Sauvage : Jamey Bradbury (lu par Karl-Line Heller)

Résumé de l’éditeur : « À dix-sept ans, Tracy Petrikoff possède un don inné pour la chasse et les pièges. Elle vit à l’écart du reste du monde et sillonne avec ses chiens de traîneau les immensités sauvages de l’Alaska. Immuablement, elle respecte les trois règles que sa mère, trop tôt disparue, lui a dictées : «ne jamais perdre la maison de vue», «ne jamais rentrer avec les mains sales» et surtout «ne jamais faire saigner un humain». Jusqu’au jour où, attaquée en pleine forêt, Tracy reprend connaissance, couverte de sang, persuadée d’avoir tué son agresseur. Elle s’interdit de l’avouer à son père, et ce lourd secret la hante jour et nuit. Une ambiance de doute et d’angoisse s’installe dans la famille, tandis que Tracy prend peu à peu conscience de ses facultés hors du commun.

Flirtant avec le fantastique, ce troublant roman d’initiation nous plonge dans l’intimité d’une jeune fille singulière qui s’interroge sur sa nature profonde. »

*

Ce roman nous emmène dans l’environment vraiment particulier qu’est la nature enneigée de l’Alaska et nous fait aussi découvrir la vie de gens ordinaires dans un milieu assez isolé… Le père de Tracy est musher et élève des chiens de traineau. Enfin, c’est une activité qu’il a un peu laissé à l’abandon depuis la mort de sa femme quelques années auparavant. Tracy, elle, à 17 ans, est une passionnée de courses de chiens et elle peut passer des heures à courir avec ses bêtes dans les bois et passer des heures à chasser et poser des pièges. D’ailleurs, quand son père doit la punir pour son mauvais comportement au lycée c’est en la privant de sorties dans la nature…

Tracy a un rapport à la nature et à la chasse plus que passionné en fait, il est viscérale, presque vital, car elle tire de ses sorties une force vive qui va au-delà du bien-être… Elle ne peut physiquement pas s’en passer et c’est quelque chose qu’elle partageait avec sa mère.

Sa vie bascule quand elle fait une mauvaise rencontre dans les bois et qu’elle pense avoir tué un homme. Puis, un jeune homme vient travailler avec son père et la relation très particulière que Tracy va nouer avec lui, avec chacun ses secrets, va avoir une influence sur tout le reste.

Je reste très floue car il y a tout un aspect un peu fantastique comme le dit la quatrième de couverture mais je ne veux pas trop en dire. Ce n’est pas quelque chose qui m’a gênée, il faut juste accepter de sortir un peu de la réalité.

Dans la veine de romans où des jeunes femmes font preuve d’une grande autonomie et indépendance dans une nature parfois hostile (je pense à « Dans la forêt » et « My absolute Darling« ) je n’ai pourtant pas vraiment réussi à m’attacher au personnage de Tracy, sans doute parce qu’elle me paraissait un peu en-dessous des personnages auxquels « Sauvage » me faisait un peu penser… Ce qui m’a le plus intéressé c’est la peinture de la vie sous cette neige quasi permanente et les courses de chiens de traineaux.

J’ai bien aimé la lecture audio qui correspondait bien au texte.

 Chez Sylire

avec Sylire (j’ai hâte de lire son avis)

catégorie « gros mot »

 chez Titine

Une femme simple et honnête : Robert Goolrick (Lu par Xavier Percy)

Résumé de l’éditeur : « Wisconsin, automne 1907. Sur un quai de gare, Ralph Truitt, magnat local craint et respecté, attend un train en retard alors que s’annonce une tempête de neige. Ce train renferme son dernier espoir, une promesse de bonheur et d’harmonie retrouvée. Ralph Truitt a placé plusieurs mois auparavant une annonce dans un journal de Chicago, dans laquelle il a écrit qu’il était à la recherche d’une femme fiable, ayant renoncé aux illusions romantiques, mais sachant apprécier le confort d’un foyer. Dans le train, Catherine Land s’apprête à le rencontrer. Elle lui a répondu qu’elle était cette femme simple et honnête qu’il appelait de ses vœux. Pour mieux l’en convaincre, elle se débarrasse de ses derniers atours de courtisane et se déguise en cette épouse modèle qu’elle compte bien incarner à la perfection, le temps de parvenir à ses fins. »

