Quitter le monde : Douglas Kennedy (Lu par Isabelle Miller)

Résumé de l’éditeur (papier car je ne trouve pas ce titre dans le catalogue audiolib) : « Le soir de son treizième anniversaire, lors d’une énième dispute entre ses parents, Jane Howard annonce qu’elle ne se mariera jamais et n’aura jamais d’enfants.
Mais sommes-nous maître de notre destinée ? Une quinzaine d’années plus tard, Jane est professeur à Boston et amoureuse de Theo, un homme brillant et excentrique qui lui donne une petite Emily. A sa grande surprise, Jane s’épanouit dans la maternité. Mais la tragédie frappe et Jane, dévastée, n’a plus qu’une idée en tête : quitter le monde. Alors qu’elle a renoncé à la vie, c’est paradoxalement la disparition d’une jeune fille qui va lui donner la possibilité d’une rédemption.
Lancée dans une quête obsessionnelle, persuadée qu’elle est plus à même de résoudre cette affaire que la police, Jane va se retrouver face au plus cruel des choix : rester dans l’ombre ou mettre en lumière une effroyable vérité… »

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Si en lisant ce résumé vous avez l’impression qu’il se passe beaucoup de choses, dites vous bien que la version audio dure plus de 19h (donc j’en déduis que c’est un pavé en papier) et que c’est un roman à la fois assez foisonnant au niveau du récit mais assez « bavard » au niveau du style.

Tout d’abord, j’ai eu l’impression de lire trois ou quatre romans à la suite car j’ai trouvé que les différentes parties de la vie de Jane pouvait presque faire des romans à part entière et il y a peu de vrais liens entre les trois à part ce personnage finalement. Il y a d’abord « Jane et sa famille dysfonctionnelle et Jane étudiante amoureuse d’un homme parfait… » (mais cette partie finit mal…), puis « Jane professeur d’université, mariée à un escroc et mère d’une petite fille parfaite » (mais cette partie finit mal aussi…), puis « Jane malheureuse et suicidaire qui devient bibliothécaire dans une petite ville loin de tout ». Ca aurait pu se finir là-dessus, mais Jane ne se laisse pas avoir par les bonheurs simples… elle va chercher des histoires pour s’assurer que les choses finissent mal… Et la dernière partie, celle qui tombe le plus comme un cheveu sur la soupe, ou comme un roman à part entière, c’est « Jane est persuadée qu’un homme accusé d’avoir tué sa fille n’est pas coupable et elle va mener l’enquête pour prouver la vérité »…

Bref, je ne suis pas tendre avec ce roman mais parfois trop c’est trop… Pourquoi est-ce que Douglas Kennedy n’a pas écrit 4 romans distinct? Est-ce qu’il déteste à ce point son personnage pour lui faire subir malheur après malheur? A un moment je me suis demandé s’il pouvait encore plus la tirer plus bas… et bien oui, il le peut! Et enfin, c’est vraiment plein d’exagérations et d’incohérences qui font que je n’ai pas du tout adhéré à cette histoire et je ne me suis pas du tout attachée au personnage de Jane qui m’a plus exaspérée qu’autre chose… Et autre chose qui m’a plutôt lassée c’est tout l’aspect littéraire, intellectuel, « professoral » de ce roman… Comme si l’auteur voulait nous en mettre plein la vue…

Sur le coup, je dirai que ça se laisse lire mais c’est quand même très long…Peut-être que si je n’avais pas été en plein dans des travaux de peinture dans ma maison cet été et que ça me faisait passer le temps, je ne l’aurais pas lu jusqu’au bout.

 Chez Sylire

 chez Titine

avec Nath Sci : Allons voir si elle est plus gentille que moi!

