L’affaire Caïus : Henry Winterfeld (lu par Nicolas Lumbreras) (Billet avec Bastien)

J’ai lu ce roman quand j’étais enfant et j’en gardais un très bon souvenir alors quand j’ai vu qu’Audiolib le proposait en version audio dans leur collection jeunesse je me suis dit que ce serait sympa de le faire découvrir à Bastien et d’en profiter pour le relire par la même occasion.

Je suis contente de l’avoir fait même si je dois dire que le roman est très enfantin et que je finissais par écouter d’une oreille.

Cela dit, cela correspondait bien à mes souvenirs : la Rome Antique, des enfants qui mènent une enquête et des aventures et de la mythologie.

Ce que j’ai vraiment aimé c’est de le découvrir avec Bastien en audio car il faisait plein d’hypothèses à voix haute : « Je parie que c’est lui! » « Je suis sûr que … parce que… » Tout ce qui lui passe sans doute par la tête quand il lit, mais comme là, il ne lisait pas avec les yeux, il laissait libre court à ses idées 😉

Je lui laisse la parole pour vous donner son avis d’enfant :

Voici l’avis de Bastien (presque 9 ans) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« Ca parle d’un petit garçon, fils d’un grand sénateur, qui se fait insulter en classe de « Caïus est un âne » écrit par Rufus sur une tablette.

Ce petit geste aura des conséquences dans une affaire criminelle car le lendemain, on trouve les mêmes mots peints sur un temple sacré.

Qui a profané le temple?

Les amis de Rufus vont faire une enquête pour l’innocenter à leurs risques et périls!

J’ai bien aimé cet audiolivre car c’est une enquête policière mais à une autre époque : à l’antiquité. Il y a des aventures et c’est un mélange de sérieux et drôle.

C’était bien lu. J’aimerai bien « re-audiolire »! (On ne lit pas, on écoute!) »

*

Avant cela, ma nièce en avait déjà parlé sur le blog en guest star (en 2009)

 Chez Sylire

 avec Angeselfie

Merci à 

Les enfants de la résistance (tomes 1 à 4) : Benoît Ers et Vincent Dugomier (Billet avec Bastien)

Je ne vais pas rentrer trop dans les détails de cette série pour ne pas gâcher la découverte de chaque tome.

Tome 1 : Premières actions
Tome 2 : Premières répressions
Tome 3 : Les Deux géants
Tome 4 : L’escalade

Dans les Ardennes, François et Eusèbe, deux jeunes adolescents, ne supportent pas de voir les Allemands s’installer chez eux après la signature de l’armistice de juin 1940. Lisa, une jeune Belge, s’installe dans le village. Fils de l’instituteur et fils d’un agriculteur, les deux garçons et la jeune fille commencent à envoyer des messages anonymes aux villageois pour tenter d’impliquer les adultes dans leur désir de révolte contre l’occupation de leur pays.

Au cours de leurs aventures, ils vont monter un réseau de résistance presque malgré eux. Sans se dévoiler ils vont réussir à mettre en place des liens entre les adultes qui veulent faire bouger les choses, faire évader des soldats français, aider des Juifs en fuite, faire passer des messages à d’autres résistants, participer à des sabotages plus ou moins grands…

Mais ils vont aussi être confrontés au drame de la mort de ceux qui luttent contre les Allemands et surtout d’êtres aimés, ils vont voir le visage noir des dénonciations de la part de collabos et connaître la crainte de voir leur rôle dans ces actions commencer à leur échapper et le danger grandir.

Cette série de 4 pour l’instant est très touchante et très bien documentées sur cette période de la 2ème guerre mondiale. Elle est très adaptée aux jeunes lecteurs et aux plus grands. Elle ne cache pas les aspects durs et dramatiques.

Voici l’avis de Bastien (presque 9 ans) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est deux enfants qui vivent la 2ème guerre mondiale et qui refusent l’occupation de la France. Ils vont rencontrer une petite fille qui s’appelle Lisa Baum. Elle dit être Belge mais ce n’est pas sa vraie nation.

Pour refuser l’occupation, ils commencent en distribuant des tracts mais personne ne sait que c’est eux car ils ne signent pas (ils se sont donnés un nom de code : « Lynx ».) Ils font ça pour réveiller les adultes et qu’ils deviennent des résistants et qu’eux aussi soient contre l’occupation.

