Mammouth Rock : Eveline Payette et Guillaume Perrault (Billet avec Bastien)

Lors de mon passage au festival America, je me suis arrêtée au stand de la Librairie du Québec et j’en ai profité pour acheter un cadeau à Bastien (qui adore quand je lui rapporte un livre de mes virées littéraires!) J’ai choisi cet album d’une auteur et d’un dessinateur québécois car il m’a paru amusant et quand je l’ai lu avec lui le soir même, nous avons vraiment apprécié cette lecture. A l’occasion du mois québécois, j’ai proposé à Bastien de faire un billet sur cette BD et il était d’accord!

Voici ce qu’en dit l’éditeur : « Louis doit faire un exposé oral sur son animal de compagnie. À la grande surprise de tous, il choisit de présenter le mammouth. Encore plus étonnant, il parle d’une nouvelle espèce d’éléphantidé poilu, jusqu’ici inconnue : le mammouth rock. Ce fier ancêtre des musiciens chevelus des années 1970 ne serait pas vraiment disparu. En fait, il en avait assez d’être une rock star et aspirait à une vie plus calme. Il aurait alors décidé de rester caché durant les derniers millénaires. Ce secret bien gardé, Louis, grand passionné des mammouths et apprenti scientifique rigoureux, finit par le découvrir et le révéler au grand jour. »

Les dessins et l’histoire sont vraiment amusants car très décalés, tout à fait dans l’esprit des enfants de 8-10 ans.  C’est entre le journal, le cahier d’expériences et le récit -presque réaliste mais surtout totalement loufoque! Un bon moment de rigolade.

Mais je laisse la parole au principal intéressé :

Voici l’avis de Bastien (9 ans) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« Ca parle d’un petit garçon qui fait un exposé en classe sur une espèce particulière de mammouths, le mammouth rock. Il explique ensuite l’histoire d’un certain savant, Voïvoden Mamouten, la personne qui a découvert le mammouth rock. Ensuite, il mènera une petite enquête pour découvrir un mammouth rock. Mais je n’en dis pas plus pour laisser du suspense!

J’ai aimé que ce soit une BD parce que j’aime les BD mais c’est aussi un peu un album. Les dessins sont bien faits, ils sont bien pour l’histoire. La couverture est bien parce que elle ressemble à un cahier d’école. Certains dessins sont drôles.

L’histoire, c’est bien parce que ça parle des mammouths. Au début c’est réaliste sauf à la fin, c’est plutôt marrant parce qu’on ne s’y attend pas tellement. »

« Ma page préférée »

 autour de la littérature jeunesse dans le cadre de   chez Karine:) et  Yueyin

 catégorie « gros mot » de ma ligne jeunesse

 

La vérité sort de la bouche de Bastien

Bastien a 9 ans et 1 mois et la vérité sort toujours de sa bouche 😉

  • Il descend à 9h mais veut remonter lire.
    «Je viens presque juste de me réveiller. Avec toutes les crêpes que j’ai mangé hier soir (2…)…
    -Et alors?
    Ben après t’es lourd et tu dors plus longtemps!»

 

  • Je regarde la météo pour le marathon et je vois qu’il va y avoir du vent. Bastien me dit «Si le vent te pousse dans le dos, ça ira!»

 

  • Je suis arrivée dernière au marathon. L’Homme dit : «J’ai vu un petit gros qui courait bien…»
    Je réagis : «Oui,ben, c’est une grande grosse qui a fini dernière…»
    Bastien demande : «C’est qui?
    -Ben, c’est moi!
    Mais t’es pas grosse! T’es grande et t’as fini dernière mais t’es pas grosse, c’est déjà ça!» (Ça m’a fait rire :-))

 

  • Bastien met la table.
    «Tu nous mets des verres à eau Bastien…
    Mais il y a déjà des verres à vin, ça vous suffit pas ?»

