Fendre l’armure : Anna Gavalda (lu par Rachel Arditi, Gregori Baquet, Stéphane Boucher et Chloé Lambert)

J’ai rencontré Anna Gavalda il y a longtemps avec « Je voudrai que quelqu’un m’attende quelque part », des nouvelles que j’avais beaucoup aimées. Ce recueil de 7 nouvelles raconte des tranches de vies et je dois commencer par dire qu’elles sont extrêmement bien lues par les différents acteurs qui font vraiment vivre les textes.

J’ai beaucoup aimé la première, « L’amour courtois » particulièrement bien lue et qui a mon avis se prête particulièrement à la version audio car le language est très parlé et ça apporte un vrai plus. L’histoire d’une jeune femme qui a du mal à se laisser approcher par les autres.

Dans « La maquisarde », c’est une histoire très touchante d’une jeune mère, veuve qui a du mal à se remettre et qui boit trop, qui rencontre une autre jeune femme.

Dans « Happy Meal », un homme raconte le calvaire d’être obligé d’aller au MacDo pour faire plaisir à une jeune personne.

Dans « Mes points de vie », c’est l’histoire d’un homme qui est convoqué par la directrice de l’école de son fils et qui va prendre une leçon de vie.

Et dans « Un garçon », c’est un jeune homme qui rentre en train d’un weekend alcoolisé et qui revient sur sa jeunesse.

J’ai aimé la plupart de ces nouvelles qui ne sont pas toutes égales et qui sont assez différentes, mais je n’ai pas du tout accroché à celle qui s’appelle « Le fantassin » auquel je ne comprenais rien 😉 et que j’ai abandonnée.

Elles ont pour thématique l’amour, que ce soit l’amour filial ou des relations amoureuses, qu’elles soient heureuses ou contrariées.

par Sylire : cliquez sur son nom pour voir son avis.

 Chez Sylire

catégorie « objet » pour ma ligne audio

La brigade des cauchemars (T1 Sarah / T2 Nicolas / T3 Esteban / T 4 Mélissandre) : Franck Thilliez, Yomgui Dumont et Drac (Billet avec Bastien)

Avec Bastien, nous avons lu ces 4 albums les uns après les autres alors c’est difficile quelques temps après de savoir avec certitude ce qui pourrait vous spoiler ou pas alors je vais essayer de ne pas en dire trop sur les tomes 2 à 4 et juste vous planter les décors du tome 1.

Tristan et Esteban sont deux adolescents qui vivent ensemble avec le Professeur Angus, le père de Tristan, qui est en fauteuil roulant, et le père adoptif de Esteban qu’il a recueilli après la mort de ses parents. Ils vivent dans une clinique assez particulière car elle s’occupe de problèmes de sommeil de jeunes ou plus exactement, de problèmes de cauchemars.

Le Professeur Angus va plus loin que l’aspect médical dans sa clinique car il a trouvé une technologie qui permet de rentrer dans les cauchemars des jeunes malades et en réalité, Esteban et Tristan forment la  « Brigade des cauchemars ». Ils pénètrent dans les rêves où ils peuvent circuler comme dans la vraie vie… mais où ils ont des super pouvoirs! Leur objectif est de découvrir ce qui est la cause de cette souffrance pour les patients.

Dans ce premier tome, ils vont aider Sarah en la libérant de son cauchemar et elle sera ensuite présente et même membre de la Brigade avec les garçons dans les tomes suivants.

Il y a beaucoup de mystère dans ces albums. Tout d’abord, il y a le côté complètement loufoque et décalé des cauchemars avec de nombreux rebondissements. Mais il y a aussi beaucoup de mystère autour de la clinique. Le Professeur cache quelque chose et Esteban se pose beaucoup de questions sur ses origines…

J’ai bien aimé cette série jeunesse, peut-être parce que je l’ai lue d’une traite et que je n’ai pas eu le temps de ma lasser, je vous conseille d’avoir les 4 tomes disponibles sous la main!

Voici l’avis de Bastien (11 ans) tapé tout seul sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

J’ai adoré cette série de (pour l’instant) 4 tomes, qui nous fait plonger dans l’univers sombre et obscure des cauchemars, pour découvrir des monstres dont nous n’avons même pas idée, pauvre humains que nous sommes… Bon, en vrai, c’est moins glauque, mais ça commence quand même assez mal : Tristan, lycéen bloqué dans un fauteuil roulant pour « une certaine raison », se fait traiter de « boite de conserve », mais est défendu par Esteban, frère adoptif de Tristan, retrouvé amnésique dans la forêt qui entoure… la clinique des cauchemars ! Elle est gérée par Albert Angus, le père de Tristan et d’Esteban, et (petit spoiler, mais tout petit) leur permet de rentrer dans les rêves ! À eux deux, Tristan et Esteban forment la Brigade des Cauchemars dont le but est de guérir les gens de leurs cauchemars. Mais dans le tome 2, ils seront rejoint par une autre personne. Outre les sauvetages dans les rêves, Esteban et cette personne mystérieuse (indice : c’est une fille) vont partir à la recherche de leurs origines… Mais je n’en dis pas plus pour laisser du suspense !

