La tête sous l’eau : Olivier Adam (Lu par Alice de Lencquesaing et Lorenzo Lefebvre)

Résumé de l’éditeur : « Quand mon père est ressorti du commissariat, il avait l’air perdu. Il m’a pris dans ses bras et s’est mis à pleurer. Un court instant j’ai pensé : ça y est, on y est. Léa est morte.
Puis il s’est écarté et j’ai vu un putain de sourire se former sur son visage. Les mots avaient du mal à sortir. Il a fini par balbutier : « On l’a retrouvée. Merde alors. On l’a retrouvée. C’en est fini de ce cauchemar. »
Il se trompait. Ma sœur serait bientôt de retour parmi nous mais on n’en avait pas terminé. »

*

Il faut que je commence par dire que j’ai lu ce livre audio en janvier et avec l’African American History Month challenge de février et mon déménagement, je n’ai pas fait de brouillon et aujourd’hui alors que j’écris mon billet en mars, je m’aperçois que je ne sais plus trop quoi dire sur ce roman… Ce que je peux dire c’est que j’en garde un bon souvenir de lecture, à la fois par la manière dont il était lu et par l’histoire, sur le moment, mais il est certain qu’il ne m’a pas non plus laissé un souvenir impérissable. Je dirais que c’est une lecture qui change les idées sur le moment, assez accrocheuse mais qui ne m’a pas marquée (mais c’est déjà bien de prendre plaisir à lire sur le coup, n’est-ce pas?)

C’est un roman écrit pour les adolescents avec des personnages adolescents et même si Olivier Adam dit qu’il l’a écrit pour que ce soit un roman généraliste aussi, je dois quand même dire que quand je l’ai commencé, je ne savais pas que c’était un roman jeunesse et que je m’en suis vite doutée. On sent quand même une certaine « facilité ».

L’histoire est celle d’une famille qui a quitté Paris pour s’installer en Bretagne. Les parents l’ont fait pour eux mais les enfants déjà adolescents sont déracinés. Le garçon, plus jeune, n’était pas très sociable et n’a pas trop souffert du départ mais il n’arrive pas pour autant à se faire trop d’amis, la fille, plus âgée, est extrêmement malheureuse d’avoir perdu ses amis, surtout, une personne qu’elle aimait et avec qui elle avait une relation amoureuse intense (et là, je me suis doutée très très tôt de la nature de cet amour, je ne sais pas si c’était censé être un petit twist ou pas…)

Tout bascule quand Léa disparaît du jour au lendemain sans laisser de trace. Fugue, kidnapping, vivante ou morte? Personne ne sait rien et cela fait des mois que la famille est détruite par cette absence…

Et puis, le commissariat appelle pour annoncer à la famille que Léa a été retrouvée… Mais revenir d’un cauchemar, ce n’est pas vraiment revenir car si elle a été retrouvée, elle n’en a pas fini de son expérience, du danger et elle garde aussi un secret( dont je me suis doutée aussi assez facilement).

Alors, je ne sais pas si c’est parce que j’ai lu « Lumière noire » de Lisa Gardner qui parle du retour de kidnapping et du traumatisme et « Amelia » de Kimberly McCreight qui parle des secrets que les jeunes peuvent avoir vis à vis de leurs parents qui font que je suis restée sur ma faim mais il m’a manqué un petit quelque chose.

par ma copine Mrs B

 Chez Sylire

Lettres d’amour de 0 à 10 : Susie Morgenstern et Thomas Baas

Il y a un peu plus d’un an, j’ai lu le roman jeunesse dont est tiré cette BD et je ne vais pas refaire de résumé mais vous recopier ce que j’avais dit à l’époque sur l’histoire :

« Ernest est un petit garçon de dix ans qui vit une vie bien austère avec sa grand-mère et son aide ménagère tout aussi âgée qu’elle. Il vit seul avec elle car sa mère est morte à sa naissance et son père est parti après son enterrement sans plus jamais donner de signe de vie. La vie chez Ernest est réglée comme du papier à musique et bien triste : il n’y a ni télé, ni téléphone. Sa grand-mère fait très attention à son alimentation : il ne faut pas manger sucré ou gras et la soupe est au menu de chaque dîner. Les seules distractions sont les devoirs, la lecture et une lettre que son grand-père a envoyée pendant la guerre est qui incompréhensible et qu’Ernest et sa grand-mère essaient tous les jours de déchiffrer. Dans cet appartement, on ne parle pas ou peu.

