Mots rumeurs, mots cutter : Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

J’ai souvent vu ce titre passer sur les blogs et quand je suis allée à Rennes au festival Rue des Livres et j’ai eu la chance de croiser Charlotte Bousquet sur un stand et j’ai craqué!

Cette BD commence comme une tranche de vie de collège avec et son côté très réaliste de relations entre les copines, les copains, les cours, la futilité de ces petits moments. Et pourtant, au-delà des histoires de drague, de rivalité entre copines et de fêtes, on bascule un jour dans le harcèlement.

Léa rencontre Mattéo en cours, il est redoublant et ses copines craquent sur lui et quand il commence à l’intéresser à Léa, cela ne plait pas du tout aux autres filles de la classe. Un soir lors d’une fête, alors que la bande de copines a trop bu et a joué à « action ou vérité », une photo compromettante de Léa a été prise et diffusée à tout le collège sans qu’elle soit au courant…

Son copain la quitte, et la vie devient un cauchemar pour la jeune fille car non seulement tout le monde la traite comme une pestiférée mais en plus elle subit des violence verbales, physiques et des brimades anonymes… C’est un enfer pour Léa qui ne sait pas vers qui se tourner…

Ce sujet du harcèlement est toujours très important à évoquer avec et pour les jeunes et le format BD me parait vraiment une bonne idée car c’est très abordable.

J’ai aussi aimé le fait que Léa soit une ado « cool » avec des copines et des amours, pas forcément la caricature de la fille effacée qui se fait harceler. Elle se montre même parfois pas toujours super sympa avec les autres, elle se permet quelques jugements hâtifs mais pourtant, son monde apparemment facile et normal va s’écrouler par cette violence. Et cela montre bien aux jeunes lecteurs que tout le monde peut être concerné. Et enfin, j’ai apprécié que la résolution de cette affaire passe par l’intervention d’une autre élève qui en tenant tête aux harceleurs permet à Léa de comprendre que ce qu’elle subit est inacceptable et elle arrive enfin à en parler à des adultes. Et cela aussi c’est important car c’est un message que j’essaie de faire passer à mes élèves : « Si vous voyez quelqu’un qui est malheureux à cause d’autres personnes, il faut d’abord dire à ces personnes d’arrêter et si ça ne marche pas, il faut encourager la victime à parler à quelqu’un. »

C’est une BD qui devrait être dans tous les CDI et j’ai conseillé à ma documentaliste de l’acheter!

 

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Les saisons de Montréal : Raphaëlle Barbanègre

Résumé de l’éditeur :

« Bienvenue à Montréal ! Francophone, cosmopolite, elle est la deuxième plus grande ville du Canada après Toronto et la métropole culturelle incontournable du Québec. Ce livre plongera le lecteur au coeur de ses rues, ses quartiers, ses rites et ses coutumes, au rythme des saisons qui la transforment. De l’hiver à l’automne, les rues de Montréal changent d’aspect et même de couleurs ! Les saisons de Montréal vous fera découvrir ou redécouvrir cette ville aux multiples facettes. »

Quel merveilleux album! C’est comme un bonbon acidulé! Il est vraiment joyeux avec ses illustrations colorées aux dessins un peu vintage. J’ai vraiment beaucoup aimé le graphisme!

C’est une sorte d’album touristique pour jeunes lecteurs (ou moins jeunes!) pour découvrir Montréal au fil des saisons! On voyage dans la ville, on voyage dans les saisons mais aussi au Québec au sens plus large finalement car on y trouve quelques caractéristiques de La Belle Province!

Je vous recommande cet album si vous connaissez Montréal ou si vous allez le découvrir que vous ayez des enfants ou non! C’est vraiment un joli livre plein de bonne humeur!