  chez Stephie

catégorie « gros mot » de ma ligne BD

Supers T3 Home Sweet Home / T4 Solitudes / T5 Retrouvailles : Frédéric Maupomé et Dawid

J’avais lu avec Bastien les tomes 1 et 2 de cette série jeunesse mais le tome 3 de la médiathèque avait disparu alors quand j’ai vu qu’il avait été racheté et qu’en plus les tomes 4 et 5 étaient disponibles, j’ai sauté sur l’occasion. Ces 5 tomes forment un cycle qui se termine mais si un nouveau cycle sort, Bastien est partant pour le découvrir car il a beaucoup aimé cette série.

C’est compliqué de parler des tomes d’une série sans dévoiler des choses qui seraient dans les premiers ou dans le suivants…

Voici le résumé de l’éditeur pour le tome 3 : « À la fin du second tome, nous avions laissé Mat, Lili et Benji en mauvaise posture… Effrayés par la perspective d’une enquête des services sociaux, les enfants se sont volatilisés. Et c’est à présent la police qui se met à leur recherche. Tandis que ses collègues considèrent la fratrie comme une bande de voyous dangereux, l’inspecteur Lesec tente d’aider les jeunes super-héros. Livrés à eux-mêmes, Mat, Lili et Benji, peuvent heureusement compter sur les liens qui les unissent et quelques fortes amitiés. Mais cela sera-t-il suffisant pour échapper aux menaces qui pèsent sur eux ? »

Ce résumé donne une bonne image des trois tomes finalement (comme ça je ne dévoile rien des intrigues!).

Sous couvert d’aventures, ces albums sont beaucoup plus profonds : on y parle d’enfants livrés à eux-mêmes sans leurs parents, à la rue même. On aborde aussi les traumatismes que peuvent vivre des enfants maltraités (on pourrait faire le rapprochement avec des enfants soldats) et les enfants apprennent aussi à se faire leur propre opinion sur des gens malgré leurs à priori.

Bastien m’a plusieurs fois dit qu’il trouvait certains passages tristes ou durs et j’ai aimé le mélange des genres entre le côté presque naïf et enfantin de la jeunesse et un côté assez réaliste et riche pour les plus grands.

catégorie « aliment » (sweet = bonbon) pour ma ligne jeunesse

Le cri du homard : Guillaume Nail

J’ai rencontré Guillaume Nail lors d’une rencontre d’auteur chez mes libraires et j’avais lu avec Bastien deux romans jeunesse de lui (Bande de zazous et Qui veut la peau de Barack et Angela?) et quand son éditeur m’a contacté pour me dire que l’auteur souhaitait m’envoyer son dernier roman ado, j’ai naturellement dit oui.

Informations de l’éditeur : « Une nouvelle collection de romans ados, dès 13 ans, qui aborde la question de l’urgence climatique à travers des récits inspirants et positifs, en collaboration avec le mouvement On est prêt. »

Les personnages de ce roman sont des ados/ jeunes adultes qui viennent de passer leur bac (ou pas) et qui vivent dans une bourgade au bout du Cotentin (et je connais les lieux décrits 😉 ) où ils s’ennuient… en particulier Aurore qui en redoublant sa terminale et en n’ayant pas vraiment de projets d’été, ne fait que focaliser sur son désir de quitter la morosité du village.

Avec ses copines, elle tombe sous le charme d’un « beau gosse » venu pour faire un stage dans une conserverie en plein essor et entre un pari pour savoir qui mettra en premier le jeune homme dans son lit et l’opportunité de travailler dans l’entreprise d’une tante qu’elle ne connait pas à cause d’une brouille avec son père, Aurore se lance un peu sans réfléchir dans une aventure.

Elle se retrouve à faire la promotion de cette nouvelle « usine à homards » qui, pour le profit de sa tante, détruira tout le littoral. Au départ, cela ne gêne pas Aurore qui déteste le lieu mais avec l’aide de ses amis et d’un jeune militant écologiste, elle va ouvrir les yeux sur l’aberration de la situation.

