Le prix Audiolib 2020

Lundi soir, j’ai appris une bonne nouvelle!

Pour la 8ème année consécutive, je suis membre du jury du Prix Audiolib, organisé par la maison d’édition et j’ai toujours grand plaisir à participer à ce prix!

Je suis très contente à l’idée de faire des découvertes vers lesquelles je ne seraient peut-être pas allée de moi même. Je suis aussi très contente de retrouver des copines blogueuses parmi les jurés! Et heureuse aussi qu’Audiolib fasse encore confiance aux « vieilles blogueuses » à cette époque où nous ne sommes pas forcément le haut du panier en matière de visibilité et de popularité sur internet 😉

Voici les titres que je vais être amenée à lire avec les oreilles entre janvier et mai :

  • Beloved de Toni Morrison lu par Anne Alvaro
  • Dans la forêt de Jean Hegland lu par Maia Baran
  • Girl d’Edna O’Brien lu par Claire Cahen
  • Ici n’est plus ici de Tommy Orange lu par Sylvain Agaësse, Benjamin Jungers et Audrey Sourdive
  • L’homme qui savait la langue des serpents d’Andrus Kiviräkh lu par Emmanuel Dekoninck
  • Le Bal des folles de Victoria Mas lu par Audrey Sourdive
  • La Femme révélée de Gaëlle Nohant lu par Claudia Poulsen
  • Miroir de nos peines de Pierre Lemaitre lu par l’auteur
  • Né d’aucune femme de Franck Bouysse lu par Cachou Kirsch et Simon Duprez
  • Vie de Gérard Fulmard de Jean Echenoz lu par Dominique Pinon

Alors, voici mes premières impressions :

  • J’ai lu « Beloved » quand j’étais en fac d’anglais il y a très longtemps et je crois bien l’avoir relu depuis mais en anglais. Je suis contente d’avoir l’opportunité de le relire j’ai juste un peu peur du passage à la traduction du language afro-américain de la période autour de l’esclavage.

 

  • J’ai lu « Dans la forêt » en version papier et j’ai hâte de découvrir la manière dont il a été lu car ça a été un coup de coeur!

 

  • J’appréhende un peu « Girl » car le seul livre que j’ai lu de l’auteur était son autobiographie que je n’avais pas appréciée mais là cela semble un roman fort… à suivre!

 

  • J’ai beaucoup vu passer la couverture de « Ici n’est plus ici » sur internet mais je ne sais pas trop à quoi m’attendre et je suis donc très curieuse d’autant que le sujet des Indiens m’intéresse beaucoup!

 

  • J’ai aussi vu passer la couverture de « L’homme qui savait la langue des serpents » et j’ai cru comprendre que ce n’était pas un texte facile alors je suis intriguée!

 

  • « Le Bal des folles » a aussi été vu partout, je n’arrivais pas à me décider à le lire alors c’est l’occasion rêvée de me faire ma propre idée!

 

  • Je suis très contente de découvrir « La Femme révélée » car c’est une autrice que j’avais très envie de lire!

 

  • Je suis vraiment très contente de voir « Miroir de nos peines » parce que j’avais bien l’intention de l’audiolire car j’avais aimé les deux premier roman de cette série lue par l’auteur!

 

 

  • Je n’ai jamais entendu parler de « Vie de Gérard Fulmard » mais j’ai aimé plusieurs livre de l’auteur et le lecteur est bon!

J’ai hâte de recevoir les premiers livres!

