Basil & Victoria (Tome 1 : Sâti – Tome 2 : Jack) : Yann et Édith

Résumé de l’éditeur (qui concerne la série plus qu’un tome en particulier) :

« Dans un Londres à la Dickens, deux orphelins dépenaillés maraudent à la recherche du bon coup qui va leur permettre de survivre un jour de plus. Il y a tout d’abord Basil, qui chasse le rat en compagnie de son fidèle Cromwell. Rêveur patenté, c’est un grand amateur de pintes de bigorneaux. Et puis il y a Victoria, grande raconteuse d’histoires qui jure qu’enfant, elle fut volée à la cour par un odieux gitan. Si Basil et Victoria ont de multiples sujets de dispute, à commencer par les autres filles qui tournent dans le secteur, leur amitié les conduira surtout à vivre des aventures qui les mèneront jusqu’au bout du monde. La série a été récompensée à Angoulême, avec l’Alph-Art du meilleur album décerné à  » Jack » en 1993. »

Tome 1 : Sâti

Dans ce tome, on découvre Basil et Victoria (et Cromwell, le chien de Victoria). Ceux sont deux enfants des rues de Londres de la fin du 19ème siècle. Livrés à eux-mêmes, ils dorment dehors, ils vivent de la chasse aux rats (une activité que évoquée également dans « Le jardin des secrets » de Kate Morton quand elle situe certains passages de son roman en 1900), ils fréquentent des malfrats et toute une faune plus ou moins liée à la pègre locale… Ils font partie des bas-fonds de Londres et c’est très bien dépeint, sans concessions, avec prostituées, voleurs, receleurs, et même Sherlock Holmes (ou plutôt Docteur Watson car Sherlock Holmes est occupé à une autre affaire) …

Les enfants entendent parler de la disparition d’une petite indienne de bonne famille dans les rues de Londres et quand ils la découvrent par hasard, ils s’en occupent mais plus par intérêt pour l’argent qu’elle pourrait leur rapporter que par bonté d’âme.

Basil serait prêt à tomber sous le charme de la petite fille mais Victoria qui est très jalouse et pas vraiment gentille (et loin d’être politiquement correcte), elle, s’imagine même tuer la petite indienne!

Tome 2 : Jack

J’ai beaucoup moins aimé ce deuxième tome et je n’ai pas voulu le lire jusqu’au bout avec Bastien car j’ai trouvé qu’il y avait trop de thématiques lourdes sous entendues : la pédophilie, la prostitution et l’histoire de Jack L’éventreur qui était au coeur de cette histoire… C’est certain que ce sont des sujets qui appartiennent totalement à cette époque mais qui à mon avis nécessitent d’être un peu plus informé pour les comprendre juste en lisant des choses qui sont dans le sous-entendu. Et à 8 ans et demi, j’ai trouvé ça trop rude d’avoir à lui parler de certains sujets autour d’une bande dessinée censée être un moment de détente basée sur des aventures. Je le déconseille personnellement aux jeunes lecteurs. Peut-être que ça plairait plus aux ados (et aux adultes sans problèmes).

Voici deux passages qui m’ont gênés vis à vis d’un jeune public :

Je me suis aussi lassée du langage retranscrivant le cockney de Londres du 19ème qui rend la lecture plus compliquée. J’ai abandonné ce deuxième tome d’ailleurs.

Petit clin d’oeil amusant : on croise Charles Dickens qui vient faire des repérages dans les bas fonds de Londres!

Je vous recommande donc le premier pour l’ambiance et le portrait de Londres de cette époque mais personnellement je n’ai pas eu envie de poursuivre.

