’agit ici de s’enlaidir. Elle a une vraie présence! J’ai beaucoup aimé ce film qui montre le pouvoir de cette femme qui était une personnalité incroyable du blues mais qui a un regard très lucide sur le fait que les Blancs ont besoin d’elle pour sa musique mais qui n’oublie pas que les Noirs ne sont pas pour autant respectés par ailleurs.

De plus, il y a le personnage de Levee, jeune musicien ambitieux joué par Chadwick Boseman qui est vraiment fort et touchant.

Le Blues de Ma Rainey : une histoire à transmettre

Ce documentaire est vraiment intéressant : c’est un peu le « making of » du film « Le blues de Ma Rainey ». Viola Davis, Denzel Washington, George C. Wolfe et d’autres personnes liées au film reviennent sur la difficulté et le plaisir à adapter une pièce de August Wilson. Il y a notamment la costumière qui évoque certaines scènes et cela a son importance car le film a eu un Oscar pour les costumes et Chadwick Boseman, qui a eu l’Oscar de meilleur acteur à titre posthume, est aussi mentionné pour son rôle et son interprétation. Très intéressant!

Un extrait ici!

Trouver sa voix : le concours August Wilson 

Tous les ans, un grand concours est organisé aux Etats-Unis : un concours de monologues tirés des pièces de August Wilson. Des lycéens de partout dans le pays font d’abord un concours régional et la finale se déroule à Broadway.

Le documentaire se présente un peu comme une téléréalité, on suit certains jeunes en particulier, on les voit dans leurs vies, ils nous parlent de leurs ambitions, leurs rêves, ils expliquent ce que le théâtre signifie pour eux et comment les pièces d’August Wilson leur parlent et comment elles sont à la fois spécifiques aux Afro-Américains et à la fois assez universelles. Viola Davis et Denzel Washington, entre autres, interviennent aussi.

J’ai adoré ce documentaire! J’ai été très émue et j’ai vraiment aimé les extraits des monologues que nous voyons. J’ai trouvé ces jeunes excellents acteurs et j’ai vraiment trouvé l’ensemble passionnant! Si vous aimez le théâtre ou les histoires de jeunes qui vont au bout de leurs rêves je vous le recommande vraiment.

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Résumé repris sur Wikipédia : « Dans les années 1950, à Pittsburgh, Troy Maxson, ancien joueur de la Negro League de baseball est devenu éboueur. Il vit avec son épouse Rose et son fils cadet Cory dans une maison qu’il a pu acheter avec une partie de l’indemnité de blessure de guerre de son frère Gabriel qui, blessé à la tête, est devenu un handicapé mental qui erre dans le quartier et qui est menacé d’internement. Son fils aîné, Lyons, n’arrive pas à se stabiliser, vivant de petits contrats de musique et devant subir les récriminations de son père. Très exigeant avec sa famille, Troy reporte sur ses fils les malheurs et les discriminations dont il a été victime avant de trouver un foyer stable avec Rose. Il ne digère toujours pas la non-reconnaissance de sa valeur au baseball, car pour lui sa carrière a été gâchée à cause de sa couleur de peau. Il est particulièrement sévère et exigeant avec son plus jeune fils et, quand un recruteur de football américain lui fait une proposition, Troy refuse qu’il tente sa chance.« 

Denzel Washington et Viola Davis… Je pourrais presque m’arrêter là et vous dire que rien que pour ces deux acteurs ce film vaut la peine (Viola Davis! je l’adore, je pense que c’est une de mes actrices préférées)!

Et puis, le fond est vraiment intéressant : une histoire de famille complexe, une situation sociale liée à la couleur de la peau, le portrait d’une communauté, la position de l’homme noir face à sa femme et aux femmes en général, de la femme noire face à la maternité et à sa position de pilier (malgré elle) de la famille, des relations père-fils très tendues, la place du sport et de la musique comme vecteur de la progression sociale… C’est vraiment un film d’une grande richesse.

Et j’ajouterai que c’est extrêmement bien joué!

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Free Angela and all political prisoners (Documentaire) / Angela Davis Une histoire des Etats-Unis (Théâtre) / Amend : Le droit d’être américain, histoire d’un combat (Série documentaire sur Netflix) / Kevin Hart’s Guide to Black History (Documentaire humoristique sur Netflix)

Aujourd’hui, je vous propose un billet avec 4 supports audiovisuels qui parlent des droits des Noirs aux Etats-Unis.

