Beloved : Toni Morrison (Lu par Anne Alvaro)

Je pourrais faire très bref et vous dire que ce livre est tout simplement un chef d’oeuvre et qu’il est non seulement magistralement écrit mais qu’il est également d’une richesse historique et humaine sur la condition des Afro-Américains pendant et après l’esclavage et qu’en plus, la version audio est extrêmement bien lue et vous dire de le lire et c’est tout! Parce que c’est clairement ce que j’ai ressenti pendant toute ma lecture. Une force, une humanité, une richesse folle… Et je ne sais pas par quel bout commencer à vous raconter l’histoire car elle est tellement tissée et faite d’allers-retours, de réel et de fantastique ou folklorique, de beauté et de noirceur…

Je n’arrive pas vraiment à mettre des mots clairs et c’est souvent le cas avec les coups de coeur …

Mon coup de coeur va aussi à Anne Alvaro qui a réussi à donner une voix, une voix puissante et réelle, parfois rauque parfois rythmée qui a totalement compensé le fait que la langue « afro-américaine » n’ait pas été reproduite (et c’est heureux car c’est souvent mal fait). Elle a donné une identité à ce texte. Bravo!

Alors parce que mon envolée ne suffit peut-être pas , je vais vous recopier le résumé d’Audiolib :

« Le 124 était habité de malveillance. Imprégné de la malédiction d’un bébé… »
À Bluestone Road, près de Cincinnati, vers 1870, les meubles volent, la lumière allume au sol des flaques de sang, des gâteaux sortent du four marqués de l’empreinte d’une petite main de bébé. Dix-huit ans après son acte de violence et d’amour maternel, Sethe l’ancienne esclave et les siens sont encore hantés par la petite fille de deux ans qu’elle a égorgée. Jusqu’au jour où une inconnue, Beloved, arrivée mystérieusement au 124, donne enfin à cette mère hors-la-loi la possibilité d’exorciser son passé. Parce que pour ceux qui ont tout perdu, la rédemption ne vient pas du souvenir, mais de l’oubli.
Ce roman aux résonances de tragédie grecque, au style d’une flamboyante beauté lyrique, a reçu en 1988 le prix Pulitzer, et a figuré pendant des mois en tête des listes de best-sellers en Grande-Bretagne et aux États-Unis. »

*

Pour moi, c’était une relecture car j’avais lu ce roman en anglais quand j’avais 21 ans pendant mes études universitaires mais si j’avais conscience de lire un grand livre, je ne suis pas sure d’avoir eu la maturité pour percevoir toutes les facettes de ce roman.

Il est donc question d’esclavage et de liberté, de maternité et de sororité, d’amour et de haine, du passé et du présent…

Je suis confuse mais je ne veux que vous dire  : « Lisez-le! »

 Chez Sylire

Avec un peu de retard

catégorie « prénom »

L’homme qui savait la langue des serpents : Andrus Kivirähk (lu par Emmanuel Dekoninck)

Résumé d’Audiolib : « Voici l’histoire du dernier des hommes qui parlait la langue des serpents, de sa sœur qui tomba amoureuse d’un ours, de sa mère qui rôtissait compulsivement des élans, de son grand-père qui guerroyait sans jambes, de son oncle qu’il aimait tant, d’une jeune fille qui croyait en l’amour, d’un sage qui ne l’était pas tant que ça, d’une paysanne qui rêvait d’un loup-garou, d’un vieil homme qui chassait les vents, d’une salamandre qui volait dans les airs, d’australopithèques qui élevaient des poux géants, d’un poisson titanesque las de ce monde et de chevaliers teutons un peu épouvantés par tout ce qui précède.
Peuplé de personnages étonnants, empreint de réalisme magique et d’un souffle inspiré des sagas scandinaves, L’Homme qui savait la langue des serpents révèle l’humour et l’imagination franchement délirante d’Andrus Kivirähk. Le roman retrace dans une époque médiévale réinventée la vie peu banale d’un jeune homme qui, vivant dans la forêt, voit le monde de ses ancêtres disparaître et la modernité l’emporter. »

*

Je ne savais absolument rien de ce roman avant de le connaître et j’ai été très étonnée! Ce roman qui se déguise en roman historique sur le passé de l’Estonie, c’est surtout un conte complètement délirant sur des légendes du pays de l’auteur mais aussi une réflexion quasi philosophique sur l’évolution et la modernité. En effet, le personnage principal est un des derniers hommes des bois d’Estonie, il côtoie des australopithèques qui sont la génération d’avant et il observe et juge les Estoniens qui évoluent et qui deviennent des villageois et adoptent la nouvelle religion chrétienne, tout en ayant un regard critique sur les croyances de son propre peuple.

