Miss Peregrine et les enfants particuliers T1, T2, T3, T 4, T5 : Ransom Riggs (Lu par Benjamin Jungers) (Billet avec Bastien)

Miss Peregrine et les enfants particuliers Tome 1

Ceci est le premier roman d’une série de 6 romans. Elle commence avec Jacob Portman, 16 ans, qui vit aux Etats-Unis. Son grand-père lui a toujours raconté des histoires de son enfance quand il était caché dans un orphelinat au Pays de Galles pour échapper aux Nazis et qu’il était alors entouré d’enfants étranges et dont la gouvernante Miss Peregrine avait une grande importance pour lui. Si la présence de son grand-père dans cet orphelinat est un fait avéré, en grandissant, il a considéré les histoires des enfants aux pouvoirs magiques comme des contes.

A la mort de son grand-père, violemment attaqué par ce que tout le monde s’accorde à être des chiens sauvages, Jacob entre dans une sorte de dépression et le psychologue qui le suit et à qui il raconte les histoires de son grand-père, l’encourage à aller régler son traumatisme en allant sur le lieu de l’enfance du vieil homme.

Une fois sur l’île de Cairnholm, il découvre un passage secret qui l’emmène dans une boucle magique qui est restée figée en septembre 1940. Là, il découvre Miss Peregrine, une femme qui a le pouvoir de se transformer en faucon et les enfants particuliers, qui ont tous des pouvoirs … Là, il apprend que son grand-père était lui aussi « particulier » et que lui aussi a un pouvoir.

Un drame va bouleverser l’équilibre de la boucle temporelle et la vie de Jacob va changer du jour au lendemain…

Miss Peregrine et les enfants particuliers, Tome 2 : Hollow City

Comme c’est une longue série, je ne veux pas trop en dire sur les autres tomes. Je vais essayer de rester très succincte. Ce que je peux vous dire c’est que j’avais emprunté le tome 3 avant même d’avoir fini le tome 2!

Les enfants particuliers doivent quitter de l’île de Cairnholm et ils se retrouvent dans la réalité en 1940 en pleine guerre. Ils doivent essayer de trouver une autre boucle temporelle car les particuliers ne peuvent rester que quelques jours dans la vraie vie s’ils ne veulent pas rattraper leur vrai âge d’un seul coup et sans doute mourir rapidement et ils veulent sauver Miss Peregrine qui ne peut plus quitter sa forme d’oiseau après avoir été empoisonnée par des Estres, leurs ennemies.

En recherchant Miss Wren, l’une des dernières ombrunes (les femmes oiseaux qui protègent les enfants particuliers), ils vont rencontrer beaucoup de personnes : particuliers ou non, ennemies ou amis et vivre des aventures terrifiantes.

Miss Peregrine et les enfants particuliers 3 – La Bibliothèque des âmes

Dans ce tome, les enfants particuliers se retrouvent à Londres à notre époque mais ils sont séparés et Jacob et Emma sont avec Addison, le chien parlant parlant rencontré dans le tome 2. Jacob développe son don dans l’urgence, même s’il ne le maîtrise pas encore tout à fait.

Puis pour essayer de sauver leurs amis qui ont été kidnappés par des Estres, ils se retrouvent dans une boucle temporelle -l’Arpent du Diable- qui les transporte dans un monde qui ressemble aux bas-fond de Londres du 19e siècle avec des personnages sans foi ni loi…

Ils vont se retrouver dans des aventures aux grands dangers pour essayer de sauver les ombrunes et leurs amis mais bien plus encore, au péril de leurs vies… On comprendra alors beaucoup de choses sur l’histoire du monde des particuliers et sur son avenir aussi…

MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS, TOME 4 : LA CARTE DES JOURS

Plus j’avance dans les avis sur cette série, moins j’ai envie de vous en dire pour ne pas risquer d’en dévoiler trop!

