Le loup en slip : Paul Cauuet, Wilfrid Lupano et Mayana Itoïz (Billet avec Bastien)

Après avoir beaucoup aimé « Les vieux fourneaux », j’ai été très tentée par « Le loup en slip » qui est en quelque sorte un « spin-off » comme on dirait dans les séries, pour les enfants (mais aussi les adultes ;-)).D’ailleurs, je l’ai lu avec Bastien et quand je m’étonnais qu’il ne rigole pas quand moi ça me faisait rire, il m’a répondu « ça m’a fait rire quand je l’ai lu tout seul mais là, tu rigoles pour des trucs qui ne me font pas rire! » C’est donc le gage d’une lecture multi-générationnelle!

Dans la forêt, tous les animaux vivent dans la terreur du loup qui vit juste au-dessus d’eux … Il y a même toute une organisation autour de cette peur du loup. C’est même une peur qui est entretenue : toutes les unes des journaux ne parlent que de cela, on lit des histoires de loups, on y tient des conférences autour de cette peur… Et puis surtout, il y a toute une économie qui s’est développée en rapport avec le loup :  il y a des marchands de clotures anti-loup, des vendeurs de pièges à loups, des milices anti-loup et même un vendeur de douceurs aux noisettes pour se réconforter de sa peur du loup….

Mais un jour, tout bascule… Le loup descend dans la forêt et… personne ne le reconnait et il ne fait plus peur à personne car il porte un slip… Un slip un peu ridicule qui fait de lui un animal tout à fait placide…

Tout le monde devrait être content : il n’y a plus de loup féroce donc plus de peur du loup… Mais ce n’est pas si simple… Cela perturbe terriblement la forêt : que vont devenir tous ceux qui exploitaient cette peur du loup?

Les dessins sont vraiment charmants et drôles, les couleurs très agréables et les situations vraiment bien pensées et amusantes! Et puis on finit avec un petit clin d’oeil aux Vieux Fourneaux car pour ceux qui ne connaissent pas la série : « le loup en slip » est le spectacle de marionnettes que l’un des personnages présente!

Cliquez pour voir les premières pages !

Pour les adultes : Les vieux fourneaux -Tome1- Ceux qui restent / Les vieux fourneaux -Tome 2- Bonny and Pierrot / Les vieux fourneaux -Tome 3- Celui qui part / Les vieux fourneaux -Tome 4- La magicienne / Les vieux fourneaux -Tome 5- Bons pour l’asile

Voici l’avis de Bastien (9 ans) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

Ca parle d’un pays où les animaux parlent, portent des vêtements, ont des métiers etc… La plupart de ces métiers servent à faire la sécurité contre LE LOUP! (Bastien m’a expressément demandé d’écrire ce mot en majuscule 😉

Ce loup est féroce, il a le pelage hirsute, un regard sanguinaire et des crocs comme des pioches. Mais dans la forêt, les animaux croisent LE loup… en slip et les animaux n’ont pas peur du tout de ce loup en slip! Il n’a pas de pelage hirsute, pas de regard sanguinaire (mais il a quand même d’assez bons crocs) et il explique de façon très drôle que ce slip a changé sa vie.

Finalement les habitants du village dans la forêt n’ont pas du tout peur de ce loup mais ils sont en pleine crise car ils ont perdu tous leurs métiers sur la protection contre le loup!

Mais certains animaux se demandent où sont les soit-disant victimes du loup qu’on a annoncé dans les journaux? Suspense…

C’était très rigolo et à la fin on se rend compte que c’est la marionnettiste des « Vieux fourneaux » (une BD que lit maman) qui raconte l’histoire!

catégorie « objet » de ma ligne jeunesse

Bergères Guerrières (Tome 2) La menace : Jonathan Garnier et Amélie Flechais

Après avoir lu le premier tome de Bergères guerrières, avec Bastien, je savais que nous lirions la suite car on avait tous les deux aimé et il l’a d’ailleurs eu pour son anniversaire!

