Dreams from my father (Les rêves de mon père) : Barack Obama (lu par l’auteur)

Résumé de l’éditeur français :

« Dans Les Rêves de mon père, Barack Obama raconte son exceptionnel parcours. Celui d’un homme charismatique, candidat à l’investiture démocrate pour la présidentielle de 2008, qui représente désormais l’espoir et le renouveau pour des millions d’Américains. Dès les premières pages de son récit, le ton est donné : ni lyrisme ni pathos, mais une grande sincérité. 
Évoquant le bouleversement provoqué par la mort accidentelle de son père kényan, qu’il n’avait pas revu depuis des années, Barack Obama déroule le fil de ses souvenirs.
Des plages de Hawaï, où il vit avec sa mère blanche américaine, à Jakarta, où il passe une partie de son enfance, des bancs de la prestigieuse université Columbia aux quartiers les plus misérables de Chicago, où il choisit d’exercer le métier d’éducateur, le futur sénateur de l’Illinois retrace le chemin parcouru, jalonné de rencontres fortes. 
Avec franchise, il raconte ses interrogations, ses blessures, ses victoires et ses défaites, celles d’un homme qui n’a jamais cessé de vouloir réconcilier les couleurs de l’Amérique. »

Ce texte est assez passionnant car il raconte d’abord l’histoire d’une enfance particulière aux Etats-Unis : un enfant né d’une mère blanche et d’un père noir (son père était Kényan) et qui vit dans une famille blanche dans les années 60, c’est loin d’être simple. Barack Obama a très peu connu son père mais il a vécu avec son absence et son héritage implicite, et surtout une mère qui a toujours été là pour lui et des grands-parents qui ont su s’adapter à cette situation. Il a eu un mode de vie assez cosmopolite avec une enfance à Hawaï, un beau-père indonésien et une partie de son enfance en Indonésie. Sa jeunesse a été loin d’être parfaite : il est passé par sa crise d’adolescence, testé la drogue et l’alcool avant de se reprendre et d’avancer brillamment dans les études supérieures. Ce témoignage est vraiment sincère et sans concession.

Quand il aborde sa vie de jeune adulte, il parle de son action en tant que travailleur social dans la communauté noire et très modeste de Chicago dans les années 80 et c’est aussi vraiment très intéressant car il semble prendre conscience alors de sa position d’homme noir aux Etats-Unis.

Il y a aussi une grande partie consacrée à une réunion familiale au Kenya après la mort de son père. Des rencontres fortes avec sa grand-mère et sa famille élargie qui lui donne un ancrage dans son héritage paternel.

Au travers de ce témoignage très personnel, c’est aussi un portrait sociologique des Etats-Unis que dresse Barack Obama, une peinture multiculturelle et c’est vraiment intéressant.

Un petit extrait pour vous donner une idée de sa belle lecture :

 Chez Sylire

 par mon amie Mrs B (Thanks!)

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La confession : John Grisham (lu par José Heuzé)

Ce roman commence par une confession. Un homme vient voir le révérend Keith Schroeder dans le Kansas. Travis Boyette lui annonce qu’il est atteint d’une tumeur au cerveau et en liberté conditionnelle dans un foyer de la ville mais surtout qu’il est le véritable meurtrier de la jeune Nicole en 1998. Il dit qu’il parle ce jour-là car il vient de réaliser que Donté Drumm, qui a été condamné pour ce crime 9 ans plus tôt, va subir la peine capitale au Texas dans les jours suivants.

Keith Schroeder qui ne connaissait pas cette affaire se renseigne et découvre que ce crime a bien eu lieu. Nicole était une jeune pom-pom girl blanche et populaire et Donté Drumm, un jeune footballeur Afro-Américain qui a été injustement accusé mais qui a 18 ans et dans la panique a avoué avant de se rétracter. Et même si le corps de la jeune fille n’a jamais été retrouvé, il est condamné à mort.

Le révérend prend contact avec Robbie Flak, l’avocat de Donté Drumm, pour lui raconter cette confession de Travis Boyette qui a déjà été plusieurs fois condamné pour des crimes sexuels et qui prétend pouvoir montrer où il a enterré le corps de la victime. L’homme d’église et le criminel vont alors prendre la route pour essayer d’arriver à temps à Huntsville pour tenter d’arrêter l’exécution de Donté.

