Alibi : Susie Morgenstern et Gill Rosner

J’ai choisis ce roman jeunesse pour son titre car il me manquait un titre pour ma ligne jeunesse du Petit Bac pour la catégorie « crime et justice » mais je suis ravie de l’avoir lu car c’est vraiment un livre pour une prof d’anglais (ou pas!). Bien qu’il soit un peu daté (et pour cette raison, ne plaira peut-être pas autant aux jeunes lecteurs d’aujourd’hui), il est assez amusant car il remet en même temps en question l’enseignement des langues vivantes et montre que le meilleur moyen de devenir « fluent » c’est d’aller dans le pays…

Deux frères, collégiens à Paris, trouvent un jour un message qui leur est parvenu de deux frères anglais vivant à Londres. Les deux français ne sont pas brillants en anglais (mais leur prof d’anglais est un cas d’école, ceci expliquant cela!) mais non seulement, ils vont se débrouiller pour communiquer dans un franglais créatif et presque compréhensible mais ils vont aussi se montrer très imaginatifs quand il s’agira de rejoindre l’Angleterre, sans argent et sans passeport (enfin, c’est le passage le plus daté du roman car même avant le Brexit, durant les 20 dernières années où j’ai organisé des voyages en Angleterre, je peux vous dire que c’est plus compliquer que ça de passer la douane anglaise 😉 ) et surtout de retrouver leurs nouveaux amis anglais de faire la promotion des croissants français en Angleterre!

Un bon moment de lecture!

catégorie « crime et justice » pour ma ligne jeunesse

Olivia Kidney : Ellen Potter

Comme pour l’album que je vous présente aussi aujourd’hui, j’ai choisi ce roman  par hasard à la médiathèque car je voulais lire des titres jeunesse pas trop longs. Je n’en avais jamais entendu parlé mais des personnes ont réagi positivement quand j’ai montré  la couverture sur les réseaux sociaux.

Olivia vient d’emménager avec son père dans un immeuble dont ce dernier est le gardien. Mais Olivia se retrouve un jour toute seule sans pouvoir rentrer dans son appartement et le temps de retrouver son père, elle va faire des rencontres parmi les habitants tous plus étranges les uns que les autres : une dame qui vit dans un appartement tout en verre, même le sol, un garçon mystérieux qui a une famille de 10 enfants dont la mère élève des chèvres dans une chambre, une diva qui raconte comment par la musique elle a dompté un pirate sanguinaire et qui manipule tous ceux qu’elle croise, une médium qui va faire le lien entre les vivants et les fantômes…

Ce roman est assez déroutant et le jeune lecteur devra accepter de plonger dans un mélange de réalité et d’imaginaire sans que cela soit clairement dit si c’était la réalité ou des hallucinations… Il y a un petit côté « Alice au pays des merveilles » moderne par certains aspects. Mais ce qui est certain, c’est qu’Olivia est un personnage touchant car elle est ne va pas vraiment bien et toutes ces rencontres vont l’aider dans une quête pour aller mieux.

 chez Titine

Route 66 : Frédéric Marais

J’ai emprunté cet album un peu par hasard car je voyais la fin du mois américain approcher et je voulais lire de la jeunesse et des titres pas trop longs car je commençais à manquer de temps et quand j’ai vu cet album à la médiathèque, je me suis dit que même si l’auteur n’était pas américain, la mention de la mythique « Route 66 » me paraissait idéale pour ce mois de septembre!

Ce bel album à quatre couleurs très tranchées (turquoise, rouge orangé, bleu marine et blanc) avec des dessins tout en ombres assez spectaculaires raconte les origines de la Route 66 à l’époque de la conquête de l’Ouest quand la route n’existait pas justement et que c’est un certain Hadji Ali al-Hajaya (surnommé « Hi Jolly ») et ses chameaux de l’autre bout du monde qui va permettre le développement de cette route et des Etats-Unis !

Un bel album intéressant sur un aspect méconnu de cette route si célèbre.

De l’auteur j’avais aussi lu et aimé « Yasuke »

 chez Titine

Little Lou / Little Lou La route du Sud / Little Lou à Paris : Jean Claverie

J’avais envie de lire ces albums jeunesse depuis que des participants à l’African American History Month challenge en avaient parlé et quand j’ai vu que Titine proposait la thématique « Black lives matter » pour le mois américain, j’ai compris que cela pouvait traiter de l’identité afro-américaine et que ces album y auraient leur place.

