La merveilleuse boutique de crèmes glacées de Viviane : Abby Clements (Lu par Ludmila Ruoso)

À Brighton, Anna vient d’acheter un appartement dans lequel elle va emménager avec son petit ami fraîchement divorcé. En Thaïlande, Imogène, sa soeur aventurière, a trouvé l’endroit où elle se sent bien, elle compte bien y rester pour poursuivre sa carrière de photographe… Mais les retrouvailles entre les deux soeurs vont arriver plus tôt que prévu quand Viviane, leur grand-mère adorée, meurt de façon inattendue.

Leur père et leur oncle héritent de la maison de famille et les deux soeurs héritent de la boutique de glaces de Viviane. Un peu laissé à l’abandon, le commerce va prendre une nouvelle jeunesse avec les idées des jeunes femmes. Anna va prendre des cours de confection de glaces en Italie, à Florence, où elle rencontre un jeune italien charmant et pendant ce temps, Imogène a un peu la poisse et ne se fait pas de très bonnes relations avec le commerçant voisin.

Mais les filles finissent par trouver leur équilibre entre les tensions familiales, les petits soucis et les gros coups de blues.

Alors dès le début de ma lecture, je me suis dit « c’est gentillet mais c’est sympa… » C’est loin d’être un incontournable mais c’est une lecture de vacances sympathique qui ne demande pas beaucoup de réflexion (on se doute un peu de tout très vite!) mais c’est aussi une jolie histoire entre deux soeurs et on a envie d’aller fabriquer des glaces à Florence, flâner sur le bord de mer à Brighton et surtout … manger des glaces! 🙂

La version audio est lu par une jeune femme qui a une voix très proche des jeunes femmes des séries américaines doublées et ça colle bien à l’ambiance du roman.

Une lecture estivale mais rien de plus (mais parfois ça fait du bien 😉 )

 Chez Sylire

  chez Lou et Titine

Te laisser partir : Clare Mackintosh (Lu parJoséphine de Renesse et Philippe Résimont)

Résumé de l’éditeur : Un soir de pluie à Bristol. Un petit garçon qui échappe à la vigilance de sa mère. Une voiture qui surgit… et un chauffard qui s’enfuit. En dépit de l’obstination de l’équipe d’enquêteurs, pas une piste. Rien.
Ce bref instant a suffi à transformer en cauchemar l’existence de Jenna. Aurait-elle pu empêcher la tragédie ? Pour elle, il n’y a plus qu’une solution, tout quitter. Va-t-elle pouvoir oublier la souffrance de cette nuit de novembre, dans ce cottage isolé où elle se réfugie sur la côte désolée du pays de Galles ? Le chagrin et la douleur vont-ils s’estomper, ou le passé va-t-il la rattraper, provoquant une cascade de répercussions dramatiques ?

*

Oh la la… il va falloir que je fasse très très attention à ne pas spoiler ce roman… Je vous mets d’ailleurs le résumé de l’éditeur car il est très bien…

Je ne vais d’ailleurs pas vous en dire beaucoup plus car vraiment, il y a un twist au milieu du roman qui fait basculer l’histoire que l’on lisait dans une histoire complètement différente… On commence par une histoire de deuil et on a finalement une histoire de manipulation mentale et de violence conjugale et c’est un détricotage d’une histoire par flash-backs qui nous ramène malgré tout à l’histoire de départ…

Le début est peut-être un peu long mais au font il permet d’installer le lecteur dans une certaine situation et même de nous manipuler… Je me suis plusieurs fois énervée contre le personnage en lui disant mentalement : « Mais dis lui! Ca serait tellement plus simple! » (mais en fait ce n’était pas du tout plus simple… et ça, on le comprend dans la deuxième partie et on est bluffé!)

