Vacances à Saint-Prix : Flamand Père et Fils

Cette BD raconte les souvenirs d’enfance de Christian et son petit frère à la campagne. Christian était déjà allée en vacances sa grand-tante Marie-Louise et son grand-oncle Marius et après avoir dépassé ses réticences de citadin, il avait passé un bon moment chez ce couple attachant.

Le deuxième séjour se passe dans la même maison mais chez Odette, la fille du couple âgé, et son mari. Les vacances cette fois-ci sont beaucoup moins agréables car le couple est loin d’être aussi accueillant et bienveillant. Il y a des aventures à la campagne qui montrent les bons côtés de la vie à la campagne mais aussi d’autres qui sont un peu plus effrayantes.

Les dessins enfantins donnent bien l’esprit des années 1950. C’est plaisant et amusant. Bastien a bien aimé aussi.

Catégorie Voyage/vacances

Poing levé : Yaël Hassan

Résumé de l’éditeur : « Junior est un collégien en classe de 4e. Leur professeur de français leur a demandé de rédiger la biographie documentée d’une personnalité qui a tenté de changer le monde. À la lumière de la mort de George Floyd et des nombreuses manifestations antiracistes qui s’ensuivirent à travers le monde, le jeune homme choisit de raconter la vie de Tommie Smith, athlète afro-américain qui s’était distingué par son poing levé aux Jeux olympiques de 1968. Ce roman, profondément ancré dans une actualité brûlante, s’inscrit dans une temporalité bien particulière : celle du confinement, des cours virtuels, de l’éloignement du collège et de ses contraintes, de la découverte des voisins et des voisines… et peut-être même de l’amour. »

*

Ce roman jeunesse est totalement actuel puisqu’il se passe à la fin du premier confinement de 2020 au moment de la mort de George Floyd aux Etats-Unis. Il se situe en banlieue parisienne et montre le quotidien (bouleversé par les mesures sanitaires liées au Covid) de jeunes de différents horizons et origines.

Plusieurs thématiques sont traitées : tout d’abord, la situation liée à la pandémie bien sûr mais aussi la vie d’adolescents dans une cité de grande ville.

Et puis au travers du choix de l’exposé de Junior, sur la thématique du racisme aux Etats-Unis dans les années 1960 en pleine ségrégation avec l’histoire de Tommie Smith, c’est la mise en lumière de la violence policière sur les Noirs aux États-Unis au présent avec l’affaire George Floyd. Cette situation est alors mise en parallèle avec la situation des personnes racisées en France, qu’ils soient Noirs ou Arabes. Sur ce point, les personnages qu’ils soient eux-mêmes Noirs ou Arabes ne partagent pas tous la même opinion, selon leur génération, leur âge, genre ou situation sociale.

J’ai aimé ces liens entre passé et présent et aussi le côté non manichéen de la vision du racisme en France : les échanges que les personnages ont sont très intéressants car ils permettent de mettre en perspectives certains aspects qu’un jeune blanc n’auraient pas forcément vus.

Ce roman est vraiment moderne et frais par son sujet mais aussi par sa forme avec des passages un peu encyclopédiques pour présenter l’exposé, du récit plus classique entrecoupé d’échanges de SMS. Je pense que c’est un roman qui pourrait plaire aux jeunes collégiens dès la 5e.

Bastien (11 ans et demi) l’a lu et m’a dit qu’il avait aimé la partie qui se passe de nos jours mais qu’il s’est un peu ennuyé avec la partie historique sur Tommie Smith.

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Merci aux éditions Le Muscadier!
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en dehors du challenge

Le Roi Arthur : Michael Morpurgo (Billet avec Bastien)

Bastien a beau avoir 11 ans et demi, il est très demandeur de son « histoire du soir » que nous, ses parents, lui lisons au lit, même si il est par ailleurs un grand lecteur. J’adore Michael Morpurgo et je lui ai transmis l’amour pour cet auteur qu’il aime aussi mais j’avoue que sans lui je n’aurais sans doute pas lu « Le roi Arthur » car je n’ai jamais été passionnée par les histoires de chevaliers et pourtant j’ai passé un bon moment avec ces histoires.

je dis bien « ces » histoires car même si c’est le même personnage qui raconte les histoires des chevaliers du roi Arthur, on peut presque considérer que c’est un recueil de nouvelles ou plutôt un recueil de légendes. On peut s’imaginer au coin du feu à découvrir les aventures teintées de magie et d’histoire, d’amour et de morale, de guerre et de paix.

