La passe-miroir T 1 Les fiancés de l’hiver : Christelle Dabos

Résumé de l’éditeur : « Le premier livre d’une grande saga fantastique, qui a révélé le talent exceptionnel d’un nouvel auteur. Sous ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers: elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons, la jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. A quelle fin a-t-elle été choisie? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel. »

*

L’éditeur parle du « livre au million de lecteurs » et il m’a été prêté et recommandé par ma copine Florence après qu’elle l’ait dévoré et que d’autres collègues aient aussi adoré… Je savais que ce roman avait un succès fou et j’ai donc tenté la lecture de ce pavé de plus de 550 pages… Mais je dois dire que je ne fais pas partie des enthousiastes…

J’avais commencé à le lire en septembre mais je l’avais mis de côté car je n’arrivais pas à entrer dans l’histoire et j’avais mis ça sur le compte de la rentrée scolaire. Mais quand je l’ai repris pendant mon arrêt maladie en ayant beaucoup de temps pour le lire, même si j’ai bien réussi à le lire sans problème, je dois dire que je n’ai pas été emballée et en le refermant, je n’ai pas du tout eu envie de lire la suite alors que tout le monde m’avait dit qu’il fallait absolument avoir le 2e sous la main.

Tout d’abord, il faut dire que je ne suis pas forcément le bon public pour les histoires qui se passent dans un monde imaginaire et en plus j’ai trouvé celui-ci compliqué à suivre. Ensuite, j’ai trouvé le début très lent et les personnages pas vraiment bien définis. J’ai trouvé que les aventures étaient à la fois très compliquées et que malgré ça les personnages s’en sortaient trop facilement.

Et puis, sur le fond, j’ai été assez gênée par certains aspects que j’ai trouvé assez misogynes… J’ai été assez mal à l’aise avec cette toute jeune fille envoyée par son « clan » se marier avec un parfait inconnu sans qu’elle n’ait son mot à dire et qui ensuite doit être maintenu au secret comme une prisonnière. Pour cela, elle doit se faire passer pour une domestique et obéir au doigt et à l’oeil de la tante de son fiancé (soit disant pour sa propre protection) et être exploitée. Elle est même battue et subit des violences et même la suggestion qu’elle pourrait être déflorée par un manipulateur avant son mariage… Ca m’a particulièrement gênée de voir ça dans un roman jeunesse. Ophélie se rebelle un peu dans les 100 dernières pages mais sur 566 pages c’est trop peu trop tard pour moi.

En plus de tout cela, je me suis surtout un peu ennuyée…

Je compte sur ceux qui ont aimé pour dire pourquoi et donner envie aux autres et aussi à ceux qui n’ont pas aimé plus ça, comme moi, de me le dire pour que je me sente moins seule 😉

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par ma copine Florence
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Partis sans laisser d’adresse : Susin Nielsen

Félix et sa mère Astrid sont passés de maisons en appartements de moins en moins salubres au fil des problèmes rencontrés par cette dernière et leur nouveau logement est le combi Volkswagen qu’Astrid a pris à son ex. L’été cela ressemble à une aventure de vacances mais quand Felix commence l’école et qu’Astrid n’a pas encore assez d’argent ou un travail fixe pour emménager dans un vrai logement, ils doivent continuer à vivre dans ce logement de fortune. Cela doit rester un secret car ils ont menti sur leur adresse pour inscrire Felix dans cette école.

Il retrouve un copain de l’école primaire et se fait une nouvelle amie mais il ne peut pas leur dire la vérité. L’hiver canadien commence à être vraiment rude et la situation est de plus en plus difficile à vivre. Sa mère qui est assez immature (et instable) n’arrive pas à gérer la situation et le seul espoir pour l’adolescent de sortir de cette situation est de gagner le jeu télévisé « Qui, Que, Quoi, Quand ?

Cette histoire est à la fois drôle et touchante car elle aborde de nombreux sujets très sérieux tout en étant très abordable pour de jeunes lecteurs. J’ai beaucoup aimé et je pense que je lirai d’autres romans de cette autrice.

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Sauveur et fils (Saison 5) : Marie-Aude Murail

C’est toujours un plaisir de retrouver Sauveur, sa famille et ses patients. Comme d’habitude, des sujets sérieux sur la psychologie et des faits de société alternent avec des thématiques plus légères. Il y est question d’identité sexuelle et de genre, de sexisme et de féminisme, de traumatismes de l’enfance mais aussi de la place de chacun dans une famille recomposée, de l’entrée dans l’adolescence et des relations humaines en générale.

