Marie Curie prend un amant : Irène Frain (lu par Hélène Lausseur)

Je vais être franche, j’ai choisi ce livre audio uniquement pour le titre car j’avais besoin d’une « personne célèbre » pour le Petit Bac et pourtant je n’étais pas follement attirée par ce titre, j’avais peur que ce soit trop documentaire et un peu austère comme l’image qu’on peut avoir (ou en tout cas que j’avais) de Marie Curie…

Et pourtant, j’ai beaucoup aimé ce livre et j’ai été vraiment très agréablement surprise! Comment classer ce texte? Est-ce un essai ou un roman? Je ne sais pas trop dans quelle catégorie il est officiellement classé mais je l’ai lu comme un roman et c’est aussi intéressant qu’une enquête et aussi bien documenté qu’un essai… un savant mélange!

Irène Frain a découvert par hasard des informations datant de 1911 : Marie Curie a eu un amant et cela a été un scandal… L’autrice va donc mener une enquête historique pour découvrir les dessous de cette histoire.

Elle va nous présenter Marie et Pierre Curie, leur vie de couple, leur vie de scientifiques et de la science de ce début du siècle, leurs forces, leurs faiblesses. Et puis, 5 ans après la mort de Pierre Curie, après une période noire pour elle, Marie Curie va se réveiller aux sentiments auprès de Paul Langevin, scientifique appartenant au cercle des Curie.

Mais Paul est marié et même s’il n’est pas heureux en mariage, le début du 20e siècle ne permet pas si simplement le divorce et pire encore, une veuve qui a une aventure avec un homme marié est considérée comme scandaleuse et cela va même la mener au tribunal! Et avant l’obtention d’un Nobel, il faudra faire des concessions…

C’est donc vraiment passionnant de découvrir la femme derrière la nobélisée mondialement connue, c’est fascinant de voir le génie et la perseverance de la scientifique et émouvant de deviner l’amoureuse derrière le portrait en noir et blanc que l’on connait d’elle.

Je ne peux que vous conseiller ce livre, même si comme moi, à priori vous ne vous intéressez pas à la science car Marie Curie est ici digne d’être un personnage de fiction!

La version audio est très bien lue par Hélène Lausseur.

Chez Sylire

catégorie « personne connue » pour ma ligne audio

Am stram gram : M. J. Arlidge (lu par Valérie Muzzi, Fabienne Loriaux, Audrey d’Hulstere, Aurélien Ringelheim)

Résumé de l’éditeur : « Deux jeunes gens sont enlevés et séquestrés au fond d’une piscine vide dont il est impossible de s’échapper. À côté d’eux, un pistolet chargé d’une unique balle et un téléphone portable avec suffisamment de batterie pour délivrer un terrible message : « Vous devez tuer pour vivre. » Les jours passent, la faim et la soif s’intensifient, l’angoisse monte. Jusqu’à l’issue fatale. Les enlèvements se répètent. Ce sont les crimes les plus pervers auxquels le commandant Helen Grace ait été confrontée. Si elle n’avait pas parlé avec les survivants traumatisés, elle ne pourrait pas y croire. Helen connaît les côtés sombres de la nature humaine, y compris la sienne ; pourtant, cette affaire et ces victimes apparemment sans lien entre elles la laissent perplexe. Rien ne sera plus terrifiant que la vérité. »

J’ai emprunté ce livre audio à la médiathèque un peu par hasard parce que l’auteur est anglais pour le mois anglais et j’ai lu un thriller très efficace qui à mon avis ferait un bon film car c’est rythmé et accrocheur.

Tout d’abord, le commandant, Helen Grace est une femme à la personnalité complexe : forte dans son travail, qui ne laisse pas transparaître ses émotions et qui pourtant a pour échappatoire des séances sadomasochistes où elle prend la position de la dominée comme si elle voulait expier des choses enfouies en elle (ne vous inquiétez pas, ces scènes ne sont pas trop glauques).

Et puis des enlèvements qui ont pour conséquences des morts mais qui relèvent plus de la légitime défense que du meurtre car les deux personnes séquestrées sont littéralement laissées à mourir de faim et de soif et sont poussées à faire le choix le pire de leur vie, poussées par leur instinct de survie.

Les couples / paires de personnes kidnappées se suivent et ne se ressemblent pas et ne semblent avoir rien à voir les unes avec les autres. Est-ce un serial killer qui s’en prend à des personnes au hasard ou bien, comme le laisse à croire la précision de la préparation des kidnappings, est-ce que la tueuse (car les survivants témoignent tous que c’est une femme) les a soigneusement choisis?