La saison des feux : Celeste Ng (Lu par Micky Sébastian)

Résumé de l’éditeur : « À Shaker Heights, banlieue riche et tranquille de Cleveland, tout est soigneusement planifié pour le bonheur des résidents. Rien ne dépasse, rien ne déborde, à l’image de l’existence parfaitement réglée d’Elena Richardson, femme au foyer exemplaire.
Lorsque Mia Warren, une mère célibataire et bohème, vient s’installer dans cette bulle idyllique avec sa fille Pearl, les relations avec la famille Richardson sont d’abord chaleureuses. Mais peu à peu, leur présence commence à mettre en péril l’entente qui règne entre les voisins. Et la tension monte dangereusement à Shaker Heights. »

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Le roman commence par un incendie : la maison des Richardson brûle et les trois enfants de la famille présents pensent tous que la fautive est leur plus jeune soeur Izzy, âgée de 14 ans…

Le roman revient alors quelques mois en arrière et on découvre la famille Richardson et le quartier chic de Shaker Heights. Ils ont une vie bien rangée et assez stéréotypée : famille aisée, père avocat, mère journaliste locale et surtout pilier de la communauté, quatre enfants adolescents : le fils aîné est sportif, la fille aînée fait penser aux cheerleaders des séries américaines, le deuxième fils, un peu solitaire et la petite dernière Izzy considérée par toute la famille comme hystérique et intense…

La famille possède un appartement qu’ils louent à Mia, une artiste très bohème et secrète et sa fille Pearl, adolescente intelligente et discrète. Pearl va se lier d’amitié avec la famille Richardson et Izzy va beaucoup s’attacher à Mia. En conséquence indirecte, l’équilibre de leur univers va basculer…

Il y est bien entendu question de relations familiales, de modes de vies différents, mais aussi de maternité, d’adoption, de race (une amie de la famille Richardson adopte une petite fille chinoise et ce sera le déclencheur d’une série de révélations, de tensions et de conflits) et d’art… J’ai d’ailleurs beaucoup aimé tout ce qui traite des oeuvres de Mia que j’aurai adoré pouvoir voir!

C’est très difficile de résumer ce roman qui est fait de nombreuses ramifications et qui traitent de nombreux sujets. Je dois reconnaître qu’il y a un petit côté caricatural : la gentille femme bohème, la méchante femme rangée, les insensibles Blancs qui adoptent une petite chinoise sans tenir compte de ses origines, les enfants typiques du mode de vie américain… Mais il y a aussi beaucoup de secrets et de non-dits qui font que l’on va quand même plus loin que le cliché. d’autant que j’ai trouvé que les personnages étaient tous bien traités et beaucoup plus profonds et beaucoup moins manichéens qu’il n’y parait au début.  Après coup j’ai lu sur la quatrième de couverture de Sonatine, l’éditeur papier du livre, que ce roman rappelait l’univers de Laura Kasischke et je suis ravie car c’est exactement ce que j’ai pensé pendant ma lecture! Une vie « ordinaire » qui se fendille et montre des aspects beaucoup plus sombres. J’ai beaucoup aimé!

 Chez Sylire

avec Sylire : allons voir son avis!

 chez Titine

Rapt de nuit : Patricia MacDonald (Lu par Juliette Croizat)

Résumé de l’éditeur : « Tess a 9 ans lorsque sa sœur aînée Phoebe est enlevée, violée et étranglée. Sur son témoignage, le coupable est immédiatement arrêté, jugé, puis exécuté. Vingt ans plus tard, un test révèle que son ADN n’est pas celui retrouvé sur Phoebe. Traumatisée à l’idée d’avoir pu faire condamner un innocent, Tess décide de faire toute la lumière sur cette affaire. Au risque de revivre le cauchemar qui a bouleversé sa vie et passer pour le suspect principal du meurtre de sa sœur…

Patricia MacDonald déploie tout son talent pour distiller doute et ambiguïté, au fil d’un suspense psychologique oppressant, hanté par les drames et les secrets de famille. »

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Pour être tout à fait franche avec vous ce livre m’a plu pendant que je le lisais mais plusieurs semaines après au moment d’écrire le billet, je dois avouer que je n’en garde pas beaucoup de souvenirs…

C’est une histoire de « cold case », un crime commis dans le passé et qui revient sur le devant de la scène et une personne qui mène l’enquête toute seule dans son coin. J’avais deviné assez vite qui était coupable même si j’avais évidemment pas compris tous les tenants et les aboutissants et cela ne m’a pas particulièrement gênée.