Je ne vais pas rentrer dans les détails de l’intrigue mais les personages sont toujours attachants et les situations bien ancrées dans l’actualité. Et en plus, il y a un petit retour sur le passé de Sauveur aux Antilles.

Evidemment, je vous conseille de commencer par le premier mais je pense que si vous commencez, vous aurez envie de lire la suite de cette excellente série qui n’est pas que pour les ados!

Saison 1 / Saison 2 / Saison 3 / Saison 4

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Le Temps des Mitaines T3 La Nuit des croque-souris : Loïc Clément et Anne Montel / Les croques -T3 – bouquet final : Léa Mazé (Billets avec Bastien)

Voici un billet pour deux tomes 3 de deux séries de BD jeunesse que Bastien et moi avons lus tous les deux :

En 2016, j’avais lu et adoré « Le temps des mitaines » et en 2017, j’avais adoré le tome 2 « Coeur de renard » Alors quand j’ai vu le tome 3 à la médiathèque, je l’ai immédiatement emprunté. Bastien l’a lu aussi et comme il ne se souvenait plus qu’il avait lu les deux premiers tomes (il avait 7 ans et demi) on les a emprunté à nouveau pour lui et il a adoré les 3!

Je ne vais pas rentrer dans les détails de l’histoire mais juste vous dire quel plaisir j’ai eu à retrouver les personnages : des animaux de la forêt, adultes et enfants, qui vivent des aventures extraordinaires (il est question de bébés animaux zombies!) mais surtout qui racontent les vrais tourments que les humains peuvent rencontrer , particulièrement les jeunes qui cherchent parfois leur place dans les relations amicales.

Les dessins sont superbes, les couleurs très douces, je vous conseille vraiment cette série qui est pour moi une série « doudou ».

Voici l’avis de Bastien, presque 12 ans, lu l’été entre la 6e et la 5e :

J’ai vraiment adoré cette série, il y a du suspense, les personnages sont drôles, l’histoire est intéressante, on peut s’identifier aux personnages car ils ont tous leur personnalité. Les dessins sont colorés et donnent envie de lire la suite. Coup de cœur !

*

Avec Bastien, nous avions lu le tome 1 « Tuer le temps » et le tome 2 « Oiseaux de malheur » et si j’avais bien aimé, en relisant mes avis, je réalise que mon intérêt va en décroissant. En fait, je dirais que c’est typiquement le genre de série qu’il faut lire dans son ensemble, ou relire les premiers tomes avant d’attaquer la suite car on perd de la tension qui monte à chaque fin d’album.

Pour tout dire, j’ai laissé un peu passer du temps avant de m’y mettre et au moment d’écrire ce billet, je ne me souviens absolument plus rien sur cet album et Bastien qui a une excellente mémoire d’habitude m’a demandé de l’emprunter à nouveau pour se rafraichir la mémoire.

Donc tout ce que je dirai, c’est que c’est une série pleine de suspense qui tient la route à condition de la lire comme un ensemble (peut-être qu’une intégrale serait la meilleure solution?)

Voici l’avis de Bastien, presque 12 ans, lu l’été entre la 6e et la 5e :

Le troisième tome est le tome le moins bon de cette série, même s’il garde l’aspect réaliste que j’ai bien aimé dans le premier et le deuxième tome. La fin est un peu trop expéditive et il y a trop de révélations en même temps.

Sinon, c’est une très bonne série.

La troisième vengeance de Robert Poutifard : Jean-Claude Mourlevat (lu par l’auteur) (Billet avec Bastien)

Cet été, Bastien et moi avons pris la route des vacances tous les deux et nous avons écouté un livre audio jeunesse à cette occasion.

Robert Poutifard était instituteur un peu malgré lui, il n’a jamais aimé son métier et surtout il n’a jamais aimé les enfants qui le lui rendaient bien. Au moment de sa retraite, il décide de se venger de quelques uns de ceux qui lui ont fait subir les pires affronts, avec l’aide de sa vieille mère qui reprend de l’énergie au fil des vengeances.

C’est vraiment drôle, très bien raconté et très bien lu par l’auteur lui-même. Il y a tous les ressorts comiques avec aussi des bons sentiments. Un bon mélange! Une lecture parfaite à faire en famille.

