American Dirt : Jeanine Cummins (Lu par Mélissa Windal)

Le roman s’ouvre sur le massacre de la famille de Lydia lors d’une fête de famille. Seule elle et son fils de 8 ans, Luca, s’en sont sortis par miracle. La police arrive mais comme la scène se passe à Acapulco au Mexique et que Sebastian, le mari de Lydia, était journaliste d’investigation et qu’il travaillait sur les cartels de drogue, Lydia se doute que ce massacre est en représailles de son dernier article et elle préfère ne pas faire confiance à la police et elle fuit…

On repart d’abord dans le passé, et on découvre la vie de Lydia avant cet événement dramatique : sa vie de famille, son travail de libraire, une rencontre amicale un peu ambiguë avec Javier, un homme charmant et la vie quotidienne ordinaire au Mexique, teintée par les dangers liés à la drogue et les cartels.

Puis la suite du roman, c’est le changement radical de vie pour Lydia et Luca qui, étant en danger de mort, se retrouvent sur les routes du pays et vont chercher à rejoindre l’Amérique du Nord pour échapper à leurs bourreaux potentiels.

Ils vont rejoindre une longue cohorte de migrants de tous les horizons de l’Amérique du Sud qui fuient tous quelque chose ou recherchent une vie meilleure. Ils vont se lier d’amitié, se serrer les coudes, traverser de terribles dangers, risquer leurs vies et souffrir physiquement et psychologiquement…

C’est un roman vraiment fort, très dur par le sujet mais extrêmement touchant sur le plan humain et qui fait la part belle à la psychologie des personnages. Lydia, ça pourrait être nous tous, avec sa vie ordinaire qui tout d’un coup tombe dans une vie d’aventures et de dangers malgré elle et qui doit sauver sa vie et celle de son fils et on peut se mettre à sa place de mère et toucher du doigts ce que peut-être la vie des migrants qui risquent tout.

J’ai vraiment aimé cette histoire très bien lue par Mélissa Windal.

Miss Peregrine et les enfants particuliers T1, T2, T3, T 4, T5 : Ransom Riggs (Lu par Benjamin Jungers) (Billet avec Bastien)

Miss Peregrine et les enfants particuliers Tome 1

Ceci est le premier roman d’une série de 6 romans. Elle commence avec Jacob Portman, 16 ans, qui vit aux Etats-Unis. Son grand-père lui a toujours raconté des histoires de son enfance quand il était caché dans un orphelinat au Pays de Galles pour échapper aux Nazis et qu’il était alors entouré d’enfants étranges et dont la gouvernante Miss Peregrine avait une grande importance pour lui. Si la présence de son grand-père dans cet orphelinat est un fait avéré, en grandissant, il a considéré les histoires des enfants aux pouvoirs magiques comme des contes.

A la mort de son grand-père, violemment attaqué par ce que tout le monde s’accorde à être des chiens sauvages, Jacob entre dans une sorte de dépression et le psychologue qui le suit et à qui il raconte les histoires de son grand-père, l’encourage à aller régler son traumatisme en allant sur le lieu de l’enfance du vieil homme.

Une fois sur l’île de Cairnholm, il découvre un passage secret qui l’emmène dans une boucle magique qui est restée figée en septembre 1940. Là, il découvre Miss Peregrine, une femme qui a le pouvoir de se transformer en faucon et les enfants particuliers, qui ont tous des pouvoirs … Là, il apprend que son grand-père était lui aussi « particulier » et que lui aussi a un pouvoir.

Un drame va bouleverser l’équilibre de la boucle temporelle et la vie de Jacob va changer du jour au lendemain…

Miss Peregrine et les enfants particuliers, Tome 2 : Hollow City

Comme c’est une longue série, je ne veux pas trop en dire sur les autres tomes. Je vais essayer de rester très succincte. Ce que je peux vous dire c’est que j’avais emprunté le tome 3 avant même d’avoir fini le tome 2!