Helen Grace réalise qu’il y a un point commun entre toutes les victimes et qu’elle seule pourra tenter de retrouver la criminelle, même si cela ne peut que faire des dégâts dans sa vie, que ce soit dans son équipe ou dans sa vie personnelle.

Des chapitres courts et des lecteurs efficaces, j’ai bien aimé cette lecture qui fait passer un bon moment : parfait pour la plage!

Chez Sylire

chez Lou, Titine et Mélanie

chez Lou et Hilde

Un mariage anglais : Claire Fuller (Lu par Rafaèle Moutier)

Ce roman est construit sur plusieurs périodes qui s’alternent. Il y a l’époque actuelle avec Gil, un homme d’une soixantaine d’années, qui vit au bord de la mer. Cet écrivain célèbre vit au milieu de ses livres d’occasion et un jour, il croit voir sa femme qui a disparu 15 ans auparavant sans laisser de traces – peut-être noyée, suicidée ou fugueuse- et en la poursuivant il a un accident. Ses deux filles adultes, Nan et Flora, reviennent dans la maison de famille pour s’occuper de lui…

En parallèle, on découvre Ingrid et sa relation avec Gil au travers de lettres qu’elle a écrites à son mari mais qu’elle ne lui a jamais envoyées, les cachant dans des livres. Dans ces lettres, Ingrid raconte sa rencontre avec Gil quand elle était une étudiante de 20 ans et qu’il était son professeur de 15 ans de plus. Elle va raconter comment elle a sacrifié ses rêves de jeune fille en tombant enceinte de lui et en se mariant avec lui, se retrouvant isolée dans une maison au bord de la mer. Elle va se confier sur ses peines de femme trompée, ses malheurs de femme qui fait des fausses couches, ses maladresses de mère de deux filles très différentes, dont une, Flora, a une admiration sans bornes pour son père, sa conscience de ne pas être une « bonne mère » par moment et surtout son désespoir de ne pas vivre la vie qu’elle voudrait, se sentant et étant souvent abandonnée. Gil est dépeint comme un homme extravagant, opportuniste, volage et très égoïste… Et puis un jour, Ingrid part, abandonnant mari et filles…

En 2007, quand Nan et Flora revienne sur leur passé, elles ne savent pas vraiment ce qui s’est passé le jour du départ de leur mère. Flora a gardé cette admiration pour son père qu’elle avait quand elle était petite fille, ne connaissant pas sa vraie nature. Nan, elle était plus âgée et avait sans doute perçu plus de choses, elle est moins dupe sur la personnalité de son père.

J’ai beaucoup aimé ce roman, j’ai aimé l’atmosphère (même si celle des lettres est souvent lourdes de mal-être), j’ai aimé voir comment des personnes sont perçues différemment selon ce que l’on vécu avec eux : mari et femme, filles et parents, amis…

La vie d’Ingrid n’est pas gaie et Gil n’était pas un homme bon et juste envers sa femme mais j’avoue ne pas avoir eu beaucoup de compassion pour Ingrid non plus car je ne peux m’empêcher de penser qu’au lieu d’écrire ces lettres et de les cacher dans des livres, elle aurait mieux fait de les lui donner à lire ou même de lui parler? Finalement, elle fait partie du problème en acceptant toutes les trahisons et toutes les attitudes négatives de Gil. Elle aurait pu lui dire tout ce qu’elle savait et ce qu’elle ressentait… Et puis, elle écrit ces lettres en 1992, pas en 1930 : pourquoi n’a -t-elle pas divorcé tout simplement? J’ai un peu eu l’impression qu’elle se complaisait dans sa position de victime.

C’est donc un roman d’introspection et de relations humaines. Si vous allez lire le billet de Sylire, vous verrez qu’elle n’a pas ressenti les choses comme moi, elle a été plus touchée par Ingrid.

Chez Sylire

par Estellecalim : Merci!

chez Lou, Titine et Mélanie

Les détectives du Yorkshire T1 Rendez-vous avec le crime : Julia Chapman (Lu par Odile Cohen)

L’histoire se situe à Bruncliffe une petite ville dans le Yorkshire, proche de la nature avec les « Yorkshire Dales » les vallées, les fermes, son pub et les petits commerces.