Je ne connais strictement rien aux légendes arthuriennes alors je ne saurais pas vous dire si elle sont très romancées ou proches des textes d’origine mais en tout cas, elles ont tous les ingrédients pour tenir en haleine et donner envie d’en savoir plus.

Je ne vais pas rentrer dans les détails mais si vous voulez voyager dans le temps, je vous conseille ce roman jeunesse qui comme toujours avec Michael Morpurgo est très bien écrit, pour les jeunes lecteurs et les moins jeunes!

VOICI L’AVIS DE BASTIEN (11 ANS ET DEMI) TAPÉ TOUT SEUL SANS QUE JE NE CHANGE UN MOT (ET SANS QU’IL AIT EU CONNAISSANCE DE MON AVIS) :

J’ai découvert de nouveaux aspects des légendes du roi Arthur car à peu près tout le monde les connait en gros mais ici c’est vraiment détaillé.

J’ai adoré ce livre, il y a beaucoup de suspense, de l’aventure et on se met vraiment a la place des personnages. On veut toujours continuer l’histoire pour savoir la suite ! C’est un très bon livre mais le seul petit défaut c’est qu’il y a beaucoup de personnage et qu’on s’embrouille parfois.

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Autour de Michael Morpurgo avec  AlexielleJojoenherbe, Lou et Nath Sci
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chez Cryssilda, Lou et Titine

Watership Down : Richard Adams

Dans cette histoire, les protagonistes sont des lapins qui vivent dans la campagne anglaise. S’ils parlent, ont leurs traditions et même leurs légendes, ils ne sont pas pour autant humanisés, et vivent vraiment comme des lapins. C’est assez étonnant car on oublie vite ce fait, c’est une situation qui est vraiment bien amenée et on y croit.

Dans une garenne, un lapin, Fyveer, a des visions et il est persuadé qu’un grand malheur va détruire la communauté. Son frère Hazel le croit et après avoir prévenu leur chef qui n’y croit pas, ils fuient avec quelques lapins. C’est là que commencent leurs aventures pour se créer une nouvelle vie en sécurité.

Tout d’abord en évitant les dangers, puis quand ils pensent avoir trouvé une nouvelle garenne accueillante, en apprenant qu’il faut se méfier des apparences. Quand ils trouvent leur lieu idéal, ils vont alors vivre encore d’autres aventures pour trouver des hases et mener une guerre assez terrible contre une autre garenne, qui est dirigée comme une dictature par un chef très violent.

Hazel est très malin et il a réussi à encourager ses camarades qui lui font confiance et même se lier d’amitié avec une mouette qui va les aider dans leurs combats.

Il y a beaucoup d’aventures, des contes et légendes du monde des lapins, des aspects qui se rapprochent de la mythologie, des grands principes sur la société humaine transposés au monde la nature et c’est très réussi. Il y a de l’aventure, de la violence, de l’amitié et c’est une ode à la nature.

Avant même que ce roman soit publié en France par Monsieur Toussaint Louverture je connaissais de nom car enfant j’avais vu le dessin animé chez ma grand-mère Britannique et c’est un classique de la littérature anglaise et donc dans mon esprit c’était un roman jeunesse. Je l’ai donc acheté pour Bastien l’année dernière car il aime beaucoup la série « La guerre des clans » qui raconte des histoires de bandes de chats. Il n’a pas fini « Watership Down » alors je me suis dit que j’allais le lire pour me faire ma propre idée.

Au risque de me faire taper sur les doigts, je vais commencer par deux remarques qui vont un peu à contre courant de ce que j’ai lu sur ce roman : pour moi, c’est un roman jeunesse/ado adapté aux adultes (je le conseille à partir de 12 ans pour les bons lecteurs) et si c’est un très bon roman, ça n’est pas non plus pour moi un « chef d’oeuvre ». Ce que j’ai aimé c’est qu’il y a vraiment de nombreux niveaux de lecture. Mais même si on peut y voir beaucoup de choses et l’interpréter avec un regard très adulte, j’ai lu un article en anglais qui m’a beaucoup intéressé (si vous lisez l’anglais je vous le conseille) dont voici un extrait qui cite les filles de Richard Adams :

« Est-ce que Stachys une allégorie de Stalin?’ ‘Est-ce que Hazel est Jesus Christ?’ Cela montre que les gens ont vraie connection avec l’histoire, ils y pensent sérieusement mais ça ne voulait rien dire pour papa. « N’importe quoi! » disait-il toujours. « C’est juste une histoire de lapins. »

Je vous conseille quand même vraiment ce roman sans avoir honte de penser que vous lisez un roman jeunesse (j’ai l’impression qu’en France, il est encore un peu difficile à admettre que la littérature jeunesse est une vraie littérature qui peut être lue par tout le monde !), vous y trouverez des personnages attachants et des situations vraiment variées et vous pourrez soit vous laisser porter par une « histoire de lapins » soit y trouver des correspondances avec notre monde et vous aurez raison dans tous les cas.