Ce roman est vraiment intelligent et fait réfléchir à notre société actuelle au travers les évolutions des sociétés du passé mais c’est aussi un texte complètement loufoque, jubilatoire et très drôle! Comme je le disais, il y a du conte mais il y a aussi des parallèles avec le monde moderne pour se moquer (beaucoup de la religion) quand par exemple, l’auteur parle de « mode » quand les jeunes estoniens modernes rêvent de devenir moines et nonnes…

Alors en gardant l’esprit ouvert, partez dans ce voyage historique et sociologique très divertissant mais pas seulement.

La version audio est extrêmement bien lue par Emmanuel Dekoninck qui devient tous les personnages et qui fait qu’on plonge complètement dans cette histoire.

La postface donne des explications sur la véracité des faits sur l’histoire de l’Estonie est c’est un très bon complément à cette lecture.

 Chez Sylire

catégorie « animal » de ma ligne audio

Miroir de nos peines : Pierre Lemaitre (Lu par l’auteur)

Après avoir audiolu « Au-revoir là-haut » qui avait été un coup de coeur pour le prix Audiolib 2014 et « Couleurs de l’incendie » en 2018, je savais que j’attendrais de pouvoir audiolire le 3e opus de la saga de Pierre Lemaitre car c’est l’auteur le lecteur et j’aime beaucoup sa façon de lire et j’ai donc été vraiment ravie de trouver ce titre dans la sélection du prix Audiolib 2020.

Je vais commencer par dire que j’ai toujours aimé la manière dont Pierre Lemaitre lit ses romans : il y met de la verve, de la passion et sait transmettre l’humour et les émotions du texte. J’ai aussi aimé tout le côté romanesque de ce troisième roman d’une série qui n’en est pas vraiment une. Mais je dois aussi dire que c’est celui que j’ai le moins aimé des trois et qu’il était sans doute temps que l’auteur passe à autre chose car j’ai trouvé qu’il y avait quelques longueurs et qu’il cherchait un peu à faire des liens qui n’étaient pas forcément nécessaires.

Attention, ça ne veut pas dire que je n’ai pas aimé du tout mais que je n’ai pas aimé autant que je l’aurais voulu.

L’histoire se situe en France en 1940. On croise les destins de plusieurs personnages qui a priori n’ont rien à voir les uns avec les autres mais qui vont finir par  voir leurs destins se croiser. Il y a Louise, qui a 30 ans et qui était la petite fille de la logeuse de « Au revoir là-haut ». Elle est institutrice et serveuse à Paris et un jour, un docteur, client du restaurant où elle travaille lui demande d’accepter d’être payée pour qu’il la voit nue. La fin tragique de cette rencontre va lui faire découvrir tout un pan de la vie de sa mère qu’elle ne connaissait pas et elle va partir sur les routes de France à la recherche d’un frère qu’elle espère pouvoir rencontrer.

Il y a aussi Gabriel, sergent-chef de l’armée française juste avant la débâcle qui voudrait juste bien faire et reprendre le cours de sa vie. Sa rencontre avec Raoul, caporal assez malin pour éviter de se faire prendre alors qu’il est de tous les mauvais coups, va tout d’abord être douloureuse mais quand ils se retrouveront seuls sur les routes de France, il vont se révéler être une bonne équipe.

Et puis, il y a un personnage multi facettes, manipulateur hors pair qui va passer d’avocat à porte parole du gouvernement pour ensuite se transformer en élément fédérateur… Bien sûr pour son profit personnel, mais pas seulement…

Mais j’en oublie car il y a vraiment de nombreux personnages, (trop peut-être, je dois avouer qu’il y a des moments où je me perdais un peu) et de nombreux bouleversements. Bien sûr, c’est la guerre et cela exacerbe tout et puis les passés des uns et des autres, les secrets de famille et les  mesquineries, les actes de générosités, le courage qui se développe ou qui fuit : toute la nature humaine est réunie dans ce roman.