En parallèle, Robbie Flak essaye de persuader une personne qui a fait un faux témoignage au début de l’enquête de se rétracter pour disculper Donté. Mais tout se passe dans l’urgence car tout arrive à la dernière minute et c’est une véritable course contre la montre.

Dans la ville de Slone, où a eu lieu le crime et où vivent les familles de Donté et de Nicole, des tentions commencent à se faire sentir jusqu’à devenir un conflit entre les communautés. Les Noirs et les Blancs s’affrontent et les autorités s’inquiètent des conséquences.

Il est évident que le jeune Donté a été très injustement arrêté et condamné en grande partie parce qu’il était Noir et à cause des préjugés de la part des enquêteurs et des jurés (tous blancs) lors du procès…

Ce roman est difficile à classer car ce n’est pas vraiment un polar étant donné que l’on sait dès le début qu’un innocent est en prison. Ce n’est pas vraiment un thriller non plus, même s’il y a un petit côté « road movie » avec l’angoisse de savoir si les efforts de l’avocat vont aboutir ou pas. Mais je dirai que ce roman est plus un roman « de justice » puisque nous suivons les rouages d’une ancienne enquête et des différentes étapes pour essayer de sauver un jeune homme condamné à tort et qui se retrouve dans le couloir de la mort. On est plongé dans les méandres des procès et de la justice américaine. On suit les différents membres de l’équipe d’avocats et toutes leurs tentatives pour rétablir la vérité.

Mais c’est surtout un roman vraiment engagé et social. Ce roman est une critique très claire de la peine de mort et des dysfonctionnements du système judiciaire. Pour commencer, dans l’état du Texas, une personne peut être condamnée à mort pour un viol et un meurtre alors même qu’il n’y pas de corps et aucune preuve de sa culpabilité. Le roman dénonce aussi la corruption et les arrangements entre les personnes qui font cette justice… C’est assez terrifiant et encore plus quand on est Noir dans un état du Sud aux Etat-Unis où la parole d’un homme de couleur aura toujours moins de poids que celle d’un Blanc…

C’est le deuxième  roman que je lis de John Grisham et j’admire sa capacité à traiter des thématiques de société très forts sous une façade de « polar ». Dans l’ombre de Gray Mountain il parlait de la pollution causée par les mines de charbon et les conséquences sur la nature et sur les hommes et ici il écrit un véritable pamphlet contre la peine de mort et l’intolérance. Je vous recommande ce roman!

Au niveau de la version audio, c’était assez surprenant car il y avait des habillages sonores comme des bruits de fond quand les gens sont des des lieux publics, des voix d’autres personnes en arrière plan. La première fois, j’avais des écouteurs et je ne m’y attendais pas : j’ai cru qu’il y avait quelqu’un d’autre chez moi qui me parlait! Mais à part cela, j’ai bien aimé la lecture par José Heuzé.

 

 Chez Sylire

 avec Sylire

Underground Railroad : Colson Whitehead (+ version audio lue par Aïssa Maïga)

Ce roman se déroule aux Etats-Unis alors que l’esclavage est encore la norme. Cora, est une jeune fille esclave sur une plantation de coton en Géorgie. Sa grand-mère et sa mère étaient déjà esclaves dans cette même plantation, mais Cora s’est retrouvée seule très jeune car sa mère s’est enfuie et n’a jamais été retrouvée.

Dans cette plantation, la violence existe bien entendu par les maîtres et contremaîtres blancs mais également entre les esclaves. La situation est sûre d’empirer quand le maître va changer car ce dernier est beaucoup plus dur que son frère. C’est justement à cette époque que Caesar, un esclave qui vient d’arriver et qui n’a pas la même histoire (il sait lire par exemple et a connu une vie de famille à peu près harmonieuse avant d’être acheté sur cette plantation), lui propose de s’enfuir avec lui. Et c’est ce qu’ils font… Sans trop réfléchir, ils partent pour des Etats plus libres grâce à l’aide de Blancs et de Noirs faisant partie du réseau du « chemin de fer clandestin » (« Underground Railroad »).