Ce deuxième tome commence sur un flash-back sur l’enfance de Molly, l’une des apprenties bergères guerrières, puis on retourne au coeur du combat dans lequel le premier tome nous avait laissé. Les jeunes bergères guerrières ainsi que leur compagnon Liam sont en effet attaqués par une sorte de monstre géant indomptable car composé d’une nuée de rats qui semblent faits de fumée étrange… C’est Molly, qui une fois sortie de sa torpeur, comprend que le feu est leur seule arme et les sauve mais malheureusement, Erin est blessée par la magie noire de la « malbête »…

De retour au village, tous sont pris de stupeur : Molly s’en veut de son incompétence, Jane, leur cheffe, s’en veut de ne pas avoir pu protéger ses apprentis et les bergères guerrières confirmées décident que la seule solution pour sauver Erin est d’aller sur l’île des sorciers chercher des plantes et les enfants iront avec elles pour qu’ils se préparent aussi à savoir se défendre et défendre le village plus vite que prévu.

Une fois sur l’île, ils rencontrent les sorciers (il y a certains moments plutôt amusants ce qui contrebalance un peu des moments plus noirs dans cet album). Ils retrouvent aussi la jeune fille aux oiseaux dans les cheveux : ses pouvoirs, qu’elle ne domine pas vraiment, leur permettent de se rentre compte que le village est en danger…

La fin nous laisse sur un gros cliffhanger : on veut la suite car on craint le pire!

Très bonne série qui mélange plusieurs univers (fantastique, aventure, mythologique) avec des dessins toujours aussi agréables même si les thématiques sont plus noires que dans le premier tome.

Voici l’avis de Bastien (9 ans) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

A la suite du premier tome où ils avaient laissé beaucoup de suspense, on les redécouvre face au monstre. Après beaucoup d’efforts, ils tentent de lui lancer une flèche enflammée, ce qui le fait fuir. Malheureusement ce combat sera la cause de la blessure extrêmement grave de Barbe Noire (le bouc de Molly) et de la morsure au bras de Erin.

Après, ils rentrent au village, ils sont tous tristes. Ensuite, ils se disent que cette créature doit être le produit de la magie noire, ils vont donc aller voir les sorciers sur leur île pour savoir s’ils peuvent leur en dire un petit peu plus.

Ainsi commence un voyage pour aller sur l’île des sorciers. Après, sur l’île, ils croisent Urty qui est le père de Jane. Ensuite, il se passe quelque chose d’assez mystérieux que je vous laisse découvrir. Après ils découvrent la « fille aux corbeaux » que Molly avait déjà vu sur la Tourbière des Pieds Sales (tome 1). A ce moment-là, plein d’oiseaux lui sortent des cheveux, il parait que c’est un pouvoir qu’elle a.

La cloche de relais sonne : le village serait-il attaqué? Il se passera un autre événement assez tragique que je ne vous dévoile pas pour vous laisser du suspense.

J’ai aimé parce qu’il y a de l’action et du suspense. J’ai bien aimé les dessins.

catégorie « métier » de ma ligne BD

  chez Stephie

Attention, les murs ont des oreilles! : Raymond Plante (Billet avec Bastien)

Julien qui se trouvait dans le restaurant de hot-dogs de sa mère surprend des bribes de conversation entre un homme louche qui lui fait penser à un gangster et une vieille dame. Il croit comprendre qu’ils préparent l’enlèvement d’un homme riche. Cette conversation va le poursuivre dans la nuit…

Il va d’autant plus y penser que son père, vendeur star en informatique doit accueillir le PDG de la compagnie « Orange » (à mettre en lien avec « Apple » 😉 pour qu’il présente un nouveau jeu vidéo à la presse. C’est le PDG lui-même qui a choisi de venir au Québec pour cette avant-première mais même s’il vient avec toute son équipe, il demande à passer du temps avec la famille de Julien. Et quand Julien revoit l’homme du restaurant traîner autour d’eux, il est persuadé que c’est leur invité qui va se faire enlever.

