Le garçon qui parlait avec les mains : Sandrine Beau et Gwenaëlle Doumont (Billet avec Bastien)

Victoria est une petite fille pleine d’entrain qui vit avec ses parents qui adorent tout ce qui est lié à l’Espagne. Dans sa classe, il y a toute la population que l’on peut trouver dans une école : des gentils, des drôles, des lents, des méchants… Mais un jour, la maîtresse leur présente un nouvel élève. Manolo est beau (Victoria craque tout de suite sur lui), il est espagnol (coïncidence incroyable quand on pense à l’intérêt de la famille de Victoria pour ce pays) mais pourtant, il ne parle pas espagnol car… il est sourd. Avec la maîtresse, il parle la langue des signes.

Ce garçon intrigue tout le monde et très vite Victoria et lui deviennent amis et réussissent à communiquer à leur façon -mélange de langue des signes improvisée, de mimes, de mots etc. Ils s’entendent très bien mais certains parents de la classe ne voient pas les choses d’un aussi bon œil.

En effet, la différence et le handicap font peur et ces parents d’élèves disent s’inquiéter pour l’avenir de leurs enfants en argumentant que la présence de Manolo va ralentir les cours. Cela met Victoria très en colère et Manolo est peiné et découragé d’être sans cesse le point de mire à cause de sa différence. Mais Victoria ne se laisse pas faire et elle trouve une idée pour sensibiliser ses camarades de classe au quotidien de Manolo et changer certaines mentalités.

Très jolie histoire sur la différence et l’amitié (et même l’amour) malgré les différences et sur l’intolérance et le fait que la connaissance est le secret pour accepter l’autre.

Très intéressant et dans un style très actuel avec des personnages très réalistes, pas du tout « cucul la praline ».

Bastien m’a posé pas mal de question sur les sourds après. Dans son école, il y a une classe d’IME avec des inclusions d’enfants handicapés dans les autres classes et depuis la maternelle, il a toujours été confronté au handicap sans que cela fasse de différence. Il m’a dit : « A l’école, il y a un garçon de l’IME, il est sourd, mais je l’aime pas… Pas parce qu’il est sourd, mais parce qu’il fait des blagues pas drôles et il est même méchant. » Je lui ai dit que ça montrait que les enfants handicapés étaient comme les autres : il y en a des sympas et d’autres moins gentils et que ça n’avait rien à voir avec leur handicap.

Voici maintenant l’avis de Bastien (8 ans-CE2) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est dans une école, il y a un nouveau qui arrive et il est d’origine espagnole et dans la classe, il y a Victoria et avec ses parents, ils adorent l’Espagne. Mais le nouveau qui s’appelle Manolo est sourd et il ne parle pas -enfin si, mais la langue des signes!

Mais il y a des gens qui n’aiment pas trop le fait qu’il soit sourd et du coup ça fait des histoires. Et Victoria et Manolo veulent que ça s’arrête et pour ça ils ont une petite idée : leur exposé. En revanche, je n’en dis pas plus pour laisser du suspens pour ceux qui  veulent le lire.

J’ai aimé parce que ça exprime bien que les sourds sont comme nous même s’ils n’entendent pas, sinon ils ont le même corps, la même tête. On est tous humain! »

 sélection CE2-CM1

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Le peintre qui changea le monde : Hubert Ben Kemoun et Justine Brax (Billet avec Bastien)

Cet album raconte l’histoire de Boniface Lazufi, fils du peintre qui a choisi les couleurs et les motifs des animaux d’Afrique. Il se contente de rafraîchir les peintures des animaux, il ne crée pas mais il se satisfait de cette vie. Mais l’entrée dans sa vie d’une belle jeune femme va tellement le perturber qu’il va libérer sa créativité sans même sans rendre compte et donner une nouvelle vie aux pelages des animaux qui sont ravis de leurs nouveaux habits!

Un joli conte qui rappelle bien les contes africains avec de très belles illustrations aux belles couleurs.

