La vérité sort de la bouche de Bastien

Bastien a 9 ans et 7 mois et la vérité sort toujours de sa bouche 😉

  • « A l’école y a un garçon qui disait tout le temps «cheh!», je lui ai dit que c’était plus du tout à la mode et il m’a répondu que la mode c’était pour les nuls mais si ça avait pas été à la mode un jour, il l’aurait jamais dit!« 

 

  • On mange dans un buffet asiatique à volonté, le restaurant préféré de Bastien : « J’espère qu’ils en parlent à l’office du tourisme comme ça il y aura beaucoup de tourisme chez nous! C’est le meilleur restaurant de G…! »

 

  • « Les coccinelles et les cafards sont des coléoptères. Les coléoptères et les scarabées c’est la même chose : «coléoptère» c’est le mot savant pour «scarabée»! Tu savais pas ça? Tu aurais besoin d’un petit un petit cours de rattrapage! »

 

  • Bastien revient de l’école en me disant : « Maman, pendant le sport, maîtresse, elle met de la musique et elle s’est trompée de musique et j’ai cru reconnaître le début des Bibliomaniacs! » (Ben, oui, quand j’écoute dans la voiture, il est souvent là et puis, il connaît l’équipe pour de vrai surtout ;-)) Curieuse (et sachant que la maîtresse aime lire), je demande à Bastien de lui en reparler. Alors la maîtresse lui a dit que ce n’était pas l’émission mais quand Bastien lui a dit que c’était une émission où on parlait de livres elle a dit que ça l’intéressait

 

  • « Hier j’avais tellement chaud à l’école que j’étais en T-shirt j’aurais préféré être en chemise parce que au moins en chemise on peut enlever quelques boutons en haut et ça peut aérer comme ça!« 
  • Intemporel : « Est-ce que j’aime le beurre?« 

Positions de lecture improbables :
  • Mercredi matin Bastien a commencé «Le mystère de Lucy Lost» de Michael Morpurgo et le soir, il en était déjà à la page 373/433… Un vrai dévoreur!

Nom de code : super pouvoirs : Thomas Gunzig (Billet avec Bastien)

En Amérique du Sud, une coulée de boue vient de détruire une partie d’un village et un adolescent se fait remarquer en sauvant une petite fille coincée dans un puits alors qu’il n’avait pas d’oxygène pour rester plus de 10 mn sans respirer…

Et pour cause, c’était très facile pour lui car Hugo, Elisa et Pedro qui vivent dans le bidonville depuis qu’ils ont été recueillis bébés par leur mère adoptive ont tous les trois des particularités physiques extraordinaires : l’un n’a pas besoin de respirer, l’autre, n’a pas besoin de dormir et la dernière n’a pas besoin de manger. Jusque là, ils vivaient bien avec leurs super pouvoirs mais maintenant, ils doivent se cacher car le secret a été découvert et un homme d’affaire américain a lancé après eux un général qui vient jusqu’au village pour les menacer.

Juste avant, la femme qui les a recueillis bébés, leur a raconté la vérité sur leur naissance et leur a donné des informations sur leurs origines. Les trois amis décident de partir à l’aventure malgré les dangers pour découvrir d’où ils viennent et comprendre pourquoi ils ont ces pouvoirs.

Pour cela ils doivent entrer dans un pays qui est complètement fermé depuis un putsch militaire et qui vit sous une dictature. Sur place, ils vont être aidés par des personnes qui sont des résistants.

Cette histoire pleine d’aventures et un peu fantastique (ou scientifique) ouvre aussi les esprits des jeunes lecteurs sur des situations politiques et sociales qui existent vraiment. Il ya aussi toute une partie qui concerne une multinationale pharmaceutique et des modifications génétiques. C’est un roman assez riche et une bonne découverte.

Bastien m’a demandé s’il pouvait le lire et j’ai accepté car il n’y a qu’une scène qui pourrait ne pas « être de son âge » (quand une jeune fille rejoint un garçon dans sa chambre mais c’est très sous-entendu donc je n’ai pas pensé que ça pouvait le choquer et d’ailleurs quand je lui ai demandé s’il avait tout compris et s’il avait des questions, il m’a juste demandé si le pays avec les militaires existait vraiment) mais son niveau de lecture est un peu au-dessus de sa tranche d’âge et je conseille cette lecture plutôt à partir de 11-12 ans, mais ça pourrait plaire jusqu’à 14-16 ans.

Voici l’avis de Bastien (9 ans et demi) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est l’histoire de trois enfants, Hugo, Pedro et Elisa, qui ont été adoptés par la « Vieille Dolores » et ils ont des petits super pouvoirs : Hugo ne respire pas, Pedro ne dort pas et Elisa ne mange pas.