Jacob est rentré chez lui, en Floride et Miss Peregrine et ses amis les enfants particuliers sont là aussi. Il faut que Jacob fasse découvrir la vie d’adolescents américains à ses amis qui n’ont jamais connu cela, à commencer par les vêtements!
En repassant dans la maison de son grand-père, Jacob et ses amis découvrent des secrets que ce dernier avait caché à tout le monde sur sa vie de particulier vivant dans le monde « normal ». Et en suivant des indices, ils vont élucider le mystère de sa vie mais aussi se retrouver dans des aventures extraordinaires et ils feront la rencontre de nouveaux particuliers… L’équilibre qui existait entre les enfants particuliers va s’en trouver bousculée…

MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS, TOME 5 : La conférence des oiseaux

Je ne veux pas entrer dans les détails, ni même vous donner le résumé de l’éditeur car cela dévoilerait des choses sur le tome 4…

Tout ce que je peux vous dire, c’est que les aventures continuent entre les Etats-Unis et l’Arpent du Diable, qu’il y a des aventures dangereuses et que les enfants particuliers et leur nouvelle connaissance vont devoir faire preuve de diplomatie pour éviter une guerre interne. Ils vont partir à la recherche d’une personne disparue depuis longtemps et en retrouver une autre inattendue et la fin nous laisse vraiment sur un cliff hanger terrible!

Personnellement, je vais attendre que le tome 6 soit sortie en version audio pour rester dans l’ambiance de la très bonne lecture de Benjamin Jungers. Mon petit doigt me dit que Audiolib le sortira en fin d’année : j’attends avec impatience 😉 Mais le dernier tome est disponible en version papier (Bastien lui a tout lu!)

VOICI L’AVIS DE BASTIEN (presque 13 ANS) :

Pour l’émission des cartes postales d’été des Bibliomaniacs, Bastien avait choisi de parler de « Miss Peregrine et les enfants particuliers » :

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MERCI pour le tome 5 pas encore disponible à la médiathèque!
Objet x 2

Dix : Marine Carteron (Billet avec Bastien)

Le jour où j’ai parlé de l’adaptation en bande dessinée de « Ils étaient dix » d’après Agatha Christie, Caro m’a conseillé de lire ce roman jeunesse car c’est une version dérivée de « Dix petits nègres » (dont j’avais aussi parlé). Et comme Bastien a lu la BD, qu’il a commencé à lire des romans d’Agatha Christie et qu’il avait envie d’écrire un texte « polar », c’est donc une lecture que nous avons fait à deux lors de notre traditionnelle lecture du soir, où je lui lis un livre (lui qui dévore tout seul a toujours envie qu’on lui lise des histoires!).

L’histoire commence comme dans « Ils étaient dix / Dix petits nègres » : 10 personnes doivent se retrouver sur une île. Ici, ce sont principalement des lycéens du même lycée, une professeur de français (et mère d’un des garçons), un ancien commissaire et une intendante qui croient tous qu’ils sont là pour participer à une émission de téléréalité sous forme d’escape game littéraire et qu’ils seront filmés en permanence. Ils se connaissent très bien ou juste de vue et il se trouve que l’intendante est l’ancienne infirmière du lycée.

Très vite on comprend que toutes ces personnes ont un point commun : Esther, une autre lycéenne qui s’est suicidée. Certains étaient amis avec elle, certains ont été odieux avec elle, certains n’ont pas la conscience tranquille et pour d’autres, on ne sait pas très bien quel lien ils avaient précisément avec elle…

Si vous connaissez l’histoire d’Agatha Christie qui est la base de cette histoire (même si ce n’est pas du tout une adaptation mais plus une inspiration), vous vous doutez bien que rien ne correspond aux apparences, à part que l’île est bel et bien isolée et inaccessible et que les dix personnages sont dépendants les uns des autres… Et qu’il y aura beaucoup de morts…

C’est vraiment très réussi! C’est un roman ado avec des jeunes très réalistes dans leurs dialogues et dans leurs personnalités. L’ambiance est bien noire, les thématiques aussi et les morts sont gores et spectaculaires mais j’étais plus impressionnée que Bastien (« Mais, c’est bon maman, c’est pas pour de vrai, c’est un roman! »).