Avec du recul, je me souviens aussi que j’ai trouvé la plupart des événements, des personnages, et de leurs actions assez invraisemblables et clichées…

Alors, mon avis est sans doute très mitigé mais je peux quand même vous conseiller cette lecture (audio ou pas) pour un moment où vous voulez un roman sans prise de tête, mais gardez à l’esprit que vous l’oublierez  peut-être aussi vite que vous l’aurez refermé 😉

 Chez Sylire

 chez Titine

La maison des hautes falaises : Karen Viggers (Lu par Valérie Marchant)

Résumé de l’éditeur : « Hanté par un passé douloureux, Lex Henderson part s’installer dans un petit village isolé, sur la côte australienne. Très vite, il tombe sous le charme de cet endroit sauvage, où les journées sont rythmées par le sac et le ressac de l’océan. Au loin, il aperçoit parfois des baleines. Majestueuses, elles le fascinent.
Peu de temps après son arrivée, sa route croise celle de Callista, artiste passionnée, elle aussi blessée par la vie. Attirés l’un par l’autre, ils ont pourtant du mal à se comprendre et à laisser libre cours à leurs sentiments. Parviendront-ils à oublier leurs passés respectifs pour guérir et faire de nouveau confiance à la vie ? »

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Je vous donne le résumé de l’éditeur plutôt que d’essayer de vous concocter le mien pour plusieurs raisons. La première est que j’ai lu ce roman audio il y a déjà un bon moment sans avoir pris de notes et que ma mémoire auditive est moins fidèle et j’aurai peur d’en dire trop ou pas assez… La deuxième est que cette quatrième de couverture est tout à fait claire et suffit bien!

J’ai apprécié cette lecture même si on se doute bien dès le début qu’il y aura une histoire d’amour et il y a bien un petit côté « roman à l’eau de rose » sans doute mais c’est surtout un roman sur la reconstruction personnelle des deux personnages principaux.

Bien d’autres aspects sont aussi évoqués comme la nature de cette zone sauvage de l’Australie, la peinture et l’art, les baleines, qui passent au large de cette côte, les différences sociales au sein d’une petite communauté, l’arrivée d’un citadin dans une communauté rurale. Il y a également une longue scène à la fin du livre qui raconte le sauvetage d’une baleine qui pourrait être vue comme une métaphore de l’évolution des personnages.

 Chez Sylire

Sang famille : Michel Bussi (Lu par Adrien Larmande)

J’aime bien Michel Bussi et j’en lis régulièrement et souvent en version audio. J’avais envie de lire celui-ci car je savais qu’il se passait dans une île Anglo-Normande imaginaire au large de Granville et je connais très bien ces lieux alors ça m’intéressait beaucoup…

Bon… je vais être franche avec vous, j’ai été très irritée par ce roman dès le début, sans doute parce que je connais trop bien les vrais lieux, d’autres ne seront peut-être pas gênés mais moi, ça m’a exaspérée… Pourquoi inventer une île ANGLO-Normande et en faire une île FRANÇAISE? Il n’y a pas d’île Anglo-Normande française contrairement à ce que l’auteur dit… De plus, il insuffle des éléments existants des îles Anglo-Normandes réelles et d’autres qui sont absurdes, de même avec Granville… Quitte à inventer n’importe quoi, pourquoi ne pas inventer totalement, en imaginant une île au large de la Bretagne ou de la Normandie mais pas si proche et éloignée à la fois… Bref, ça commençait mal pour moi avec cette histoire…

