L’affaire Caïus : Henry Winterfeld (lu par Nicolas Lumbreras) (Billet avec Bastien)

J’ai lu ce roman quand j’étais enfant et j’en gardais un très bon souvenir alors quand j’ai vu qu’Audiolib le proposait en version audio dans leur collection jeunesse je me suis dit que ce serait sympa de le faire découvrir à Bastien et d’en profiter pour le relire par la même occasion.

Je suis contente de l’avoir fait même si je dois dire que le roman est très enfantin et que je finissais par écouter d’une oreille.

Cela dit, cela correspondait bien à mes souvenirs : la Rome Antique, des enfants qui mènent une enquête et des aventures et de la mythologie.

Ce que j’ai vraiment aimé c’est de le découvrir avec Bastien en audio car il faisait plein d’hypothèses à voix haute : « Je parie que c’est lui! » « Je suis sûr que … parce que… » Tout ce qui lui passe sans doute par la tête quand il lit, mais comme là, il ne lisait pas avec les yeux, il laissait libre court à ses idées 😉

Je lui laisse la parole pour vous donner son avis d’enfant :

Voici l’avis de Bastien (presque 9 ans) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« Ca parle d’un petit garçon, fils d’un grand sénateur, qui se fait insulter en classe de « Caïus est un âne » écrit par Rufus sur une tablette.

Ce petit geste aura des conséquences dans une affaire criminelle car le lendemain, on trouve les mêmes mots peints sur un temple sacré.

Qui a profané le temple?

Les amis de Rufus vont faire une enquête pour l’innocenter à leurs risques et périls!

J’ai bien aimé cet audiolivre car c’est une enquête policière mais à une autre époque : à l’antiquité. Il y a des aventures et c’est un mélange de sérieux et drôle.

C’était bien lu. J’aimerai bien « re-audiolire »! (On ne lit pas, on écoute!) »

*

Avant cela, ma nièce en avait déjà parlé sur le blog en guest star (en 2009)

 Chez Sylire

 avec Angeselfie

Merci à 

Les enfants de la résistance (tomes 1 à 4) : Benoît Ers et Vincent Dugomier (Billet avec Bastien)

Je ne vais pas rentrer trop dans les détails de cette série pour ne pas gâcher la découverte de chaque tome.

Tome 1 : Premières actions
Tome 2 : Premières répressions
Tome 3 : Les Deux géants
Tome 4 : L’escalade

Dans les Ardennes, François et Eusèbe, deux jeunes adolescents, ne supportent pas de voir les Allemands s’installer chez eux après la signature de l’armistice de juin 1940. Lisa, une jeune Belge, s’installe dans le village. Fils de l’instituteur et fils d’un agriculteur, les deux garçons et la jeune fille commencent à envoyer des messages anonymes aux villageois pour tenter d’impliquer les adultes dans leur désir de révolte contre l’occupation de leur pays.

Au cours de leurs aventures, ils vont monter un réseau de résistance presque malgré eux. Sans se dévoiler ils vont réussir à mettre en place des liens entre les adultes qui veulent faire bouger les choses, faire évader des soldats français, aider des Juifs en fuite, faire passer des messages à d’autres résistants, participer à des sabotages plus ou moins grands…

Mais ils vont aussi être confrontés au drame de la mort de ceux qui luttent contre les Allemands et surtout d’êtres aimés, ils vont voir le visage noir des dénonciations de la part de collabos et connaître la crainte de voir leur rôle dans ces actions commencer à leur échapper et le danger grandir.

Cette série de 4 pour l’instant est très touchante et très bien documentées sur cette période de la 2ème guerre mondiale. Elle est très adaptée aux jeunes lecteurs et aux plus grands. Elle ne cache pas les aspects durs et dramatiques.

Voici l’avis de Bastien (presque 9 ans) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est deux enfants qui vivent la 2ème guerre mondiale et qui refusent l’occupation de la France. Ils vont rencontrer une petite fille qui s’appelle Lisa Baum. Elle dit être Belge mais ce n’est pas sa vraie nation.

Pour refuser l’occupation, ils commencent en distribuant des tracts mais personne ne sait que c’est eux car ils ne signent pas (ils se sont donnés un nom de code : « Lynx ».) Ils font ça pour réveiller les adultes et qu’ils deviennent des résistants et qu’eux aussi soient contre l’occupation.

Petit à petit, ils se donneront des missions de plus en plus importantes et même dangereuses.