*

J’ai beaucoup aimé ce roman qui raconte une histoire de couple au début du 20e siècle. Un couple qui ne s’est pas choisi par amour mais qui a conclu un arrangement… Un homme riche et plus âgé recherchant par correspondance une jeune femme « simple et honnête »…

Mais quand on gratte la surface, on découvre que tout repose sur des faux-semblants : l’homme austère et industrieux n’a pas toujours été ainsi et sa « première vie » a été bien différente et a des conséquence sur le présent. Et la jeune femme « simple et honnête » n’est certainement pas aussi pure qu’elle le laisse entendre… Et ses intentions sont loin d’être bonnes…

Et pourtant, malgré cela, il va se tisser quelque chose de fort entre les deux protagonistes…

C’est un roman sur les relations humaines, sur la passion dans l’amour et la raison, sur la famille à différents degrés. Il y a beaucoup de sensualité (si vous le lisez en version audio, il n’est pas à écouter en présence de chastes oreilles enfantines 😉 )

Il y a également un mélange de nature avec la découverte d’une région américaine à l’hiver rigoureux et enneigé qui devient presque une prison et qui entraîne souvent du désespoir et il y a aussi des rêves de jardins italiens luxuriants… Et en parallèle, on évoque les mondes interlopes de New Orléans, la prostitution, des jeunes oisifs jouisseurs qui profitent des opportunités qui se présentent…

C’est une histoire très riche qui montre des personnages complexes et touchants aux destins loin d’être linéaires…

par Estellecalim

 Chez Sylire

 chez Titine

A même la peau : Lisa Gardner (lu par Colette Sodoyez)

Dans ce roman, l’inspectrice est DD Warren (un des personnages récurrents de Lisa Gardner… mais je ne les ai pas lus dans l’ordre et d’ailleurs, le dernier que j’avais lu est certainement le suivant dans la série car DD subit alors les conséquences de l’accident qu’elle a dans celui-ci, mais ce n’est pas gênant).

Elle enquête sur un meurtre atroce : une jeune femme a été retrouvée écorchée chez elle dans une mise en scène de rendez-vous galant mais sans aucune trace du criminel… En revenant sur les lieux du crime, DD est poussée dans les escaliers et elle est gravement blessée mais ne se souvient plus des circonstances de ce qu’elle pense être un accident.

Un autre meurtre sur le même schéma est perpétré peu de temps après… DD, qui est en arrêt maladie et qui n’a officiellement pas le droit d’enquêter avant que les circonstances de son accident soient tirées au clair, suit quand même l’affaire de près grâce à ses collègues et son mari.

En parallèle, DD est prise en charge par Adeline Glen, une psychiatre qui la fait travailler sur sa douleur. Cette spécialiste reconnue de la gestion de la douleur, a deux particularités : l’une est une anomalie génétique qui fait qu’elle ne peut ne pas ressentir la douleur physique et l’autre est que son père biologique était un tueur en série, Harry Day, et sa soeur Shana, qui est sous les verrous, a aussi tué de nombreuses personnes.

Quand l’enquête mène DD et son équipe sur des similitudes entre le « tueur à la rose » et Harry Day, le criminel pourtant mort 40 ans plus tôt, elle va creuser le passé de l’homme mais aussi celui de Shana et particulièrement son premier crime, un garçon qu’elle a mutilé…

Tout au long du roman, on croise le point de vue de DD sur son enquête, sur sa douleur et sa relation avec Adeline, le médecin, mais aussi le point de vue d’Adeline, la femme, la fille, la soeur et la personne qui a été perturbée par un passé qu’elle n’a pourtant pas consciemment vécue car elle n’avait qu’un an quand tout s’est arrêté pour son père criminel et on entend aussi la voix du criminel…

Le passé et le présent se mêlent mais il y a beaucoup de secrets à découvrir et beaucoup de psychologie que ce soit du côté de la policière ou des autres protagonistes.

J’aime beaucoup Lisa Gardner dont j’ai lu déjà plusieurs romans et j’ai toujours plaisir à la retrouver. Ce n’est sans doute pas mon préféré mais je trouve que ses romans sont bien amenés avec beaucoup de psychologie et des personnages intéressants.

