Le garçon qui parlait avec les mains : Sandrine Beau et Gwenaëlle Doumont (Billet avec Bastien)

Victoria est une petite fille pleine d’entrain qui vit avec ses parents qui adorent tout ce qui est lié à l’Espagne. Dans sa classe, il y a toute la population que l’on peut trouver dans une école : des gentils, des drôles, des lents, des méchants… Mais un jour, la maîtresse leur présente un nouvel élève. Manolo est beau (Victoria craque tout de suite sur lui), il est espagnol (coïncidence incroyable quand on pense à l’intérêt de la famille de Victoria pour ce pays) mais pourtant, il ne parle pas espagnol car… il est sourd. Avec la maîtresse, il parle la langue des signes.

Ce garçon intrigue tout le monde et très vite Victoria et lui deviennent amis et réussissent à communiquer à leur façon -mélange de langue des signes improvisée, de mimes, de mots etc. Ils s’entendent très bien mais certains parents de la classe ne voient pas les choses d’un aussi bon œil.

En effet, la différence et le handicap font peur et ces parents d’élèves disent s’inquiéter pour l’avenir de leurs enfants en argumentant que la présence de Manolo va ralentir les cours. Cela met Victoria très en colère et Manolo est peiné et découragé d’être sans cesse le point de mire à cause de sa différence. Mais Victoria ne se laisse pas faire et elle trouve une idée pour sensibiliser ses camarades de classe au quotidien de Manolo et changer certaines mentalités.

Très jolie histoire sur la différence et l’amitié (et même l’amour) malgré les différences et sur l’intolérance et le fait que la connaissance est le secret pour accepter l’autre.

Très intéressant et dans un style très actuel avec des personnages très réalistes, pas du tout « cucul la praline ».

Bastien m’a posé pas mal de question sur les sourds après. Dans son école, il y a une classe d’IME avec des inclusions d’enfants handicapés dans les autres classes et depuis la maternelle, il a toujours été confronté au handicap sans que cela fasse de différence. Il m’a dit : « A l’école, il y a un garçon de l’IME, il est sourd, mais je l’aime pas… Pas parce qu’il est sourd, mais parce qu’il fait des blagues pas drôles et il est même méchant. » Je lui ai dit que ça montrait que les enfants handicapés étaient comme les autres : il y en a des sympas et d’autres moins gentils et que ça n’avait rien à voir avec leur handicap.

Voici maintenant l’avis de Bastien (8 ans-CE2) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est dans une école, il y a un nouveau qui arrive et il est d’origine espagnole et dans la classe, il y a Victoria et avec ses parents, ils adorent l’Espagne. Mais le nouveau qui s’appelle Manolo est sourd et il ne parle pas -enfin si, mais la langue des signes!

Mais il y a des gens qui n’aiment pas trop le fait qu’il soit sourd et du coup ça fait des histoires. Et Victoria et Manolo veulent que ça s’arrête et pour ça ils ont une petite idée : leur exposé. En revanche, je n’en dis pas plus pour laisser du suspens pour ceux qui  veulent le lire.

J’ai aimé parce que ça exprime bien que les sourds sont comme nous même s’ils n’entendent pas, sinon ils ont le même corps, la même tête. On est tous humain! »

 sélection CE2-CM1

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Le peintre qui changea le monde : Hubert Ben Kemoun et Justine Brax (Billet avec Bastien)

Cet album raconte l’histoire de Boniface Lazufi, fils du peintre qui a choisi les couleurs et les motifs des animaux d’Afrique. Il se contente de rafraîchir les peintures des animaux, il ne crée pas mais il se satisfait de cette vie. Mais l’entrée dans sa vie d’une belle jeune femme va tellement le perturber qu’il va libérer sa créativité sans même sans rendre compte et donner une nouvelle vie aux pelages des animaux qui sont ravis de leurs nouveaux habits!

Un joli conte qui rappelle bien les contes africains avec de très belles illustrations aux belles couleurs.

Je pense cependant qu’il aurait peut-être mieux convenu aux CP-CE1 qu’aux CE2-CM1 car il manque peut-être un peu de matière au niveau de l’histoire mais cela reste malgré tout un très bel album.