On a lu 4 tomes. J’ai bien aimé cette série parce qu’on sent un esprit d’équipe entre les trois compagnons et je trouve qu’ils sont très courageux de faire tout ceci contre les Allemands! »

*

Dans le même esprit, nous avons aimé tous les deux, la série « La guerre des Lulus« .

  chez Stephie

George : Alex Gino

J’ai emprunté ce roman absolument par hasard quand je cherchais un roman ado d’un auteur américain pour le mois américain à la médiathèque. Le résumé m’a intrigué et quand The Autist Reading a vu sur Facebook que j’étais en train de le lire et m’a dit qu’il avait beaucoup aimé, je me suis empressée d’aller lire son billet qui a confirmé que le hasard fait souvent bien les choses!

George est un petit garçon qui est en primaire aux Etats-Unis, il vit avec sa mère et son frère. Sa meilleure amie est Kelly et il adore l’histoire l’araignée Charlotte qui le fait toujours pleurer à la fin… Enfin, « il »… non plutôt « elle »… Car George sait au fond qu’il est en réalité une fille. C’est un certitude et il aimerait tant pouvoir vivre ouvertement dans la peau d’une fille.

Ce roman est donc l’histoire d’un enfant qui sait qu’il est transgenre, qui sent qu’il n’est pas dans le bon corps, pas dans la bonne vie. Il va passer par le théâtre à l’école pour faire passer le message à sa mère, car il /elle est persuadé/e qu’en voyant George jouer le rôle de Charlotte, sa mère ne pourra que comprendre.

Ce roman est loin d’être parfait, j’ai lu des critiques sur le fait que George, en tant que fille, embrasse tous les stéréotypes des filles « girly » (maquillages, attrait pour les vêtements, sensibilité exacerbée…) mais je ne suis pas d’accord avec ces critiques… Il suffit de voir une cour de récréation pour voir que malgré eux, les enfants reproduisent ces stéréotypes et ce roman n’était pas un pamphlet contre le sexisme mais une évocation d’un enfant qui ne se sent pas à sa place dans son corps de garçon et qui rêve de se conformer à ce qu’il connait des petites filles qui l’entourent.

Moi, mon bémol serait plutôt sur l’âge ressenti des personnages. Ils sont censés avoir 9 ans je crois et j’avais parfois l’impression qu’ils en avait 6 et parfois qu’ils en avaient 12 et dans ces tranches d’âges, ça change tout! C’était assez difficile pour moi de vraiment visualiser ces enfants que ce soit George que ses camarades (et pourtant mon fils est pile dans sa tranche d’âge supposée).

Par contre, j’ai trouvé très intéressant le choix de parler de George avec le pronom personnel sujet féminin tout en l’appelant par son prénom masculin. C’était un peu déstabilisant au début mais j’ai trouvé que cela montrait bien la complexité de ce qu’il ressentait. J’ai aussi aimé que son amie Kelly accepte immédiatement la confession de son ami en s’en fait une amie. cela montre aussi que pour beaucoup d’enfants c’est la personne qui compte. Et également, les doutes que la mère peut avoir et la manière dont elle gère les choses. c’est un vrai message pour les parents autant que pour les enfants.

Ce qui est important à savoir c’est que l’auteur est lui/elle-même transgenre et cela lui donne quand même une vraie légitimité à mon avis : il/elle (« ils », Alex Gino ne se définit ni comme homme ni comme femme et utilise le pronom personnel « ils » pour parler de sa personne… ce qui est un peu curieux pour moi) a sans doute été cet enfant qui se découvre et donc, je pense qu’ils sait (savent?) de quoi ils parle(nt).

En tout cas, c’est un sujet méconnu, surtout en jeunesse et il me parait important qu’il soit lu, d’une part pour faire découvrir ce que c’est d’être transgenre et d’autre part pour prôner l’acceptation de toutes les différences.

 chez Titine

Hate list : Jennifer Brown

Un Bookface avec L’Homme en guest star!

Résumé de l’éditeur : « « C’est moi qui ai eu idée de la liste. Je n’ai jamais voulu que quelqu’un meure. Est-ce qu’un jour, on me pardonnera ? »
C’est ce que pense Valérie, effondrée après un drame inexplicable survenu au lycée. Son petit ami Nick a ouvert le feu dans la cafétéria, visant un à un tous les élèves de la liste.
Cette fameuse liste qu’ils avaient écrite pour s’amuser et où figurent ceux qui étaient odieux, lâches, méprisants. Maintenant, ils sont blessés ou morts.
Et Nick s’est suicidé.
Mais Valérie, elle, est toujours là, enfermée, dans une bulle de questions sans réponses.
Jusqu’au matin où elle se lève, et quitte sa chambre pour retourner au lycée. »

Si j’écris le résumé du roman, c’est que j’ai beaucoup beaucoup de mal à faire mon propre résumé de cette histoire et que j’ai plus envie de vous parler de mon ressenti.

