Les filles bleues de l’été : Mikella Nicol (Lu par Emmanuelle Lussier-Martinez et Karelle Tremblay)

Ce très court roman à deux voix raconte la vie de deux amies, Chloé et Clara, la vingtaine, étudiantes qui se connaissent depuis l’enfance. Clara ne se remet pas d’une histoire d’amour à laquelle elle a cru et Chloé se maltraite physiquement. Lorsque que Chloé est autorisée à quitter l’hôpital psychiatrique où elle se remettait, Clara décide de retrouver l’été où elles se sentaient bien quand elles étaient enfants en allant toutes les deux au chalet de la famille de Chloé.

Là, elles se retrouvent toutes les deux seules et essayent de se soutenir pour retrouver le chemin d’une vie normale. Mais Clara retombe dans les filets de l’amour et Chloé a trop de mal à s’accepter dans le monde des autres. Ces filles bleues sont des filles qui ont des bleus à l’âme…

Cette histoire de jeunes filles mal dans leur peau, mal dans leurs vies, qui subissent la déprime, la depression est très touchante et triste, poignante même car on sent très vite que leurs vies sont sans issue mais on sait que nombreuses sont les personnes qui ressentent ce désespoir. J’avais l’impression d’être dans la tête de ces jeunes filles.

Le style est très beau, très poétique. Si je ne l’avais pas lu en audio, j’aurais sans doute relevé plein de citations. (Mais vous pouvez en trouver sur Babelio.)

Quant à la version audio, j’ai bien aimé les voix des lectrices, et quand j’avais un peu de mal parfois a distinguer de quel personnage il s’agissait c’était à la voix que je les reconnaissais car elles avaient chacune leur identité.

J’ai trouvé la version audio sur Radio Canada qui propose des livres audio en téléchargement gratuit.

avec Sylire : allons voir son avis (je pense qu’elle a moins aimé que moi 😉

Chez Sylire

chez Karine:) et Yueyin

Le libraire : Gérard Bessette (lu par Renaud Paradis)

Ce roman raconte une tranche de vie d’un homme qui était au chômage et à qui une connaissance a dit qu’il pourrait trouver du travail dans la librairie de la petite ville de Saint Joachim. Il s’installe dans une chambre chez une logeuse et travaille dans la librairie de Léon Chicoine, une boutique où il y a une grande place faite aux oeuvres religieuses et où il travaille auprès de collègues un peu « dames patronnesses ». s’occupant lui de la section « romans ». Ses seules occupations sont ses beuveries solitaires dans un bar de la ville, son temps dans sa chambre et son travail à la librairie.

Hervé est un homme assez cynique qui ne cherche pas à plaire et qui cherche surtout à en faire le moins possible. Il fait un peu semblant de travailler, semblant de lire, se satisfaisant de vendre quelques livres qui prennent la poussière dans la librairie, ne s’intéressant guère à ses clients. Il se laisse vivre, à tel point qu’il finit par se retrouver dans le lit de sa logeuse (ou plutôt, elle dans le sien) sans vraiment faire exprès et il ne sait pas trop comment se sortir de ce changement d’habitude.

Son quotidien, qu’il raconte dans son journal (une fois par semaine), juste pour s’occuper un peu le dimanche, est un peu perturbé quand son patron lui confie un secret : il rassemble des livres dans une pièce cachée dans la libraire. Des livres qui sans être interdits ne sont pas très recommandables aux yeux du clergé (et l’église catholique a un grand poids dans le Québec des années 60) et qu’il ne faut vendre qu’aux personnes de confiance le plus discrètement possible. D’ailleurs, un jour, Hervé se retrouve en difficulté et doit répondre des bonnes mœurs de la librairie vis à vie du curé suite à la vente de « L’Essai sur les mœurs » de Voltaire à un collégien…

Le personnage de cet homme détaché de tout ce qui l’entoure, qui ne semble pas respecter grand chose, très désabusé et qui veut juste vivre tranquillement sans être dérangé par les autres et encore moins par les convenances m’a fait penser au personnage de The Dude dans le film « The Big Lebowski » pour ceux qui connaissent. C’est un personnage plutôt sympathique.