Avec l’aide de ses amis, il va tout faire pour le protéger… Mais il va découvrir une vérité plus touchante qu’effrayante.

A la recherche de romans jeunesse pour le Mois Québécois, je suis tombée par hasard sur ce petit roman noir à la médiathèque. Parfaitement adapté aux lecteurs de 8 à 11 ans, il raconte une aventure dans laquelle s’engouffre des gamins curieux. Il est assez réaliste par certains aspects et assez aventureux pour plaire aux jeunes lecteurs.

Voici l’avis de Bastien (9 ans) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« L’histoire parle d’un garçon qui s’appelle Julien, dont la mère est la reine des hot-dogs (ses hot-dogs sont renommés dans toute la ville) et son père est le meilleur vendeur d’ordinateurs de la marque « Orange ».

En allant au magasin de hot-dogs de sa mère, il écoute une conversation étrange car deux personnes complotent de kidnapper une autre personne qui est, comme ils disent, très riche.

Et comme par hasard, le lendemain, le PDG de la marque « Orange » (le patron du père de Julien) arrive chez eux et comme par hasard, il est très riche… Serait-ce lui que les deux complices complotaient de kidnapper? Suspense!

J’ai aimé car cela parle d’aventures et de kidnapping et il y a du suspense et la fin est très, très, très (très x 10000) surprenante! »

 autour de la littérature policière dans le cadre de   chez Karine:) et  Yueyin

Le ventre du serpent : Chrystine Brouillet (Billet avec Bastien)

Andréa-Maria et Arthur viennent à Québec pour retrouver le père de Andréa-Maria et surtout pour assister au concert de Chrystale T la chanteuse préférée de la fillette. Son père lui a aussi promis une surprise. Il commence par emmener les deux enfants chez des amis à lui car il doit aller travailler pour la journée (il est journaliste). La surprise c’est que Claude et Michèle, en plus d’être les parents d’une petite Anora, du même âge que les enfants, sont surtout intimement liés à la chanteuse Chrystale et que cette dernière va passer leur dire bonjour et ils vont pouvoir faire des photos avec elle.

Ensuite, Anora, qui est passionnée par une légende du village concernant un trésor caché, emmène ses nouveaux amis à la découverte de la rivière et des environs. Ils sont aussi intéressés  les uns que les autres par ce genre d’aventures!

Mais à leur retour, ils apprennent que Chrystale a été kidnappée et le ravisseur a laissé un texte très mystérieux… Tout le monde est inquiet mais les enfants décident de se pencher sur le texte et entre leur esprit vif et curieux et les connaissances historiques de la maman d’Anora qui est spécialiste de l’histoire indienne de la région, ils arrivent à résoudre des énigmes… se mettant par la même occasion en danger.

Petit roman d’enquête et d’aventures parfaitement adapté aux lecteurs de 8 à 11 ans. Il nous fait voyager à Québec et découvrir des légendes des premières nations. Un roman assez riche sous couvert d’aventures!

Voici l’avis de Bastien (9 ans) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« Ca parle d’une petite fille qui s’appelle Andréa-Maria et son copain Arthur qui sont fans d’une chanteuse qui s’appelle Chrystale T. Le père de Andréa-Maria va obtenir des places pour le concert de Chrystale et ensuite ils partent chez des amis qui ont une fille qui s’appelle Anora et Chrystale T est chez eux en personne!

Mais le lendemain : HORREUR! Chrystale T a été kidnappée par une personne qui signe « La Tortue » sur une demande de rançon d’un milliard de dollars.

