L’étrange boutique de Miss Potimary T1 La boîte à secrets : Ingrid Chabbert et Séverine Lefebvre (Billet avec Bastien)

Après avoir fêté son anniversaire en famille et avec son rat Dare Dare, Betty tombe sur l’étrange boutique de Miss Potimary. C’est une sorte de brocante pleine d’objets mystérieux. Betty achète une boîte japonaise qui est une sorte de casse-tête. Miss Potimary la prévient que « quiconque parvient à déjouer les secrets de cette boîte est emporté très loin. »

Quand enfin Betty réussit à l’ouvrir, elle et Dare Dare sont envoyés dans le passé. La fillette voit des fantômes avec qui elle sera en contact.

Je ne peux pas dire que je suis emballée par cet album. J’ai trouvé que le début, l’installation de l’histoire, est un peu lent et la résolution de l’aventure va beaucoup trop vite.

Quant aux dessins, ils sont assez enfantins, aux couleurs chaudes avec un univers un peu intemporel (seuls quelques détails situent l’histoire à notre époque mais les vêtements sont un mélange de différentes époques.) C’est joli mais je ne suis pas vraiment fan.

Voici l’avis de Bastien (9 ans et demi) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est l’histoire d’une petite fille qui a un hamster (maman, elle, pense que c’est un rat) qui s’appelle Dare Dare. A son anniversaire, elle va s’acheter une boîte à secrets japonaise qui va l’emporter très loin.

J’ai bien aimé l’histoire mais pas vraiment l’aventure et la fin car c’est court. Il y a une grande présentation des personnages, une longue présentation de la boîte mais l’aventure est trop courte.

Je n’ai pas trop aimé les dessins mais les fantômes sont très jolis avec leur couleur bleutée. »

catégorie Objet

Tu vois, on pense à toi : Cathy Ytak (Billet avec Bastien)

Clément, Nolan et Alwena sont trois copains de classe mais quand ils partent en classe de mer sur l’île Scorbier (près de l’île d’Aix), Alwena ne peut pas les accompagner car elle est  hospitalisée après un grave accident.

Le trio ne va pas être vraiment séparé cependant car les enfants de la classe ont le droit d’envoyer des emails le soir et Clément et Nolan profitent de ce moment pour écrire à leur amie et lui raconter leurs aventures.

C’est donc un roman épistolaire sous forme d’emails qui nous raconte la vie sur cette île… un séjour très animé, romanesque même – car ils ne disent peut-être pas toute la vérité à Alwena -pour son bien.

De son côté, Alwena a confié quelque chose à ses amis qu’ils doivent jeter à la mer sans leur dire pourquoi.

C’est une jolie histoire d’amitié et d’enfance avec un peu d’aventures -plus ou moins réelles et un questionnement sur les mensonges qui sont parfois faits pour aider l’autre à traverser des moments difficiles.

Voici l’avis de Bastien (9 ans et demi) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est l’histoire de deux enfants (Clément et Nolan) qui partent en classe avec l’école sur une île mais leur amie Alwena qui est à l’hôpital n’a pas pu venir avec eux et chaque jour ils lui envoient des emails pour lui raconter ce qu’ils font.

Plusieurs fois, ils lui racontent qu’ils sortent chaque nuit du dortoir pour vivre des petites aventures.

Alweena leur a confié une mission a effectuer pour elle sur l’île.

A la fin, il se passe un événement important mais je n’en dis pas plus pour laisser du suspense.

J’ai bien aimé le fait que l’histoire était racontée avec des emails et j’ai bien aimé « l’événement » de la fin et la « mission » que leur confie Alwena. C’est une histoire pleine d’amitié et d’aventures. C’est l’un des rares titres des Incorruptibles que j’ai apprécié (avec « Le village aux mille roses« .)

 sélection CE2-CM1

Baby-Sittor : Isabelle Renaud

Nine est une petite fille qui n’a pas beaucoup de liberté car ses parents, et surtout sa mère, sont toujours très inquiets de tous les dangers qui pourraient arriver.

Elle se sent enfermée dans sa propre vie, elle n’a jamais le droit de rien faire. Sortir avec les autres enfants de son âge est interdit et du coup, elle est très isolée. Alors la classe verte de l’école… n’en parlons pas!

Quand sa mère doit reprendre le travail, ses parents recherchent en urgence une baby-sitter et ils embauchent presque malgré eux un baby-sitter… oui, UN… et non seulement c’est un jeune homme, ce qui est déjà inhabituel mais en plus, Anil a une moto!!

Et ce baby-sitter va bousculer toute la famille et surtout libérer tout le monde.