Free Angela and all political prisoners de Shola Lynch

Ce documentaire présente la manière dont en 1970, Angela Davis, universitaire, féministe et militante pour les droits civiques proches des Black Panthers et membre du comité de défenses des « Frères de Soledad » a été accusée d’être impliquée directement dans la mort d’un juge et condamnée. Cela montre les incohérences de l’accusation, sa fuite et sa défense et tout le mouvement « Free Angela » qui s’en est suivi.

Je ne connaissais pas bien l’histoire d’Angela Davis et j’ai trouvé ce documentaire absolument passionnant! Ca se regarde comme une fiction : on a beau savoir comment cela se termine, on est pris dans cette histoire!

Angela Davis Une histoire des Etats-Unis de Faustine Noguès -Cie Heliotrope-

Seule en scène, l’actrice Astrid Bayiha donne vie à Angela Davis et à son combat avec originalité en passant par du texte slamé, de la musique, de la vidéo.

J’ai trouvé l’ensemble très original et intéressant, très moderne et pourtant bien ancré dans l’époque de la pièce. Je suis contente d’avoir vu le documentaire sur Angela Davis avant de voir la pièce de théâtre car j’avais l’impression de mieux comprendre toutes les allusions aux faits historiques.

Amend : Le droit d’être américain, histoire d’un combat de Robe Imbriano et Tom Yellin

Présenté principalement par Will Smith mais aussi d’autres acteurs qui lisent des extraits de textes (ce qui rend le documentaire plutôt original), cette série documentaire est composée de 6 épisodes d’environ 1 heure chacun.

Autour du 14e amendement qui normalement établit l’égalité entre tous les américains et qui avait été ratifié après l’abolition de l’esclavage, le documentaire décortique comment ce 14e amendement a été refusé aux Noirs aux Etats-Unis (avec notamment l’institutionnalisation de la ségrégation dans les états du sud mais aussi par la violence faite aux Noirs par la police. Des épisodes sont aussi consacrés aux inégalités entre Américains à cause du sexisme en traitant des mouvements féministes et aussi au niveau des droits des LGBT.

J’ai trouvé cela passionnant et j’ai vraiment appris beaucoup de choses (le mythe de Lincoln, le sauveur de Afro-Américains est un peu écorné par exemple!)

Kevin Hart’s Guide to Black History

Entre documentaire pédagogique et spectacle comique pour les enfants, voici une façon de présenter des personnalités Afro-Américaines importantes mais qui sont plutôt méconnues dans le but de montrer aux jeunes que les Noirs aux Etats-Unis ne sont pas seulement associés aux esclaves. Sous formes de sketches, plus ou moins drôles (sans doute plus pour les enfants) cela permet de raconter des histoires vraies de façons plutôt sympathiques.

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13th (Le 13e) : documentaire Netflix

J’ai regardé ce documentaire en janvier et je vous recopie le résumé de Wikipédia pour ne rien oublier : « Le 13e est un documentaire américain réalisé en 2016 par Ava DuVernay. Le film explore les « liens entre la race, la justice et l’incarcération de masse aux États-Unis ». Le titre fait référence au treizième amendement à la Constitution des États-Unis qui a libéré les esclaves et interdit l’esclavage (à moins qu’ils ne soient emprisonnés à cause d’un crime). Le documentaire s’ouvre avec des statistiques récentes : les États-Unis représentent 5 % de la population mondiale mais 25 % des personnes incarcérées dans le monde. La réalisatrice démontre que l’esclavage s’est perpétué depuis son abolition à travers des actions telles que la criminalisation de certains comportements. Des affranchis étaient par exemple accusés de vagabondage et forcés à travailler pour l’État ou loués à des propriétaires terriens. D’autres raisons ont conduit à la fin du 20e siècle à l’incarcération de masse des gens de couleur aux États-Unis comme la privatisation du droit de vote pour les afro-américains et la guerre à la drogue menée par les républicains. La réalisatrice examine aussi les centres pénitentiaires devenus de véritables complexes industriels et pointe du doigt les bénéfices réalisés par certaines entreprises à la suite de ces incarcérations. Le 13e a reçu un accueil positif de la critique et a été nommé pour un Oscar du meilleur film documentaire lors de la 89e cérémonie des Oscars.« 

J’ai trouvé le propos et la forme de ce documentaire poignant. C’est à la fois historique et social, cela remet la situation judicaire actuelle pour les Noirs aux Etats-Unis en perspective en expliquant à quel point le passé, l’esclavage et la ségrégation ont eu un poids jusqu’à nos jours.