Ernest n’a jamais connu autre chose et à l’école, il est un élève sérieux et discret. Il ne se rend pas compte que toutes les filles le trouvent beau… Il traverse la vie sans vraiment la vivre…

Jusqu’à ce qu’une nouvelle élève arrive à l’école, s’assoit à côté de lui en classe et fait voler un vent de nouveauté dans la vie d’Ernest sans même se rendre compte qu’elle bouleverse son quotidien en étant tout simplement elle-même. Victoire de Montardent avec sa famille très nombreuse et survoltée et son franc parlé et sa bonne humeur (et n’ayons pas peur des mots, son sans gêne) elle bouscule la vie d’Ernest mais aussi de sa grand-mère…

Ernest qui a goûté un autre style de vie commence à s’interroger sur son passé, sur son père et finit aussi par parler à sa grand-mère. »

*

Je dois dire que j’ai préféré cette BD au roman car lors de ma première lecture j’avais trouvé que cela allait trop vite mais dans cette lecture, je n’ai pas été gênée par cet aspect au contraire le rythme était très bon, l’humour est bien présent et l’émotion aussi. Les personnages dessinés correspondaient bien à leur personnalité et j’ai aimé les couleurs aussi.

Je vous recommande donc cette BD jeunesse qui peut très bien être lue par des adultes 😉

  chez Noukette

catégorie « amour » pour ma ligne jeunesse

Le Petit livre Black music : Hervé Bourhis et Brüno et Black Music – 40 artistes de la musique noire : Olivier Cachin

Le Petit livre Black music : Hervé Bourhis et Brüno

Cet album entre BD et encyclopédie est une vraie bible de la musique noire aux Etats-Unis et j’ai vraiment adoré la découvrir. J’ai pris mon temps, je ne l’ai pas lu en une seule fois mais plutôt par décennie. Après une introduction, les auteurs présentent la musique noire de 1940 à 2014.

J’ai trouvé cela passionnant! J’ai aimé retrouver les musiques que j’écoutais beaucoup dans ma vingtaine et puis d’autres plus récents que je connais mal mais que j’ai trouvé intéressant de découvrir!

Et puis ce que j’ai particulièrement apprécié c’étaient les brèves et anecdotes culturelles et les grands pans historiques des Afro-Américains qui sont aussi évoqués dans ce livre . C’est vraiment l’album parfait pour l »African American History Month challenge! Et j’ai bien envie de me l’acheter!

J’ai trouvé une playlist sur Youtube qui reprend toute la musique de cet album « Le Petit livre Black music »

catégorie « son » pour ma ligne BD


Black Music : 40 artistes de la musique noire : Olivier Cachin

J’ai aussi feuilleté ce petit album que j’ai trouvé dans la section jeunesse de la médiathèque mais je dois dire que je n’ai pas vraiment apprécié ce livre (et je l’ai lu bien avant de lire l’autre donc ce n’était pas à cause d’une comparaison peu flatteuse.) Je l’ai trouvé très superficiel et assez creux et surtout je n’ai pas bien compris pourquoi il y avait plusieurs artistes blancs alors qu’il manquait un certain nombre de légendes Afro-Américaines…

C’est assez simpliste et réducteur à mon avis.

L’avis de Mistikrak


Thématique « musique »

Et pour rester dans la thématique « Musique » je vous recommande cet article en français : « 10 chansons « black » au panthéon » (playlist commentée), cet article en anglais (avec également du son) : « Say it Loud: Anthems of Black Pride and Empowerment« , cet autre article (en anglais avec aussi une playlist) : « 15 Essential Songs you Must Listen to for African-American Music Appreciation Month » et un dernier lien en anglais avec des chansons à écouter aussi : « 10 Songs That Make You Proud to be Black« .