J’ai découvert après l’avoir lu que ce roman avait été publié en 1960 au Québec alors que je pensais qu’il se situait seulement à cette époque et cela donne encore plus de poids à la critique de la religion comme gardienne morale sans intellect qui transparaît dans cette histoire.

Ce livre plutôt court a été une bonne découverte, je l’ai trouvé plutôt intéressant. J’ai trouvé la version audio sur Radio Canada qui propose des livres audio en téléchargement gratuit (mais celui-ci n’est plus disponible).

L’avis de Sylire qui l’a aussi audiolu.

 Chez Sylire

J’inscris ce texte au Défi Livres de Argali  

  chez Karine:) et  Yueyin

Catégorie « métier » du ma ligne audio du

Né d’aucune femme : Franck Bouysse (lu par Simon Duprez et Cachou Kirsch)

La première chose que je voudrai dire c’est que j’ai vu ce roman classé en catégorie « polar » plusieurs fois, notamment dans des prix, comme le prix des lectrices de Elle qu’il a gagné dans cette catégorie et je ne suis pas du tout d’accord avec ce choix. C’est un roman sombre, noir, parfois dur mais ce n’est pas un polar…

Je n’ai pas envie d’en dire trop car si j’avais entendu de bons échos de ce roman, je n’avais rien lu dessus, donc je l’ai commencé l’esprit très ouvert et j’ai envie de vous laisser le découvrir comme moi.

Je vais juste vous dire qu’un prêtre va découvrir le journal d’une femme dans un asile et y lire son témoignage sur une vie de malheurs. C’était une jeune fille qui aura été abandonnée et brisée, utilisée et qui a haï et aimé et qui a tout perdu… Il est question de famille , de filiation, de maternité. Il y a de la cruauté terrible et de l’amour qui ne se dit pas. Il y a du désespoir, des regrets et de l’espoir.

C’est un roman dur mais c’est avant tout un très beau roman, avec des personnages vraiment bien écrits. J’ai vraiment aimé cette histoire qui se passe un peu hors du temps, il est difficile de le situer, il a un côté intemporel : ça pourrait être au moyen âge, ça pourrait être dans les années 50, ça pourrait être aujourd’hui tant les thèmes traités et les personnages décrits sont quasiment universels.

J’ai aussi beaucoup aimé le style et la place que prend la nature dans le récit et la grande humanité que l’on découvre dans des situations assez inhumaines.

La version audio est excellente! L’alternance des deux voix est très adaptée au roman et les lecteurs savent rendre toute la poésie du texte.

 2020

Chez Sylire

Merci à

Catégorie « polar » 2019

Manifesto : Léonor de Récondo (Lu par l’autrice et Jacques Chaussepied)

J’ai entendu parlé de ce roman lors de ma rencontre avec l’autrice quand elle nous a dit qu’elle venait juste d’enregistrer sa partie de Manifesto pour Audiolib alors j’attendais avec impatience la sortie du livre audio car j’avais beaucoup aimé sa lecture de Amours.

C’est un roman en partie autobiographique et en partie imaginaire puisque Léonor de Récondo raconte la dernière nuit de son père qu’elle a passée avec lui et sa mère à l’hôpital et qu’elle croise avec des conversations imaginaires entre son père Félix et « Ernesto » Hemingway.

Les passages très personnels sur les derniers instants avec son père sont très touchants par leur réalisme et par l’émotion que l’on peut imaginer vivre soi-même et ils sont aussi l’occasion de se remémorer son père, l’artiste, l’homme curieux et intéressé par toutes sortes de choses. Les passages de conversations entre les deux hommes âgés sont l’occasion d’avoir un regard plus large sur la vie de Félix, comme son enfance, l’exil d’Espagne, la guerre et l’art, en faisant des parallèles entre les souvenirs de Félix et ceux d’Ernesto.

