Blood orange : Harriet Tyce (lu par Cachou Kirsch)

Quand ma copine Mrs B m’a proposé ce livre audio, j’ai sauté sur l’occasion sans même savoir de quoi il parlait car j’ai repéré que l’autrice était écossaise et cela tombait parfaitement pour ma PAL du mois celte!

L’histoire est celle de Alison, une avocate d’une quarantaine d’années. Elle va plaider pour la première fois pour un meurtre, elle travaille beaucoup et décompresse en buvant -trop- avec ses collègues avant de rentrer. Si elle aime sa petite fille, ses relations avec son mari, psychothérapeute, sont très distendues : il lui reproche son éloignement de la famille à cause du travail et sa consommation d’alcool et de son côté, elle le trompe depuis environ un an avec un collègue, même si cette relations n’est pas simple…

Elle prépare la défense d’une femme qui a poignardé son mari. Même si la femme plaide coupable, Alison doit chercher à mieux comprendre ce qui a mené à ce crime et on découvre un homme qui dominateur à l’extrême…

J’ai beaucoup aimé ce polar et je l’ai lu pendant les vacances alors que je ne conduisais pas et qu’en général j’audiolis plus doucement, mais là, j’avais toujours envie de le reprendre. Et pourtant, je dois dire que j’ai deviné pas mal de choses en cours de lecture mais cela ne m’a pas gêné car c’est plus l’ambiance qui compte finalement. Bon, je vais être honnête; ce n’est pas un chef d’oeuvre, il sera sans doute assez vite oublié mais sur le coup cela s’est avéré être une lecture très addictive.

 Chez Sylire

par Mrs B : merci!

catégorie « couleur »

chez Cryssilda

 

L’Obomsawin : Daniel Poliquin (Lu par Richard Léger)

Résumé : « Un beau matin de printemps, un petit hydravion se pose sur un lac non loin de Sioux Junction, pour y déposer trois visiteurs : le juge, le procureur de la Couronne et l’avocat de la défense du procès qui s’ouvre le lendemain. Le peintre Thomas Obomsawin est accusé d’avoir mis le feu à la maison familiale. Ce procès, pour le moins inusité, va causer des maux de tête aux gentils propriétaires de l’Hôtel des Draveurs et transformer par le fait même l’allure de Sioux Junction, ville ouvrière jusque-là moribonde. L’Obomsawin, c’est la vie tumultueuse de ce peintre amérindien, avec ses ruses et ses faiblesses, un portrait coloré des rapports entre Blancs et Amérindiens, une galerie de personnages courageux, drôles, parfois rebelles, qui parlent avec tout leur cœur et dont chaque geste est une aventure. »

J’ai beaucoup aimé ce roman. Au départ, on commence avec les prémices d’un procès dans un village perdu de l’Ontario et c’est l’occasion de voir une galerie de portraits assez cocasse. Mais au fur et à mesure qu’on creuse un peu la vie du personnage complétement atypique qu’est Thomas Obomsawin, le roman devient de plus en plus profond, avec un personnage vraiment intéressant. J’ai particulièrement aimé tout ce qui concernait la langue car « L’Obomsawin » a été élevé entre deux langues, l’anglais et le français, mais il a fait le choix de ne pas vraiment parler ni l’une ni l’autre. Il y a aussi toute une partie sur les origines, ses origines mais finalement les origines de la région : entre les anglophones, les francophones, les autochtones…. Et j’ai aussi apprécié les parties concernant l’art.

Ce roman est vraiment foisonnant beaucoup plus riche que l’on pourrait le penser en lisant juste le résumé. Je l’ai trouvé assez jubilatoire et je l’ai écouté avec souvent le sourire aux lèvres, le lecteur avec son accent québécois est vraiment bon. Je vous recommande vraiment ce roman!

Version audio disponible gratuitement sur Ici Radio Canada Première

 Chez Sylire

avec Sylire : Allons voir son avis!

 chez Karine:) et  Yueyin

Catégorie Balade à Toronto – Jean Leloup Un livre d’un auteur canadien, mais pas québécois.