Bergères guerrières (Tome 3) Le périple : Jonathan Garnier et Amélie Fléchais (Billet avec Bastien)

Ce troisième tome reprend à la suite du tome 2 : la « Malbête » qui menaçait le village et ses habitants a été éliminée mais ce n’est pas sur un moment joyeux que s’ouvre ce nouvel opus. En effet, Molly est blessée et même si elle semble tout d’abord hors de danger, elle n’est plus elle-même, elle semble habitée par quelqu’un d’autre, elle a des visions et elle se met à décliner… Alors, des Bergères Guerrières forment une délégation pour aller en « Terres Mortes » pour aller à l’origine du problème.

C’est une quête qui va au-delà du fait de soigner Molly car cette expédition va les mettre sur les traces des hommes qui sont partis se battre des années auparavant et qui ne sont jamais revenus…

Cet album est sombre et à nouveau plein d’aventures teintées de fantastique… et on finit avec une révélation qui fait qu’on veut avoir le 4 le plus vite possible!

Voici l’avis de Bastien (10 ans) tapé tout seul sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

J’ai bien aimé car il y a des révélations même si c’est celui que j’ai le moins aimé de la série car il y a moins d’action. C’est la suite de la série « Bergères Guerrières » (le tome 3).

Dans ce tome, Liam, Molly, Sarah, Anna (la mère de Molly), Jane, Carvi, l’oncle de Liam et la Doyenne partent en Terres Mortes pour découvrir l’origine du mal qui affecte Liam et Molly. A part une révélation sur les origines de Liam, ce tome n’est pas particulièrement intéressant (même s’il est doté de l’habituel suspense à la fin). Ce tome s’intéresse plus à Liam (qui est mon personnage préféré 😉 ) que les autres.

Mais je n’en dis pas plus pour laisser du suspense.

Des planches ici 

Nos avis sur le Tome 1 / le Tome 2

la marraine de Bastien, ma Best

Catégorie « mot pluriel » de ma ligne « BD »

Les croques -Tome 2- Oiseaux de malheur : Léa Mazé (Billet avec Bastien)

Avec Bastien, après avoir lu le tome 1, nous savions que dès que l’occasion se présenterait on lirait le tome 2 car cela se terminait avec un grand mystère angoissant…

Le tome 1 reprend où on en était mais la découverte faite dans le cimetière par Céline et Colin, les deux enfants des « croques morts », n’a pas le même effet angoissant auprès de leurs parents car leur père qui est allé voir sur place n’a pas trouvé une scène ensanglantée mais de la peinture et il punit les jumeaux pour « la mauvaise blague » qu’ils ont faite. Les parents décrètent qu’on ne peut décidément pas leur faire confiance et les tensions qui existaient entre eux dans le premier tome ne font qu’augmenter…

Mais les enfants, aussi malheureux qu’ils soient qu’on ne les croit pas, décident de mener l’enquête… Une enquête qui va les mener sur les pas d’un notaire et qui va les obliger à se questionner sur le rôle de Poussin, le graveur du cimetière…

C’est un tome plus sombre, tant dans l’histoire que dans les dessins et c’est encore plein de mystère et de suspense. Cependant, en écrivant ce billet plusieurs semaines après l’avoir lu, je me rends compte que je ne me souviens pas en détails de l’histoire et je pense que c’est en grande partie parce que les deux tomes (voir le 3e quand il sortira) auraient mérités de ne faire qu’un seul album qui aurait été beaucoup plus dense et complet car finalement, pris individuellement, ces deux tomes sont un peu « creux » alors qu’ils forment un bon ensemble, mais on passe quand même plus de temps à attendre la suite. Je pense que j’aurais été plus marquée en ayant eu plus de matière… Cela n’enlève rien à la qualité de l’intrigue et des dessins mais je pense que le découpage est un peu trop haché pour moi.

Voici l’avis de Bastien (10 ans) tapé tout seul sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

J’ai bien aimé la série car il y a beaucoup de suspense à la fin de chaque tome.

C’est le tome 2 de l’histoire de 2 enfants qui vivent dans un cimetière car leurs parents y travaillent. Après avoir découvert du sang dans un caveau, coïncidant avec la disparition du notaire, celle de Poussin et la découverte que la broche trouvée dans la tombe appartient au notaire, pour les enfants, le mystère n’en est plus un. Ils s’imaginent que Poussin a kidnappé le notaire pour accéder au trésor. Seul problème : personne ne les croit…

Je n’en dis pas plus pour laisser du suspense (En parlant de suspense, il y en a beaucoup troooooop à la fin du livre ;-).