Je ne suis sans doute plus la cible mais ce roman a le mérite de s’adresser à son public : la langue est parlé et vivante, les centres d’intérêts des ados sont réalistes, tout comme l’aversion pour la vie de village peut l’être mais aussi les convictions des jeunes plus ouverts sur l’écologie. Ce que j’ai aimé, c’est la prise de conscience assez progressive d’Aurore, ce n’est pas un retournement de situation, elle vient petit à petit à ouvrir les yeux sur la catastrophe écologique. J’ai aussi aimé que ce ne soit pas un happy end à l’américaine avec une victoire spectaculaire des petits David contre les méchants Goliath mais plus la première étape avant un désir de changement dans ce groupe de jeunes qui vont tacher de saisir les opportunités pour prendre leur avenir écologique en main.

Je conseillerais ce roman à partir de 14 ans.

Merci à Guillaume Nail et les éditions Glénat

Pourquoi les filles ont mal au ventre ? : Lucile de Pesloüan et Geneviève Darling

Résumé de l’éditeur : « Pourquoi les filles ont mal au ventre? est un manifeste féministe qui dénonce les malaises que ressentent les femmes, de l’enfance à l’âge adulte, dans une société qui ne les ménage pas. Lucile de Pesloüan a écrit ce texte sous forme de fanzine en 2014. Plusieurs centaines d’exemplaires vendus plus tard, l’ouvrage est édité en livre illustré avec un texte enrichi, appuyé par des illustrations réalistes et percutantes de Geneviève Darling. Pourquoi les filles ont mal au ventre? invite les adolescents à se questionner sur les situations de sexisme que les filles vivent au quotidien. Le livre sensibilise aux inégalités que subissent les femmes, ici ou ailleurs, avec des illustrations sans tabou, qui racontent une réalité complexe et hétérogène.« 

Cet album est une très bonne présentation de tout ce que les femmes doivent subir dans leur vie -socialement, sexuellement, dans les grandes souffrances comme dans les petites brimades quotidiennes et qui explique pourquoi il est important d’être féministe !

A faire lire aux ados… Garçons et filles !

chez Karine:) et  Yueyin

Catégorie L’amérique pleure – Les cowboys fringants Un roman engagé. (Ce n’est pas un roman mais c’est un texte engagé sur le féminisme)

Mélodie en sous-sol : Sophie Bénastre

Quatrième de couverture : « Jeannette a disparu sur le trajet du collège. Sa mère, désemparée, tente de faire bouger les choses, sans succès : la police n’est pas pressées d’enquêter sur la fugue d’une ado. Les jours passent. La détermination des débuts laisse place à l’angoisse et à l’abattement, mais Corinne et Thomas, les deux meilleurs amis de Jeannette, refusent de rester les bras croisés. Ils décident de tout mettre en oeuvre pour la retrouver.« 

Encore un titre que j’ai choisi uniquement pour son titre pour le Petit Bac et avec lequel j’ai passé un assez bon moment mais pour lequel j’ai quand même des bémols.

Jeannette a disparu et tout le debut du roman met en avant l’attente et l’angoisse de tous les personnages qui s’inquiètent pour la jeune fille. Mais comme la police qui n’a pas pris la disparition au sérieux au début, que la mère de Jeannette est complétement sous le choc et un peu assommée par les calmants et la marraine de Jeannette s’occupe surtout de son amie, la mère de le jeune fille, ce sont ses amis qui vont mener l’enquête…

Bon, je dois dire que certains aspects étaient cousus de fil blanc et que j’ai très vite deviné qui était coupable même si je m’étais trompée sur le mobile et que le postulat de base de la police qui ne prend pas au sérieux la disparition de Jeannette ne tient la route pour moi (le dernier jour avant les vacances, une de mes élèves a fait une fugue et a disparu toute la matinée et non seulement le collège a prévenu la mère immédiatement dès 8h mais la gendarmerie s’est occupée de la situation tout de suite dès que la mère les a prévenu…). L’autre bémol que j’apporterais c’est que tout va trop vite et que tout est résolu de façon un peu trop facile pour des jeunes de 12 ans (l’âge des personnages ne m’a pas paru très crédible non plus.)

Je ne suis pas la cible de ce roman, certes, et je pense que les jeunes lecteurs y trouveront sans doute leur compte mais je le conseille surtout pour des 12-14 ans, pas plus.

catégorie « son » pour ma ligne « jeunesse »

Le loup en slip – Slip hip hip ! (Tome 3) : Paul Cauuet, Wilfrid Lupano et Mayana Itoïz

Résumé de l’éditeur : « La forêt est en ébullition : la course annuelle « Rapide & Furieux ! » va bientôt commencer ! Pourtant, quelqu’un ne semble pas partager cette allégresse générale. Toutes les affiches de la course sont vandalisées ! Les habitants ne comprennent pas. Car enfin, faire la course, c’est super cool, n’est-ce pas ? La compétition, la sélection, c’est génial, non ? Le loup en slip mène l’enquête, et découvre que le responsable des dégradations n’est pas la bête féroce que l’on pense. »

J’avais beaucoup aimé le 1er tome de cette série d’albums jeunesse et je suis très contente de l’avoir retrouvé (même si j’ai quand même préféré le 1er).