La Vieille Dolores leur raconte qu’ils ont été trouvés avec un bracelet en cuir avec une inscription. Ils vont partir dans une aventure à la quête de leurs origines.

J’ai bien aimé ce livre car ça parle de super pouvoirs, d’aventures et d’un tas d’autres choses que j’apprécie. J’ai beaucoup aimé la façon dont c’était raconté. Je le recommanderai pas à d’autres copains de mon âge parce que je pense que moi, ça m’a plu parce que je lis plus qu’eux. Ca pourrait plaire à des collégiens.

Je trouve que c’est raconté de la même façon que Percy Jackson alors je pense que certains enfants de mon âge qui lisent Percy Jackson pourraient aimer. »

Pour le mois Belge chez Anne et Mina 

Yasmina et les mangeurs de patates : Wauter Mannaert (Billet avec Bastien)

J’avais repéré cette BD chez Mes pages versicolores et je me suis tout de suite dit qu’elle pourrait me plaire ainsi qu’à Bastien et c’était bien le cas!

Yasmina est une petite jeune fille qui adore cuisiner des légumes. Elle fait à manger tous les jours pour son père qui se donne beaucoup de mal pour joindre les deux bouts en travaillant à contre coeur dans une fritterie. Yasmina peut s’improviser chef cuisinier grâce à l’aide de Cyrille et Marco, deux jardiniers qui cultivent des jardins ouvriers dans le voisinage, en cueillant  des plantes sauvages sur le chemin de l’école ou même en volant quelques fruits et légumes dans le jardin de sa voisine qui cultive aussi son indépendance avec un certain mystère.

Mais un jour, les jardins sont rachetés par une firme industrielle de pommes de terre qui voit les choses en grand et qui inonde le marché de produits alimentaires industriels qui non seulement rendent accros les consommateurs mais qui transforment aussi leur comportement.

Avec l’aide de ses amis jardiniers, de son père et même de la voisine du dessus, Yasmina va s’engager physiquement pour rétablir la santé de ses compatriotes en essayant de contrer l’industrie agro-alimentaire dans ce qu’elle présente de pire pour rétablir les vrais aliments.

Cette bande dessinées jeunesse est vraiment réussie car elle allie de l’humour et l’aventure à des sujets d’actualité vraiment sérieux comme le pouvoir des grosses entreprises qui ne pensent qu’au profit au détriment de la santé des citoyens mais aussi une précarité d’une certaine partie de la société. Les dessins et les couleurs sont très agréables avec des cases suggérées et des pleines pages. J’ai beaucoup aimé l’ensemble.

Voici l’avis de Bastien (9 ans et demi) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est l’histoire d’une petite fille qui adore cuisiner et qui prépare toujours le repas de son père qui travaille dans un magasin de frites.

Elle va voir ses voisins Cyrille et Marco qui ont des jardins mais qui sont très opposés dans leur façon de s’en occuper.

C’est alors qu’arrive une nouvelle marque de patates industrielles et que tout le monde en devient accro. Tous ceux qui en mangent ont un comportement étrange.

Yasmina, son père, Cyrille et Marco vont tout faire pour stopper cette nouvelle industrie et faire revenir les légumes bio.

J’ai adoré ce livre car 1) le titre est rigolo, 2) l’histoire parle du bio et du combat contre l’industrie, 3) il y a beaucoup d’aventure, 4) Cyrille et Marco sont très rigolos et 5) les lapins qui sont au début sont très rigolos aussi.

Je n’ai pas vraiment d’avis sur les dessins mais ils sont bien. »

catégorie végétal

Pour le mois Belge chez Anne et Mina 

L’étrange boutique de Miss Potimary T1 La boîte à secrets : Ingrid Chabbert et Séverine Lefebvre (Billet avec Bastien)

Après avoir fêté son anniversaire en famille et avec son rat Dare Dare, Betty tombe sur l’étrange boutique de Miss Potimary. C’est une sorte de brocante pleine d’objets mystérieux. Betty achète une boîte japonaise qui est une sorte de casse-tête. Miss Potimary la prévient que « quiconque parvient à déjouer les secrets de cette boîte est emporté très loin. »

Quand enfin Betty réussit à l’ouvrir, elle et Dare Dare sont envoyés dans le passé. La fillette voit des fantômes avec qui elle sera en contact.

Je ne peux pas dire que je suis emballée par cet album. J’ai trouvé que le début, l’installation de l’histoire, est un peu lent et la résolution de l’aventure va beaucoup trop vite.