 

  • «Ma montre elle est presque aussi bien qu’une montre connectée! Bah oui : elle te dit l’heure, le jour qu’on est, l’heure du soir ou du matin, elle t’avertit dès qu’il a une heure qui change et en plus il y a un chrono! C’est de la technologie premier degré quand même!»

 

  • « Le chaton du voisin, j’hésite à l’appeler « Tornade » ou « Tempête »…
    – Tu pourrais demander au voisin son vrai nom, ce serait plus sympa…
    Mais non! Imagine qu’ils l’ont  appelé « Poupounette » ou un truc pourri dans le genre!»

  • « Ah! ça va on est gravement en avance! »
    Ça me fait rire et il m’explique :
    «C’est comme si on disait «on est carrément en avance» ou alors «on est rondement en avance», si on peut dire «carrément» on peut dire rondement, trianglement ou rectanglement, non?»

Cérémonie du 11 novembre

Happy birthday Bastien! (Et à 9 ans, la vérité sort toujours de sa bouche ;-)

Depuis le 18 octobre 2009, il y a 9 ans, je suis maman et mon petit Bastien grandit même s’il a encore du mal à être vraiment grand… Il est encore très bébé par certains aspects (enfant unique, enfant roi, toussa toussa…) et presque ado par d’autres mais globalement c’est un chouette enfant!

9 ans déjà… le temps file mais savourons cette dernière année à 1 chiffre sur le gâteau 😉

Il est toujours aussi gros lecteur avec ses positions de lectures improbables :

Mais qu’on se rassure, il est aussi à fond dans les cartes Pokemon et les Lego Ninjago 😉

On vient d’acheter une maison, dans laquelle on ne va pas vivre tout de suite car il y a pas mal de travaux, mais c’est son premier jardin et il est très heureux!

Et il reste un fervent défenseur de la nature prêt à venir avec moi tous les 1er vendredi du mois devant la mairie pour manifester contre les pesticides!

Et à 9 ans, la vérité sort de sa bouche 😉

 

  • Il déteste le gras sur la viande, et on lui sert de la poitrine fumée, j’ai beau avoir coupé de près ça ne lui convient pas. Il me demande ce que c’est comme viande  :
    « Du porc…
    Alors moi, je veux être juif!
    -Si c’est pour ne plus manger de porc, je te signale juste que les saucisses et le jambon c’est AUSSI du porc!
    Ah ben non! (Il réfléchit) … Mais y a toujours les merguez!!« 
  • « Non, me coiffe pas! J’aime bien être décoiffé! Ça fait comme Harry Potter!« 

 

  • Pendant que j’étais chez l’ostéopathe, Bastien est resté plus d’une heure dans le cabinet à côté de nous, à lire. Je le félicite à la fin :
    « Bravo Bastien, tu as été très sage!
    J’ai pas fait exprès! Je lisais.« 

 

  • « A quoi ça sert l’école? T’apprends tout en CE 1 et après on te répète toujours les mêmes choses!« 

 

  • Bastien pense se présenter aux élections de délégués. Il a déjà été délégué en CE1 et son père lui dit « Tu as ça dans le sang! »
    Il répond : « En tout cas, comptez pas sur moi pour devenir président! Ou alors peut-être ministre de l’écologie mais c’est tout!« 

 

  • « A quoi ça sert d’avoir des dessins sur les sous-vêtements puisqu’on les voit pas?« 

 

  • « Le truc, j’y arrive, genre, super pas…« 

 

  • « Qu’est-ce que tu as fait aujourd’hui?
    Ah mais maman, j’ai bientôt 9 ans! Quand tu me dis que je dois être grand à 9 ans, ça marche dans les deux sens : à 9 ans on raconte plus sa journée!« 

 

  • « Ce midi on a mangé un mélange de légumes chelous, je sais pas comment ça s’appelle mais c’était trop bon!« 

 

  • Hier, la veille de son anniversaire, il me dit :
    « Le temps fait exprès de me paraître long pour être demain! Quand on est stressé le temps passe vite et quand on est impatient le temps passe lentement!« 

L’affaire Caïus : Henry Winterfeld (lu par Nicolas Lumbreras) (Billet avec Bastien)

J’ai lu ce roman quand j’étais enfant et j’en gardais un très bon souvenir alors quand j’ai vu qu’Audiolib le proposait en version audio dans leur collection jeunesse je me suis dit que ce serait sympa de le faire découvrir à Bastien et d’en profiter pour le relire par la même occasion.