Aussi surprenant que cela puisse paraître dans un roman sur la 2e guerre mondiale et l’exode, ce que je retiens, c’est l’humour et le côté fantasque même si je persiste à penser que Pierre Lemaitre a eu du mal à quitter cette saga et a eu envie d’en dire trop. Il aurait sans doute pu alléger son roman, il n’en aurait pas été moins bon.

 Chez Sylire

catégorie « Objet » de ma ligne audio

La tête sous l’eau : Olivier Adam (Lu par Alice de Lencquesaing et Lorenzo Lefebvre)

Résumé de l’éditeur : « Quand mon père est ressorti du commissariat, il avait l’air perdu. Il m’a pris dans ses bras et s’est mis à pleurer. Un court instant j’ai pensé : ça y est, on y est. Léa est morte.
Puis il s’est écarté et j’ai vu un putain de sourire se former sur son visage. Les mots avaient du mal à sortir. Il a fini par balbutier : « On l’a retrouvée. Merde alors. On l’a retrouvée. C’en est fini de ce cauchemar. »
Il se trompait. Ma sœur serait bientôt de retour parmi nous mais on n’en avait pas terminé. »

*

Il faut que je commence par dire que j’ai lu ce livre audio en janvier et avec l’African American History Month challenge de février et mon déménagement, je n’ai pas fait de brouillon et aujourd’hui alors que j’écris mon billet en mars, je m’aperçois que je ne sais plus trop quoi dire sur ce roman… Ce que je peux dire c’est que j’en garde un bon souvenir de lecture, à la fois par la manière dont il était lu et par l’histoire, sur le moment, mais il est certain qu’il ne m’a pas non plus laissé un souvenir impérissable. Je dirais que c’est une lecture qui change les idées sur le moment, assez accrocheuse mais qui ne m’a pas marquée (mais c’est déjà bien de prendre plaisir à lire sur le coup, n’est-ce pas?)

C’est un roman écrit pour les adolescents avec des personnages adolescents et même si Olivier Adam dit qu’il l’a écrit pour que ce soit un roman généraliste aussi, je dois quand même dire que quand je l’ai commencé, je ne savais pas que c’était un roman jeunesse et que je m’en suis vite doutée. On sent quand même une certaine « facilité ».

L’histoire est celle d’une famille qui a quitté Paris pour s’installer en Bretagne. Les parents l’ont fait pour eux mais les enfants déjà adolescents sont déracinés. Le garçon, plus jeune, n’était pas très sociable et n’a pas trop souffert du départ mais il n’arrive pas pour autant à se faire trop d’amis, la fille, plus âgée, est extrêmement malheureuse d’avoir perdu ses amis, surtout, une personne qu’elle aimait et avec qui elle avait une relation amoureuse intense (et là, je me suis doutée très très tôt de la nature de cet amour, je ne sais pas si c’était censé être un petit twist ou pas…)

Tout bascule quand Léa disparaît du jour au lendemain sans laisser de trace. Fugue, kidnapping, vivante ou morte? Personne ne sait rien et cela fait des mois que la famille est détruite par cette absence…

Et puis, le commissariat appelle pour annoncer à la famille que Léa a été retrouvée… Mais revenir d’un cauchemar, ce n’est pas vraiment revenir car si elle a été retrouvée, elle n’en a pas fini de son expérience, du danger et elle garde aussi un secret( dont je me suis doutée aussi assez facilement).

Alors, je ne sais pas si c’est parce que j’ai lu « Lumière noire » de Lisa Gardner qui parle du retour de kidnapping et du traumatisme et « Amelia » de Kimberly McCreight qui parle des secrets que les jeunes peuvent avoir vis à vis de leurs parents qui font que je suis restée sur ma faim mais il m’a manqué un petit quelque chose.

par ma copine Mrs B

 Chez Sylire

Une longue impatience : Gaëlle Josse (lu par Dominique Blanc)