Petit à petit, ils se donneront des missions de plus en plus importantes et même dangereuses.

On a lu 4 tomes. J’ai bien aimé cette série parce qu’on sent un esprit d’équipe entre les trois compagnons et je trouve qu’ils sont très courageux de faire tout ceci contre les Allemands! »

*

Dans le même esprit, nous avons aimé tous les deux, la série « La guerre des Lulus« .

  chez Stephie

La guerre des Lulus (Tomes 1-5 : 1914-1918) : Régis Hautière et Hardoc (Billet avec Bastien)

Je ne vais pas rentrer trop dans les détails de cette série pour ne pas gâcher la découverte de chaque tome.

Tome 1 : 1914 « La maison des enfants trouvés »

La première guerre mondiale vient de commencer et à l’orphelinat, les « Lulus » sont quatre copains qui font les 400 coups : Lucien, Luigi, Ludwig et Lucas. Le jour où tous les garçons de l’orphelinat sont évacués avec les deux curés ainsi que tout le village, les garçons étaient partis jouer dans la forêt dans leur cabane. A partir de là, ils se retrouvent seuls au monde et vont devoir apprendre à se débrouiller pour survivre malgré le manque de nourriture et les soldats allemands.

Dans ce premier tome, ils font la connaissance de Luce, une jeune Belge qui a perdu ses parents sur la route de la fuite de la guerre. Une « Lulu » de plus pour vivre des aventures.

Tome 2 : 1915 « Hans »

Dans ce tome, les Lulus font la rencontre de Hans, un soldat allemand qui a déserté et qui va s’occuper d’eux pour les aider à traverser l’hiver. Les enfants réalisent que la nationalité ne fait pas tout et que derrière un soldat peut se cacher une personne réellement bonne. Grâce à Hans ils apprennent beaucoup.

 avec Blandine : allons voir son avis

Tome 3 : 1916 « Le tas de briques »

Les Lulus prennent la route pour s’éloigner de leur forêt et ils rencontrent un vieil homme qui leur conseille de rejoindre la ville pour passer inaperçus. Là, ils vont passer du temps dans le « familistère » ou « tas de brique », un grand bâtiment communautaire où ils sont protégés pendant un moment par les habitants malgré la présence des allemands.

Mais ils doivent à nouveau partir pour ne pas se mettre en danger ou mettre en danger les personnes qui les ont aidé.

Tome 4 : 1917 « La déchirure »

Après une aventure malheureuse à cause d’une erreur de train (aventure qui sera racontée dans une autre série d’après ce que j’ai compris), les Lulus se retrouvent en Belgique. Les jeunes font la connaissance d’un photographe ambulant qui va les prendre sous son aile pour les aider à rejoindre le village de Luce.

Une fois que la jeune fille a retrouvé sa grand-mère, la route des Lulus va se séparer -à contre coeur- car les garçons estiment qu’ils doivent éviter de mettre Luce et sa grand-mère en danger par leur présence.

Mais les aventures sont loin d’être finies et semblent même prendre une tournure bien noire.

Tome 5 : 1918 « La Der des  ders »

Dans ce tome, les Lulus se retrouvent dans un groupe de résistants et doivent faire certains sacrifices pour tenter d’infiltrer les troupes allemandes et donner des informations à leurs protecteurs. Ils découvrent de plus près les horreurs du front.

L’album se termine sur un des Lulus adulte et évidemment, on a envie d’en savoir plus…

Pour conclure :

Cette série est vraiment réussie. Cette bande de jeunes d’âges différents et de caractères différents qui se disputent souvent mais qui savent aussi  se serrer les coudes dans les moments dramatiques est assez réaliste. On les voit évoluer, grandir (Luce a ses premières règles sans savoir ce qui lui arrive dans le deuxième tome… ce que j’ai dû aussi expliquer à Bastien 😉 ), les garçons tombent tous plus ou moins amoureux de la jeune fille, les aînés font les coqs pour savoir qui est le chef…

Ils traversent la guerre sans trop savoir ce qui se passe mais découvrent très vite qu’il faut savoir se cacher, chercher à manger et faire confiance -ou pas- aux gens qu’ils rencontrent…

C’est une histoire de la première guerre mondiale mais aussi une histoire d’amitié très forte.