Je suis contente de l’avoir fait même si je dois dire que le roman est très enfantin et que je finissais par écouter d’une oreille.

Cela dit, cela correspondait bien à mes souvenirs : la Rome Antique, des enfants qui mènent une enquête et des aventures et de la mythologie.

Ce que j’ai vraiment aimé c’est de le découvrir avec Bastien en audio car il faisait plein d’hypothèses à voix haute : « Je parie que c’est lui! » « Je suis sûr que … parce que… » Tout ce qui lui passe sans doute par la tête quand il lit, mais comme là, il ne lisait pas avec les yeux, il laissait libre court à ses idées 😉

Je lui laisse la parole pour vous donner son avis d’enfant :

Voici l’avis de Bastien (presque 9 ans) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« Ca parle d’un petit garçon, fils d’un grand sénateur, qui se fait insulter en classe de « Caïus est un âne » écrit par Rufus sur une tablette.

Ce petit geste aura des conséquences dans une affaire criminelle car le lendemain, on trouve les mêmes mots peints sur un temple sacré.

Qui a profané le temple?

Les amis de Rufus vont faire une enquête pour l’innocenter à leurs risques et périls!

J’ai bien aimé cet audiolivre car c’est une enquête policière mais à une autre époque : à l’antiquité. Il y a des aventures et c’est un mélange de sérieux et drôle.

C’était bien lu. J’aimerai bien « re-audiolire »! (On ne lit pas, on écoute!) »

*

Avant cela, ma nièce en avait déjà parlé sur le blog en guest star (en 2009)

 Chez Sylire

 avec Angeselfie

Merci à 

Les enfants de la résistance (tomes 1 à 4) : Benoît Ers et Vincent Dugomier (Billet avec Bastien)

Je ne vais pas rentrer trop dans les détails de cette série pour ne pas gâcher la découverte de chaque tome.

Tome 1 : Premières actions
Tome 2 : Premières répressions
Tome 3 : Les Deux géants
Tome 4 : L’escalade

Dans les Ardennes, François et Eusèbe, deux jeunes adolescents, ne supportent pas de voir les Allemands s’installer chez eux après la signature de l’armistice de juin 1940. Lisa, une jeune Belge, s’installe dans le village. Fils de l’instituteur et fils d’un agriculteur, les deux garçons et la jeune fille commencent à envoyer des messages anonymes aux villageois pour tenter d’impliquer les adultes dans leur désir de révolte contre l’occupation de leur pays.

Au cours de leurs aventures, ils vont monter un réseau de résistance presque malgré eux. Sans se dévoiler ils vont réussir à mettre en place des liens entre les adultes qui veulent faire bouger les choses, faire évader des soldats français, aider des Juifs en fuite, faire passer des messages à d’autres résistants, participer à des sabotages plus ou moins grands…

Mais ils vont aussi être confrontés au drame de la mort de ceux qui luttent contre les Allemands et surtout d’êtres aimés, ils vont voir le visage noir des dénonciations de la part de collabos et connaître la crainte de voir leur rôle dans ces actions commencer à leur échapper et le danger grandir.

Cette série de 4 pour l’instant est très touchante et très bien documentées sur cette période de la 2ème guerre mondiale. Elle est très adaptée aux jeunes lecteurs et aux plus grands. Elle ne cache pas les aspects durs et dramatiques.