Ce kidnapping aurait-il un rapport avec un souterrain secret doté d’un incroyable trésor que Anora essaie de découvrir? Suspense…

J’ai bien aimé ce livre parce que c’est une histoire policière mais pour les enfants, un peu style « Agatha Christie for kids »! Ca ressemble un peu aux Club des 5 grâce au fait que ce soit des enfants qui enquêtent et qu’il y a des aventures mais ça a plus d’envergure que les Club des 5 parce que là c’est un kidnapping, c’est plus sérieux. »

 autour de la littérature policière dans le cadre de   chez Karine:) et  Yueyin

Mammouth Rock : Eveline Payette et Guillaume Perrault (Billet avec Bastien)

Lors de mon passage au festival America, je me suis arrêtée au stand de la Librairie du Québec et j’en ai profité pour acheter un cadeau à Bastien (qui adore quand je lui rapporte un livre de mes virées littéraires!) J’ai choisi cet album d’une auteur et d’un dessinateur québécois car il m’a paru amusant et quand je l’ai lu avec lui le soir même, nous avons vraiment apprécié cette lecture. A l’occasion du mois québécois, j’ai proposé à Bastien de faire un billet sur cette BD et il était d’accord!

Voici ce qu’en dit l’éditeur : « Louis doit faire un exposé oral sur son animal de compagnie. À la grande surprise de tous, il choisit de présenter le mammouth. Encore plus étonnant, il parle d’une nouvelle espèce d’éléphantidé poilu, jusqu’ici inconnue : le mammouth rock. Ce fier ancêtre des musiciens chevelus des années 1970 ne serait pas vraiment disparu. En fait, il en avait assez d’être une rock star et aspirait à une vie plus calme. Il aurait alors décidé de rester caché durant les derniers millénaires. Ce secret bien gardé, Louis, grand passionné des mammouths et apprenti scientifique rigoureux, finit par le découvrir et le révéler au grand jour. »

Les dessins et l’histoire sont vraiment amusants car très décalés, tout à fait dans l’esprit des enfants de 8-10 ans.  C’est entre le journal, le cahier d’expériences et le récit -presque réaliste mais surtout totalement loufoque! Un bon moment de rigolade.

Mais je laisse la parole au principal intéressé :

Voici l’avis de Bastien (9 ans) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« Ca parle d’un petit garçon qui fait un exposé en classe sur une espèce particulière de mammouths, le mammouth rock. Il explique ensuite l’histoire d’un certain savant, Voïvoden Mamouten, la personne qui a découvert le mammouth rock. Ensuite, il mènera une petite enquête pour découvrir un mammouth rock. Mais je n’en dis pas plus pour laisser du suspense!

J’ai aimé que ce soit une BD parce que j’aime les BD mais c’est aussi un peu un album. Les dessins sont bien faits, ils sont bien pour l’histoire. La couverture est bien parce que elle ressemble à un cahier d’école. Certains dessins sont drôles.

L’histoire, c’est bien parce que ça parle des mammouths. Au début c’est réaliste sauf à la fin, c’est plutôt marrant parce qu’on ne s’y attend pas tellement. »

« Ma page préférée »

 autour de la littérature jeunesse dans le cadre de   chez Karine:) et  Yueyin

 catégorie « gros mot » de ma ligne jeunesse

 

L’affaire Caïus : Henry Winterfeld (lu par Nicolas Lumbreras) (Billet avec Bastien)

J’ai lu ce roman quand j’étais enfant et j’en gardais un très bon souvenir alors quand j’ai vu qu’Audiolib le proposait en version audio dans leur collection jeunesse je me suis dit que ce serait sympa de le faire découvrir à Bastien et d’en profiter pour le relire par la même occasion.

Je suis contente de l’avoir fait même si je dois dire que le roman est très enfantin et que je finissais par écouter d’une oreille.

Cela dit, cela correspondait bien à mes souvenirs : la Rome Antique, des enfants qui mènent une enquête et des aventures et de la mythologie.

Ce que j’ai vraiment aimé c’est de le découvrir avec Bastien en audio car il faisait plein d’hypothèses à voix haute : « Je parie que c’est lui! » « Je suis sûr que … parce que… » Tout ce qui lui passe sans doute par la tête quand il lit, mais comme là, il ne lisait pas avec les yeux, il laissait libre court à ses idées 😉

Je lui laisse la parole pour vous donner son avis d’enfant :

Voici l’avis de Bastien (presque 9 ans) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« Ca parle d’un petit garçon, fils d’un grand sénateur, qui se fait insulter en classe de « Caïus est un âne » écrit par Rufus sur une tablette.