Amelia : Kimberly McCreight (lu par Laetitia Godès)

Résumé de l’éditeur : « À New York, Kate élève seule sa fille de 15 ans, Amelia. En dépit d’un rythme professionnel soutenu, elle parvient à être à l’écoute de cette adolescente intelligente et responsable, ouverte et bien dans sa peau. Très proches, elles n’ont pas de secrets l’une pour l’autre. C’est en tout cas ce que croit Kate, jusqu’à ce matin d’octobre où elle reçoit un appel de l’école. On lui demande de venir de toute urgence. Lorsqu’elle arrive, Kate se retrouve face à une cohorte d’ambulances et de voitures de police. Elle ne reverra plus jamais sa fille. Amelia a sauté du toit de l’établissement.
Désespoir et incompréhension. Pourquoi une jeune fille en apparence si épanouie a-t-elle décidé de mettre fin à ses jours ? Rongée par le chagrin et la culpabilité, Kate tente d’accepter l’inacceptable… Mais un jour, elle reçoit un SMS anonyme qui remet tout en question : « Amelia n’a pas sauté. »
Obsédée par cette révélation, Kate s’immisce alors dans la vie privée de sa fille et réalise bientôt qu’elle ne la connaissait pas si bien qu’elle le pensait. À travers les SMS, les mails d’Amelia, les réseaux sociaux, elle va tenter de reconstruire la vie de son enfant afin de comprendre qui elle était vraiment et ce qui l’a poussée à monter sur le toit ce jour-là. La réalité qui l’attend sera beaucoup plus sombre que tout ce qu’elle avait pu imaginer. »

*

Je recopie le résumé car il place bien le début de l’histoire. On va donc revenir en arrière sur l’histoire d’Amelia au travers de ce que sa mère va découvrir sur elle et on va suivre Kate dans sa quête de ce qui est réellement arrivé à sa fille.

Amelia vivait avec sa mère célibataire et il ne lui manquait rien dans la vie à part le fait qu’elle voulait savoir qui était son père, mais sa mère gardait ce secret.

Amelia est une lycéenne de 15 ans à « Grace Hall » un lycée privé assez chic. Elle est très proche de sa meilleure amie Sylvia même si les deux filles sont très différentes, Sylvia étant beaucoup plus délurée qu’Amelia qui elle était une jeune fille plutôt sage.

Sa vie bascule quand elle est sollicitée dans le plus grand secret par un « club » de filles. Officiellement, les « fraternités » et « sororités », ces groupes d’étudiants qui existent dans toutes les facs américaines, sont interdites au lycée Grace Hall mais, comme tous les interdits, certains les bousculent et Amelia se retrouve presque malgré elle et dans le plus grand secret (vis à vis de sa mère, bien sûr, mais aussi de Sylvia), à suivre les directives des cheffes du groupe « Les Magpies »… Cela commence avec du bizutage presque bon enfant et Amelia envisage d’arrêter mais d’une part, elle ressent pour la première fois une attirance sentimentale et physique pour l’une des membres du groupe et d’autre part, elle ne sait plus comment partir sans risquer les ennuis pour elle ou son amie Sylvia… Plus tard, on découvre que les petits jeux se transforment en quelque chose de beaucoup plus effrayant…

La seule personne à qui elle dit tout, c’est un garçon qu’elle n’a jamais rencontré dans la vraie vie mais à qui elle peut tout dire par sms et par mail…

J’ai bien aimé cette histoire qui fait froid dans le dos et qui montre bien la difficulté à trouver sa place en tant qu’adolescent dans la micro société que peut être un lycée. On constate aussi la difficulté des parents à garder le contact avec ses ados et aux ados de savoir jusqu’où ils peuvent communiquer avec leurs parents. C’est très addictif, on a envie de découvrir comme Kate ce qui s’est vraiment passé. On apprend des choses de tous les côtés, des choses que les divers personnages ne savent pas tous. Il y a des rebondissements et des révélations… Un bon page turner (même si en audio, le terme est moins parlant 😉

Je me suis vraiment demandé si ce roman était un roman « adulte » ou « young adult » mais je pense que c’est lié au fait que la version audio est lue par une actrice à la voix très jeune et qui rend bien la façon de s’exprimer très américaine des jeunes filles du roman. Mais c’est à mon avis un roman qui peut être lu dès 14-15 ans.

par Mrs B : Merci!

 Chez Sylire

catégorie « Prénom » de ma ligne « audio »

Le dompteur de lions (Tome 9) : Camilla Läckberg (lu par Jean-Christophe Lebert)

Je suis les aventures d’Erika Falk depuis que j’ai lu le premier tome pour le prix de ELLE 2009 qui faisait parti de mes premier billets sur le blog alors c’est une série qui a une saveur particulière pour moi! J’essaie d’espacer un peu pour ne pas me lasser et j’en lis presque un par an.

