Intimidation : Harlan Coben (lu par Olivier Prémel)

Résumé de l’éditeur :

« Une terrible révélation.
Une épouse modèle qui disparaît …
Et la vie d’Adam explose.
Lors d’une soirée, un inconnu aborde Adam et lui révèle que sa femme Corinne a commis un terrible mensonge. Mais quand ce dernier la confronte, elle s’enfuit en lui laissant un étrange message …
Cybercriminels, arnaqueurs, tueurs à gages …
Qu’a fait Corinne, cette mère de famille sans histoires, pour se retrouver au cœur d’une terrible machination ?
Adam fera tout pour le découvrir, et pour retrouver celle qu’il croyait si bien connaître. »

Un inconnu prévient des gens que quelqu’un qui leur est cher leur a menti ou leur cache quelque et des vies de familles explosent… C’est ce qui arrive à Adam, qui vivait une vie « rêvée » américaine : femme aimée, deux garçons sportifs, une belle maison, une place dans la communauté… Mais du jour où sa femme a disparu sans laisser de nouvelles, il est obligé de s’interroger sur sa vie pour essayer de la retrouver.

En plus de cette histoire, il y a une autre histoire liée à l’inconnu qui dénonce des secrets. Mais il y a aussi des histoires de complots et de vengeances…

En fait, pour être honnête, j’ai trouvé les développements des différentes parties du roman un peu trop rapides. Il y avait beaucoup de personnages et de sous-histoires et trop de coïncidences, d’incohérences mais surtout de raccourcis : je me suis même demandé à un moment si je n’avais pas raté des chapitres.

C’est dommage car l’histoire de base était plutôt bonne et le portrait de l’Amérique ordinaire est plutôt réussie mais à trop se disperser on perd un peu le lecteur et trop de rebondissements perdent en crédibilité…

Pas mauvais mais pas passionnant non plus pour moi.

 

  par Mrs B :  merci!

 Chez Sylire

 chez Titine

Chanson douce : Leïla Slimani (lu par Clotilde Courau)

Voici un roman qui me faisait à la fois envie et peur (et pour être honnête, je ne le recommande PAS du TOUT aux parents de jeunes enfants qui sont encore gardés par une nounou mais comme Bastien a 8 ans et demi, ça allait, je ne me suis pas trop projetée dans le drame).

Je ne dévoile rien car très vite on connait le dénouement de cette histoire : une nounou tue les deux enfants qu’elle garde et le roman raconte les relations entre cette femme et la famille dont elle avait la charge mais aussi les histoires personnelles de la nounou et du couple.

Le couple, c’est Myriam et Paul, deux parisiens, jeunes cadres dynamiques. Myriam était restée à la maison après la naissance de ses deux enfants mais quand le deuxième est né elle a réalisé qu’elle voulait reprendre le chemin de la voie professionnelle dans un cabinet d’avocats et pour cela, ils décident de prendre un nounou qui gardera les enfants à domicile.

Ils rencontrent alors Louise qui leur parait parfaite… qui EST parfaite! Louise devient plus que la nounou des enfants, elle devient presque une gouvernante dans la maison. En effet, non seulement elle est une perle avec les enfants avec qui elle joue et dont elle s’occupe à merveille mais elle cuisine aussi des petits plats pour les parents et même leurs amis quand ils font des dîners, et va jusqu’à changer leurs draps… Elle devient même une personne qui prend une place centrale dans la famille, pas vraiment une amie mais plus vraiment une employée…

Pourtant, Louise n’a pas été embauchée pour cela, elle a pris d’elle-même l’initiative de cet investissement. Et Myriam et Paul s’accommodent très bien de cette situation… sans prendre conscience qu’ils deviennent dépendants et très « petits-bourgeois » avec leur « personnel » mais surtout sans prendre conscience que Louise aussi devient dépendante de cette famille…

Louise, on le découvre aussi dans le roman, n’est pas très stable et quand elle sent qu’elle risque de perdre sa place tant aimée, de perdre « ses » enfants, « sa » famille, elle perd complètement pied…

Ce roman met assez mal à l’aise car on sent bien que les torts sont partagés (enfin… attention, je ne dis pas que la mort des enfants était méritée car il est clair que le personnage de Louise tombe peu à peu dans la folie) mais il y a un déséquilibre des relations entre ce couple de « jeunes bobos parisiens » assez immatures, partagés entre le plaisir d’avoir quelqu’un qui s’occupe d’eux comme une mère pourrait le faire et le fait d’être des employeurs assez aisés qui ne se sont en réalité jamais souciés de la vie de leur « bonne »  (oups… je voulais dire « nounou ») et une femme qui semble s’être toujours tenue à distance de sa vie et qui se raccroche à la vie de cette famille.