Les enfants particuliers doivent quitter de l’île de Cairnholm et ils se retrouvent dans la réalité en 1940 en pleine guerre. Ils doivent essayer de trouver une autre boucle temporelle car les particuliers ne peuvent rester que quelques jours dans la vraie vie s’ils ne veulent pas rattraper leur vrai âge d’un seul coup et sans doute mourir rapidement et ils veulent sauver Miss Peregrine qui ne peut plus quitter sa forme d’oiseau après avoir été empoisonnée par des Estres, leurs ennemies.

En recherchant Miss Wren, l’une des dernières ombrunes (les femmes oiseaux qui protègent les enfants particuliers), ils vont rencontrer beaucoup de personnes : particuliers ou non, ennemies ou amis et vivre des aventures terrifiantes.

Miss Peregrine et les enfants particuliers 3 – La Bibliothèque des âmes

Dans ce tome, les enfants particuliers se retrouvent à Londres à notre époque mais ils sont séparés et Jacob et Emma sont avec Addison, le chien parlant parlant rencontré dans le tome 2. Jacob développe son don dans l’urgence, même s’il ne le maîtrise pas encore tout à fait.

Puis pour essayer de sauver leurs amis qui ont été kidnappés par des Estres, ils se retrouvent dans une boucle temporelle -l’Arpent du Diable- qui les transporte dans un monde qui ressemble aux bas-fond de Londres du 19e siècle avec des personnages sans foi ni loi…

Ils vont se retrouver dans des aventures aux grands dangers pour essayer de sauver les ombrunes et leurs amis mais bien plus encore, au péril de leurs vies… On comprendra alors beaucoup de choses sur l’histoire du monde des particuliers et sur son avenir aussi…

MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS, TOME 4 : LA CARTE DES JOURS

Plus j’avance dans les avis sur cette série, moins j’ai envie de vous en dire pour ne pas risquer d’en dévoiler trop!

Jacob est rentré chez lui, en Floride et Miss Peregrine et ses amis les enfants particuliers sont là aussi. Il faut que Jacob fasse découvrir la vie d’adolescents américains à ses amis qui n’ont jamais connu cela, à commencer par les vêtements!
En repassant dans la maison de son grand-père, Jacob et ses amis découvrent des secrets que ce dernier avait caché à tout le monde sur sa vie de particulier vivant dans le monde « normal ». Et en suivant des indices, ils vont élucider le mystère de sa vie mais aussi se retrouver dans des aventures extraordinaires et ils feront la rencontre de nouveaux particuliers… L’équilibre qui existait entre les enfants particuliers va s’en trouver bousculée…

MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS, TOME 5 : La conférence des oiseaux

Je ne veux pas entrer dans les détails, ni même vous donner le résumé de l’éditeur car cela dévoilerait des choses sur le tome 4…

Tout ce que je peux vous dire, c’est que les aventures continuent entre les Etats-Unis et l’Arpent du Diable, qu’il y a des aventures dangereuses et que les enfants particuliers et leur nouvelle connaissance vont devoir faire preuve de diplomatie pour éviter une guerre interne. Ils vont partir à la recherche d’une personne disparue depuis longtemps et en retrouver une autre inattendue et la fin nous laisse vraiment sur un cliff hanger terrible!

Personnellement, je vais attendre que le tome 6 soit sortie en version audio pour rester dans l’ambiance de la très bonne lecture de Benjamin Jungers. Mon petit doigt me dit que Audiolib le sortira en fin d’année : j’attends avec impatience 😉 Mais le dernier tome est disponible en version papier (Bastien lui a tout lu!)

VOICI L’AVIS DE BASTIEN (presque 13 ANS) :

Pour l’émission des cartes postales d’été des Bibliomaniacs, Bastien avait choisi de parler de « Miss Peregrine et les enfants particuliers » :

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MERCI pour le tome 5 pas encore disponible à la médiathèque!
Objet x 2

L’Empreinte : Alexandria Marzano-Lesnevich (Lu par Audrey Sourdive)

Ceci est un documentaire, à plus d’un titre : c’est une enquête sur le crime commis par Rick Langley des années auparavant au travers d’un procès mais aussi le témoignage personnel de l’autrice sur des aspects de sa vie qui font écho à l’enquête. Et pourtant je l’ai lu comme un roman et pour moi c’est un grand compliment car je n’arrive à aimer les documentaires que quand ils sont écrits comme des fictions 😉

En 2003, alors que l’autrice est étudiante en droit, elle assiste au procès de Rick Langley, qui avait d’abord été condamné à mort et qui passe maintenant en procès pour la prison à perpétuité. En 1992, cet homme a tué Jérémy, un enfant de 6 ans. Ce fait est avéré mais il y a aussi tout un aspect concernant la pédophilie du meurtrier et des circonstances entourant la vie du meurtrier qui a eu une enfance hors du commun, presque incroyable.