Cet été quand nous sommes allés au Québec, je n’ai pas eu le temps de découvrir la ville de Montréal. Tout ce que j’ai vu c’était depuis les fenêtres du car Greyhound entre la ligne « Burlington (USA)-Montréal » et « Montréal-Québec » et nous n’avons fait qu’un arrêt très court à Montréal à la gare routière et nous n’avons vu que quelques rues en allant vite manger mais j’ai retrouvé des choses que j’avais vues dans cet album comme celles-ci :

 

Merci 

 ou album

catégorie « passage du temps » de ma ligne jeunesse

Azadah : Jacques Goldstyn

« Azadah » est un très joli album avec peu de texte et aux illustrations à l’aquarelle sans cadre qui prennent le milieu de pages carrées. J’ai beaucoup aimé « l’objet livre ».

Et puis l’histoire est très touchante. Nous sommes en Afghanistan et Azadah est une petite fille vive qui ne supporte pas de voir partir son amie Anja une reporter Allemande qui vient de passer du temps dans son village.

Elle voudrait qu’Anja l’emmène avec elle. Quand cette dernière lui explique que c’est impossible mais qu’elle pourra le faire quand elle sera adulte après être allée à l’école, Azadah s’insurge : son école a été détruite par la guerre et elle a bien conscience que toutes les choses qu’elle rêve de faire lui seront impossibles étant donné la condition des femmes dans son pays (on voit des femmes en burqua complète dans le village). La petite fille veut lire, se cultiver, voyager, travailler et revenir dans son pays une fois éduquée pour transmettre son savoir.

Cette histoire est celle du rêve d’un autre monde pour une petite fille que la guerre et les mentalité patriarcale de son pays risque d’entraver et c’est très touchant et émouvant et on ne peut qu’espérer que la petite graine de désir de liberté apportée par la rencontre avec la reporter pourra grandir et permettre à Azadah de devenir celle qu’elle souhaite. J’aurai presque envie d’une suite avec une Azadah adulte!

Voici l’avis de Bastien (8 ans-CE2) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

(Pendant la lecture, je lui ai juste expliqué que ça se passait en Afghanistan un pays en guerre et que les femmes étaient entièrement couvertes parce que les homme de ce pays ne voulaient pas que les autres voient leurs femmes… Chose qu’il a eu du mal à comprendre!)

« C’est un album. C’est l’histoire d’une petite fille qui s’appelle Azadah et qui a une amie photographe. Un jour, la photographe s’en va, elle retourne dans son pays.

Azadah ne veut pas que la photographe s’en aille mais elle veut partir avec elle car elle ne veut pas attendre d’être grande pour faire les choses que les femmes de son pays n’auront pas le droit de faire parce qu’ici les femmes doivent toujours être couvertes.

Les images sont bien faites et on voit bien les émotions des personnages.

J’ai bien aimé ce que ça raconte : le droit des femmes et des filles (mais c’est la même chose, comme « garçon » et « homme ». Moi, je suis un homme c’est juste une différence d’âge.) »

Merci 

catégorie « mot unique » pour ma ligne « jeunesse »

Le pingouin volant : Pierre Wazem

Voici l’avis de Bastien (8 ans-CE2) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est l’histoire d’un manchot qui veut absolument voler. Ses amis essaient de lui changer les pensées, en vain.

C’est très comique. Y a pas vraiment d’histoire à raconter parce que c’est plein d’histoires. Le point commun de toutes ces histoires, c’est qu’il y a toujours ce « pingouin volant » qui veut voler et qu’il n’arrête pas de s’entraîner et ça lui fait mal parce qu’il n’y arrive jamais : à chaque fois, il tombe et il se fait mal et c’est drôle!

Les dessins sont bien faits et drôles! »

Une de ses pages préférées

Mon avis de maman :

J’ai emprunté cette BD par hasard pour Bastien et dès qu’il s’est mis à la lire, il éclatait de rire à chaque page et c’est à sa demande que nous l’avons lu ensemble et fait ce billet!

Alors je ne vais pas en dire beaucoup plus que Bastien : c’est l’histoire d’un manchot sur la banquise (attention : les manchots ne volent pas alors que les pingouins si!) qui rêve de voler. Toutes les planches sont ses tentatives infructueuses et toutes ses techniques de vol et les réactions désabusées de ses congénères.