Voici maintenant l’avis de Bastien (8 ans-CE2) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est l’histoire d’un grand peintre qui peignait les animaux, c’est lui qui avait choisi les couleurs de leurs pelages. Quand il est mort, son fils reprend le travail et  continue à les peindre.

Mais à la fin, il se passe de drôles de choses avec les couleurs des animaux mais je n’en dis pas plus.

Je sais que ça ne peut pas exister car le pelage des animaux est naturel et ce n’est pas un humain qui les peint mais j’ai bien aimé car les illustrations sont très jolies.

Ma page préférée, c’est en particulier celle où on voit le lion parce qu’il est très joli et aussi la couverture. »

 sélection CE2-CM1

 catégorie « Art » pour ma ligne jeunesse

Chaussette : Loïc Clément et Anne Montel

Tout d’abord, quel plaisir de retrouver les dessins et les couleurs d’Anne Montel. J’adore vraiment son style, je le trouve plein de poésie, tout en délicatesse, plein de détails. C’est absolument charmant, je ne  m’en lasse pas!

L’histoire est très touchante aussi. Un enfant raconte la vie de sa voisine Josette qu’il appelle « Chaussette » depuis qu’il est petit. C’est une vieille dame qui vit avec son chien Dagobert et qui suit une vie d’habitudes, réglée comme du papier à musique. Elle fait le tour du village, s’arrête aux mêmes endroits, rentre dans les mêmes boutiques, passe dans les mêmes rues, dit les mêmes phrases…

Et puis un matin, quelque chose d’étrange se passe. Chaussette prend les mêmes chemins pour sa promenade mais Dagobert n’est pas avec elle et elle commet des petits larcins qui intriguent fortement l’enfant.

Cet album est une ode aux personnes âgées qui vivent leurs petites vies solitaires et dont les animaux de compagnie sont un repère, une vraie présence. C’est un album sur le deuil, sur la vie, et sur le fait aussi de faire attention les uns aux autres.

Une très jolie histoire!

Voici maintenant l’avis de Bastien (8 ans) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est un petit garçon qui vit à côté d’une vieille dame qui s’appelle Chaussette, mais en vrai, elle s’appelle Josette mais quand le garçon était petit il avait du mal à prononcer le j et finalement c’est resté.

Chaussette fait toujours la même petite promenade avec son chien Dagobert et c’est rigolo parce que c’est toujours la même chose.

Mais quand le petit garçon voit Chaussette sans Dagobert, il sait que ce n’est pas normal.

J’ai bien aimé mais j’ai trouvé que c’était un petit peu triste la fin. J’ai eu un peu de mal à comprendre la page 15 [qui parle de la routine des personnes seules (voir la première photo)] mais maman m’a expliqué.

Les dessins sont rigolos et sont bien. »

Des auteurs j’ai déjà lu et aimé « Shä et Salomé Jour de pluie« , « Le temps des mitaines T1 » et « Le temps des mitaines T2 »

  chez Stephie

L’oiseau de Colette : Isabelle Arsenault (Billet avec Bastien)

Quelle joie de retrouver le trait d’Isabelle Arsenault découvert dans Jane le renard et moi et Louis parmi les spectres. Cette fois, la BD s’adresse à un public un peu plus jeune (ou aux adultes qui aiment la poésie de l’enfance).

Colette est une petite fille qui vient d’emménager dans un nouveau quartier et qui est vraiment déçue de ne pas avoir d’animal de compagnie. Elle part explorer son nouveau quartier et quand elle croise deux garçons, elle invente une histoire sur le moment : elle a perdu sa perruche. Ensemble, ils vont partir à sa recherche et au fil de la journée, Colette va étoffer son mensonge et les rangs des nouveaux amis vont grossir et le quartier va être ratissé.

L’imagination débordante -presque onirique à la fin- de Colette va servir de ciment à cette bande d’enfants parmi lesquels elle va trouver sa place.

C’est un très joli album sur l’amitié, le pouvoir de l’imagination et l’art de conter. Les dessins sont vraiment très délicats, rehaussés de motifs et de touches de jaune et de bleu. Quand on referme cette BD, on aimerait bien avoir une perruche comme celle de Colette!

Voici maintenant l’avis de Bastien (8 ans) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« Je trouve que d’abord, en fait, elle ment parce qu’elle dit qu’elle a une perdu un animal de compagnie alors qu’au début de l’histoire les parents disent bien qu’ils ne veulent pas en acheter.