Voici l’avis de Bastien, presque 12 ans, lu l’été entre la 6e et la 5e :

J’ai bien aimé cette histoire, les personnages sont attachants, mais je trouve la fin un peu gnangnan, où tout le monde est gentil, il ne faut pas en vouloir aux autres et tout va bien au pays des Bisounours. Sinon, les idées sont originales, et le chien nous a bien fait rigoler !

Paris-Paradis : Didier Jean, Zad et Bénédicte Némo

Mes collègues de français organisent un rallye lecture autour de l’immigration pour leurs classes de 4e et comme elles savent que j’aime lire de tout, elles m’ont demandé mon avis. Elles cherchaient un album pour des petits lecteurs mais qui ne fasse pas trop « bébé », alors j’ai ouvert l’oeil à la médiathèque et je suis tombée sur cette série de 4 albums. Je les ai empruntés pour leur montrer et je les ai faits lire à Bastien pour avoir son avis d’ado (il a trouvé que c’était bien et facile à lire et il ne comprenait pas pourquoi je voulais absolument savoir si les illustrations ne faisaient pas trop « bébé » et quand je lui ai dit que certains ados ne voulaient pas lire des albums parce qu’ils pensaient que c’étaient réservé aux petits enfants, il a trouvé ça idiot 😉 ) Et en les feuilletant, j’ai été attirée par les illustrations alors je me suis dit que j’allais les lire aussi pour me faire propre idée et c’est un coup de coeur alors j’en parle ici!

Pour commencer, j’ai adoré les illustrations qui sont vraiment belles, très colorées, dans l’esprit des tissus africains avec des traits ronds, un peu naïfs et qui pourtant passent vraiment bien l’esprit du texte. Sur le site de l’éditeur, j’ai lu que Bénédicte Némo a utilisé des « gouges, des encres et des plaques de linogravures ».

Concernant le texte, ce que j’ai aimé c’est que ce n’est une histoire manichéenne avec le bien et le mal, c’est très réaliste, tant le désir de quitter l’Afrique pour voir Paris, ville rêvée, que dans la réalité de la vie des sans papiers en France. Il y a du positif et du négatif et j’ai trouvé ça vraiment intéressant. Et j’ai aussi beaucoup aimé la touche africaine dans le récit avec des passages qui fait vraiment penser aux contes africains, c’est à la fois réaliste et poétique.

Chaque album se termine par une page documentaire qui reprend des informations évoquées dans le récit.

J’ai vraiment trouvé cette série formidable et je compte bien la conseiller pour le CDI du collège!

Première partie :

Moussa est un jeune Africain qui rêve d’aller à Paris car il veut vivre aussi la belle vie vantée par son cousin parti avant lui qui revient au pays comme un roi. Sa mère essaie de le dissuader, en lui parlant de ce qu’est vraiment la vie pour un jeune Africain en France. Le griot essaie aussi de persuader Moussa de rester dans son pays mais l’envie est trop grande et il va partir.

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Deuxième partie :

Dans ce tome, on va suivre le voyage de Moussa, pour rejoindre la mer d’abord puis à son arrivée en France. C’est un récit de situations difficiles, décourageantes et dangereuses mais c’est aussi un album dans lequel on voit tout l’aspect humain de ce voyage, des rencontres essentielles.

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Troisième partie :

Moussa découvre par lui-même que Paris n’est pas l’eldorado qu’il avait imaginé. On lui avait vendu du rêve mais la vie des Africains sans papiers est loin d’être une vie de rêve et il faut faire beaucoup d’efforts pour vivre à peu près correctement, toujours dans la peur de se faire arrêter. C’est le revers du pays de rêve.

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Quatrième partie :

Dans ce dernier tome, Moussa a été arrêté et doit attendre la décision d’un juge concernant son expulsion. Cet album montre la vie des immigrés sans papiers dans les centres de rétention et les angoisses que cela entraine. Moussa est amené à réfléchir à son désir d’avenir. La France est-elle vraiment son rêve?

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Vacances à Saint-Prix : Flamand Père et Fils

Cette BD raconte les souvenirs d’enfance de Christian et son petit frère à la campagne. Christian était déjà allée en vacances sa grand-tante Marie-Louise et son grand-oncle Marius et après avoir dépassé ses réticences de citadin, il avait passé un bon moment chez ce couple attachant.

Le deuxième séjour se passe dans la même maison mais chez Odette, la fille du couple âgé, et son mari. Les vacances cette fois-ci sont beaucoup moins agréables car le couple est loin d’être aussi accueillant et bienveillant. Il y a des aventures à la campagne qui montrent les bons côtés de la vie à la campagne mais aussi d’autres qui sont un peu plus effrayantes.