Le voyage de Cora est assez terrible : elle voit des mondes différents, des endroits où les Noirs peuvent se croire libres mais seulement pour réaliser qu’on les utilise différemment. Elle rencontre des gens ouverts et qui se sentent le devoir d’aider leur prochains et d’autres, assoiffés de haine et de vengeance qui ne veulent que la mort.

C’est une épopée avec le personnage de Cora qui semble peut-être un peu passive dans cette aventure mais qui traverse les épreuves malgré tout. Ce roman est une fresque de la vie des Noirs aux Etats-unis à cette époque, je l’ai trouvé vraiment intéressant. J’ai aussi aimé sa construction qui fait revenir sur le passé de certains personnages qui ont leur importance. J’ai vraiment aimé ces rencontres, ces personnages si différents qui dressent un portrait sans concession, positif et négatif de ce pays.

Il y a bien entendu des aspects qui flirtent avec la réalité, qui sont plus symboliques que réalistes (le chemin de fer n’était pas réellement « sous-terrain » et l’organisation était sans doute moins réglée) mais il y a aussi beaucoup de réalisme sur l’état d’esprit des esclavagistes et des esclaves. Ce n’est pas un roman forcément facile, mais je l’ai trouvé passionnant!

Dans le cadre du  j’ai eu l’occasion d’écouter la version audio de « Underground Railroad » lu par Aïssa Maïga. L’histoire m’a bien entendu tout autant plu (je ne l’ai as écouté en entier car je venais tout juste de lire le roman). J’ai trouvé que la lecture était très réussie. Aïssa Maïga lit très bien, elle a une très jolie voix, posée et elle fait vivre le texte sans emphase, sans surjouer. J’ai aussi apprécié que les chapitres soient entrecoupés de musique, guitares et bruits de chaînes, qui rythment la lecture sans pour autant être gênants. C’est très agréable à écouter. Si vous lisez en audio, je vous recommande cette version!

Si vous voulez en savoir plus sur Harriet Tubman et the Underground Railroad, en cliquant sur l’image vous trouverez de la documentation en anglais : 

Et en cliquant sur l’image suivante, vous trouverez un site en français

  + 

 avec Karine et Malorie (Allons voir leurs avis)

catégorie « déplacement »

Everything Everything : Nicola Yoon (lu par Nastassja Girard)

Madeline est une adolescente pas comme les autres. Depuis qu’elle est toute petite, d’aussi loin qu’elle s’en souvienne, elle doit rester à la maison sans mettre un pied dehors car elle est malade : elle souffre d’un déficit immunitaire aussi appelé « la maladie de l’enfant-bulle ». Madeline ne vit pas dans une bulle à proprement parler mais dans une maison où tout est aseptisé, où l’air est filtré et où personne n’a le droit de rentrer à part sa mère (médecin) et une infirmière qui s’occupe d’elle depuis toujours et parfois un professeur qui aura été préalablement décontaminé car Madeline suis sa scolarité à domicile. Elle se fait une raison, n’a rien connu d’autre et sait qu’elle doit supporter cette solitude pour survivre. Son seul plaisir c’est la lecture…

Mais tout prend une perspective différente quand de nouveaux voisins s’installent en face et que le fils de la famille commence à l’intriguer… Ils se mettent à échanger par internet et Olly, qui est un ado qui doit faire face à une vie de famille bien compliquée aussi et Madeline deviennent amis puis par une rencontre normalement interdite, tombent amoureux.

C’est ainsi que Madeline réalise qu’elle ne supporte plus sa vie enfermée et qu’elle s’interroge réellement sur sa maladie qui fait de sa vie une prison.

Au début de ma lecture j’avoue que j’ai pensé « Oh la la, une histoire d’amour d’ado impossible totalement improbable… » mais au fil de mon écoute je me suis rendue compte que le côté « improbable » était justement le coeur de l’intrigue et ça devient alors beaucoup plus intéressant! Je ne regrette donc pas du tout d’avoir poursuivie et je recommande ce roman aux lecteurs de 12 ans et plus (filles ou garçons car les deux personnages font que ce n’est pas forcément trop genré même si les filles seront sans doute plus attirées à priori) et aux adultes qui aiment les histoires d’ados pas trop cucul 😉

La version audio est bonne car la lectrice a une voix jeune qui correspond bien à Madeline.