Je pense cependant qu’il aurait peut-être mieux convenu aux CP-CE1 qu’aux CE2-CM1 car il manque peut-être un peu de matière au niveau de l’histoire mais cela reste malgré tout un très bel album.

Voici maintenant l’avis de Bastien (8 ans-CE2) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est l’histoire d’un grand peintre qui peignait les animaux, c’est lui qui avait choisi les couleurs de leurs pelages. Quand il est mort, son fils reprend le travail et  continue à les peindre.

Mais à la fin, il se passe de drôles de choses avec les couleurs des animaux mais je n’en dis pas plus.

Je sais que ça ne peut pas exister car le pelage des animaux est naturel et ce n’est pas un humain qui les peint mais j’ai bien aimé car les illustrations sont très jolies.

Ma page préférée, c’est en particulier celle où on voit le lion parce qu’il est très joli et aussi la couverture. »

 sélection CE2-CM1

 catégorie « Art » pour ma ligne jeunesse

La sirène des pompiers : Hubert et Zanzim

J’ai pris cette BD un peu par hasard car la couverture m’a plu.

Une sirène Bretonne rêve d’aller à Paris et quand elle y arrive, elle sauve un peintre raté qui vient de se jeter dans la Seine. Ils vivent alors ensemble et il se met à la peindre et son succès est fulgurant!

Ils trouvent des stratagèmes pour qu’elle puisse se promener dans Paris avec lui.

Ses tableaux de sa période « Sirènes » du style « pompiers « (d’où le titre) deviennent une référence et c’est alors le thème à la mode et l’artiste commence à prendre la grosse tête. Au même moment, la sirène découvre les impressionnistes et réalise que malgré le mépris dont ils sont la cible dans le monde de l’art à cette époque, ils la font plus rêver que son peintre. Elle commence à s’ennuyer dans cette vie qui ne la satisfait plus.

J’ai beaucoup aimé et album tant pour les dessins dont j’ai aimé les traits et les couleurs que pour l’histoire qui se passe dans le monde artistique parisien de la fin du 19ème siècle et également l’histoire de recherche d’émancipation.

Une très bonne découverte.

De Zanzim j’avais déjà aimé « L’île aux femmes ».

  chez Stephie

Kill the Indian in the child : Elise Fontenaille

Comme je vous le disais dans mon billet sur « Le premier qui pleure a perdu », j’ai assisté à une conférence sur les Indiens d’Amérique du Nord (Canada inclus) et principalement sur la terrible injonction de « Tuer l’Indien dans l’enfant » (« Kill the Indian in the child ») qui consistait à retirer de force des enfants à leurs familles dans les réserves pour les envoyer dans les « Residential Schools » soit disant pour leur apprendre à lire et écrire en anglais mais qui consistait réellement à détruire leur culture à coup de religion catholique et de bourrage de crâne au mieux et de sévices physiques, sexuels, psychologiques dans les pires des cas… malheureusement les plus fréquents aussi… La conférencière nous a expliqué que ces destructions ont eu des conséquences terribles, pas seulement immédiates sur les enfants qui les subissaient mais bien au-delà car d’une part, les familles étaient détruites mais en plus, certains enfants étaient tellement bien « reformatés », qu’ils ignoraient tout de leur héritage Indien. Cela a terriblement contribué à une fragilisation psychologiques des descendants des peuples Indiens… Un véritable « génocide culturel » pour reprendre la soeur de Chanie Wenjack qui a connu ces écoles…

Quand j’ai vu qu’il existait un roman jeunesse intitulé « Kill the Indian in the child », je me suis jetée dessus pour en savoir plus car c’est un sujet fascinant et important, surtout quand on sait que ces « écoles » ont existé jusque dans les années 1990!