Ce petit geste aura des conséquences dans une affaire criminelle car le lendemain, on trouve les mêmes mots peints sur un temple sacré.

Qui a profané le temple?

Les amis de Rufus vont faire une enquête pour l’innocenter à leurs risques et périls!

J’ai bien aimé cet audiolivre car c’est une enquête policière mais à une autre époque : à l’antiquité. Il y a des aventures et c’est un mélange de sérieux et drôle.

C’était bien lu. J’aimerai bien « re-audiolire »! (On ne lit pas, on écoute!) »

*

Avant cela, ma nièce en avait déjà parlé sur le blog en guest star (en 2009)

 Chez Sylire

 avec Angeselfie

Merci à 

Les enfants de la résistance (tomes 1 à 4) : Benoît Ers et Vincent Dugomier (Billet avec Bastien)

Je ne vais pas rentrer trop dans les détails de cette série pour ne pas gâcher la découverte de chaque tome.

Tome 1 : Premières actions
Tome 2 : Premières répressions
Tome 3 : Les Deux géants
Tome 4 : L’escalade

Dans les Ardennes, François et Eusèbe, deux jeunes adolescents, ne supportent pas de voir les Allemands s’installer chez eux après la signature de l’armistice de juin 1940. Lisa, une jeune Belge, s’installe dans le village. Fils de l’instituteur et fils d’un agriculteur, les deux garçons et la jeune fille commencent à envoyer des messages anonymes aux villageois pour tenter d’impliquer les adultes dans leur désir de révolte contre l’occupation de leur pays.

Au cours de leurs aventures, ils vont monter un réseau de résistance presque malgré eux. Sans se dévoiler ils vont réussir à mettre en place des liens entre les adultes qui veulent faire bouger les choses, faire évader des soldats français, aider des Juifs en fuite, faire passer des messages à d’autres résistants, participer à des sabotages plus ou moins grands…

Mais ils vont aussi être confrontés au drame de la mort de ceux qui luttent contre les Allemands et surtout d’êtres aimés, ils vont voir le visage noir des dénonciations de la part de collabos et connaître la crainte de voir leur rôle dans ces actions commencer à leur échapper et le danger grandir.

Cette série de 4 pour l’instant est très touchante et très bien documentées sur cette période de la 2ème guerre mondiale. Elle est très adaptée aux jeunes lecteurs et aux plus grands. Elle ne cache pas les aspects durs et dramatiques.

Voici l’avis de Bastien (presque 9 ans) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est deux enfants qui vivent la 2ème guerre mondiale et qui refusent l’occupation de la France. Ils vont rencontrer une petite fille qui s’appelle Lisa Baum. Elle dit être Belge mais ce n’est pas sa vraie nation.

Pour refuser l’occupation, ils commencent en distribuant des tracts mais personne ne sait que c’est eux car ils ne signent pas (ils se sont donnés un nom de code : « Lynx ».) Ils font ça pour réveiller les adultes et qu’ils deviennent des résistants et qu’eux aussi soient contre l’occupation.

Petit à petit, ils se donneront des missions de plus en plus importantes et même dangereuses.

On a lu 4 tomes. J’ai bien aimé cette série parce qu’on sent un esprit d’équipe entre les trois compagnons et je trouve qu’ils sont très courageux de faire tout ceci contre les Allemands! »

*

Dans le même esprit, nous avons aimé tous les deux, la série « La guerre des Lulus« .

  chez Stephie

La guerre des Lulus (Tomes 1-5 : 1914-1918) : Régis Hautière et Hardoc (Billet avec Bastien)

Je ne vais pas rentrer trop dans les détails de cette série pour ne pas gâcher la découverte de chaque tome.