A la fin, Bastien et moi mettions en commun nos hypothèses sur le coupable (et jusqu’à la résolution, nous avions un doute sur deux personnages!)

C’est donc un très bon polar jeunesse mais qui n’est pas simpliste et qui traite aussi de sujets de société très intéressant. J’ai beaucoup aimé!

L’avis de Bastien (presque 13 ans)

C’est l’histoire de 7 ados et 3 adultes, invités sur une déserte pour un jeu télévisé… bon, ceux qui ont lu « les dix petits nègres » d’Agatha Christie comprendront vite l’intrigue !

Les morts sont parfois un peu gores, mais bon, on ne peut pas y échapper…

On peut deviner le coupable, à quelques chapitres de la fin, mais sinon, impossible de savoir.

J’ai adoré ce livre, l’intrigue est très bien faite.

Petit défaut : les répétitions pour nommer les personnages (l’ex commissaire, l’ex commissaire, l’ex commissaire…)

Catégorie « chiffre »

Miss Charity T 1 L’enfance de l’art (d’après Marie-Aude Murail) : Loïc Clément et Anne Montel

En 2010 j’avais eu un coup de coeur pour le roman de Marie-Aude Murail « Miss Charity », alors quand j’ai eu vent d’une adaptation BD j’ai tout de suite été intéressée. Et encore plus quand j’ai su que les auteurs étaient Loïc Clément et Anne Montel car j’ai adoré tout ce que j’ai lu d’eux : Shä et Salomé Jours de pluie,  Le temps des mitaines (T1), Coeur de renard (T2), La Nuit des croque-souris (T3), Chaussette et Les jours sucrés!

Ce premier tome, comme son sous-titre l’indique, raconte l’enfance de Miss Charity. Pour vous raconter l’histoire, je vais reprendre ce que j’en avais dit dans mon billet à l’époque car c’est très fidèle au roman!

Miss Charity est une petite fille qui grandit dans une famille de la bonne société Victorienne en Angleterre. Comme la plupart des enfants de cette époque, elle est reléguée à la nursery avec sa bonne (un personnage haut en couleur!). Miss Charity s’ennuie au 3ème étage de la maison familiale jusqu’à ce qu’elle commence à adopter et apprivoiser lapins, souris, crapauds et autres canards et corbeaux… Elle les étudie, ainsi que les champignons et la nature en général et les peint à l’aquarelle. Elle fréquente aussi ses cousines qui, elles, suivent de plus près la vie des jeunes filles de la bonne société.

J’ai aimé l’histoire comme je l’avais aimé lors de ma première lecture mais je dois dire que l’adaptation est excellente! Les dessins et l’univers de Loïc Clément et Anne Montel se prêtent parfaitement à l’ambiance et aux aventures de Miss Charity. C’est vraie réussite et j’ai bien hâte de découvrir la suite!

Pour voir des images, allez sur le site de l’éditeur.

Catégorie Art

L’anguille : Valentine Goby (Billet avec Bastien)

J’ai rencontré Valentine Goby à l’occasion du festival « Rue des Livres » à Rennes, lors d’une table ronde entre elle et Marie-Aude Murail (autant vous dire que c’était passionnant!). Valentine Goby est une autrice que j’aime beaucoup et qui écrit des choses vraiment très variées. Sur les conseils de Gambadou, j’ai acheté « L’anguille » pour Bastien dans l’idée de lui piquer mais nous l’avons lu ensemble lors de nos lectures du soir.

C’est une histoire qui se passe dans un collège. Halis, un garçon de 6e, qui vit très mal son obésité et les piques qu’il reçoit de certains camarades, attend avec impatience l’arrivée d’une nouvelle élève depuis qu’un professeur les a informés qu’elle était handicapée… Il se dit qu’il ne sera plus le plus malheureux de la classe…

Mais quand Camille arrive, au premier abord, elle n’a pas l’air tellement handicapée : elle n’a pas de fauteuil roulant et c’est presque une déception… Mais quand la classe arrive au Louvres ce premier jour, ils découvrent avec stupeur que Camille est vraiment différente : elle n’a pas de bras!