J’ai aimé ce roman, j’ai aimé la façon dont cela est raconté, presque comme un reportage par moment et plus introspectif à d’autres même si on découvre l’ensemble de la situation par petites touches.

J’ai trouvé que la version audio servait bien le texte en apportant une certaine distance, une certaine neutralité qui allait bien avec le style.

catégorie « art » pour ma ligne audio

13 Reasons Why : Jay Asher (lu par Florine Orphelin et Gauthier Battoue)

Ce roman est à l’origine d’une série Netflix à succès (je n’ai pas Netflix mais j’avais entendu parler de la série !) et j’étais donc curieuse de découvrir cette histoire qui s’adresse à des jeunes adultes.

Clay Jensen, un jeune lycéen, vient de recevoir des cassettes audio « à l’ancienne » numérotées de 1 à 13… Il a pour consigne de les écouter en sachant qu’il sera mentionné dans l’une de ces cassettes et quand il les aura toutes écoutées, il devra les envoyer à la personne citées après lui.

La personne qui parle sur ces cassettes est Hannah Baker, une jeune fille du lycée qui vient de se suicider et qui avant de se donner la mort, s’est enregistrée pour donner 13 raisons qui l’ont poussées à passer l’acte. Sur chaque face de cassette, elle raconte ce qu’une personne en particulier a fait pour lui rendre la vie difficile, voir de la lui gâcher réellement et expliquer en quoi cela a créé une chaîne qui l’a poussée à bout.

Clay écoute avec crainte ces cassettes, attendant d’être cité sans comprendre quel rôle il a pu jouer dans la mort d’Hannah car lui avait beaucoup d’affection pour elle.  Il écoute aussi avec un certain malaise et une certaine fascination ce que d’autres que lui ont fait pour « mériter » d’être sur ces cassettes.

Le récit alterne la voix d’Hannah qui raconte des anecdotes sur son passé et les réflexions de Clay qui s’interroge sur le déroulement de cette expérience et sur ce qu’a vécu Hannah. Au début, je n’ai pas pu m’empêcher de me dire que le suicide était un peu extrême par rapport aux brimades ressenties par Hannah et puis, le récit monte en tension et le malaise grandit.

Au niveau de la version audio, les lecteurs sont les jeunes acteurs qui ont doublé la série. J’ai trouvé qu’il y a avait un peu trop de légèreté, presque du sourire dans la voix d’Hannah ce que j’ai trouvé incompatible avec une personne qui est censée les avoir enregistrées juste avant de se suicider. Par contre, j’ai trouvé Gauthier Battoue excellent! Il sait transmettre les émotions de ce jeune homme désarçonné par ce qu’il entend, sans pathos, sans exagération. Au niveau lecteur audio, il m’a fait penser un peu à un jeune Pierre-François Garel!

Je suis contente d’avoir découvert cette histoire qui met cependant quand même mal à l’aise car on ne peut pas s’empêcher de se demander si nous n’avons pas été un maillon d’une chaîne dramatique malgré nous.

En regardant la bande annonce de la série, je constate que le roman laisse beaucoup plus de place à l’imagination, ne faisant qu’effleurer les problèmes rencontrer par Hannah et laissant Clay seul face à ces 13 révélations. Ce qui rend l’histoire vraiment concise et forte. Il faudrait sans doute que je regarde la série pour comparer.

Merci à 

La disparition de Stephanie Mailer : Joël Dicker (lu par Philippe Sollier)

 

Je ne sais pas par quel bout prendre mon résumé mais à vrai dire je dois avouer que je ne sais pas par quel bout prendre ce roman car je dois vous dire que j’ai été très déçue…

Bon, pour vous parler rapidement de l’histoire, le 30 juillet 1994, un quadruple meurtre a eu lieu dans la ville d’Orphéa dans les Hamptons. Le crime a été résolu par Jesse Rosenberg et Derek Scott. 20 ans plus tard, Stephanie Mailer qui est journaliste disparaît et est retrouvée noyée peu de temps après alors qu’elle venait de dire au policier Jesse Rosenberg qu’il n’avait pas trouvé le bon coupable à l’époque.