Un film en a été tiré :

Merci à 

Un avion sans elle : Michel Bussi (lu par François Hatt)

Le 23 décembre 1980, un avion s’est écrasé dans le Jura et tous les passagers sont morts… Enfin, presque tous. Un bébé non identifié a été retrouvé miraculeusement vivant. Mais le problème est de savoir qui est cette petite fille car il y avait deux bébés du même âge (quelques mois seulement) à bord. Est-ce Lyse-Rose de Carville, petite-fille d’un riche industriel de la région parisienne ou Emilie Vitral, petite-fille d’une modeste vendeuse ambulante de frites à Dieppe? Les deux familles revendiquent le lien familial et la justice s’en mêle et décide que la petite fille s’appelle Emilie Vitral…

Mathilde de Carville, la deuxième « grand-mère » n’abandonne pas et fait appelle à Crédule Grand-Duc, un détective privé, elle le paie grassement pour qu’il poursuive l’enquête pour prouver l’identité de la petite fille que tout le monde surnomme Lylie et pour cela, il a 18 ans dernier délais…

Le roman commence en fait la veille des 18 ans de Lylie et donc à la fin de cette enquête. Et alors que Crédule Grand-Duc va jeter l’éponge car il ne peut décidément pas prouver qui est réellement la jeune fille, il a un flash et a la certitude de savoir…

Mais il est retrouvé mort chez lui par la deuxième fille de Carville (une jeune fille très perturbée par la disparition de sa petite soeur et par l’attribution du bébé à la famille Vitral) puis par Marc, le frère de Lylie, qui lui est persuadé qu’elle n’est pas sa soeur mais bien la fille de Carville… Ce qui l’arrangerait puisqu’il est amoureux d’elle… Au même moment, Lylie a disparu, juste après avoir donné à Marc le journal que Crédule Grand-Duc lui  a confié le jour de son anniversaire dans lequel il raconte 18 ans d’enquête et que nous découvrons en même temps que le jeune homme au fil de l’histoire.

Comprenant qu’il y a peut-être un moyen de prouver que Lylie n’est pas sa soeur, Marc fait tout pour terminer l’enquête du détective et retrouver Lylie.

Je vous rassure : à la fin, on sait qui est ce bébé retrouvé 18 ans plus tôt!

J’ai écouté ce roman audio en décembre parce que j’aime bien cet auteur. J’ai bien aimé cette lecture, c’est un roman accrocheur sur le moment, on n’a pas envie de le lâcher mais il faut quand même accepter de fermer les yeux sur certaines grosses ficelles. Pas tant sur l’intrigue… (encore que, une histoire de test ADN et la fin hyper rapide et un peu rocambolesque étaient un peu tirées par les cheveux…) mais sur les personnages qui sont vraiment caricaturaux… Les gentils pauvres et les méchants riches par exemple, et la gentille et parfaite Lylie, la « soeur » folle et hystérique, le « frère » amoureux transi et le détective …

Cela reste pour moi un bon moment de détente, ce n’est pour autant pas mon préféré de Michel Bussi

 par Saxaoul (cliquez pour voir son billet)

 catégorie « transport » de ma ligne audio

Le prix Audiolib 2018

Pour la 6 ème année consécutive, je suis membre du jury du Prix Audiolib, organisé par la maison d’édition.

Je suis bien évidemment ravie, vous vous en doutez! J’adore lire avec les oreilles et j’aime faire des découvertes littéraires! Je ne suis pas toujours d’accord avec le lauréat mais j’ai toujours eu de beaux coups de coeur pendant ces aventures!

Et puis comme les autres années, parmi les autres autres membres du jury il y a pas mal de copines blogueuses, c’est aussi l’occasion d’échanger sur nos lectures et d’organiser des Lectures Communes.

Voici les titres que je vais être amenée à lire avec les oreilles entre janvier et mai :

  •  Arrête avec tes mensonges de Philippe Besson lu par Antoine Leiris.