C’est amusant, gaguesque et parfait pour des petits lecteurs de 8 ans et quelques! A lire en famille! Pour Bastien c’était un coup de coeur!

 catégorie « déplacement » de ma ligne « BD »

Le garçon qui n’était pas noir : Jacqueline Woodson

Frannie est une jeune pré-ado noire qui vit avec ses parents et son frère dans un quartier où il y a une majorité de Noirs. D’ailleurs, même si au début des années 1970 aux Etats-Unis la ségrégation n’est plus d’actualité légalement, à l’école où elle va, tout le monde est noir. C’est d’ailleurs pour cela que l’arrivée d’un nouvel élève -blanc- en cours d’année intrigue et même bouscule les autres enfants.

Ce n’est pas un garçon qui pose problème, il est calme et discret mais pour autant, il ne se laisse pas faire par Trévor, la petite frappe de la classe qui s’en prend à lui parce qu’il est blanc mais sans doute surtout parce que cela met en évidence sa propre clarté de peau… Et l’insulte qu’il va donner au nouveau et que ce dernier va finir par porter comme un surnom est « Jésus »

La meilleure amie de Frannie, Samantha, est très croyante et elle s’interroge sur le fait que ce garçon est peut-être vraiment Jésus revenu sur terre… Il apporte une part de mystère et de bienveillance. La présence de « Jésus » parmi eux va donc les faire s’interroger sur le racisme, sur la religion et sur les relations familiales.

La famille de Frannie est aussi au centre de ce roman puisque son frère aîné est sourd et elle parle couramment la langue des signes. L’évocation de son frère est l’occasion de parler d’autres frustrations que celle de la couleur de la peau, car lui rêve de pouvoir appartenir à deux mondes : celui des gens qui peuvent entendre en plus de celui dans lequel il vit, celui de ceux qui n’entendent pas.

Et puis, toujours dans sa famille il y  aussi la mère qui a eu de nombreux problèmes pour concevoir et qui a perdu plusieurs bébés. Au fil du roman, elle va poursuive une grossesse qui est à la fois inquiétante pour chaque membre de la famille mais aussi pleine d’espoir.

J’ai bien aimé ce roman jeunesse que j’ai trouvé vraiment riche même s’il est peut-être une peu trop fourre-tout au niveau du nombres de thématiques abordées.

Je l’ai lu après avoir lu « Un autre Brooklyn » le premier roman adulte de l’auteur, je trouve qu’on y retrouve une certaine ambiance, certaine thématique et un style. C’est une auteur que j’aurai plaisir à relire je pense!

  avec Blandine : allons voir son avis!

 Thématique jeunesse

catégorie « couleur » de ma ligne jeunesse

Ma nouvelle voisine : Adrian Fogelin

Cass est une jeune ado blanche d’environ 12 ans qui vit dans le Sud des Etats-Unis. Un jour son père construit une haute palissade entre leur maison et celle de leur ancienne voisine… En effet, la maison a été rachetée par une famille noire et même à notre époque, cet homme blanc du Sud ne peut pas supporter l’idée de partager son quartier avec des Noirs… Il se trouve que la mère de famille noire est elle aussi très remontée contre son voisin à cause de son racisme mais aussi à cause de tout ce qu’elle a supporté jusqu’à ce jour.

La famille de Cass est une famille très modeste, avec une fille aînée assez superficielle qui doit s’occuper du bébé de la famille pendant les vacances d’été et Cass qui est une passionnée de course à pied. Les nouveaux voisins s’installent donc, il y a une mère, infirmière, une grand-mère débonnaire, une ado de 12 ans et un bébé.

Le hasard fait que les jeunes filles découvrent qu’elles sont toutes les deux passionnées de course à pied et elles vont commencer à s’entraîner ensemble pendant le caniculaire été, sans rien dire à personne et elles vont également se mettre à lire ensemble « Jane Eyre » (la lecture de ce roman accompagnera toute l’histoire des deux filles).

Malheureusement, le jour où les parents découvrent cette amitié secrète, elles sont punies et ont l’interdiction de se fréquenter…

Il faudra un drame pour faire en sorte que les adultes finissent par se parler et petit à petit découvrent qu’ils peuvent s’entendre malgré leurs préjugés et le poids d’une Histoire qui a séparé des communautés depuis toujours.