L’autre chose qui m’a énervée, c’est la préface de l’auteur qui explique que ce roman est son premier roman qui n’avait sans doute pas rencontré son public à l’époque et qu’il a retouché… Retouché mais pas réécrit complètement et franchement, on sent que c’est un roman de jeunesse qui manquait pour moi d’épaisseur et du coup, j’ai trouvé ça très commercial et cette préface, sous couvert d’honnêteté m’a surtout paru un peu hypocrite… Je suis un peu dure, je sais…

Maintenant pour vous parler de l’histoire, il s’agit de celle de Colin, qui l’été de ses 16 ans participe à un camps de voile sur l’île de Mornesay. Il est orphelin et a été élevé par son oncle et sa tante depuis la mort de ses parents quand il avait six ans. Les parents de Colin étaient archéologues (ou historiens, je ne sais plus) et ils faisaient des recherches autour de l’abbaye de l’île.

Pendant son séjour sur l’île, Colin va s’intéresser à son passé mais son passé va le rattraper et il va vivre des aventures terribles, entraîner dans son sillage un copain un peu paresseux et une fille un peu racaille. En parallèle, un agent de police municipale à vélo va se prendre pour un inspecteur de police avec l’aide la secrétaire de mairie un peu bimbo et essayer de résoudre une affaire d’évasion et de meurtre…

Bref, il y a beaucoup de choses dans se roman et évidemment tout se rejoint, c’est touffu et c’est un peu exagéré… J’ai eu du mal à y croire. J’ai lu plusieurs avis qui parlent de « Club des cinq » pour ados et il y a effectivement ce côté là…

Je ne vous le conseille pas forcément pour commencer avec Michel Bussi mais si vous êtes fans (et que vous ne connaissez pas trop la région décrite!) pourquoi pas…

Quant à la version audio, il faudrait vraiment que les lecteurs demandent comment se prononcent les noms de lieux quand ils existent… Chausey ne se prononce pas « ChauSSey » mais « ChauZey » et Saint Vaast La Hougue se prononce Saint « Va » et pas « VAASt »… Des détails mais qui n’ont pas arrangé mon scepticisme sur cette audiolecture 😉

De cet auteur, mon roman préféré est « Nymphéas Noirs » et aujourd’hui je vous parle d’ailleurs de l’adaptation en BD de ce roman.

par ma copine Mrs B : merci!

 Chez Sylire

La merveilleuse boutique de crèmes glacées de Viviane : Abby Clements (Lu par Ludmila Ruoso)

À Brighton, Anna vient d’acheter un appartement dans lequel elle va emménager avec son petit ami fraîchement divorcé. En Thaïlande, Imogène, sa soeur aventurière, a trouvé l’endroit où elle se sent bien, elle compte bien y rester pour poursuivre sa carrière de photographe… Mais les retrouvailles entre les deux soeurs vont arriver plus tôt que prévu quand Viviane, leur grand-mère adorée, meurt de façon inattendue.

Leur père et leur oncle héritent de la maison de famille et les deux soeurs héritent de la boutique de glaces de Viviane. Un peu laissé à l’abandon, le commerce va prendre une nouvelle jeunesse avec les idées des jeunes femmes. Anna va prendre des cours de confection de glaces en Italie, à Florence, où elle rencontre un jeune italien charmant et pendant ce temps, Imogène a un peu la poisse et ne se fait pas de très bonnes relations avec le commerçant voisin.

Mais les filles finissent par trouver leur équilibre entre les tensions familiales, les petits soucis et les gros coups de blues.

Alors dès le début de ma lecture, je me suis dit « c’est gentillet mais c’est sympa… » C’est loin d’être un incontournable mais c’est une lecture de vacances sympathique qui ne demande pas beaucoup de réflexion (on se doute un peu de tout très vite!) mais c’est aussi une jolie histoire entre deux soeurs et on a envie d’aller fabriquer des glaces à Florence, flâner sur le bord de mer à Brighton et surtout … manger des glaces! 🙂

La version audio est lu par une jeune femme qui a une voix très proche des jeunes femmes des séries américaines doublées et ça colle bien à l’ambiance du roman.