Voici l’avis de Bastien (presque 9 ans) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est deux enfants qui vivent la 2ème guerre mondiale et qui refusent l’occupation de la France. Ils vont rencontrer une petite fille qui s’appelle Lisa Baum. Elle dit être Belge mais ce n’est pas sa vraie nation.

Pour refuser l’occupation, ils commencent en distribuant des tracts mais personne ne sait que c’est eux car ils ne signent pas (ils se sont donnés un nom de code : « Lynx ».) Ils font ça pour réveiller les adultes et qu’ils deviennent des résistants et qu’eux aussi soient contre l’occupation.

Petit à petit, ils se donneront des missions de plus en plus importantes et même dangereuses.

On a lu 4 tomes. J’ai bien aimé cette série parce qu’on sent un esprit d’équipe entre les trois compagnons et je trouve qu’ils sont très courageux de faire tout ceci contre les Allemands! »

*

Dans le même esprit, nous avons aimé tous les deux, la série « La guerre des Lulus« .

  chez Stephie

La vérité sort de la bouche de Bastien

 Bastien a 8 ans et 11 mois… Voici ses petites phrases et ses bons mots volontaires ou involontaires!
  • Avec Bastien,  on lit «L’affaire Caïus» en audio. Sauf que Bastien me dit « On ne LIT pas un livre audio! » et quand je lui réponds qu’on ne l’écoute pas non plus comme de la musique et me dit : « On devrait utiliser un autre mot comme… « audiolire », on « audiolit »! »
  • Bastien va tout seul dans un magasin de jouets demander s’ils ont le dernier catalogue Lego.
    Il ressort en me disant : «Ils ne sont pas très polis… J’ai demandé «Bonjour, excusez moi, est-ce que vous savez si vous avez des catalogues Lego s’il vous plait.» et la dame a juste répondu : «Non on n’a pas»… Pas très poli, hein! Du coup, j’ai juste dit au-revoir en sortant, j’ai pas dit merci!»

 

  • On l’emmène faire les soldes pour lui acheter des vêtements et les essayer, ce qu’il déteste. On sort et je lui demande de porter le sac et il dit : «Déjà on me force à entrer dans un magasin contre mon grès : il est hors de question que je porte le sac maintenant!»
  • «Arrêtez de dire «quinze jours»! Une semaine c’est 7 jours donc deux semaines c’est QUATORZE jours!
    -Oui, c’est une façon de parler!
    Oui, mais si quelqu’un connaît pas la façon de parler et qu’on lui dit «dans quinze jours», il va arriver en retard!»
  • Bastien lit un livre que mon amie Claire m’a offert avant sa naissance, sur le bien-être :
    «C’est super utile! Je pense que c’était plus sur les femmes parce que tout est au féminin dans les phrases. Mais c’est aussi pour les hommes je pense. Et pour les enfants!»
  • Cette année Bastien a une maîtresse stagiaire jeudi et vendredi et après le premier jeudi, ça commençais mal… il était hyper critique : « Il n’y avait pas de consignes écrites et quand j’ai demandé s’il fallait trier, elle a dit non et en fait après, elle nous a dit qu’évidement, il fallait mettre les verbes selon les groupes… Elle aurait pu nous le dire! » Et il ajoute : « Si c’est comme ça le français maintenant ça ne sera plus ma matière préférée. » Je lui avais dit qu’avoir une maîtresse stagiaire ce serait bien car elle allait apprendre plein de nouvelles façons d’enseigner… Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd : « Si c’est ça les nouvelles méthodes d’enseigner, faudrait plus enseigner du tout…» Je lui dis que c’est une maîtresse débutante et qu’elle va apprendre avec le temps et il me répond que «quand on est maîtresse on doit tout savoir normalement.» Je lui dit que non, et il rétorque : «Elle devrait au moins savoir répondre à une question! On a appris en moyenne section à répondre aux questions!»  Il m’a même dit que tous ses copains étaient d’accord et qu’ils avaient fait « une petite réunion dans la cour pour en parler… » (Depuis, on dirait que ça va mieux)
  • Nous achetons une maison et Bastien l’aime beaucoup. Son père continue de regarder les annonces par curiosité et Bastien s’inquiète : «Papa il regarde des maisons alors qu’on en a déjà trouvé une : on change pas, hein!!» (non, on signe même dans 2 semaines 🙂
  • Bastien est en CM1 cette année. Il me raconte un truc :«A l’école, y a un grand qui….» Je lui rappelle alors que les «grands» ne sont qu’un niveau au-dessus de lui et que l’an prochain ce sera lui le grand!
  • Je vois une babiole que je cherchais le matin même : «Qui a retrouvé le petit truc que je cherchais, toi ou papa? –Moi! -Il était où? -Je sais pas, demande à papa…»