Quant aux dessins, ils sont assez enfantins, aux couleurs chaudes avec un univers un peu intemporel (seuls quelques détails situent l’histoire à notre époque mais les vêtements sont un mélange de différentes époques.) C’est joli mais je ne suis pas vraiment fan.

Voici l’avis de Bastien (9 ans et demi) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est l’histoire d’une petite fille qui a un hamster (maman, elle, pense que c’est un rat) qui s’appelle Dare Dare. A son anniversaire, elle va s’acheter une boîte à secrets japonaise qui va l’emporter très loin.

J’ai bien aimé l’histoire mais pas vraiment l’aventure et la fin car c’est court. Il y a une grande présentation des personnages, une longue présentation de la boîte mais l’aventure est trop courte.

Je n’ai pas trop aimé les dessins mais les fantômes sont très jolis avec leur couleur bleutée. »

catégorie Objet

Tu vois, on pense à toi : Cathy Ytak (Billet avec Bastien)

Clément, Nolan et Alwena sont trois copains de classe mais quand ils partent en classe de mer sur l’île Scorbier (près de l’île d’Aix), Alwena ne peut pas les accompagner car elle est  hospitalisée après un grave accident.

Le trio ne va pas être vraiment séparé cependant car les enfants de la classe ont le droit d’envoyer des emails le soir et Clément et Nolan profitent de ce moment pour écrire à leur amie et lui raconter leurs aventures.

C’est donc un roman épistolaire sous forme d’emails qui nous raconte la vie sur cette île… un séjour très animé, romanesque même – car ils ne disent peut-être pas toute la vérité à Alwena -pour son bien.

De son côté, Alwena a confié quelque chose à ses amis qu’ils doivent jeter à la mer sans leur dire pourquoi.

C’est une jolie histoire d’amitié et d’enfance avec un peu d’aventures -plus ou moins réelles et un questionnement sur les mensonges qui sont parfois faits pour aider l’autre à traverser des moments difficiles.

Voici l’avis de Bastien (9 ans et demi) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est l’histoire de deux enfants (Clément et Nolan) qui partent en classe avec l’école sur une île mais leur amie Alwena qui est à l’hôpital n’a pas pu venir avec eux et chaque jour ils lui envoient des emails pour lui raconter ce qu’ils font.

Plusieurs fois, ils lui racontent qu’ils sortent chaque nuit du dortoir pour vivre des petites aventures.

Alweena leur a confié une mission a effectuer pour elle sur l’île.

A la fin, il se passe un événement important mais je n’en dis pas plus pour laisser du suspense.

J’ai bien aimé le fait que l’histoire était racontée avec des emails et j’ai bien aimé « l’événement » de la fin et la « mission » que leur confie Alwena. C’est une histoire pleine d’amitié et d’aventures. C’est l’un des rares titres des Incorruptibles que j’ai apprécié (avec « Le village aux mille roses« .)

 sélection CE2-CM1

La vérité sort de la bouche de Bastien

Bastien a 9 ans et 6 mois et la vérité sort toujours de sa bouche 😉

  • Le 21 mars on pense à la différence avec des chaussettes dépareillées pour #journeedelatrisomie21
    Bastien a la grande chance d’être dans une école avec une IME intégrée et il y a souvent des intégrations d’enfants handicapés dans les cours et il a ainsi appris naturellement que la différence n’est pas choquante. Aujourd’hui, il me disait d’ailleurs  : «En accro-sport, j’étais avec une IME et il fallait juste bien lui expliquer et après, elle y arrivait très bien, peut-être même mieux que moi, alors c’est pas parce que quelqu’un a un handicap qu’il est pas capable de faire des trucs!»

 

  • «Après le bac, c’est fini? Plus besoin d’aller à l’école?
    – Non, il faut encore faire des études pour trouver un travail…
    Et après quand tu as un travail, tu es tranquille? 
    -Ben non, il faut travailler tous les jours!
    Je préfère être chômeur! 
    -Mais non! Sinon tu n’as pas d’argent pour vivre!
    Ah ben alors je préfère être milliardaire comme ça : pas besoin de travailler pour vivre!»

 

  • «Ils parlent quelle langue au Danemark?
    -Danois…
    Ah bon??? Ils ont leur propre langue?? Ils parlent pas anglais?»

 

  • «J’aimerai bien être dans un livre, comme ça je saurai tout ce qui va m’arriver! J’espère que mon dessinateur va pas me dessiner en livre d’horreur! Peut-être que je serai un chat de la guerre des clans!»