Valentine ou la belle saison : Anne-Laure Bondoux (lu par Fabienne Loriaux et Benoît Grimmiaux)

Valentine a 48 ans, divorcée, ses enfants, jeunes adultes, ont quitté le nid, elle n’a plus de travail et doit faire des piges de journaliste et elle vient d’apprendre qu’elle doit quitter l’appartement dans lequel elle vit depuis des années… Elle revient dans la maison de son enfance pour faire le point, se resourcer auprès de Monette, sa mère et de Léon, le chat de cette dernière… Valentine ne va pas bien… elle a besoin de retrouver un ancrage car elle se perd entre souvenirs et réalité. Dans les affaires de sa mère, elle retrouve ses photos de classe avec une personne griffonnée mais elle ne se souvient plus qui est cette personne mais surtout, elle ne sait pas pourquoi cette personne a été ainsi éliminée…

Fred est le frère aîné de Valentine, il débarque dans la maison familiale en vélo après des heures de route car depuis quelques temps, il s’est remis au sport de façon intensive. Lui aussi ne va pas très bien et surtout, il est au courant d’une information qui va bouleverser l’image de la famille que Valentine avait jusqu’ici…

Tous les deux vont passer du temps ensemble, ils vont s’épauler, creuser le passé et Valentine va petit à petit revivre, prendre sa vie à bras le corps et faire avec tout ce que la vie met sur son chemin.

Cette histoire dans laquelle s’alternent les points de vue de Valentine et de Fred (bien lus par deux lecteurs différents) a été plutôt plaisante à lire, avec sa touche de mystère familial. C’est ce qu’on pourrait appeler un roman « feel good » je suppose puisque le personnage de Valentine évolue positivement.

Pour être franche, autant j’ai passé un bon moment de lecture sur le coup, autant aujourd’hui quand j’écris mon billet je n’en ai pas un souvenir très marquant : je me souviens bien des faits car ce n’est pas une lecture très ancienne mais je ne ressens pas de sentiments particuliers vis à vis de cette lecture. Alors je vous le conseille quand même si vous voulez une lecture détente, vous passerez sans doute un bon moment.

Chez Sylire

Seules les bêtes : Colin Niel (lu par Gregory Nardella)

Je vais commencer par une petite anecdote sur mon audiolecture de ce roman. Je l’ai commencé une première fois il ya quelques mois de cela. Je l’ai commencé, en toute insouciance, différents personnages s’alternent et je comprends qu’on va apprendre des informations par bribes par ces différents personnages qui ne semblent avoir aucun lien entre eux… Et puis, le roman s’arrête brusquement au milieu d’un point de vue et nous ne savons pas du tout ce qui s’est passé en réalité… Pour un polar c’est embêtant… Je me dis que je n’ai pas dû charger toutes les plages du CD donc j’attends de réemprunter le livre audio à la médiathèque (il n’était tout d’abord pas disponible puis il y a eu le confinement…) Bref, je finis par avoir à nouveau le CD, je l’enregistre à nouveau sur mon ipod, j’ai la bonne durée de lecture donc c’est en toute confiance que je commence mon audiolecture. Je reconnais des passages que j’avais déjà lus, mais il y en avait aussi que je n’avais pas écoutés la première fois, on passe à nouveau d’un personnage à l’autre, mais parfois de façon assez abrupte, sans transition… Et puis tout d’un coup, ça s’arrête et ça passe à l’émission des Bibliomaniacs qui était aussi sur mon ipod… Comme je ne pense pas que les copines des Bibliomaniacs aient piraté mon ipod, je me penche sur le problème… Alors, il faut savoir que chez les éditions Thélème (en tout cas sur celui-ci), les plages du CD ne sont pas numérotées mais commencent par les premiers mots de la phrase, ce qui rend les choses compliquées pour vérifier si on lit dans le bon ordre! Et là, en l’occurrence, mon ipod n’était pas enclenché pour une lecture linéaire de ce livre audio mais en lecture par ordre alphabétique … J’ai donc réglé le problème et enfin pu écouter mon roman dans le bon ordre et c’était alors étrange car je relisais des choses que je connaissais mais avec beaucoup plus d’informations et je n’ai donc pas trop eu l’effet de surprise car je savais des choses qui n’auraient pas dû être connues avant la toute fin… Cela ne m’a pas gâché le plaisir de la lecture mais cela ne me facilite pas les choses pour vous résumer cette lecture car je ne sais pas du tout ce qu’il ne faut pas dire ou ce qui se déroule au tout début et donc peut être dévoilé…