Je vous recommande vivement ce documentaire qui est vraiment instructif et passionnant!

Le documentaire est disponible sur Youtube
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Seven Seconds (Série Netflix)

Cette série de dix épisodes d’environ 1h m’avait été conseillée par mon amie Mrs B ma spécialiste des séries, il y a déjà un moment, et j’ai profité de l’African American History Month pour la regarder et pour vous en parler. Ce n’est pas un hasard si je vous en parle le lendemain de mon billet sur le roman « Milwaukee blues » car j’ai souvent repensé à cette série en lisant le roman : quelque chose dans l’ambiance et dans le sujet même si ce n’est pas exactement la même chose évidemment.

Brenton Butler, un adolescent afro-américain est renversé par la voiture d’un homme qui traversait trop vite le parc enneigé. Ce dernier est policier et il appelle son chef qui arrive avec deux autres policiers. Ils camouflent l’accident et repartent vivre leurs vies. Mais quand on découvre Brenton de nombreuses heures plus tard, il n’est pas mort mais presque. Sa famille cherche à savoir qui a pu laisser leur enfant pour mort dans la neige. La substitut du procureur, une jeune femme noire épaulée par une policier blanc intègre qui sont tous les deux un peu cabossés dans leurs vies privées mais qui ont surtout une réelle envie de trouver les réponses à ce crime.

Cette série met en lumière de nombreux aspects sociaux qui permettent de peindre un portrait des Etats-Unis peu reluisant : il y a bien entendu, l’impunité des policiers blancs qui pensent qu’ils peuvent tuer (ou laisser mourir) des Noirs sans conséquence. Dans ce cas particulier, les policiers sont aussi véreux et touchent à des trafics de drogues avec des gangs.

Les gangs sont d’ailleurs aussi au coeur de cette ville et de la communauté noire : beaucoup de jeunes n’ont pas tellement d’alternatives, économiquement et socialement, et tombent entre les mains des gangs. L’oncle de Brenton est d’ailleurs typiquement dans cette situation : ancien membre d’un gang, il a rejoint l’armée pour en sortir mais à son retour d’Irak, il se retrouve tiraillé entre le retour dans l’illégalité ou le retour à l’armée…

Le système judiciaire est aussi montré avec toutes ses limites et le racisme plus ou moins caché…

J’ai beaucoup aimé cette série avec des personnages qui sont loin d’être manichéens et très bien campés par les acteurs. J’ai trouvé que le côté polar était enrichi par tout l’aspect social.

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La part du lion -Comment la cuisine Afro-Américaine a changé les Etats-Unis Saison 1 (documentaire sur Netflix)

Cette série documentaire de 4 épisodes est vraiment passionnante quand on aime la cuisine et qu’on s’intéresse à l’histoire et en particulier l’histoire des Afro-Américains.

En effet, la cuisine est le point de départ et le point d’ancrage de cette série mais en réalité cela permet de raconter l’histoire des Noirs aux Eats-Unis : en commençant par les origines et l’influence de l’Afrique et des premiers arrivants, les esclaves, avec des ingrédients amenés avec eux et des recettes et des techniques apportées d’Afrique puis en parlant des traditions culinaires liées à l’esclavage (le fait de cuisiner et de sublimer les bas morceaux par exemple) et l’évocation de chefs cuisiniers du passé et de chefs ou de passionnés de cuisine du présent et pour raconter les différentes étapes de la liberation des Afro-Américains. Il est d’ailleurs questions de Juneteenth, une fête dont j’avais parlé en 2018 mais aussi des cowboys noirs dont on parle dans le film « Concrete Cowboy« .

J’ai adoré cette série et je suis contente de voir qu’il y aura très prochainement une saison 2!

Des idées Netflix pour l’African American History Month challenge : Self Made (Série) / Concrete Cowboy (Film) / Becoming (Documentaire)

Self Made : D’après la vie de Madam C.J. Walker

Cette série en quatre épisodes de moins d’une heure est la biographie Madam C.J. Walker qui vécu au début du 20e siècle aux Etats-Unis et qui fut la première femme afro-américaine à devenir millionnaire après avoir monté sa propre affaire : une « self made woman ».