Résumé de l’éditeur : « Ce soir-là, Louis, seize ans, n’est pas rentré à la maison. Anne, sa mère, dans ce village de Bretagne, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, voit sa vie dévorée par l’attente, par l’absence qui questionne la vie du couple et redessine celle de toute la famille.
Chaque jour, aux abords de la folie, aux limites de la douleur, Anne attend le bateau qui lui ramènera son fils. Pour survivre, elle lui écrit la fête insensée qu’elle offrira pour son retour. Telle une tragédie implacable, l’histoire se resserre sur un amour maternel infini.
Avec Une longue impatience, Gaëlle Josse signe un roman d’une grande retenue et d’une humanité rare, et un bouleversant portrait de femme, secrète, généreuse et fière. Anne incarne toutes les mères qui tiennent debout contre vents et marées. »

*

Je vous ai recopié le résumé d’Audiolib car je ne sais pas par quel bout commencer  pour faire mon propre résumé car c’est un roman dans lequel on apprend beaucoup de choses sur une famille, une femme, un fils mais par allers et retours. Anne, la mère, écrit des lettres à son fils absent dans lesquelles elle revient sur leur passé ensemble, puis le passé avec son nouveau mari et puis elle raconte aussi des choses sur la vie quotidienne. Elle lui raconte ses recherches d’abord pour le retrouver après qu’il soit parti sans donner de nouvelles puis, une fois qu’elle a compris qu’il avait pris la mer, elle dit aussi son attente de lui, sa longue impatience de le revoir. Et d’ailleurs, elle lui raconte comment elle l’accueillerait, en détaillant le repas qu’elle confectionnerait, un repas et des plats qui sont aussi l’excuse pour égrainer des souvenirs partagés.

Si j’ai du mal à parler de cette histoire c’est que ce ne sont pas vraiment les faits ni l’ordre dans lesquels ils sont racontés qui comptent mais les émotions fortes et tendres qui sont transmises dans ce texte qui est en fait un longue déclaration d’amour d’une mère à son fils et ce n’est pas simple de vous raconter ça. Ce texte, je l’ai tout simplement trouvé beau et en plus, il est très bien lu par Dominique Blanc qui est devenue Anne pour moi. Et la fin… Quelle fin poignante! Je ne ne vais rien dire évidemment à part que j’ai pleuré en peignant les étagères de ma cuisine… Et pleurer en lisant, c’est fort, c’est beau!

Alors, je ne vais pas chercher à argumenter, je ne peux que vous conseiller de lire ce roman et si vous aimez la lecture audio, n’hésitez pas à l’audiolire. C’était pour ma part ma première rencontre avec l’autrice et j’ai bien envie de la relire alors si vous voulez me conseiller un autre titre je veux bien (même si la barre est haute ici dans le style et les émotions!)

 Chez Sylire

L’allée du sycomore : John Grisham (lu par Stéphane Ronchewski)

Ce roman se situe dans le Mississippi dans les années 1980. Seth Hubbard, un homme solitaire et très malade vient de se suicider et il n’a rien laissé au hasard : il a laissé des mots pour qu’on retrouve son corps, qu’on gère son enterrement et également un courrier officiel à un avocat pour changer son testament précédent avec un testament manuscrit… Ce testament est tout à fait legal mais Jake Brigance, l’avocat à qui il a envoyé ce document alors qu’il ne le connaissait pas sait très bien que les dernière volontés de Seth Hubbard vont faire des remous dans sa famille et dans la ville…

En effet, le vieil homme a totalement déshérité ses enfants et petits-enfants pour donner presque toute sa (très grande) fortune à sa femme de ménage, une femme noire qui n’a aucun lien direct ou indirect avec lui et qu’il ne connait que depuis 3 ans. Il donne aussi une partie de son argent à son frère qui a disparu depuis de longues années…

Evidemment, la famille conteste ce nouveau testament et cela ouvre une bataille juridique et aussi un questionnement sur les raisons de ce don : y avait-il quelque chose entre Seth et Lettie? Est-ce qu’elle l’a manipulé pour obtenir cet argent? C’est ce que la cour va devoir determiner. Mais le fait que le riche blanc a donné cet argent à une femme noire est encore plus perturbant dans cet état du sud des Etats-unis une vingtaine d’années seulement après la fin de la ségrégation.

D’ailleurs, le choix par Seth Hubbard de son avocat n’est certainement pas un hasard car cet homme de loi blanc a gagné un procès pour sauver un homme noir dans une communauté très déchirée sur le sujet et a vu sa maison incendiée par le Ku Klux Klan ce qui montre bien qu’il avait conscience que la question de la race serait importante.