J’ai bien aimé ce roman qui met bien évidemment en avant la tolérance et le fait qu’il faut connaître les gens avant de les juger et ne pas faire de généralités pour éviter le racisme.

Mais il y a aussi la thématique du sport qui est intéressante car cela montre que c’est un élément unificateur.

Enfin, la lecture de « Jane Eyre » aussi est vraiment un plus. Je me dis que ce roman donnera peut-être envie aux jeunes lecteurs d’oser se lancer dans des romans plus « compliqués » car les deux jeunes lectrices sont elles-mêmes tout d’abord désarçonnées par les mots qui leurs sont inconnus mais une fois qu’elles ont dépassé cela en regardant quelques mots dans le dictionnaire (et qu’elles s’obligent à utiliser dans leurs vie de tous les jours après) elles ne peuvent plus se passer de ce roman et en veulent plus!

Petit clin d’oeil au challenge du « mois de l’histoire noire » :

J’inscris ce texte au Défi Livres de Argali  

 Thématique jeunesse

Martin et Rosa, Martin Luther King et Rosa Parks, ensemble pour l’égalité : Raphaël Frier et Zaü (avec Bastien)

Martin Luther King est pour moi un homme très important pour l’humanité! Je suis très touchée par les combats pour les droits civiques aux Etats-Unis et j’admire l’homme et ses idées. Quand j’ai vu ce livre à la médiathèque, j’ai tout de suite eu envie de partager cette lecture avec Bastien (qui était déjà sensibilisé à cette cause par un dossier qu’il avait lu dans Astrapi et après avoir lu « Nina » nous avions aussi parlé de ce sujet ensemble)

L’album raconte sommairement l’enfance de Rosa Parks et de Martin Luther King puis montre leur combat commun et la situation des Noirs aux Etats-Unis à l’époque de la ségrégation.

C’est illustré et très clair, pour les adultes et les jeunes lecteurs. Il y a aussi des pages qui racontent les origines de cette situation en revenant sur l’esclavage. A la fin de l’album, il y a un cahier plus encyclopédique sur Martin Luther King et Rosa Parks et sur les lois qui s’adresse là soit à des enfants plus grands soit aux adultes qui accompagnent les jeunes lecteurs mais Bastien a quand même aimé que je lui lise pour avoir des explications supplémentaires.

Je dois avouer que certaines pages m’ont vraiment émue, presque aux larmes. Et Bastien a été révolté de découvrir plus en détails les injustices de la vie des Noirs aux Etats-Unis. Cette lecture a suscité beaucoup de réactions et de questionnements. Il a d’abord eu des réactions de violence : « Si j’étais là-bas et que je voyais ça, je tuerai ces gens ! ». Mais avec de vrais questions sur l’origine de ce mal : « Si on avait été là-bas à cette époque, tu crois qu’on aurait pensé pareil? » Bref, une lecture enrichissante pour le parent comme l’enfant sur un sujet toujours essentiel.

Voici l’avis de Bastien (8 ans-CE2) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« Ça parle de Rosa Parks et de Martin Luther King parce qu’ils étaient ensemble pour l’égalité entre les Noirs et les Blancs.

Les Noirs n’avaient pas les mêmes droits que les Blancs, même, ils n’avaient aucuns droits dans le Sud des Etats-Unis par exemple à Montgomery. Ils allaient pas aux mêmes endroits que les Blancs, ils n’avaient pas les mêmes restaurants, pas les mêmes piscines, pas les mêmes écoles, pas les mêmes bus…

Y a des gens Noirs qui se faisaient assassiner et taper par des Blancs et ça passait dans les journaux mais ils n’étaient pas arrêtés, personne ne faisait rien, à part Martin Luther King et Rosa Parks. Et ça, c’est de l’injustice des Blancs envers les Noirs et de l’horreur parce qu’ils les tuent!

Dans ce livre, ils parlent aussi des esclaves en Afrique.

