La troisième vengeance de Robert Poutifard : Jean-Claude Mourlevat (lu par l’auteur) (Billet avec Bastien)

Cet été, Bastien et moi avons pris la route des vacances tous les deux et nous avons écouté un livre audio jeunesse à cette occasion.

Robert Poutifard était instituteur un peu malgré lui, il n’a jamais aimé son métier et surtout il n’a jamais aimé les enfants qui le lui rendaient bien. Au moment de sa retraite, il décide de se venger de quelques uns de ceux qui lui ont fait subir les pires affronts, avec l’aide de sa vieille mère qui reprend de l’énergie au fil des vengeances.

C’est vraiment drôle, très bien raconté et très bien lu par l’auteur lui-même. Il y a tous les ressorts comiques avec aussi des bons sentiments. Un bon mélange! Une lecture parfaite à faire en famille.

Voici l’avis de Bastien, presque 12 ans, lu l’été entre la 6e et la 5e :

J’ai bien aimé cette histoire, les personnages sont attachants, mais je trouve la fin un peu gnangnan, où tout le monde est gentil, il ne faut pas en vouloir aux autres et tout va bien au pays des Bisounours. Sinon, les idées sont originales, et le chien nous a bien fait rigoler !

Hamnet : Maggie O’Farrell (Lu par Sarah Biasini)

Résumé de l’éditeur : « Un jour d’été 1596, dans la campagne anglaise, une petite fille tombe gravement malade. Son frère jumeau, Hamnet, part chercher de l’aide car aucun de leurs parents n’est à la maison… Agnes, leur mère, n’est pourtant pas loin, en train de cueillir des herbes médicinales dans les champs alentour ; leur père est à Londres pour son travail ; tous deux inconscients de cette maladie, de cette ombre qui plane sur leur famille et menace de tout engloutir. Porté par une écriture d’une beauté inouïe, ce nouveau roman de Maggie O’Farrell est la bouleversante histoire d’un frère et d’une sœur unis par un lien indéfectible, celle d’un couple atypique marqué par un deuil impossible. C’est aussi l’histoire d’une maladie  » pestilentielle  » qui se diffuse sur tout le continent. Mais c’est avant tout une magnifique histoire d’amour et le tendre portrait d’un petit garçon oublié par l’Histoire, qui inspira pourtant à son père, William Shakespeare, sa pièce la plus célèbre. »

*

Cette histoire est celle de la famille de William Shakespeare au travers des derniers jours de son fils Hamnet, c’est toute l’histoire de sa famille qui nous est racontée et la vie quotidienne de l’Angleterre du 16e siècle. William Shakespeare, appelé tour à tour le frère aîné, le fils aîné, le père, le mari mais jamais par son nom, est pourtant au centre de cette histoire.

Hamnet, voit sa soeur jumelle tomber malade de « la pestilence » mais ce n’est pas elle qui va en succomber et cette période qui va entourer la mort du garçon va être l’occasion pour Agnès, la mère d’Hamnet (Anne Hathaway), de revenir sur le passé : sa rencontre avec le père de ses enfants, les relations entre le jeune homme et ses parents, le deuil impossible après la mort d’Hamnet, la vie à Stratford si différente de la vie de son mari à Londres…

Mais si le roman s’appelle Hamnet et que Shakespeare est en filigrane partout dans l’histoire, le personnage principal est en réalité Agnès, la mère, l’épouse, l’étrange femme. Elle est montrée un peu comme une « sorcière », une femme qui dès son plus jeune âge a hérité des connaissances sur la nature et les plantes de sa mère décédée. Elle sait soigner par les plantes et elle sent les choses et a des visions. C’est un personnage vraiment intéressant et riche. Et malgré ses connaissances, malgré ses « pouvoirs », elle est cueillie par le malheur de la perte d’un enfant et ces passages sont vraiment très touchants.

Le deuil est d’ailleurs un autre sujet du roman et la manière dont le mère et le père le vivent différemment est aussi bien amené.

Au-dela du récit, ce roman est aussi un roman historique : on y découvre la vie dans la petite ville de Stratford mais aussi de Londres au 16e siècle (et personnellement, le fait d’avoir visité la maison de Shakespeare et le cottage d’Anne Hathaway a rendu ce roman encore plus vivant pour moi car je voyais vraiment bien les lieux) ainsi que le mode de vie de cette époque.

J’ai beaucoup aimé ce roman que j’ai trouvé très bien lu et je ne peux que vous le recommander!

