Kaspar le chat du Grand Hotel : Michael Morpurgo (Billet avec Bastien)

Johnny Trott est un jeune groom au Savoy, un grand hôtel de Londres. Un jour, une cantatrice russe s’installe à l’hôtel avec son chat Kaspar, un vrai prince! La comtesse Kandinsky traite Johnny avec beaucoup d’affection, d’autant plus qu’il y a un vrai lien qui se tisse entre le jeune homme et le chat. Johnny trouve auprès de la comtesse ce qu’il n’a jamais connu auprès d’une mère.

Malheureusement, un accident arrive et Johnny se retrouve seul à devoir s’occuper de Kaspar  en cachette car il est interdit pour le personnel d’avoir un animal de compagnie. Kaspar en pleine déprime, se laisse mourir de désespoir et de faim… Johnny ne sait pas quoi faire… Jusqu’à ce qu’Elisabeth, une fillette américaine, cliente de l’hôtel qui ne pense qu’à vivre des aventures dans les couloirs et les étages (elle m’a fait penser au personnage de Nina dans « Un gentleman à Moscou » pour les lecteurs adultes qui l’ont lu) découvre le secret et réussisse à faire manger Kaspar. Les deux amis retrouvent goût à la vie auprès de l’intrépide enfant et ils deviennent tous amis.

Au moment de se séparer, quand la famille d’Elisabeth monte à bord du Titanic, Johnny prend une décision insensée : il reste à bord… Et évidement, tout le monde sait ce qui est arrivé lors de ce voyage…

Ce roman est très agréable à lire. Les personnages sont variés et bien brossés, ils ont tous leur personnalité -même Kaspar! Le roman permet de faire découvrir la vie du personnel d’un grand hôtel an Angleterre au début du 20e siècle, mais montre aussi que des relations peuvent exister malgré les différences sociales et aussi que chacun a le droit à une deuxième chance. Il y est question d’amitié, de courage, de belles rencontres. On parle même un peu de la première guerre mondiale. Il ne faut surtout pas oublier de lire la postface (mais seulement à la fin, bien sûr!) dans laquelle l’auteur explique d’où lui est venue son inspiration.

Le lecteur traversera différentes émotions et ce roman confirme bien le talent de Michael Morpurgo pour à un large spectre de lecteurs : il fait vraiment partie de ces auteurs que parents et enfants peuvent lire ensemble!

Voici l’avis de Bastien (9 ans et demi) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est l’histoire d’un groom orphelin au Savoy, un hôtel très luxueux à Londres. Il va devoir accueillir la comtesse Kandinsky et le Prince Kasper (Kasper est un chat!).

Quand un désastreux événement a lieu, Johnny (le groom) va devoir s’occuper du chat Kasper.

Mais il va faire une rencontre qui va l’emmener loin, très loin… Mais je n’en dis pas plus pour garder le suspense…

J’ai bien aimé ce livre, parce que ça parle d’un chat et car ça parle aussi du Titanic.

Il y a certains moments de tristesse. »

 chez Lou et Titine

Le mystère de Lucy Lost : Michael Morpurgo (Billet avec Bastien)

En mai 1915, sur une île inhabitée de l’archipel des Scilly, des îles Britanniques très isolées, Jim et son fils Alfie découvrent une jeune fille seule, complètement à bout de force, affamée et déshydratée. Elle ne dit qu’un seul mot et Alfie et sa famille qui vont s’occupent d’elle l’appellent donc par ce nom : Lucy, Lucy Lost (perdue)

En parallèle, à la même époque, nous suivons la vie d’une petite fille nommée Merry qui vit à New York avec sa mère pendant que son père, Canadien, se bat en Europe dans la grande guerre. Elle joue du piano, s’occupe de leurs chevaux mais son père lui manque beaucoup. Ils se sont promis de penser l’un à l’autre en regardant le lune chaque soir et chantant leur chanson fétiche. Mais un jour, une lettre leur apprend que le père est blessé et qu’il est en convalescence en Angleterre. Contre l’avis général, la mère de Merry organise pour elle et sa fille une traversée de l’Atlantique pour aller en Angleterre. Elles voyagent sur un paquebot de prestige : le Lusitania.