« Little Lou », le premier album de la série présente ce petit garçon noir « Little Lou » qui vit avec sa famille dans une ville du Nord des Etats-Unis (sans doute Chicago) où de nombreux Afro-Américains sont venus chercher une vie meilleure en quittant le Sud pour en réalité se retrouver dans des ghettos.

Mais l’album va surtout centrer le récit sur la passion du petit garçon our la musique et le blues. Il a un don et aidé de la communauté dans laquelle il vit dans le quartier -presque un village- il va pouvoir connaître le succès auprès d’autres bluesmen.

Ajoutez à cela un peu d’aventures avec des gangsters typiques des années 1920-30 et vous aurez un très bel album, rythmé comme un blues et dynamique. Le lecteur adulte y lira en filigrane la pauvreté et le ghetto, le racisme et la violence de l’époque mais cela reste une histoire positive.

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« Little Lou La route du Sud » est le deuxième album de la série. Little Lou veut voir son oncle dans le Sud des Etats-Unis avant que celui-ci ne meurt et quand l’opportunité se présente pour lui de pouvoir accompagner un groupe de musiciens sur une tournée dans le Sud, il arrive à persuader ses parents de le laisser y aller malgré son jeune âge.

Cet album est l’occasion de montrer l’autre face des Etats-Unis : celle de la ségrégation, du racisme ouvert, des luttes de certains Afro-Américains pour plus d’égalité.

Comme dans le précédant tome, un peu d’aventure est ajoutée avec les mêmes gangsters qui se retrouvent sur la route de Little Lou.

De l’humour, de la douceur et de la musique permettent pourtant de faire passer des informations réelles et importantes.

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« Little Lou à Paris » est le 3e tome. Il ne faut pas trop être regardant sur les dates ni sur le réalisme de cet album car Little Lou reste le petit garçon du premier tome et pourtant l’histoire se passe en 1945 après la fin de la 2e guerre mondiale et quand un groupe de musiciens de jazz est invité par l’armée à jouer pour les troupes américaines en France et que leur pianiste est absent, c’est Little Lou qui va les accompagner!

Mais qu’importe, on est dans le conte! Et cet album nous emmène en France par le bateau et on y découvre la vie des soldats noirs dans l’armée et la vie à Paris où les Noirs sont considérés comme égaux avec les Blancs et c’est une découverte pour Little Lou!

Encore une fois les mêmes gangsters sont présents, plus encore que la dernière fois avec un traffic que Little Lou va aider à déjouer.

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J’ai beaucoup aimé ces trois albums qui peuvent parler aux adultes comme aux enfants et qui pourront j’en suis sure toucher des jeunes lecteurs d’âges différents. Les illustrations sont très douces et pétillantes!

 chez Titine (Thématique Black Lives Matter)

Frères d’exil : Kochka

Nani vit avec ses parents et ses grands-parents sur une île de Polynésie qui est en train de disparaître sous les eaux. Avec ses parents, elle va fuir à regrets sa belle île et ses traditions. Avant de partir de l’île, les parents de la petite fille vont adopter un petit garçon qui vient de perdre sa seule famille, son grand-père.

Par contre, Enoah, le grand-père de Nani ne pouvant pas marcher, sa femme et lui ont décidé de rester sur l’île malgré le déluge. Mais pour accompagner sa petite-fille et lui transmettre son amour et sa sagesse ainsi que lui parler de son île, il va lui écrire une série de lettres, que Nani lira au cours de son exil. Elle partagera ces lettres avec Semeio, son nouveau frère.

On va découvrir la fuite de l’île, l’exil, le voyage et le déracinement ainsi que l’intégration. C’est vraiment un très beau roman jeunesse mais pas seulement. C’est l’occasion de parler des réfugiés climatiques, un sujet dont je n’avais encore rien lu et qui permettra aussi de s’intéresser à l’écologie.

Ce roman est vraiment beau, il est plein d’une poésie et d’une sagesse vraiment belles! J’ai eu un coup de coeur et je vous le recommande vraiment! Les lettres du grand-pères sont vraiment formidables et elles permettent aussi d’évoquer le deuil et comment le surmonter.