Une lecture estivale mais rien de plus (mais parfois ça fait du bien 😉 )

 Chez Sylire

  chez Lou et Titine

Te laisser partir : Clare Mackintosh (Lu parJoséphine de Renesse et Philippe Résimont)

Résumé de l’éditeur : Un soir de pluie à Bristol. Un petit garçon qui échappe à la vigilance de sa mère. Une voiture qui surgit… et un chauffard qui s’enfuit. En dépit de l’obstination de l’équipe d’enquêteurs, pas une piste. Rien.
Ce bref instant a suffi à transformer en cauchemar l’existence de Jenna. Aurait-elle pu empêcher la tragédie ? Pour elle, il n’y a plus qu’une solution, tout quitter. Va-t-elle pouvoir oublier la souffrance de cette nuit de novembre, dans ce cottage isolé où elle se réfugie sur la côte désolée du pays de Galles ? Le chagrin et la douleur vont-ils s’estomper, ou le passé va-t-il la rattraper, provoquant une cascade de répercussions dramatiques ?

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Oh la la… il va falloir que je fasse très très attention à ne pas spoiler ce roman… Je vous mets d’ailleurs le résumé de l’éditeur car il est très bien…

Je ne vais d’ailleurs pas vous en dire beaucoup plus car vraiment, il y a un twist au milieu du roman qui fait basculer l’histoire que l’on lisait dans une histoire complètement différente… On commence par une histoire de deuil et on a finalement une histoire de manipulation mentale et de violence conjugale et c’est un détricotage d’une histoire par flash-backs qui nous ramène malgré tout à l’histoire de départ…

Le début est peut-être un peu long mais au font il permet d’installer le lecteur dans une certaine situation et même de nous manipuler… Je me suis plusieurs fois énervée contre le personnage en lui disant mentalement : « Mais dis lui! Ca serait tellement plus simple! » (mais en fait ce n’était pas du tout plus simple… et ça, on le comprend dans la deuxième partie et on est bluffé!)

Bref, je me suis bien faite avoir et j’ai adoré! J’ai relu un chapitre à la fin (je ne vous dis pas lequel pour ne pas vous influencer mais si vous l’avez lu et que vous voulez que je vous dise lequel il faut relire, je vous le dirai 😉 ) et c’est incroyable car l’auteur a vraiment n’a pas laissé passé de faille.

Je suis consciente que je ne vous raconte pas grand chose mais c’est vraiment pour préserver le suspense. J’ai vraiment aimé ce faux polar qui est plus un roman psychologique et qui est très réussi!

 Chez Sylire

chez Lou et Titine

Raison et sentiments : Jane Austen (lu par Cachou Kirsch)