Bref, je me suis bien faite avoir et j’ai adoré! J’ai relu un chapitre à la fin (je ne vous dis pas lequel pour ne pas vous influencer mais si vous l’avez lu et que vous voulez que je vous dise lequel il faut relire, je vous le dirai 😉 ) et c’est incroyable car l’auteur a vraiment n’a pas laissé passé de faille.

Je suis consciente que je ne vous raconte pas grand chose mais c’est vraiment pour préserver le suspense. J’ai vraiment aimé ce faux polar qui est plus un roman psychologique et qui est très réussi!

 Chez Sylire

chez Lou et Titine

Raison et sentiments : Jane Austen (lu par Cachou Kirsch)

Pas facile de parler d’un classique de la littérature anglaise qui est sans doute connu de tous. J’ai lu « Orgueil et préjugés » il y a quelques années et j’avais beaucoup aimé l’ambiance et la modernité des personnages. Dans « Raison et sentiments » ce que j’ai préféré c’est vraiment le côté social et historique.
Après le décès de leur père, Elinor, Marianne et Margaret Dashwood, n’héritent de rien car c’est John, leur demi-frère aîné qui a tout, l’argent et surtout Norland dans le Sussex, la propriété familiale. Mme Dashwood et ses filles quittent donc leur maison après quelques temps de cohabitation avec son beau-fils et son épouse pour vivre dans le Devon à Barton Cottage proposé par Sir John Middleton, un cousin fortuné.
Une nouvelle vie s’ouvrent à elles auprès de Sir John, Lady Middleton, sa femme et sa mère Mrs Jennings. Elles rencontrent aussi des amis ou de la famille de leurs nouveaux voisins. Il y a notamment le colonel Brandon, un homme un peu secret et sombre, la sœur de Lady Middleton et son mari Mr et Mme Palmer, un couple plein de contrastes et Anne et Lucy Steele, des cousines.
Le colonel Barton est rapidement tombé amoureux de Marianne mais la jeune femme de 17 ans, très intense dans ses idéaux amoureux ne l’envisage même pas comme un potentiel prétendant. Par contre, elle est complétement tombée sous le charme de John Willoughby, un jeune homme rencontré par hasard.
Elinor, plus âgée et très raisonnable, garde le plus secrètement possible les sentiments qu’elle éprouve pour Edward Ferrars, le frère de sa belle-soeur Fanny, qu’elle a rencontré quand elles vivaient encore à Norland. Mais comme la famille Ferrars a clairement fait comprendre qu’ils avaient  de grandes ambitions pour ce fils aîné, elle s’est fait une raison que rien ne serait possible.
Elinor s’inquiète de l’intensité des sentiments de Marianne pour Willoughby qui n’est peut-être pas celui qu’il laisse entendre et elle-même doit se forcer à rester raisonnable et secrète quand elle se retrouve à recueillir des confidences qui la font terriblement souffrir.
Entre la campagne et la vie à Londres, avec les sous-entendus qui deviennent vite des rumeurs et des « certitudes », le petit milieu de la haute société (plus ou moins haute) ce roman est vraiment très riche. Il y a beaucoup de bons sentiments, les faux-semblants et des personnages bien construits. Il y a Elinor l’honnête gentille et Marianne, la passionnée. Il y a des trahisons et des secrets… Cela pourrait être un peu « chick litt » si c’était un roman d’aujourd’hui mais c’est très bien écrit et c’est surtout totalement ancré dans une époque et c’est vraiment un bon roman, facile à lire!

 Chez Sylire

chez Lou et Titine

L’avis de Dominique en commentaire!

Une mer si froide : Linda Huber (Lu par Hélène Lausseur)

Il va être très compliqué de parler de ce livre car je ne veux pas trop en dire…

Nous sommes en Cornouailles en Angleterre mi-août et nous suivons une famille : Maggie, Colin les parents, et leurs enfants, Olivia qui a trois ans et son grand frère Jo. Malheureusement, un instant d’inattention fait qu’Olivia a disparu et personne ne l’a vue après le moment où elle a quitté sa mère sur la plage pour rejoindre son père et son frère dans les mares dans les rochers. Maggie, percluse de culpabilité n’arrive pas à supporter cette disparition et après avoir accepté qu’elle a dû se noyer, elle ne peut pas vraiment reprendre le cours de sa vie avant d’avoir retrouvé le corps de sa fille.