« Je veux te parler des mystères parce que le monde en est rempli. Il y a ce qu’on voit et tout ce qu’on ne voit pas… Par exemple, qui sait ce qui se passe à notre insu sous la terre ? Peut-être que, sans rien dire, les arbres mélangent leurs racines ? Peut-être se tiennent-ils tous par en-dessous ? Peut-être qu’en parlant avec un arbre qui se trouve d’un côté de la terre, on peut communiquer avec des arbres qui sont de l’autre côté ? Peut-être que ce qu’on fait à un arbre, on le fait à tous les arbres ? Peut-être que tout se tient… »

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« J’ai connu quelqu’un qui en quittant l’île, y a planté un bougainvillier. Il savait qu’il serait parti longtemps. Et, pendant son absence, le soir, il rendait parfois visite à son arbre ; il s’asseyait à côté… Et, loin de l’île, son coeur a fleuri!

Mets toutes les choses et toutes les personnes qui te manquent dans l’armoire de ton cœur, Nani, et en pensée, viens quelquefois les caresser…
Tu sais, quand on aime on est aimé, c’est ça le très grand secret !

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Comme pour l’autre roman que je présente aujourd’hui, j’ai lu ce roman cet été parce que mes collègues de français, histoire et documentaliste mettent en place un rallye lecture pour les 4e et comme je suis professeure principale sur ce niveau et que j’aime la littérature jeunesse, je me suis dit que je lirai le plus de livres possible dans leur sélection!

catégorie « pluriel »

Refuges : Annelise Heurtier

Ce roman se découpe en deux univers et en de nombreuses voix. Il y a Mila, jeune italienne de 17 ans qui vit à Rome et qui vient en vacances avec ses parents sur l’île familiale de Lampedusa. Sa vie de famille est vraiment triste car après un deuil sa mère est en depression et Mila est devenue transparente et elle vit très mal d’avoir perdu sa jeunesse. Elle espère retrouver un sens à sa vie en revisitant son île et en s’imprégnant de ses souvenirs d’enfance. C’est un récit très intéressant et touchant car on voit la place et le mal-être d’un enfant qui grandit dans l’oubli de ses parents par rapport à un enfant décédé. Mais c’est aussi une période où la jeune fille commence à s’émanciper et voir sa vie pour elle-même.

Mais le plus passionnant dans ce roman ce sont les autres voix : celles de jeunes, tous adolescents, qui racontent des bouts de leurs vies d’Erythréens qui fuient la dictature de leur pays et c’est vraiment touchants, car c’est très instructif, très réaliste, que ce soit dans leurs discours, dans leurs raisons de partir, leur désir de survivre et d’être libres que dans le récit de leur fuite, avec les dangers, les peurs, les émotions… Ce sont des passages très forts.

Si on s’intéresse un peu à l’actualité, on sait que Lampedusa est l’île italienne sur laquelle échouent de nombreux réfugiés venant de la Corne de l’Afrique et pendant tout le roman on attend le lien entre Mila et ces jeunes mais mon bémol sur ce roman serait que la rencontre n’a pas vraiment lieu, ou alors de façon fugace et légère alors qu’on aurait pu avoir une  dernière partie avec une prise de conscience politique en développant le fait que Mila ait « grandit » en s’investissant plus dans le sort des migrants.

Cela reste malgré tout un bon roman jeunesse que je conseille à partir de 13 ans et plus. J’ai lu ce roman cet été (alors qu’il me faisait de l’oeil depuis un moment) parce que mes collègues de français, histoire et documentaliste mettent en place un rallye lecture pour les 4e et comme je suis professeure principale sur ce niveau et que j’aime la littérature jeunesse, je me suis dit que je lirai le plus de livres possible dans leur sélection!

 chez Martine

La vie est un jeu d’échecs : Om Swami

Résumé de l’éditeur : « 1983. Vasu, 14 ans, participe à un tournoi d’échecs… et perd, sous le regard d’un mystérieux vieil homme, qui lui propose de devenir son Maître d’échecs, à deux conditions : il ne l’accompagnera à aucun tournoi, et Vasu ne devra pas chercher à en savoir plus sur son passé. Séduit à l’idée de devenir grand Maître à son tour, et pourquoi pas champion du monde, Vasu s’empresse de l’annoncer à ses parents. D’abord réticents, ceux-ci finissent par accepter. Commence alors un entraînement intensif pour Vasu : outre les multiples stratégies du jeu, le jeune garçon doit apprendre la patience et maîtriser la colère qui gronde en lui. Le maître lui raconte comment, jeune garçon vivant dans l’Inde coloniale, il a perdu de façon humiliante contre un Anglais. Il en a tiré une leçon : « Be a lion », être le meilleur pour gagner quelles que soient les circonstances, et ainsi vaincre ses peurs. L’apprentissage ne fait que commencer… »

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J’ai pris ce roman jeunesse à la médiathèque par hasard car il était sur le présentoir et j’avais besoin d’un titre avec un objet pour le Petit Bac et j’ai passé un bon moment de lecture.

