Azadah : Jacques Goldstyn

« Azadah » est un très joli album avec peu de texte et aux illustrations à l’aquarelle sans cadre qui prennent le milieu de pages carrées. J’ai beaucoup aimé « l’objet livre ».

Et puis l’histoire est très touchante. Nous sommes en Afghanistan et Azadah est une petite fille vive qui ne supporte pas de voir partir son amie Anja une reporter Allemande qui vient de passer du temps dans son village.

Elle voudrait qu’Anja l’emmène avec elle. Quand cette dernière lui explique que c’est impossible mais qu’elle pourra le faire quand elle sera adulte après être allée à l’école, Azadah s’insurge : son école a été détruite par la guerre et elle a bien conscience que toutes les choses qu’elle rêve de faire lui seront impossibles étant donné la condition des femmes dans son pays (on voit des femmes en burqua complète dans le village). La petite fille veut lire, se cultiver, voyager, travailler et revenir dans son pays une fois éduquée pour transmettre son savoir.

Cette histoire est celle du rêve d’un autre monde pour une petite fille que la guerre et les mentalité patriarcale de son pays risque d’entraver et c’est très touchant et émouvant et on ne peut qu’espérer que la petite graine de désir de liberté apportée par la rencontre avec la reporter pourra grandir et permettre à Azadah de devenir celle qu’elle souhaite. J’aurai presque envie d’une suite avec une Azadah adulte!

Voici l’avis de Bastien (8 ans-CE2) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

(Pendant la lecture, je lui ai juste expliqué que ça se passait en Afghanistan un pays en guerre et que les femmes étaient entièrement couvertes parce que les homme de ce pays ne voulaient pas que les autres voient leurs femmes… Chose qu’il a eu du mal à comprendre!)

« C’est un album. C’est l’histoire d’une petite fille qui s’appelle Azadah et qui a une amie photographe. Un jour, la photographe s’en va, elle retourne dans son pays.

Azadah ne veut pas que la photographe s’en aille mais elle veut partir avec elle car elle ne veut pas attendre d’être grande pour faire les choses que les femmes de son pays n’auront pas le droit de faire parce qu’ici les femmes doivent toujours être couvertes.

Les images sont bien faites et on voit bien les émotions des personnages.

J’ai bien aimé ce que ça raconte : le droit des femmes et des filles (mais c’est la même chose, comme « garçon » et « homme ». Moi, je suis un homme c’est juste une différence d’âge.) »

Merci 

catégorie « mot unique » pour ma ligne « jeunesse »

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Le pingouin volant : Pierre Wazem

Voici l’avis de Bastien (8 ans-CE2) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est l’histoire d’un manchot qui veut absolument voler. Ses amis essaient de lui changer les pensées, en vain.

C’est très comique. Y a pas vraiment d’histoire à raconter parce que c’est plein d’histoires. Le point commun de toutes ces histoires, c’est qu’il y a toujours ce « pingouin volant » qui veut voler et qu’il n’arrête pas de s’entraîner et ça lui fait mal parce qu’il n’y arrive jamais : à chaque fois, il tombe et il se fait mal et c’est drôle!

Les dessins sont bien faits et drôles! »

Une de ses pages préférées

Mon avis de maman :

J’ai emprunté cette BD par hasard pour Bastien et dès qu’il s’est mis à la lire, il éclatait de rire à chaque page et c’est à sa demande que nous l’avons lu ensemble et fait ce billet!

Alors je ne vais pas en dire beaucoup plus que Bastien : c’est l’histoire d’un manchot sur la banquise (attention : les manchots ne volent pas alors que les pingouins si!) qui rêve de voler. Toutes les planches sont ses tentatives infructueuses et toutes ses techniques de vol et les réactions désabusées de ses congénères.