Ce premier tome plante le décors et présente les personnages. Il y a Delilah Metcalfe, fille d’une famille du coin, récemment divorcée, qui tient une entreprise d’informatique et qui vient de se lancer dans une agence matrimoniale et des speed dating. Elle est au bord de la crise financière et attend de pouvoir louer un de ses bureaux pour s’en sortir un peu. Mais quand son locataire arrive c’est un choc pour elle et pour les habitués du pub qui assistent à son arrivée. En effet, ce n’est pa sun inconnu mais Samson O’Brien, un enfant du pays qui était le meilleur ami du frère de Delilah, parrain de son neveu mais c’est un paria car il est parti dix ans auparavant après un grand conflit avec son père alcoolique notoire de la ville. Il était policier à Londres mais vient pour installer son agence de détective privé…

Au-delà des situations de la vie de village, dans le cadre de l’agence de détective privé, on va suivre l’enquête que Samson va mener car un homme vient d’être enterré mais sa mère ne croit pas au suicide et elle se demande s’il n’a pas été tué. Cette mort ne sera pas la seule et Delilah va s’en mêler pour essayer de tirer au clair les liens qui existent entre les différentes victimes et peut-être avec elle.

J’avais beaucoup vu passer les différents tomes des « détectives du Yorkshire » sur les blogs et réseaux sociaux en particulier pendant les mois anglais alors quand l’occasion s’est présentée de le lire dans sa version audio, je me suis dit que le mois anglais 2020 était le moment parfait! Je croyais par contre que c’était un roman policer un peu drôle à la « Agatha Raisin » mais finalement ce n’est pas vraiment drôle, c’est un polar assez classique qui mêle une enquête et une série de personnages que l’on imagine bien devenir des personnages récurrents avec leurs histoires personnels.

J’ai bien aimé ce roman. Ca m’a fait penser aux séries anglaises assez réalistes avec des personnages attachants et proches de nous. J’ai pensé à une version moderne des romans d’Agatha Christie! C’est une intrigue assez simple mais pas simpliste, avec des relations intéressantes entre les personnages. J’aurais plaisir à en lire d’autres (sans doute en suivant l’ordre pour voir l’évolution des personnages).

J’ai bien aimé la manière dont il était lu (à part la façon de lire Samson : « Sam sonne » au lieu de tout simplement « San son » ce qui me gênait toujours un peu 😉 )

Et pour le clin d’oeil culinaire, j’ai relevé que l’ont parlait de scones et de yorkshire puddings que j’avais déjà présentés sur le blog et de fat rascals que j’ai faits ce mois-ci après avoir lu ce roman 😉

Merci aux éditions

 Chez Sylire

chez Lou, Titine et Mélanie (Journée « Polar anglais« )

chez Lou et Hilde

catégorie « crime et justice »

Prix Audiolib 2020 : les 5 finalistes!

Les résultats sont tombés et voici les 5 finalistes du prix Audiolib et je suis très contente car même si j’aurais préféré voir « Beloved » ou « Ici n’est plus ici » plutôt que « Miroir de nos peines » que j’ai moins aimé, je dois dire que c’est une très belle sélection!!

C’est le 8e prix Audiolib auquel je participe et je suis vraiment ravie à chaque fois. Dans la sélection, il y  a toujours des titres que j’ai envie de lire et d’autres dont je n’ai jamais entendu parler et cette année j’ai été particulièrement gâtée car à part un livre que je n’ai pas du tout aimé, j’ai trouvé une grande qualité de lecture tant dans les textes que dans les façons de lire.

Evidemment, cette année, le confinement qui a fait que je n’ai pas conduit et peu couru -mais deux moments principaux d’écoute- j’ai eu peur de ne pas réussir à finir à temps mais non, les livres étaient assez prenant pour avoir envie de les lire dès que possible 😉

Cliquez sur la photo pour voir mes avis et mon classement pour vous faire un idée et ensuite c’est à vous de jouer!

A vous de voter en allant ici!

Tirage au sort du concours pour gagner La fabrique de poupées d’Elizabeth MacNeal (lu par Thierry Janssen) en audio!

 

Au début du mois, je vous proposais de gagner 3 versions audio du roman tellement parfait pour le mois anglais!

Il suffisait de me dire dans les commentaires que vous vous vouliez participer et aimer la page Facebook de Lizzie ou la page Instagram de Lizzie.

J’ai mis Bastien au travail juste avant qu’il ne se brosse les dents pour dormir et il a tiré au sort trois noms :

Bravo à Agnès, Marion et Rachel!

Je vous envoie le code pour télécharger votre fichier audio et je vous souhaite une très bonne écoute! N’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé!

Merci aux éditions pour ce concours!

La fabrique de poupées : Elizabeth MacNeal (lu par Thierry Janssen) [Avec un concours pour gagner 3 livres audio!]