Alors je vous donne le résumé de l’éditeur : « Une femme a disparu. Sa voiture est retrouvée au départ d’un sentier de randonnée qui fait l’ascension vers le plateau où survivent quelques fermes habitées par des hommes seuls. Alors que les gendarmes n’ont aucune piste et que l’hiver impose sa loi, plusieurs personnes se savent liées à cette disparition. Tour à tour, elles prennent la parole. Chacune a son secret, presque aussi précieux que sa propre vie. Sur le causse, cette immense île plate où tiennent quelques naufragés, il y a bien des endroits où dissimuler une femme, vivante ou morte, et plus d’une misère dans le cœur des hommes. Avec ce roman choral, Colin Niel orchestre un récit saisissant autour de la solitude qui confine à la folie. »

Tout ce que je vais vous dire c’est qu’au-delà du mystère de la disparition de cette femme, il y a surtout un très beau portrait de ce que c’est d’être agriculteur dans des zones isolées, il y a aussi tout une réflexion sur les relations humaines par le prisme des différences de classes sociales et aussi de l’exploitation de cette isolation sociale et affective. C’est beaucoup plus un roman social qu’un polar et c’est très bien raconté dans ce roman où différents personnages se suivent pour raconter les mêmes évènements d’un point de vue différent ou en apportant des éclairages différents et j’ai beaucoup aimé cette narration.

Un film en a été tiré et je suis vraiment curieuse de le voir!

Chez Sylire

catégorie « animal »

Sauvage : Jamey Bradbury (lu par Karl-Line Heller)

Résumé de l’éditeur : « À dix-sept ans, Tracy Petrikoff possède un don inné pour la chasse et les pièges. Elle vit à l’écart du reste du monde et sillonne avec ses chiens de traîneau les immensités sauvages de l’Alaska. Immuablement, elle respecte les trois règles que sa mère, trop tôt disparue, lui a dictées : «ne jamais perdre la maison de vue», «ne jamais rentrer avec les mains sales» et surtout «ne jamais faire saigner un humain». Jusqu’au jour où, attaquée en pleine forêt, Tracy reprend connaissance, couverte de sang, persuadée d’avoir tué son agresseur. Elle s’interdit de l’avouer à son père, et ce lourd secret la hante jour et nuit. Une ambiance de doute et d’angoisse s’installe dans la famille, tandis que Tracy prend peu à peu conscience de ses facultés hors du commun.

Flirtant avec le fantastique, ce troublant roman d’initiation nous plonge dans l’intimité d’une jeune fille singulière qui s’interroge sur sa nature profonde. »

*

Ce roman nous emmène dans l’environment vraiment particulier qu’est la nature enneigée de l’Alaska et nous fait aussi découvrir la vie de gens ordinaires dans un milieu assez isolé… Le père de Tracy est musher et élève des chiens de traineau. Enfin, c’est une activité qu’il a un peu laissé à l’abandon depuis la mort de sa femme quelques années auparavant. Tracy, elle, à 17 ans, est une passionnée de courses de chiens et elle peut passer des heures à courir avec ses bêtes dans les bois et passer des heures à chasser et poser des pièges. D’ailleurs, quand son père doit la punir pour son mauvais comportement au lycée c’est en la privant de sorties dans la nature…

Tracy a un rapport à la nature et à la chasse plus que passionné en fait, il est viscérale, presque vital, car elle tire de ses sorties une force vive qui va au-delà du bien-être… Elle ne peut physiquement pas s’en passer et c’est quelque chose qu’elle partageait avec sa mère.

Sa vie bascule quand elle fait une mauvaise rencontre dans les bois et qu’elle pense avoir tué un homme. Puis, un jeune homme vient travailler avec son père et la relation très particulière que Tracy va nouer avec lui, avec chacun ses secrets, va avoir une influence sur tout le reste.

Je reste très floue car il y a tout un aspect un peu fantastique comme le dit la quatrième de couverture mais je ne veux pas trop en dire. Ce n’est pas quelque chose qui m’a gênée, il faut juste accepter de sortir un peu de la réalité.