C’est amusant, gaguesque et parfait pour des petits lecteurs de 8 ans et quelques! A lire en famille! Pour Bastien c’était un coup de coeur!

 catégorie « déplacement » de ma ligne « BD »

Martin et Rosa, Martin Luther King et Rosa Parks, ensemble pour l’égalité : Raphaël Frier et Zaü (avec Bastien)

Martin Luther King est pour moi un homme très important pour l’humanité! Je suis très touchée par les combats pour les droits civiques aux Etats-Unis et j’admire l’homme et ses idées. Quand j’ai vu ce livre à la médiathèque, j’ai tout de suite eu envie de partager cette lecture avec Bastien (qui était déjà sensibilisé à cette cause par un dossier qu’il avait lu dans Astrapi et après avoir lu « Nina » nous avions aussi parlé de ce sujet ensemble)

L’album raconte sommairement l’enfance de Rosa Parks et de Martin Luther King puis montre leur combat commun et la situation des Noirs aux Etats-Unis à l’époque de la ségrégation.

C’est illustré et très clair, pour les adultes et les jeunes lecteurs. Il y a aussi des pages qui racontent les origines de cette situation en revenant sur l’esclavage. A la fin de l’album, il y a un cahier plus encyclopédique sur Martin Luther King et Rosa Parks et sur les lois qui s’adresse là soit à des enfants plus grands soit aux adultes qui accompagnent les jeunes lecteurs mais Bastien a quand même aimé que je lui lise pour avoir des explications supplémentaires.

Je dois avouer que certaines pages m’ont vraiment émue, presque aux larmes. Et Bastien a été révolté de découvrir plus en détails les injustices de la vie des Noirs aux Etats-Unis. Cette lecture a suscité beaucoup de réactions et de questionnements. Il a d’abord eu des réactions de violence : « Si j’étais là-bas et que je voyais ça, je tuerai ces gens ! ». Mais avec de vrais questions sur l’origine de ce mal : « Si on avait été là-bas à cette époque, tu crois qu’on aurait pensé pareil? » Bref, une lecture enrichissante pour le parent comme l’enfant sur un sujet toujours essentiel.

Voici l’avis de Bastien (8 ans-CE2) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« Ça parle de Rosa Parks et de Martin Luther King parce qu’ils étaient ensemble pour l’égalité entre les Noirs et les Blancs.

Les Noirs n’avaient pas les mêmes droits que les Blancs, même, ils n’avaient aucuns droits dans le Sud des Etats-Unis par exemple à Montgomery. Ils allaient pas aux mêmes endroits que les Blancs, ils n’avaient pas les mêmes restaurants, pas les mêmes piscines, pas les mêmes écoles, pas les mêmes bus…

Y a des gens Noirs qui se faisaient assassiner et taper par des Blancs et ça passait dans les journaux mais ils n’étaient pas arrêtés, personne ne faisait rien, à part Martin Luther King et Rosa Parks. Et ça, c’est de l’injustice des Blancs envers les Noirs et de l’horreur parce qu’ils les tuent!

Dans ce livre, ils parlent aussi des esclaves en Afrique.

J’ai bien aimé ce livre parce que ça parle d’égalité. »

Cette page sur l’assassinat d’un jeune Noir dont les assassins étaient connus mais n’ont pas été condamnés a beaucoup choqué Bastien

A la suite de cette lecture, nous avons eu envie d’aller plus loin sur la réflexion sur le racisme et j’ai emprunté ce livre pour le lire avec Bastien. Je n’en parlerai pas sur le blog mais c’est un livre que je vous conseille aussi pour avoir des explications simples sur le racisme : (cliquez pour en savoir plus)

Voici un extrait du discours de Martin Luther King « I have a dream » que je fais souvent apprendre à mes élèves de 3eme quand je travaille sur le sujet

 Thématique « Biographie / documentaire »

catégorie « Mot positif » pour ma ligne jeunesse

Fourmidable : Jo Hoestlandt (Billet avec Bastien)

Voici l’avis de Bastien (8 ans-CE2) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

Ça parle d’une fourmi qui s’appelle « 68 » parce qu’elle est la 68ème fourmi de la file de travail. Un jour, elle trouve un puceron qui lui demande de lui décrire la nature qu’elle voyait mais 68 ne la regardait jamais car elle devait continuer le travail en suivant les ordres.

Un autre jour, elle regarde un petit peu ce qui l’entoure et elle voit de très belles choses et avec le puceron, elle se pose une question : rester à la fourmilière en sécurité mais en devant suivre les ordres ou partir dans la nature où il y a mille dangers mais être libre?