Nous avons emmené Bastien voir Harry Potter au cinéma en VO et nous avons réussi à garder la surprise pendant plusieurs jours : il était ravi!

La vérité sort de la bouche de Bastien

 Bastien a 8 ans et 8 mois… Voici ses petites phrases et ses bons mots volontaires ou involontaires!
  • «On mange ENCORE des asperges!
    -Mais tu aimes ça…
    Non, je déteste! J’aime que les pointes et je sais pas combien de fois on en a mangé depuis ces jours-ci…» (Enfant martyre aux parents qui essaient de suivre les saisons… quelque chose me dit qu’il ne se plaindrait pas autant si c’était des frites!)

 

  • Notre nouvelle piscine est équipée d’un grand toboggan. Les copains de Bastien qui sont dans l’autre classe de CE2 prennent les cours de piscine en ce moment et Bastien nous explique qu’ils n’ont pas le droit de faire du toboggan :
    «Je trouve ça IN-AD-MI-SSIBLE qu’il y ait une piscine équipée d’une super attraction et que les élèves n’aient pas le droit d’en faire

 

  • Je demande à Bastien de prendre son gilet avant de sortir, il me répond qu’il ne sait pas où il est alors qu’il l’a déjà descendu … : «Tu as déjà descendu ton gilet. Tu ne t’en souviens pas?!
    Ben, c’est parce que c’est pas mon genre de faire ce qu’il faut faire! »

 

  • « Quand j’ai entendu mon nom pour la médaille de karaté, j’avais très envie de sourire mais j’ai réussi à me retenir parce que je voulais pas que ça fasse vantard.« 

 

  • On passe devant une maison moderne, toute en cubes et peinte en camaïeu de gris : « Cette maison, je la trouve moche : trop de polygones et les couleurs sont mornes.« 

 

  • « Toi, maman tu m’as transmis que j’aime lire et la myopie et papa, il m’a transmis que je suis un garçon et que j’aime la technologie!« 

 

Première médaille au karaté

Passage de grade réussi : nouvelle ceinture : Blanche 2 lignes jaunes 😉

La guerre des Lulus (Tomes 1-5 : 1914-1918) : Régis Hautière et Hardoc (Billet avec Bastien)

Je ne vais pas rentrer trop dans les détails de cette série pour ne pas gâcher la découverte de chaque tome.

Tome 1 : 1914 « La maison des enfants trouvés »

La première guerre mondiale vient de commencer et à l’orphelinat, les « Lulus » sont quatre copains qui font les 400 coups : Lucien, Luigi, Ludwig et Lucas. Le jour où tous les garçons de l’orphelinat sont évacués avec les deux curés ainsi que tout le village, les garçons étaient partis jouer dans la forêt dans leur cabane. A partir de là, ils se retrouvent seuls au monde et vont devoir apprendre à se débrouiller pour survivre malgré le manque de nourriture et les soldats allemands.

Dans ce premier tome, ils font la connaissance de Luce, une jeune Belge qui a perdu ses parents sur la route de la fuite de la guerre. Une « Lulu » de plus pour vivre des aventures.