Pour commencer, je dois dire que ce roman m’a plu mais que je l’ai trouvé trop léger et court et que je ne suis pas sûr qu’il parlera à des lecteurs qui ne sont pas un peu informés au sujet de ce pan de l’histoire des Indiens d’Amérique. Il y a bien une postface qui donne des informations, mais c’est un sujet qui, à mon avis, ne devrait pas être survolé. Cependant, le roman est bien écrit et pourra certainement être un point de départ pour aborder ce sujet ou une conclusion mais je pense que le jeune lecteur devra être accompagné pour avoir un peu plus de fond sur le sujet.

Merci à l’auteur de le mettre en avant en France car c’est un sujet très important!

L’histoire est celle d’un jeune Ojibwé qui doit quitter sa famille pour être enfermé (car l’école ressemble plus à une prison) pour être « éduqué »… Mais là-bas, il subira des violences terribles, des humiliations et des privations de nourriture…  Il arrivera à s’échapper mais la mort sera malgré tout au bout de sa route…

Cet enfant fictif, est inspiré de Chanie Wenjack qui a réellement existé et qui a réellement souffert dans la pire « residential school » du Canada. La mort du jeune Chanie a marqué les esprits car un journaliste l’a mise en lumière. C’est devenu une figure importante de la lutte des Indiens.

Chanie Wenjack

La conférencière nous avait parlé de ce jeune garçon.

Pearl Wenjack parle de son frère

Un album musical et un roman graphique ont parlé de Chanie (cliquez sur l’image pour lire un article en français qui en parle)

Joseph Boyden a aussi parlé de lui (cliquez sur l’image pour lire un article en français qui en parle)

Merci à  et 

The absolutely true diary of a part time Indian (Le premier qui pleure a perdu) : Sherman Alexie

J’avais noté ce roman dans ma LAL il y a bien longtemps sans me souvenir de pourquoi je voulais le lire et puis l’an dernier, j’ai assisté à une formation / conférence sur la thématique des Indiens d’Amérique et on nous a présenté ce roman jeunesse. J’ai fait le rapprochement entre le titre anglais et le titre français et quand j’étais à New York cet été, je l’ai acheté.

Ce roman est écrit, comme son titre d’origine l’indique, sous la forme d’un journal intime. L’auteur du journal est Junior de son vrai nom Arnold, un ado Indien Spokane qui vit dans la réserve avec ses parents et toute la tribu. C’est un jeune qui n’a pas une vie facile et ce depuis sa naissance puisqu’il a eu un problème grave de santé et qui a ensuite grandi avec des parents certes aimants mais alcooliques et qui ne trouve pas sa place parmi les gens de son âge. Son meilleur copain est la petite frappe de la réserve mais il est le seul à le protéger.

Un jour, suite à une discussion avec un professeur qui lui fait prendre conscience que s’il reste au lycée de la réserve il ne s’en sortira pas, il demande à rejoindre l’école de Reardan qui non seulement est en dehors de la réserve mais est uniquement composé de blancs (le seul autre indiens est la mascotte!). Ses parents le soutiennent car ils veulent le meilleur pour lui mais le reste de la population de la réserve, sa tribu des Spokanes, le rejettent et lui font comprendre qu’il a tourné le dos à sa communauté. C’est très difficile à vivre car il vit toujours là-bas, allant chaque jour au collège. Et c’est d’autant plus compliqué qu’il va très vite s’intégrer parmi ses nouveaux camarades blancs et même devenir un des joueurs phares de l’équipe de basket du lycée qui va devoir affronter l’équipe de la réserve… Junior se sent tiraillé entre son identité, sa loyauté envers son peuple et son envie d’évoluer dans un milieu qui lui offrira plus de chances de s’en sortir et il se sent « un Indien à temps partiel » (« A part-time Indian »).

Les sujets abordés dans ce roman sont sérieux : il y a la vie dans les réserves Indiennes, il y a le racisme, l’alcoolisme, l’absence d’espoir, la pauvreté, et la violence, qu’elle soit scolaire ou en famille, l’adolescence, les deuils. Il y a de vrais questionnements sur l’identité, la part de libre arbitre de jeunes qui viennent de communautés très marquées identitairement.