J’ai beaucoup aimé ce roman que j’ai trouvé plein de vie avec les personnages d’Ernesto et Félix qui sont des hommes qui ont remplis leurs vies d’expériences et de sensations, artistiques et humaines et c’est aussi un texte plein de douceur et d’émotions filiales avec le regard que pose Léonor, la fille adulte, sur ce père mourant mais aussi le regard de Léonor, petite fille, sur son père dans ses souvenirs.

Je ne sais pas si c’est parce que mes propres parents ont l’âge du père de l’autrice que cela m’a particulièrement touchée mais je pense que cela peut toucher tout le monde. J’ai trouvé que l’idée de mêler la « vraie vie » et ces conversations imaginaires était très originale et apportait vraiment une dimension littéraire et que cette partie appartenant à la fiction permettait aussi d’apporter une vision presque historique à la vie de son père.

Au niveau de la version audio, c’est Léonor de Récondo qui lit les parties qui se passent à l’hôpital et Jacques Chaussepied qui lit les parties de Ernesto et Félix et c’est vraiment bien, cela apporte un rythme très musical à cette audiolecture.

Pour en savoir plus sur ce que Léonor de Récondo dit elle-même de ce roman, vous pouvez aller lire la partie « Manifesto » dans ce billet!

Chez Sylire

avec Sylire : Allons voir son avis!

Merci à

La disparition de Josef Mengele : Olivier Guez (Lu par l’auteur)

Résumé de l’éditeur : « 1949 : Josef Mengele arrive en Argentine.
Caché derrière divers pseudonymes, l’ancien médecin tortionnaire à Auschwitz croit pouvoir s’inventer une nouvelle vie à Buenos Aires. L’Argentine de Perón est bienveillante, le monde entier veut oublier les crimes nazis. Mais la traque reprend et le médecin SS doit s’enfuir au Paraguay puis au Brésil. Son errance de planque en planque, déguisé et rongé par l’angoisse, ne connaîtra plus de répit… jusqu’à sa mort mystérieuse sur une plage en 1979.
Comment le médecin SS a-t-il pu passer entre les mailles du filet, trente ans durant ?
La Disparition de Josef Mengele est une plongée inouïe au coeur des ténèbres. Anciens nazis, agents du Mossad, femmes cupides et dictateurs d’opérette évoluent dans un monde corrompu par le fanatisme, la realpolitik, l’argent et l’ambition. Voici l’odyssée dantesque de Josef Mengele en Amérique du Sud. Le roman-vrai de sa cavale après-guerre. »

*

J’avais offert ce roman à L’Homme car il aime beaucoup les romans basés sur des faits réels. J’ai essayé de le lire mais je n’ai pas du tout réussi à rentrer dedans, quelque chose me gênait dans le côté froid et très factuel de cette histoire. Et puis l’avis de Sylire qui l’a lu en audio m’a donné envie de lui donner une deuxième chance. J’avais un peu peur car il est lu par l’auteur et ce n’est pas toujours une réussite mais là, c’est très bien passé!

Je ne vais pas vous en dire plus que le résumé de l’éditeur mais ce que j’ai aimé dans ce roman c’est ce qui m’avait rebuté à ma première lecture (oui, je suis contradictoire, j’avoue) c’est à dire le côté froid et factuel. En effet, Josef Mengele ne montre pas de regrets et il est montré comme quelqu’un qui cherche à échapper à son passé à moindre frais, plein de mépris pour tous.

C’est quelqu’un qui est montré comme un être assez médiocre qui se sent supérieur et c’est sans doute proche de la réalité. Il a réussi à échapper à tout et quand il a des cas de conscience c’est plus parce qu’il estime ne pas avoir assez profité de sa vie que pour des regrets sur ses actions de tortionnaire car il est montré en permanence persuadé d’avoir fait ce qu’il fallait pour son pays.

Ce n’est pas une lecture facile car que ce soit le personnage odieux de Josef Mengele ou la manière dont les pays dans lesquels il a vécu pendant son exil l’ont accueillis font froid dans le dos.