Tome 2 : 1915 « Hans »

Dans ce tome, les Lulus font la rencontre de Hans, un soldat allemand qui a déserté et qui va s’occuper d’eux pour les aider à traverser l’hiver. Les enfants réalisent que la nationalité ne fait pas tout et que derrière un soldat peut se cacher une personne réellement bonne. Grâce à Hans ils apprennent beaucoup.

 avec Blandine : allons voir son avis

Tome 3 : 1916 « Le tas de briques »

Les Lulus prennent la route pour s’éloigner de leur forêt et ils rencontrent un vieil homme qui leur conseille de rejoindre la ville pour passer inaperçus. Là, ils vont passer du temps dans le « familistère » ou « tas de brique », un grand bâtiment communautaire où ils sont protégés pendant un moment par les habitants malgré la présence des allemands.

Mais ils doivent à nouveau partir pour ne pas se mettre en danger ou mettre en danger les personnes qui les ont aidé.

Tome 4 : 1917 « La déchirure »

Après une aventure malheureuse à cause d’une erreur de train (aventure qui sera racontée dans une autre série d’après ce que j’ai compris), les Lulus se retrouvent en Belgique. Les jeunes font la connaissance d’un photographe ambulant qui va les prendre sous son aile pour les aider à rejoindre le village de Luce.

Une fois que la jeune fille a retrouvé sa grand-mère, la route des Lulus va se séparer -à contre coeur- car les garçons estiment qu’ils doivent éviter de mettre Luce et sa grand-mère en danger par leur présence.

Mais les aventures sont loin d’être finies et semblent même prendre une tournure bien noire.

Tome 5 : 1918 « La Der des  ders »

Dans ce tome, les Lulus se retrouvent dans un groupe de résistants et doivent faire certains sacrifices pour tenter d’infiltrer les troupes allemandes et donner des informations à leurs protecteurs. Ils découvrent de plus près les horreurs du front.

L’album se termine sur un des Lulus adulte et évidemment, on a envie d’en savoir plus…

Pour conclure :

Cette série est vraiment réussie. Cette bande de jeunes d’âges différents et de caractères différents qui se disputent souvent mais qui savent aussi  se serrer les coudes dans les moments dramatiques est assez réaliste. On les voit évoluer, grandir (Luce a ses premières règles sans savoir ce qui lui arrive dans le deuxième tome… ce que j’ai dû aussi expliquer à Bastien 😉 ), les garçons tombent tous plus ou moins amoureux de la jeune fille, les aînés font les coqs pour savoir qui est le chef…

Ils traversent la guerre sans trop savoir ce qui se passe mais découvrent très vite qu’il faut savoir se cacher, chercher à manger et faire confiance -ou pas- aux gens qu’ils rencontrent…

C’est une histoire de la première guerre mondiale mais aussi une histoire d’amitié très forte.

A découvrir en famille! Bastien a dévoré les 5 tomes!

Et la bonne nouvelle c’est qu’il y a une suite (ou une plutôt un complément) puisque à la fin du dernier tome, les auteurs annoncent « La guerre des Lulus : La perspective Luigi »! (qui sort début juin!)

Voici l’avis de Bastien (8 ans et demi-CE2) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est quatre enfants qui vivent la guerre et s’appellent les Lulus. Un jour, ils vont rencontrer un cinquième enfant et vont devoir se débrouiller seuls en pleine guerre. Ils vivent des aventures mais dans le dernier tome, ils devront se séparer.

J’ai bien aimé la série! Parce que ça raconte la guerre et on se rend compte que c’était compliqué de vivre en pleine guerre. C’était amusant parce qu’ils vivent des aventures, mais il y a des passages qui sont tristes et les personnages ont peur durant la traversée de la guerre.

Les illustrations du livre sont bien faites. Et à la fin de chaque tome, il y a des petites illustrations dessinées bizarrement (note de la maman : ce sont des croquis).

La suite a l’air bien!