Mais au quotidien, ils s’aperçoivent aussi qu’elle est absolument capable de se débrouiller toute seule en se servant de ses pieds : elle écrit (même mieux que certains élèves!), elle mange et en plus elle nage très bien, comme une anguille!

Mais Camille a du mal avec cette nouvelle vie… Avant, elle vivait dans une petite ville où tout le monde la connaissait depuis sa naissance et ils l’acceptaient telle qu’elle était, sans se poser de questions et ici, elle doit affronter le regard des autres, elle qui déteste être le centre de l’attention…

Petit à petit un lien va se tisser entre Halis et Camille, en dépit de ou grâce à leurs différences et ils vont devenir amis et réussir à fédérer d’autres élèves autour d’un projet qui va faire oublier leurs particularités et au contraire montrer des qualités insoupçonnées de chacun.

C’est vraiment une très jolie histoire sur la différence que ce soit l’absence de membres ou l’obésité et sur l’image que les gens ont d’eux-mêmes ainsi que le poids du regard des autres et c’est surtout une belle histoire d’amitié.

Un livre à conseiller aux jeunes lecteurs à partir de 10 ans et aux plus grands!

VOICI L’AVIS DE BASTIEN (12 ANS ET DEMI) TAPÉ TOUT SEUL SANS QUE JE NE CHANGE UN MOT (ET SANS QU’IL AIT EU CONNAISSANCE DE MON AVIS) :

C’est l’histoire de deux enfants, Halis et Camille. Halis est gros, Camille n’a pas de bras. Ils vont, ensemble, avec d’autres élèves, devoir faire un film pour imaginer la suite de leur manga favori. Vont-ils y arriver ? Camille s’habituera-t-elle aux regards ? Halis aura-t-il toujours honte de son corps ? 

C’est un beau livre, sur les différences de chacun et ce que ressentent les gens « différents », ce que ça fait d’être épié.

J’ai bien aimé ce livre qui est très bien pour les gens qui sont mal dans leur peau et pour ceux qui sont confrontés aux différences des autres.

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Catégorie animal

Mauvais garçon : Michael Morpurgo, illustré par Michael Foreman (Billet avec Bastien)

En préparant mon billet, j’ai compté le nombre de livres de Michael Morpurgo dont j’ai parlé ici et celui-ci est le 19e! Je pense qu’on peut dire que c’est mon auteur jeunesse chouchou! Vous pouvez d’ailleurs allez voir mes avis sur les autres livres en cliquant ici!

Les thématiques sont celles que l’on retrouve habituellement chez cet auteur : la transmission par un ancien envers un enfant, la guerre et les histoires de vie assez noires et les liens avec les animaux..

Ici, le grand-père raconte son enfance à son petit-fils et c’est M. Alfie, homme âgé, qui a cru en lui quand il était lui-même plus jeune qui lui a transmis sa passion. Il raconte donc comment en grandissant après la guerre, il a pris la mauvaise direction assez jeune, commettant des vols dans son adolescence et s’est retrouvé dans une maison de correction. C’était une institution ouverte, qui proposait la réhabilitation des jeunes par le travail et il a découvert le travail avec les chevaux. Auprès d’eux, et en particulier auprès de Dombey, le cheval qui va devenir son ami, il va grandir et mûrir et tout ce qu’il aura appris avec M. Alfie qui l’a encadré et qui lui a tout appris, va l’aider à devenir un homme bien.

J’ai aimé le fond du roman mais celui-ci n’est pas mon préféré, j’ai trouvé qu’il était un peu survolé .mais je pense que c’est une question de cible. Michael écrit pour toutes les tranches d’âges et je suis moins sensible à ses romans pour les vraiment jeunes. Celui-ci est recommandé à partir de 8 ans et je trouve que cela correspond parfaitement. Par contre j’ai vu que l’Education Nationale le recommandait pour les 5e (la classe de Bastien) et c’est sans doute un peu léger pour étudier en classe mais pour un « petit lecteur » c’est une bonne entrée dans la littérature en lecture seul. Je le recommanderai pour des lecteurs de 8-10 ans.