A découvrir en famille! Bastien a dévoré les 5 tomes!

Et la bonne nouvelle c’est qu’il y a une suite (ou une plutôt un complément) puisque à la fin du dernier tome, les auteurs annoncent « La guerre des Lulus : La perspective Luigi »! (qui sort début juin!)

Voici l’avis de Bastien (8 ans et demi-CE2) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est quatre enfants qui vivent la guerre et s’appellent les Lulus. Un jour, ils vont rencontrer un cinquième enfant et vont devoir se débrouiller seuls en pleine guerre. Ils vivent des aventures mais dans le dernier tome, ils devront se séparer.

J’ai bien aimé la série! Parce que ça raconte la guerre et on se rend compte que c’était compliqué de vivre en pleine guerre. C’était amusant parce qu’ils vivent des aventures, mais il y a des passages qui sont tristes et les personnages ont peur durant la traversée de la guerre.

Les illustrations du livre sont bien faites. Et à la fin de chaque tome, il y a des petites illustrations dessinées bizarrement (note de la maman : ce sont des croquis).

La suite a l’air bien!

Je le conseille à ceux qui aime lire! »

  chez Noukette

 3ème ligne « prénom »

Le bureau des poids et des mesures : Anne-Gaëlle Balpe et Vincent Mahé (Billet avec Bastien)

Voici l’avis de Bastien (8 ans et demi-CE2) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

Ça parle d’un inventeur qui doit vérifier à chaque fois les mesures de poids, de litres et de longueurs.

Un jour son fils revient triste, ce qui lui donne l’idée de créer de nouveaux instruments qui pourraient révolutionner la vie des gens, aussi bien que mal.  Mais je n’en dis pas plus pour garder le suspense.

C’est marrant car sur les images, les poids, les mesures, les litres sont reliés par une flèches sur les détails.

Les couleurs et les dessins sont bien faits.

J’ai bien aimé ce livre car l’auteur a mis beaucoup de son imagination. Ça parle de plein d’émotions.

Et mon avis de maman :

Quand son fils revient de l’école un peu chagriné, Marcel Gramme, « ingénieur du Bureau des poids et mesures » décide d’essayer de trouver un moyen de mesurer les sentiments.

Père et fils inventent des nouvelles mesures et trouvent des moyens de mesurer ou peser la colère, le bonheur, la tristesse et l’amour… Mais est-ce si simple de tout mesurer? Et est-ce que cela rend les gens plus heureux?

Dans un graphisme rétro aux couleurs acidulées qui m’ont fait penser aux manuels scolaires des années 50-60, cet album pose la question de savoir si tout est quantifiable. Il est aussi charmant par les jeux de langue sur les mesures et sur la complicité père-fils.

Cependant, je ne peux pas dire que j’ai vraiment adoré. Je l’ai trouvé mignon mais ce n’est pas mon préféré de la sélection des Incos.

 

par la maîtresse de Bastien car la médiathèque n’a pas pu avoir ce livre

 sélection CE2-CM1

Séquoia : Régine Joséphine et Julie Grugeaux (Billet avec Bastien)

Voici l’avis de Bastien (8 ans et demi-CE2) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« Ça parle d’arbres qui marchent et sont guidés par un ancien. Un jour, ils croisent la route des hommes et les arbres sont pris d’admiration pour eux car ils parlent.

Le chef de la tribu des hommes que les arbres ont rencontrés s’appelle Sylv et il comprend que les arbres peuvent leur donner la force de se réchauffer avec le feu.

Et je ne dis pas plus de choses pour garder le suspense.

Les dessins sont très beaux.

Ça prouve que les arbres sont importants pour les hommes et qu’il faut essayer  de les protéger.

Et mon avis de maman :

Ma première réaction a été de me dire que c’était un très bel album! Les illustrations sont vraiment superbes, colorées, avec des effets de matières, de surimpression, chaleureuses. C’est un régal à feuilleter.

Mais au-delà du côté esthétique, c’est aussi un bel album par son contenu. Une fable sur les liens entre les arbres et les hommes, sur les relations d’entraide qui peuvent être mises en péril par l’égoïsme. Cela permet aussi de parler d’écologie mais aussi du respect des traditions et des anciens.