Par contre, une perruche, c’est bien imaginé comme mensonge parce qu’une perruche, c’est un animal de compagnie qu’on ne voit pas souvent. Moi, j’aurais surement dit un chat!

Des enfants qui ont l’air assez sympa mais qu’elle ne connait pas vont l’aider à retrouver sa perruche. Le but de cette histoire ce n’est pas de retrouver une perruche qui n’existe pas mais de se faire des amis et de découvrir le quartier comme lui a dit de faire sa mère.

J’ai bien aimé car j’aime bien les animaux et avec les indices que Colette donne sur sa perruche, je pense qu’elle doit être assez jolie.

Je trouve que les dessins de la perruche que Colette a dessiné est rigolo et bizarre mais celui que l’illustratrice a fait pour de vrai est très joli! »

Merci 

 

 chez Karine:) et  Yueyin

   chez Stephie

 catégorie « animal »

 

Qui veut la peau de Barack et Angela? : Guillaume Nail (Billet avec Bastien)

J’ai acheté ce roman à l’occasion de la rencontre avec Guillaume Nail dont je vous parle aussi aujourd’hui.

Léa a 10 ans et elle n’est pas du tout contente d’aller en vacances dans le Cotentin avec ses parents. Persuadée qu’elle va s’ennuyer à mourir, elle rejette toutes les propositions de ses parents et passe son temps à bouder et à râler. Un soir, elle va se cacher dans le hangar de la ferme voisine et assiste à une scène qui l’effraie : était-ce un kidnapping ou un meurtre? En tout cas, quelqu’un ou quelque chose a été assommé par trois individus inquiétants…

Le lendemain, elle accepte d’accompagner ses parents à la ferme d’à côté pour faire des cueillettes de légumes et elle essaie de mener son enquête mais elle tombe sur Paul, le fils de la ferme qui a son âge. Elle s’aperçoit que l’homme vu la veille dans le hangar est en fait le fermier et elle sent qu’on cherche à lui cacher quelque chose dans cette ferme.

Quand, dans le journal, elle voit un article sur la disparition d’un mouton noir dans une exploitation voisine, elle se dit qu’elle a peut-être trouvé une clé du mystère.

Elle va donc poursuivre son enquête et sans en dévoiler plus, je peux juste vous dire que les vacances de Léa ont finalement été le contraire d’ennuyeuses!

J’ai bien aimé cette histoire pleine d’humour et d’action. Léa est une petite pré-ado qui a du caractère -que ce soit pour faire enrager ses parents ou pour découvrir la vérité!

Pour la petite histoire, Guillaume Nail nous a dit qu’il avait été inspiré par un fait divers dans un journal de la Manche et quand j’ai lu le roman, je me suis tout de suite souvenue de cette information que j’avais lue moi aussi! Je l’ai d’ailleurs retrouvée ici.

Bastien a choisi de garder ce roman pour lui alors c’est celui-ci que l’auteur lui a dédicacé :

Voici maintenant l’avis de Bastien (8 ans) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« Ça parle d’une petite fille qui part en vacances dans le Cotentin et elle a peur de s’ennuyer et finalement, elle va dans un hangar où elle voit des gens assommer quelque chose -un corps vivant- sous un drap et après, elle va mener une petite enquête et elle va voir que c’est un mouton et elle va découvrir les coupables. Mais je laisse du suspens pour ceux qui vont le lire.

J’ai tout aimé dans l’histoire mais en particulier que ce soit une enquête parce que j’aime ce genre de truc avec des détectives. J’ai bien aimé les illustrations dans le journal -la tête de la fermière était très drôle!