 Chez Sylire

couleur

 chez Titine

Nevermoor (T1) Les défis de Morrigane Crow : Jessica Townsend (Lu par Helena Coppejans)

J’ai eu envie de découvrir ce roman jeunesse suite à l’emission de mars 2020 des (cliquez pour écouter l’émission) quand Claire en avait parlé. Je l’ai choisi parce qu’elle faisait un parallèle avec Harry Potter et je me suis dit que je le lirai avant de le proposer à Bastien après! Alors quand, pendant le confinement, j’ai vu que Lizzie offrait un livre audio de son choix, je me suis dit que c’était l’occasion!

Dans un monde imaginaire, Morrigane Crow est la fille d’un notable de la ville de Jackalfax mais sa vie est loin d’être rose car elle est née le jour du Merveillon et elle est une « enfant maudite » et tout le monde l’accuse d’être la cause de tous les malheurs qui leur arrivent mais surtout elle sait depuis toujours qu’elle mourra le jour de ses onze ans et elle qu’elle ne manquera sans doute à personne car même sa famille sera soulagée de ne plus avoir à s’occuper d’elle et à la craindre…

Mais il y a un grand renversement de situation quand le soir où elle aurait dû mourir, un homme arrive et manipule la famille de Morrigane pour leur faire croire qu’elle est morte mais il l’emporte avec elle dans un monde fantastique : Nevermoor.

Là, elle s’installe dans l’hôtel magique de Jupiter North son bienfaiteur et elle fait la connaissance de toutes une bande de personnages tous plus extraordinaires les uns que les autres, notamment une « magnifichatte » (une chatte géante). Jupiter a inscrit Morrigane pour qu’elle participe aux épreuves pour espérer entrer dans une confrérie de l’élite de Nevermoor. Chaque membre de cette confrérie peut présenter des jeunes qui ont un don spectaculaire et les épreuves permettront de les sélectionner.

Ces épreuves seront l’occasion de mieux connaître Morrigane, même si à son grand désespoir, elle n’a aucune idée de son don… Elle se fera aussi à cette occasion un très bon ami, Hawthorn, et quelques ennemis.

Ce premier tome est un roman qui installe l’univers et les personnages mais l’intrigue avance aussi car à la fin, on sait que la situation de Morrigane est loin d’être simple à Nevermoor… Et évidemment, on a envie de suivre ses aventures.

Ce roman est effectivement très proche d’Harry Potter que ce soit dans la construction du récit que dans l’univers mais il est aussi assez différent pour ne pas donner une impression de déjà vu. Il plaira certainement aux enfants qui ont aimé Harry Potter! (Bastien a bien aimé aussi!)

Je lirai sans doute la suite, en audio peut-être car j’ai beaucoup apprécié la façon dont il était lu par Helena Coppejans.

 Chez Sylire

catégorie « animal » (crow = corbeau)

Merci aux éditions (par contre, je l’ai téléchargé sur l’application sur mon téléphone et je n’ai pas trouvé le moyen de le télécharger ailleurs et je n’ai pas trouvé du tout pratique d’utiliser l’application sur le téléphone, c’était un peu instable.)

Surface : Olivier Norek (Lu par Léovanie Raud)

J’ai repéré ce titre chez Stephie après avoir vu souvent passer le nom de cet auteur sans l’avoir jamais lu et quand je l’ai vu dans les nouveautés audio de la médiathèque, je me suis laissée tenter.

C’est un bon polar, très psychologique avec du cold case dedans… Je ne veux pas en dire trop pour ne pas gâcher certains aspects de l’histoire, même ceux qui ne sont pas directement en lien avec l’enquête policière mais je peux quand même essayer de vous donner quelques informations!

Noémie Chastain, est capitaine au 36 quai des orfèvres, jusqu’à ce qu’un événement entraîne sa mise au vert dans un petit village de l’Aveyron … Cette « mise au placard » sera aussi l’occasion pour Noémie de faire le point sur sa vie actuelle et sa vie passée et d’envisager son avenir. Mais en attendant, la parisienne speed qui cherche des crimes dans tous les petits événements anodins du village ne sera pas en reste quand le corps d’un enfant disparu 25 ans auparavant est découvert par hasard.

L’histoire du village est particulière car pour la construction d’un barrage, l’ancien village a été englouti sous l’eau pour être reconstruit à côté et sous la surface de ce lac se cache de nombreux mystères et à chaque fois qu’on pense avoir compris quelque chose, la vérité reste à découvrir…

Alors, je ne dis pas grand chose mais vous vous en doutez, il y a des secrets de famille et de villages qui ont été enfouit avec le village!