C’est un roman d’apprentissage entre un jeune indien et un vieil homme qui va lui transmettre ses connaissances en échecs. Mais c’est aussi un roman sur la persévérance, sur l’amour du jeu d’échecs, sur la volonté de se dépasser, sur le fait d’apprendre à maîtriser ses émotions. Il y est également question des relations familiales, et surtout de la vie en Inde (qui apporte vraiment une valeur ajoutée au roman.)

A conseiller aux jeunes qui aiment les échecs mais aussi aux jeunes qui aiment les histoires où l’on apprend quelque chose petit à petit pour devenir le meilleur et réussir par la force de son travail.

C’est un roman qui sonne  juste au niveau des émotions ressenties par les personnages et qui permet au lecteur de se mettre à la place de Vasu qui évolue tout au long du roman.

catégorie « objet » pour ma ligne jeunesse

Nevermoor (T1) Les défis de Morrigane Crow : Jessica Townsend (Lu par Helena Coppejans)

J’ai eu envie de découvrir ce roman jeunesse suite à l’emission de mars 2020 des (cliquez pour écouter l’émission) quand Claire en avait parlé. Je l’ai choisi parce qu’elle faisait un parallèle avec Harry Potter et je me suis dit que je le lirai avant de le proposer à Bastien après! Alors quand, pendant le confinement, j’ai vu que Lizzie offrait un livre audio de son choix, je me suis dit que c’était l’occasion!

Dans un monde imaginaire, Morrigane Crow est la fille d’un notable de la ville de Jackalfax mais sa vie est loin d’être rose car elle est née le jour du Merveillon et elle est une « enfant maudite » et tout le monde l’accuse d’être la cause de tous les malheurs qui leur arrivent mais surtout elle sait depuis toujours qu’elle mourra le jour de ses onze ans et elle qu’elle ne manquera sans doute à personne car même sa famille sera soulagée de ne plus avoir à s’occuper d’elle et à la craindre…

Mais il y a un grand renversement de situation quand le soir où elle aurait dû mourir, un homme arrive et manipule la famille de Morrigane pour leur faire croire qu’elle est morte mais il l’emporte avec elle dans un monde fantastique : Nevermoor.

Là, elle s’installe dans l’hôtel magique de Jupiter North son bienfaiteur et elle fait la connaissance de toutes une bande de personnages tous plus extraordinaires les uns que les autres, notamment une « magnifichatte » (une chatte géante). Jupiter a inscrit Morrigane pour qu’elle participe aux épreuves pour espérer entrer dans une confrérie de l’élite de Nevermoor. Chaque membre de cette confrérie peut présenter des jeunes qui ont un don spectaculaire et les épreuves permettront de les sélectionner.

Ces épreuves seront l’occasion de mieux connaître Morrigane, même si à son grand désespoir, elle n’a aucune idée de son don… Elle se fera aussi à cette occasion un très bon ami, Hawthorn, et quelques ennemis.

Ce premier tome est un roman qui installe l’univers et les personnages mais l’intrigue avance aussi car à la fin, on sait que la situation de Morrigane est loin d’être simple à Nevermoor… Et évidemment, on a envie de suivre ses aventures.

Ce roman est effectivement très proche d’Harry Potter que ce soit dans la construction du récit que dans l’univers mais il est aussi assez différent pour ne pas donner une impression de déjà vu. Il plaira certainement aux enfants qui ont aimé Harry Potter! (Bastien a bien aimé aussi!)

Je lirai sans doute la suite, en audio peut-être car j’ai beaucoup apprécié la façon dont il était lu par Helena Coppejans.

 Chez Sylire

catégorie « animal » (crow = corbeau)

Merci aux éditions (par contre, je l’ai téléchargé sur l’application sur mon téléphone et je n’ai pas trouvé le moyen de le télécharger ailleurs et je n’ai pas trouvé du tout pratique d’utiliser l’application sur le téléphone, c’était un peu instable.)