Catégorie « animal » de ma ligne « jeunesse »

La guerre de Catherine : Julia Billet et Claire Fauvel

Résumé de l’éditeur : « 1941. Rachel étudie à l’internat de la maison de Sèvres, où ses parents l’ont placée par sécurité. Elle y noue de belles amitiés mais y découvre surtout sa passion, la photographie. Bientôt, les lois contre les Juifs s’intensifient, il n’y a plus de sécurité nulle part en zone occupée. Un réseau de résistants organise la fuite des enfants juifs. Du jour au lendemain, ils quittent tout et doivent oublier, le temps de la guerre, tout de leur vie d’avant, à commencer par leurs prénoms. Rachel devient Catherine. Raconte, lui intiment ses professeurs en l’envoyant sur les routes de la zone libre, un appareil photo à la main. C’est ainsi que nous découvrons le quotidien d’une adolescente juive dans la guerre, ses rencontres, ses peurs mais aussi les quelques moments de répit et de grâce que lui offrira son art. »

*

Cette bande dessinée revient sur le temps de la guerre en abordant des sujets très sérieux comme l’occupation pendant la 2e guerre mondiale, la place des Juifs dans la France occupée, la séparation des familles, la fuite et les secrets liés à la vie cachée pour survivre mais avec le point de vue d’une enfant.

On suit Catherine, qui grandit et devient une adolescente. Il y a donc cet aspect en plus de la Grande Histoire : le regard à la fois innocent et mature de la jeune fille qui traverse la guerre en étant à la fois fragile et aussi forte quand elle doit prendre sous son aile une autre petite fille mais aussi la jeune amoureuse et la photographe qui aiguise son regard pour témoigner de ce qu’elle voit.

Un très bon album pour les 12 ans et plus je pense.

Repéré chez Saxaoul.

catégorie « prénom » de ma ligne BD

Les filles du Nord : Mélody Gornet

Madison est une toute jeune adulte qui vient faire ses études à Édimbourg. Elle se tient à l’écart des autres, se réfugie dans son jeu de cartes avec lequel elle fait des patiences et s’enferme dans ses pensées assez torturées et obscures …

A son arrivée en Ecosse, elle rencontre Fern, une étudiante franco-écossaise pleine d’assurance et son ami écossais Arbor qui est un peu son opposé, très calme et discret. Ils arrivent, chacun à leur manière à créer du lien avec Madison mais la jeune fille ne les laisse pas facilement entrer dans son univers. Elle a une vie intérieure très intense mais surtout très perturbée car si elle est partie de France c’est parce qu’elle fuyait quelque chose. Un amour contrarié, un mal-être profond…

Et pourtant, par son enthousiasme et sa passion pour l’histoire de la ville, Fern entraîne Madison dans son sillage et la fait entrer sans ses délires mystico-historiques et lui fait rencontrer des gens de la vraie vie alors qu’elle a tendance à se réfugier dans le monde imaginaire qu’elle a créé dans lequel elle ne « fréquente » que les personnages de son jeu de cartes.

Alors, je ne peux pas dire que je suis emballée par ce roman et pourtant, je l’ai lu jusqu’au bout. J’ai été un peu perturbée par les alternances de récits de la vraie vie, où Madison vit à Édimbourg et de monde imaginaire de Madison dans sa tête avec les personnages de jeu de cartes… J’ai trouvé cela assez artificiel et m’a un peu perdue et j’ai mis du temps à entrer dans l’histoire à cause de cela.

En écrivant mon billet, je me rends compte que ce roman, s’il se laisse lire manque quand même d’épaisseur dans son contenu et que j’ai presque tout oublié quelques jours après l’avoir fini… J’ai trouvé que les parties se passant en Ecosse manquaient de réalisme et que les personnages étaient assez lisses et presque caricaturaux, la trame assez convenue… La seule chose qui m’a tenue, était que je voulais savoir ce qui avait perturbé Madison… Je suis passée à côté…

Merci à   et aux Editions Thierry Magnier

Entre Dieu et moi, c’est fini : Katarina Mazetti

Résumé de l’éditeur : « Linnea a seize ans, plein de complexes, et pas mal de questions qui lui trottent dans la tête. La seule qui la comprenait, c’était Pia. Sa meilleure amie, son amie pour la vie. Enfin, pour cent vingt jours, « sans compter les week-ends », Linnea a fait le calcul une fois. Maintenant que Pia est morte.