J’ai bien aimé parce que ça parle d’insectes et de liberté. C’est mon préféré dans les Incorruptibles même si à la fin, j’aurais préféré connaître la suite de l’aventure et là, il faut imaginer.

Et mon avis de maman :

Que dire d’autre? Bastien a très bien résumé ce court roman qui est malgré tout très riche. Il pose vraiment la question de la part de liberté qu’ont les individus quand depuis toujours ils suivent des règles établies sans jamais les remettre en question. On y parle de l’ouverture sur le monde et sur les autres, sur le bonheur d’ouvrir les yeux sur ce qui nous entoure. La peur de quitter ce que l’on connait est bien présente mais l’idée que réfléchir par soi-même et vivre pour soi est aussi très importante.

Un bon petit roman qui sous des dehors de conte pourrait très bien être adapté à des plus grands pour une réflexion un peu plus poussée.

 sélection CE2-CM1

catégorie « animal » ligne « jeunesse »

Le garçon qui parlait avec les mains : Sandrine Beau et Gwenaëlle Doumont (Billet avec Bastien)

Victoria est une petite fille pleine d’entrain qui vit avec ses parents qui adorent tout ce qui est lié à l’Espagne. Dans sa classe, il y a toute la population que l’on peut trouver dans une école : des gentils, des drôles, des lents, des méchants… Mais un jour, la maîtresse leur présente un nouvel élève. Manolo est beau (Victoria craque tout de suite sur lui), il est espagnol (coïncidence incroyable quand on pense à l’intérêt de la famille de Victoria pour ce pays) mais pourtant, il ne parle pas espagnol car… il est sourd. Avec la maîtresse, il parle la langue des signes.

Ce garçon intrigue tout le monde et très vite Victoria et lui deviennent amis et réussissent à communiquer à leur façon -mélange de langue des signes improvisée, de mimes, de mots etc. Ils s’entendent très bien mais certains parents de la classe ne voient pas les choses d’un aussi bon œil.

En effet, la différence et le handicap font peur et ces parents d’élèves disent s’inquiéter pour l’avenir de leurs enfants en argumentant que la présence de Manolo va ralentir les cours. Cela met Victoria très en colère et Manolo est peiné et découragé d’être sans cesse le point de mire à cause de sa différence. Mais Victoria ne se laisse pas faire et elle trouve une idée pour sensibiliser ses camarades de classe au quotidien de Manolo et changer certaines mentalités.

Très jolie histoire sur la différence et l’amitié (et même l’amour) malgré les différences et sur l’intolérance et le fait que la connaissance est le secret pour accepter l’autre.

Très intéressant et dans un style très actuel avec des personnages très réalistes, pas du tout « cucul la praline ».

Bastien m’a posé pas mal de question sur les sourds après. Dans son école, il y a une classe d’IME avec des inclusions d’enfants handicapés dans les autres classes et depuis la maternelle, il a toujours été confronté au handicap sans que cela fasse de différence. Il m’a dit : « A l’école, il y a un garçon de l’IME, il est sourd, mais je l’aime pas… Pas parce qu’il est sourd, mais parce qu’il fait des blagues pas drôles et il est même méchant. » Je lui ai dit que ça montrait que les enfants handicapés étaient comme les autres : il y en a des sympas et d’autres moins gentils et que ça n’avait rien à voir avec leur handicap.

Voici maintenant l’avis de Bastien (8 ans-CE2) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est dans une école, il y a un nouveau qui arrive et il est d’origine espagnole et dans la classe, il y a Victoria et avec ses parents, ils adorent l’Espagne. Mais le nouveau qui s’appelle Manolo est sourd et il ne parle pas -enfin si, mais la langue des signes!

Mais il y a des gens qui n’aiment pas trop le fait qu’il soit sourd et du coup ça fait des histoires. Et Victoria et Manolo veulent que ça s’arrête et pour ça ils ont une petite idée : leur exposé. En revanche, je n’en dis pas plus pour laisser du suspens pour ceux qui  veulent le lire.