Dans la veine de romans où des jeunes femmes font preuve d’une grande autonomie et indépendance dans une nature parfois hostile (je pense à « Dans la forêt » et « My absolute Darling« ) je n’ai pourtant pas vraiment réussi à m’attacher au personnage de Tracy, sans doute parce qu’elle me paraissait un peu en-dessous des personnages auxquels « Sauvage » me faisait un peu penser… Ce qui m’a le plus intéressé c’est la peinture de la vie sous cette neige quasi permanente et les courses de chiens de traineaux.

J’ai bien aimé la lecture audio qui correspondait bien au texte.

 Chez Sylire

avec Sylire (j’ai hâte de lire son avis)

catégorie « gros mot »

 chez Titine

Une femme simple et honnête : Robert Goolrick (Lu par Xavier Percy)

Résumé de l’éditeur : « Wisconsin, automne 1907. Sur un quai de gare, Ralph Truitt, magnat local craint et respecté, attend un train en retard alors que s’annonce une tempête de neige. Ce train renferme son dernier espoir, une promesse de bonheur et d’harmonie retrouvée. Ralph Truitt a placé plusieurs mois auparavant une annonce dans un journal de Chicago, dans laquelle il a écrit qu’il était à la recherche d’une femme fiable, ayant renoncé aux illusions romantiques, mais sachant apprécier le confort d’un foyer. Dans le train, Catherine Land s’apprête à le rencontrer. Elle lui a répondu qu’elle était cette femme simple et honnête qu’il appelait de ses vœux. Pour mieux l’en convaincre, elle se débarrasse de ses derniers atours de courtisane et se déguise en cette épouse modèle qu’elle compte bien incarner à la perfection, le temps de parvenir à ses fins. »

*

J’ai beaucoup aimé ce roman qui raconte une histoire de couple au début du 20e siècle. Un couple qui ne s’est pas choisi par amour mais qui a conclu un arrangement… Un homme riche et plus âgé recherchant par correspondance une jeune femme « simple et honnête »…

Mais quand on gratte la surface, on découvre que tout repose sur des faux-semblants : l’homme austère et industrieux n’a pas toujours été ainsi et sa « première vie » a été bien différente et a des conséquence sur le présent. Et la jeune femme « simple et honnête » n’est certainement pas aussi pure qu’elle le laisse entendre… Et ses intentions sont loin d’être bonnes…

Et pourtant, malgré cela, il va se tisser quelque chose de fort entre les deux protagonistes…

C’est un roman sur les relations humaines, sur la passion dans l’amour et la raison, sur la famille à différents degrés. Il y a beaucoup de sensualité (si vous le lisez en version audio, il n’est pas à écouter en présence de chastes oreilles enfantines 😉 )

Il y a également un mélange de nature avec la découverte d’une région américaine à l’hiver rigoureux et enneigé qui devient presque une prison et qui entraîne souvent du désespoir et il y a aussi des rêves de jardins italiens luxuriants… Et en parallèle, on évoque les mondes interlopes de New Orléans, la prostitution, des jeunes oisifs jouisseurs qui profitent des opportunités qui se présentent…

C’est une histoire très riche qui montre des personnages complexes et touchants aux destins loin d’être linéaires…

par Estellecalim

 Chez Sylire

 chez Titine

A même la peau : Lisa Gardner (lu par Colette Sodoyez)

Dans ce roman, l’inspectrice est DD Warren (un des personnages récurrents de Lisa Gardner… mais je ne les ai pas lus dans l’ordre et d’ailleurs, le dernier que j’avais lu est certainement le suivant dans la série car DD subit alors les conséquences de l’accident qu’elle a dans celui-ci, mais ce n’est pas gênant).

Elle enquête sur un meurtre atroce : une jeune femme a été retrouvée écorchée chez elle dans une mise en scène de rendez-vous galant mais sans aucune trace du criminel… En revenant sur les lieux du crime, DD est poussée dans les escaliers et elle est gravement blessée mais ne se souvient plus des circonstances de ce qu’elle pense être un accident.

Un autre meurtre sur le même schéma est perpétré peu de temps après… DD, qui est en arrêt maladie et qui n’a officiellement pas le droit d’enquêter avant que les circonstances de son accident soient tirées au clair, suit quand même l’affaire de près grâce à ses collègues et son mari.