  • Bakhita de Véronique Olmi lu par l’auteure.

  • En sacrifice à Moloch de Asa Larsson lu par Odile Cohen.

  • La Ferme du bout du monde de Sarah Vaughan lu par Julie Pouillon.

  • La Tresse de Laetitia Colombani lu par l’auteure, Rebecca Marder et Estelle Vincent.

  • La Vie secrète des arbres de par Peter Wohlleben lu par Thibault de Montalembert.

  • Le Jour d’avant de Sorj Chalandon lu par Stéphane Boucher. 

  • Ma reine de Jean-Baptiste Andrea lu par Guillaume Jacquemont.

  • Quand sort la recluse de Fred Vargas lu par Thierry Janssen.

  • Underground Railroad de Colson Whitehead lu par Aïssa Maïga.

Voici mes premières impressions avant de commencer les écoutes :

J’ai déjà lu « Arrête avec tes mensonges » de Philippe Besson très bien lu par Antoine Leiris.  Je comptais en parler en janvier mais du coup comme mon billet n’est pas encore écrit, je le reporterai à mars!

En version papier, j’ai déjà lu et beaucoup aimé et « Le Jour d’avant » de Sorj Chalandon et « Underground Railroad » de Colson Whitehead j’aurai donc plaisir à les écouter (en entier ou en partie, selon le temps disponible!) car les textes m’ont beaucoup plu.

J’ai dans ma PAL liseuse « La Ferme du bout du monde de Sarah Vaughan » et « La Tresse » de Laetitia Colombani, et dans ma PAE (pile à écouter), j’ai « Quand sort la recluse » de Fred Vargas lu par Thierry Janssen : je suis donc très contente de les découvrir en audio vu que j’avais envie de les lire!

J’avais repéré « Bakhita » de Véronique Olmi sur la blogo car il est très apprécié (c’est même le lauréat du Grand Prix des Blogueurs Littéraires). J’étais aussi très tentée par « Ma reine » de Jean-Baptiste Andrea (J’ai d’ailleurs failli rencontrer l’auteur dans ma librairie mais j’avais une réunion au collège ce soir là!)

Quant à « En sacrifice à Moloch » de Asa Larsson et « La Vie secrète des arbres » de par Peter Wohlleben je n’en ai jamais entendu parler avant! La seule chose que je peux dire c’est que le dernier est lu par Thibault de Montalembert qui est un lecteur que j’aime beaucoup!

 

Comptez sur moi pour vous reparler de ces livres audio au fur et à mesure!

Sans feu ni lieu : Fred Vargas (lu par Philippe Allard)

Le roman commence avec Clément Vauquer qui part à la recherche de Marthe, ancienne prostituée, la seule personne qu’il connaissent à Paris et à qui il peut confier son inquiétude : deux femmes ont été assassinées et tout porte à croire que c’est lui qui les a tuées! Mais Clément dit ne pas l’avoir fait et Marthe qui l’a pratiquement élevé quand il était petit le croit. Et elle fait appel à Louis Kehlweiler pour qu’il mène l’enquête.

Très vite Louis Kehlweiler, dit « l’allemand », réalise que Clément a été choisi pour passer pour un tueur car le jeune homme est stupide, quasiment attardé et il a tout simplement obéi à des consignes par téléphone sans se douter qu’on le manipulait et il est en fait aussi une victime… Mais pourquoi?

Kehlweiler va creuser le passé de Clément et chercher qui pourrait vouloir lui nuire…

Ce roman de Fred Vargas n’est pas un roman avec Adamsberg mais avec les « Evangélistes » (Marc, Lucien pour Luc et Mathias pour Mathieu). Les « évangélistes » sont des spécialistes dans des périodes historiques pointues, des universitaires un peu hors du commun. Ils vivent tout ensemble et avec l’enquêteur bougon, ils vont chercher et trouver la solution!

Un très bon polar!