En parallèle, nous suivons aussi Jenifer et sa petite fille Hailey, qui a cinq ans et qui commence l’école dans une nouvelle maison et une nouvelle ville. Jennifer, enceinte de jumeaux, est seule car son mari est aux Etats-Unis pour des affaires familiales. La plus grande partie du roman va être centrée sur Hailey qui a du mal à s’adapter à l’école et sa maîtresse Katie va essayer de l’accompagner au mieux.

Le lecteur sait très vite qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez Jenifer qui a beaucoup de choses à cacher… Et qu’elle se cache à elle-même d’ailleurs.

C’est un thriller qui ne joue pas vraiment sur le mystère car on sait ce qui se passe assez vite mais plus sur la psychologie des personnages et sur l’empathie qu’il crée. En effet, comment ne pas être angoissé comme les parents de Olivia? Comment ne pas ressentir le malaise qui émane de Jennifer comme Katie? Comment ne pas souffrir avec Hailey? En tout cas, j’ai vraiment apprécié cette audiolecture dont j’ai aussi aimé la lectrice qui sait faire vivre l’histoire.

Une bonne découverte vers laquelle je ne serais peut-être pas allée si je m’étais basée sur le titre et la couverture pour être tout à fait honnête!

par Mrs B! Merci!

 Chez Sylire

chez Lou et Titine

Amours : Léonor de Récondo (lu par l’auteure)

1908, dans une maison aisée, Victoire est mariée depuis cinq ans avec Anselme de Boisvaillant un notaire un peu austère qui ne pense qu’au travail. Elle s’ennuie dans sa vie d’épouse d’autant qu’elle n’a pas d’enfant et qu’on ne lui laisse pas vraiment oublier.

Anselme, de son côté monte régulièrement dans la chambre de Céleste, la bonne de 17 ans, pour l’abuser… La jeune femme tombe enceinte et pour sauver les apparences, Victoire la persuade de garder son enfant et de le leur donner pour qu’il devienne leur fils. Céleste accepte, n’ayant pas vraiment d’autres alternatives.

Mais les faux semblants ne sont pas si faciles à tenir pour Victoire qui n’arrive pas à s’attacher à « son » bébé qui commence à dépérir par manque d’affection. Une nuit, Céleste se glisse dans la chambre de sa patronne pour emmener le bébé dans sa chambre et lui redonner de la vie par le contact physique du peau à peau. Quand Victoire cherchant le petit trouve la bonne dans sa chambre, leur vie va prendre un tournant radical…

En effet, les deux femmes si différentes vont découvrir des sentiments intenses et un amour physique que ni l’une ni l’autre n’avait connu jusque là. Elles vivent une parenthèse enchantée ensemble, Céleste goûtant une douceur de vie et Victoire découvrant une liberté jusqu’alors inconnue mais elles seront rattrapées par les convenances de la société.

Très beau roman que j’ai vraiment apprécié. C’est une histoire d’amour très forte et aussi une peinture de la « bonne société » et des personnes plus modestes au début du siècle.

La version audio est très bien lue par l’auteure (ce qui n’est pas toujours le cas). J’ai vraiment été transportée dans le monde de Céleste et Victoire, elle me racontait leur histoire. Je vous conseille ce support de lecture!