Londres, 1850, juste avant l’ouverture de l’Exposition Universelle… Dans ce roman on croise toutes les facettes de la société victorienne : deux jumelles employées d’un magasin de poupées, Rose, défigurée par la petite vérole et Iris avec une malformation à la clavicule qui viennent d’une famille modeste mais convenable, Iris rêve d’arrêter ce travail exploité pour pourvoir peindre pour l’art plutôt que juste des visages de poupées. Il y a aussi des prostituées et des gamins de rue, notamment Albie, un jeune garçon débrouillard dont la soeur se prostitue et qui essaie de gagner le moindre sou pour pouvoir s’acheter un dentier car il n’a plus qu’une dent. Il sera le lien entre plusieurs personnages : Silas un taxidermiste qui rêve d’un musée de ses créations ou d’une présentation au Crystal Palace pour l’Exposition Universelle mais qui en attendant, fournit des petits animaux aux bourgeoises ou à des peintres pour leur tableaux et Iris qui posera pour Louis Frost, un des artistes qui achètent des animaux empaillés chez Silas.

Auprès du groupe de peintres préraphaélites auquel Louis appartient (et dans lequel on rencontre Dante Gabriel Rossinni!), Iris sera le modèle de Louis mais il lui apprendra aussi des techniques de peinture et elle gagnera en indépendance et se mettra à croire à une reconciliation avec sa soeur qui n’a pas accepté son choix de vie …

Silas quant à lui est un être malsain qui devient obsédé par Iris et qui tourne autour d’elle…

Tous ces mondes, si différents vont se percuter de plein fouet et les personnages vont malgré eux se retrouver liés les uns aux autres.

Les thèmes de ce roman sont la pauvreté et la grande précarité des bas-fonds de Londres au 19e, la place des femmes dans la société de l’époque, l’évolution de l’art avec des artistes qui cassent les codes, et au-delà de l’aspects social, il y a aussi un côté thriller et même de l’amour.

Un savant mélange, qui m’a fait penser un peu à Dickens pour l’époque et aussi au roman « Le Parfum« . En tout cas un roman parfait pour le mois anglais!

Le livre est bien lu par Thierry Janssen qui est un lecteur que je connais pour l’avoir entendu lire des romans de Fred Vargas et sa voix se prête très bien à l’aspect thriller du roman!

L’avis de Mélanie

chez Lou, Titine et Mélanie

 Chez Sylire

Merci à 

catégorie objet

Et maintenant : concours!!

Et c’est grâce aux éditions que vous pourrez être 3 à gagner la version audio de ce livre tellement parfait pour le mois anglais! Pour cela, il suffit de me dire dans les commentaires que vous voulez participer et aller aimer la page Facebook de Lizzie ou la page Instagram de Lizzie (dans votre commentaire ici, donnez-moi le nom sous lequel vous avez aimé ces pages s’il est différent de votre pseudo ici pour que je valide votre participation!). Cloture du concours le mercredi 10 juin à 20h, tirage au sort jeudi 11 juin de la main innocente de Bastien!

Au fait : tout le monde peut jouer dans le monde entier car ce sont des liens vers des fichiers à télécharger en numérique alors pas de limite géographique!

Jours sans faim : Delphine de Vigan (lu par l’auteure)

Delphine de Vigan est une auteure que j’aime beaucoup et ici, c’est son premier roman qui a d’abord été publié sous le pseudonyme « Lou Delvig ». Depuis, il est publié sous son vrai nom. La version audio est lu par Delphine de Vigan et elle le fait vraiment bien, j’ai beaucoup apprécié son interprétation.

Ce texte très autobiographique raconte l’histoire de Laure, 19 ans, atteinte d’anorexie à un stade très avancé qui se retrouve à l’hôpital, dans un service qui soigne les personnes ayant des troubles liés à l’alimentation. Et ce texte assez court est très intense sur tout les étapes par lesquelles Laure est passée dans son anorexie, sur ce qui a pu l’y mener, sur sa vision de son hospitalisation, des contrats qu’elle passe avec elle-même, avec le médecin, son désir de contrôler sa vie même à l’hôpital…

C’est un récit très touchant, très honnête et très fort. Tout sonne juste.