Les dessins sont agréables et représentent bien le propos.

    chez Lou et Cryssilda

 autour de la littérature jeunesse pour le Mois Anglais

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Les filles au chocolat Tome 1 Coeur Cerise (BD d’après le roman de Cathy Cassidy) : Raymond Sébastien et Anna Merli

Résumé de l’éditeur : « Cherry et son père Paddy s’installent en Angleterre chez Charlotte, sa nouvelle compagne qui a quatre enfants. Cherry est ravie de faire partie d’une famille nombreuse. Mais à peine arrivée, elle va craquer bien malgré elle pour Shay, le petit copain de Honey. Voilà qui ne va pas arranger la cohabitation déjà difficile avec Honey, la seule à ne pas accepter son nouveau beau-père ! Alors que tous participent à la création d’une fabrique artisanale de chocolats, Cherry se retrouve partagée entre l’affection pour ses nouvelles soeurs et le charme irrésistible de Shay. »

Cette BD est l’adaptation du roman jeunesse très apprécié par les lectrices ados (au collège, la série a un succès fou!) et j’avais envie de la découvrir alors quand je l’ai croisée à la médiathèque, je me suis laissée tenter.

Bon, je vais être franche et rapide, je ne suis pas du tout emballée… Je n’ai pas aimé les dessins que j’ai trouvé lisses et caricaturaux.

Et puis l’histoire va très vite, trop vite. Je pense que le roman était plus approfondi au niveau des relations entre ados et dans une famille recomposée.

Je ne continuerai pas la série en BD mais pourquoi pas un jour lire un roman si l’occasion se présente. Je pense par contre que cela pourrait plaire aux fans de la série car l’univers est assez girly mais elles pourraient être déçues en ayant imaginé d’autres personnages…

    chez Lou et Cryssilda

 autour de la littérature jeunesse pour le Mois Anglais

La guerre des Lulus (Tomes 1-5 : 1914-1918) : Régis Hautière et Hardoc (Billet avec Bastien)

Je ne vais pas rentrer trop dans les détails de cette série pour ne pas gâcher la découverte de chaque tome.

Tome 1 : 1914 « La maison des enfants trouvés »

La première guerre mondiale vient de commencer et à l’orphelinat, les « Lulus » sont quatre copains qui font les 400 coups : Lucien, Luigi, Ludwig et Lucas. Le jour où tous les garçons de l’orphelinat sont évacués avec les deux curés ainsi que tout le village, les garçons étaient partis jouer dans la forêt dans leur cabane. A partir de là, ils se retrouvent seuls au monde et vont devoir apprendre à se débrouiller pour survivre malgré le manque de nourriture et les soldats allemands.

Dans ce premier tome, ils font la connaissance de Luce, une jeune Belge qui a perdu ses parents sur la route de la fuite de la guerre. Une « Lulu » de plus pour vivre des aventures.

Tome 2 : 1915 « Hans »

Dans ce tome, les Lulus font la rencontre de Hans, un soldat allemand qui a déserté et qui va s’occuper d’eux pour les aider à traverser l’hiver. Les enfants réalisent que la nationalité ne fait pas tout et que derrière un soldat peut se cacher une personne réellement bonne. Grâce à Hans ils apprennent beaucoup.

 avec Blandine : allons voir son avis

Tome 3 : 1916 « Le tas de briques »

Les Lulus prennent la route pour s’éloigner de leur forêt et ils rencontrent un vieil homme qui leur conseille de rejoindre la ville pour passer inaperçus. Là, ils vont passer du temps dans le « familistère » ou « tas de brique », un grand bâtiment communautaire où ils sont protégés pendant un moment par les habitants malgré la présence des allemands.

Mais ils doivent à nouveau partir pour ne pas se mettre en danger ou mettre en danger les personnes qui les ont aidé.

Tome 4 : 1917 « La déchirure »

Après une aventure malheureuse à cause d’une erreur de train (aventure qui sera racontée dans une autre série d’après ce que j’ai compris), les Lulus se retrouvent en Belgique. Les jeunes font la connaissance d’un photographe ambulant qui va les prendre sous son aile pour les aider à rejoindre le village de Luce.

Une fois que la jeune fille a retrouvé sa grand-mère, la route des Lulus va se séparer -à contre coeur- car les garçons estiment qu’ils doivent éviter de mettre Luce et sa grand-mère en danger par leur présence.

Mais les aventures sont loin d’être finies et semblent même prendre une tournure bien noire.