Le roman fait revenir aussi sur le passé, les années de ségrégation et de haine raciale, les petites actions racistes du présent et les différents groupes de personnes, Noires et Blanches, qui vivent dans cet état au lourd passé.

C’est un roman qui dépeint des personnes très variées et qui creuse tous les méandres de la justice, c’est aussi très social car on voit bien qu’il y a une grande différence entre les Noirs et les Blancs économiquement parlant.

J’ai aimé ce roman et j’ai aussi aimé la manière dont qu’il était lu. John Grisham sait très bien traiter des sujet de société sous couvert de faire des thrillers ou des enquêtes.

Chez Sylire

catégorie « lieu » de ma ligne audio

Par amour : Valérie Tong Cuong (lu par Benjamin Jungers, Kelly Marot, Olivier Martinaud et Emilie Vidal Subias)

J’ai commencé ce roman audio sans me souvenir de quoi il parlait, juste parce que je rappelais que j’avais lu des avis positifs et je suis vraiment très contente de cette lecture qui a été une très agréable surprise!

L’histoire commence en 1940 au Havre lors qu’une famille de femmes et d’enfants se lancent dans l’exode et quittent leur ville… Il y a Emélie, avec ses enfants, Lucie et Jean, et sa soeur Muguette et ses enfants, Joseph et Marline. Les hommes sont engagés dans l’armée et elles sont seules à gérer cette période.

Après l’armistice, Joffre, le mari de Emélie revient et ils reprennent tous les deux leur travail de concierges et cuisiniers de l’ancienne école qui a été transformée en caserne pour les Allemands. Le mari de Muguette ne revient pas et à cause de la maladie elle est contrainte d’envoyer ses enfants en Algérie pour qu’ils soient protégés.

Ce roman est une saga historique et familiale qui se déroule sur toute la période de la 2eme guerre mondiale et c’est vraiment très intéressant car de nombreux aspects de la guerre sont abordés du point de vue des civils, des femmes, des enfants. C’est particulièrement intéressant parce que chaque chapitre donne la parole à l’un des protagonistes et on voit non seulement l’histoire avec un grand H d’une perspective différente à chaque fois mais aussi certaines choses que les autres personnages ne savent pas.

C’est un roman très humains, très touchants sans être larmoyant ou facile, une histoire pleine d’amour familial que j’ai vraiment beaucoup aimé et la version audio est vraiment très réussie avec plusieurs lecteurs ce qui rend les différents points de vue très vivants.

 Chez Sylire

catégorie « amour/relations amoureuses » de ma ligne audio

Le prix Audiolib 2020

Lundi soir, j’ai appris une bonne nouvelle!

Pour la 8ème année consécutive, je suis membre du jury du Prix Audiolib, organisé par la maison d’édition et j’ai toujours grand plaisir à participer à ce prix!

Je suis très contente à l’idée de faire des découvertes vers lesquelles je ne seraient peut-être pas allée de moi même. Je suis aussi très contente de retrouver des copines blogueuses parmi les jurés! Et heureuse aussi qu’Audiolib fasse encore confiance aux « vieilles blogueuses » à cette époque où nous ne sommes pas forcément le haut du panier en matière de visibilité et de popularité sur internet 😉

Voici les titres que je vais être amenée à lire avec les oreilles entre janvier et mai :

Alors, voici mes premières impressions :

  • J’ai lu « Beloved » quand j’étais en fac d’anglais il y a très longtemps et je crois bien l’avoir relu depuis mais en anglais. Je suis contente d’avoir l’opportunité de le relire j’ai juste un peu peur du passage à la traduction du language afro-américain de la période autour de l’esclavage.

 

  • J’ai lu « Dans la forêt » en version papier et j’ai hâte de découvrir la manière dont il a été lu car ça a été un coup de coeur!

 

  • J’appréhende un peu « Girl » car le seul livre que j’ai lu de l’auteur était son autobiographie que je n’avais pas appréciée mais là cela semble un roman fort… à suivre!

 

  • J’ai beaucoup vu passer la couverture de « Ici n’est plus ici » sur internet mais je ne sais pas trop à quoi m’attendre et je suis donc très curieuse d’autant que le sujet des Indiens m’intéresse beaucoup!