Tome 1 : 1914 « La maison des enfants trouvés »

La première guerre mondiale vient de commencer et à l’orphelinat, les « Lulus » sont quatre copains qui font les 400 coups : Lucien, Luigi, Ludwig et Lucas. Le jour où tous les garçons de l’orphelinat sont évacués avec les deux curés ainsi que tout le village, les garçons étaient partis jouer dans la forêt dans leur cabane. A partir de là, ils se retrouvent seuls au monde et vont devoir apprendre à se débrouiller pour survivre malgré le manque de nourriture et les soldats allemands.

Dans ce premier tome, ils font la connaissance de Luce, une jeune Belge qui a perdu ses parents sur la route de la fuite de la guerre. Une « Lulu » de plus pour vivre des aventures.

Tome 2 : 1915 « Hans »

Dans ce tome, les Lulus font la rencontre de Hans, un soldat allemand qui a déserté et qui va s’occuper d’eux pour les aider à traverser l’hiver. Les enfants réalisent que la nationalité ne fait pas tout et que derrière un soldat peut se cacher une personne réellement bonne. Grâce à Hans ils apprennent beaucoup.

 avec Blandine : allons voir son avis

Tome 3 : 1916 « Le tas de briques »

Les Lulus prennent la route pour s’éloigner de leur forêt et ils rencontrent un vieil homme qui leur conseille de rejoindre la ville pour passer inaperçus. Là, ils vont passer du temps dans le « familistère » ou « tas de brique », un grand bâtiment communautaire où ils sont protégés pendant un moment par les habitants malgré la présence des allemands.

Mais ils doivent à nouveau partir pour ne pas se mettre en danger ou mettre en danger les personnes qui les ont aidé.

Tome 4 : 1917 « La déchirure »

Après une aventure malheureuse à cause d’une erreur de train (aventure qui sera racontée dans une autre série d’après ce que j’ai compris), les Lulus se retrouvent en Belgique. Les jeunes font la connaissance d’un photographe ambulant qui va les prendre sous son aile pour les aider à rejoindre le village de Luce.

Une fois que la jeune fille a retrouvé sa grand-mère, la route des Lulus va se séparer -à contre coeur- car les garçons estiment qu’ils doivent éviter de mettre Luce et sa grand-mère en danger par leur présence.

Mais les aventures sont loin d’être finies et semblent même prendre une tournure bien noire.

Tome 5 : 1918 « La Der des  ders »

Dans ce tome, les Lulus se retrouvent dans un groupe de résistants et doivent faire certains sacrifices pour tenter d’infiltrer les troupes allemandes et donner des informations à leurs protecteurs. Ils découvrent de plus près les horreurs du front.

L’album se termine sur un des Lulus adulte et évidemment, on a envie d’en savoir plus…

Pour conclure :

Cette série est vraiment réussie. Cette bande de jeunes d’âges différents et de caractères différents qui se disputent souvent mais qui savent aussi  se serrer les coudes dans les moments dramatiques est assez réaliste. On les voit évoluer, grandir (Luce a ses premières règles sans savoir ce qui lui arrive dans le deuxième tome… ce que j’ai dû aussi expliquer à Bastien 😉 ), les garçons tombent tous plus ou moins amoureux de la jeune fille, les aînés font les coqs pour savoir qui est le chef…

Ils traversent la guerre sans trop savoir ce qui se passe mais découvrent très vite qu’il faut savoir se cacher, chercher à manger et faire confiance -ou pas- aux gens qu’ils rencontrent…

C’est une histoire de la première guerre mondiale mais aussi une histoire d’amitié très forte.

A découvrir en famille! Bastien a dévoré les 5 tomes!

Et la bonne nouvelle c’est qu’il y a une suite (ou une plutôt un complément) puisque à la fin du dernier tome, les auteurs annoncent « La guerre des Lulus : La perspective Luigi »! (qui sort début juin!)