Tome 5 : 1918 « La Der des  ders »

Dans ce tome, les Lulus se retrouvent dans un groupe de résistants et doivent faire certains sacrifices pour tenter d’infiltrer les troupes allemandes et donner des informations à leurs protecteurs. Ils découvrent de plus près les horreurs du front.

L’album se termine sur un des Lulus adulte et évidemment, on a envie d’en savoir plus…

Pour conclure :

Cette série est vraiment réussie. Cette bande de jeunes d’âges différents et de caractères différents qui se disputent souvent mais qui savent aussi  se serrer les coudes dans les moments dramatiques est assez réaliste. On les voit évoluer, grandir (Luce a ses premières règles sans savoir ce qui lui arrive dans le deuxième tome… ce que j’ai dû aussi expliquer à Bastien 😉 ), les garçons tombent tous plus ou moins amoureux de la jeune fille, les aînés font les coqs pour savoir qui est le chef…

Ils traversent la guerre sans trop savoir ce qui se passe mais découvrent très vite qu’il faut savoir se cacher, chercher à manger et faire confiance -ou pas- aux gens qu’ils rencontrent…

C’est une histoire de la première guerre mondiale mais aussi une histoire d’amitié très forte.

A découvrir en famille! Bastien a dévoré les 5 tomes!

Et la bonne nouvelle c’est qu’il y a une suite (ou une plutôt un complément) puisque à la fin du dernier tome, les auteurs annoncent « La guerre des Lulus : La perspective Luigi »! (qui sort début juin!)

Voici l’avis de Bastien (8 ans et demi-CE2) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est quatre enfants qui vivent la guerre et s’appellent les Lulus. Un jour, ils vont rencontrer un cinquième enfant et vont devoir se débrouiller seuls en pleine guerre. Ils vivent des aventures mais dans le dernier tome, ils devront se séparer.

J’ai bien aimé la série! Parce que ça raconte la guerre et on se rend compte que c’était compliqué de vivre en pleine guerre. C’était amusant parce qu’ils vivent des aventures, mais il y a des passages qui sont tristes et les personnages ont peur durant la traversée de la guerre.

Les illustrations du livre sont bien faites. Et à la fin de chaque tome, il y a des petites illustrations dessinées bizarrement (note de la maman : ce sont des croquis).

La suite a l’air bien!

Je le conseille à ceux qui aime lire! »

  chez Noukette

 3ème ligne « prénom »

Le bureau des poids et des mesures : Anne-Gaëlle Balpe et Vincent Mahé (Billet avec Bastien)

Voici l’avis de Bastien (8 ans et demi-CE2) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

Ça parle d’un inventeur qui doit vérifier à chaque fois les mesures de poids, de litres et de longueurs.

Un jour son fils revient triste, ce qui lui donne l’idée de créer de nouveaux instruments qui pourraient révolutionner la vie des gens, aussi bien que mal.  Mais je n’en dis pas plus pour garder le suspense.

C’est marrant car sur les images, les poids, les mesures, les litres sont reliés par une flèches sur les détails.

Les couleurs et les dessins sont bien faits.

J’ai bien aimé ce livre car l’auteur a mis beaucoup de son imagination. Ça parle de plein d’émotions.

Et mon avis de maman :

Quand son fils revient de l’école un peu chagriné, Marcel Gramme, « ingénieur du Bureau des poids et mesures » décide d’essayer de trouver un moyen de mesurer les sentiments.

Père et fils inventent des nouvelles mesures et trouvent des moyens de mesurer ou peser la colère, le bonheur, la tristesse et l’amour… Mais est-ce si simple de tout mesurer? Et est-ce que cela rend les gens plus heureux?

Dans un graphisme rétro aux couleurs acidulées qui m’ont fait penser aux manuels scolaires des années 50-60, cet album pose la question de savoir si tout est quantifiable. Il est aussi charmant par les jeux de langue sur les mesures et sur la complicité père-fils.

Cependant, je ne peux pas dire que j’ai vraiment adoré. Je l’ai trouvé mignon mais ce n’est pas mon préféré de la sélection des Incos.