J’ai aimé parce que ça exprime bien que les sourds sont comme nous même s’ils n’entendent pas, sinon ils ont le même corps, la même tête. On est tous humain! »

 sélection CE2-CM1

Le peintre qui changea le monde : Hubert Ben Kemoun et Justine Brax (Billet avec Bastien)

Cet album raconte l’histoire de Boniface Lazufi, fils du peintre qui a choisi les couleurs et les motifs des animaux d’Afrique. Il se contente de rafraîchir les peintures des animaux, il ne crée pas mais il se satisfait de cette vie. Mais l’entrée dans sa vie d’une belle jeune femme va tellement le perturber qu’il va libérer sa créativité sans même sans rendre compte et donner une nouvelle vie aux pelages des animaux qui sont ravis de leurs nouveaux habits!

Un joli conte qui rappelle bien les contes africains avec de très belles illustrations aux belles couleurs.

Je pense cependant qu’il aurait peut-être mieux convenu aux CP-CE1 qu’aux CE2-CM1 car il manque peut-être un peu de matière au niveau de l’histoire mais cela reste malgré tout un très bel album.

Voici maintenant l’avis de Bastien (8 ans-CE2) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est l’histoire d’un grand peintre qui peignait les animaux, c’est lui qui avait choisi les couleurs de leurs pelages. Quand il est mort, son fils reprend le travail et  continue à les peindre.

Mais à la fin, il se passe de drôles de choses avec les couleurs des animaux mais je n’en dis pas plus.

Je sais que ça ne peut pas exister car le pelage des animaux est naturel et ce n’est pas un humain qui les peint mais j’ai bien aimé car les illustrations sont très jolies.

Ma page préférée, c’est en particulier celle où on voit le lion parce qu’il est très joli et aussi la couverture. »

 sélection CE2-CM1

 catégorie « Art » pour ma ligne jeunesse

Chaussette : Loïc Clément et Anne Montel

Tout d’abord, quel plaisir de retrouver les dessins et les couleurs d’Anne Montel. J’adore vraiment son style, je le trouve plein de poésie, tout en délicatesse, plein de détails. C’est absolument charmant, je ne  m’en lasse pas!

L’histoire est très touchante aussi. Un enfant raconte la vie de sa voisine Josette qu’il appelle « Chaussette » depuis qu’il est petit. C’est une vieille dame qui vit avec son chien Dagobert et qui suit une vie d’habitudes, réglée comme du papier à musique. Elle fait le tour du village, s’arrête aux mêmes endroits, rentre dans les mêmes boutiques, passe dans les mêmes rues, dit les mêmes phrases…

Et puis un matin, quelque chose d’étrange se passe. Chaussette prend les mêmes chemins pour sa promenade mais Dagobert n’est pas avec elle et elle commet des petits larcins qui intriguent fortement l’enfant.

Cet album est une ode aux personnes âgées qui vivent leurs petites vies solitaires et dont les animaux de compagnie sont un repère, une vraie présence. C’est un album sur le deuil, sur la vie, et sur le fait aussi de faire attention les uns aux autres.

Une très jolie histoire!

Voici maintenant l’avis de Bastien (8 ans) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est un petit garçon qui vit à côté d’une vieille dame qui s’appelle Chaussette, mais en vrai, elle s’appelle Josette mais quand le garçon était petit il avait du mal à prononcer le j et finalement c’est resté.

Chaussette fait toujours la même petite promenade avec son chien Dagobert et c’est rigolo parce que c’est toujours la même chose.

Mais quand le petit garçon voit Chaussette sans Dagobert, il sait que ce n’est pas normal.

J’ai bien aimé mais j’ai trouvé que c’était un petit peu triste la fin. J’ai eu un peu de mal à comprendre la page 15 [qui parle de la routine des personnes seules (voir la première photo)] mais maman m’a expliqué.

Les dessins sont rigolos et sont bien. »

Des auteurs j’ai déjà lu et aimé « Shä et Salomé Jour de pluie« , « Le temps des mitaines T1 » et « Le temps des mitaines T2 »

  chez Stephie

L’oiseau de Colette : Isabelle Arsenault (Billet avec Bastien)

Quelle joie de retrouver le trait d’Isabelle Arsenault découvert dans Jane le renard et moi et Louis parmi les spectres. Cette fois, la BD s’adresse à un public un peu plus jeune (ou aux adultes qui aiment la poésie de l’enfance).