En parallèle, DD est prise en charge par Adeline Glen, une psychiatre qui la fait travailler sur sa douleur. Cette spécialiste reconnue de la gestion de la douleur, a deux particularités : l’une est une anomalie génétique qui fait qu’elle ne peut ne pas ressentir la douleur physique et l’autre est que son père biologique était un tueur en série, Harry Day, et sa soeur Shana, qui est sous les verrous, a aussi tué de nombreuses personnes.

Quand l’enquête mène DD et son équipe sur des similitudes entre le « tueur à la rose » et Harry Day, le criminel pourtant mort 40 ans plus tôt, elle va creuser le passé de l’homme mais aussi celui de Shana et particulièrement son premier crime, un garçon qu’elle a mutilé…

Tout au long du roman, on croise le point de vue de DD sur son enquête, sur sa douleur et sa relation avec Adeline, le médecin, mais aussi le point de vue d’Adeline, la femme, la fille, la soeur et la personne qui a été perturbée par un passé qu’elle n’a pourtant pas consciemment vécue car elle n’avait qu’un an quand tout s’est arrêté pour son père criminel et on entend aussi la voix du criminel…

Le passé et le présent se mêlent mais il y a beaucoup de secrets à découvrir et beaucoup de psychologie que ce soit du côté de la policière ou des autres protagonistes.

J’aime beaucoup Lisa Gardner dont j’ai lu déjà plusieurs romans et j’ai toujours plaisir à la retrouver. Ce n’est sans doute pas mon préféré mais je trouve que ses romans sont bien amenés avec beaucoup de psychologie et des personnages intéressants.

 Chez Sylire

couleur

 chez Titine

Nevermoor (T1) Les défis de Morrigane Crow : Jessica Townsend (Lu par Helena Coppejans)

J’ai eu envie de découvrir ce roman jeunesse suite à l’emission de mars 2020 des (cliquez pour écouter l’émission) quand Claire en avait parlé. Je l’ai choisi parce qu’elle faisait un parallèle avec Harry Potter et je me suis dit que je le lirai avant de le proposer à Bastien après! Alors quand, pendant le confinement, j’ai vu que Lizzie offrait un livre audio de son choix, je me suis dit que c’était l’occasion!

Dans un monde imaginaire, Morrigane Crow est la fille d’un notable de la ville de Jackalfax mais sa vie est loin d’être rose car elle est née le jour du Merveillon et elle est une « enfant maudite » et tout le monde l’accuse d’être la cause de tous les malheurs qui leur arrivent mais surtout elle sait depuis toujours qu’elle mourra le jour de ses onze ans et elle qu’elle ne manquera sans doute à personne car même sa famille sera soulagée de ne plus avoir à s’occuper d’elle et à la craindre…

Mais il y a un grand renversement de situation quand le soir où elle aurait dû mourir, un homme arrive et manipule la famille de Morrigane pour leur faire croire qu’elle est morte mais il l’emporte avec elle dans un monde fantastique : Nevermoor.

Là, elle s’installe dans l’hôtel magique de Jupiter North son bienfaiteur et elle fait la connaissance de toutes une bande de personnages tous plus extraordinaires les uns que les autres, notamment une « magnifichatte » (une chatte géante). Jupiter a inscrit Morrigane pour qu’elle participe aux épreuves pour espérer entrer dans une confrérie de l’élite de Nevermoor. Chaque membre de cette confrérie peut présenter des jeunes qui ont un don spectaculaire et les épreuves permettront de les sélectionner.

Ces épreuves seront l’occasion de mieux connaître Morrigane, même si à son grand désespoir, elle n’a aucune idée de son don… Elle se fera aussi à cette occasion un très bon ami, Hawthorn, et quelques ennemis.

Ce premier tome est un roman qui installe l’univers et les personnages mais l’intrigue avance aussi car à la fin, on sait que la situation de Morrigane est loin d’être simple à Nevermoor… Et évidemment, on a envie de suivre ses aventures.

Ce roman est effectivement très proche d’Harry Potter que ce soit dans la construction du récit que dans l’univers mais il est aussi assez différent pour ne pas donner une impression de déjà vu. Il plaira certainement aux enfants qui ont aimé Harry Potter! (Bastien a bien aimé aussi!)

Je lirai sans doute la suite, en audio peut-être car j’ai beaucoup apprécié la façon dont il était lu par Helena Coppejans.