J’ai bien aimé ce livre parce que ça parle d’égalité. »

Cette page sur l’assassinat d’un jeune Noir dont les assassins étaient connus mais n’ont pas été condamnés a beaucoup choqué Bastien

A la suite de cette lecture, nous avons eu envie d’aller plus loin sur la réflexion sur le racisme et j’ai emprunté ce livre pour le lire avec Bastien. Je n’en parlerai pas sur le blog mais c’est un livre que je vous conseille aussi pour avoir des explications simples sur le racisme : (cliquez pour en savoir plus)

Voici un extrait du discours de Martin Luther King « I have a dream » que je fais souvent apprendre à mes élèves de 3eme quand je travaille sur le sujet

 Thématique « Biographie / documentaire »

catégorie « Mot positif » pour ma ligne jeunesse

Bergères guerrières : Jonathan Garnier et Amélie Fléchais

Cette BD m’a été conseillée par ma libraire et j’ai tout de suite été sous le charme des dessins et le fait que ce soit une histoire où les filles et les femmes ont le pouvoir et qu’un garçon les admire et veuille faire partie de leur camps! Moi qui élève un petit garçon, je trouve ça très intéressant qu’il lise ce genre d’histoires!

Alors, nous sommes dans un lieu indéterminé (mais ça pourrait être l’Irlande ou l’Ecosse) à une époque indéterminée. Cela fait 10 ans que presque tous les hommes (à part les hommes trop âgés ou physiquement diminués) sont partis faire la guerre très loin et personne n’est revenu. Sur place, les femmes ont dû se débrouiller seules et elles ont crée l’Ordre des Bergères Guerrières pour protéger le village.

Molly et ses copines sont en âge de commencer l’entraînement pour devenir des Bergères Guerrières. Elles y vont avec un enthousiasme varié mais elles apprennent les rudiments et découvrent ce que les femmes sont capables de faire. Molly est aussi amie avec Liam, un petit garçon qui rêve de faire partie lui aussi de l’ordre des Bergères Guerrières et qui fait tout pour se faire accepter!

Ensemble, ils vivent des aventures et s’interrogent aussi sur leurs familles et leurs pères qui sont partis depuis si longtemps. Il y a des moments drôles, mignons et aussi assez émouvants. Et les filles et les femmes sont fortes!

Les dessins sont vraiment très bons, les traits ronds mais francs, les motifs et les couleurs qui font que c’est à la fois doux et dynamique. Les animaux sont très amusants et il y a aussi un petit côté fantastique mais très léger. Un très bon mélange qui m’a plu en tant que lectrice adulte mais aussi à Bastien.

Voici l’avis de Bastien (8 ans-CE2) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« Tous les hommes sont partis à la guerre et il ne reste plus que des femmes et des enfants au village. Et pour défendre le village, elles ont crée l’ordre des Bergères Guerrières et ça parle d’une apprentie qui s’appelle Molly et qui a 10 ans et avec ses copines Abbie et Erin, elle a envie de devenir une « Bergère Confirmée » et même une « Bergère d’Elite » et ça raconte leurs entraînements.

Liam, c’est un garçon, il veut les suivre dans toutes leurs missions et il veut aussi devenir une Bergère Guerrière mais l’ordre est réservé aux filles.

J’ai bien aimé parce que ça parle de combats et j’aime bien tout ce qui est combat. J’aime bien les dessins, ils sont rigolos surtout le chien de Liam!

Il y a du mystère et du suspens à la fin et dès que je l’ai fini j’ai voulu le tome 2 mais maman a dit que quand il sortirait elle me l’achèterait et c’est un exploit parce que j’ai réussi à obtenir ça sans la supplier! »

Pour info, j’ai lu que la série est prévue en 3 tomes, j’espère (et Bastien aussi, vous l’aurez compris) que le deuxième tome sortira bientôt!

Vous pourrez voir quelques pages en allant ici (cliquez sur le côté droit de la première image!