Mais il faut aussi dire que c’est très drôle! Car l’auteur a su traiter de façon très juste tous ces sujets absolument poignants et réalistes en y glissant des touches d’humour adolescent, des passages absurdes et du second degré salutaire! On s’indigne et on rit, on est triste et on rit, on apprend des choses sur la vie des Indiens dans une réserve au 20ème siècle et on rit!

Je vous conseille vraiment ce roman! Une excellente découverte!

Quelques extraits en anglais :

A propos de la pauvreté des Indiens :

Le professeur qui parle de la manière dont étaient traités les Indiens par le système éducatif dans le passé :

Sur l’espoir  :

Mon coeur pédale : Simon Boulerice et Emilie Leduc

J’ai eu un gros coup de coeur pour cette BD qui raconte une tranche de vie d’un jeune adolescent des années 80. Simon vit avec ses parents qu’il aime beaucoup. Il a une grande admiration pour sa mère mais encore plus pour sa matante (tante) Chantal la petite soeur de sa mère. Elles viennent de se réconcilier et c’est elle qui gardera Simon pendant l’absence de ses parents pendant un mois.

Simon adore Chantal, la vingtaine décomplexée, très jeune dans sa tête, assez sexy et très attentionnée, un mélange de jeune fille et de femme. Ils vont connaître une grande complicité et Simon, le jeune garçon pas forcément bien dans sa peau et peut-être même en recherche de lui-même, va s’épanouir, grandir et se sentir plus fort au contact de sa tante, en chantant du Samantha Fox, en rêvant de secouristes de « Alerte à Malibu » ou en frissonnant devant des films qui font peur.

Mais  l’équilibre de cette parenthèse enchantée s’effrite quand un homme de l’âge de Chantal rentre dans le tableau et que Simon est relégué à sa place d’enfant et là, c’est une terrible déception pour lui. Car en plus de se sentir sur un nuage en présence de sa tante, Simon est peut-être bien un peu amoureux de cette dernière. Heureusement, le petit garçon n’est pas trop grand pour se réconforter dans les bras de sa mère…

Très belle histoire de cet âge si compliqué qu’est l’entrée dans l’adolescence où on voudrait à la fois grandir plus vite et en même temps que les choses restent comme on les connait. Belles relations amicales et familiales. Il est vraiment touchant ce Simon et Chantal est une belle personne aussi, même si elle ne se rend pas forcément compte de tout ce qui repose sur ses épaules dans la relation avec Simon.

J’ai adoré les dessins et les couleurs, pastels acidulés (si, si, c’est possible!) et traits délicats tout en mouvements. J’avais envie de photographier toutes les pages 😉

Une très belle découverte!

Du même auteur, j’avais lu le roman jeunesse « Jeanne Moreau a le sourire à l’envers »

Merci 

 chez Karine:) et  Yueyin

   chez Stephie

L’oiseau de Colette : Isabelle Arsenault (Billet avec Bastien)

Quelle joie de retrouver le trait d’Isabelle Arsenault découvert dans Jane le renard et moi et Louis parmi les spectres. Cette fois, la BD s’adresse à un public un peu plus jeune (ou aux adultes qui aiment la poésie de l’enfance).

Colette est une petite fille qui vient d’emménager dans un nouveau quartier et qui est vraiment déçue de ne pas avoir d’animal de compagnie. Elle part explorer son nouveau quartier et quand elle croise deux garçons, elle invente une histoire sur le moment : elle a perdu sa perruche. Ensemble, ils vont partir à sa recherche et au fil de la journée, Colette va étoffer son mensonge et les rangs des nouveaux amis vont grossir et le quartier va être ratissé.

L’imagination débordante -presque onirique à la fin- de Colette va servir de ciment à cette bande d’enfants parmi lesquels elle va trouver sa place.