Elle a connu la pauvreté et en s’inspirant d’un produit de soin pour les cheveux, elle crée sa propre marque et fait tout son possible pour créer des salons de coiffure pour femmes noires. Elle se bat, seule contre tous, pour réaliser son rêve car même au Nord des Etats-Unis, être noir rend les choses très compliquées et être une femme Noire encore plus!

J’ai aimé l’histoire, le côté historique : certains personnages plus âgées ayant connu l’esclavage, Madam C.J Walker ayant quitté le Sud et ses traditions ouvertement racistes pour découvrir que les discriminations existent toujours où qu’elle aille, le fait que les leaders noirs sont encore très sexistes.

J’ai moins été emballée par la série elle-même, au niveau des images, j’ai trouvé ça un peu « cheap » (couleurs criardes, costumes un peu « bon marché » et scenario un peu trop romancé et manichéen) mais ça ne m’a pas empêché de tout regarder. Il faut dire que j’aime bien l’actrice principale Octavia Spencer.

Concrete Cowboy

Ce film est l’adaptation du roman « Ghetto Cowboy » de Greg Neri et raconte la vie d’une communauté qui existe vraiment à Philadelphie : des cowboys noirs qui vivent en pleine ville avec leurs chevaux.

Cole est un ado de 15 ans qui est en train de mal tourner alors sa mère l’envoie de force chez son père qu’il connait à peine. C’est là qu’il va découvrir ce groupe de cowboys dont son père est un peu la figure paternelle. Il va encore se rebeller et se retrouver partagé entre l’envie de jouer au « bad boy » avec son cousin et l’envie d’appartenir à ce groupe soudé qui s’occupe des chevaux et se soutiennent. Au contact de toutes ces personnes, il va évoluer positivement et se rapprocher de son père.

C’est une belle histoire d’apprentissage de la vie et c’est réaliste aussi sur les conditions de vie proches du ghetto pour les populations Noires dans les grandes villes américaines. Et cela montre aussi comment les jeunes n’ont pas beaucoup d’alternatives pour réaliser leurs rêves et se réaliser.

Tournés avec des vrais membres de la communauté des cowboys de Philadelphie et aussi Idris Elba que j’ai trouvé très bon (et très beau, ne le nions pas 😉

Becoming

L’année dernière je vous avez parlé du Michelle Obama Podcast que j’avais beaucoup aimé et cette année j’ai regardé ce documentaire sur la tournée que Michelle Obama a faite aux Etats-Unis après la publication de son livre autobiographique « Devenir » (« Becoming »).

C’est un portrait de la femme dynamique et forte qui parle de sa vie de femme noire aux Etats-Unis, de première dame qui voulait aussi vivre sa vie de famille le plus normalement possible.

Je l’ai trouvée aussi abordable que dans son podcast et j’ai trouvé intéressant de voir son point de vue sur sa vie de First Lady.

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Quelques séries et films Netflix pour Décembre Nordique

J’ai voyagé dans les pays nordiques grâce à Netflix pour Décembre Nordique!

J’ai commencé par « Octobre » une mini série danoise tirée du roman éponyme de  Søren Sveistrup. Je n’ai pas lu le roman donc je ne peux pas vous dire si la série est fidèle ou pas. J’ai bien aimé cette série même si avec du recul, je ne me souviens déjà plus de la fin, mais l’important c’est qu’elle était bien prenante pendant que je la regardais!

A Copenhague, une policière accompagnée d’un agent d’Interpol, mène une enquête sur des crimes en série dans lesquels les victimes sont amputées d’un membre et à côté de qui a été placé un petit bonhomme en marrons. Un lien est établi la fille de Rosa Hartung, ministre des Affaires Sociales, qui a été enlevée des mois plus tôt. 

*

Je suis ensuite allée en Finland avec « Deadwind« , une série policière dont j’ai vu la première saison. Sofia Karppi, reprend son travail après avoir perdu son mari quelques mois auparavant, sa vie privée entre son deuil, sa belle-fille et son petit garçon est compliquée. Son chef, l’oblige à travailler avec un jeune inspecteur. Ils enquêtent sur le meurtre d’une jeune femme, trouvée dans un chantier. Elle pour l’entreprise Tempo, dirigée par Alex Hoikkala, qui travaille sur la construction d’un écoquartier doté d’éoliennes. La mort de la jeune femme semble liée à cette entreprise.