C’est touchant et presque philosophique. Un livre à lire que l’on soit adulte ou enfant!

 sélection CE2-CM1

catégorie « mot unique » pour ma 3ème ligne

Azadah : Jacques Goldstyn

« Azadah » est un très joli album avec peu de texte et aux illustrations à l’aquarelle sans cadre qui prennent le milieu de pages carrées. J’ai beaucoup aimé « l’objet livre ».

Et puis l’histoire est très touchante. Nous sommes en Afghanistan et Azadah est une petite fille vive qui ne supporte pas de voir partir son amie Anja une reporter Allemande qui vient de passer du temps dans son village.

Elle voudrait qu’Anja l’emmène avec elle. Quand cette dernière lui explique que c’est impossible mais qu’elle pourra le faire quand elle sera adulte après être allée à l’école, Azadah s’insurge : son école a été détruite par la guerre et elle a bien conscience que toutes les choses qu’elle rêve de faire lui seront impossibles étant donné la condition des femmes dans son pays (on voit des femmes en burqua complète dans le village). La petite fille veut lire, se cultiver, voyager, travailler et revenir dans son pays une fois éduquée pour transmettre son savoir.

Cette histoire est celle du rêve d’un autre monde pour une petite fille que la guerre et les mentalité patriarcale de son pays risque d’entraver et c’est très touchant et émouvant et on ne peut qu’espérer que la petite graine de désir de liberté apportée par la rencontre avec la reporter pourra grandir et permettre à Azadah de devenir celle qu’elle souhaite. J’aurai presque envie d’une suite avec une Azadah adulte!

Voici l’avis de Bastien (8 ans-CE2) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

(Pendant la lecture, je lui ai juste expliqué que ça se passait en Afghanistan un pays en guerre et que les femmes étaient entièrement couvertes parce que les homme de ce pays ne voulaient pas que les autres voient leurs femmes… Chose qu’il a eu du mal à comprendre!)

« C’est un album. C’est l’histoire d’une petite fille qui s’appelle Azadah et qui a une amie photographe. Un jour, la photographe s’en va, elle retourne dans son pays.

Azadah ne veut pas que la photographe s’en aille mais elle veut partir avec elle car elle ne veut pas attendre d’être grande pour faire les choses que les femmes de son pays n’auront pas le droit de faire parce qu’ici les femmes doivent toujours être couvertes.

Les images sont bien faites et on voit bien les émotions des personnages.

J’ai bien aimé ce que ça raconte : le droit des femmes et des filles (mais c’est la même chose, comme « garçon » et « homme ». Moi, je suis un homme c’est juste une différence d’âge.) »

Merci 

catégorie « mot unique » pour ma ligne « jeunesse »

Le pingouin volant : Pierre Wazem

Voici l’avis de Bastien (8 ans-CE2) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est l’histoire d’un manchot qui veut absolument voler. Ses amis essaient de lui changer les pensées, en vain.

C’est très comique. Y a pas vraiment d’histoire à raconter parce que c’est plein d’histoires. Le point commun de toutes ces histoires, c’est qu’il y a toujours ce « pingouin volant » qui veut voler et qu’il n’arrête pas de s’entraîner et ça lui fait mal parce qu’il n’y arrive jamais : à chaque fois, il tombe et il se fait mal et c’est drôle!

Les dessins sont bien faits et drôles! »

Une de ses pages préférées

Mon avis de maman :

J’ai emprunté cette BD par hasard pour Bastien et dès qu’il s’est mis à la lire, il éclatait de rire à chaque page et c’est à sa demande que nous l’avons lu ensemble et fait ce billet!

Alors je ne vais pas en dire beaucoup plus que Bastien : c’est l’histoire d’un manchot sur la banquise (attention : les manchots ne volent pas alors que les pingouins si!) qui rêve de voler. Toutes les planches sont ses tentatives infructueuses et toutes ses techniques de vol et les réactions désabusées de ses congénères.