Avec l’aide d’Anna Kanne, jeune inspectrice d’Orphéa, Jesse et Derek reprennent l’enquête de l’époque en cherchant les raisons de la mort de Stephanie…

Alors, il y a des allers-retours dans le passé pour revenir en 1994 au moment de l’enquête, mais aussi des retours comme de longs flash-backs sur la vie de presque tous les personnages… et ils sont nombreux et ce n’est pas toujours nécessaire… Et puis il y a une rocambolesque histoire de théâtre… festival de théâtre en carton parce qu’on en parle pour 1994 et pour 2014 mais il est totalement artificiel… D’ailleurs pour être franche, tout sonne faux dans cette histoire.. On dirait un décor creux…

Ce qui m’a le plus marqué dans ce roman, c’est qu’il y a énormément de répétitions inutiles, (et je ne vous parle même pas du nombre de fois où on entend « 1994 » ou « le quadruple meurtre de 1994 », à l’écrit ça passe peut-être mais à l’oral, ça devient presque un tic!). Certains personnages disent ou découvrent des faits et ils sont ensuite répétés par d’autres…

C’est fouillis… Pour tout dire j’avais un peu l’impression de lire un premier jet dans lequel Joël Dicker aurait laissé ses notes sur la vie de ses personnages pour mieux les cerner mais que finalement il avait tout laissé tel quel… Parfois on se dit  « Mais on a changé d’histoire là? Il a arrêté de nous parler de la disparition de Stephanie Mailer ou du quadruple meurtre de 1994 et il nous raconte une histoire qui n’a rien à voir? » (Je pense notamment à l’histoire de Dakota et aussi à celle de l’éditeur New Yorkais et sa maîtresse… Elles prennent beaucoup de place dans l’histoire pour rien…)

Et puis, c’est plein d’incohérences, de raccourcis… Je me suis même demandé si l’éditeur avais oublié de passer derrière pour corriger car il aurait pu en faire un bon petit polar resserré… Mais là, j’avais l’impression que tout ce qui était passé par la tête de l’auteur est resté dans le roman…

Quand j’ai fini cette lecture la première chose que je me suis dite c’est « Tout ça pour ça?? » En plus c’est un pavé en plus : 640 pages et en audio, c’est 18h20… Heureusement que je faisais la route pour le boulot sinon j’aurais sans doute abandonné)

Concernant la version audio, le lecteur a du mérite car il est seul pour une foule de personnages et franchement, c’était trop pour un seul homme… surtout quand il s’agissait de faire des voix de femmes souvent exagérées… C’était typiquement le genre de romans qui aurait mérité plusieurs lecteurs… Mais il a fait de son mieux!

Bref, je suis désolée d’égratigner autant ce roman d’autant que j’avais très envie de le lire car j’avais eu un coup de coeur pour « La vérité sur l’affaire Harry Quebert » (que je vous conseille d’ailleurs en audio!) et que j’avais aimé (mais un peu moins que le premier) « Le livre des Baltimore »… Je pense que celui-ci sera mon dernier de l’auteur!

Merci à 

catégorie prénom

Ragdoll : Daniel Cole (lu par Damien Ferrette)

C’est curieux, parfois on lit un livre et pendant la lecture on l’apprécie et puis quelques temps plus tard, le souvenir est assez flou et on se souvient plus des défauts que des bons côtés… c’est ce qui m’arrive avec ce roman. J’ai passé un bon moment sur le coup mais j’ai du mal à vous en parler… D’une part parce que j’ai l’impression d’avoir oublié beaucoup de choses, d’autre part parce que tout d’un coup, l’histoire me semble vraiment fouillis et enfin parce que je me rends compte que je ne suis pas sure d’avoir tout compris 😉 Bref… je ne vous donne sans doute pas envie de poursuivre la lecture de ce billet et pourtant, je répète : pendant la lecture j’ai passé un bon moment 😉

L’histoire est celle de « Wolf » Fawkes un inspecteur de police à Londres, qui a eu des ennuis quelques temps auparavant quand il était en charge d’une enquête sur un serial killer qui brûlait ses victimes…

Un corps, constitué de parties du corps de six victimes recousues ensemble, a été découvert par la police dans un appartement tout près du logement de « Wolf ». Un point intrigue l’inspecteur : la main de la victime pointe justement vers la fenêtre de son appartement, il se sent donc visé.

L’ex-femme de Wolf est une journaliste sur une chaîne d’infos à sensations et elle a reçu des photos du cadavre et une liste de 6 futures victimes ainsi que les dates de leur mort… Le dernier nom étant Wolf…

C’est alors une course poursuite avec le temps, tout d’abord pour protéger les victimes potentielles mais aussi pour découvrir à qui appartiennent les parties du cadavre que les journalistes et les policiers appellent « Ragdoll » (la poupée de chiffon).