On va suivre les histoires des deux filles avec plus de détails sur celle de Lucy sur les îles Scilly : une vie rude par son aspect austère et sauvage mais aussi dans le caractère des îliens qui ont parfois du mal à accepter l’étrange petite fille qui parle pas et qui en plus a été trouvée avec une couverture allemande… La question de pose de savoir qui elle est. La famille de Alfie la protège.

Les deux histoires se rejoignent et c’est vraiment touchant. Les lecteurs adultes se douteront de beaucoup de choses en connaissant l’histoire du Lusitania mais le jeune lecteur qui ne connait pas sera vraiment plongé dans le mystère.

Encore un très bon roman jeunesse de Michael Morpurgo qui parle de la guerre du point de vue des civiles et des enfants. A découvrir!

Voici l’avis de Bastien (9 ans et demi) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

C’est l’histoire de deux pêcheurs qui trouvent une petite fille à moitié morte de faim sur une île abandonnée. Elle ne peut prononcer qu’un seul mot : « Lucy ».

Pendant ce temps, il se passe une autre histoire : celle de Merry MacIntyre…

L’histoire se passe sur les îles Scilly en 1915…

J’ai adoré ce livre car il y a beaucoup d’aventures et de suspense mais je suis un peu déçu pat la fin car il y a vraiment beaucoup moins de mystère (ça fait un peu « ils se marièrent et ils eurent beaucoup d’enfants… ») [Note de la maman : il parle des deux derniers chapitres qui racontent comment ont évolué les personnages!]

chez Lou et Titine

avec avec Alexielle : Allons voir son avis!

Brexit romance : Clémentine Beauvais

Résumé de l’éditeur : « Juillet 2017 : un an que « Brexit means Brexit » ! Ce qui n’empêche pas la rêveuse Marguerite Fiorel, 17 ans, jeune soprano française, de venir à Londres par l’Eurostar, pour chanter dans Les Noces de Figaro ! À ses côtés, son cher professeur, Pierre Kamenev. Leur chemin croise celui d’un flamboyant lord anglais, Cosmo Carraway, et de l’électrique Justine Dodgson, créatrice d’une start-up secrète, BREXIT ROMANCE. Son but ? Organiser des mariages blancs entre Français et Anglais… pour leur faire obtenir le passeport européen. Mais pas facile d’arranger ce genre d’alliances sans se faire des noeuds au cerveau et au coeur ! »

*

Ouh la la pas facile de parler de ce roman qu’avec du recul j’ai trouvé très fouillis et qui pendant ma lecture m’a paru un peu « too much »… J’ai l’impression que l’auteur avait envie de parler de plein de choses … et a tout mis dans le même roman… Il y a le Brexit, il y a les relations entre Français/Britanniques avec tous les stéréotypes possibles et imaginables… pour les dénoncer certainement, les «bobos» avec leurs conversations politiquement correctes, de la politique franco-britannique (qui à mon avis passera bien au-dessus des jeunes lecteurs et qui sera sans doute très vite daté)… Je n’ai pas vraiment adhéré aux personnages et aux situations que j’ai trouvé à la fois irréalistes et exagérés au point de n’être qu’une accumulation de clichés… et j’ai trouvé que c’était un peu longuet…

Un autre aspect du roman qui était plutôt original, c’est le jeu sur la langue car l’auteur, qui maîtrise bien l’anglais, a joué sur les expressions, les traductions mot à mot et les parallèles entre les langues, les mélanges entre le français et l’anglais et c’était intéressant et amusant… au début mais là encore j’ai fini par me lasser…

Alors, la lecture de ce roman ne m’a pas déplue sur le coup mais avec du recul je n’en retiens pas grand chose à part une certaine confusion alors que de cette auteure j’avais beaucoup aimé « Les petites reines » que je vous conseille vraiment!

chez Lou et Titine

Notre Jack : Michael Morpurgo (illustré par David Gentleman)

Ca faisait longtemps que je n’avais pas lu de livre de Michael Morpurgo, un de mes auteurs jeunesse chouchous.