VOICI L’AVIS DE BASTIEN (12 ANS ET DEMI) TAPÉ TOUT SEUL SANS QUE JE NE CHANGE UN MOT (ET SANS QU’IL AIT EU CONNAISSANCE DE MON AVIS) :

C’est un bon livre, même si je le trouve très court. L’histoire me fait penser à « Cheval de guerre ». Si l’histoire est un peu  »gnangnan », elle est quand même assez belle.

C’est l’histoire d »un enfant, exemple parfait du délinquant juvénile, qui, même s’il ne respecte rien, a  »bon cœur ». Il va se lier d’amitié avec un cheval, pour le meilleur et pour le pire…

(Note d’Enna : Bastien a fait le lien avec « Cheval de guerre » alors qu’il n’avait conscience que l’auteur de « Mauvais garçon » était aussi Michael Morpurgo! Comme quoi, je lui ai transmis ma passion pour cet auteur! 🙂

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Catégorie Gros Mot
chez Lou et Titine
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Heartstopper Tome 1 Deux garçons, une rencontre : Alice Oseman + Heartstopper (Série Netflix)

couverture anglaise
couverture française
La série

Cette BD est à l’origine d’une excellente série Netflix que j’ai regardée le mois dernier. Je l’avais conseillée à mon amie Mrs B qui m’a fait la surprise de m’offrir le premier de la BD en anglais.

L’histoire se passe dans un lycée de garçons en Angleterre. Charlie a 15 ans et il est ouvertement homosexuel et s’il a été harcelé l’année précédente, il est maintenant bien perçu dans le lycée malgré une certaine timidité. Nick est un jeune de 16 ans, rugbyman, sportif, sérieux et sympathique. Ils ne gravitent pas dans les mêmes cercles au lycée mais se retrouvent côte à côte dans un groupe d’étude et s’entendent très bien.

Ils deviennent amis et Charlie a très vite un coup de coeur pour Nick tout en se doutant bien que ce dernier est certainement aussi hétéro que possible mais de son côté, Nick réalise que ses sentiments pour Charlie dépassent une simple amitié et cela le perturbe beaucoup.

Les deux garçons vont se rapprocher de plus en plus, de façon aussi délicate que cela peut-être dans une première histoire d’amour, pleine d’incertitudes, de peur de se faire avoir (Charlie a subi une relation cachée juste avant) et la peur du regard des autres (Nick est pris par surprise par ses sentiments qui ne correspondent pas à son groupe d’amis).

La série est très fidèle à la BD, les acteurs ressemblent bien aux personnages. Concernant les dessins, ils ont un air de manga, avec un assez gros traits et des cases très sobres. Je ne suis pas tombée sous le charme du côté graphisme mais j’ai vraiment trouvé l’histoire formidable et je pense que la série de 4 albums devrait se trouver dans toutes les médiathèques et tous les CDI!

Ce premier tome met en lumière deux personnages mais dans la série, plusieurs autres personnages sont développés en parallèle de Charlie et Nick, j’en déduis que les 3 autres tomes vont présenter un peu plus les autres personnages. Je ne vais donc pas trop développer ces aspects de la série pour ne pas spoiler pour ceux qui ne liraient que la BD.

Série de huit épisodes de 30 minutes environ par Alice Oseman (scénariste -autrice de la BD à l’origine de la série) et Euros Lyn (réalisateur).

J’ai eu envie de regarder cette série après avoir lu des témoignages d’homosexuels adultes qui disaient qu’ils auraient adoré avoir accès à ce genre de représentation quand ils étaient adolescents eux-mêmes.