 Chez Sylire

 par Sylire (cliquez pour voir son billet)

 catégorie « lieu » de ma ligne audio

Article 353 du Code Pénal : Tanguy Viel (Lu par Féodor Atkine)

L’histoire commence avec Martial Kermeur qui vient de jeter à la mer le promoteur immobilier Antoine Lazenec. Il ne l’a pas à proprement parlé tué mais il sait bien que c’est à cause de lui s’il meurt et il l’a fait en toute conscience. Une fois arrêté et interrogé par le juge, c’est l’occasion pour lui de raconter tout ce qui l’a amené à faire cela.

Il va commencer par parler de son licenciement avec une très grosse prime, sa vie de couple, son divorce, sa vie avec Erwan son fils qu’il va élever du mieux qu’il peut. Il y a surtout les projets immobiliers grandioses de Antoine Lazenec qui fait miroiter à la mairie et aux habitants de transformer Brest en une sorte de nouvelle Riviera iodée… Une « station balnéaire » de luxe qui donnera une nouvelle vie à la ville…

Tout le monde y croit… Même Martial même s’il ne l’avoue à personne par honte d’avoir investi son argent de prolétaire dans un projet de luxe… Et pourtant, il en rêve de son appartement avec vue sur mer pour lui et Erwan…

Sauf que Lazenec est un escroc et que rien ne se passe comme prévu…

Ce roman est vraiment bon, avec un narrateur rude qui raconte une vie simple et honnête, droit dans ses bottes qui pourtant a été poussé à bout par une machine broyeuse : celle de la malhonnêteté mais aussi celle de la fierté.

J’ai beaucoup aimé cette lecture, et ce personnage et je vous recommande la version audio car le côté monologue en huis clos se prête très bien à la lecture audio avec son aspect confession. Le narrateur semble nous parler. De plus, cette version est très bien lue.

catégorie « objet » de ma ligne audio

Le gardien de phare (Tome 7) : Camilla Läckberg (lu par Jean-Christophe Lebert)

Je retrouve avec plaisir les personnages récurrents de la série de Camilla Läckberg (cliquez pour trouver mes avis sur les autres tomes car  celui-ci est le 7ème tome.)

Je ne veux pas spoiler (mais en même temps je suis en retard avec la série…) mais ce tome ne commence pas de manière très gaie. La famille de Erika et Patrick a été affectée par un drame dont ils ont du mal à se relever. Ils sont parents de jumeaux en plus de leur petite Maja et Erika est en congé maternité.

Difficile de choisir quels aspects de ce romans je dois évoquer ou pas pour ne pas dévoiler trop de choses ou pour vous mettre sur la piste de la résolution de l’énigme…

Alors je vais juste vous dire que parmi les personnages qui ne sont pas récurrents, il y  a un frère et une soeur qui montent un spa à Fjällbacka dans un hôtel laissé à l’abandon et cela devient le centre d’attention du village.

Il y a aussi Annie qui rejoint l’île de Graskär qu’elle a héritée de ses parents. Elle est avec son fils et a fuit une scène sanglante à Stockholm et une vie néfaste avec son mari… Cette île possède un phare et en parallèle de l’histoire actuelle, on suit l’histoire de Emelie, la femme du gardien de phare au 19ème siècle qui est bien malheureuse sur son île avec un mari maltraitant. Emelie ne trouve de réconfort que dans les esprits qui semblent habiter l’île et d’ailleurs à l’époque moderne, cette île est appelée « L’île aux esprits » et Annie les ressent elle aussi.

Il y a Mats, ou Mate, un jeune homme qui est revenu vivre à Fjällbacka après avoir été violemment agressé à Göteborg. Il travaille pour la mairie et gère toute la partie financière de Badis, le grand projet « Spa et bien être » qui va bientôt ouvrir. Il est aussi l’ancien petit ami de Annie à l’époque du lycée.

Il est retrouvé mort, assassiné d’une balle dans la tête dans son appartement au début de l’histoire. Les policiers cherchent donc dans son passé et s’intéressent particulièrement à son ancien travail dans un centre pour femmes battues.

Et puis bien sûr, il y a des histoires avec tous les personnages récurrents… C’est une petite ville!