C’est amusant, gaguesque et parfait pour des petits lecteurs de 8 ans et quelques! A lire en famille! Pour Bastien c’était un coup de coeur!

 catégorie « déplacement » de ma ligne « BD »

Martin et Rosa, Martin Luther King et Rosa Parks, ensemble pour l’égalité : Raphaël Frier et Zaü (avec Bastien)

Martin Luther King est pour moi un homme très important pour l’humanité! Je suis très touchée par les combats pour les droits civiques aux Etats-Unis et j’admire l’homme et ses idées. Quand j’ai vu ce livre à la médiathèque, j’ai tout de suite eu envie de partager cette lecture avec Bastien (qui était déjà sensibilisé à cette cause par un dossier qu’il avait lu dans Astrapi et après avoir lu « Nina » nous avions aussi parlé de ce sujet ensemble)

L’album raconte sommairement l’enfance de Rosa Parks et de Martin Luther King puis montre leur combat commun et la situation des Noirs aux Etats-Unis à l’époque de la ségrégation.

C’est illustré et très clair, pour les adultes et les jeunes lecteurs. Il y a aussi des pages qui racontent les origines de cette situation en revenant sur l’esclavage. A la fin de l’album, il y a un cahier plus encyclopédique sur Martin Luther King et Rosa Parks et sur les lois qui s’adresse là soit à des enfants plus grands soit aux adultes qui accompagnent les jeunes lecteurs mais Bastien a quand même aimé que je lui lise pour avoir des explications supplémentaires.

Je dois avouer que certaines pages m’ont vraiment émue, presque aux larmes. Et Bastien a été révolté de découvrir plus en détails les injustices de la vie des Noirs aux Etats-Unis. Cette lecture a suscité beaucoup de réactions et de questionnements. Il a d’abord eu des réactions de violence : « Si j’étais là-bas et que je voyais ça, je tuerai ces gens ! ». Mais avec de vrais questions sur l’origine de ce mal : « Si on avait été là-bas à cette époque, tu crois qu’on aurait pensé pareil? » Bref, une lecture enrichissante pour le parent comme l’enfant sur un sujet toujours essentiel.

Voici l’avis de Bastien (8 ans-CE2) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« Ça parle de Rosa Parks et de Martin Luther King parce qu’ils étaient ensemble pour l’égalité entre les Noirs et les Blancs.

Les Noirs n’avaient pas les mêmes droits que les Blancs, même, ils n’avaient aucuns droits dans le Sud des Etats-Unis par exemple à Montgomery. Ils allaient pas aux mêmes endroits que les Blancs, ils n’avaient pas les mêmes restaurants, pas les mêmes piscines, pas les mêmes écoles, pas les mêmes bus…

Y a des gens Noirs qui se faisaient assassiner et taper par des Blancs et ça passait dans les journaux mais ils n’étaient pas arrêtés, personne ne faisait rien, à part Martin Luther King et Rosa Parks. Et ça, c’est de l’injustice des Blancs envers les Noirs et de l’horreur parce qu’ils les tuent!

Dans ce livre, ils parlent aussi des esclaves en Afrique.

J’ai bien aimé ce livre parce que ça parle d’égalité. »

Cette page sur l’assassinat d’un jeune Noir dont les assassins étaient connus mais n’ont pas été condamnés a beaucoup choqué Bastien

A la suite de cette lecture, nous avons eu envie d’aller plus loin sur la réflexion sur le racisme et j’ai emprunté ce livre pour le lire avec Bastien. Je n’en parlerai pas sur le blog mais c’est un livre que je vous conseille aussi pour avoir des explications simples sur le racisme : (cliquez pour en savoir plus)

Voici un extrait du discours de Martin Luther King « I have a dream » que je fais souvent apprendre à mes élèves de 3eme quand je travaille sur le sujet

 Thématique « Biographie / documentaire »

catégorie « Mot positif » pour ma ligne jeunesse

Fourmidable : Jo Hoestlandt (Billet avec Bastien)

Voici l’avis de Bastien (8 ans-CE2) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

Ça parle d’une fourmi qui s’appelle « 68 » parce qu’elle est la 68ème fourmi de la file de travail. Un jour, elle trouve un puceron qui lui demande de lui décrire la nature qu’elle voyait mais 68 ne la regardait jamais car elle devait continuer le travail en suivant les ordres.

Un autre jour, elle regarde un petit peu ce qui l’entoure et elle voit de très belles choses et avec le puceron, elle se pose une question : rester à la fourmilière en sécurité mais en devant suivre les ordres ou partir dans la nature où il y a mille dangers mais être libre?