Ce roman parle des suites d’un drame collectif mais aussi un drame personnel. Une tuerie a eu lieu en mai dans un lycée américain. Nick, un garçon un peu en marge a tiré sur des élèves de son lycée et sa petite amie Valérie est celle qui a arrêté ce massacre et Nick s’est suicidé…

L’histoire commence vraiment à la rentrée suivante au moment où Valérie va retourner au lycée après avoir été blessée. Elle est suivie par un psy et subit plus que la douleur physique : elle est en déprime car elle ne supporte pas de vivre sans Nick qui malgré ses actes terribles reste le garçon qu’elle aimait et qu’elle connaissait autrement que celui qu’il est devenu en mai.

Elle vit aussi dans la culpabilité car les victimes sont pour la plupart des gens qui étaient sur une liste que Valérie de Nick avait écrite ensemble. En effet, le couple subissait de nombreuses brimades et ils ne se sentaient pas très intégrés et si Valérie prenait  cette liste de gens dont elle aimerait se « débarrasser » comme un exutoire, elle ne se doutait pas que Nick allait la prendre au pied de la lettre…

Elle a du mal aussi à trouver sa place dans sa famille, le couple de ses parents n’étant pas stable avant le massacre, elle sent aussi qu’ils ne lui font pas confiance. D’ailleurs, même si la police l’a disculpée et que le lycée la reprend en admettant même qu’elle sauvé des gens, il n’est pas simple pour elle comme pour les victimes de se retrouver sur le lieu du drame…

Les sentiments sont vraiment riches et contradictoires, les victimes ont d’abord été des bourreaux, des amis deviennent hostiles, un amour s’est transformé en tueur, des enemies cherchent à devenir des amis, les gens changent ou pas, tout change… C’est un roman fort sur des bouleversements qui font faire réfléchir tous les protagonistes sur leurs vies.

C’est assez bouleversant.

 chez Titine

Coup de talon : Sylvie Deshors

Laure et Lucie sont deux soeurs. Elles sont proches et partagent la passion de la natation. Un jour, Laure, l’aînée, se fait agresser dans le métro : 5 garçons s’en prennent à elle pour lui voler son sac mais surtout, ils la mettent par terre et la touchent de façon inappropriée. Ce jour là, elle était en jupe et elle est persuadée que c’est sa tenue qui l’ont fait la cibler, elle.

Lucie, la narratrice, s’en veut parce qu’elle n’a pas assisté à la scène car elle parlait avec une amie et elle se sent coupable, n’ayant pas pu protéger sa soeur. Laure refuse absolument de mettre qui que ce soit au courant, même pas leurs parents. Elle commence à dépérir, se coupe des autres, s’habille pour se camoufler, arrête d’aller à ses cours de natation. Ses résultats scolaires en pâtissent.

Avec ses amis, Lucie essaie par tous les moyens de remontrer le moral de sa soeur pour lui faire reprendre le cours normal de sa vie, mais la déprime s’installe. C’est juste quand elle arrive à en parler avec un groupe d’amies qu’elle commence à prendre conscience qu’être une fille ne veut pas dire être une victime.

Je suis partagée par cette lecture. Le sujet de base est intéressant : le fait que les fille, même jeunes, peuvent subir des violences sexuelles et qu’il faut en parler à quelqu’un. Mais j’ai aussi trouvé que le format était un peu court et que du coup c’était un peu léger, un peu rapide. Mais si le message passe auprès des ados qu’il ne faut pas s’isoler et communiquer, c’est le plus important.

La fille seule dans le vestiaire des garçons : Hubert Ben Kemoun

Hubert Ben Kemun est un auteur que j’aime bien. Il sait parler des adolescents.