Wolf est aidé de l’inspectrice Baxter, qui l’a connu au moment où il était responsable de l’enquête sur le « tueur crématiste », elle sait donc à quel point il a été fragilisé par cette affaire et cherche à le protéger autant que lui cherche à cacher ses failles à elle.

Les enquêtes du passé et du présent sont liées, on va vite s’en rendre compte. Il y a une place très importante de la presse d’infos trash et un vrai mystère sur la capacité du tueur à frapper de façon spectaculaire sans jamais se faire prendre. On est vraiment surpris à chaque fois (quoi que… à force d’être surpris, on l’est un peu moins, non?)

Et puis, il y a toute partie que j’ai trouvé obscure et qui a son importance concernant le dénouement (en eau de boudin, au passage… Il faut savoir qu’il y a une suite : « L’appât »)… J’ai vraiment trouvé que la résolution de l’enquête, le fond même de tout cela était tiré par les cheveux (ou alors pas assez clair pour moi).

Comme vous pouvez le constater, c’est un avis en demie-teinte. Je serais vraiment intéressée par d’autres avis, n’hésitez pas à me donner le vôtre!

  chez Lou et Cryssilda

3ème ligne « animal » (= Race de chat) pour le 

Je te vois : Clare Mackintosh (lu par Marcha Van Boven)

Zoé Walker, passe beaucoup de temps le matin et le soir dans les transports en commun entre sa banlieue de Londres et son travail. Un jour, en feuilletant les petites annonces dans un journal, elle croit se reconnaître dans une photo pour une petite annonce d’un site de rencontres. Elle se reconnaît mais cela ne peut pas être elle… Ses deux enfants, de jeunes adultes qui vivent toujours avec elle, et son compagnon Simon ne semblent pas prendre cette ressemble très au sérieux.

Quelques temps plus tard, Zoé commence à paniquer quand elle reconnait une victime d’un meurtre qu’elle avait également déjà vue dans une autre petite annonce pour le même site de rencontres. Elle contacte alors la police pour leur parler de ce lien. Kelly Swift, une policière, la prend au sérieux et va essayer de trouver le lien entre ces différentes affaires.

Au-delà de l’enquête, ce thriller est surtout un roman social dans lequel on découvre une Angleterre quotidienne de la banlieue de Londres. J’ai parfaitement visualisé les lieux, j’imaginais vraiment une série policière et sociétale comme les anglais savent si bien les faire!

Les personnages qui gravitent autour de Zoé ont chacun leur histoire personnelle : Simon, son nouveau compagnon, journaliste, son fils, jeune homme qui commence juste à travailler, sa fille jeune femme aspirante actrice un peu futile qui vient de tomber amoureuse d’un metteur en scène, son ex mari chauffeur de taxi, son amie, restauratrice qui a deux cafétérias. Mais il y a aussi la policière dont la soeur jumelle a subi un viol quand elle était étudiante et qui semble avoir plus de mal à s’en remettre que la victime.

Et puis, il y a des intermèdes qui sont la voix de la personne responsable du site internet qui explique par bribes son fonctionnement tout en faisant comprendre que toutes les femmes sont potentiellement vues et suivies : « Je te vois »…

J’ai beaucoup aimé ce roman qui m’a bien emporté même si avec du recul, il y  a sans doute quelques facilités. Mais ça a été une lecture très agréable, pleine de rebondissements.

Je vous la recommande si vous aimez les thrillers ancrés dans le quotidien mais peut-être pas si vous prenez le métro tous les jours dans une grande ville 😉

 avec Sylire (Cliquez pour lire son avis)

  chez Lou et Cryssilda

Merci à 

Au fond de l’eau : Paula Hawkins (lu par Julien Chatelet, Clémentine Domptail, Ingrid Donnalieu, Marie-Eve Dufresne et Lola Naymark)

Julia (qui veut qu’on l’appelle Jules) revient sur les lieux de son passé douloureux quand elle a été appelée après la mort de sa soeur Nel, noyée dans la rivière qui traverse Beckford. Tout porte à croire que c’est un suicide, même si Jules, qui n’a pas vu sa soeur depuis des années, a du mal à y croire. Lena, la fille de Nel, elle, semble en être persuadée. Jules est très mal à l’aise car sa nièce de 15 ans ne semble pas affectée par la mort de sa mère, juste en colère.