L’histoire se passe de nos jours avec un petit garçon anglais qui vit avec ses parents et son frère Otto près de Stratford Upon Avon. Il y a toujours eu chez lui un casque en fer qui était un jouet pour Otto et qui a fait partie de la vie de famille sans qu’on en fasse grand cas.

Puis, alors qu’il a 14 ans, Michael, pacifiste convaincu, apprend que sa classe va faire un voyage en Belgique sur les champs de bataille de la 1ère guerre mondiale et que son professeur veut monter une comédie musicale sur le sujet.

Il refuse d’y participer, même si sa famille argumente en expliquant que tout le monde devrait connaître ce pan de l’histoire. Son frère trouve les mots pour le persuader en lui disant que ce n’était pas parce qu’il n’approuvait pas la guerre que c’était une bonne raison de ne pas la regarder en face, « peu importe à quel point ça [le] rend triste ou [le] met en colère. »

Pour préparer ce voyage, leur professeur leur demande de se renseigner sur leurs familles pour savoir s’ils avaient des liens avec la 1ère guerre mondiale. Dans la famille de Michael, ils trouvent le carnet et des notes du grand-père du grand-père de Michael : Jack. Ce dernier n’est jamais revenu de la guerre et était toujours surnommé « Notre Jack » dans la famille. Le casque lui appartenait ainsi qu’un vase fait d’un morceau d’obus. Dans le carnet, il y a des lettres, des poèmes, des textes de Shakespeare (car Jack était acteur à Stratford Upon Avon)

Une exposition est montée avec toutes les trouvailles des élèves et le voyage à Ypres en Belgique est émouvant pour tout le monde.

Comme souvent avec Michael Morpurgo, le passé et la guerre sont liés au présent pour apporter une leçon au travers la transmission par un ancien. Ici, c’est par le témoignage et les écrits d’un aïeul et c’est encore une fois très réussi!

Il est à noter que le livre est très joliment illustré par un artiste dont j’ai un beau livre d’aquarelles sur Londres et j’ai reconnu le trait tout de suite!

 chez Blandine

 chez Lou et Titine

Les croques -Tome 1-Tuer le temps : Léa Mazé (Billet avec Bastien)

J’avais repéré cette BD lors d’un rendez-vous de la BD du mercredi et je me souviens avoir demandé à la personne qui en avait parlé si ça pourrait plaire à Bastien mais j’ai oublié qui c’était, désolée. Quand j’ai vu que Masse Critique proposait ce titre, je l’ai coché pour moi et Bastien!

Céline et Colin sont des jumeaux qui vivent avec leurs parents au pied d’un cimetière car leurs parents s’occupent d’une entreprise de pompes funèbres. Ils vivent très mal leur metier car au collège tout le monde se moquent d’eux et leur donnent des surnoms en rapport avec les croques-morts… Ils ne sont pas très sérieux au collège et finissent par être exclus plusieurs jours et doivent rester à la maison.

Leurs relations familiales sont très tendues les adultes semblent sur les nerfs et les enfants les dérangent toujours… Céline et Colin doivent s’acquitter de leur punition qui est de nettoyer le cimetière et se réfugient auprès de Poussin, le graveur de pierres tombales qui travaille pour leurs parents, avec qui ils s’entendent très bien.

En traînant entre les tombes, ils remarquent des signes étranges gravés sur les pierres tombales et ils se décident à mener l’enquête pour résoudre cette énigme et tuer le temps…

Ce premier tome se termine par un grand suspense et ma réaction a immédiatement été : « Ah non! » et j’ai ensuite été chercher la date de sortie du tome 2 (car je sais que je le lirai!) et c’est prévu pour la fin septembre 2019!

J’ai aimé les dessins et j’ai particulièrement aimé les couleurs.