 Chez Sylire

 

L’écorchée : Donato Carrisi (Lu par Antoine Tomé)

Résumé de l’éditeur : « Sept ans après s’être mesurée au Chuchoteur, Mila Vasquez travaille aux Limbes, le département des personnes disparues. L’enquêtrice excelle dans son domaine. Peut-être parce qu’elle est incapable d’éprouver la moindre émotion. Ou peut-être parce qu’elle-même porte dans sa chair la marque des ténèbres. On a tous ressenti l’envie de s’évanouir dans la nature. De fuir le plus loin possible. De tout laisser derrière soi. Or chez certains, cette sensation ne passe pas. Elle leur colle à la peau, les obsède, les dévore et finit par les engloutir. Un jour, ils se volatilisent corps et biens. Nul ne sait pourquoi. Bientôt, tout le monde les oublie. Sauf Mila.
ET PUIS, SOUDAIN, CES DISPARUS RÉAPPARAISSENT POUR TUER.
Face à eux, Mila devra échafauder une hypothèse convaincante, solide, rationnelle. Une hypothèse du mal. Mais pour les arrêter, il lui faudra à son tour basculer dans l’ombre. »

*

Après avoir lu « Le chuchoteur » il y a quelques années, j’ai eu envie, pour le mois italien de retrouver cet auteur qui m’avait vraiment marquée à l’époque. Pour commencer, je dois dire que si on retrouve le personnage de la policière Mila Vasquez qui est présente dans le roman précédant et que l’affaire du chuchoteur est évoquée, ce n’est pas à proprement parlé une suite (même si c’est « vendu » comme tel). J’avais d’ailleurs oublié les détails du premier roman qui auraient pu m’aider à comprendre les allusions faites et même si je regrettais un peu de ne pas les avoir en tête, ça ne gêne pas la compréhension de ce roman mais j’ai trouvé que quitte à reprendre un personnage, l’auteur aurait pu développer un peu plus les informations qu’il avait dû donner dans le premier tome car j’avais du mal à cerner Mila. Je n’ai pas trouvé ce tome aussi fort que le premier et au moment d’écrire mon billet, j’ai même un peu de mal à me souvenir des détails  alors que je l’ai audiolu il y a peu de temps.

Donc, l’histoire est celle d’assassinats perpétrés par des personnes disparues depuis des années, qui reviennent du jour au lendemain dans la société pour tuer des gens d’une manière qui, au départ, ressemble à de la vengeance puis qui semble moins logique. Chaque « réapparu » tue quelqu’un et laisse des indices que seule Mila peut décrypter et elle va partir à la recherche non seulement des criminels actuels mais replonger aussi dans le passé pour chercher des points communs entre eux et découvrir comment ils ont disparus à l’époque.

Mila est aidée par un par un enquêteur Simon Berrish, un homme à qui les gens se confient facilement mais qui vit en autarcie dans le milieu de la police. Ils sont donc deux personnages assez sombres qui vont se serrer les coudes dans cette enquête.

J’ai apprécié cette audiolecture sur le moment tout en me disant que c’était quand même un peu confus. Pourtant, la toute fin me donne quand même envie de lire la suite (« L’égarée ») même si j’ai un peu peur que le suivant me plaise encore un peu moins que le premier 😉

 Chez Sylire

Chez Martine

catégorie « partie du corps »

Le prix Audiolib 2019 : mon classement

En janvier, j’apprenais que j’étais à nouveau jurée du Prix Audiolib. J’ai lu et chroniqué les 10 romans et j’ai réfléchi à mes impressions sur les textes et sur les interpretations des lecteurs pour classer les titres.

Voici donc mon classement (vous pouvez lire ou relire mes avis en cliquant sur les titres)

  • 1 : 
My Absolute Darling de Gabriel Tallent lu par Marie Bouvet

Sans hésitation! C’est un coup de coeur et un coup de poing avec une très bonne interprétation. C’est un roman qui m’a marquée et qui mérite d’être lu!

Un texte très touchant et émouvant sur l’amour d’une soeur pour un frère et sur le deuil mais pas seulement. Interprétation très réussie de l’auteure.

Excellent surprise que ce texte qui est un roman sur la passion pour l’écriture et un portrait de la société américaine du début du 20e sous tous ses aspects. Passionnant et très bien interprété.