Les dessins enfantins donnent bien l’esprit des années 1950. C’est plaisant et amusant. Bastien a bien aimé aussi.

Catégorie Voyage/vacances

Poing levé : Yaël Hassan

Résumé de l’éditeur : « Junior est un collégien en classe de 4e. Leur professeur de français leur a demandé de rédiger la biographie documentée d’une personnalité qui a tenté de changer le monde. À la lumière de la mort de George Floyd et des nombreuses manifestations antiracistes qui s’ensuivirent à travers le monde, le jeune homme choisit de raconter la vie de Tommie Smith, athlète afro-américain qui s’était distingué par son poing levé aux Jeux olympiques de 1968. Ce roman, profondément ancré dans une actualité brûlante, s’inscrit dans une temporalité bien particulière : celle du confinement, des cours virtuels, de l’éloignement du collège et de ses contraintes, de la découverte des voisins et des voisines… et peut-être même de l’amour. »

*

Ce roman jeunesse est totalement actuel puisqu’il se passe à la fin du premier confinement de 2020 au moment de la mort de George Floyd aux Etats-Unis. Il se situe en banlieue parisienne et montre le quotidien (bouleversé par les mesures sanitaires liées au Covid) de jeunes de différents horizons et origines.

Plusieurs thématiques sont traitées : tout d’abord, la situation liée à la pandémie bien sûr mais aussi la vie d’adolescents dans une cité de grande ville.

Et puis au travers du choix de l’exposé de Junior, sur la thématique du racisme aux Etats-Unis dans les années 1960 en pleine ségrégation avec l’histoire de Tommie Smith, c’est la mise en lumière de la violence policière sur les Noirs aux États-Unis au présent avec l’affaire George Floyd. Cette situation est alors mise en parallèle avec la situation des personnes racisées en France, qu’ils soient Noirs ou Arabes. Sur ce point, les personnages qu’ils soient eux-mêmes Noirs ou Arabes ne partagent pas tous la même opinion, selon leur génération, leur âge, genre ou situation sociale.

J’ai aimé ces liens entre passé et présent et aussi le côté non manichéen de la vision du racisme en France : les échanges que les personnages ont sont très intéressants car ils permettent de mettre en perspectives certains aspects qu’un jeune blanc n’auraient pas forcément vus.

Ce roman est vraiment moderne et frais par son sujet mais aussi par sa forme avec des passages un peu encyclopédiques pour présenter l’exposé, du récit plus classique entrecoupé d’échanges de SMS. Je pense que c’est un roman qui pourrait plaire aux jeunes collégiens dès la 5e.

Bastien (11 ans et demi) l’a lu et m’a dit qu’il avait aimé la partie qui se passe de nos jours mais qu’il s’est un peu ennuyé avec la partie historique sur Tommie Smith.

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Merci aux éditions Le Muscadier!
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en dehors du challenge

Le Roi Arthur : Michael Morpurgo (Billet avec Bastien)

Bastien a beau avoir 11 ans et demi, il est très demandeur de son « histoire du soir » que nous, ses parents, lui lisons au lit, même si il est par ailleurs un grand lecteur. J’adore Michael Morpurgo et je lui ai transmis l’amour pour cet auteur qu’il aime aussi mais j’avoue que sans lui je n’aurais sans doute pas lu « Le roi Arthur » car je n’ai jamais été passionnée par les histoires de chevaliers et pourtant j’ai passé un bon moment avec ces histoires.

je dis bien « ces » histoires car même si c’est le même personnage qui raconte les histoires des chevaliers du roi Arthur, on peut presque considérer que c’est un recueil de nouvelles ou plutôt un recueil de légendes. On peut s’imaginer au coin du feu à découvrir les aventures teintées de magie et d’histoire, d’amour et de morale, de guerre et de paix.

Je ne connais strictement rien aux légendes arthuriennes alors je ne saurais pas vous dire si elle sont très romancées ou proches des textes d’origine mais en tout cas, elles ont tous les ingrédients pour tenir en haleine et donner envie d’en savoir plus.

Je ne vais pas rentrer dans les détails mais si vous voulez voyager dans le temps, je vous conseille ce roman jeunesse qui comme toujours avec Michael Morpurgo est très bien écrit, pour les jeunes lecteurs et les moins jeunes!