Voici l’avis de Bastien (9 ans et demi) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est l’histoire de deux enfants qui habitent dans un cimetière et qui doivent subir les railleries de leurs camarades. Mais leur vie va être changée par une marque trouvée sur une tombe. Ils vont alors se lancer dans une enquête dans le cimetière mais à la fin… Je n’en dis pas plus pour laisser du suspense…

J’ai bien aimé ce livre car il y a de l’aventure et du suspense … mais beaucoup trop de suspense à la fin et je veux le tome 2!

Je n’ai rien de particulier à dire sur les dessins, c’est comme n’importe quelle BD. »

Merci à   et Les Editions de la Gouttière

Nom de code : super pouvoirs : Thomas Gunzig (Billet avec Bastien)

En Amérique du Sud, une coulée de boue vient de détruire une partie d’un village et un adolescent se fait remarquer en sauvant une petite fille coincée dans un puits alors qu’il n’avait pas d’oxygène pour rester plus de 10 mn sans respirer…

Et pour cause, c’était très facile pour lui car Hugo, Elisa et Pedro qui vivent dans le bidonville depuis qu’ils ont été recueillis bébés par leur mère adoptive ont tous les trois des particularités physiques extraordinaires : l’un n’a pas besoin de respirer, l’autre, n’a pas besoin de dormir et la dernière n’a pas besoin de manger. Jusque là, ils vivaient bien avec leurs super pouvoirs mais maintenant, ils doivent se cacher car le secret a été découvert et un homme d’affaire américain a lancé après eux un général qui vient jusqu’au village pour les menacer.

Juste avant, la femme qui les a recueillis bébés, leur a raconté la vérité sur leur naissance et leur a donné des informations sur leurs origines. Les trois amis décident de partir à l’aventure malgré les dangers pour découvrir d’où ils viennent et comprendre pourquoi ils ont ces pouvoirs.

Pour cela ils doivent entrer dans un pays qui est complètement fermé depuis un putsch militaire et qui vit sous une dictature. Sur place, ils vont être aidés par des personnes qui sont des résistants.

Cette histoire pleine d’aventures et un peu fantastique (ou scientifique) ouvre aussi les esprits des jeunes lecteurs sur des situations politiques et sociales qui existent vraiment. Il ya aussi toute une partie qui concerne une multinationale pharmaceutique et des modifications génétiques. C’est un roman assez riche et une bonne découverte.

Bastien m’a demandé s’il pouvait le lire et j’ai accepté car il n’y a qu’une scène qui pourrait ne pas « être de son âge » (quand une jeune fille rejoint un garçon dans sa chambre mais c’est très sous-entendu donc je n’ai pas pensé que ça pouvait le choquer et d’ailleurs quand je lui ai demandé s’il avait tout compris et s’il avait des questions, il m’a juste demandé si le pays avec les militaires existait vraiment) mais son niveau de lecture est un peu au-dessus de sa tranche d’âge et je conseille cette lecture plutôt à partir de 11-12 ans, mais ça pourrait plaire jusqu’à 14-16 ans.

Voici l’avis de Bastien (9 ans et demi) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est l’histoire de trois enfants, Hugo, Pedro et Elisa, qui ont été adoptés par la « Vieille Dolores » et ils ont des petits super pouvoirs : Hugo ne respire pas, Pedro ne dort pas et Elisa ne mange pas.

La Vieille Dolores leur raconte qu’ils ont été trouvés avec un bracelet en cuir avec une inscription. Ils vont partir dans une aventure à la quête de leurs origines.

J’ai bien aimé ce livre car ça parle de super pouvoirs, d’aventures et d’un tas d’autres choses que j’apprécie. J’ai beaucoup aimé la façon dont c’était raconté. Je le recommanderai pas à d’autres copains de mon âge parce que je pense que moi, ça m’a plu parce que je lis plus qu’eux. Ca pourrait plaire à des collégiens.

Je trouve que c’est raconté de la même façon que Percy Jackson alors je pense que certains enfants de mon âge qui lisent Percy Jackson pourraient aimer. »

Pour le mois Belge chez Anne et Mina 

Yasmina et les mangeurs de patates : Wauter Mannaert (Billet avec Bastien)

J’avais repéré cette BD chez Mes pages versicolores et je me suis tout de suite dit qu’elle pourrait me plaire ainsi qu’à Bastien et c’était bien le cas!