 Chez Sylire

par Sylire (Cliquez sur son nom pour voir son billet)

catégorie « pluriel »

Sur le toit de l’enfer : Ilara Tuti (lu par Nathalie Hons)

Résumé de l’éditeur : « Les tueurs voient l’enfer que nous avons sous nos pieds, tandis que nous, nous ne voyons que les fleurs… » Dans les montagnes sauvages du Frioul, en Italie, le commissaire Teresa Battaglia, la soixantaine, la langue acérée et le coeur tendre, est appelée sur les lieux d’un crime pour le moins singulier : un homme a été retrouvé mort, les yeux arrachés. À côté de lui, un épouvantail fabriqué avec du cuivre, de la corde, des branchages… et ses vêtements ensanglantés. Pour Teresa, spécialiste du profilage, cela ne fait aucun doute : le tueur frappera à nouveau. Elle va devoir rassembler toute son énergie et s’en remettre à son expérience pour traquer cette bête humaine qui rôde dans les bois. Si tant est que sa mémoire ne commence pas à lui faire défaut… »

*

Dans ce polar italien, il y une commissaire au caractère bien trempé qui a beaucoup d’expérience et une grande intuition concernant la personnalité des tueurs mais qui est malade et doit accepter de se sentir diminuée.

Un jeune inspecteur vient d’arriver dans l’équipe et il doit faire sa place et apprendre à cerner sa nouvelle patronne.

Dans ce roman, il faut aussi dire que les lieux ont leur importance et sont un personnage à part entière. Village de montagne proche de la nature, c’est un lieu où les gens sont est taiseux et ne se laisse pas approcher facilement même si c’est pour être protégés.

L’enquête en elle-même porte sur plusieurs crimes assez sordides qui laissent penser à un psychopathe. La commissaire avait d’ailleurs pressenti dès le premier crime qu’il y pourrait en avoir d’autres et elle a senti que le tueur suivait un schéma. En même temps, une presence est ressentie dans la forêt, hostile ou protectrice?  Les enfants du village forment une petite bande et les adultes ont sans doute des choses à cacher…

En parallèle, il y a un retour dans le passé qui montre un hôpital isolé dans laquelle se passe quelque chose d’étrange qui bien sûr aura un lien avec les crimes du présent.

Un polar sans doute au démarrage un peu lent, il est bien lu et donne envie de poursuivre pour connaître les liens entre les différentes situations.

 Chez Sylire

« gros mot »

Chez Martine

La Femme révélée : Gaëlle Nohant (Lu par Claudia Poulsen)

Souvent, je vous recopie la 4e de couverture mais cette fois, je suis allée la lire après coup et je vous conseille de ne PAS la lire car elle est comme ces bandes annonces qui disent beaucoup trop. Je n’avais pas lu ce résumé car c’était le dernier livre pour le prix Audiolib et nous l’avons reçu après le confinement en fichier audio et je n’ai donc pas vu le livre.

Je vais essayer de vous dire de quoi il s’agit sans trop en dire. Dans la première partie, à Paris en 1950, Eliza Donneley est arrivée de Chicago. Elle a changé d’identité et est devenue Violet Lee. Elle a fuit son mari et laissé son enfant, Tim… Elle va vivre dans une certains précarité, trouver un travail de nounou, se faire des amis (une belle relation avec une prostituée à la gouaille parisienne), développer son amour de la photo et son regard artistique grace à un autre photographe, elle qui est arrivée des Etats-Unis avec son Rolleiflex. Elle va découvrir le jazz, connaître les angoisses de la fuite et les regrets d’avoir laissé son fils, trouver l’amour…

Dans le 2e partie, Violet / Eliza revient à Chicago 20 ans plus tard, au printemps 1968 en plein dans les mouvements pacifistes, l’opposition à la guerre du Vietnam, dans des manœuvres politiques locales ou nationales elle va renouer avec son passé. Elle va connaître ces mouvements de l’intérieur et va devoir gagner sa place auprès de Tim… Cette période sera aussi un vrai questionnement sur la manière dont sont traités les Noirs à Chicago, par une segregation économique et sociale…

Ce qui m’a le moins plu dans ce roman, c’est l’impression d’avoir lu deux livres différents avec deux univers très différents, presque indépendants. Mais globalement, j’ai aimé cette histoire. J’ai beaucoup aimé la façon dont était présenté le Paris d’après guerre et j’ai surtout beaucoup aimé les parties concernant la façon dont étaient traités les Afro Américains dans le nord des Etats-Unis car on a plus l’habitude de voir la ségrégation dans le Sud. Ici c’est une séparation économique, une vie dans des ghettos qui explique la situation raciale actuelle dans les grandes villes américains et j’ai trouvé ça très intéressant.

Le personnage de Violet / Eliza est intéressant aussi. Elle évolue, elle regarde les autres, elle s’interroge sur le monde qui l’entoure. C’est une femme indépendante et déterminée.

Alors malgré une construction un peu tranchée, je vous recommande cette lecture et la version audio est très bien lue.

 Chez Sylire

« relations amoureuse »