 

  • Nouvelle expression inventée par Bastien : il dit «HD quest» (prononcé «ach dé qwest») et ça veut dire = hors de question!

 

  • «Pour insulter quelqu’un sans dire de gros mot, on peut dire «espèce de Magicarpe!» parce que c’est le Pokemon le plus nul de tous! Y a aussi Chenipan, mais officiellement, c’est Magicarpe, tu peux regarder dans le Pokedex!»

Le village aux mille roses : Philippe Nessmann (Billet avec Bastien)

Ce petit roman / nouvelle ou plus ou moins album (difficile à classer : il est court et illustré mais de façon très stylisée) est un conte qui montre comment l’intolérance peut s’installer et comment la diversité apporte plus de bonheur que la pensée unique.

En utilisant l’image de roses noires qu’un chef de village dictatorial impose à tous parce que, lui, les trouve belles et estime donc que ce sont les seules à avoir de la valeur, on voit comment s’installe un régime de terreur qui efface toute légèreté et cohésion dans le village.

On ne peut pas s’empêcher de penser au régime des Talibans qui rejetait toute forme d’expression de joie.

Ce texte profond sera certainement un déclencheur de discussions avec les jeunes sur la liberté.

Voici l’avis de Bastien (presque 9 ans et demi) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est l’histoire d’un village connu pour ses grands champs de roses. Il y en a de toutes les couleurs mais un jardinier va en inventer une toute nouvelle : une rose noire. Mais le chef du village aimera tellement cette rose noire qu’il décidera de détruire toutes les autres roses. Je n’en dis pas plus pour garder le suspense.

J’ai adoré ce livre et pour l’instant c’est mon livre préféré des Incorruptibles car j’ai bien aimé le côté « phisolophique » (ou « philosophique »?)… c’est à dire le fait qu’il ne faut pas aimer une seule chose… je ne sais pas très bien comment expliquer ça, c’est trop difficile à expliquer en mots… Par exemple, j’ai aimé que le jardinier n’élimine pas les roses noires du rosier multicolore.

Et j’ai bien aimé les illustrations avec des formes géométriques et toutes les couleurs. »

catégorie « lieu » de ma ligne jeunesse

 sélection CE2-CM1

L’incroyable histoire de l’orchestre recyclé : Michel Piquemal et Lionel Le Néouanic (Billet avec Bastien)

Résumé de l’éditeur : « A Cateura, un bidonville du Paraguay, 25 000 personnes vivent dans la misère à côté de la plus grande décharge de la capitale. En 2006, Favio Chavez, assistant social et guitariste, vient y monter un projet autour du recyclage. Il a alors une idée originale : le changement par la musique, pour redonner le sens de la beauté à ceux qui vivent au milieu des déchets. Les enfants apprennent à fabriquer des guitares avec des boites de conserves, un saxo avec une gouttière et des pièces de monnaie, des contrebasses avec des morceaux de bois et de bidons d’huile… Les parents retrouvent leur dignité, et les enfants musiciens, grâce à l’Orchestre de Cateura qui sillone le monde, rêvent de demain…
L’album raconte très poétiquement et simplement cette histoire vraie étonnante. »

Cet album transmet un double message très beau et important : la musique est un vecteur de cohésion, de liberté et de joie et un message écologique sur le recyclage. Il permet aussi de montrer aux jeunes lecteurs des enfants qui vivent des conditions totalement différentes des leurs avec une pauvreté terrible et  un grand dénuement.

Les illustrations sont très intéressantes avec des collages, des objets avec des effets de volumes  et de textures qui rendent l’album très vivant et cohérent avec le sujet.

Mon bémol réside dans la tranche d’âge dans laquelle il a été sélectionné pour les Incorruptibles car je pense qu’il correspond plus à des enfants plus jeunes (CP-CE1).

Cet album raconte une histoire vraie :

Voici l’avis de Bastien (presque 9 ans et demi) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est l’histoire d’enfants dans un bidonville qui commencent à s’intéresser à la musique et qui vont créer tout un orchestre recyclé avec des déchets du bidonville.

Je n’ai pas particulièrement aimé l’histoire car le thème ne me plaisait pas vraiment. Dans le thème, je trouvais que ce n’était vraiment pas mon genre. Et aussi j’ai trouvé ça beaucoup trop court pour moi qui aime les gros romans.