J’ai aimé l’ambiance et les personnages de cette série.

*

J’ai aussi été en Suède avec la série « Quicksand« . La série commence avec une fusillade dans un lycée, une jeune fille est arrêtée et interrogée. En attendant son procès, on a des flash-backs sur son histoire, sa relation avec ses amis, sa famille et surtout, son petit ami, un garçon riche mais très perturbé. A son contact, la jeune fille sage se trouve confrontée à l’alcool, la drogue et des violences ou manipulations à différents niveaux.

Cette série ressemble un peu à un « teen movie » mais avec une facette beaucoup plus noire.

*

Et enfin, je suis allée en Norvège avec « Borderliner« . Nikolai Andreassen est un policier honnête, qui risque même sa carrière en témoignant contre un collègue dans une affaire de meurtre. Pendant son congé forcé, il va chez son frère, policier dans une petite ville, et se retrouve à participer en tant que conseiller à une enquête qui ressemble à un suicide. Quelque chose l’intrigue et il suggère qu’il faut plutôt enquêter sur un meurtre. Quand il découvre que son frère est impliqué, il va se retrouver à jouer double jeu pour protéger sa famille.

Bonne ambiance de cas de conscience! Par contre, la fin m’a laissée sur ma faim… Est-ce qu’une 2e saison est prévue ?

Alors avec cette petite sélection, vous pouvez constater que les Nordiques sont aussi doués en polars filmés qu’en romans policiers!

Et dans un autre genre, en 2018, je vous parlais de la série Borgen qui est aussi très bien (et qui passe aussi sur Netflix).

Quelques séries et films Netflix pour Québec en Novembre et le mois celte

J’ai voyagé un peu grâce à Netflix en fonction des thématiques du mois de novembre!

Je suis allée au Québec avec deux films : « Le guide de la famille parfaite » :

Une histoire de famille recomposée avec une adolescente qui semble parfaite mais qui part en vrille. Ce qui pouvait paraître une histoire un peu banale s’est avérée une histoire beaucoup plus profonde sur les relations parents-enfants, sur la confiance en soi des adolescents. J’ai adoré l’accent et la langue de ce film que j’ai regardé en français québécois en audio et en sous-titrage pour ne rien rater!

*

Et toujours au Québec avec le film « Jusqu’au déclin » :

Antoine est un père de famille qui se prépare avec sa famille à être capable de survivre en cas de catastrophe. Il pousse l’expérience plus loin en allant à un stage survivaliste organisé par Alain, un blogueur expert en la matière. Cela se passe dans la nature enneigée du Nord du Québec, dans un large domaine forestier en totale autonomie que ce soit en énergie ou en alimentation. Les participants qui sont tous là pour des raisons différentes et qui viennent d’origines différentes s’entraînent à évoluer dans la nature, se débrouiller seuls et se défendre avec un arsenal d’armes.

Un accident survient et alors tout bascule… Ceux qui étaient là pour apprendre à s’entraîner pour survivre vont devoir se protéger les uns des autres et se retrouvent dans une vraie situation de survivalistes. C’est un thriller plein d’action, angoissant et assez violent. J’ai bien aimé ce film que j’ai regardé en audio et sous-titres en français québécois.

chez Karine:) et  Yueyin 

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Pour le mois celte, je suis allée en Ecosse avec « Retribution » :

Cette mini-série de 4 épisodes est d’abord sortie sur la BBC sous le titre « One of us » mais je l’ai trouvée sous le titre « Retribution » sur Netflix. Adam et Grace qui venaient de se marier sont découvert sauvagement assassinés dans leur appartement. Ils viennent tous les deux du même village en Ecosse. Un soir de tempête, un homme a accident de voiture entre les deux fermes des familles de Adam et Grace et l’homme blessé avait le code postal des fermes dans sa poche et il s’avère être le suspect numéro un du meurtre du jeune couple.

Commence alors une nuit en huis-clos assez noir autour de cet homme et le lendemain, quand il est retrouvé mort, tout le monde sait que c’est l’un des membres des deux familles qui l’a tué (d’où le titre « One of us » : l’un d’entre nous »). Il se trouve que tous les membres des deux familles ont de lourds secrets qui vont être dévoilés petits à petits.