Voici la bande annonce du dessin animé que j’ai vu enfant :

Et une version plus moderne qui passe sur Netflix :

ou pas?
chez Cryssilda, Lou et Titine

La fille d’avril : Annelise Heurtier

Résumé de l’éditeur : « À travers le parcours d’une adolescente déterminée, une plongée fascinante dans les années 60. Comme pour la plupart des jeunes filles dans les années 1960, l’avenir de Catherine est tout tracé : se marier, avoir des enfants, puis s’en occuper le plus clair de son temps. Un jour, elle est contrainte de rentrer du collège en courant. C’est une révélation : quel sentiment de force, de liberté ! Mais courir, surtout pour une femme, est une chose alors impensable. Pourtant Catherine s’interroge, rêve d’une vie différente, s’entête… Jusqu’où sa détermination la mènera-t-elle ?« 

*

Catherine est une jeune fille d’une famille simple au fin fond de la campagne dans les années 1960. Sa vie est un peu différente qu’elle aurait dû l’être car grâce à une bourse au mérite offerte par le patron de son père, elle peut suivre des études dans un collège privé et c’est la seule de sa famille nombreuse qui fera sans doute des études.

Et pourtant, malgré ses fréquentations d’un niveau social un peu au-dessus de celui de sa famille, Catherine respecte les règles de la maison, fait ses corvées, aide à la maison, se montre sérieuse et n’imagine pas d’avenir autre que se marier et avoir des enfants.

Et pourtant, un jour, elle se rend compte par hasard que courir l’emplit d’un sentiment de liberté qu’elle n’a jamais ressenti avant et que cette sensation lui manque. Mais à l’époque, la course à pied est très mal vue pour les femmes et Catherine va devoir lutter pour obtenir ce qu’elle veut.

Un roman dans lequel une jeune femme apprend à s’affirmer en tant que femme dans une société patriarcale, très plaisant qui a mon avis plaira aux jeunes filles d’aujourd’hui.

Catégorie « être humain » de ma ligne jeunesse

Oh, boy! : Marie-Aude Murail

Résumé de l’éditeur : « Ils sont frère et soeurs. Depuis quelques heures, ils sont orphelins. Ils ont juré qu’on ne les séparerait pas. Il y a Siméon Morlevent, 14 ans. Maigrichon. Yeux marron. Signe particulier : surdoué, prépare actuellement son bac. Morgane Morlevent, 8 ans. Yeux marron. Oreilles très décollées. Première de sa classe, très proche de son frère. Signe particulier : les adultes oublient tout le temps qu’elle existe. Venise Morlevent, 5 ans. Yeux bleus, cheveux blonds, ravissante. La petite fille que tout le monde rêve d’avoir. Signe particulier : fait vivre des histoires d’amour torrides à ses Barbie. Ils n’ont aucune envie de confier leur sort à la première assistante sociale venue. Leur objectif est de quitter le foyer où on les a placés et de se trouver une famille. À cette heure, deux personnes pourraient vouloir les adopter. Pour de bonnes raisons. Mais aussi pour de mauvaises. L’une n’est pas très sympathique, l’autre est irresponsable, et… Ah, oui ! ces deux personnes se détestent. »

*

Je n’ai pas grand chose à ajouter au résumé. Cette histoire est une histoire de famille atypique : 3 enfants un peu différents et orphelins qui doivent se recréer une famille auprès d’une demi-sœur et un demi-frère qui ne se supportent pas et qui vont au départ tout faire pour ne pas avoir à s’en occuper puis se battre pour en avoir la garde…

Les problèmes que rencontre cette fratrie m’a immanquablement fait penser aux histoires et aux personnages de la série « Sauveur et fils » de Marie-Aude Murail et si vous aimez cette série (comme moi) et que vous n’avez pas encore lu « Oh, boy! » je vous la recommande!