C’est donc un roman historique mais aussi un roman qui raconte l’histoire d’un homme somme toute assez ordinaire, d’une froideur glauque.

Pendant mon audiolecture, je me demandais comment l’auteur avait vécu son écriture de ce roman, comment il avait supporté de « penser comme Josef Mengele » et l’entretien avec l’auteur à la fin du livre est en cela intéressante.

J’ai beaucoup apprécié cette audiolecture.

 Chez Sylire

prêté par Sylire (son avis en cliquant sur son nom) : Merci!

Le parfum Histoire d’un meurtrier : Pattrick Süskind (Lu par François Berland)

Résumé de l’éditeur : « Au XVIIIème siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque.
Il s’appelait Jean-Baptiste Grenouille.
Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre que lui n’aurait pas survécu.
Mais Grenouille n’avait besoin que d’un minimum de nourriture et de vêtements, et son âme n’avait besoin de rien. Or ce monstre de Grenouille avait un don, ou plutôt un nez unique au monde, et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout-puissant de l’univers, car « qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le cœur des hommes ».
C’est son histoire abominable… et drolatique, qui nous est racontée dans Le Parfum, un best-seller mondial. »

*

J’avais lu ce roman quand j’étais au lycée et je me souvenais très vaguement de l’histoire mais j’avais le souvenir d’un très bon roman (c’est loin le lycée pour moi!). Quand j’ai repéré le livre audio à la médiathèque, je me suis dit que ce serait  l’occasion de le relire autrement (car je n’aime pas trop relire les livres en version papier mais en audio, ça me plait!)

Ce roman raconte la vie d’un être hors du commun né au 18e siècle dans des conditions d’une terrible pauvreté et qui va d’abord être passé de mains en mains. Il a une particularité qu’une nourrice a remarqué : il ne sent rien, aucune odeur, ni bonne ni mauvaise et cela a pour conséquence qu’il grandit au mieux en passant inaperçu, au pire en mettant les gens mal à l’aise par cette drôle d’impression qui vient de cette absence d’existence olfactive.

Les odeurs sont pourtant particulièrement importantes pour Grenouille car lui, est capable de tout sentir, d’une manière extrêmement précise. Il collectionne d’ailleurs en quelque sorte les odeurs et parfums, les meilleurs comme les pires et se construit à leur contact. Il est capable de reconnaître des parfums que le nez humain ne distingues normalement pas.

Un jour, il est attiré par une odeur qui lui semble la meilleure au monde et découvre que c’est celle dégagée par une jeune fille rousse. Désirant plus que tout posséder ce parfum, il tue la jeune fille mais ne vit que dans le souvenir de cette odeur qu’il veut retrouver.

Il réussit à rejoindre la boutique du célèbre parfumeur Giuseppe Baldini où il apprend toutes les techniques possibles pour fabriquer des parfums. Plus tard, il va fuir le monde et vivre une période d’ermite où il fuit les odeurs des hommes et vit très mal son absence d’odeur.

Il reprend donc la route pour aller à Grasse où il commence à travailler chez un autre parfumeur et c’est à Grasse qu’il va retrouver une nouvelle jeune fille rousse qui exhale le même parfum que celle de Paris. Il va alors préparer sa capture de ce parfum de façon plus durable en devenant un meurtrier de jeunes femmes en attendant de pouvoir accomplir son meurtre ultime, celui qui lui permettra de recréer LE parfum.

Cette histoire est un conte qui nous emmène à la fois dans une âme noire mais dans le monde des sensations par les odeurs et les parfums, il se termine d’ailleurs par une scène très onirique de débauche sensuelle totalement décadente!  Jean-Baptiste Grenouille est un être torturé qui n’arrive pas à vivre avec les autres et qui ne ressent aucune empathie pour les autres, les femmes qu’il tue n’étant que des véhicules de parfums.

Un roman que je suis très contente d’avoir relu, je l’ai trouvé très fort!

La version audio est lue de façon assez théâtralisée mais elle passe très bien!