VOICI L’AVIS DE BASTIEN (11 ANS ET DEMI) TAPÉ TOUT SEUL SANS QUE JE NE CHANGE UN MOT (ET SANS QU’IL AIT EU CONNAISSANCE DE MON AVIS) :

J’ai découvert de nouveaux aspects des légendes du roi Arthur car à peu près tout le monde les connait en gros mais ici c’est vraiment détaillé.

J’ai adoré ce livre, il y a beaucoup de suspense, de l’aventure et on se met vraiment a la place des personnages. On veut toujours continuer l’histoire pour savoir la suite ! C’est un très bon livre mais le seul petit défaut c’est qu’il y a beaucoup de personnage et qu’on s’embrouille parfois.

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Autour de Michael Morpurgo avec  AlexielleJojoenherbe, Lou et Nath Sci
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chez Cryssilda, Lou et Titine

Watership Down : Richard Adams

Dans cette histoire, les protagonistes sont des lapins qui vivent dans la campagne anglaise. S’ils parlent, ont leurs traditions et même leurs légendes, ils ne sont pas pour autant humanisés, et vivent vraiment comme des lapins. C’est assez étonnant car on oublie vite ce fait, c’est une situation qui est vraiment bien amenée et on y croit.

Dans une garenne, un lapin, Fyveer, a des visions et il est persuadé qu’un grand malheur va détruire la communauté. Son frère Hazel le croit et après avoir prévenu leur chef qui n’y croit pas, ils fuient avec quelques lapins. C’est là que commencent leurs aventures pour se créer une nouvelle vie en sécurité.

Tout d’abord en évitant les dangers, puis quand ils pensent avoir trouvé une nouvelle garenne accueillante, en apprenant qu’il faut se méfier des apparences. Quand ils trouvent leur lieu idéal, ils vont alors vivre encore d’autres aventures pour trouver des hases et mener une guerre assez terrible contre une autre garenne, qui est dirigée comme une dictature par un chef très violent.

Hazel est très malin et il a réussi à encourager ses camarades qui lui font confiance et même se lier d’amitié avec une mouette qui va les aider dans leurs combats.

Il y a beaucoup d’aventures, des contes et légendes du monde des lapins, des aspects qui se rapprochent de la mythologie, des grands principes sur la société humaine transposés au monde la nature et c’est très réussi. Il y a de l’aventure, de la violence, de l’amitié et c’est une ode à la nature.

Avant même que ce roman soit publié en France par Monsieur Toussaint Louverture je connaissais de nom car enfant j’avais vu le dessin animé chez ma grand-mère Britannique et c’est un classique de la littérature anglaise et donc dans mon esprit c’était un roman jeunesse. Je l’ai donc acheté pour Bastien l’année dernière car il aime beaucoup la série « La guerre des clans » qui raconte des histoires de bandes de chats. Il n’a pas fini « Watership Down » alors je me suis dit que j’allais le lire pour me faire ma propre idée.

Au risque de me faire taper sur les doigts, je vais commencer par deux remarques qui vont un peu à contre courant de ce que j’ai lu sur ce roman : pour moi, c’est un roman jeunesse/ado adapté aux adultes (je le conseille à partir de 12 ans pour les bons lecteurs) et si c’est un très bon roman, ça n’est pas non plus pour moi un « chef d’oeuvre ». Ce que j’ai aimé c’est qu’il y a vraiment de nombreux niveaux de lecture. Mais même si on peut y voir beaucoup de choses et l’interpréter avec un regard très adulte, j’ai lu un article en anglais qui m’a beaucoup intéressé (si vous lisez l’anglais je vous le conseille) dont voici un extrait qui cite les filles de Richard Adams :

« Est-ce que Stachys une allégorie de Stalin?’ ‘Est-ce que Hazel est Jesus Christ?’ Cela montre que les gens ont vraie connection avec l’histoire, ils y pensent sérieusement mais ça ne voulait rien dire pour papa. « N’importe quoi! » disait-il toujours. « C’est juste une histoire de lapins. »

Je vous conseille quand même vraiment ce roman sans avoir honte de penser que vous lisez un roman jeunesse (j’ai l’impression qu’en France, il est encore un peu difficile à admettre que la littérature jeunesse est une vraie littérature qui peut être lue par tout le monde !), vous y trouverez des personnages attachants et des situations vraiment variées et vous pourrez soit vous laisser porter par une « histoire de lapins » soit y trouver des correspondances avec notre monde et vous aurez raison dans tous les cas.

Voici la bande annonce du dessin animé que j’ai vu enfant :

Et une version plus moderne qui passe sur Netflix :

ou pas?
chez Cryssilda, Lou et Titine