Comme d’habitude il y a une enquête menée par le commissariat de Fjällbacka avec Patrik Hedström et en parallèle, il y a aussi une partie autour d’Erica Falck, et également des passages qui se passent dans le passé et qui semblent coupés du reste de l’histoire.

Ici l’enquête à proprement parler commence quand une toute jeune fille qui avait disparu depuis des mois réapparaît seule dans la campagne et se fait tuer dans un accident dans la route. L’autopsie révèle qu’elle a subit de terribles mutilations aux yeux, à la langue et aux oreilles. Les enquêteurs s’intéressent alors à d’autres cas de jeunes filles ayant disparu pour vérifier s’il y a des points communs et en espérant pouvoir les sauver.

Erika quant à elle est en train de faire ses recherches pour son prochain livre. Elle rencontre régulièrement une femme qui est internée après avoir été condamnée pour l’assassinat de son mari. Quand son mari a été trouvé mort, les policiers avaient aussi trouvé leur fille de 7 ans enchaînée à la cave. Ses enfants ont ensuite été placés, dans une famille d’accueil pour la petite fille martyre et chez sa grand-mère pour le petit garçon. La femme ne se livre pas à Erika et pourtant, on sait qu’elle a des coupures de journaux concernant les disparitions des jeunes filles dans ses affaires.

L’histoire appartenant au passé nous raconte la fille d’une jeune femme qui rencontre un dompteur de lion, en tombe amoureuse et se marie et a d’abord une petite fille… Elle s’aperçoit très vite que sa fille a un problème …

En plus des histoires qui se croisent et s’entremêlent, il y a aussi les histoires du quotidien de Fjällbacka , les histoires personnelles des autres membres de l’équipe et la vie de famille d’Erika et Patrick avec leurs enfants et aussi les malheurs d’Anna, la soeur d’Erika…

En toute franchise j’ai bien aimé ce roman comme on aime retrouver une série et des personnages qu’on connait depuis longtemps mais malgré tout ce n’est certainement pas mon préféré. J’ai trouvé que certains aspects étaient un peu trop évidents, d’autres trop tirés par les cheveux et les parties qui concernent les personnages récurrents sont parfois un peu trop répétitifs (en particulier Anna… qui collectionne vraiment les problèmes alors que tout réussit à Erika…) Bref, un roman à découvrir pour des vacances (ou en audio, c’est très bien aussi!) quand on a suivi la série.

La série d’Erika Falck :

La princesse des glaces (Tome 1) 

Le prédicateur (Tome 2)

Le tailleur de pierre (Tome 3)

L’oiseau de mauvais augure (Tome 4)

L’enfant allemand (Tome 5)

La Sirène (Tome 6)

Le gardien de phare (Tome 7)

La Faiseuse d’anges (Tome 8)

 Chez Sylire

J’inscris ce texte au Défi Livres de Argali  

 chez Cryssilda (Suède)

Selfies (T7) : Jussi Adler-Olsen (Lu par Julien Chatelet)

Ce roman est la 7ème enquête du Département V (un service qui doit résoudre les « cold cases ») de Carl Mørck, Assad et Rose après « Miséricorde », « Profanation » et « Délivrance » , « Dossier 64 » et « L’effet papillon » et « Promesse ».

Je ne sais sincèrement pas comment commencer ce billet et ce que je dois dire pour ne pas dévoiler trop de choses car dans ce roman, il y a plusieurs trames qui vont avoir le département V comme point commun…

Tout d’abord, Rose, l’un des membres du département qui au fil de la série s’est montrée assez fragile psychologiquement par moments, traverse une très mauvaise passe et cela va beaucoup perturber Carl et Assad, ses collègues et amis. Pour l’aider à surpasser ses traumatismes de l’enfance, ils vont mener une enquête sur son passé.