Dans ce roman, le personnage principal est Marion, une jeune fille de 3ème. Elle est un peu à part, un peu intello, passionnée de musique, elle écrit aussi des textes. Elle ne se laisse pas faire quand Enzo le caïd lourdingue du collège commence par la draguer puis lui pique son sac et lui vole un baiser et ils finissent par se battre, Marion le laissant sur le carreau après un coup mal placé : une petite guerre est ouverte entre eux et la clique d’Enzo…

Ca n’aurait pas tracassé Marion plus que cela si le soir même, elle s’apercevait qu’elle n’avait plus son cahier sur lequel elle écrit les textes de ses chansons et sur lequel elle se confie sur sa situation familiale compliquée (sa mère qui a été abandonnée par leur père quelques années auparavant se jette à coeur perdu dans les rencontre par internet) et son manque de confiance en elle notamment sur son physique. Persuadée que c’est Enzo qui lui a pris lors de leur dispute, elle le lui réclame le lendemain et c’est un autre Enzo qui se présente à elle : plus sensible, plus tendre. Il lui laisse entendre qu’il s’intéresse à elle et que c’est à cause de ses copains qu’il a agit mal avec elle car il ne voulait pas montrer ses sentiments devant eux. Elle se laisse attendrir et accepte un rendez-vous à deux au parc.

Lors de ce rendez-vous, elle s’est pomponnée et sous le charme du garçon, elle se laisse emporter par le moment, se laisse embrasser et toucher jusqu’à ce qu’Enzo arrête tout et dévoile que ses copains ont tout filmé car c’était un coup monté.

La vidéo se retrouve sur Youtube et devient virale et c’est le début d’une spirale de honte et de mal-être pour Marion qui n’ose pas se confier à ses parents. Elle décide de se venger mais cela va empirer la situation. Heureusement, elle va pouvoir compter sur d’autres garçons qui ne sont pas tous sur le modèle d’Enzo et ses copains.

Ce roman est fort et dur car on voit vraiment bien comment on peut se faire avoir par de beaux parleurs qui manipulent les sentiments de certaines personnes (et ce à n’importe quel âge). On voit aussi les dégâts du cyber harcèlement avec les vidéos Youtube et à quel point cela peut détruire des gens.

Ce roman est aussi à faire lire aux parents car on constate que la mère n’est pas forcément assez attentive à sa fille car elle est perdue dans ses propres soucis mais que la communication est essentielle avec ses ados.

J’ai beaucoup aimé ce roman, réaliste et juste mais également rythmé et avec un zest de thriller quand les copains d’Enzo veulent se venger et un zest d’humour avec Barnabé, le petit frère de Marion, enfant précoce de 8 ans qui vit dans sa petite bulle décalée et un zest d’amour aussi car il y a de l’espoir. Un bon mélange et une bonne découvert.

Un jour j’irai chercher mon prince en skate : Jo Witek

C’est le troisième roman de Jo Witek que je lis et décidément elle sait vraiment parler des ados car ses personnages et les situations qu’elle évoque sonnent juste! (Petite anecdote amusante : en rapatriant les commentaires des deux précédents billets sur des romans de Jo Witek, je me suis rendue compte que par le plus grand des hasards, ils avaient été publiés des 26 août alors cette fois-ci ce n’est pas un hasard si j’ai choisi cette date ;-))

Fred est une ado plutôt garçon manqué qui passe sa vie sur son skate en jean et sweat. Elle a des copains mais comme la plupart des jeunes de son âge, elle rêve sinon du prince charmant, au moins de  pouvoir enfin connaitre son premier baiser. Mais l’adolescence est cet âge ingrat où on ne rentre pas forcement dans le moule… Les garçons la considèrent comme une pote et elle n’arrive pas à devenir « une fille » selon les critères attendus.

Une réunion familiale imprévue lui permet de rencontrer une tante qu’elle ne connaissait pas. C’est aussi sa marraine et elle est rebelle, ne rentre pas non plus dans le moule et elle va lui apporter beaucoup!

Ce roman est assez féministe et encourage à la confiance en soi et je le recommande à toutes les jeunes filles qui sont en pleine évolution et qui ont besoin de se rassurer : elles n’ont pas besoin de se conformer pour être heureuses!

3ème ligne catégorie « déplacement »

La traversée : Jean-Christophe Tixier

Sam est un jeu Africain qui dirige une embarcation fragile en direction de l’Europe. Ce bateau est chargé d’autres migrants, hommes, femmes et enfants et quand la tempête les fait naufrager, faisant de nombreux morts, Sam et d’autres s’accrochent à l’épave avec l’énergie du désespoir. Sam se raccroche aussi à son histoire, son passé, ses motivations et ses rêves.