Ce documentaire nous dévoile tout d’abord les rouages du système judiciaire américain, de l’enquête locale aux grands procès, en passant par des points précis de la législation. Il y est évidemment question de la peine de mort. La mère de la victime elle-même s’oppose à cette peine et Alexandria est d’ailleurs elle aussi bousculée dans ses convictions car si, sur le principe, elle est opposée à la peine capitale, l’évocation de la pédophilie la fait réfléchir autrement.

En effet, en parallèle d’une enquête précise et factuelle (avec en annexe toutes les sources de ces faits), l’autrice revient sur sa propre histoire. Dans son enfance, sa sœur et elle ont été victimes de pédophilie de la part de leur grand-père et les sentiments éprouvés à l’époque sont ravivés pour cette enquête qui sera en quelque sorte cathartique pour elle car elle pourra regarder en face certaines choses de son passé même si dans sa famille c’est un sujet tabou.

Il faut dire que l’histoire de la famille de l’autrice est digne d’un roman (à vrai dire, je ne suis pas sure qu’on trouverait cette famille réaliste si c’était un roman!) et on peut comprendre qu’elle a du mal à se faire une place dans cette famille particulière!

J’ai un peu de mal à bien en parler mais je ne peux que vous le conseiller. J’ai trouvé que c’était passionnant, bien écrit et la version audio est très bien lue. Si vous aimez les histoire de « true crime » qui ont part de psychologie, n’hésitez pas!

Catégorie « objet »
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Documentaire 2019

Les roses fauves : Carole Martinez (Lu par Françoise Gillard)

Pour info : J’ai choisi de présenter deux livres audio aujourd’hui car je les ai audiolus l’un après l’autre et le hasard a voulu que dans ces deux histoires les auteurs (Carole Martinez et David Foenkinos pour « La famille Martin« ) se mettent en scène en tant qu’auteur en racontant l’écriture de leur roman et c’est un aspect original et intéressant des deux livres (même si on ne peut pas s’empêcher de se demander quelle est la part de réalité et la part de fiction pure!)

Il n’est pas simple du tout de parler de ce roman! Dans quelle catégorie se place-t-il? Est-ce un roman d’autofiction, dans lequel Carole Martinez, l’autrice, devient un personnage de son propre roman, quand elle s’installe dans un petit village de Bretagne dans le but d’écrire un roman sur Barbe Bleue et qu’elle est venue dans ce lieu sous l’impulsion d’une photo en noir et blanc d’une femme bretonne visiblement boiteuse…

Et le hasard veut que dans ce village, la postière, Lola Cam, soit elle aussi boiteuse… Coïncidence aussi que cette dernière connaisse le titre du célèbre roman de Carole Martinez « Le coeur cousu » ce qui l’entraîne à lui parler de la tradition familiale de la branche espagnole de sa famille. En effet, cette tradition veut que les femmes sur le point de mourir cousent un coeur en tissu dans lequel elles enferment leurs secrets sur des papiers, comme des ultimes confessions, des secrets qui ne seront jamais connus puisque les filles aînées à qui l’on confie ces coeurs n’oseraient braver l’interdit…

Lola et Carole se lient d’amitié et l’autrice/personnage d’autrice va être amenée à lire les secrets des aïeules de Lola. C’est alors un autre récit, historique et familiale qui relève presque du conte. Il y a de la magie, de l’irréel et du fantastique dans ces histoires et pourtant aussi beaucoup d’amour et de noirceur.