 

par la maîtresse de Bastien car la médiathèque n’a pas pu avoir ce livre

 sélection CE2-CM1

Lettres de 0 à 10 : Susie Morgenstern

Ernest est un petit garçon de dix ans qui vit une vie bien austère avec sa grand-mère et son aide ménagère tout aussi âgée qu’elle. Il vit seul avec elle car sa mère est morte à sa naissance et son père est parti après son enterrement sans plus jamais donner de signe de vie. La vie chez Ernest est réglée comme du papier à musique et bien triste : il n’y a ni télé, ni téléphone. Sa grand-mère fait très attention à son alimentation : il ne faut pas manger sucré ou gras et la soupe est au menu de chaque dîner. Les seules distractions sont les devoirs, la lecture et une lettre que son grand-père a envoyée pendant la guerre est qui incompréhensible et qu’Ernest et sa grand-mère essaient tous les jours de déchiffrer. Dans cet appartement, on ne parle pas ou peu.

Ernest n’a jamais connu autre chose et à l’école, il est un élève sérieux et discret. Il ne se rend pas compte que toutes les filles le trouvent beau… Il traverse la vie sans vraiment la vivre…

Jusqu’à ce qu’une nouvelle élève arrive à l’école, s’assoit à côté de lui en classe et fait voler un vent de nouveauté dans la vie d’Ernest sans même se rendre compte qu’elle bouleverse son quotidien en étant tout simplement elle-même. Victoire de Montardent avec sa famille très nombreuse et survoltée et son franc parlé et sa bonne humeur (et n’ayons pas peur des mots, son sans gêne) elle bouscule la vie d’Ernest mais aussi de sa grand-mère…

Ernest qui a goûté un autre style de vie commence à s’interroger sur son passé, sur son père et finit aussi par parler à sa grand-mère.

J’ai bien aimé certains aspects de ce roman, comme le personnage de Victoire qui permet de balayer la triste de vie d’Ernest et de sa grand-mère en lui apportant tout simplement de la vie et j’ai aimé les sentiments et questionnements du petit garçon face à sa solitude et l’absence de parents. J’ai aussi été touchée par cette grand-mère qui semble s’être privée de sentiments pour se protéger de trop de souffrances. Mais j’ai trouvé que tout allait trop vite et surtout tout ce qui concernait le père de Ernest que j’aurais aimé voir plus développé (ou alors pas du tout).

C’est une histoire à la fois touchante et amusante mais qui manquait d’un petit quelque chose pour moi.

pour la catégorie « objet » de ma ligne jeunesse

Séquoia : Régine Joséphine et Julie Grugeaux (Billet avec Bastien)

Voici l’avis de Bastien (8 ans et demi-CE2) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« Ça parle d’arbres qui marchent et sont guidés par un ancien. Un jour, ils croisent la route des hommes et les arbres sont pris d’admiration pour eux car ils parlent.

Le chef de la tribu des hommes que les arbres ont rencontrés s’appelle Sylv et il comprend que les arbres peuvent leur donner la force de se réchauffer avec le feu.

Et je ne dis pas plus de choses pour garder le suspense.

Les dessins sont très beaux.

Ça prouve que les arbres sont importants pour les hommes et qu’il faut essayer  de les protéger.

Et mon avis de maman :

Ma première réaction a été de me dire que c’était un très bel album! Les illustrations sont vraiment superbes, colorées, avec des effets de matières, de surimpression, chaleureuses. C’est un régal à feuilleter.

Mais au-delà du côté esthétique, c’est aussi un bel album par son contenu. Une fable sur les liens entre les arbres et les hommes, sur les relations d’entraide qui peuvent être mises en péril par l’égoïsme. Cela permet aussi de parler d’écologie mais aussi du respect des traditions et des anciens.

C’est touchant et presque philosophique. Un livre à lire que l’on soit adulte ou enfant!

 sélection CE2-CM1

catégorie « mot unique » pour ma 3ème ligne

Mots rumeurs, mots cutter : Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

J’ai souvent vu ce titre passer sur les blogs et quand je suis allée à Rennes au festival Rue des Livres et j’ai eu la chance de croiser Charlotte Bousquet sur un stand et j’ai craqué!