Maggie O’Farrell est une autrice que j’aime beaucoup et d’elle j’ai déjà lu « L’étrange disparition de Esme Lennox« , « Cette main qui a pris la mienne« , « En cas de forte chaleur« , « Quand tu es parti » et « Assez de bleu dans le ciel« . 

MERCI!
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Catégorie prénom

Seule en sa demeure : Cécile Coulon (lu par Rachel Arditi)

De Cécile Coulon, j’ai lu et aimé « Le coeur du pélican« , « Petit éloge du jogging« , « Trois saisons d’orage » et « Une bête au paradis« . Et j’ai donc eu envie de découvrir son dernier roman avant même d’avoir lu le moindre avis dessus!

Pas facile de résumer ce roman … Je n’aime pas trop ce qui est dit dans la 4e de couverture (que ce soit celle de la version papier ou de la version audio).

On devine que l’histoire se passe au 19e siècle dans une région proche de la nature, pas loin de la Suisse. Aimée est une jeune femme de 18 ans qui va épouser sans amour le riche propriétaire terrien Candre Marchère. Il est veuf et sans enfant, cultivé et très solitaire, très croyant et froid et Aimée ne sait pas trop comment vivre auprès lui. Il n’est pas facile pour elle de se faire une place dans la maison avec Henria, la domestique qui a élevé Candre après la mort de sa mère, en même temps que son fils Angelin, qui vit encore avec eux, comme une ombre silencieuse.

Aimé qui a été élevée par un père militaire et une mère austère avec un cousin fantasque et un peu rustre, ne commence à se sentir bien dans sa nouvelle vie que lorsqu’elle prend des cours de musique avec Emeline qui vient exprès de Suisse.

Mais des questions se posent sur la disparition de la première femme de Candre et l’ambiance va devenir de plus en plus pesante…

Ce roman est vraiment un roman d’ambiance qui s’épaissit de plus en plus. On commence comme un roman du 19e avec ce mariage dans la bonne société et petit à petit on glisse vers un côté presque gothique teinté d’enquête pour finir dans un roman psychologique. Il y a toute une part de sensualité et de noirceur.

J’ai vraiment aimé ce roman, j’ai trouvé qu’il était très équilibré dans le récit et la langue est vraiment belle. J’ai aussi aimé la version audio.

MERCI!

L’étranger dans la maison : Shari Lapena (lu par Odile Cohen)

Tom rentre un jour du travail pour trouver sa maison vite, sa femme est partie sans prendre son sac à main ou son téléphone et sans fermer la porte à clé. Inquiet, il appelle ses amies puis la police. Et pourtant, quand des policiers viennent chez lui, ils ne sont même pas au courant de son coup de téléphone car ils venaient le prévenir que Karen était à l’hôpital après avoir eu un accident de voiture suite à une conduite trop rapide. Elle est en vie mais a perdu la mémoire et ne se souvient pas de la raison de sa présence dans ce quartier malfamé où elle n’avait aucune raison d’être ni de la raison de sa panique à quitter la maison.

Plus tard, un cadavre est retrouvé dans le même secteur de l’accident de Karen et la police s’interroge alors s’il y a un lien entre les deux événements.

Karen ne retrouve pas tout de suite la mémoire mais elle se souvient que depuis quelques temps elle avait le sentiment que quelqu’un rentrait chez eux et bougeait des choses. Pourtant, elle n’a rien dit, ni à son mari, ni à la voisine, une amie proche.

L’enquête et le récit montrent que tous les protagonistes ont des secrets qu’ils se cachent mutuellement et qui montre que le vernis de ce quartier tranquille se fendille et que tout n’est pas si lisse.

J’ai passé un bon moment de lecture même si avec du recul je dois reconnaître que j’ai trouvé que les ficelles étaient peut-être peu grosses et que je ne garderai sans doute pas cette histoire longtemps en tête mais la version audio est réussie.

De cette autrice j’ai aussi lu « Le couple d’à côté ».

par Mrs B
Canada

Nord-Michigan : Jim Harrison (Lu par Thierry Hancise)

J’ai emprunté ce livre pour le mois américain et parce que je n’avais encore jamais lu de roman par Jim Harrison mais je ne savais pas du tout à quoi m’attendre.

L’histoire est celle de Joseph, un instituteur d’une quarantaine d’années qui vit dans une petite ville rurale du Nord-Michigan. Je n’ai pas compris tout de suite (il a fallu que je fasse le lien avec les allusions historiques faites au fil du texte), mais l’histoire se passe dans les années 1960. L’école est composée de deux classes à multi-niveaux et Joseph est en charge des grands et a donc des élèves d’âge équivalent au collège-lycée.