Un texte original. Il ne se passe pas grand chose et pourtant ce sont des tranches de vies que j’ai trouvées très riches. Le roman est servi par un style intéressant et une excellente interprétation.

  • 5 :
La Daronne d’Hannelore Cayre lu par Isabelle de Botton

Une histoire originale, pas tout à fait un polar mais plutôt le portait d’une femme hors du commun qui plonge dans le milieu de la drogue presque par hasard. Une bonne interprétation.

Une incursion dans le Paris de 1900 avec pour témoin une sorte de cow-girl qui porte un regard sur la ville avec un éclairage artistique. Une bonne interprétation.

Un roman court et fort sur la première guerre mondiale du point de vue d’une tirailleur sénégalais. Je n’ai pas forcément adhéré totalement au roman malgré des qualités que je lui reconnais. L’interprétation par un lecteur africain apporte un vrai plus au roman que j’ai sans doute plus apprécié en audio que je ne l’aurais fait en version papier.

J’ai trouvé toute la première partie beaucoup trop longue et lente et si j’ai apprécié la deuxième moitié, je dois dire que c’est grâce à l’interprétation de Thibault de Montalembert qui est toujours très bonne!

J’ai abandonné ce roman à la moitié parce que je l’ai trouvé trop long et bavard mais je peux malgré tout y trouver de beaux passages. L’interprétation est bonne. Plus court, il aurait été plus haut dans le classement.

Si j’ai terminé ce roman c’est sans doute en grande partie parce qu’il était court car je dois dire que je suis un peu passée à côté, particulièrement de la deuxième moitié. L’interprétation était plutôt bonne.

*

Ce que je note cette année, c’est que j’ai eu deux coups de coeur et de très bonnes découvertes et surtout que toutes les interprétations m’ont plu, elles étaient réussies et aucun ne m’a gaché un roman comme cela a déjà été le cas d’autres fois et c’est un point très positif!

Et maintenant?

Tous les jurés vont envoyer leurs classements d’ici le 27 mai, puis Audiolib va établir un classement de 5 titres.

Ensuite, du 13 juin au 23 août ces finalistes seront soumis au vote des internautes (à votre tour de jouer!!), vote qui déterminera le grand lauréat du Prix Audiolib 2019.

Martin Eden : Jack London (Lu par Denis Podalydès)

Je connaissais Jack London comme un auteur classique de la littérature américaine mais plutôt orienté sur la littérature d’aventures dans les grands espaces et ce n’est pas un univers qui me tente du tout. Alors forcément, j’appréhendais un peu cette audiolecture imposée par le prix Audiolib mais ça a été une excellente surprise et j’ai vraiment beaucoup aimé ce roman qui est  très bien lu par Denis Podalydès qui devient vraiment Martin Eden.

Martin Eden est un jeune marin de milieu modeste qui un jour rencontre Ruth Morse une jeune fille d’une bonne famille bourgeoise lorsque le frère de celle-ci l’invite pour le remercier de l’avoir défendu dans une bagarre dans la rue. Il tombe immédiatement sous le charme de cette jeune femme cultivée (elle est étudiante à l’université) et élégante. Elle, de son côté, le prend sous son aile, un peu comme un projet, pour l’éduquer, le façonner. De son côté, pour lui plaire et pour entrer dans le moule de la bonne société à laquelle la jeune femme appartient, il se lance à corps perdu dans les études, dans les livres pour se cultiver et s’améliorer tant dans sa façon de s’exprimer ou de se tenir…

Et puis il découvre l’écriture. Au départ, il voit ça comme un moyen de gagner de l’argent facilement et puis il devient un passionné, un acharné de littérature. Il a vraiment développé son esprit critique et son envie d’écrire le mieux possible et d’exprimer des choses vraies et fortes est intense chez lui. Il est prêt à subir la misère en attendant d’être reconnu.