 

  • J’ai aussi vu passer la couverture de « L’homme qui savait la langue des serpents » et j’ai cru comprendre que ce n’était pas un texte facile alors je suis intriguée!

 

  • « Le Bal des folles » a aussi été vu partout, je n’arrivais pas à me décider à le lire alors c’est l’occasion rêvée de me faire ma propre idée!

 

  • Je suis très contente de découvrir « La Femme révélée » car c’est une autrice que j’avais très envie de lire!

 

  • Je suis vraiment très contente de voir « Miroir de nos peines » parce que j’avais bien l’intention de l’audiolire car j’avais aimé les deux premier roman de cette série lue par l’auteur!

 

 

  • Je n’ai jamais entendu parler de « Vie de Gérard Fulmard » mais j’ai aimé plusieurs livre de l’auteur et le lecteur est bon!

J’ai hâte de recevoir les premiers livres!

Amelia : Kimberly McCreight (lu par Laetitia Godès)

Résumé de l’éditeur : « À New York, Kate élève seule sa fille de 15 ans, Amelia. En dépit d’un rythme professionnel soutenu, elle parvient à être à l’écoute de cette adolescente intelligente et responsable, ouverte et bien dans sa peau. Très proches, elles n’ont pas de secrets l’une pour l’autre. C’est en tout cas ce que croit Kate, jusqu’à ce matin d’octobre où elle reçoit un appel de l’école. On lui demande de venir de toute urgence. Lorsqu’elle arrive, Kate se retrouve face à une cohorte d’ambulances et de voitures de police. Elle ne reverra plus jamais sa fille. Amelia a sauté du toit de l’établissement.
Désespoir et incompréhension. Pourquoi une jeune fille en apparence si épanouie a-t-elle décidé de mettre fin à ses jours ? Rongée par le chagrin et la culpabilité, Kate tente d’accepter l’inacceptable… Mais un jour, elle reçoit un SMS anonyme qui remet tout en question : « Amelia n’a pas sauté. »
Obsédée par cette révélation, Kate s’immisce alors dans la vie privée de sa fille et réalise bientôt qu’elle ne la connaissait pas si bien qu’elle le pensait. À travers les SMS, les mails d’Amelia, les réseaux sociaux, elle va tenter de reconstruire la vie de son enfant afin de comprendre qui elle était vraiment et ce qui l’a poussée à monter sur le toit ce jour-là. La réalité qui l’attend sera beaucoup plus sombre que tout ce qu’elle avait pu imaginer. »

*

Je recopie le résumé car il place bien le début de l’histoire. On va donc revenir en arrière sur l’histoire d’Amelia au travers de ce que sa mère va découvrir sur elle et on va suivre Kate dans sa quête de ce qui est réellement arrivé à sa fille.

Amelia vivait avec sa mère célibataire et il ne lui manquait rien dans la vie à part le fait qu’elle voulait savoir qui était son père, mais sa mère gardait ce secret.

Amelia est une lycéenne de 15 ans à « Grace Hall » un lycée privé assez chic. Elle est très proche de sa meilleure amie Sylvia même si les deux filles sont très différentes, Sylvia étant beaucoup plus délurée qu’Amelia qui elle était une jeune fille plutôt sage.

Sa vie bascule quand elle est sollicitée dans le plus grand secret par un « club » de filles. Officiellement, les « fraternités » et « sororités », ces groupes d’étudiants qui existent dans toutes les facs américaines, sont interdites au lycée Grace Hall mais, comme tous les interdits, certains les bousculent et Amelia se retrouve presque malgré elle et dans le plus grand secret (vis à vis de sa mère, bien sûr, mais aussi de Sylvia), à suivre les directives des cheffes du groupe « Les Magpies »… Cela commence avec du bizutage presque bon enfant et Amelia envisage d’arrêter mais d’une part, elle ressent pour la première fois une attirance sentimentale et physique pour l’une des membres du groupe et d’autre part, elle ne sait plus comment partir sans risquer les ennuis pour elle ou son amie Sylvia… Plus tard, on découvre que les petits jeux se transforment en quelque chose de beaucoup plus effrayant…

La seule personne à qui elle dit tout, c’est un garçon qu’elle n’a jamais rencontré dans la vraie vie mais à qui elle peut tout dire par sms et par mail…