L’histoire a toujours plusieurs niveaux de lecture qui fait que les adultes et les enfants peuvent s’y rejoindre. Dans cet album, l’histoire est l’occasion de montrer avec beaucoup d’humour et de tendresse que certaines attitudes négatives peuvent cacher des peurs et que parfois, il suffit d’aider l’autre à prendre confiance en soi.

 

Alibi : Susie Morgenstern et Gill Rosner

J’ai choisis ce roman jeunesse pour son titre car il me manquait un titre pour ma ligne jeunesse du Petit Bac pour la catégorie « crime et justice » mais je suis ravie de l’avoir lu car c’est vraiment un livre pour une prof d’anglais (ou pas!). Bien qu’il soit un peu daté (et pour cette raison, ne plaira peut-être pas autant aux jeunes lecteurs d’aujourd’hui), il est assez amusant car il remet en même temps en question l’enseignement des langues vivantes et montre que le meilleur moyen de devenir « fluent » c’est d’aller dans le pays…

Deux frères, collégiens à Paris, trouvent un jour un message qui leur est parvenu de deux frères anglais vivant à Londres. Les deux français ne sont pas brillants en anglais (mais leur prof d’anglais est un cas d’école, ceci expliquant cela!) mais non seulement, ils vont se débrouiller pour communiquer dans un franglais créatif et presque compréhensible mais ils vont aussi se montrer très imaginatifs quand il s’agira de rejoindre l’Angleterre, sans argent et sans passeport (enfin, c’est le passage le plus daté du roman car même avant le Brexit, durant les 20 dernières années où j’ai organisé des voyages en Angleterre, je peux vous dire que c’est plus compliqué que ça de passer la douane anglaise 😉 ) et surtout de retrouver leurs nouveaux amis anglais de faire la promotion des croissants français en Angleterre!

Un bon moment de lecture!

catégorie « crime et justice » pour ma ligne jeunesse

Olivia Kidney : Ellen Potter

Comme pour l’album que je vous présente aussi aujourd’hui, j’ai choisi ce roman  par hasard à la médiathèque car je voulais lire des titres jeunesse pas trop longs. Je n’en avais jamais entendu parlé mais des personnes ont réagi positivement quand j’ai montré  la couverture sur les réseaux sociaux.

Olivia vient d’emménager avec son père dans un immeuble dont ce dernier est le gardien. Mais Olivia se retrouve un jour toute seule sans pouvoir rentrer dans son appartement et le temps de retrouver son père, elle va faire des rencontres parmi les habitants tous plus étranges les uns que les autres : une dame qui vit dans un appartement tout en verre, même le sol, un garçon mystérieux qui a une famille de 10 enfants dont la mère élève des chèvres dans une chambre, une diva qui raconte comment par la musique elle a dompté un pirate sanguinaire et qui manipule tous ceux qu’elle croise, une médium qui va faire le lien entre les vivants et les fantômes…

Ce roman est assez déroutant et le jeune lecteur devra accepter de plonger dans un mélange de réalité et d’imaginaire sans que cela soit clairement dit si c’était la réalité ou des hallucinations… Il y a un petit côté « Alice au pays des merveilles » moderne par certains aspects. Mais ce qui est certain, c’est qu’Olivia est un personnage touchant car elle est ne va pas vraiment bien et toutes ces rencontres vont l’aider dans une quête pour aller mieux.

 chez Titine

Route 66 : Frédéric Marais

J’ai emprunté cet album un peu par hasard car je voyais la fin du mois américain approcher et je voulais lire de la jeunesse et des titres pas trop longs car je commençais à manquer de temps et quand j’ai vu cet album à la médiathèque, je me suis dit que même si l’auteur n’était pas américain, la mention de la mythique « Route 66 » me paraissait idéale pour ce mois de septembre!

Ce bel album à quatre couleurs très tranchées (turquoise, rouge orangé, bleu marine et blanc) avec des dessins tout en ombres assez spectaculaires raconte les origines de la Route 66 à l’époque de la conquête de l’Ouest quand la route n’existait pas justement et que c’est un certain Hadji Ali al-Hajaya (surnommé « Hi Jolly ») et ses chameaux de l’autre bout du monde qui va permettre le développement de cette route et des Etats-Unis !

Un bel album intéressant sur un aspect méconnu de cette route si célèbre.

De l’auteur j’avais aussi lu et aimé « Yasuke »

 chez Titine