Ce que j’ai vraiment aimé dans la série c’est que les histoires d’amours homosexuelles sont montrées de façon aussi naturelles que des histoires hétérosexuelles, aussi maladroites, incertaines et pleines d’espoir.

C’est une série vraiment mignonne, touchante et cela aborde les thématiques de l’amour, de l’amitié, de la tolérance. J’ai beaucoup aimé et je pense que comme la BD, c’est une série parfaite pour les adolescents qui peuvent se poser des questions sur leur sexualité ou qui ont des amis qui se déclarent homosexuels, bisexuels ou transsexuels. Mais c’est aussi une série qui peut être regardée par tout le monde et j’ai lu quelque part que c’était une « rom-com gay » et je trouve que l’appellation est bonne.

Autre point très intéressant, le réalisateur explique qu’il a voulu que la majorité de l’équipe de réalisation soit issue de la communauté LGBT pour pouvoir apporter un éclairage le plus authentique possible, lui-même étant gay. D’ailleurs le personnage transgenre est joué par une actrice transgenre et si je ne suis pas allée chercher pour tous les acteurs, j’ai lu un article dans lequel Joe Locke -qui joue Charlie- parle de sa propre expérience de jeune gay.

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par mon amie Mrs B
chez Lou et Titine
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Tom Gates C’est moi! Tome 1 (The brilliant world of Tom Gates) : Liz Pichon (Billet par Bastien)

Bastien poursuit avec son nouveau rendez-vous où il écrit des billets de blog sur des lectures personnelles.

Billet écrit par Bastien (12 ans et demi)

J’ai vraiment adoré ce livre.

Le côté journal intime fait penser à la série « Journal d’un Dégonflé« . L’histoire et les dessins sont très drôles, on s’identifie facilement aux personnages. Le livre est amusant et facile à lire, donc parfait pour les lecteurs débutants en anglais (je l’ai lu en anglais).

Tom Gates est un jeune collégien, qui a une vie bien remplie : s’amuser avec Derek, embêter sa sœur Delia, ou même répéter avec son group les Chiens Zombies ! Si on inclut les devoirs jamais rendus, les quiproquos, et la belle Amy, le grand « Solide », ou Marcus, le relou, on a le parfait cocktail pour un livre drôle et amusant !

L’avis d’Enna!

chez Lou et Titine
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Simple : Marie-Aude Murail (Billet avec Bastien)

Simple, à beau être le grand frère de Kléber, c’est surtout un enfant de 3 ans dans le corps d’un adulte et Kléber, qui n’est que lycéen, a pris la décision de retirer son frère de l’institution « Malicroix » (contre l’avis de leur père), car il ne supportait pas de voir son frère y dépérir.

Pas facile quand on a 17 ans de s’occuper d’un frère déficient mental (et de son lapin en peluche Monsieur Pinpin toujours prêt à entraîner Simple dans les bêtises!). Il se retrouve dans une colocation avec Simple et des étudiants : un couple et deux garçons et la vie commune va être compliquée au début mais ils vont tous apprendre à vivre ensemble.

Kleber qui est aussi un jeune homme ordinaire va aussi se chercher auprès de deux jeunes filles de sa classe.

Tous ensemble, ils vont évoluer, grandir, apprendre et la différence qui au début les sépare va finalement les rapprocher. Ils vont tous apprendre à se connaitre : les uns les autres mais aussi eux-mêmes.

Une jolie histoire de tolérance avec aussi de l’amitié, de l’amour… C’est écrit dans une langue tout à fait réaliste pour des jeunes d’aujourd’hui et qui traite à la fois de sujets du quotidien de jeunes adultes (avec des sous-entendus sur la sexualité aussi, mais pour l’avoir lu avec Bastien en lecture du soir, ça n’est pas choquant du tout, même pour un lecteur de 12 ans et demi) et des sujets plus sérieux et touchants. Un savant mélange d’humour et d’émotion, comme toujours avec Marie-Aude Murail!