Guillaume Nail m’a écrit en dédicace qu’il fallait que j’essaie de trouver la réponse avant Léa mais je n’ai pas réussi! »

Bastien et moi avons aussi lu le deuxième roman de Guillaume Nail : « Bande de zazous »

 catégorie « personne célèbre »

Bande de zazous : Guillaume Nail (Billet avec Bastien)

J’ai acheté ce roman à l’occasion de la rencontre avec Guillaume Nail dont je vous parle aussi aujourd’hui. Bastien a choisi qu’on offrirait ce roman à sa cousine mais nous l’avons quand même lu tous les deux avant de l’offrir 😉

Philippe a 10 ans et sa mère l’emmène à Paris pour la journée le 24 décembre. Il est excité par le fait de prendre le TGV et de voir la capitale pour la première fois mais il est également inquiet car il va voir un spécialiste qui va déterminer s’il peut être opérer pour l’empêcher de boiter. Philippe est inquiet car il croit que ses parents et surtout sa mère auraient préféré avoir un enfant en « bon état de marche » pas un enfant « cassé » et il s’est persuadé qu’ils voudront se débarrasser de lui après ce rendez-vous et même que sa mère va l’abandonner  à Paris.

Plutôt que de subir cela, il fugue alors qu’il est dans les grands magasins et se retrouve seul à Paris. Le hasard lui fait rencontrer une bande de jeunes adultes un peu fantasques de tous horizons qui font la fête dans un bar. Ils le prennent sous leur aile et il leur raconte quelques mensonges pour ne pas leur dévoiler qu’il est seul dans la capitale.

De fil en aiguille, de hasards en rencontres, les uns et les autres se dévoilent et montrent les failles derrière la joie et la « bande de zazous » et Philippe se lient d’une belle amitié -certes fugace, le temps de quelques heures,  mais intense dans leurs rapports. Ils s’apportent mutuellement, malgré -ou grâce- à leurs différences et personne ne juge personne.

Un style moderne, facile à lire sans être cucul, ce roman jeunesse saura parler aux plus jeunes (Bastien à 8 ans a beaucoup aimé, vous pouvez lire son avis à la suite) comme aux adultes. Il y a un côté intemporel qui fait que chacun peut s’imaginer à la place de Philippe. Ça a été une bonne découverte pour moi en tant qu’adulte. Ce roman soulève la question des relations entre personnes d’horizons différents et le fait qu’on peut s’entendre et se soutenir même si on se croit différent mais aussi le fait que des paroles peuvent avoir un poids très lourd si elles sont mal interprétées, particulièrement entre parents et enfants.

J’ai beaucoup aimé et je vous le recommande entre 8 ans (pour des bons lecteurs curieux de romans ancrés dans la réalité) et jusqu’au collège mais aussi pour les adultes!

Voici maintenant l’avis de Bastien (8 ans) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est l’histoire d’un enfant qui croit que ses parents ne l’aiment pas alors il part lui-même et dans un bar il rencontre une bande de zazous qui vont l’adopter pour quelques jours. Les zazous c’est une bande d’amis très sympas, des adultes.

J’ai adoré car j’ai trouvé que l’histoire est bien choisie : un enfant qui fuit sa famille mais qui la fuit pas vraiment parce qu’en fait, il croit que ses parents veulent qu’il parte alors il part de lui-même.

Avec les zazous, ça se passe bien parce qu’ils sont très sympathiques. Ils sont vite devenus amis même si au début Philippe se méfiait un peu. Il y a un des adultes qui s’appelle Philippe aussi.

J’ai aimé tout le livre, j’ai juste trouvé bizarre qu’on donne du champagne à un enfant. Ils vivent quelques petites aventures mais c’est pas vraiment des aventures. »

Bastien et moi avons aussi lu le premier roman de Guillaume Nail : « Qui veut la peau de Barack et Angela? »

La poudre d’escampette : Chloé Cruchaudet (Billet avec Bastien)

J’ai choisi cette BD après avoir lu l’avis de Lasardine qui m’avait tentée. Quand j’ai commencé à la lire je n’ai pas pu m’empêcher de glousser presque à chaque page! Et j’ai donc proposé à Bastien de la lire aussi!

L’histoire est celle de Paul, un petit garçon loin d’être aventureux (il est même équipé pour survivre à toutes les éventualités grâce à ses nombreuses poches!) qui au détour d’une promenade avec sa chienne Paulette (une sorte d’ourse poilue et fofolle), rencontre une bande d’enfants qui ont construit un radeau-cabane amélioré (un paquebot, d’après eux) pour suivre la rivière jusqu’à la mer et accomplir leur rêve qui est tout simplement de « trouver [leur] place, l’endroit qui [leur] est destiné ».