Quelques mois plus tôt, la meilleure amie de Nel avait également été retrouvée noyée dans cette même rivière et la mère de la jeune fille en voulait énormément à Nel qu’elle juge responsable ou en tout cas, qu’elle accusait d’avoir influencé sa fille à cause du travail qu’elle effectuait sur l’écriture d’un livre concernant les suicides dans la rivière du village. En effet, cette rivière a été un lieu de jugement par la noyade de sorcières, dans le passé, mais également un lieux où des femmes se noyaient volontairement.

Cela avait d’ailleurs été aussi le cas de la mère du policier en charge de l’enquête, quand ce dernier était enfant.

Le roman raconte donc la vie de ce village à différentes époques puisqu’il y a aussi des retours sur l’enfance de Nel et Jules (et tout le bagage psychologique que les deux soeurs portaient depuis ce temps là et qui a façonné leurs relations) et plus loin aussi avec l’évocation d’autres femmes mortes par l’eau, et la mort de la jeune ado plus récemment.

Chaque personnage s’exprime en alternance et apporte un éclairage à ces différentes parties du récit et cela devient une enquête plus profonde qu’on aurait pu le penser.

J’ai beaucoup aimé ce roman et j’ai immédiatement pensé à la série télévisée « Broadchurch« . Je me suis dit que ce roman ferait un très bon scenario pour une quatrième série! Tous les ingrédients sont là : des histoires personnelles pour chaque villageois qui sont tous plus ou moins impliqués dans quelque chose, qui ne disent pas tout sur eux ou sur le passé. Des personnages bien définis et un personnage de policier qui arrive de l’extérieur, qui ne connait pas les tenants et les aboutissants de cette micro société et qui a un point de vue extérieur.

La version audio avec de nombreux lecteurs rend l’histoire très claire et dynamique.

Je vous recommande ce roman.

 Chez Sylire

 par Sylire (cliquez pour lire son avis)

  chez Lou et Cryssilda

La fille d’avant : JP Delaney (lu par Ingrid Donnadieu et Floriane Muller)

Le roman est construit avec les histoires de deux femmes qui s’alternent, deux femmes qui ont de nombreux points communs. Il y a Jane et Emma, qui est la fille d’avant…

Tout d’abord, Emma et son petit ami cherchent un appartement à Londres mais c’est compliqué car Emma a été agressée lors d’un cambriolage dans leur logement et elle est encore angoissée. En parallèle, Jane qui vient de subir un deuil traumatisant, cherche un logement pour changer d’air…  Alors les agents immobiliers leur parlent d’un logement très particulier… Il s’agit du « One Folgate Street » (pourquoi est-ce que le traducteur ne l’a pas appelé le « 1 (un) Folgate Sreet »?) une maison ultra minimaliste, moderne, une oeuvre par un architecte exigeant qui ne laisse pas n’importe qui vivre dans ses murs. En effet, Edward Monkford, son créateur, choisit les locataires sur dossier aux questions très personnelles et sur entretien et s’il accepte quelqu’un, il lui impose des règles d’usage extrêmement strictes pour pouvoir loger dans cet espace censé être parfait, neutre, froid et pourtant apaisant… et d’accepter un certain « flicage » technologique…

On comprend que ces deux femmes appartiennent à des périodes différentes et pourtant, toutes deux vont tomber sous le charme de Edward Monkford, sorte de parfait gentleman, riche et excentrique. Elles vont commencer une relation amoureuse avec lui.

Mais les choses prennent une tournure différente quand Jane apprend que Emma est morte au One Folgate Street. Elle veut en savoir plus et mène une enquête pour savoir ce qui s’est réellement passé et pour comprendre les relations qu’il y avait entre Edward et Emma.

Ce roman est un thriller psychologique que j’ai beaucoup aimé car avec l’alternance des points de vue on découvre des similitudes entre les deux femmes qui font froid dans le dos et on se demande jusqu’où elles auront la même vie. On s’interroge aussi sur la réelle personnalité de tous les protagonistes car ce qu’on sait des uns et des autres est forcément présenté de façon partiale et on doit démêler le vrai du faux. Il y a un effet de répétition que j’ai trouvé intéressant.

Au niveau de la version audio, il y a deux lectrices mais je dois avouer que je n’arrivais pas vraiment à les distinguer (ce qui n’était pas gênant non plus vu que chaque chapitre commence par le nom du personnage féminin dont on va suivre l’histoire). Je pense que quitte à choisir deux lectrices autant choisir deux types de voix vraiment différentes. Là, ça aurait pu être la même lectrice qui modifie un peu sa diction, ça n’apportait pas forcément un vrai plus.