Il vit avec sa mère sur la ferme familiale mais travailler la terre ne l’intéresse pas du tout. Il a une histoire d’amour avec Rosalee, l’autre institutrice qui est aussi une amie d’enfance. Et pourtant, il ne l’a jamais demandée en mariage et il a en parallèle une aventure sexuelle avec Catherine, une de ses élèves de 17 ans.

La vie de Joseph est à la fois pleine de routine et de banalités et en même temps, à l’époque du récit, il est dans un tournant de sa vie et en pleine crise de réflexion sur ce qu’il veut vraiment, dans ses relations amoureuses bien sûr, mais aussi sa place dans la société, ses envies de voyages.

Il y aussi des retours sur son enfance, son passé et des évocations sur la chasse et la pêche, la nature qui l’entoure.

Je suis partagée sur ma lecture. Le sujet est plutôt intéressant sur cette sorte de crise de la quarantaine et le côté désuet de la vie dans un monde des années 60 dans un endroit où la nature est importante. Il y a des aspects très psychologiques aussi. Et pourtant, je ne peux dire que j’ai été très emballée car j’ai trouvé le rythme très lent. Cela dit, c’est un livre audio que j’ai écouté de façon un peu hachée et je pense que si je l’avais lu de façon plus suivie j’aurais plus apprécié.

Quel roman de Jim Harrison me conseillez vous pour faire une nouvelle tentative avec cet auteur?

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Dans la neige : Danya Kukafka (Lu par Pierre-Henri Prunel, Clara Soares et Florian Wormser)

Résumé de l’éditeur : « Au milieu de l’hiver glacé du Colorado, ce portrait d’une communauté traumatisée est noir, intense, poignant : une révélation !
Dans cette petite ville du Colorado, on adore ou on déteste Lucinda Hayes, mais elle ne laisse personne indifférent. Surtout pas Cameron, qui passe son temps à l’épier, ni Jade, qui la jalouse terriblement. Encore moins Russ, qui enquête sur sa mort brutale. On vient en effet de retrouver le corps de Lucinda dans la neige. Chacun leur tour, Cameron, Jade et Russ évoquent la jeune fille, leurs rapports, leurs secrets. Vite, ce drame tourne à l’obsession : tous trois savent en effet que la vérité peut les sauver ou les détruire. Ce tableau d’une petite communauté provinciale en forme de traversée des apparences est un portrait saisissant d’une Amérique bien-pensante travaillée par des pulsions obscures, dont tous les repères sont en train de voler en éclats.
« 

*

Je ne vais pas chercher à faire un résumé de ce roman, la quatrième de couverture vous donne l’idée générale mais je dois admettre que quand j’ai fini cette audiolecture, je me suis dit « tout ça pour ça? »… ça vous donne une idée de mon manque d’enthousiasme… Mais en fait, si je réfléchis un peu, c’est que j’ai l’impression que j’ai été trompée sur la marchandise car je pensais lire un polar alors qu’en fait, le meurtre et la résolution de ce meurtre n’a pas grand intérêt et en fait le roman repose surtout sur la psychologie des trois personnages centraux : Cameron, le jeune mal dans sa peau qui aime observer les gens la nuit, Jade, l’adolescente mal dans sa peau qui vit mal d’avoir perdu son meilleur ami qui s’est éloigné d’elle et Russ, un policier mal dans sa peau qui se pose des questions existentielles…

En fait, toutes les tergiversations de ces personnages m’ont un peu ennuyée d’autant qu’en fin de compte je n’ai pas bien vu les liens entre tous ces personnages et cela m’a paru un peu artificiel. Si cela n’avait pas été un livre audio, je pense que j’aurais abandonné…

avec Sylire : allons voir son avis!
Catégorie météo

Bad Man : Dathan Auerbach (Lu par Xavier Percy)

J’ai écrit ce billet juste après avoir fini mon audio-lecture et je dois commencer par dire que j’ai plutôt aimé ce roman et son ambiance même si au moment de devoir en parler, j’ai pas mal de bémols qui me viennent aussi à l’esprit.

L’histoire est celle de Ben, un jeune homme de 20 ans dont le petit frère Eric a disparu dans un supermarché 5 ans auparavant quand il avait 3 ans et qu’il était sous la responsabilité de son grand frère. Aucune piste sérieuse n’a pu être suivie et Ben, handicapé suite à un accident dans son enfance et obèse, ne s’est jamais résolu à arrêter les recherches en continuant à démarcher le voisinage car il considère que la police ne s’est jamais assez investie dans cette disparition. Son père essaie de garder le cap mais sa belle-mère ne s’est jamais remise et vit en recluse en attendant le retour d’Eric.