Chaque chapitre revient sur une personne qui a traversé la vie de Sam, soit dans son enfance soit pendant son périple entre chez lui et cette mer hostile. Et chaque histoire, chaque rencontre est l’occasion de dresser un portrait de ces hommes et ses femmes prêts à tout quitter -leurs foyers, leurs familles, leurs pays, leurs histoires et tout risquer, même leurs vies pour l’espoir d’une vie meilleure.

Ce roman jeunesse est très fort et très juste. Il est factuel et pourtant extrêmement touchant. Il fait prendre conscience de ce que traversent les migrants qui font parfois peur aux occidentaux mais quand on voit ce qu’ils traversent on ne peut plus les juger de la même manière et je pense que ce roman sera très utile pour informer les jeunes lecteurs et pour qu’ils se forgent une vision plus positive et réaliste de ce qui pousse des gens à tout quitter.

A faire lire à des ados (je dirai à partir de 12 ans). Ce roman est au CDI de mon collège et j’espère que de nombreux élèves le liront car nous avons quelques jeunes réfugiés et ce serait un moyen de mieux comprendre leur parcours.

J’ai repéré ce roman chez Saxaoul

catégorie « déplacement » de ma ligne jeunesse

Journal d’un enfant de lune : Joris Chamblain

Résumé de l’éditeur : « Morgane a seize ans. Elle vient d’emménager dans une nouvelle maison, avec ses parents et son petit frère. Tandis qu’elle déballe ses cartons, elle retrouve un journal intime caché derrière un radiateur. C’est celui de Maxime, un jeune homme de dix-sept ans, qui y raconte son étrange maladie qui l’empêche de vivre à la lumière du jour. C’est un enfant de la lune… Elle va le lire et vibrer à ses mots et n’aura alors plus qu’une seule idée en tête: retrouver la trace de Maxime pour lui rendre son journal oublié. Ses pas la conduiront bien plus loin qu’elle n’aurait pu l’imaginer… »

Cette bande dessinée est l’occasion de parler d’une maladie génétique rare (Xéroderma pigmentosum), sous couvert d’une rencontre virtuelle entre une jeune fille et le jeune homme d’un journal intime. Elle s’attache aux mots et à la vie de ce jeune homme, elle cherche à la comprendre et veut le retrouver pour lui rendre son journal mais aussi pour le connaître car au fond Morgane est en train de tomber amoureuse de ce garçon.

Mais au-delà de l’aspect « romantique » de cette histoire il y aussi une prise de conscience de ce que d’autres enfants vivent puisqu’en cherchant Maxime, elle va trouver une association qui s’occupe des « enfants de la lune » et s’ouvrir l’esprit.

J’ai apprécié que cette BD, si elle suit les codes des histoires d’ados, avec la famille, la meilleure amie et l’amour naissant, ne se contente pas de cela et apporte un éclairage vraiment intéressant sur une maladie méconnue et plus encore sur la différence au sens large. J’ai aussi apprécié que la fin ne tombe pas sur un « happy end » traditionnel 😉

Une bonne découverte qui plaira sans doute aux collègiens.

 par Mrs B

Dad (T 4- Star à domicile) : Nob

C’est la première BD de cette série que je lisais parce que j’avais repéré chez Jérôme que ça avait l’air sympa!

Dad, c’est un père de famille qui vit seul avec ses 4 filles de 4 mères différentes : l’aînée, une ado un peu réservée et intello qui passe sa vie plongée dans un livre, la deuxième, une jeune ado un peu girly et sûre d’elle, puis une petite fille un peu garçon manqué et au caractère bien trempé et enfin un bébé. Il est père au foyer, comédien au chômage.

Cet album, le 4ème de la série, raconte des scènes de la vie quotidienne de cette famille, avec Dad qui passe plus de temps à s’occuper de sa maison et de ses filles que de sa carrière d’acteur. A part une publicité pour de la nourriture pour chat, il a peu de perspectives et se lance même dans une chaîne humoristique sur internet quand il voit le succès de jeunes humoristes (au plus grand désespoir de ses filles!)

J’ai trouvé certaines de ces histoires vraiment drôles. Les relations entre ce père et ses filles de tous les âges et les relations entre les filles aux personnalités si différentes permettent de créer des situations comiques du quotidien dans lesquelles on peut facilement se reconnaître ou reconnaître des gens de son entourage!

Bastien (8 ans et demi) a lui aussi trouvé ça drôle et L’Homme aussi : c’est donc une BD que je recommande de lire en famille (et si vous avez 3 enfants ou plus, je pense qu’elle vous parlera encore plus 😉