J’ai bien aimé parce que ça parle d’insectes et de liberté. C’est mon préféré dans les Incorruptibles même si à la fin, j’aurais préféré connaître la suite de l’aventure et là, il faut imaginer.

Et mon avis de maman :

Que dire d’autre? Bastien a très bien résumé ce court roman qui est malgré tout très riche. Il pose vraiment la question de la part de liberté qu’ont les individus quand depuis toujours ils suivent des règles établies sans jamais les remettre en question. On y parle de l’ouverture sur le monde et sur les autres, sur le bonheur d’ouvrir les yeux sur ce qui nous entoure. La peur de quitter ce que l’on connait est bien présente mais l’idée que réfléchir par soi-même et vivre pour soi est aussi très importante.

Un bon petit roman qui sous des dehors de conte pourrait très bien être adapté à des plus grands pour une réflexion un peu plus poussée.

 sélection CE2-CM1

catégorie « animal » ligne « jeunesse »

Le garçon qui parlait avec les mains : Sandrine Beau et Gwenaëlle Doumont (Billet avec Bastien)

Victoria est une petite fille pleine d’entrain qui vit avec ses parents qui adorent tout ce qui est lié à l’Espagne. Dans sa classe, il y a toute la population que l’on peut trouver dans une école : des gentils, des drôles, des lents, des méchants… Mais un jour, la maîtresse leur présente un nouvel élève. Manolo est beau (Victoria craque tout de suite sur lui), il est espagnol (coïncidence incroyable quand on pense à l’intérêt de la famille de Victoria pour ce pays) mais pourtant, il ne parle pas espagnol car… il est sourd. Avec la maîtresse, il parle la langue des signes.

Ce garçon intrigue tout le monde et très vite Victoria et lui deviennent amis et réussissent à communiquer à leur façon -mélange de langue des signes improvisée, de mimes, de mots etc. Ils s’entendent très bien mais certains parents de la classe ne voient pas les choses d’un aussi bon œil.

En effet, la différence et le handicap font peur et ces parents d’élèves disent s’inquiéter pour l’avenir de leurs enfants en argumentant que la présence de Manolo va ralentir les cours. Cela met Victoria très en colère et Manolo est peiné et découragé d’être sans cesse le point de mire à cause de sa différence. Mais Victoria ne se laisse pas faire et elle trouve une idée pour sensibiliser ses camarades de classe au quotidien de Manolo et changer certaines mentalités.

Très jolie histoire sur la différence et l’amitié (et même l’amour) malgré les différences et sur l’intolérance et le fait que la connaissance est le secret pour accepter l’autre.

Très intéressant et dans un style très actuel avec des personnages très réalistes, pas du tout « cucul la praline ».

Bastien m’a posé pas mal de question sur les sourds après. Dans son école, il y a une classe d’IME avec des inclusions d’enfants handicapés dans les autres classes et depuis la maternelle, il a toujours été confronté au handicap sans que cela fasse de différence. Il m’a dit : « A l’école, il y a un garçon de l’IME, il est sourd, mais je l’aime pas… Pas parce qu’il est sourd, mais parce qu’il fait des blagues pas drôles et il est même méchant. » Je lui ai dit que ça montrait que les enfants handicapés étaient comme les autres : il y en a des sympas et d’autres moins gentils et que ça n’avait rien à voir avec leur handicap.

Voici maintenant l’avis de Bastien (8 ans-CE2) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est dans une école, il y a un nouveau qui arrive et il est d’origine espagnole et dans la classe, il y a Victoria et avec ses parents, ils adorent l’Espagne. Mais le nouveau qui s’appelle Manolo est sourd et il ne parle pas -enfin si, mais la langue des signes!

Mais il y a des gens qui n’aiment pas trop le fait qu’il soit sourd et du coup ça fait des histoires. Et Victoria et Manolo veulent que ça s’arrête et pour ça ils ont une petite idée : leur exposé. En revanche, je n’en dis pas plus pour laisser du suspens pour ceux qui  veulent le lire.

J’ai aimé parce que ça exprime bien que les sourds sont comme nous même s’ils n’entendent pas, sinon ils ont le même corps, la même tête. On est tous humain! »

 sélection CE2-CM1