Et puis dans le présent, dans la « vraie vie » de Lola, il y a aussi des aspects qui s’apparentent au conte : cet acteur célèbre qui tourne un film se passant pendant la 1ere guerre mondiale qui devient son personnage, physiquement et mentalement et qui tombe follement amoureux de la petite postière qui est boiteuse comme l’amoureuse du personnage du film… Le passé et le présent se retrouvent alors mêlés à travers la fiction…

Et que dire de ces roses, magiques, venues du passé, qui poussent à vue d’oeil et dont le parfum semblent rendre fous d’amour tous ceux qui les sentent?

Alors peu importe quelle est la part de vérité, de fiction, de conte ou d’Histoire avec un grand H, j’ai beaucoup aimé ce roman dans lequel j’ai plongé sans me poser de questions. C’est un univers très riche, très poétique et très beau et je vous le recommande.

Je vous recommande aussi particulièrement la version audio, lue par Françoise Gillard dont j’ai adoré la façon de lire!

Catégorie couleur

La famille Martin : David Foenkinos (Lu par Louis Arène)

Pour info : J’ai choisi de présenter deux livres audio aujourd’hui car je les ai audiolus l’un après l’autre et le hasard a voulu que dans ces deux histoires les auteurs (David Foenkinos et Carole Martinez pour « Les roses fauves« ) se mettent en scène en tant qu’auteur en racontant l’écriture de leur roman et c’est un aspect original et intéressant des deux livres (même si on ne peut pas s’empêcher de se demander quelle est la part de réalité et la part de fiction pure!)

David Foenkinos, l’auteur et protagoniste de l’histoire, se rend compte qu’il a du mal à écrire et il prend la décision d’aborder la première personne qu’il croise et d’écrire son histoire. Cette personne est une femme âgée, nommée Madeleine Tricot. Par la suite, il va rencontrer la fille de Madeleine et sa famille : Valérie et Patrick Martin et leurs enfants adolescents.

Valérie est professeur de collège et Patrick travaille dans une entreprise, leurs ados sont de vrais ados et leur vie est à priori absolument banale mais David Foenkinos, qui va entrer dans leur quotidien, être un interlocuteur privilégié et recueillir des confidences, va réaliser que cette famille ordinaire a finalement le potentiel d’une famille de fiction avec des rebondissements, des sentiments, des secrets et on peut tous se reconnaître dans leur histoire.

Les parties sur la vie de l’auteur en train de fréquenter ses personnages pour parler d’eux est autant de la réalité que de la fiction aussi, comme une voix off qui commente.

L’ensemble est à la fois amusant et touchant et j’ai trouvé la version audio bien lue, c’est une histoire très distrayante.

Catégorie prénom

La Veuve : Fiona Barton (Lu par Marie Eve Dufresne)

Jane Taylor est veuve… Elle vient de perdre son mari dans un accident de la circulation, renversé par un bus. Kate Waters, journaliste au Daily Post, réussi à obtenir d’elle une interview exclusive. Jane n’est pas seulement « une » veuve mais « la » veuve d’un homme qui des années auparavant a été accusé d’avoir kidnappé une petite fille de 2 ans. L’enquête n’était pas finie et la police comme la presse espèrent de Jane qu’elle en dise plus sur son mari…

Glen était plus âgé que Jane et il a très vite eu de l’emprise sur elle, elle tout accepté de lui, se reposant entièrement sur ses choix de vie. Cependant, elle sait bien qu’il faisait des « bêtises » sur internet… Mais elle ne s’en mêle pas…

Quand la petite Bella Elliot disparait, une enquête un peu bâclée commence et au détour de témoignages, il s’avère que Glen a des tendances pédophiles … Mais a-t-il kidnappé la petite fille? Et que sait Jane de l’affaire?

En alternant les points de vue et les époques, c’est comme un puzzle qui se met en place au fil de l’histoire. J’ai bien aimé, même si c’est parfois un peu lent mais cela reste assez addictif.

De cette autrice j’avais déjà lu « La coupure » (où on retrouve la journaliste)

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Le chagrin des vivants : Anna Hope (Lu par Dominique Blanc)

Ce roman se passe en Angleterre en 1920 et c’est un roman sur l’après-guerre et le fil rouge de l’histoire est d’ailleurs la récupération d’un soldat inconnu sur les terres des combats pour culminer avec la cérémonie, journée nationale d’hommage.