J’ai pas vraiment aimé les illustrations non plus. En fait, je n’ai pas trop aimé le livre. »

avec Blandine, allons voir son avis!

sélection CE2-CM1

catégorie « lecture »

Jouer aux fantômes : Didier Lévy et Sonja Bougaeva

Résumé de l’éditeur : « Plongée au cœur du quotidien d’un petit garçon plein de ressort et d’imagination, qui vit seul avec sa mère et dort la nuit dans des appartements vides. Il ne faut pas faire de bruit, juste « jouer aux fantômes ». Et le matin, filer à l’anglaise, avant l’ouverture de l’école. Puis la journée se passe normalement, sauf que le soir, le garçonnet attend sa mère à la bibliothèque, le temps de trouver un nouveau havre pour la nuit…
Au fil d’une histoire pudique, on découvrira que cette maman courageuse, qui vit de ménages, termine sa tournée par une agence immobilière où trône un tableau avec des clés d’appartements vides… »

Cet album raconte l’histoire d’un petit garçon et sa maman qui vivent des vies de « fantômes ». Le jour, ils ont des vies normales, lui va à l’école et elle va au travail mais le soir, ils changent de logements, dorment dans des appartements vides, en cachette et doivent être toujours très discrets…

Cette vie, c’est celle d’une mère qui fait tout pour que son fils ne pâtisse pas du fait qu’ils sont sans domicile fixe et que tout en travaillant (difficile d’expliquer le concept de travailleur précaire et de travailleur sans logement à son enfant) elle n’a pas les moyens de les loger. Elle essaie de transformer cette mauvaise passe en une aventure mais l’enfant n’est pas vraiment dupe.

Personnellement, j’ai trouvé cette histoire terriblement triste et noire. Les illustrations assez froides servent bien cette situation terrible. Je sais que la littérature jeunesse doit parler de faits de société mais je n’ai pas trouvé que le support de l’album soit vraiment le vecteur le mieux choisi. Je pense qu’un roman aurait permis d’approfondir un peu plus le sujet.

Voici l’avis de Bastien (presque 9 ans et demi) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est des gens qui sont très pauvres, ils doivent changer de maison chaque soir parce qu’ils n’ont pas de maison fixe.

La mère qui fait le ménage dans une agence immobilière emprunte des clés de maisons vides et ils disent qu’ils jouent aux fantômes car il ne faut pas faire de bruit ou allumer le lumière.

Je n’ai pas particulièrement aimé car le sujet ne m’intéresse pas trop. Je me mets mal à la place des personnages.

J’aime bien les illustrations.

J’aime bien qu’il y ait de 1 € qui soit reversé à la Fondation Abbé Pierre parce que ça parle du même sujet et c’est plutôt généreux de la part Sarbacane! »

 sélection CE2-CM1

Ni lire, ni écrire ! : Yves-Marie Clément et Emilie Vanvolsem (Billet avec Bastien)

Zoé est en CP et elle a beaucoup de mal avec la lecture mais elle a le déclic à la fin de l’année scolaire quand, avec une amie, elle prend plaisir à lire un album à la bibliothèque.

Elle est très enthousiaste et son père lui propose de choisir un cadeau. Elle veut un livre mais son père est un peu récalcitrant à aller à la librairie avec elle.

En effet, il ne sait pas lire et c’est ce jour-là qu’il l’avoue à Zoé. A partir de là, le père va faire en sorte d’apprendre à lire et sa fille va l’accompagner.

L’idée est belle et instructive, le message pouvait être double : on peut apprendre à lire sur le tard si on ose demander de l’aide et aussi, si on n’apprend pas à lire à l’école, on peut en souffrir énormément à l’âge adulte. La construction qui alterne le point de vue du père et de Zoé est aussi intéressante mais j’ai vraiment trouvé ce roman beaucoup trop court et le sujet aurait mérité d’être plus fourni.

Mais c’est sans doute un point de vue d’adulte car quand j’ai demandé à Bastien s’il ne l’avait pas trop facile à lire et trop court, il m’a répondu que c’était court mais que c’était quand même un sujet sérieux.

Je le conseille pour des petits lecteurs de CE2-CM1.

Voici l’avis de Bastien (presque 9 ans et demi) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est l’histoire d’une petite fille dont le père sait tout faire -du moins le croit-elle.

Elle vient juste d’apprendre à lire quand elle découvre que son père, lui, ne sait pas lire.

Au début, il ne veut rien faire puis, il ira à des cours de rééducation faits par la mère d’une copine de la fille et quelques leçons après, il arrive à lire.

Ca doit être horrible de ne pas savoir lire car moi, personnellement, j’adore lire!

Mais je n’ai pas particulièrement aimé ce livre car le sujet de m’intéresse pas trop. »

sélection CE2-CM1

catégorie « lecture » pour ma ligne jeunesse