Petit à petit, l’amour naît entre Rose et Martin mais leurs différences restent grandes même si ce ne sont pas les mêmes tout au long du roman. Mais la vie de Martin a tellement évoluée, intellectuellement, qu’il ne se retrouve plus dans le monde bourgeois auquel il aspirait et il ne peut pas respecter les pseudo intellectuels formatés qu’il croise chez Rose. Il apprécie particulièrement son amitié avec Russ Brissenden un autre intellectuel avec qui il a une vraie connexion.

Jack London est homme fascinant, dans toutes son évolution au fil du roman et ce roman est passionnant pour le côté littéraire (c’est un roman parfait pour les amateurs de littérature!) et aussi pour la peinture sociale du début du 20e siècle aux Etats-Unis puisque qu’on passe des bas-fonds et la misère jusqu’à la haute société bourgeoise en passant par les milieux intellectuels un peu underground.

Un livre à découvrir!

 Chez Sylire

Des avis de co-jurées : Aproposdelivres, Sandrine, Sylire

J’inscris ce texte au Défi Livres de Argali  

Ligne animal (= un oiseau) pour le

Ça raconte Sarah : Pauline Delabroy-Allard (Lu par Clara Brajtman)

Le roman commence par une scène très touchante : une femme se couche avec son amante, Sarah, qui est clairement très malade.

Après cette première scène, on découvre l’histoire de cette femme avant qu’elle ne rencontre Sarah. C’est une jeune femme, mère célibataire, jeune professeur et qui mène une vie assez rangée. Elle est dans un entre deux, ce qu’elle appelle « en latence ». C’est à ce moment qu’elle rencontre Sarah.

Sarah est un peu son opposée : musicienne, jeune femme très libre et indépendante, ne s’occupant pas du regard des autres. Elles deviennent amies, elle apporte un nouveau souffle à la vie de la jeune femme.

Et puis, commence entre elles une relation sexuelle, une première pour les deux jeunes femmes, et à partir de là, elles entrent dans une spirale de passion dévorante, charnelle, intense, dépendante et petit à petit destructrice.

Et puis, les jeunes femmes se quittent et Sarah a un cancer du sein.

Une deuxième partie commence alors. Une fuite. La jeune femme qui est persuadée que Sarah est morte à cause d’elle, quitte tout sur un coup de tête (son travail, sa fille…) et part vivre en Italie, d’abord chez une amie puis dans l’appartement d’une connaissance… Et là, elle vit dans une sorte de délire, sans lien avec l’extérieur (elle a détruit son téléphone portable)…

Bon, je vais être franche avec vous, quelques jours après avoir terminé cette audiolecture, j’avais presque tout oublié. Si la première partie montre bien comment une passion peut être destructrice, prendre la vie des personnes concernées sans leur laisser tellement de répit, je n’ai pas du tout cru à la deuxième partie (et j’irai même jusqu’à dire que je ne l’ai pas comprise…) C’est un peu comme s’il y avait une apposition de deux romans différents, n’ayant rien à voir l’un avec l’autre… Cette partie est complètement irréaliste alors que la première partie est ancré dans une réalité à laquelle on peut s’identifier. Je me suis même demandée si c’était des faits « réels » ou un délire du personnage… Particulièrement du fait qu’elle ne s’inquiète pas du tout de sa petite fille et qu’elle n’a pas d’argent… Seul point positif de cette partie : on se promène dans les rues de Trieste en Italie…

Je ne peux pas dire que la version audio apporte quoi que ce soit (elle n’est pas mauvaise, dans mon souvenir, mais comme le reste du roman, elle ne m’a pas marquée)… Heureusement que cela ne durait que 4h40 parce que je pense que j’aurais abandonné…

Vous l’aurez compris, je ne vous recommande pas ce roman!

 Chez Sylire

Voici les avis de quelques co-jurées : Aproposdelivres, Estellecalim, Sandrine

catégorie « Lecture »

Chez Martine