Un bon polar,sans que ce soit un coup de coeur, je vous le recommande quand même pour une lecture sans prise de tête (on imagine bien un film d’ailleurs)

 Chez Sylire

Marie Curie prend un amant : Irène Frain (lu par Hélène Lausseur)

Je vais être franche, j’ai choisi ce livre audio uniquement pour le titre car j’avais besoin d’une « personne célèbre » pour le Petit Bac et pourtant je n’étais pas follement attirée par ce titre, j’avais peur que ce soit trop documentaire et un peu austère comme l’image qu’on peut avoir (ou en tout cas que j’avais) de Marie Curie…

Et pourtant, j’ai beaucoup aimé ce livre et j’ai été vraiment très agréablement surprise! Comment classer ce texte? Est-ce un essai ou un roman? Je ne sais pas trop dans quelle catégorie il est officiellement classé mais je l’ai lu comme un roman et c’est aussi intéressant qu’une enquête et aussi bien documenté qu’un essai… un savant mélange!

Irène Frain a découvert par hasard des informations datant de 1911 : Marie Curie a eu un amant et cela a été un scandal… L’autrice va donc mener une enquête historique pour découvrir les dessous de cette histoire.

Elle va nous présenter Marie et Pierre Curie, leur vie de couple, leur vie de scientifiques et de la science de ce début du siècle, leurs forces, leurs faiblesses. Et puis, 5 ans après la mort de Pierre Curie, après une période noire pour elle, Marie Curie va se réveiller aux sentiments auprès de Paul Langevin, scientifique appartenant au cercle des Curie.

Mais Paul est marié et même s’il n’est pas heureux en mariage, le début du 20e siècle ne permet pas si simplement le divorce et pire encore, une veuve qui a une aventure avec un homme marié est considérée comme scandaleuse et cela va même la mener au tribunal! Et avant l’obtention d’un Nobel, il faudra faire des concessions…

C’est donc vraiment passionnant de découvrir la femme derrière la nobélisée mondialement connue, c’est fascinant de voir le génie et la perseverance de la scientifique et émouvant de deviner l’amoureuse derrière le portrait en noir et blanc que l’on connait d’elle.

Je ne peux que vous conseiller ce livre, même si comme moi, à priori vous ne vous intéressez pas à la science car Marie Curie est ici digne d’être un personnage de fiction!

La version audio est très bien lue par Hélène Lausseur.

Chez Sylire

catégorie « personne connue » pour ma ligne audio

Am stram gram : M. J. Arlidge (lu par Valérie Muzzi, Fabienne Loriaux, Audrey d’Hulstere, Aurélien Ringelheim)

Résumé de l’éditeur : « Deux jeunes gens sont enlevés et séquestrés au fond d’une piscine vide dont il est impossible de s’échapper. À côté d’eux, un pistolet chargé d’une unique balle et un téléphone portable avec suffisamment de batterie pour délivrer un terrible message : « Vous devez tuer pour vivre. » Les jours passent, la faim et la soif s’intensifient, l’angoisse monte. Jusqu’à l’issue fatale. Les enlèvements se répètent. Ce sont les crimes les plus pervers auxquels le commandant Helen Grace ait été confrontée. Si elle n’avait pas parlé avec les survivants traumatisés, elle ne pourrait pas y croire. Helen connaît les côtés sombres de la nature humaine, y compris la sienne ; pourtant, cette affaire et ces victimes apparemment sans lien entre elles la laissent perplexe. Rien ne sera plus terrifiant que la vérité. »

J’ai emprunté ce livre audio à la médiathèque un peu par hasard parce que l’auteur est anglais pour le mois anglais et j’ai lu un thriller très efficace qui à mon avis ferait un bon film car c’est rythmé et accrocheur.

Tout d’abord, le commandant, Helen Grace est une femme à la personnalité complexe : forte dans son travail, qui ne laisse pas transparaître ses émotions et qui pourtant a pour échappatoire des séances sadomasochistes où elle prend la position de la dominée comme si elle voulait expier des choses enfouies en elle (ne vous inquiétez pas, ces scènes ne sont pas trop glauques).