Il y a aussi une vieille dame qui a été retrouvée morte assassinée dans un parc et cette mort va rappeler à l’ancien parton de Carl une enquête non élucidée alors le département V va rechercher des informations sur le cas de l’assassinat d’une institutrice dans le passé et comparer avec le cas récent.

D’autre part, une assistante sociale perd pied et ne supportant plus les jeunes femmes, immorales écervelées assistées dont elle doit s’occuper elle décide de venger la société toute entière en les tuant une à une…

Je ne vais pas en dire plus mais juste ajouter que si au début on a l’impression d’avoir une grosse pelote de fils emmêlés, il s’avère que l’équipe du département V va démêler tout cela et que finalement, il y aura plus d’une affaire non résolue qui va trouver une solution, une découverte en entraînant une autre!

J’ai bien aimé cette histoire et j’ai été particulièrement touchée par l’histoire de Rose qui est touchante ainsi que l’amitié que lui portent Carl et Assad.

La version audio est toujours aussi agréable à écouter

  Chez Sylire

 chez Cryssilda (Danemark) 

Une histoire des abeilles : Maja Lunde (Lu par Caroline Tillette, Vincent Ropion, François Hatt)

Résumé de l’éditeur : « Angleterre, 1852. Père dépassé et époux frustré, William a remisé ses rêves de carrière scientifique. Mais la découverte de l’apiculture réveille son orgueil déchu : décidé à impressionner son unique fils, il se jure de concevoir une ruche révolutionnaire.
Ohio, 2007. George, apiculteur bourru, ne se remet pas de la nouvelle : son unique fils s’est converti au végétarisme et rêve de devenir écrivain. Qui va donc reprendre les rênes d’une exploitation menacée chaque jour un peu plus par l’inquiétante disparition des abeilles ?
Chine, 2098. L’Effondrement de 2045 a laissé la planète exsangue. Comme tous ses compatriotes, Tao passe ses journées à polliniser les fleurs à la main. Pour son petit garçon, elle rêve de l’avenir réservé à l’infime élite. Seulement, un jour, Wei-Wen tombe dans le coma après s’être aventuré seul dans une forêt… Afin de comprendre ce qui est arrivé à son fils, Tao se plonge aux origines du plus grand désastre de l’humanité.« 

*

Je vous donne le résumé de l’éditeur pour vous situer la construction et les différentes époques que ce roman traverse même si quand je l’ai vu, ça m’avait un peu faire peur ce mélange de passé-présent-futur. Et pourtant, dès que j’ai commencé ma lecture j’ai vraiment aimé.

Tout d’abord, les chapitres alternent les histoires de trois personnages à différentes époques et tous ont un lien avec les abeilles. Tao, qui vit en Chine en 2098, connait un monde dans lequel les abeilles ont disparu et des ouvrières doivent polliniser les arbres fruitiers à la main. Le monde tel que nous le connaissons a été anéanti avec la disparition des abeilles. Elle met beaucoup d’espoir sur l’avenir de son fils pour qu’il puisse connaitre les études qu’elle a eu la chance exceptionnelle de pouvoir faire. Quand son petit garçon tombe gravement malade, elle va mener une quête pour comprendre pourquoi le gouvernement cherche à lui cacher ce qui lui est arrivé…

George, lui est un apiculteur dans les années 2000 aux Etats-Unis, un agriculteur qui vient d’une famille d’apiculteurs, presque un artisan avec son exploitation à taille humaine. Il aime son métier et ses abeilles mais il va connaitre un changement radical quand les abeilles commencent à disparaître dans les ruches aux Etats-Unis sans explication scientifique. Il doit aussi accepter que son fils veuille devenir journaliste et pas reprendre son exploitation.

William est un scientifique amateur au 19e siècle, en pleine depression. Il est passionné par les abeilles et ce qui le sort de sa léthargie c’est de de partir dans la création de ruches modernes, pour observer les abeilles. Contre toutes attentes, il partage sa passion avec sa fille et même s’il ne gagne pas de notoriété car ses découvertes ont été aussi faites par d’autres, il a malgré tout déclenché quelque chose chez sa fille.