Yasmina est une petite jeune fille qui adore cuisiner des légumes. Elle fait à manger tous les jours pour son père qui se donne beaucoup de mal pour joindre les deux bouts en travaillant à contre coeur dans une fritterie. Yasmina peut s’improviser chef cuisinier grâce à l’aide de Cyrille et Marco, deux jardiniers qui cultivent des jardins ouvriers dans le voisinage, en cueillant  des plantes sauvages sur le chemin de l’école ou même en volant quelques fruits et légumes dans le jardin de sa voisine qui cultive aussi son indépendance avec un certain mystère.

Mais un jour, les jardins sont rachetés par une firme industrielle de pommes de terre qui voit les choses en grand et qui inonde le marché de produits alimentaires industriels qui non seulement rendent accros les consommateurs mais qui transforment aussi leur comportement.

Avec l’aide de ses amis jardiniers, de son père et même de la voisine du dessus, Yasmina va s’engager physiquement pour rétablir la santé de ses compatriotes en essayant de contrer l’industrie agro-alimentaire dans ce qu’elle présente de pire pour rétablir les vrais aliments.

Cette bande dessinées jeunesse est vraiment réussie car elle allie de l’humour et l’aventure à des sujets d’actualité vraiment sérieux comme le pouvoir des grosses entreprises qui ne pensent qu’au profit au détriment de la santé des citoyens mais aussi une précarité d’une certaine partie de la société. Les dessins et les couleurs sont très agréables avec des cases suggérées et des pleines pages. J’ai beaucoup aimé l’ensemble.

Voici l’avis de Bastien (9 ans et demi) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est l’histoire d’une petite fille qui adore cuisiner et qui prépare toujours le repas de son père qui travaille dans un magasin de frites.

Elle va voir ses voisins Cyrille et Marco qui ont des jardins mais qui sont très opposés dans leur façon de s’en occuper.

C’est alors qu’arrive une nouvelle marque de patates industrielles et que tout le monde en devient accro. Tous ceux qui en mangent ont un comportement étrange.

Yasmina, son père, Cyrille et Marco vont tout faire pour stopper cette nouvelle industrie et faire revenir les légumes bio.

J’ai adoré ce livre car 1) le titre est rigolo, 2) l’histoire parle du bio et du combat contre l’industrie, 3) il y a beaucoup d’aventure, 4) Cyrille et Marco sont très rigolos et 5) les lapins qui sont au début sont très rigolos aussi.

Je n’ai pas vraiment d’avis sur les dessins mais ils sont bien. »

catégorie végétal

Pour le mois Belge chez Anne et Mina 

Notre secret à nous : Gudule

Ce roman jeunesse est écrit sous forme de journal intime. Lou est une adolescente qui traverse une passe où elle ne supporte plus son père, il y a beaucoup de tensions entre eux. C’est justement à cette époque que Lou découvre un auteur de romans qu’elle adore et le hasard veut que sa mère ait été sa secrétaire juste avant sa naissance… Sa meilleure amie, elle aussi fan de l’auteur insuffle l’idée qu’Armand Grémillon est peut-être son vrai père. Lou commence à se demander si ce n’est pas possible, elle en rêve d’autant plus que cela expliquerait pour elle l’incompatibilité d’humeur entre elle et Jean-Mi, celui qui est sensé être son père.

Elle mène l’enquête dans les romans d’Armand Grémillon, auprès de sa grand-mère en Belgique, qui lui raconte comment ses parents se sont connus avant de se marier et elle s’interroge encore plus sur la période où sa mère a travaillé à Paris pour le fameux auteur…

Mais le secret, s’il existe n’est peut-être pas celui qu’elle imagine et pourtant, il est lourd de conséquence…

Très bon roman, qui a le ton juste sur les révoltes adolescentes contre les parents et les rêves d’une vie plus romanesque. C’est aussi un roman qui raconte des choses assez lourdes qui sont la cause d’un secret de famille qui liera cette famille. Une histoire intéressante qui s’adresse à mon avis aux 12-15 ans.