Et puis des enlèvements qui ont pour conséquences des morts mais qui relèvent plus de la légitime défense que du meurtre car les deux personnes séquestrées sont littéralement laissées à mourir de faim et de soif et sont poussées à faire le choix le pire de leur vie, poussées par leur instinct de survie.

Les couples / paires de personnes kidnappées se suivent et ne se ressemblent pas et ne semblent avoir rien à voir les unes avec les autres. Est-ce un serial killer qui s’en prend à des personnes au hasard ou bien, comme le laisse à croire la précision de la préparation des kidnappings, est-ce que la tueuse (car les survivants témoignent tous que c’est une femme) les a soigneusement choisis?

Helen Grace réalise qu’il y a un point commun entre toutes les victimes et qu’elle seule pourra tenter de retrouver la criminelle, même si cela ne peut que faire des dégâts dans sa vie, que ce soit dans son équipe ou dans sa vie personnelle.

Des chapitres courts et des lecteurs efficaces, j’ai bien aimé cette lecture qui fait passer un bon moment : parfait pour la plage!

Chez Sylire

catégorie « son »

chez Lou, Titine et Mélanie

chez Lou et Hilde

Un mariage anglais : Claire Fuller (Lu par Rafaèle Moutier)

Ce roman est construit sur plusieurs périodes qui s’alternent. Il y a l’époque actuelle avec Gil, un homme d’une soixantaine d’années, qui vit au bord de la mer. Cet écrivain célèbre vit au milieu de ses livres d’occasion et un jour, il croit voir sa femme qui a disparu 15 ans auparavant sans laisser de traces – peut-être noyée, suicidée ou fugueuse- et en la poursuivant il a un accident. Ses deux filles adultes, Nan et Flora, reviennent dans la maison de famille pour s’occuper de lui…

En parallèle, on découvre Ingrid et sa relation avec Gil au travers de lettres qu’elle a écrites à son mari mais qu’elle ne lui a jamais envoyées, les cachant dans des livres. Dans ces lettres, Ingrid raconte sa rencontre avec Gil quand elle était une étudiante de 20 ans et qu’il était son professeur de 15 ans de plus. Elle va raconter comment elle a sacrifié ses rêves de jeune fille en tombant enceinte de lui et en se mariant avec lui, se retrouvant isolée dans une maison au bord de la mer. Elle va se confier sur ses peines de femme trompée, ses malheurs de femme qui fait des fausses couches, ses maladresses de mère de deux filles très différentes, dont une, Flora, a une admiration sans bornes pour son père, sa conscience de ne pas être une « bonne mère » par moment et surtout son désespoir de ne pas vivre la vie qu’elle voudrait, se sentant et étant souvent abandonnée. Gil est dépeint comme un homme extravagant, opportuniste, volage et très égoïste… Et puis un jour, Ingrid part, abandonnant mari et filles…

En 2007, quand Nan et Flora revienne sur leur passé, elles ne savent pas vraiment ce qui s’est passé le jour du départ de leur mère. Flora a gardé cette admiration pour son père qu’elle avait quand elle était petite fille, ne connaissant pas sa vraie nature. Nan, elle était plus âgée et avait sans doute perçu plus de choses, elle est moins dupe sur la personnalité de son père.

J’ai beaucoup aimé ce roman, j’ai aimé l’atmosphère (même si celle des lettres est souvent lourdes de mal-être), j’ai aimé voir comment des personnes sont perçues différemment selon ce que l’on vécu avec eux : mari et femme, filles et parents, amis…

La vie d’Ingrid n’est pas gaie et Gil n’était pas un homme bon et juste envers sa femme mais j’avoue ne pas avoir eu beaucoup de compassion pour Ingrid non plus car je ne peux m’empêcher de penser qu’au lieu d’écrire ces lettres et de les cacher dans des livres, elle aurait mieux fait de les lui donner à lire ou même de lui parler? Finalement, elle fait partie du problème en acceptant toutes les trahisons et toutes les attitudes négatives de Gil. Elle aurait pu lui dire tout ce qu’elle savait et ce qu’elle ressentait… Et puis, elle écrit ces lettres en 1992, pas en 1930 : pourquoi n’a -t-elle pas divorcé tout simplement? J’ai un peu eu l’impression qu’elle se complaisait dans sa position de victime.

C’est donc un roman d’introspection et de relations humaines. Si vous allez lire le billet de Sylire, vous verrez qu’elle n’a pas ressenti les choses comme moi, elle a été plus touchée par Ingrid.