 Chez Sylire

catégorie « animal » (crow = corbeau)

Merci aux éditions (par contre, je l’ai téléchargé sur l’application sur mon téléphone et je n’ai pas trouvé le moyen de le télécharger ailleurs et je n’ai pas trouvé du tout pratique d’utiliser l’application sur le téléphone, c’était un peu instable.)

Surface : Olivier Norek (Lu par Léovanie Raud)

J’ai repéré ce titre chez Stephie après avoir vu souvent passer le nom de cet auteur sans l’avoir jamais lu et quand je l’ai vu dans les nouveautés audio de la médiathèque, je me suis laissée tenter.

C’est un bon polar, très psychologique avec du cold case dedans… Je ne veux pas en dire trop pour ne pas gâcher certains aspects de l’histoire, même ceux qui ne sont pas directement en lien avec l’enquête policière mais je peux quand même essayer de vous donner quelques informations!

Noémie Chastain, est capitaine au 36 quai des orfèvres, jusqu’à ce qu’un événement entraîne sa mise au vert dans un petit village de l’Aveyron … Cette « mise au placard » sera aussi l’occasion pour Noémie de faire le point sur sa vie actuelle et sa vie passée et d’envisager son avenir. Mais en attendant, la parisienne speed qui cherche des crimes dans tous les petits événements anodins du village ne sera pas en reste quand le corps d’un enfant disparu 25 ans auparavant est découvert par hasard.

L’histoire du village est particulière car pour la construction d’un barrage, l’ancien village a été englouti sous l’eau pour être reconstruit à côté et sous la surface de ce lac se cache de nombreux mystères et à chaque fois qu’on pense avoir compris quelque chose, la vérité reste à découvrir…

Alors, je ne dis pas grand chose mais vous vous en doutez, il y a des secrets de famille et de villages qui ont été enfouit avec le village!

Un bon polar,sans que ce soit un coup de coeur, je vous le recommande quand même pour une lecture sans prise de tête (on imagine bien un film d’ailleurs)

 Chez Sylire

Marie Curie prend un amant : Irène Frain (lu par Hélène Lausseur)

Je vais être franche, j’ai choisi ce livre audio uniquement pour le titre car j’avais besoin d’une « personne célèbre » pour le Petit Bac et pourtant je n’étais pas follement attirée par ce titre, j’avais peur que ce soit trop documentaire et un peu austère comme l’image qu’on peut avoir (ou en tout cas que j’avais) de Marie Curie…

Et pourtant, j’ai beaucoup aimé ce livre et j’ai été vraiment très agréablement surprise! Comment classer ce texte? Est-ce un essai ou un roman? Je ne sais pas trop dans quelle catégorie il est officiellement classé mais je l’ai lu comme un roman et c’est aussi intéressant qu’une enquête et aussi bien documenté qu’un essai… un savant mélange!

Irène Frain a découvert par hasard des informations datant de 1911 : Marie Curie a eu un amant et cela a été un scandal… L’autrice va donc mener une enquête historique pour découvrir les dessous de cette histoire.

Elle va nous présenter Marie et Pierre Curie, leur vie de couple, leur vie de scientifiques et de la science de ce début du siècle, leurs forces, leurs faiblesses. Et puis, 5 ans après la mort de Pierre Curie, après une période noire pour elle, Marie Curie va se réveiller aux sentiments auprès de Paul Langevin, scientifique appartenant au cercle des Curie.

Mais Paul est marié et même s’il n’est pas heureux en mariage, le début du 20e siècle ne permet pas si simplement le divorce et pire encore, une veuve qui a une aventure avec un homme marié est considérée comme scandaleuse et cela va même la mener au tribunal! Et avant l’obtention d’un Nobel, il faudra faire des concessions…

C’est donc vraiment passionnant de découvrir la femme derrière la nobélisée mondialement connue, c’est fascinant de voir le génie et la perseverance de la scientifique et émouvant de deviner l’amoureuse derrière le portrait en noir et blanc que l’on connait d’elle.

Je ne peux que vous conseiller ce livre, même si comme moi, à priori vous ne vous intéressez pas à la science car Marie Curie est ici digne d’être un personnage de fiction!

La version audio est très bien lue par Hélène Lausseur.

Chez Sylire

catégorie « personne connue » pour ma ligne audio