Cette BD commence comme une tranche de vie de collège avec et son côté très réaliste de relations entre les copines, les copains, les cours, la futilité de ces petits moments. Et pourtant, au-delà des histoires de drague, de rivalité entre copines et de fêtes, on bascule un jour dans le harcèlement.

Léa rencontre Mattéo en cours, il est redoublant et ses copines craquent sur lui et quand il commence à l’intéresser à Léa, cela ne plait pas du tout aux autres filles de la classe. Un soir lors d’une fête, alors que la bande de copines a trop bu et a joué à « action ou vérité », une photo compromettante de Léa a été prise et diffusée à tout le collège sans qu’elle soit au courant…

Son copain la quitte, et la vie devient un cauchemar pour la jeune fille car non seulement tout le monde la traite comme une pestiférée mais en plus elle subit des violence verbales, physiques et des brimades anonymes… C’est un enfer pour Léa qui ne sait pas vers qui se tourner…

Ce sujet du harcèlement est toujours très important à évoquer avec et pour les jeunes et le format BD me parait vraiment une bonne idée car c’est très abordable.

J’ai aussi aimé le fait que Léa soit une ado « cool » avec des copines et des amours, pas forcément la caricature de la fille effacée qui se fait harceler. Elle se montre même parfois pas toujours super sympa avec les autres, elle se permet quelques jugements hâtifs mais pourtant, son monde apparemment facile et normal va s’écrouler par cette violence. Et cela montre bien aux jeunes lecteurs que tout le monde peut être concerné. Et enfin, j’ai apprécié que la résolution de cette affaire passe par l’intervention d’une autre élève qui en tenant tête aux harceleurs permet à Léa de comprendre que ce qu’elle subit est inacceptable et elle arrive enfin à en parler à des adultes. Et cela aussi c’est important car c’est un message que j’essaie de faire passer à mes élèves : « Si vous voyez quelqu’un qui est malheureux à cause d’autres personnes, il faut d’abord dire à ces personnes d’arrêter et si ça ne marche pas, il faut encourager la victime à parler à quelqu’un. »

C’est une BD qui devrait être dans tous les CDI et j’ai conseillé à ma documentaliste de l’acheter!

 

Les saisons de Montréal : Raphaëlle Barbanègre

Résumé de l’éditeur :

« Bienvenue à Montréal ! Francophone, cosmopolite, elle est la deuxième plus grande ville du Canada après Toronto et la métropole culturelle incontournable du Québec. Ce livre plongera le lecteur au coeur de ses rues, ses quartiers, ses rites et ses coutumes, au rythme des saisons qui la transforment. De l’hiver à l’automne, les rues de Montréal changent d’aspect et même de couleurs ! Les saisons de Montréal vous fera découvrir ou redécouvrir cette ville aux multiples facettes. »

Quel merveilleux album! C’est comme un bonbon acidulé! Il est vraiment joyeux avec ses illustrations colorées aux dessins un peu vintage. J’ai vraiment beaucoup aimé le graphisme!

C’est une sorte d’album touristique pour jeunes lecteurs (ou moins jeunes!) pour découvrir Montréal au fil des saisons! On voyage dans la ville, on voyage dans les saisons mais aussi au Québec au sens plus large finalement car on y trouve quelques caractéristiques de La Belle Province!

Je vous recommande cet album si vous connaissez Montréal ou si vous allez le découvrir que vous ayez des enfants ou non! C’est vraiment un joli livre plein de bonne humeur!

Cet été quand nous sommes allés au Québec, je n’ai pas eu le temps de découvrir la ville de Montréal. Tout ce que j’ai vu c’était depuis les fenêtres du car Greyhound entre la ligne « Burlington (USA)-Montréal » et « Montréal-Québec » et nous n’avons fait qu’un arrêt très court à Montréal à la gare routière et nous n’avons vu que quelques rues en allant vite manger mais j’ai retrouvé des choses que j’avais vues dans cet album comme celles-ci :

 

Merci 

 ou album

catégorie « passage du temps » de ma ligne jeunesse

Azadah : Jacques Goldstyn

« Azadah » est un très joli album avec peu de texte et aux illustrations à l’aquarelle sans cadre qui prennent le milieu de pages carrées. J’ai beaucoup aimé « l’objet livre ».