Les personnages sont vraiment bien écrits, ils sont à la fois attachants ou exaspérants et si au début on ne voit pas le lien entre les 3 personnages, à part les abeilles,  il y en a bien pourtant un, à la fin,.

J’ai trouvé ce roman passionnant, j’ai aimé les thématiques : l’écologie et l’importance des abeilles pour l’ensemble de la société et des destins de personnages assez ordinaires qui sont vraiment très humains et les relations familiales ou plus exactement les liens entre des parents et des enfants, la transmission, l’échange.

J’ai plusieurs collègues qui ont des ruches et je leur ai déjà conseillé mais je le conseille aussi à tous ceux qui s’intéressent à l’écologie!

J’ai beaucoup aimé la version audio à trois voix pour chaque personnage.

 Chez Sylire

 chez Cryssilda (Norvège)

catégorie « lecture »

La terre des mensonges (lu par Ludmila Ruoso) T1 et La ferme des Neshov T2 : Anne B. Ragde

Pour commencer, ces deux romans sont les deux premiers tomes d’une trilogie connue sous le nom de « La trilogies des Neshov », le 3e tome étant intitulé « L’Héritage impossible » (Trilogie augmentée ensuite de deux titres « L’Espoir des Neshov » et « Un amour infaillible »). J’ai lu le premier tome dans une version audio et le deuxième tome en version papier et je vais être tout à fait franche et vous dire que je ne lirai pas la suite!

De quoi s’agit-il?

En Norvège, Tor, vit avec sa mère, une vieille femme qui gère tout avec un père mis à l’écart presque invisible. L’hospitalisation imprévue de la mère va obliger Tor a reprendre contact avec ses deux frères perdus de vue depuis des années et se rapprocher de Torun, la fille qu’il a eu 35 ans auparavant. Tor s’occupe de l’élevage de porcs de la ferme familiale, Margido est responsable d’une entreprise de pompes funèbres, Erlend est décorateur de vitrines à Copenhague et Torun est une assistante vétérinaire spécialiste comportementale des chiens. Ils ont chacun leurs personnalités : Tor est très introverti, très attaché à sa mère et au passé et a une passion pour ses porcs qui sont ses seuls amis, Margido est assez solitaire et austère, très sérieux, Erlend, le plus jeune frère de 40 ans, est un homosexuel flamboyant qui vit avec son compagnon depuis 12 ans… Ils sont très différents et doivent apprendre à vivre ensemble pendant un moment après la mort de leur mère.

Dans le deuxième tome, c’est toujours pareil, mêmes personnages, même difficulté à communiquer, même présentation de vies différentes… Dans ce tome, Torun vient vivre avec son père à la ferme car il s’est blessé et elle qui était une femme indépendante devient un peu la bonne à tout faire de la ferme et subit la frustration de son père qui ne peut plus travailler avec ses porcs…

A vrai dire si je ne fais qu’un seul billet pour les deux romans c’est que j’ai un peu eu l’impression de lire le même roman… Bon, c’est normal, me direz vous, c’est une suite… Mais en fait, ce que je veux dire, c’est que j’ai trouvé que l’auteur aurait pu écrire un seul roman avec ces deux là (et peut-être même les trois de la trilogie) si elle avait été plus droit au but et éviter tant de digressions et des pertes de temps car j’ai trouvé que les deux romans étaient très lents à démarrer et avec beaucoup d’éléments qui m’ont paru inutiles, parfois caricaturaux et répétitifs aussi…

Si j’ai lu le 2e tome après mon impression mitigée du 1er c’est parce que l’auteur finit sur un twist vraiment marquant mais on en reparle à peine pendant tout le 2e roman, cette information cruciale est intégrée par tous les personnages et ne semble pas si importante… Et le 2e tome finit aussi par une information marquante… Mais je ne me laisserai pas avoir deux fois!