J’ai bien aimé cette histoire qui fait froid dans le dos et qui montre bien la difficulté à trouver sa place en tant qu’adolescent dans la micro société que peut être un lycée. On constate aussi la difficulté des parents à garder le contact avec ses ados et aux ados de savoir jusqu’où ils peuvent communiquer avec leurs parents. C’est très addictif, on a envie de découvrir comme Kate ce qui s’est vraiment passé. On apprend des choses de tous les côtés, des choses que les divers personnages ne savent pas tous. Il y a des rebondissements et des révélations… Un bon page turner (même si en audio, le terme est moins parlant 😉

Je me suis vraiment demandé si ce roman était un roman « adulte » ou « young adult » mais je pense que c’est lié au fait que la version audio est lue par une actrice à la voix très jeune et qui rend bien la façon de s’exprimer très américaine des jeunes filles du roman. Mais c’est à mon avis un roman qui peut être lu dès 14-15 ans.

par Mrs B : Merci!

 Chez Sylire

catégorie « Prénom » de ma ligne « audio »

Le dompteur de lions (Tome 9) : Camilla Läckberg (lu par Jean-Christophe Lebert)

Je suis les aventures d’Erika Falk depuis que j’ai lu le premier tome pour le prix de ELLE 2009 qui faisait parti de mes premier billets sur le blog alors c’est une série qui a une saveur particulière pour moi! J’essaie d’espacer un peu pour ne pas me lasser et j’en lis presque un par an.

Comme d’habitude il y a une enquête menée par le commissariat de Fjällbacka avec Patrik Hedström et en parallèle, il y a aussi une partie autour d’Erica Falck, et également des passages qui se passent dans le passé et qui semblent coupés du reste de l’histoire.

Ici l’enquête à proprement parler commence quand une toute jeune fille qui avait disparu depuis des mois réapparaît seule dans la campagne et se fait tuer dans un accident dans la route. L’autopsie révèle qu’elle a subit de terribles mutilations aux yeux, à la langue et aux oreilles. Les enquêteurs s’intéressent alors à d’autres cas de jeunes filles ayant disparu pour vérifier s’il y a des points communs et en espérant pouvoir les sauver.

Erika quant à elle est en train de faire ses recherches pour son prochain livre. Elle rencontre régulièrement une femme qui est internée après avoir été condamnée pour l’assassinat de son mari. Quand son mari a été trouvé mort, les policiers avaient aussi trouvé leur fille de 7 ans enchaînée à la cave. Ses enfants ont ensuite été placés, dans une famille d’accueil pour la petite fille martyre et chez sa grand-mère pour le petit garçon. La femme ne se livre pas à Erika et pourtant, on sait qu’elle a des coupures de journaux concernant les disparitions des jeunes filles dans ses affaires.

L’histoire appartenant au passé nous raconte la fille d’une jeune femme qui rencontre un dompteur de lion, en tombe amoureuse et se marie et a d’abord une petite fille… Elle s’aperçoit très vite que sa fille a un problème …

En plus des histoires qui se croisent et s’entremêlent, il y a aussi les histoires du quotidien de Fjällbacka , les histoires personnelles des autres membres de l’équipe et la vie de famille d’Erika et Patrick avec leurs enfants et aussi les malheurs d’Anna, la soeur d’Erika…

En toute franchise j’ai bien aimé ce roman comme on aime retrouver une série et des personnages qu’on connait depuis longtemps mais malgré tout ce n’est certainement pas mon préféré. J’ai trouvé que certains aspects étaient un peu trop évidents, d’autres trop tirés par les cheveux et les parties qui concernent les personnages récurrents sont parfois un peu trop répétitifs (en particulier Anna… qui collectionne vraiment les problèmes alors que tout réussit à Erika…) Bref, un roman à découvrir pour des vacances (ou en audio, c’est très bien aussi!) quand on a suivi la série.

La série d’Erika Falck :

La princesse des glaces (Tome 1) 

Le prédicateur (Tome 2)

Le tailleur de pierre (Tome 3)

L’oiseau de mauvais augure (Tome 4)

L’enfant allemand (Tome 5)

La Sirène (Tome 6)

Le gardien de phare (Tome 7)

La Faiseuse d’anges (Tome 8)

 Chez Sylire

J’inscris ce texte au Défi Livres de Argali  

 chez Cryssilda (Suède)