Avec Pia, elle pouvait parler de tout : de l’amour, de la mode, de Markus, le beau gosse dont toutes les filles rêvent, de son père qu’elle voit deux fois par an, de sa mère qui a une liaison tumultueuse. Et de Dieu. Qu’est-ce que ça signifie « croire en Dieu »? Car ce n’est pas exactement la même chose que le père Noël. Une chose est sûre, ce n’est pas la peine de compter sur Dieu pour résoudre les équations du second degré.

Seulement, voilà, Pia s’est jetée sous un train. Alors, Linnea se souvient, puisque comme dit son excentrique grand-mère, « pour pouvoir oublier quelque chose, il faut d’abord bien s’en souvenir « .

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Pour commencer, je dois vous dire que le classement en « roman adulte » ou « roman jeunesse » pour ce livre ne va pas forcément de soi. Moi je l’ai trouvé dans le rayon « grands ados » de la médiathèque et j’ai vu qu’il était considéré comme un des ouvrages jeunesse de l’auteur (qui écrit pour les jeunes et pour les adultes). Certains, le voient plutôt pour les adultes mais personnellement, j’ai absolument eu l’impression de lire un roman jeunesse du fait du sujet et de la manière dont sont dépeints les personnages et leurs pensées. Mais tout cela est subjectif! On pourrait dire qu’il est entre les deux, autant pour les jeunes adultes que les adultes plus âgés 😉

Ensuite, je dois ajouter que c’est le premier tome d’une trilogie mais personnellement, je n’ai pas eu envie de poursuivre la série. Mais je dois dire que j’ai trouvé les couvertures de la collection Babel vraiment belles :

J’ai recopié le résumé de l’éditeur car il est très complet et parce que même si j’écris mon billet assez peu de temps après l’avoir lu et que le roman est très court, je dois avouer que je ne me souvenais déjà plus des détails.

Ce qu’il me reste c’est une impression assez mitigée de conversations entre des adolescentes, comme on a pu en avoir mille quand on était soi-même ado, un peu philosophique (de bazar) avec des réflexions sur la famille, sur l’amour et sur Dieu (enfin, non, moi je n’ai pas le souvenir d’avoir autant pensé à Dieu que ces deux jeunes filles…). J’ai trouvé que les dialogues manquaient beaucoup de naturel. Est-ce dû au passage par la traduction ou est-ce que l’auteur qui n’a pas su se mettre à la place de jeunes filles de 15 ans? Je ne pourrais pas le dire (si quelqu’un l’a lu en suédois et a eu la même impression que moi…)

Alors oui, le sujet est touchant : Alinéa a eu une histoire d’amitié brève mais intense, comme elle aurait pu avoir une passion amoureuse, comme on peut avoir des attachements passionnés à l’adolescence et cette amitié est rendue dramatique par le fait que son amie Pia soit morte. Mais pour être franche, je n’ai pas été touchée par Alinéa que j’ai trouvé souvent assez autocentrée (très ado, quoi 😉

Je pense que ce roman pourra plaire aux jeunes filles de 14-17 ans car elles auront sans doute l’impression qu’on les considère comme des adules avec ce texte. Moi, il ne m’a pas particulièrement plu.

 chez Cryssilda (Suède)

Une berceuse en chiffons -La vie tissée de Louise Bourgeois : Amy Novesky et Isabelle Arsenault

Résumé de l’éditeur « La Pastèque » : « Louise Bourgeois (1911–2010) est une artiste moderne de réputation internationale, connue pour ses sculptures faites de bois, d’acier, de pierre et de caoutchouc moulé. La plus célèbre, Maman, est une araignée de plus de dix mètres de hauteur.