J’ai apprécié les passages qui concernait la ferme et le personnage de Tor que j’ai trouvé très touchant avec le mal-être et l’isolement de l’agriculteur, avec son réel intérêt pour ses bêtes, sa peur du changement. Par contre, j’ai trouvé que l’auteur a voulu aussi faire un peu un roman humoristique avec le personnage caricatural d’homosexuel snob et égoïste d’Erlend qui m’a exaspéré et celui de Margido, moralisateur froid et un petit côté « chick litt » avec la relation que Torun avec un jeune homme dans le 2e tome…

Ca part dans tous les sens, on se perd dans des détails inutiles et inintéressants des vies des uns et des autres : les figurines en cristal de Erlend, des procedures d’enterrement, les conférences sur les chiens de Torun… Mais par contre, on entend à peine parler du secret de famille des Neshov qui est en fait censé être le coeur de l’histoire…

Bref, je me suis un peu ennuyée et je m’en veux un peu d’avoir poursuivi avec le 2eme et pourtant j’ai vu plein d’avis positifs alors je pense que je suis un peu passée à côté (sur Babelio, il y a beaucoup d’avis très positifs mais aussi quelques (rares) avis aussi négatifs que le mien, ce qui m’a rassuré 😉

 Chez Sylire

Norvège pour  chez Cryssilda

La Petite Poule D’eau : Gabrielle Roy (lu par Marie-Thérèse Fortin)

Résumé de l’éditeur : « Gabrielle Roy, à partir du souvenir d’un été passé dans une région sauvage du Manitoba, au nord de Winnipeg, un pays situé plus loin que le « fin fond du bout du monde », a imaginé le recommencement de toutes choses : de l’éducation, de la société, de la civilisation même. Ce pays de grande nature et d’eau chantante, elle l’a peuplé de personnages doux et simples, épris à la fois de solitude et de fraternité à l’égard de leurs semblables.

Ce roman, le deuxième de Gabrielle Roy, a été publié pour la première fois à Montréal, en 1950, puis à Paris et à New York en 1951. »

*

Le texte est séparé en 3 parties, comme trois nouvelles suivies : Les vacances de Luzina, L’école de la Petite Poule d’Eau, Le capucin de Toutes-Aides.

La famille Tousignant vit sur une île éloignée au Manitoba. Il n’y d’ailleurs qu’eux, cette grande famille aux nombreux enfants (11 enfants en 14 ans de mariage si je me souviens bien). Dans la première partie, les « vacances de Luzina », (Luzina est la mère de la famille), on découvre à quel point ils sont isolés et à quel point c’est compliqué de quitter l’île : barque, voiture du postier jusqu’à la grande ville… Parfois l’impossibilité de rentrer directement… Et pourtant, Luzina ne peut pas reporter son voyage, car elle doit faire quelques achats pour les enfants mais surtout, elle ramène immanquablement un nouveau bébé (que les plus petits pensent qu’elle a acheté pendant son voyage 😉

Dans la deuxième partie, on suit d’abord toutes les démarches faites par Luzina et Hippolyte pour faire en sorte que La Petite Poule d’eau puisse avoir son école étant donné que la famille a assez d’enfants pour avoir une institutrice. Puis on suivra les aventures des différentes arrivées d’enseignants sur l’île et leur influence sur les enfants qui vont tous vouloir poursuivre leurs études et finalement quitter leur maison ce qui attriste leur mère même si elle a toujours voulu qu’ils puissent être éduqués, elle qui a toujours été ouverte sur le monde et curieuse des autres.

Enfin dans le dernier chapitre, on ne voit presque plus la famille Toussignant pour suivre le capucin, l’homme d’église de la région qui est à la fois très pieux et très ouvert, parlant de nombreuses langues, se mêlant avec tout le monde et avec gentillesse et bon sens, il arrive à faire le bien sans être sectaire. On finit en retrouvant La Petite Poule D’eau où il vient faire la messe annuelle.