Quand il s’agit d’obtenir un travail, Ben ne trouve rien d’autre qu’un poste de manutentionnaire de nuit dans le supermarché où Eric a disparu 5 ans plus tôt. Le directeur est le même et Ben a toujours été suspicieux de son manque d’efforts à aider à retrouver son petit frère alors, c’est particulièrement difficile de travailler dans ce lieu.

Il travaille avec deux autres manutentionnaires avec qui il va se lier d’amitié, Marty et Frank et la personne en charge de la boulangerie, Beverley, une vieille femme qui travaille au magasin depuis très longtemps, fait le lien entre lui et Eric et se montre gentille avec lui.

L’ambiance nocturne au magasin est vraiment pesante, Ben a l’impression que le supermarché cherche à lui passer un message… Il reprend de façon plus active les recherches d’Eric avec un nouveau tract et son propre numéro de téléphone et il se passe des choses étranges autour de ces tracts : des dessins leur sont ajoutés, ils sont arrachés, Ben semble poursuivi par des menaces…

L’ambiance pesante est accentuée par des rêves assez vivaces que Ben fait sous le coup de la mauvaise conscience qui l’habite depuis la disparition de son frère.

J’ai aimé tous ces aspects mais parmi les choses que j’ai moins aimé il y a les petits passages qui s’intercalent entre les chapitre et qui dans la version audio sont lues avec une voix particulière mais qui ne sont pas su tout compréhensibles. J’imagine qu’un lecteur en version papier pourra revenir en arrière pour les relire et voir s’il y avait des indices mais pas en version audio.

j’ai aussi trouvé qu’il y avait une rupture entre une grande partie du roman assez lente (ce qui ne m’a pas gênée) et la dernière partie où tout s’accélère et où il manque des réponses à pas mal de choses sous-entendues pendant le récit. J’ai finalement ressenti une certaine sensation d’inachevé. Dans une série, on se dirait qu’il pourrait y avoir des ouvertures pour une prochaine saison mais je ne crois pas que ce soit un début de série…

Donc c’est finalement un avis un peu mitigé allant vers le positif car j’ai apprécié la lecture sur le coup malgré tout.

Catégorie adjectif (= mauvais)

La petite dernière : Susie Morgenstern

Résumé de l’éditeur : Les PETITES dernières veulent aussi faire de GRANDES choses ! La petite Susie grandit dans les années 50, à Newark aux États-Unis, dans une famille juive de trois enfants. De trois filles plus exactement : Sandra, Effie et elle, Susie, la « petite dernière ». Et c’est son grand drame d’être la troisième. Seules ses aînées se voient confier de véritables missions par leur mère : préparer les légumes, mettre la table… Elle, elle n’est même pas digne d’éplucher les patates, elle doit se contenter de faire ses devoirs ! Et ses sœurs prennent toute la place : Sandra est « la plus jolie », Effie « la plus drôle ».Que lui reste-t-il de spécial ?

*

J’avais vu passer la version BD de ce texte sur internet et quand j’ai vu le roman à la médiathèque je me suis dit que je tenterai bien cette lecture jeunesse.

Ce n’est pas un roman mais le témoignage sur la jeunesse de l’autrice Susie Morgenstern. C’est le récit de sa vie avec ses deux soeurs adorées et ses parents qui sont une famille simple mais pleine d’amour et de joie.

Susie est la petite dernière et elle admire beaucoup ses deux grandes soeurs et elle raconte ses souvenirs de vie avec elles. C’est aussi l’occasion de montrer la vie à Newark dans une famille juive dans les années 1950.

C’est une lecture plaisante qui pourra plaire aux jeunes lecteurs et aux adultes aussi. En avant propos, Susie Morgenstern raconte qu’elle qui a toujours écrit tous ses romans en français n’arrivait pas à raconter son histoire en français et elle a eu besoin de repasser par l’anglais pour pouvoir rendre ses souvenirs plus naturellement et j’ai trouvé cette information très intéressante!

Baise-moi : Virginie Despentes (Lu par Rébecca Chaillon)

Résumé de l’éditeur : « Baise-moi est une déclaration de guerre au bon goût, aux beaux sentiments et à l’élégance. Des mots qui claquent, aussi violents que des coups de poing. Une écriture sans concession qui bouscule et renverse les stéréotypes. Plus qu’un roman : le cri d’une époque. Des mots qui giflent, aussi violents que des coups de poing. Une écriture sans concession qui bouscule et renverse les stéréotypes. Plus qu’un roman : le cri d’une époque. Rébecca Chaillon, performeuse engagée dans la cause féministe, livre une lecture habitée et renversante. Une écoute dont on ne peut plus se défaire. »

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Virginie Despentes est une autrice que j’aime beaucoup et pourtant, elle est à mille lieues de moi. Avant le blog, j’ai lu « Les jolies choses », « Bye bye Blondie » et « Teen Spirit ». Ensuite j’ai lu « King Kong théorie » (un essai très intéressant), « Apocalypse bébé » (que j’ai moins aimé), « Vernon Subutex T1 », « Vernon Subutex T2 » et « Vernon Subutex T3 » (que j’ai lus en audio et beaucoup aimé).