C’est un bon thriller qui tourne autour des familles. Seul bémol pour moi, la sous-histoire avec la policière qui n’a rien à voir avec l’enquête et qui à mon avis n’apportait rien à l’histoire.

 chez Cryssilda

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Je suis aussi allée en Irlande du Nord avec « Derry Girls » :

Cette série de 6 épisodes par saison et qui a pour l’instant deux saisons (mais la 3e ne devrait pas tarder) se déroule à Derry, en Irlande du Nord, au début des années 1990 alors que les conflits sont encore très intenses. On suit quatre lycéenne catholiques et le cousin anglais d’une des filles et leurs familles. Les jeunes vont à l’école catholique pour filles de la ville (même le garçon). Je vais surtout parler de la saison 1 pour ne pas trop en dire.

Les histoires ont plusieurs niveaux de lecture : il y a le côté purement humoristique des histoires d’adolescents des années 1990, entre insolence et rebellion et les histoires de familles, et aussi la relation des personnages à la religion catholique, là aussi entre respect et opposition (Le personnage de la directrice de l’école est vraiment très drôle dans son rôle de bonne soeur désabusée!) mais aussi des sujets plus sérieux qui touchent les adolescents comme l’homosexualité.

Mais il y a aussi un autre aspect qui est très important dans cette série, un côté plus sérieux même si c’est juste distillé comme un arrière plan : les problèmes politiques et les conflits violents entre l’Irlande du Nord et l’Angleterre. Cela se ressent dans des côtés humoristiques comme le fait que personne ne comprend quand le cousin anglais parle à cause de son accent (alors que l’accent de Derry est très fort). Mais aussi moins drôle quand le défilé des « Orangistes » (protestants) pousse les familles catholiques (minoritaires) à quitter la ville. La dernière scène de la première saison est même poignante en mettant clairement en lumière l’ambiance pesante que les habitants d’Irlande du Nord connaissent en entendant parler d’attentats. Je suis allée à Belfast pour deux jours en 1994, avant le cessez-le-feu, et j’ai connu les soldats armés jusqu’aux dents qui inspectaient les bus ou qui circulaient en ville et les véhicules blindés avec mitraillettes… C’était la réalité de tous les jours, et cela on le voit bien aussi dans la série.

 chez Cryssilda

Séries Netflix américaines : « The Sinner » et « Unbelievable ».

En 2013, pour un challenge américain (qui n’était pas « Le mois américain » à l’époque), j’avais fait un billet où je parlais de quelques séries américaines que j’aimais et ce qui est amusant c’est que cette année, j’ai Netflix et j’ai regardé l’intégrale de « Friends » et je suis en plein milieu de l’intégrale de « The Big Bang Theory », et Mrs B, ma « coach séries » m’a parlé récemment de « New Girl » et je me demande si je ne vais pas la regarder aussi et ce sont trois séries dont je parlais dans ce billet!

Cet été j’ai regardé la séries « The Sinner » qui se présente sous la forme de 3 saisons, indépendantes les unes des autres, le point commun étant un policier et une ambiance très psychologique et étrange.

(Résumé copié sur Wikipédia) :

Saison 1 : Une jeune mère commet un assassinat sans savoir pourquoi. Le lieutenant Ambrose va chercher à déterminer l’origine de ses accès de violence en fouillant dans son passé.

Saison 2 : L’enquêteur Harry Ambrose fait face à un autre cas dérangeant : un garçon de treize ans aurait volontairement assassiné ses parents.

Saison 3 : dans la troisième saison, Ambrose enquête sur un accident de voiture mortel dans le nord de l’État de New York et découvre derrière cet accident un cas beaucoup plus important et inquiétant.

J’ai beaucoup aimé la saison 1 et 2 que j’ai trouvé vraiment addictive mais j’ai un peu moins aimé la 3e saison, une peu trop « psychologique ».

Et la 2e série américaine que j’ai regardée et aimé est « Unbelievable« .

Cette série est basée sur une histoire vraie. Une jeune fille est violée dans son appartement. Les policiers qui enquêtent émettent des réserves sur la véracité du viol en raison de la situation sociale de cette jeune femme.

En parallèle, deux enquêtrices se rejoignent sur deux enquêtes différentes sur des viols et elles cherchent à faire le lien et découvrir si ce sont des crimes en série.

C’est vraiment une série très prenante, encore plus parce que c’est une histoire vraie et c’est vraiment très bien joué!

Je remercie mon amie Mrs B qui est ma référence en matière de séries (c’est à cause d’elle que je me suis couchée si tard ces derniers temps 😉

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