Bon, je dois vous dire que si je l’ai lu avec plaisir sur le moment, avec du recul, je ne suis pas vraiment emballée. J’ai trouvé que les histoires qui s’entrecroisaient étaient un peu  bancales et artificielles. Peut-être est-ce dû au fait que j’avais tout deviné dès le début alors forcément, j’ai eu un peu l’impression à la fin que c’était beaucoup de bruit pour rien… J’ai vraiment eu le sentiment que l’auteur voulait nous enfumer et cela n’a pas vraiment fonctionné.

C’est un tome plus noir au niveau des thématiques  femmes battues, enfants maltraités, deuil, dépression, drogues, gangs… Ce n’est pas léger mais c’est un peu dommage que cela n’ai pas été plus approfondi.

Je continuerai malgré tout la série (j’ai « La faiseuse d’anges » dans ma Pile à Ecouter) mais je vais attendre un peu pour m’y mettre!

 chez Cryssilda

Caroline Loeb lit Françoise Sagan : Je ne renie rien (suivi d’autres textes de Françoise Sagan)

Quand j’ai reçu ce livre audio pour le prix Lire dans le Noir je ne savais pas du tout de quoi il s’agissait car la seule information que j’avais c’était « Françoise Sagan » de Caroline Loeb… J’ai fait quelques recherches avant de commencer à écouter et j’ai découvert ceci chez Frémeaux & Associés Editeurs :

« Femme de lettre devenue icône sulfureuse et libertaire, Françoise Sagan passionne. Je ne renie rien transmet l’originalité de ton, la beauté de langage et la délicate impudeur qui caractérisent Sagan à travers 35 ans d’entretiens et d’interviews donnés de 1954 à 1992. Caroline Loeb, star de la chanson des années 1980 et comédienne au théâtre partage avec son héroïne une forme de lascivité poétique et intellectuelle. Elle guide cette plongée dans le jardin secret de l’écrivaine où tout et tous sont abordés par ses souvenirs, ses passions et ses inspirations. L’écrivaine se dévoile, Caroline Loeb prête sa voix à l’expression de ses pensées dans ce témoignage intemporel et incarné à deux voix. »

Ce livre audio est donc d’abord la version lue de « Je ne renie rien », des entretiens de Françoise Sagan au fil des années et suivi de divers articles écrits par Françoise Sagan dans la presse : « L’immense famille de la lecture », « Fitzgerald le magnifique », « Bonjour Venise », « Gérard Depardieu », « Conseils au jeune écrivain qui réussit », « La solitude », « Bardot », « Coup de coeur pour les infirmières », « Joseph Losey », « Paris la nuit », « Le lit ».

En lisant ces textes, on apprend énormément de choses sur l’auteur et la femme qu’était Françoise Sagan, loin de la caricature que je connaissais d’elle, moi qui ne connait pas bien son oeuvre (je n’ai lu que « Bonjour tristesse » que j’ai beaucoup aimé) mais on apprend beaucoup sur notre société française à divers époque puisque ces textes balayent les années de 1954 à 1992. Et tout cela est vraiment passionnant.

Françoise Sagan était une femme intelligente, très fine, très moderne, indépendante, drôle aussi. Une vraie femme libre, une femme avec un regard clair sur le monde qui l’entoure. Nombre des réflexions qu’elle fait m’ont vraiment touchées et parlées, je me suis retrouvée dans beaucoup de choses qu’elle dit et je pense que de nombreux lecteurs pourront s’y retrouver, hommes ou femmes, jeunes ou plus âgés car il y a vraiment des choses universelles qui sont abordées. Je vous recommande vivement ce texte.

Mais je dois dire que je vous recommande particulièrement cette version audio car elle est excellente! Caroline Loeb (que je dois avouer ne connaître que pour son tube de mes années collège « C’est la ouate ») est une lectrice incroyable! Elle DEVIENT Françoise Sagan, s’efface et devient l’auteur sans que ce soit caricatural!

En préparant ce billet j’ai découvert qu’elle a joué ce texte au théâtre et je comprends maintenant qu’elle incarne vocalement  ce texte de façon si parfaite! Bravo à elle, j’ai adoré l’écouter!

Voici une vidéo très intéressante où Françoise Sagan, Caroline Loeb et la pièce sont évoqués :