Sauveur & fils (Saison 4) : Marie-Aude Murail

Après avoir lu la saison 1 et la saison 2, j’ai dévoré la saison 3 et j’ai presque immédiatement enchaîné avec la saison 4 que ma copine Hélène m’avait aussi prêté!

Je ne vais pas rentrer dans les détails car le schéma est le même que dans la saison 3 dont je vous parle aussi aujourd’hui. On continue de suivre la vie de famille de Sauveur et son fils, une famille pas totalement recomposée avec Louise et ses enfants et les « pièces rapportées » que son Jovo et Gabin et les hamsters (et cochons d’inde)… Dans ce tome, Sauveur semble un peu débordé par toutes ses obligations mais la « recomposition » familiale se précise quand même.

Et puis, les patients du psychologue se succèdent dans son cabinet. On continue de suivre Ella et son père et sa passion pour l’écriture qui lui permet d’exprimer son désir d’être un garçon. Margaux et Blandine, les deux soeurs, continuent de voir Sauveur pour parler de leurs vies, et Samuel essaie de se détacher de  ses parents pour se tourner vers l’amour…

Et puis, il y  a de nouveaux patients qui permettent d’évoquer le syndrome des hikikomori (ces personnes qui vivent en reclus chez eux), mais aussi le passé qui vient parasiter le présent de certains… dont Sauveur d’ailleurs…

Encore une saison qui se dévore et qui donne envie d’en avoir plus car on veut suivre la famille mais aussi découvrir un peu plus la nature humaine et notre société!

Pour les fans, Noukette m’a appris que le tome 6 était sorti en août cette année!

par ma copine Hélène : merci!

Sauveur & fils (Saison 3) : Marie-Aude Murail

Après avoir lu la saison 1 et la saison 2, je savais que je retrouverai un jour avec plaisir Sauveur et quand ma copine Hélène m’a proposé de me les prêter, je ne pouvais que dire oui!

Alors pour commencer, je vous recommande vraiment de commencer par le premier tome et les lire dans l’ordre car on retrouve de nombreux personnages et leurs relations évoluent au fil des romans.

La base est la même que dans les premiers tomes : Sauveur Saint-Yves, psychologue de son métier et père de Lazare qui est en CM1, amoureux de Louise avec qui il ne vit pas encore car c’est compliqué avec la garde alternée de ses deux enfants à elle, Paul, le meilleur ami de Lazare et Alice une ado de 14 ans et aussi parce que la maison de Sauveur est déjà pleine étant donné qu’il a « recueilli » Jovo un ancien de la Légion et ancien SDF ainsi que Gabin un jeune dont la mère a été internée en hôpital psy… Sans compter les hamsters…

La vie professionnelle de Sauveur se passe dans le cabinet attenant à la maison mais dans ce tome, cette partie professionnelle devient de plus en plus envahissante, empiétant même sur sa vie de couple car Sauveur a du mal à laisser ses patients de côté.

Il y a certains patients que l’on retrouve comme Ella qui subit du harcèlement scolaire en raison de son désir de s’habiller en garçon, Blandine et Margaux qui vivent mal le fait que leurs parents se déchirent, et Gabin qui a du mal à accepter le retour de sa mère. Et puis les patients permettent d’évoquer la paranoïa, l’addiction au téléphone chez les adultes qui en viennent à délaisser leurs enfants, les parents qui mettent la pression à leurs enfants, les retrouvailles avec un père jamais connus et les conséquences sur l’adulte d’une maltraitance de l’enfance… Et comme les psychologues ne sont pas à l’abri de ne pas voir leurs problèmes, Sauveur se rend compte que ce n’est pas si simple de recomposer une famille…

Bref, comme dans les autres tomes, des sujets très lourds sont abordés et de façon intelligente. En plus, ce tome est ancré dans l’actualité de l’époque puisqu’il se passe au moment des attentats au Bataclan… Mais Marie-Aude Murail sait varier les moments durs, émouvants et drôles et c’est vraiment un roman frais et riche qui plaira autant aux ados qu’aux adultes. Comme pour les deux premiers tomes, je conseille ces romans à partir de 13 ans (ou 12 ans si le jeune en a la maturité).

par ma copine Hélène : merci!