VOICI L’AVIS DE BASTIEN (12 ANS ET DEMI) TAPÉ TOUT SEUL SANS QUE JE NE CHANGE UN MOT (ET SANS QU’IL AIT EU CONNAISSANCE DE MON AVIS) :

J’ai vraiment aimé ce livre, même si au début, on est exaspéré par Simple, on finit par s’en prendre d’affection. Ce livre est très drôle, chaque personnage à son propre caractère, sa propre histoire.

Ce livre permet aussi de mieux comprendre les personnes « i-di-otes », comme le dirait Simple lui même.

Jolie dédicace pour Bastien qui aime lire et écrire.

*

Marie-Aude Murail est une autrice que j’aime beaucoup et que j’ai déjà pas mal lue :

Et Bastien a lu et adoré Angie !

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Le printemps d’Aubaka : Didier Jean & Zad, Pierre Cezard et Caroline Taconet

La maison d’édition m’a proposé cet album car ils avaient aimé mon avis sur « Paris Paradis » et je suis toujours curieuse de voir des album jeunesse pour les plus grands.

Dans un royaume plutôt paisible, le nouveau roi veut augmenter l’impôt pour agrandir l’armée. La population refuse mais plus tard, on annonce qu’un soldat a été tué à l’extérieur du village par des barbares. Il est alors demandé aux habitants de protéger leurs maisons pour éviter le danger et tout le monde suit les recommandations. Puis, on leur dit que les barbares sont aux portes du village alors les hommes vont construire une forteresse pour se protéger… Et ils évitent de plus en plus de sortir du village par peur…

Puis un jour, Milann, un jeune homme du village revient de voyage et il ne comprend pas ce qui s’est passé en son absence. Et lui ne se plie pas à toutes les nouvelles règles qui se sont imposées aux autres villageois petit à petit. Il profite de la campagne et informe les autres qu’il n’y aucun danger à l’extérieur…

J’ai lu cet album entre les deux tours des élections présidentielles et je ne parlerai pas politique mais cette histoire m’a vraiment fait penser à ces partis politiques qui attisent la peur des gens et même qui créent des peurs, la peur de l’autre, la peur de l’étranger et qui font que même des gens qui n’ont jamais rencontrés ces autres en aient malgré tout peur… Et donc, je pense que cet album est très intéressant pour illustrer auprès de plus jeunes cette manipulation tellement fréquente.

Merci aux Editions Utopique!

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Simon & Louise : Max Radiguès

Le nom de l’auteur et les dessins me rappelaient quelque chose et j’ai vu sur le blog que j’avais déjà lu « 520 km » et en relisant mon billet de 2014, j’ai réalisé que « Simon et Louise » est en fait un intégral qui rassemble « 520 km » et « Un été en apnée » (que je n’ai pas lu). Pour être tout à fait honnête, quand j’ai lu cette BD, je ne m’en suis absolument pas souvenue! C’est donc en partie une relecture mais j’ai beaucoup aimé cet intégrale!

Dans la première partie, Simon découvre que sa petite amie Louise a changé son statut facebook à « célibataire »? Quand il lui demande ce qui se passe, elle lui dit que c’est son père qui lui a dit qu’elle était trop jeune pour avoir un petit ami et elle ne veut plus qu’il la contacte.

Simon est malheureux et il va faire une fugue pour la rejoindre dans le sud où elle se trouve pour la persuader de rester avec lui. En route, en faisant du stop, il fait de bonnes et de moins bonnes rencontres.

Malheureusement, une fois arrivé à Montpellier, c’est la douche froide pour lui.

Dans le deuxième partie, on a la même histoire mais du point de vue de Louise et on découvre alors un éclairage différent et on verra qu’elle n’a pas vraiment vécu les choses comme on le pensait et c’est intéressant de voir que les apparences sont parfois trompeuses.

C’est une très jolie histoire d’adolescents. Cet été sera vraiment pour les deux personnages un moment où ils vont grandir, chacun de leur côté, ils vont apprendre à se connaître eux-mêmes, s’affirmer et cela leur permettra de se retrouver.

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Pour le mois Belge chez Anne