Chez Sylire

par Estellecalim : Merci!

chez Lou, Titine et Mélanie

catégorie « amour »

Les détectives du Yorkshire T1 Rendez-vous avec le crime : Julia Chapman (Lu par Odile Cohen)

L’histoire se situe à Bruncliffe une petite ville dans le Yorkshire, proche de la nature avec les « Yorkshire Dales » les vallées, les fermes, son pub et les petits commerces.

Ce premier tome plante le décors et présente les personnages. Il y a Delilah Metcalfe, fille d’une famille du coin, récemment divorcée, qui tient une entreprise d’informatique et qui vient de se lancer dans une agence matrimoniale et des speed dating. Elle est au bord de la crise financière et attend de pouvoir louer un de ses bureaux pour s’en sortir un peu. Mais quand son locataire arrive c’est un choc pour elle et pour les habitués du pub qui assistent à son arrivée. En effet, ce n’est pa sun inconnu mais Samson O’Brien, un enfant du pays qui était le meilleur ami du frère de Delilah, parrain de son neveu mais c’est un paria car il est parti dix ans auparavant après un grand conflit avec son père alcoolique notoire de la ville. Il était policier à Londres mais vient pour installer son agence de détective privé…

Au-delà des situations de la vie de village, dans le cadre de l’agence de détective privé, on va suivre l’enquête que Samson va mener car un homme vient d’être enterré mais sa mère ne croit pas au suicide et elle se demande s’il n’a pas été tué. Cette mort ne sera pas la seule et Delilah va s’en mêler pour essayer de tirer au clair les liens qui existent entre les différentes victimes et peut-être avec elle.

J’avais beaucoup vu passer les différents tomes des « détectives du Yorkshire » sur les blogs et réseaux sociaux en particulier pendant les mois anglais alors quand l’occasion s’est présentée de le lire dans sa version audio, je me suis dit que le mois anglais 2020 était le moment parfait! Je croyais par contre que c’était un roman policer un peu drôle à la « Agatha Raisin » mais finalement ce n’est pas vraiment drôle, c’est un polar assez classique qui mêle une enquête et une série de personnages que l’on imagine bien devenir des personnages récurrents avec leurs histoires personnels.

J’ai bien aimé ce roman. Ca m’a fait penser aux séries anglaises assez réalistes avec des personnages attachants et proches de nous. J’ai pensé à une version moderne des romans d’Agatha Christie! C’est une intrigue assez simple mais pas simpliste, avec des relations intéressantes entre les personnages. J’aurais plaisir à en lire d’autres (sans doute en suivant l’ordre pour voir l’évolution des personnages).

J’ai bien aimé la manière dont il était lu (à part la façon de lire Samson : « Sam sonne » au lieu de tout simplement « San son » ce qui me gênait toujours un peu 😉 )

Et pour le clin d’oeil culinaire, j’ai relevé que l’ont parlait de scones et de yorkshire puddings que j’avais déjà présentés sur le blog et de fat rascals que j’ai faits ce mois-ci après avoir lu ce roman 😉

Merci aux éditions

 Chez Sylire

chez Lou, Titine et Mélanie (Journée « Polar anglais« )

chez Lou et Hilde

catégorie « crime et justice »

Prix Audiolib 2020 : les 5 finalistes!

Les résultats sont tombés et voici les 5 finalistes du prix Audiolib et je suis très contente car même si j’aurais préféré voir « Beloved » ou « Ici n’est plus ici » plutôt que « Miroir de nos peines » que j’ai moins aimé, je dois dire que c’est une très belle sélection!!

C’est le 8e prix Audiolib auquel je participe et je suis vraiment ravie à chaque fois. Dans la sélection, il y  a toujours des titres que j’ai envie de lire et d’autres dont je n’ai jamais entendu parler et cette année j’ai été particulièrement gâtée car à part un livre que je n’ai pas du tout aimé, j’ai trouvé une grande qualité de lecture tant dans les textes que dans les façons de lire.

Evidemment, cette année, le confinement qui a fait que je n’ai pas conduit et peu couru -mais deux moments principaux d’écoute- j’ai eu peur de ne pas réussir à finir à temps mais non, les livres étaient assez prenant pour avoir envie de les lire dès que possible 😉

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