Tout comme l’araignée qui tisse sa toile et la répare, la mère de Louise était tisserande et réparait des tapisseries. Pendant son enfance, Louise a fait son apprentissage auprès d’elle, avant de devenir elle-même artiste tapissière. Louise a travaillé le tissu tout au long de sa carrière, et cet album biographique est une illustration de l’expérience qui lui a inspiré ses œuvres les plus célèbres, celle de l’enfant tissant aux côtés d’une mère aimante et attentionnée. Par son récit poétique et superbement nuancé, le livre déploie sous nos yeux la relation entre la mère et la fille, et jette un jour lumineux sur le tissage des souvenirs en chacun de nous. »

*

J’ai emprunté cet album pour Québec en Novembre sur le nom de l’illustratrice que j’adore! En effet, je l’ai découverte avec « Louis parmi les spectres« , puis j’ai continué à la suivre avec « Jane, le renard et moi« , « L’oiseau de Colette » et enfin « Capitaine Rosalie« . Et je n’ai pas été déçue car les illustrations, tout en graphismes et en couleurs sont vraiment très belles : j’ai à nouveau été sous le charme!

Et puis, le texte est aussi très intéressant. C’est une biographie simplifiée de l’artiste Louise Bourgeois. Je la connaissais de nom et pour son araignée géante, intitulée « Maman » et qui était plutôt inquiétante mais en lisant cet album j’y ai vu une belle déclaration d’amour d’une fille pour sa mère tisserande, qui, comme une araignée était capable de tout réparer et créer avec ses fils.

Le rapport à la création, aux liens, au fil et aux textures et couleurs est très bien décrit dans ce très joli album poétique et factuel. Je vous le recommande, même si comme moi vous ne connaissez pas vraiment l’artiste car cet album est vraiment beau et instructif!

 

  chez Karine:) et  Yueyin

Les enfants de la résistance (tomes 5 : Le pays divisé) : Benoît Ers et Vincent Dugomier (Billet avec Bastien)

Dans ce 5e tome, on continue de suivre les aventures de François, Eusèbe et Lisa, trois jeunes qui ont monté un réseau de résistance sous le nom « Le Lynx » et qui travaillent en secret avec d’autres réseaux, motivant des adultes sans que personne ne sachent qu’ils ne sont que des enfants.

On voit aussi la situation historique évoluer au fil de la guerre : la ligne de démarcation, le rationnement, les combats, la milice et les défenseurs de Vichy, les bombardements alliés, les affiches de propagande pour encourager au travail en Allemagne…

Mais, comme dans les précédents albums, le thème essentiel est la résistance, la manière dont des gens ordinaires font les choses dangereuses pour le bien commun… L’aventure principale est celle vécue par les 3 amis pour permettre à un opérateur radio de transmettre et revoir des messages de Londres.

Leurs missions sont de plus en plus périlleuses : transport de radio, aide à un « pianiste » (c’est ainsi que l’on surnommait les opérateurs radio qui adressaient des messages codés vers Londres), puis vers l’Afrique du nord. Beaucoup moururent car les allemands, étaient équipés de camions de goniométrie qui permettaient de localiser les émetteurs.

Enfin, François, Eusèbe et Lisa ne sont plus tout à fait des enfants mais plutôt des adolescents et des sentiments commencent à naître entre Eusèbe et la jeune fille et François ne le vit pas très bien. Et Lisa, la jeune Allemande repense à son passé et nous ne savons pas encore tout sur sa famille mais elle a du mal à accepter les critiques sur les Allemands dans leur ensemble.

Comme les précédentes, cette BD permet d’informer sur cette période historique très riche en mettant l’accent sur des aspects humains avec des aventures. Je vous conseille de les lire dans l’ordre.

Avant de passer la parole à Bastien, je voulais préciser que cet album lui a été offert par sa marraine qui a eu l’occasion de rencontrer l’auteur, Vincent Dugomier. Pour cette rencontre, elle avait imprimé le billet de blog que Bastien et moi avions écrit sur les 4 premiers tomes pour le lui donner. Et voici la jolie dédicace qu’il lui a faite (comme il ne dessine pas, il a utilisé un rappel de la BD avec un message du Lynx sur du papier peint!) :

Voici l’avis de Bastien (9 ans et demi) tapé par ses soins avec juste une relecture pour les fautes d’inattention (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« J’ai bien aimé car cela parle d’enfants résistants pendant la guerre. Le trio nommé  »Le Lynx » est en possession d’une radio pour envoyer des messages à Londres. Mais ils doivent faire plus attention que jamais car les Allemands rodent… Je n’en dis pas plus pour laisser du suspense… »

  chez Moka