Après s’être largement moqué de Paul, de ses poches et de ses gadgets de survie et lui avoir donné le nom de code « Pouch » (mélange de bec de poule et poches), ils acceptent qu’il embarque avec eux.

Et c’est parti pour l’aventure, une rencontre avec d’autres enfants et des batailles dignes de pirates en culottes courtes!

C’est mignon, c’est plein d’innocence et c’est drôle mais c’est aussi une belle leçon d’amitié et de solidarité!

J’ai beaucoup aimé cet album aux dessins crayonnés aux crayons de couleur.

Voici maintenant l’avis de Bastien (presque 8 ans) pris sous la dictée sans que je ne change un mot :

J’ai eu envie de la lire parce que maman m’a dit que ça pouvait me plaire et qu’elle rigolait en la lisant mais j’ai pas trouvé ça drôle, j’ai pas rigolé par rapport à elle.

Mais j’ai trouvé cette BD bien! L’histoire m’a plu. J’ai trouvé ça original : des enfants qui veulent partir dans des paquebots construits eux-même tout en récupération. Aussi, ils disent que dans la mare, il y a des sirènes, c’était rigolo et ça, c’est là qu’on peut voir que c’est pas vrai. Par contre des enfants qui veulent fuguer de leurs parents, ça pourrait arriver.

En un seul mot : j’ai bien aimé!

Mon personnage préféré, c’est Paul parce qu’il était marrant avec toutes ses poches. A un moment, il énumère toutes les choses qu’il a dans ses poches il a même une poche dans ses chaussettes! Mes gadgets préférés c’est les « jumelles-caméra à infrarouge pour voir les animaux nocturnes », le « répulsif multi-bêtes » et le « goûter de survie » parce que ça a l’air bon! Et aussi, le chien, j’ai bien aimé!

Par contre, je me demande vraiment si Paul  porterait pas une jupe?

De cette auteur, je vous recommande aussi : « Mauvais genre« , « Groenland Manhattan«  et « Ida« !

  chez Moka 

 

Les carnets de Cerise T1 -le Zoo pétrifié : Joris Chamblain et Aurelie Neyret

Ça faisait un moment que j’avais envie de découvrir Cerise (j’en avais entendu parlé par ma nièce qui aimait beaucoup !) et j’ai saisi l’occasion en emportant les 2 premiers tomes à la médiathèque tout en réservant les 2 suivants pour plus tard.

Dans ce premier tome, on rencontre Cerise, une petite fille qui vit avec sa mère dans un petit village à la campagne. Avec ses deux meilleures amies, Erica et Line, elles ont leur cabane dans un arbre et font les 400 coups. Cerise rêve d’être écrivain et elle remplit ses carnets de notes et de photos (ses carnets sont complétés par des pages de BD qui racontent l’histoire de Cerise.

Cerise est très curieuse et elle aime mener des petites enquêtes, alors quand un mystérieux vieil homme passe dans la forêt avec des pots de peintures, elle veut savoir ce qu’il fait !

Les trois filles font une découverte merveilleuse et avec d’autres enfants, elles redonnent vie à un lieu pétrifié mais pourtant plein de vie !

C’est un bel album qui mélange différents supports. Les traits et les couleurs sont doux et agréables et l’histoire est très humaine avec des personnages bien construits.

J’ai beaucoup aimé!

Le tome 2le tome 3, le tome 4

Avis de Bastien (7 ans et demi) pris en note sous sa dictée :

« Les dessins étaient beaux. J’ai préféré Oscar, le lion du zoo. C’est le préféré de tout le monde, vraiment tout le monde parce que moi aussi !

Cerise, elle dit qu’elle veut être romancière mais en fait, elle est plutôt enquêteuse ! »

                           

  chez Mo

Challenge Petit Bac 2017 : catégorie « sport loisir » pour ma ligne BD

Yasuke : Frédéric Marais

Mon avis de maman :

Tout d’abord ma première réaction a été « Quel album superbe ! » Les pages sont comme autant de tableaux tout en ombres avec des grands fonds de couleurs franches -vert, rouge ocre, noir et blanc. C’est graphique, vibrant et poétique.

Et puis l’histoire est assez extraordinaire : un petit garçon sans nom qui vit dans la brousse africaine qui passe du statut de « personne » à celui de samouraï honoré au Japon.