J’ai bien aimé ce roman, qui nous plonge vraiment dans le Canada rurale dans cette famille de « Canadiens Français » au milieu d’un grand mélange de nationalités. Ces personnages sont vraiment attachants, les situations sont souvent cocasses et les conditions de vie vraiment extrêmes. On voit aussi qu’on arrive à un tournant dans la société avec l’évolution entre la vie menée par les parents et les vies que les enfants vont avoir.

J’ai souvent pensé à la BD « Magasin Général » en lisant ce livre.

J’ai beaucoup aimé la version audio découverte grâce à Radio Canada qui propose des livres audio téléchargeables gratuitement.

 avec Sylire  : Allons voir son avis (pour elle s’est une relecture alors je pense qu’elle a aimé 😉

  Chez Sylire

  chez Karine:) et  Yueyin

Nikolski : Nicolas Dickner (lu par l’auteur)

Résumé de l’éditeur : « Canada, printemps 1989. Trois personnages à l’aube de leurs vingt ans ont quitté le lieu de leur enfance pour entamer une longue migration.

Né quelque part au Manitoba, Noah Riel a appris à lire avec les cartes routières.

Joyce Doucet, elle, a vu le jour à Tête-à-la-Baleine, et caresse des rêves de flibustier moderne.

Quant au narrateur, il quitte le bungalow maternel pour voyager dans les livres, qu’il vend dans une bouquinerie de Montréal, et ne se sépare jamais d’un compas-boussole déréglé qui s’obstine à pointer la direction de l’îlot de Nikolski, dans le Pacifique Nord.

Au terme d’une migration réelle ou symbolique qui s’achève en décembre 1999, « quelques heures avant la fin du monde », les membres de cette étrange trinité auront tant bien que mal compris ce qui les rassemble.

Best-seller au Canada, couronné en 2006 par le prix des Libraires du Québec, Nikolski est l’un des romans les plus originaux et les plus talentueux de sa génération. Une impossible recherche des origines racontée avec bonheur et humour. »

*

Alors, si je vous ai écrit le résumé de l’éditeur, c’est que je n’ai aucune idée de comment j’aurai pu vous faire mon propre résumé car … je n’ai rien compris à ce roman… Pour être tout à fait franche, j’ai même audiolu deux heures du roman et ne comprenant rien, j’ai recommencé depuis le début et quand je l’ai terminé, j’ai malgré tout eu l’impression d’avoir lu des bouts de romans en lecture aléatoire (ce qui n’était pas le cas, je vous rassure quand même!).

Je n’ai pas vu le lien entre les personnages, je n’ai même pas vu de liens au sein des histoires de chaque personnage… Quand je vois dans le résumé de l’éditeur que « les membres de cette étrange trinité auront tant bien que mal compris ce qui les rassemble », je me dis que j’ai raté ce moment et je n’ai pas du tout compris 😉

Alors, pourquoi l’avoir lu jusqu’au bout me direz vous? Oui, je me pose la même question! Si je l’avais lu en version papier, c’est sûr que j’aurais abandonné ma lecture mais la seule chose qui m’a fait tenir c’est que l’auteur lit très bien son texte. Il a une voix, une diction et un accent très agréable… Malheureusement, ça ne suffit pas et je suis totalement passée à côté de ce roman…

avec Sylire et Isabelle : Allons voir leurs avis, je suis très curieuse de savoir si elles ont plus apprécié que moi  (ce qui ne sera pas difficile 😉

Découvert grâce à Radio Canada qui propose des livres audio téléchargeables gratuitement.

 Chez Sylire

  chez Karine:) et  Yueyin

Bondrée : Andrée A Michaud (Lu par Pascale Montpetit)

Résumé de l’éditeur : « À l’été 67, une jeune fille disparaît dans les épaisses forêts entourant Boundary Pond, un lac aux confins du Québec rebaptisé Bondrée par un trappeur enterré depuis longtemps. Elle est retrouvée morte, sa jambe déchirée par un piège rouillé. L’enquête conclut à un accident : Zaza Mulligan a été victime des profondeurs silencieuses de la forêt. Mais lorsqu’une deuxième adolescente disparaît à son tour, on comprend que les pièges du trappeur resurgissent de la terre et qu’un tueur court à travers les bois de Bondrée.
Une écriture raffinée au service d’atmosphères angoissantes et de subtiles explorations psychologiques, dans la plus pure tradition de Twin Peaks de David Lynch. »

*

Ce roman est classé en polar et effectivement, c’est un polar avec des meurtres, des policiers, une enquête… Mais ce roman est bien plus qu’un polar (je n’ai rien contre le genre, j’aime bien même mais je veux dire qu’on peut lire cette histoire sans aimer les polars).