Voici l’avis de Bastien (8 ans et demi-CE2) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est quatre enfants qui vivent la guerre et s’appellent les Lulus. Un jour, ils vont rencontrer un cinquième enfant et vont devoir se débrouiller seuls en pleine guerre. Ils vivent des aventures mais dans le dernier tome, ils devront se séparer.

J’ai bien aimé la série! Parce que ça raconte la guerre et on se rend compte que c’était compliqué de vivre en pleine guerre. C’était amusant parce qu’ils vivent des aventures, mais il y a des passages qui sont tristes et les personnages ont peur durant la traversée de la guerre.

Les illustrations du livre sont bien faites. Et à la fin de chaque tome, il y a des petites illustrations dessinées bizarrement (note de la maman : ce sont des croquis).

La suite a l’air bien!

Je le conseille à ceux qui aime lire! »

  chez Noukette

 3ème ligne « prénom »

Le bureau des poids et des mesures : Anne-Gaëlle Balpe et Vincent Mahé (Billet avec Bastien)

Voici l’avis de Bastien (8 ans et demi-CE2) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

Ça parle d’un inventeur qui doit vérifier à chaque fois les mesures de poids, de litres et de longueurs.

Un jour son fils revient triste, ce qui lui donne l’idée de créer de nouveaux instruments qui pourraient révolutionner la vie des gens, aussi bien que mal.  Mais je n’en dis pas plus pour garder le suspense.

C’est marrant car sur les images, les poids, les mesures, les litres sont reliés par une flèches sur les détails.

Les couleurs et les dessins sont bien faits.

J’ai bien aimé ce livre car l’auteur a mis beaucoup de son imagination. Ça parle de plein d’émotions.

Et mon avis de maman :

Quand son fils revient de l’école un peu chagriné, Marcel Gramme, « ingénieur du Bureau des poids et mesures » décide d’essayer de trouver un moyen de mesurer les sentiments.

Père et fils inventent des nouvelles mesures et trouvent des moyens de mesurer ou peser la colère, le bonheur, la tristesse et l’amour… Mais est-ce si simple de tout mesurer? Et est-ce que cela rend les gens plus heureux?

Dans un graphisme rétro aux couleurs acidulées qui m’ont fait penser aux manuels scolaires des années 50-60, cet album pose la question de savoir si tout est quantifiable. Il est aussi charmant par les jeux de langue sur les mesures et sur la complicité père-fils.

Cependant, je ne peux pas dire que j’ai vraiment adoré. Je l’ai trouvé mignon mais ce n’est pas mon préféré de la sélection des Incos.

 

par la maîtresse de Bastien car la médiathèque n’a pas pu avoir ce livre

 sélection CE2-CM1

Séquoia : Régine Joséphine et Julie Grugeaux (Billet avec Bastien)

Voici l’avis de Bastien (8 ans et demi-CE2) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« Ça parle d’arbres qui marchent et sont guidés par un ancien. Un jour, ils croisent la route des hommes et les arbres sont pris d’admiration pour eux car ils parlent.

Le chef de la tribu des hommes que les arbres ont rencontrés s’appelle Sylv et il comprend que les arbres peuvent leur donner la force de se réchauffer avec le feu.

Et je ne dis pas plus de choses pour garder le suspense.

Les dessins sont très beaux.

Ça prouve que les arbres sont importants pour les hommes et qu’il faut essayer  de les protéger.

Et mon avis de maman :

Ma première réaction a été de me dire que c’était un très bel album! Les illustrations sont vraiment superbes, colorées, avec des effets de matières, de surimpression, chaleureuses. C’est un régal à feuilleter.

Mais au-delà du côté esthétique, c’est aussi un bel album par son contenu. Une fable sur les liens entre les arbres et les hommes, sur les relations d’entraide qui peuvent être mises en péril par l’égoïsme. Cela permet aussi de parler d’écologie mais aussi du respect des traditions et des anciens.

C’est touchant et presque philosophique. Un livre à lire que l’on soit adulte ou enfant!

 sélection CE2-CM1

catégorie « mot unique » pour ma 3ème ligne