Tout au long de cette histoire, on va suivre des femmes qui souffrent des conséquences de la guerre : Evelyn, jeune fille de bonne famille, qui a perdu un doigt alors qu’elle travaillait dans une usine d’armement pour l’effort de guerre et surtout qui a perdu l’homme qu’elle aimait au combat. Un deuil qui ne peut pas en être réellement un car ils étaient amants mais leur relation n’était pas officielle. Donc elle doit vivre son deuil dans le secret. Son travail actuel au bureau des anciens combattants l’amène à être en permanence confrontée au malheur des hommes et au souvenir de son amour perdu.

Il y a aussi Ada qui a perdu son fils aux combats mais qui ne se remet pas et elle a des visions de son fils qui reviendrait la voir. A cause de son deuil ou de son impossibilité à faire vraiment son deuil, elle s’éloigne de son mari et s’isole.

Nous suivons aussi Hettie, une jeune femme qui essaie de prendre son indépendance en étant danseuse professionnelle dans des salles de bal. Elle rencontre des anciens combattants et a du mal à comprendre son propre frère qui souffre de choc posttraumatique. Elle va rencontrer un jeune homme fantasque et très porté sur l’alcool.

Des liens entre les femmes, directs ou indirects, vont apparaître petit à petit, au-delà de leurs expériences dramatiques de la guerre.

J’ai beaucoup aimé ce roman que j’ai trouvé bien écrit (et très bien lu par Dominique Blanc -à part quand elle lisait les noms de villes anglaises comme « Leicester » 😉 ). J’ai retrouvé l’ambiance de « Downton Abbey » avec les différents milieux sociaux du début du 20e siècle. On sent bien que la société est à un tournant.

Mais surtout j’ai trouvé vraiment intéressant de voir l’après-guerre du point de vu de celles qui n’ont pas combattu mais qui subissent tout autant les conséquences des combats. D’ailleurs, la cérémonie pour le soldat inconnu, qui ne faisait pas forcément l’unanimité, se révèle être un moment qui permet à beaucoup de personnes de pouvoir faire du deuil national un deuil personnel.

*

Le hasard a voulu qu’alors que j’écoutais ce livre audio, j’ai vu ce tableau dans une expo au musée Marmottan Monet à Paris et j’ai immédiatement pensé à ma lecture!

« La pensée aux absents » d’André Devambez
chez Lou et Titine
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Prix Audiolib 2022 : les finalistes !

Après avoir recoupé les avis des 20 jurés sur la sélection de 10 livres audio, Audiolib nous a annoncé les 5 finalistes pour le Prix 2022!

Je dois dire que je ne suis pas déçue car 5 des finalistes font partie de mon top 5 et j’ai quand même bien aimé le 5e!

 Voici donc les titres qu’il faut maintenant départager (dans l’ordre de mes préférences) :

Vous pouvez aller en lire plus sur les titres et écouter des extraits audio : cliquez ici!

Et maintenant?

C’est à vous de jouer ! Vous pouvez voter pour votre préféré (ou le mien 🙂 ) jusqu’au 21 août! Ce sont ces votes qui détermineront le grand lauréat du Prix Audiolib 2022!

Et pour voir mon compte rendu de la visite dans les coulisses des livres audio, cliquez ici!

Mon classement du prix Audiolib 2022

Cette année, j’ai participé au 10e Prix Audiolib (pour la 10e fois 😉

 J’ai lu et chroniqué les 10 romans et j’ai réfléchi à mes impressions sur les textes et sur les interprétations des lecteurs pour classer les titres et voici mon classement :