C’est un roman de personnages, chacun étant bien dessiné, c’est le roman d’une époque, d’une micro société qui fréquente les berges de Boundary Pond dans leurs maisons de vacances, entre américains, et canadiens, anglophones et francophones. Un roman qui se développe avec plusieurs points de vue qui permettent d’avoir une vision globale de ce qui se passe.

C’est un roman psychologique avec les sentiments des uns et des autres qui sont exprimés, que ce soient les policiers torturés par leurs enquêtes, les amis des victimes, les amis des parents, les voisins…

Et puis c’est un roman d’ambiance avec le mystère autour des meurtres bien sûr mais aussi avec les histoires plus ou moins récentes de malheurs s’étant produits dans les alentours des bois autour de Boundary Pond… Y a-til du fantastique ou est-ce que les esprits s’échauffent juste dans la panique des drames actuels?

J’ai beaucoup aimé ce roman, qui avance en douceur, qui creuse les personnalités et les non dits et qui nous surprend à la fin parce qu’on avait presque oublié qu’une enquête était menée. J’ai trouvé que tous les personnages étaient traités en profondeur et il y avait un côté intemporel dans cette histoire qui pourrait très bien se passer de nos jours.

J’ai aimé cette version audio qui m’a bien emmenée dans le coeur du roman.

Livre audio découvert sur Radio Canada qui propose des livres audio en téléchargement gratuit.

avec Sylire et Valentyne : allons voir leurs avis!

Et c’est pour la thématique « polar » dans le programme de Québec en novembre.

 Chez Sylire

  chez Karine:) et  Yueyin

catégorie animal (= un oiseau)

Les filles bleues de l’été : Mikella Nicol (Lu par Emmanuelle Lussier-Martinez et Karelle Tremblay)

Ce très court roman à deux voix raconte la vie de deux amies, Chloé et Clara, la vingtaine, étudiantes qui se connaissent depuis l’enfance. Clara ne se remet pas d’une histoire d’amour à laquelle elle a cru et Chloé se maltraite physiquement. Lorsque que Chloé est autorisée à quitter l’hôpital psychiatrique où elle se remettait, Clara décide de retrouver l’été où elles se sentaient bien quand elles étaient enfants en allant toutes les deux au chalet de la famille de Chloé.

Là, elles se retrouvent toutes les deux seules et essayent de se soutenir pour retrouver le chemin d’une vie normale. Mais Clara retombe dans les filets de l’amour et Chloé a trop de mal à s’accepter dans le monde des autres. Ces filles bleues sont des filles qui ont des bleus à l’âme…

Cette histoire de jeunes filles mal dans leur peau, mal dans leurs vies, qui subissent la déprime, la depression est très touchante et triste, poignante même car on sent très vite que leurs vies sont sans issue mais on sait que nombreuses sont les personnes qui ressentent ce désespoir. J’avais l’impression d’être dans la tête de ces jeunes filles.

Le style est très beau, très poétique. Si je ne l’avais pas lu en audio, j’aurais sans doute relevé plein de citations. (Mais vous pouvez en trouver sur Babelio.)

Quant à la version audio, j’ai bien aimé les voix des lectrices, et quand j’avais un peu de mal parfois a distinguer de quel personnage il s’agissait c’était à la voix que je les reconnaissais car elles avaient chacune leur identité.

J’ai trouvé la version audio sur Radio Canada qui propose des livres audio en téléchargement gratuit.

avec Sylire : allons voir son avis (je pense qu’elle a moins aimé que moi 😉

Chez Sylire

chez Karine:) et Yueyin