C’est un très joli album sur l’amitié, le pouvoir de l’imagination et l’art de conter. Les dessins sont vraiment très délicats, rehaussés de motifs et de touches de jaune et de bleu. Quand on referme cette BD, on aimerait bien avoir une perruche comme celle de Colette!

Voici maintenant l’avis de Bastien (8 ans) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« Je trouve que d’abord, en fait, elle ment parce qu’elle dit qu’elle a une perdu un animal de compagnie alors qu’au début de l’histoire les parents disent bien qu’ils ne veulent pas en acheter.

Par contre, une perruche, c’est bien imaginé comme mensonge parce qu’une perruche, c’est un animal de compagnie qu’on ne voit pas souvent. Moi, j’aurais surement dit un chat!

Des enfants qui ont l’air assez sympa mais qu’elle ne connait pas vont l’aider à retrouver sa perruche. Le but de cette histoire ce n’est pas de retrouver une perruche qui n’existe pas mais de se faire des amis et de découvrir le quartier comme lui a dit de faire sa mère.

J’ai bien aimé car j’aime bien les animaux et avec les indices que Colette donne sur sa perruche, je pense qu’elle doit être assez jolie.

Je trouve que les dessins de la perruche que Colette a dessiné est rigolo et bizarre mais celui que l’illustratrice a fait pour de vrai est très joli! »

Merci 

 

 chez Karine:) et  Yueyin

   chez Stephie

 catégorie « animal »

 

21 jours en octobre : Magali Favre

Ce roman se passe à Montréal en octobre 1970. Gaétan est un jeune de 15 ans d’une famille très modeste qui travaille à l’usine pour aider sa famille. Son père, au chômage ne supporte plus de voir son quartier détruit par le maire. Dans l’entourage de Gaétan, familiale ou amical, mais aussi au sens large, au Québec, il y a un ras le bol de la domination de l’anglais dans la vie quotidienne des « canadiens français » comme ils sont appelés à l’époque et particulièrement dans la hiérarchie professionnelle. Il y a les syndicats et les étudiants qui se battent pour la fin de cette injustice.

Mais à cette époque, la révolte a pris un tour plus révolutionnaire quand un groupe politique extrême a kidnappé des hommes importants et cela a entraîné la mise en place d’une « loi exceptionnelle des mesures de guerre » qui permet à la police d’arrêter arbitrairement n’importe qui sans justification pour 21 jours (d’où le titre).

Luc, un ami de Gaétan, a été arrêté et s’en suivent ces 21 jours qui vont à la fois nous montrer la vie des québécois (donc francophones) dans une vie où l’élite parle anglais, la vie d’un quartier populaire et la rencontre avec des étudiants politisés (et une étudiante en particulier). Cette tranche de vie est à la fois pleine de quotidien et de l’Histoire du pays.

J’ai apprécié ce roman même si je n’étais  pas trop au fait des détails de l’histoire mais je pense que c’est un roman qui devrait intéresser les jeunes lecteurs québécois mais sans doute moins les jeunes français car cette tranche d’histoire est vraiment très ciblée. Par contre pour un lecteur adulte français, cela permet de prendre conscience de certains aspects de l’histoire dans une thématique culturelle très intéressante.

 chez Karine:) et  Yueyin

 autour de la littérature jeunesse québécoise

Qui veut la peau de Barack et Angela? : Guillaume Nail (Billet avec Bastien)

J’ai acheté ce roman à l’occasion de la rencontre avec Guillaume Nail dont je vous parle aussi aujourd’hui.

Léa a 10 ans et elle n’est pas du tout contente d’aller en vacances dans le Cotentin avec ses parents. Persuadée qu’elle va s’ennuyer à mourir, elle rejette toutes les propositions de ses parents et passe son temps à bouder et à râler. Un soir, elle va se cacher dans le hangar de la ferme voisine et assiste à une scène qui l’effraie : était-ce un kidnapping ou un meurtre? En tout cas, quelqu’un ou quelque chose a été assommé par trois individus inquiétants…

Le lendemain, elle accepte d’accompagner ses parents à la ferme d’à côté pour faire des cueillettes de légumes et elle essaie de mener son enquête mais elle tombe sur Paul, le fils de la ferme qui a son âge. Elle s’aperçoit que l’homme vu la veille dans le hangar est en fait le fermier et elle sent qu’on cherche à lui cacher quelque chose dans cette ferme.