« Baise-moi » est le premier roman de l’autrice qui a la réputation de ne pas avoir sa langue dans sa poche et qui a souvent traité des sujets en lien avec la prostitution, le sexe, le porno, la drogue et l’alcool et dans ce premier roman, tous les ingrédients étaient déjà là. J’ai lu que son premier éditeur avait fait noter « Avis aux parents : textes explicites » sur la couverture du livre et je dirai la même chose pour la version audio : « Avis aux parents : ne pas écouter sans écouteurs en public! »

Le début m’a paru un peu confus je dois l’avouer car on rencontre simultanément deux femmes qui ne se connaissent pas, paumées, à la limite de la marginalité, toutes les deux dans le milieu de la prostitution ou le porno et accro au sexe, très dépendante de l’alcool et qui vont, en parallèles vivre un évènement grave qui va les obliger à quitter leurs vies minables pour fuir. J’avais un peu de mal à les distinguer l’une de l’autre au début.

Manu et Nadine se rencontrent par hasard quand Nadine prend Manu en stop après que chacune ait commis un crime. C’est le début d’une sorte de road movie en France avec beaucoup de violence et de meurtres, car les deux femmes se sont rendue compte qu’elles aimaient tuer et qu’elles s’épanouissaient vraiment à tuer de façon totalement gratuite. Elles boivent aussi beaucoup (tellement que cela parait difficile de pouvoir fonctionner un tant soit peu clairement) et elles sont toujours à la recherche de sexe pour le sexe.

C’est vraiment cru et violent, noir et dérangeant mais c’est aussi un roman vraiment bien écrit avec des personnages vraiment bien campés, qui sont à la fois insupportables et touchantes et dans la version audio, la lectrice, Rébecca Chaillon, rend vraiment bien, dans la façon de lire, le mélange d’innocence et de noirceur des deux personnages.

Je ne sais pas si je peux vraiment recommander cette lecture car elle est difficile à conseiller du fait qu’elle touche à des sujets qui peuvent nous faire sortir de notre zone de confort mais si vous voulez vous laisser tenter, je peux vous encourager à lire la version audio qui est très bonne.

MERCI!
Catégorie Gros mot

Check-point : Jean-Christophe Rufin (Lu par Thierry Hanciss)

Résumé de l’éditeur : « Maud, 21 ans, mal dans sa peau et idéaliste, s’engage dans une ONG et se retrouve au volant d’un 15 tonnes sur les routes de la Bosnie en guerre. Les quatre hommes qui l’accompagnent dans ce convoi sont bien différents de l’image habituelle des volontaires humanitaires. Dans ce quotidien de machisme, Maud réussira malgré tout à se placer au centre du jeu. Un à un, ses compagnons vont lui révéler les blessures secrètes de leur existence. Et la véritable nature de leur chargement. »

*

Dans ce roman, on suit un convoi humanitaire en Bosnie. 5 personnes : une femme, jeune et sans doute la plus idéaliste du lot, le chef de l’équipe, qui semble n’avoir que son travail d’humanitaire et la fumette dans sa vie, deux anciens militaires qui sont copains et un autre homme assez distant. L’équipe va se déchirer car ils n’ont pas tous les mêmes objectifs dans cette mission.

Certains sont là pour des raisons qui ne correspondent pas aux lignes directrices de l’humanitaire mais dans l’esprit des personnes concernées ce sont des actions plus concrètes que juste apporter des médicaments.

Ce qui aurait pu être une mission de routine se transforme alors en road movie, une véritable course poursuite entre les deux camions quand une scission sépare le groupe…

Cette aventure est à la fois une réflexion sur la guerre en ex-Yougoslavie et finalement toutes les guerres civiles mais aussi sur ce que c’est que de faire de l’humanitaire et l’intervention de personnes extérieures à ce genre de conflit.

J’ai plutôt aimé ce texte même si j’ai trouvé que le personnage de Maud change sa vision du monde et s’investit dans une relation et dans des décisions politiques très vite, très intensément et cela m’a paru un peu artificiel.

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