Pico Bogue Inséparables (Tome 12) : Dominique Roques et Alexis Dormal

Résumé de l’éditeur : « Pico, Charlie, Ana Ana, Norma, et tous les autres. La bande de copains, dont certains sont frère et soeur, continue d’explorer l’immensité des possibles de la vie, du langage et du fait d’être ensemble. Le jardin dont Pico doit s’occuper occasionne découvertes et interrogations : faut-il le laisser sauvage ou pas ? Surtout, Charlie se dit un beau jour qu’il aimerait – qu’il devrait ! – avoir le sens de la répartie de son meilleur ami à tignasse. Mais comme le jardin, il faut cultiver son langage et la mise en pratique n’ira pas sans mal, ni fou rire… »

*

Cette BD était à Bastien mais comme j’aime beaucoup Pico Bogue (j’ai déjà lu « La Vie et moi, Situations critiques, Question d’équilibre » et « Pico Love« ) je l’ai lu aussi et j’ai gardé ce billet exprès pour le mois Belge de Anne!

Bon, ce n’est pas évident de parler de ce genre de BD car chaque page est une planche et ce sont plus des tranches de vies que des histoires. Ici encore, on retrouve Pico, petit garçon fantasque et intelligent, râleur et contestataire, mauvais élève devant l’éternel, philosophe en culottes courtes et sa soeur Ana Ana qui prend le même chemin de grand caractère et leurs parents, bien patients! Il y a aussi les copains des enfants et en particulier Charlie, le copain plus sérieux, qui rêve de pouvoir être comme Pico et avoir de la répartie!

Je vous conseille évidemment de découvrir Pico Bogue si vous ne connaissez pas encore, n’importe quel album je suis sure vous amusera!

chez Stephie

catégorie animal (petits oiseaux) de ma ligne BD
Pour le mois Belge chez Anne

L’art pas bête pour les 7 à 107 ans : Pauline Pons et Pascal Lemaître (Billet avec Bastien)

Résumé de l’éditeur : « L’art, à quoi ça sert ? Ça sert à plein de choses ! Ça embellit la vie, c’est une forme de langage… Beau, pas beau ! l’art est humain tout simplement ! Voilà le postulat de cet ouvrage conçu à partir de vraies questions d’enfants issues de discussions en classe et d’ateliers au musée d’Orsay.

Qui a inventé l’art ? À quoi ça sert ? Pourquoi Picasso est-il connu dans le monde entier ? Qui a inventé les musées ? Combien ça coûte un tableau ? Est-ce que la photo, c’est de l’art ? Copier, en art, c’est mal ? Qui a inventé l’impressionnisme ? Pourquoi il y a des chaises exposées au musée ? C’est le peintre qui fabrique son cadre ? C’est fragile une oeuvre d’art ? Qui a inventé les musées ?…

Par le biais de ces nombreuses questions, une spécialiste invite les enfants à réfléchir sur l’art, des origines à nos jours et ce dans de nombreux domaines : peinture, sculpture, photographie, architecture, design, etc. Des techniques aux chef-d’oeuvre en passant par les artistes, les lieux de création, d’exposition, les musées.. Cet ouvrage fourmille d’informations et d’anecdotes pour découvrir et comprendre l’histoire de l’art… Un livre ouvert qui incite à regarder l’art sous toutes ses formes sans apriori. Une belle promenade esthétique ! »

*

J’avais repéré cet ouvrage dans les nouveautés de la médiathèque car ce titre me semblait parfait pour #lemoislitterart car c’est un livre sur l’art, une histoire de l’art à hauteur d’enfant sous forme d’anecdotes et de faits simples mais aussi des informations sur les musées, les courants artistiques mais aussi quelques questionnements légitimes sur l’art qui sont très clairement expliqués.

J’ai beaucoup aimé lire ce livre avec Bastien et ça m’a vraiment donné une envie : retourner au musée avec lui pour voir et revoir des oeuvres qui étaient évoquées dans ce livre.

VOICI L’AVIS DE BASTIEN (11 ANS ET DEMI) TAPÉ TOUT SEUL SANS QUE JE NE CHANGE UN MOT (ET SANS QU’IL AIT EU CONNAISSANCE DE MON AVIS) :

J’ai adoré ce livre car il explique l’art de façon intéressante, mieux pour les enfants. Dans plusieurs chapitres, on aborde par exemple l’impressionnisme, le street art et plein d’autres choses. Je conseille fortement ce livre pour réconcilier certaines personnes avec l’art, pas seulement les enfants !