Quand, dans le journal, elle voit un article sur la disparition d’un mouton noir dans une exploitation voisine, elle se dit qu’elle a peut-être trouvé une clé du mystère.

Elle va donc poursuivre son enquête et sans en dévoiler plus, je peux juste vous dire que les vacances de Léa ont finalement été le contraire d’ennuyeuses!

J’ai bien aimé cette histoire pleine d’humour et d’action. Léa est une petite pré-ado qui a du caractère -que ce soit pour faire enrager ses parents ou pour découvrir la vérité!

Pour la petite histoire, Guillaume Nail nous a dit qu’il avait été inspiré par un fait divers dans un journal de la Manche et quand j’ai lu le roman, je me suis tout de suite souvenue de cette information que j’avais lue moi aussi! Je l’ai d’ailleurs retrouvée ici.

Bastien a choisi de garder ce roman pour lui alors c’est celui-ci que l’auteur lui a dédicacé :

Voici maintenant l’avis de Bastien (8 ans) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« Ça parle d’une petite fille qui part en vacances dans le Cotentin et elle a peur de s’ennuyer et finalement, elle va dans un hangar où elle voit des gens assommer quelque chose -un corps vivant- sous un drap et après, elle va mener une petite enquête et elle va voir que c’est un mouton et elle va découvrir les coupables. Mais je laisse du suspens pour ceux qui vont le lire.

J’ai tout aimé dans l’histoire mais en particulier que ce soit une enquête parce que j’aime ce genre de truc avec des détectives. J’ai bien aimé les illustrations dans le journal -la tête de la fermière était très drôle!

Guillaume Nail m’a écrit en dédicace qu’il fallait que j’essaie de trouver la réponse avant Léa mais je n’ai pas réussi! »

Bastien et moi avons aussi lu le deuxième roman de Guillaume Nail : « Bande de zazous »

 catégorie « personne célèbre »

Le jour des baleines (Why the whales came) : Michael Morpurgo

L’histoire se passe dans les  îles Scilly, au large de l’Angleterre, un endroit très sauvage et assez isolé. Nous somme en 1914 et Gracie et Daniel sont un petit garçon et une petite fille assez aventureux qui parcourent leur île de Bryher de long en large pour faire naviguer leurs bateaux de bois. Sur l’île, il y a aussi un homme étrange que tous les habitants appellent « The Birdman » (je l’ai lu en anglais mais j’imagine que ça a été traduit « L’homme oiseau ». Il est considéré comme une sorte de fou mais surtout il traîne derrière lui une réputation de danger et de malédiction. Les gens disent que lui et l’île de Samson dont il est le dernier survivant sont maudits et qu’il faut absolument les éviter.

Mais le hasard fait que Gracie et Daniel commencent à communiquer avec lui par messages en coquillages sur le sable tout d’abord puis en direct et ils deviennent amis. L’homme, passionné d’oiseaux, est un grand solitaire qui porte un secret en lui et qui porte une culpabilité qui explique son retrait du monde mais c’est un homme bon.

Zachariah Woodcock, puisqu’il a un nom, n’a qu’un objectif : éviter qu’une malédiction arrivée des dizaines d’années auparavant ne se reproduise et pour cela, il faudra que les enfants et lui arrivent à persuader les gens de l’île qu’il faut se montrer solidaires et raisonnables.

En toile de fond, il y a la guerre, le père de Gracie s’étant engagé dans la Marine. Comme souvent avec Michael Morpurgo, la place des animaux est essentielle comme lien entre les hommes et la nature.

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 chez Antigone

 chez Titine

 catégorie « animal »