Colette est une petite fille qui vient d’emménager dans un nouveau quartier et qui est vraiment déçue de ne pas avoir d’animal de compagnie. Elle part explorer son nouveau quartier et quand elle croise deux garçons, elle invente une histoire sur le moment : elle a perdu sa perruche. Ensemble, ils vont partir à sa recherche et au fil de la journée, Colette va étoffer son mensonge et les rangs des nouveaux amis vont grossir et le quartier va être ratissé.

L’imagination débordante -presque onirique à la fin- de Colette va servir de ciment à cette bande d’enfants parmi lesquels elle va trouver sa place.

C’est un très joli album sur l’amitié, le pouvoir de l’imagination et l’art de conter. Les dessins sont vraiment très délicats, rehaussés de motifs et de touches de jaune et de bleu. Quand on referme cette BD, on aimerait bien avoir une perruche comme celle de Colette!

Voici maintenant l’avis de Bastien (8 ans) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« Je trouve que d’abord, en fait, elle ment parce qu’elle dit qu’elle a une perdu un animal de compagnie alors qu’au début de l’histoire les parents disent bien qu’ils ne veulent pas en acheter.

Par contre, une perruche, c’est bien imaginé comme mensonge parce qu’une perruche, c’est un animal de compagnie qu’on ne voit pas souvent. Moi, j’aurais surement dit un chat!

Des enfants qui ont l’air assez sympa mais qu’elle ne connait pas vont l’aider à retrouver sa perruche. Le but de cette histoire ce n’est pas de retrouver une perruche qui n’existe pas mais de se faire des amis et de découvrir le quartier comme lui a dit de faire sa mère.

J’ai bien aimé car j’aime bien les animaux et avec les indices que Colette donne sur sa perruche, je pense qu’elle doit être assez jolie.

Je trouve que les dessins de la perruche que Colette a dessiné est rigolo et bizarre mais celui que l’illustratrice a fait pour de vrai est très joli! »

Merci 

 

 chez Karine:) et  Yueyin

   chez Stephie

 catégorie « animal »

 

Qui veut la peau de Barack et Angela? : Guillaume Nail (Billet avec Bastien)

J’ai acheté ce roman à l’occasion de la rencontre avec Guillaume Nail dont je vous parle aussi aujourd’hui.

Léa a 10 ans et elle n’est pas du tout contente d’aller en vacances dans le Cotentin avec ses parents. Persuadée qu’elle va s’ennuyer à mourir, elle rejette toutes les propositions de ses parents et passe son temps à bouder et à râler. Un soir, elle va se cacher dans le hangar de la ferme voisine et assiste à une scène qui l’effraie : était-ce un kidnapping ou un meurtre? En tout cas, quelqu’un ou quelque chose a été assommé par trois individus inquiétants…

Le lendemain, elle accepte d’accompagner ses parents à la ferme d’à côté pour faire des cueillettes de légumes et elle essaie de mener son enquête mais elle tombe sur Paul, le fils de la ferme qui a son âge. Elle s’aperçoit que l’homme vu la veille dans le hangar est en fait le fermier et elle sent qu’on cherche à lui cacher quelque chose dans cette ferme.

Quand, dans le journal, elle voit un article sur la disparition d’un mouton noir dans une exploitation voisine, elle se dit qu’elle a peut-être trouvé une clé du mystère.

Elle va donc poursuivre son enquête et sans en dévoiler plus, je peux juste vous dire que les vacances de Léa ont finalement été le contraire d’ennuyeuses!

J’ai bien aimé cette histoire pleine d’humour et d’action. Léa est une petite pré-ado qui a du caractère -que ce soit pour faire enrager ses parents ou pour découvrir la vérité!

Pour la petite histoire, Guillaume Nail nous a dit qu’il avait été inspiré par un fait divers dans un journal de la Manche et quand j’ai lu le roman, je me suis tout de suite souvenue de cette information que j’avais lue moi aussi! Je l’ai d’ailleurs retrouvée ici.

Bastien a choisi de garder ce roman pour lui alors c’est celui-ci que l’auteur lui a dédicacé :

Voici maintenant l’avis de Bastien (8 ans) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« Ça parle d’une petite fille qui part en vacances dans le Cotentin et elle a peur de s’ennuyer et finalement, elle va dans un hangar où elle voit des gens assommer quelque chose -un corps vivant- sous un drap et après, elle va mener une petite enquête et elle va voir que c’est un mouton et elle va découvrir les coupables. Mais je laisse du suspens pour ceux qui vont le lire.