  1. Enfant de salaud de Sorj Chalandon lu par Féodor Atkine (Coup de cœur)
  2. Ce que nous confions au vent de Laura Imai Messina lu par Clara Brajtman (Coup de cœur)
  3. Apaiser nos tempêtes de Jean Hegland lu par Maia Baran (Beaucoup aimé)
  4. L’Ange de Munich de Fabiano Massimi lu par Nicolas Matthys (Beaucoup aimé)
  5. La danse de l’eau de Ta-Nehisi Coates lu par Alex Fondja (Beaucoup aimé)
  6. Les gardiens du Phare d’Emma Stonex lu par Guillaume Orsat et Christine Braconnier (Bien aimé)
  7. Les sœurs de Montmorts de Jérôme Loubry lu par Slimane Yefsah (Bien aimé)
  8. Mise à feu de Clara Ysé lu par l’autrice (Plutôt aimé)
  9. Un jour ce sera vide de Hugo Lindenberg lu par Clément Hervieu-Léger (Pas trop aimé)
  10. Le Parfum des cendres de Marie Mangez lu par Sophie Frison

Et maintenant?

Tous les jurés ont envoyé leurs classements pour le 6 juin, puis Audiolib va établir un classement de 5 titres.

Ensuite, ces finalistes seront soumis au vote des internautes (à votre tour de jouer!!), vote qui déterminera le grand lauréat du Prix Audiolib!

Et pour voir mon compte rendu de la visite dans les coulisses des livres audio, cliquez ici!

Prix Audiolib : les coulisses des livres audio!

Vendredi 27 mai, au lieu de faire la grasse matinée, je montais dans un train à 5h50 pour me rendre à Paris pour la journée… Dans e cadre du prix Audiolib, j’étais invitée avec les autres jurés disponibles à nous retrouver aux Studio de la Radio Nova en compagnie d’une partie de l’équipe d’Audiolib.

J’étais vraiment très contente de pouvoir rencontrer Hermine qui est mon interlocutrice chez Audiolib avec qui j’avais déjà un très bon contact par mail et de rencontrer Auriane qui s’occupe du marketing ainsi que la directrice d’Audiolib, Valérie Lévy-Soussan, dont je connaissais la voix par les entretiens qu’elle mène souvent avec les auteurs à la fin des enregistrement audio! Et puis bien sûr, j’étais vraiment contente de rencontrer d’autres jurés (nous étions 8 sur les 20) même si j’ai eu du mal à retenir les noms de tout le monde (entre nos vrais noms, les pseudos du groupe facebook du prix et les pseudos des réseaux sociaux ou blogs 😉 Il y avait Aude Bouquine, Caroline Le murmure des âmes livres, Cécile GoodBooksGoodFriends, Les Miscallanées de Cookie, Magdalena, Manonlitaussi, Desplumesetdeslivres.

Nous avons d’abord visité les studios de la Radio Nova -une première pour moi-

Puis nous sommes allées dans les studios d’enregistrements où une partie des livres d’Audiolib sont enregistrés. Nous avons eu la chance de pouvoir assister à un enregistrement en situation réelle avec la comédienne Françoise Gillard (qui lit entre autre les romans d’Amélie Nothomb et qui est aussi la lectrice de la version audio de « S’adapter » de Clara Dupont-Monod). Elle était dans une toute petite pièce, avec un micro et un pupitre et de l’autre côté de la vitre, il y avait la réalisatrice, Audren et l’ingénieur du son, Nicolas. Nous avons donc pu voir (ou plutôt entendre !) comment se passent les échanges et l’enregistrement et c’était vraiment fascinant!

Il y a ensuite un temps d’échange avec Françoise Gillard et Valérie Lévy-Soussan et les jurés durant lequel nous avons pu poser nos questions ou discuter des dessous des livres audio.

Et ensuite, nous sommes passées de l’autre côté des livres audio en étant mises en situation : lire un extrait d’un texte en studio! C’était vraiment enrichissant de vivre cette expérience car même si j’ai l’habitude de lire à voix haute, c’est très différent d’être enregistrée (assez stressant malgré la bonne ambiance) d’autant que la moindre hésitation et la moindre erreur s’entend! Mais le résultat final, après l’intervention de l’ingénieur du son est impressionnante !

L’après-midi s’est terminée par un pot où nous avons pu encore discuter, c’était vraiment très sympa!

Et pour voir mon classement pour la pré-sélection du prix Audiolib, cliquez ici!