 Chez Sylire

 

No et moi : Delphine de Vigan (lu par Lola Naymark)

Lou est une adolescente très mature pour son âge, elle est surdouée mais en même temps elle est en décalage avec le reste du monde qui l’entoure. Elle a des petites manies, comme des listes et des collections et elle a un regard à la fois très fin et très curieux sur le monde. Elle peine à se faire une place dans sa famille avec une mère depressive qui ne semble plus voir sa fille après la mort de la petite soeur et un père qui essaie malgré tout de maintenir un semblant d’ordinaire. Elle est en avance à l’école et ne se reconnait pas parmi les lycéens qui l’entourent et pourtant, elle est attirée par Lucas, le bad boy torturé de la classe.
Un jour, par défi, et par peur lorsqu’elle doit faire un exposé sociologique, elle décide d’interviewer une jeune SDF. De fil en aiguille, elle va apprendre à connaître No, cette jeune fille qui vit une vie à mille lieues de la sienne. Elle va « l’apprivoiser », No va se laisser approcher et laisser entrer Lou dans sa vie. Et cette relation, leur amitié leur apportera à toutes les deux. Elles s’accompagneront mutuellement, avec l’aide de Lucas. Auprès de No, tout le monde va évoluer, que ce soit Lou et Lucas et même les parents de Lou.
Mais est-ce que No peut vraiment rester dans la société, en est-elle capable?
Un joli roman d’initiation et de partage. Une belle relation et de beaux personnages dans cet âge de transition qu’est l’adolescence.
Dans cette version audio, la lectrice, à la voix jeune, porte très bien le personnage de Lou.
Je vous le recommande.

Une femme entre nous : Greer Hendricks et Sarah Pekkanen (lu par Camille Lamache)

Ce billet est très difficile à écrire car je ne dois pas trop en dire étant donné que les auteures ont réussi à nous faire aller où elles voulaient et c’est très bien amené, je ne me suis pas du tout doutée de ce qui allait se passer!

Le roman commence avec deux histoires croisées. Il y a celle de Nellie, une jeune femme qui va se marier avec un homme plus âgé et plus riche et très amoureux d’elle. Cette jeune institutrice et barmaid quitte son mode de vie assez libre pour vivre le parfait amour. On sait cependant que quelque chose dans son passé d’étudiante la tracasse et également que Richard avait auparavant une femme…

La deuxième femme est Vanessa. Elle est divorcée depuis peu et elle a tout perdu. Elle vit très mal sa séparation et vit avec sa tante. Quand elle apprend que son ex mari Richard va se remarier avec une jeune femme elle va tout faire pour empêcher ce mariage.

Mais au-delà de ce triangle amoureux autour d’une rupture on va apprendre beaucoup de choses sur les trois personnages, on va dévoiler beaucoup de secrets et découvrir qu’il y a beaucoup de non-dits et de choses cachées que même les protagonistes ne savent pas… Et tout est dévoilé petit à petit…

Je ne peux même pas vous parler des thématiques abordées dans ce roman très psychologique (et pourtant, elles sont très intéressantes) car cela risquerait de vous dévoiler des choses. Je préfère vous encourager à le lire pour vous faire happer et « avoir » 😉

par Mrs B : merci!

 Chez Sylire

 chez Titine

Le couple d’à côté : Sharpi Lapena (Lu par Taric Mehani)

Résumé de l’éditeur : « Vous ne savez jamais ce qui se passe de l’autre côté du mur. Le soir où Anne et Marco sont invités à dîner chez leurs voisins, la baby-sitter leur fait faux bond. Après six mois de pouponnage et de dépression post-partum, ils avaient pourtant bien besoin de se divertir. Marco, surtout. Qu’à cela ne tienne, insiste ce dernier : les maisons sont mitoyennes, ils emportent avec eux le babyphone et se relaieront toutes les demi-heures pour aller jeter un oeil sur le berceau. La soirée s’étire. La voisine agite sa plastique de rêve sous le nez de Marco, Anne tente de noyer ses complexes sous des rasades de vin. De retour à la maison tard dans la nuit, le bébé a disparu. Victimes ou coupables, manipulateurs ou désespérés, soudés ou infidèles, héritiers ou au bord de la faillite : les qualificatifs pleuvent sur ce couple qui se retrouve en plein dans l’oeil du cyclone. Bas les masques. »