J’ai tout aimé dans l’histoire mais en particulier que ce soit une enquête parce que j’aime ce genre de truc avec des détectives. J’ai bien aimé les illustrations dans le journal -la tête de la fermière était très drôle!

Guillaume Nail m’a écrit en dédicace qu’il fallait que j’essaie de trouver la réponse avant Léa mais je n’ai pas réussi! »

Bastien et moi avons aussi lu le deuxième roman de Guillaume Nail : « Bande de zazous »

 catégorie « personne célèbre »

Bande de zazous : Guillaume Nail (Billet avec Bastien)

J’ai acheté ce roman à l’occasion de la rencontre avec Guillaume Nail dont je vous parle aussi aujourd’hui. Bastien a choisi qu’on offrirait ce roman à sa cousine mais nous l’avons quand même lu tous les deux avant de l’offrir 😉

Philippe a 10 ans et sa mère l’emmène à Paris pour la journée le 24 décembre. Il est excité par le fait de prendre le TGV et de voir la capitale pour la première fois mais il est également inquiet car il va voir un spécialiste qui va déterminer s’il peut être opérer pour l’empêcher de boiter. Philippe est inquiet car il croit que ses parents et surtout sa mère auraient préféré avoir un enfant en « bon état de marche » pas un enfant « cassé » et il s’est persuadé qu’ils voudront se débarrasser de lui après ce rendez-vous et même que sa mère va l’abandonner  à Paris.

Plutôt que de subir cela, il fugue alors qu’il est dans les grands magasins et se retrouve seul à Paris. Le hasard lui fait rencontrer une bande de jeunes adultes un peu fantasques de tous horizons qui font la fête dans un bar. Ils le prennent sous leur aile et il leur raconte quelques mensonges pour ne pas leur dévoiler qu’il est seul dans la capitale.

De fil en aiguille, de hasards en rencontres, les uns et les autres se dévoilent et montrent les failles derrière la joie et la « bande de zazous » et Philippe se lient d’une belle amitié -certes fugace, le temps de quelques heures,  mais intense dans leurs rapports. Ils s’apportent mutuellement, malgré -ou grâce- à leurs différences et personne ne juge personne.

Un style moderne, facile à lire sans être cucul, ce roman jeunesse saura parler aux plus jeunes (Bastien à 8 ans a beaucoup aimé, vous pouvez lire son avis à la suite) comme aux adultes. Il y a un côté intemporel qui fait que chacun peut s’imaginer à la place de Philippe. Ça a été une bonne découverte pour moi en tant qu’adulte. Ce roman soulève la question des relations entre personnes d’horizons différents et le fait qu’on peut s’entendre et se soutenir même si on se croit différent mais aussi le fait que des paroles peuvent avoir un poids très lourd si elles sont mal interprétées, particulièrement entre parents et enfants.

J’ai beaucoup aimé et je vous le recommande entre 8 ans (pour des bons lecteurs curieux de romans ancrés dans la réalité) et jusqu’au collège mais aussi pour les adultes!

Voici maintenant l’avis de Bastien (8 ans) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est l’histoire d’un enfant qui croit que ses parents ne l’aiment pas alors il part lui-même et dans un bar il rencontre une bande de zazous qui vont l’adopter pour quelques jours. Les zazous c’est une bande d’amis très sympas, des adultes.

J’ai adoré car j’ai trouvé que l’histoire est bien choisie : un enfant qui fuit sa famille mais qui la fuit pas vraiment parce qu’en fait, il croit que ses parents veulent qu’il parte alors il part de lui-même.

Avec les zazous, ça se passe bien parce qu’ils sont très sympathiques. Ils sont vite devenus amis même si au début Philippe se méfiait un peu. Il y a un des adultes qui s’appelle Philippe aussi.

J’ai aimé tout le livre, j’ai juste trouvé bizarre qu’on donne du champagne à un enfant. Ils vivent quelques petites aventures mais c’est pas vraiment des aventures. »

Bastien et moi avons aussi lu le premier roman de Guillaume Nail : « Qui veut la peau de Barack et Angela? »