Je le conseille à ceux qui aime lire! »

  chez Noukette

 3ème ligne « prénom »

La vérité sort de la bouche de Bastien

 Bastien a 8 ans et 7 mois… Voici ses petites phrases et ses bons mots volontaires ou involontaires!
  • «C’est la chaleur qui fait sentir mauvais des pieds. Quand on transpire il y a des bactéries qui se développent et elles pètent et c’est pour ça que ça sent pas bon!»
  • «J’ai remarqué que souvent les femmes ont les cuisses plus dodues que les hommes! Moi si je croise un monstre, je lui dirai «Ne me mangez pas! Mangez plutôt une femme, y a plus à manger! » Et toi, maman, il y a encore plus à manger sur tes bras aussi!»(bon, j’ai beaucoup moins rigolé, là 😉 )

 

  • «Comme j’ai presque plus d’argent des dents, au 1er mai, on pourrait acheter du muguet dans un magasin et je l’ai revendrai au même prix ou moins cher.
    -Mais tu ne gagneras rien!
    Ben si vu que c’est vous qui m’achèterez le muguet et moi qui garderai l’argent!»

 

  • «J’ai deux bonnes raisons de ne plus vouloir manger du boeuf bourguignon. La première c’est que je n’aime pas le boeuf bourguignon… (là, on n’a pas pu s’empêcher d’éclater de rire en disant qu’après cet argument, ce n’était pas la peine de poursuivre l’argumentation) Et la deuxième, c’est que pendant la guerre de 100 and, les bourguignons étaient nos ennemis et je ne veux pas manger un plat inventé par nos ennemis!»

 

  • «Y a des policiers penchés sur des machines à donner des amendes.»

 

  • Sur le périphérique parisien, il y a un embouteillage : «C’est un bouchon ou elles sont garées les voitures!?»

 

  • «Hier, papa a dit que comme je n’avais pas regardé d’écran je pourrai en regarder deux demain et comme aujourd’hui c’est le demain d’hier, je vais pouvoir en regarder deux!»

 

  • «Quelque fois je me demande comment vous arrivez à relire votre écriture!»

 

  • «Le stress c’est le mélange de deux émotions : l’impatienté… enfin, le fait d’être impatient, et l’angoisse. Et moi, je suis stressé par la compétition de karaté

 

Le bureau des poids et des mesures : Anne-Gaëlle Balpe et Vincent Mahé (Billet avec Bastien)

Voici l’avis de Bastien (8 ans et demi-CE2) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

Ça parle d’un inventeur qui doit vérifier à chaque fois les mesures de poids, de litres et de longueurs.

Un jour son fils revient triste, ce qui lui donne l’idée de créer de nouveaux instruments qui pourraient révolutionner la vie des gens, aussi bien que mal.  Mais je n’en dis pas plus pour garder le suspense.

C’est marrant car sur les images, les poids, les mesures, les litres sont reliés par une flèches sur les détails.

Les couleurs et les dessins sont bien faits.

J’ai bien aimé ce livre car l’auteur a mis beaucoup de son imagination. Ça parle de plein d’émotions.

Et mon avis de maman :

Quand son fils revient de l’école un peu chagriné, Marcel Gramme, « ingénieur du Bureau des poids et mesures » décide d’essayer de trouver un moyen de mesurer les sentiments.

Père et fils inventent des nouvelles mesures et trouvent des moyens de mesurer ou peser la colère, le bonheur, la tristesse et l’amour… Mais est-ce si simple de tout mesurer? Et est-ce que cela rend les gens plus heureux?

Dans un graphisme rétro aux couleurs acidulées qui m’ont fait penser aux manuels scolaires des années 50-60, cet album pose la question de savoir si tout est quantifiable. Il est aussi charmant par les jeux de langue sur les mesures et sur la complicité père-fils.

Cependant, je ne peux pas dire que j’ai vraiment adoré. Je l’ai trouvé mignon mais ce n’est pas mon préféré de la sélection des Incos.

 

par la maîtresse de Bastien car la médiathèque n’a pas pu avoir ce livre

 sélection CE2-CM1