Pas facile de parler d’un classique de la littérature anglaise qui est sans doute connu de tous. J’ai lu « Orgueil et préjugés » il y a quelques années et j’avais beaucoup aimé l’ambiance et la modernité des personnages. Dans « Raison et sentiments » ce que j’ai préféré c’est vraiment le côté social et historique.
Après le décès de leur père, Elinor, Marianne et Margaret Dashwood, n’héritent de rien car c’est John, leur demi-frère aîné qui a tout, l’argent et surtout Norland dans le Sussex, la propriété familiale. Mme Dashwood et ses filles quittent donc leur maison après quelques temps de cohabitation avec son beau-fils et son épouse pour vivre dans le Devon à Barton Cottage proposé par Sir John Middleton, un cousin fortuné.
Une nouvelle vie s’ouvrent à elles auprès de Sir John, Lady Middleton, sa femme et sa mère Mrs Jennings. Elles rencontrent aussi des amis ou de la famille de leurs nouveaux voisins. Il y a notamment le colonel Brandon, un homme un peu secret et sombre, la sœur de Lady Middleton et son mari Mr et Mme Palmer, un couple plein de contrastes et Anne et Lucy Steele, des cousines.
Le colonel Barton est rapidement tombé amoureux de Marianne mais la jeune femme de 17 ans, très intense dans ses idéaux amoureux ne l’envisage même pas comme un potentiel prétendant. Par contre, elle est complétement tombée sous le charme de John Willoughby, un jeune homme rencontré par hasard.
Elinor, plus âgée et très raisonnable, garde le plus secrètement possible les sentiments qu’elle éprouve pour Edward Ferrars, le frère de sa belle-soeur Fanny, qu’elle a rencontré quand elles vivaient encore à Norland. Mais comme la famille Ferrars a clairement fait comprendre qu’ils avaient  de grandes ambitions pour ce fils aîné, elle s’est fait une raison que rien ne serait possible.
Elinor s’inquiète de l’intensité des sentiments de Marianne pour Willoughby qui n’est peut-être pas celui qu’il laisse entendre et elle-même doit se forcer à rester raisonnable et secrète quand elle se retrouve à recueillir des confidences qui la font terriblement souffrir.
Entre la campagne et la vie à Londres, avec les sous-entendus qui deviennent vite des rumeurs et des « certitudes », le petit milieu de la haute société (plus ou moins haute) ce roman est vraiment très riche. Il y a beaucoup de bons sentiments, les faux-semblants et des personnages bien construits. Il y a Elinor l’honnête gentille et Marianne, la passionnée. Il y a des trahisons et des secrets… Cela pourrait être un peu « chick litt » si c’était un roman d’aujourd’hui mais c’est très bien écrit et c’est surtout totalement ancré dans une époque et c’est vraiment un bon roman, facile à lire!

 Chez Sylire

chez Lou et Titine

L’avis de Dominique en commentaire!

Une mer si froide : Linda Huber (Lu par Hélène Lausseur)

Il va être très compliqué de parler de ce livre car je ne veux pas trop en dire…

Nous sommes en Cornouailles en Angleterre mi-août et nous suivons une famille : Maggie, Colin les parents, et leurs enfants, Olivia qui a trois ans et son grand frère Jo. Malheureusement, un instant d’inattention fait qu’Olivia a disparu et personne ne l’a vue après le moment où elle a quitté sa mère sur la plage pour rejoindre son père et son frère dans les mares dans les rochers. Maggie, percluse de culpabilité n’arrive pas à supporter cette disparition et après avoir accepté qu’elle a dû se noyer, elle ne peut pas vraiment reprendre le cours de sa vie avant d’avoir retrouvé le corps de sa fille.

En parallèle, nous suivons aussi Jenifer et sa petite fille Hailey, qui a cinq ans et qui commence l’école dans une nouvelle maison et une nouvelle ville. Jennifer, enceinte de jumeaux, est seule car son mari est aux Etats-Unis pour des affaires familiales. La plus grande partie du roman va être centrée sur Hailey qui a du mal à s’adapter à l’école et sa maîtresse Katie va essayer de l’accompagner au mieux.

Le lecteur sait très vite qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez Jenifer qui a beaucoup de choses à cacher… Et qu’elle se cache à elle-même d’ailleurs.

C’est un thriller qui ne joue pas vraiment sur le mystère car on sait ce qui se passe assez vite mais plus sur la psychologie des personnages et sur l’empathie qu’il crée. En effet, comment ne pas être angoissé comme les parents de Olivia? Comment ne pas ressentir le malaise qui émane de Jennifer comme Katie? Comment ne pas souffrir avec Hailey? En tout cas, j’ai vraiment apprécié cette audiolecture dont j’ai aussi aimé la lectrice qui sait faire vivre l’histoire.

Une bonne découverte vers laquelle je ne serais peut-être pas allée si je m’étais basée sur le titre et la couverture pour être tout à fait honnête!

par Mrs B! Merci!

 Chez Sylire

chez Lou et Titine