*

Ca commence avec un couple plutôt ordinaire : jeunes parents avec Anne qui s’occupe du bébé pendant que Marco s’occupe de sa boite… Sauf que la jeune maman ne va pas forcément très bien, elle se relève à peine d’une depression post natale et manque de confiance en elle. Ils vont passer une soirée chez les voisins d’à côté, soirée banale sauf qu’ils doivent laisser leur petite fille Cora chez eux car la voisine ne veut pas d’enfants chez elle… Cette même voisine qui semble chercher à séduire Marco…

Une soirée presque normale malgré tout si un drame ne les attendais pas à leur retour : Cora a disparu…

Kidnappée?  Tuée?  Par un intrus? Par ses parents? Délibérément? Par accident?

Les questions sont très ouvertes car on s’aperçoit très vite que tous les protagonistes, que ce soit les parents de Cora, les grands-parents, les voisins ont une multitude de choses à cacher et une profusion de secrets… On pense comprendre, on fait des découverte et puis un autre secret, une autre révélation vient bousculer nos certitudes.

Ce roman est un bon thriller très accrocheur mais quelques semaines après ma lecture je dois avouer que l’ensemble est un peu flou mais je vous le recommande si vous cherchez un polar plein de secrets et de faux semblants.

 Chez Sylire

avec Sylire : allons voir son avis!

 chez Titine

Lumière noire : Lisa Gardner (Lu par Colette Sodoyez)

J’ai hésité à vous donner la quatrième de couverture mais je trouve qu’elle est trop réductrice, trop linéaire, ce qui n’est pas du tout le cas du roman. Je vais donc essayer de vous parler de ce livre sans trop en dire… Pas simple!

Dès le début du roman, on sait qu’une jeune femme a été kidnappée et s’est retrouvée dans un cercueil par un détraqué sexuel qui se sert d’elle comme son jouet…

Cette jeune femme s’en est sortie mais elle n’est plus tout à fait elle-même. Plusieurs années plus tard, un soir, elle se fait attaquer par un autre détraqué sexuel et elle s’en sort grace à un sang froid d’une grande violence…

Quand la police arrive avec le commandant DD Warren (qui est un personnage récurrent de Lisa Gardner, jeune femme qui a été reléguée à un poste administratif à cause d’une blessure), Flora Dane, la victime qui est aussi la tueuse, a déjà fait appel à un membre du FBI qui l’avait suivie après sa libération 5 ans plus tôt.

DD réalise qu’il ne sera pas simple de cerner Flora qui est un personnage très complexe et abîmé et qui n’était peut-être pas là par hasard… Et puis les choses deviennent encore plus compliquées quand la police découvre que la victime est lié à d’autres disparitions de jeunes femmes et que Flora disparaît sans laisser de traces…

Le roman a plusieurs voix : l’enquête de DD Warren qui est à la recherche de Flora et qui cherche aussi à comprendre qui était la victime / prédateur que la jeune femme a tué. En parallèle, on suit Flora après sa disparition. Mais il y a aussi dès le début des informations, des flash backs et le ressenti de Flora pendant sa détention terrible 5 ans auparavant et c’est assez terrible…

Ce roman est psychologique et noir. Il montre comment une victime peut être libérée saine et sauve mais que le traumatisme est parfois pire que la mort… Les relations que Flora avait nouées avec son tortionnaire, celles qui ont été rompues avec sa mère et son frère, sa propre image d’elle-même, son besoin de sauver le monde pour se sauver…

C’est un bon thriller bien noir et glauque. Décidément, j’aime beaucoup cette auteure!

 Chez Sylire

 chez Titine