C’était une « quasi lecture commune » inconsciente avec Petite Noisette!

    chez Moka 

Everything Everything : Nicola Yoon (lu par Nastassja Girard)

Madeline est une adolescente pas comme les autres. Depuis qu’elle est toute petite, d’aussi loin qu’elle s’en souvienne, elle doit rester à la maison sans mettre un pied dehors car elle est malade : elle souffre d’un déficit immunitaire aussi appelé « la maladie de l’enfant-bulle ». Madeline ne vit pas dans une bulle à proprement parler mais dans une maison où tout est aseptisé, où l’air est filtré et où personne n’a le droit de rentrer à part sa mère (médecin) et une infirmière qui s’occupe d’elle depuis toujours et parfois un professeur qui aura été préalablement décontaminé car Madeline suis sa scolarité à domicile. Elle se fait une raison, n’a rien connu d’autre et sait qu’elle doit supporter cette solitude pour survivre. Son seul plaisir c’est la lecture…

Mais tout prend une perspective différente quand de nouveaux voisins s’installent en face et que le fils de la famille commence à l’intriguer… Ils se mettent à échanger par internet et Olly, qui est un ado qui doit faire face à une vie de famille bien compliquée aussi et Madeline deviennent amis puis par une rencontre normalement interdite, tombent amoureux.

C’est ainsi que Madeline réalise qu’elle ne supporte plus sa vie enfermée et qu’elle s’interroge réellement sur sa maladie qui fait de sa vie une prison.

Au début de ma lecture j’avoue que j’ai pensé « Oh la la, une histoire d’amour d’ado impossible totalement improbable… » mais au fil de mon écoute je me suis rendue compte que le côté « improbable » était justement le coeur de l’intrigue et ça devient alors beaucoup plus intéressant! Je ne regrette donc pas du tout d’avoir poursuivie et je recommande ce roman aux lecteurs de 12 ans et plus (filles ou garçons car les deux personnages font que ce n’est pas forcément trop genré même si les filles seront sans doute plus attirées à priori) et aux adultes qui aiment les histoires d’ados pas trop cucul 😉

La version audio est bonne car la lectrice a une voix jeune qui correspond bien à Madeline.

Un film en a été tiré :

Merci à 

Là où vont les fourmis : Plessix et Le Gall

J’ai repéré cette BD chez Noukette (cliquez pour voir son billet) qui m’avait donné envie de lire cet album qui avait vraiment l’air très joli dans son histoire et ses dessins.

Voici le résumé de l’éditeur (en cliquant sur le lien vous pourrez voir des pages de la BD)

« Un conte moral dédié aux enfants qui rêvent et aux grandes personnes qui ont su garder cette faculté.
Où vont-elles, ces processions de fourmis qui sillonnent inlassablement le sable du désert ? Vers quelle mystérieuse destination ? C’est à cela que songe le jeune Saïd, en négligeant de garder le troupeau de son terrible grand-père.
En les suivant un jour, accompagné de la prodigieuse chèvre parlante Zakia, Saïd va triompher des djinns, des sortilèges et des enchantements, découvrir l’amour et finalement trouver un grand-père, un vrai. »

*

Ce n’est pas facile de parler de cette BD car elle est très riche. Il y a les faits : Saïd un petit garçon qui doit garder les chèvres d’un vieux monsieur acariâtre qui dit être son grand-père alors que son rêve c’est de suivre les fourmis pour voir où elles vont et puis il y a le fantastique, le côté conte avec Zakia, la chèvre parlante. Mais il y a aussi de l’aventure quand Saïd, Zakia et Abir, une petite fille rencontrée en cours de route, s’enfuient et suivent les fourmis. Et il y a aussi un aspect un peu philosophique quand, en rencontrant un vieux sage, ils se questionnent sur ce qu’est le bonheur…
Les couleurs et les dessins  sont doux et participent à la tonalité « conte » de cet album.
Bastien aussi l’a lu mais il n’a pas eu envie de faire un billet car il me dit que ce n’est pas facile à raconter et je crois aussi qu’il n’a pas forcément tout compris car il l’a lu seul. Je conseille donc cet album à des jeunes lecteurs d’un peu plus de 8 ans ou des adultes qui ont envie d’imaginaire intelligent.

catégorie « lieu » de la ligne « jeunesse »