 Chez Sylire

 avec Sylire (Cliquez pour lire son avis)

 par Estellecalim (cliquez pour lire son avis)

catégorie « passage du temps »

  chez Lou et Cryssilda

Prix Audiolib : les 5 finalistes (à vous de voter!)

Voici les 5 finalistes du Prix Audiolib 2018! Je dois dire que je suis très contente car 4 des titres figuraient dans mon top 5 lorsque j’avais fait mon classement des 10 titres lus et celui qui n’y était pas avait pourtant été un coup de coeur dans sa version papier (mais un abandon audio), alors c’est un titre de grande qualité quand même!

Les votes seront ouverts du 13 juin au 23 août (en cliquant sur l’image ci-dessus) : vous pouvez voter pour votre titre préféré ou un des miens (en allant lire mes avis, ils sont tous rassemblés ici!)

Le prix Audiolib 2018 : mon classement

En janvier, je vous racontais que j’étais à nouveau jurée du Prix Audiolib. J’ai lu et chroniqué les 10 romans et j’ai réfléchi à mes impressions sur les textes et sur les interpretations des lecteurs pour classer les titres.

Voici donc mon classement (vous pouvez lire ou relire mes avis en cliquant sur les titres)

Je dois avouer que jusqu’à la dernière minute j’ai hésité entre mon numéro 1 et mon numéro 2 et encore au moment de taper ce billet, je me demande si je ne vais pas changer à la dernière minute… 😉 Ces deux romans sont extrêmement différents et ils sont tous les deux très bons au niveau de l’écriture. J’ai beaucoup aimé le sujet, le style et pour les deux, j’ai aimé les interprétations. Et si j’ai fini par choisir le Philippe Besson, c’est parce que je l’ai découvert entièrement en audio alors que j’ai découvert le Whitehead sur ma liseuse d’abord et que je n’ai écouté que des extraits de la version audio.

  Un texte à la fois personnel et universel et fictionnel. Une belle plume et une belle interprétation.

Un texte très fort, puissant et essentiel. Une interprétation toute en douceur qui collait bien au texte.

Un coup de coeur pour un texte passionnant et la très belle plume de mon auteur chouchou. Une interprétation correcte mais qui pour moi manquait un peu de puissance pour être n°1.

Une auteur que j’aime beaucoup et dont les textes se prêtent très bien  à la lecture audio. Malgré quelques bémols qui font que ce n’est pas mon préféré de l’auteur cela reste une bonne lecture, très accrocheuse avec une très bonne interprétation.

Un texte que j’ai eu beaucoup de plaisir à découvrir avec une richesse des univers et des personnages et une interpretation agréable.

Un polar plutôt pas mal avec une interpretation pas mal non plus mais qui ne m’a pas transporté plus que cela.

Une incroyable surprise : un documentaire sur les arbres que je pensais abandonner au bout d’une heure d’écoute et qui m’a en réalité fascinée! Je l’ai écouté jusqu’au bout en étant très agréablement surprise. L’interprétation par Thibault de Montalembert est juste excellente! Si ce livre audio est quand même assez bas dans le classement c’est que je trouve qu’il n’avait pas forcément sa place dans un prix composé de romans et pour moi, il manque quand même une intrigue.

J’ai eu du mal à entrer dans ce roman que j’ai pensé abandonner et puis j’ai fini par me laisser porter par ce conte mais je n’ai pas été assez emballée et marquée pour le mettre plus haut. L’interprétation correspondait bien au narrateur.

J’avais très envie d’aimer ce roman mais j’ai été déçue, j’ai trouvé ce roman trop convenu et « facile » et l’interprétation d’une des lectrice m’a particulièrement gênée.

Cette dixième place est mon grand regret du prix car j’ai eu un gros coup de coeur pour le texte mais j’ai abandonné la version audio car j’ai détesté l’interprétation qui me gâchait le texte et j’ai donc poursuivi ma lecture sur ma liseuse. Ce texte lu par quelqu’un d’autre aurait pu / dû être le n°1.

Et maintenant?

Tous les jurés vont envoyer leurs classements d’ici le 27 mai, puis Audiolib va établir un classement de 5 titres.

Ensuite, du 13 juin au 23 août ces finalistes seront soumis au vote des internautes (à votre tour de jouer!!), vote qui déterminera le grand lauréat du Prix Audiolib 2018.