Et puis l’histoire est très touchante. Nous sommes en Afghanistan et Azadah est une petite fille vive qui ne supporte pas de voir partir son amie Anja une reporter Allemande qui vient de passer du temps dans son village.

Elle voudrait qu’Anja l’emmène avec elle. Quand cette dernière lui explique que c’est impossible mais qu’elle pourra le faire quand elle sera adulte après être allée à l’école, Azadah s’insurge : son école a été détruite par la guerre et elle a bien conscience que toutes les choses qu’elle rêve de faire lui seront impossibles étant donné la condition des femmes dans son pays (on voit des femmes en burqua complète dans le village). La petite fille veut lire, se cultiver, voyager, travailler et revenir dans son pays une fois éduquée pour transmettre son savoir.

Cette histoire est celle du rêve d’un autre monde pour une petite fille que la guerre et les mentalité patriarcale de son pays risque d’entraver et c’est très touchant et émouvant et on ne peut qu’espérer que la petite graine de désir de liberté apportée par la rencontre avec la reporter pourra grandir et permettre à Azadah de devenir celle qu’elle souhaite. J’aurai presque envie d’une suite avec une Azadah adulte!

Voici l’avis de Bastien (8 ans-CE2) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

(Pendant la lecture, je lui ai juste expliqué que ça se passait en Afghanistan un pays en guerre et que les femmes étaient entièrement couvertes parce que les homme de ce pays ne voulaient pas que les autres voient leurs femmes… Chose qu’il a eu du mal à comprendre!)

« C’est un album. C’est l’histoire d’une petite fille qui s’appelle Azadah et qui a une amie photographe. Un jour, la photographe s’en va, elle retourne dans son pays.

Azadah ne veut pas que la photographe s’en aille mais elle veut partir avec elle car elle ne veut pas attendre d’être grande pour faire les choses que les femmes de son pays n’auront pas le droit de faire parce qu’ici les femmes doivent toujours être couvertes.

Les images sont bien faites et on voit bien les émotions des personnages.

J’ai bien aimé ce que ça raconte : le droit des femmes et des filles (mais c’est la même chose, comme « garçon » et « homme ». Moi, je suis un homme c’est juste une différence d’âge.) »

Merci 

catégorie « mot unique » pour ma ligne « jeunesse »

Le pingouin volant : Pierre Wazem

Voici l’avis de Bastien (8 ans-CE2) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est l’histoire d’un manchot qui veut absolument voler. Ses amis essaient de lui changer les pensées, en vain.

C’est très comique. Y a pas vraiment d’histoire à raconter parce que c’est plein d’histoires. Le point commun de toutes ces histoires, c’est qu’il y a toujours ce « pingouin volant » qui veut voler et qu’il n’arrête pas de s’entraîner et ça lui fait mal parce qu’il n’y arrive jamais : à chaque fois, il tombe et il se fait mal et c’est drôle!

Les dessins sont bien faits et drôles! »

Une de ses pages préférées

Mon avis de maman :

J’ai emprunté cette BD par hasard pour Bastien et dès qu’il s’est mis à la lire, il éclatait de rire à chaque page et c’est à sa demande que nous l’avons lu ensemble et fait ce billet!

Alors je ne vais pas en dire beaucoup plus que Bastien : c’est l’histoire d’un manchot sur la banquise (attention : les manchots ne volent pas alors que les pingouins si!) qui rêve de voler. Toutes les planches sont ses tentatives infructueuses et toutes ses techniques de vol et les réactions désabusées de ses congénères.

C’est amusant, gaguesque et parfait pour des petits lecteurs de 8 ans et quelques! A lire en famille! Pour Bastien c’était un coup de coeur!

 catégorie « déplacement » de ma ligne « BD »