Catégorie animal pour ma ligne jeunesse

Blue Pearl : Paula Jacques

Résumé de l’éditeur : « «Je m’appelle Eliza Burlington. Je suis née esclave de Sir Thomas Burlington dont la plantation se trouvait à six miles environ de Suffolk, dans l’État de Virginie. Je lui ai appartenu pendant une douzaine d’années au même titre qu’un chien, une mule ou un meuble de maison.»
Le jour où la poupée de son enfance ressurgit dans sa vie, c’est tout le passé de Lizzie qui remonte à la surface, d’un seul coup. La Grande Maison des propriétaires où sa mère cuisinait, Laura May, sa cruelle petite maîtresse, le charme de Luther, le jeune rebelle, et puis ce nouveau régisseur, casseur de nègres. On disait qu’à cinq cents kilomètres de là, l’esclavage était aboli… »

*

Ce roman jeunesse se situe à l’époque de l’esclavage, peu de temps avant la guerre de Sécession et nous découvrons principalement la vie dans une plantation du point de vue des esclaves sous le regard de Eliza la fille de l’esclave cuisinière de la famille.

Toute la première partie montre bien toute la vie des esclaves, la vie quotidienne dans les cases, les relations entre les esclaves, la différence entre ceux qui travaillent aux champs et ceux qui travaillent dans la maison, les relations assez terribles entre les Blancs et les Noirs : le maître fait des enfants à ses esclaves, la maîtresse qui fait payer ça aux serviteurs, la petite fille de la maison qui reproduit le schéma avec celle qui avait d’abord été sa compagne de jeu… Et surtout les mauvais traitements physiques subis par les esclaves. Puis il y a le viol d’une jeune esclave par le régisseur blanc (scène sous entendue, certes mais assez explicite tout de même)… qui va tout faire basculer.

On découvre aussi les bouleversements qu’entrainent la guerre de Sécession dans les états du Sud : la peur de perdre le droits d’avoir des esclaves pour les propriétaires blancs mais aussi une graine d’espoir de connaître enfin la liberté pour les esclaves…

Quand la mère d’Eliza prend conscience qu’elles doivent fuir la plantation pour suaver leurs vies, c’est une course poursuite à travers les Etats-Unis pour aller à la recherche de la liberté. Cette partie à mon avis est un peu trop édulcorée (alors que la première était assez violente) et pourrait laisser croire au lecteur que c’était facile de s’échapper alors que si connait un peu le sujet on sait que c’était non seulement difficile, voir quasi impossible et que si on était pris c’était un sort terrible qui attendait les victimes. J’avais trouvé que « Marche à l’étoile » montre vraiment mieux la difficulté de la fuite et ce sera mon bémol sur ce roman jeunesse.

J’ai aimé par contre que ce soit le point de vue d’une petite fille et j’ai aussi aimé le fait que la mère fabrique des poupées noires en tissu et que ce soit le point de départ de l’histoire. Cela m’a rappelé le fait que dans « Un mariage américain« , le personnage féminin fabriquait aussi des poupées noires de tissu ce qui n’est pas sans rappeler l’importance de la couture dans la culture afro-américaine.

Pour le rendez-vous : « Autour de l’esclavage »

catégorie couleur de ma ligne jeunesse

Jesse Owens, le coureur qui défia les nazis : Elise Fontenaille

Résumé de l’éditeur : « En août 1936, l’homme le plus célèbre du monde – le plus rapide, aussi – s’appelle Jesse Owens. Il a 22 ans, il est noir, américain, petit-fils d’esclave et il vient de remporter quatre médailles d’or aux JO de Berlin. Quatre médailles d’or arrachées à l’Allemagne nazie et brandies au nez des États-Unis alors en pleine ségrégation raciale. Mais cette histoire est aussi le récit d’une rencontre, celle de Jesse Owens et du sprinter allemand, Luz Long. Loin de se haïr, ils devinrent amis, envers et contre tous.« 

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Ce roman presque documentaire est vraiment passionnant. Il raconte la vie de Jesse Owens, d’abord enfant noir dans le Sud des Etats-Unis ségrégationniste et qui se révèle un excellent coureur qui est pris sous l’aile d’un coach quand il va vivre dans le Nord des Etats-Unis.

Et puis, il y a l’opportunité d’aller représenter son pays aux Jeux Olympiques à Berlin. Une occasion de faire un magistral doigt d’honneur au racisme américain et au racisme nazi.

Jesse Owens est un champion magnifique et son aventure allemande va lui apporter plus que juste la légende sportive. Il va découvrir un monde où le fait d’être noir n’est pas une barrière à une vie normal et même à une amitié avec un autre athlète blanc.

Mais le retour est vraiment rude car le racisme généralisé ne s’est arrêté avec la célébrité et Jesse ne recevra jamais la reconnaissance espérée.

Ce livre est une leçon de vie qui en mettant en avant un sportif exceptionnel permet aussi d’évoquer des périodes historiques importantes.

A lire dès 11 ans.