Pour le mois Belge chez Anne et Mina 

L’amour, c’est n’importe quoi! : Mathieu Pierloot

Résumé de l’éditeur : « Quand elle a fait ce rêve que parmi ses élèves se cachait un grand écrivain, mademoiselle Junon a distribué des carnets à spirale à chacun d’entre eux, pour y noter tout ce qui leur passait par la tête. A défaut d’écrire un roman, Sacha y prend des notes sur les êtres qui l’entourent et les questions qu’il se pose. Il se demande comment savoir que l’on est réellement amoureux.
«Si je comprenais bien, l’amour était une guerre, un combat dont le but était de sortir vainqueur à tout prix.
J’ai écrit :
Être amoureux, est-ce vouloir que l’autre soit aussi malheureux que soi ? D’un autre côté, je voyais bien que papa faisait tout l’inverse. Il passait sa vie à essayer de faire plaisir à maman ! Mais alors…
Être am,oureux, est-ce vouloir que l’autre soit aussi heureux que soi ?»

*

Sacha est en 6e et c’est un garçon assez discret et innocent. Sa meilleure amie Juliette est une sorte d’ovni décalée, un peu hors normes qui ne fait jamais attention à comment elle s’habille et qui est très franche sur ce qui l’entoure et très critique sur les sentiments humains et en particulier sur l’amour qu’elle méprise.

A côté de cela, la soeur de Sacha, plus âgée et très « girly » et assez superficielle, vient de se faire larguer par son petit copain et son voisin de classe est amoureux de leur prof de français.

Tout cela fait que Sacha se lance dans une réflexion intense sur le sujet de l’amour… Il mène une sorte d’enquête sur l’amour et se demande si justement il ne ressent pas ce sentiment mystérieux…

C’est un petit roman intéressant sur un sujet qui certainement parlera aux pré-ados qui commencent à se demander ce qu’est l’amour. Il casse un peu les clichés et ne joue pas sur le happy end. Il traite aussi des relations familiales et amicales et aborde donc des thématiques qui touchent certainement les 9-12 ans.

Pour le mois Belge chez Anne et Mina 

L’étrange boutique de Miss Potimary T1 La boîte à secrets : Ingrid Chabbert et Séverine Lefebvre (Billet avec Bastien)

Après avoir fêté son anniversaire en famille et avec son rat Dare Dare, Betty tombe sur l’étrange boutique de Miss Potimary. C’est une sorte de brocante pleine d’objets mystérieux. Betty achète une boîte japonaise qui est une sorte de casse-tête. Miss Potimary la prévient que « quiconque parvient à déjouer les secrets de cette boîte est emporté très loin. »

Quand enfin Betty réussit à l’ouvrir, elle et Dare Dare sont envoyés dans le passé. La fillette voit des fantômes avec qui elle sera en contact.

Je ne peux pas dire que je suis emballée par cet album. J’ai trouvé que le début, l’installation de l’histoire, est un peu lent et la résolution de l’aventure va beaucoup trop vite.

Quant aux dessins, ils sont assez enfantins, aux couleurs chaudes avec un univers un peu intemporel (seuls quelques détails situent l’histoire à notre époque mais les vêtements sont un mélange de différentes époques.) C’est joli mais je ne suis pas vraiment fan.

Voici l’avis de Bastien (9 ans et demi) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est l’histoire d’une petite fille qui a un hamster (maman, elle, pense que c’est un rat) qui s’appelle Dare Dare. A son anniversaire, elle va s’acheter une boîte à secrets japonaise qui va l’emporter très loin.

J’ai bien aimé l’histoire mais pas vraiment l’aventure et la fin car c’est court. Il y a une grande présentation des personnages, une longue présentation de la boîte mais l’aventure est trop courte.

Je n’ai pas trop aimé les dessins mais les fantômes sont très jolis avec leur couleur bleutée. »

catégorie Objet