Il est question d’identité -par l’importance du nom, d’appartenance et d’émancipation, de deuxième chance dans une vie qui aurait pu être sans issue.

Très réussi !

L’avis de Bastien (7 ans et quelques) en CE1 (pris sous la dictée) :

C’était bien, les dessins sont très beaux et l’histoire est super cool. J’aime bien le genre de combats avec des épées, des bâtons et des katanas.

Ça parle d’un garçon qui n’a pas de nom qui a la peau noire et qui vit au pied du Kilimandjaro. Il se dit que quelqu’un viendrait lui donner un nom.

Un jour, il voit un bateau, il embarque dessus et il va dans un pays inconnu, du moins c’est ce qu’il croit. Le seigneur Oda Nobunaga demande à son meilleur maître d’armes de le former pour devenir un samouraï et selon la tradition il se choisit un nom. Il devient Yasuke, le premier samouraï à la peau noire.

Ma page préférée : parce que c’est un samouraï bien balaise qui n’a peur de rien.

Challenge Petit Bac 2017 : catégorie « Prénom » de ma ligne « Jeunesse »

 sélection CE1

Nina : Alice Brière-Haquet et Bruno Liance (Billet avec Bastien)

J’ai commencé par lire cet album vite fait entre deux choses à faire mais j’ai été saisie et j’ai eu les larmes aux yeux et l’envie de le relire tout de suite en prenant mon temps.

Je l’ai relu peu de temps après avec Bastien et l’émotion a encore été très forte. Avec peu de mots, mais des mots bien choisis, pleins de poésie et forts, avec des dessins plein de douceur et de sous-entendus, les auteurs arrivent à passer un message très puissant sur une époque (la ségrégation aux Etats-Unis), sur le racisme et son injustice et sur l’unité que l’on peut trouver (notamment au travers de la musique).

J’ai trouvé cet album formidable et certainement pas à réserver aux jeunes lecteurs. Je l’ai lu avec Bastien, 7 ans, et il a très bien compris car je l’ai sensibilisé au rejet du racisme et il a aussi lu tout seul un dossier sur Martin Luther King dans un magazine Astrapi (et il a su me dire de lui-même en voyant le dessin de Martin Luther King dans l’album « Nina » : « C’est Martin Luther King, je reconnais sa tête, je l’ai vu dans Astrapi, il disait qu’il fallait pas juger les gens par rapport à la couleur de leur peau mais par rapport à leur caractère. »).

Je le conseille donc aux enfants à partir de 7 ans en les accompagnant pour le contexte historique, aux ados qui pourront avoir le point de vue d’un enfant sur la ségrégation et aussi aux adultes qui, comme moi, seront peut-être émus aux larmes.

L’avis de Bastien (7 ans) pris en notes par moi après notre lecture sans y apporter de changements (oui… c’est son choix de dire le mot « ingénieux », je ne savais même pas qu’il le connaissait !):

« Cette histoire est VRAIE et c’est injuste que les noirs et les blancs n’aient pas les mêmes droits.

On ne doit pas traiter à la couleur de la peau mais au caractère. J’ai lu ça dans Astrapi quand ils parlaient de Martin Luther King et on le voit dans l’album, je l’ai reconnu sur le dessin.

Je trouve que c’était ingénieux de comparer les noirs et les blancs avec les touches du piano.

Ça parle de musique et moi j’aime beaucoup ça.

Les dessins sont beaux en noir et blanc.

J’ai beaucoup aimé cet album. »

« C’est ma page préférée parce que les Noirs sont en colère. »

Puis il m’a demandé si Nina Simone avait vraiment existé et je lui ai montré une vidéo :

« C’est une pianiste, une danseuse et une chanteuse. Elle fait beaucoup de choses. Elle a un peu une voix de garçon ! »

Ma collègue G qui m’a prêté cet album du CDI m’a conseillé d’écouter « Sinnerman » de Nina Simone en le lisant et c’est un bon choix.

Personnellement, je suis toujours terriblement émue d’écouter « Strange fruits » mais j’aime aussi beaucoup « Ain’t got no-I got life » et encore bien d’autres titres car c’est une chanteuse d’une grande puissance que je vous conseille aussi de découvrir !

« Sinnerman »

« Strange fruits »

 « Ain’t got no -I got life »