Voici un roman rafraîchissant qui montre qu’en voulant le bien des autres on peut les étouffer et que la confiance et un peu de liberté fait du bien à tout le monde.

sélection CM2-6e

Capitaine Rosalie : Timothée de Fombelle et Isabelle Arsenault

Très joli roman illustré (ou album avec beaucoup de texte) qui raconte la première guerre mondiale mais du point de vue d’une petite fille qui vit dans l’absence de son père.

Rosalie est une petite fille de 5 ans qui dit être « Capitaine Rosalie » en mission secrète au fond de la classe qui l’accueille pendant que sa maman travaille.

Elle vit donc avec sa mère qui lui lit les lettres de son père qui est au front. Mais ces lettres ne semblent pas vraiment intéresser Rosalie qui, à 5 ans, n’a pas beaucoup de souvenirs de cet homme.

Quand un jour, une lettre apportée à sa mère plonge cette dernière dans une tristesse inexpliquée et Rosalie va tout faire pour découvrir ce qui se cache dans l’enveloppe bleue.

Elle découvre en même temps qu’elle sait lire -sa mission secrète est accomplie- et surtout que sa mère, en lui lisant les lettres de son père, la préservait de l’horreur de la guerre que racontait réellement ce dernier.

C’est une histoire très touchante du point de vue de tous les protagonistes et qui montre bien à quel point cette guerre a fait des dégâts au-delà des soldats, auprès des familles.

Très joli et très triste (j’ai eu les yeux qui piquent ) la fin, et les illustrations sont vraiment très belles (j’adore Isabelle Arsenault!).

 chez Blandine

Le village aux mille roses : Philippe Nessmann (Billet avec Bastien)

Ce petit roman / nouvelle ou plus ou moins album (difficile à classer : il est court et illustré mais de façon très stylisée) est un conte qui montre comment l’intolérance peut s’installer et comment la diversité apporte plus de bonheur que la pensée unique.

En utilisant l’image de roses noires qu’un chef de village dictatorial impose à tous parce que, lui, les trouve belles et estime donc que ce sont les seules à avoir de la valeur, on voit comment s’installe un régime de terreur qui efface toute légèreté et cohésion dans le village.

On ne peut pas s’empêcher de penser au régime des Talibans qui rejetait toute forme d’expression de joie.

Ce texte profond sera certainement un déclencheur de discussions avec les jeunes sur la liberté.

Voici l’avis de Bastien (presque 9 ans et demi) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est l’histoire d’un village connu pour ses grands champs de roses. Il y en a de toutes les couleurs mais un jardinier va en inventer une toute nouvelle : une rose noire. Mais le chef du village aimera tellement cette rose noire qu’il décidera de détruire toutes les autres roses. Je n’en dis pas plus pour garder le suspense.

J’ai adoré ce livre et pour l’instant c’est mon livre préféré des Incorruptibles car j’ai bien aimé le côté « phisolophique » (ou « philosophique »?)… c’est à dire le fait qu’il ne faut pas aimer une seule chose… je ne sais pas très bien comment expliquer ça, c’est trop difficile à expliquer en mots… Par exemple, j’ai aimé que le jardinier n’élimine pas les roses noires du rosier multicolore.

Et j’ai bien aimé les illustrations avec des formes géométriques et toutes les couleurs. »

catégorie « lieu » de ma ligne jeunesse

 sélection CE2-CM1

L’incroyable histoire de l’orchestre recyclé : Michel Piquemal et Lionel Le Néouanic (Billet avec Bastien)

Résumé de l’éditeur : « A Cateura, un bidonville du Paraguay, 25 000 personnes vivent dans la misère à côté de la plus grande décharge de la capitale. En 2006, Favio Chavez, assistant social et guitariste, vient y monter un projet autour du recyclage. Il a alors une idée originale : le changement par la musique, pour redonner le sens de la beauté à ceux qui vivent au milieu des déchets. Les enfants apprennent à fabriquer des guitares avec des boites de conserves, un saxo avec une gouttière et des pièces de monnaie, des contrebasses avec des morceaux de bois et de bidons d’huile… Les parents retrouvent leur dignité, et les enfants musiciens, grâce à l’Orchestre de Cateura qui sillone le monde, rêvent de demain…
L’album raconte très poétiquement et simplement cette histoire vraie étonnante. »

Cet album transmet un double message très beau et important : la musique est un vecteur de cohésion, de liberté et de joie et un message écologique sur le recyclage. Il permet aussi de montrer aux jeunes lecteurs des enfants qui vivent des conditions totalement différentes des leurs avec une pauvreté terrible et  un grand dénuement.

Les illustrations sont très intéressantes avec des collages, des objets avec des effets de volumes  et de textures qui rendent l’album très vivant et cohérent avec le sujet.

Mon bémol réside dans la tranche d’âge dans laquelle il a été sélectionné pour les Incorruptibles car je pense qu’il correspond plus à des enfants plus jeunes (CP-CE1).

Cet album raconte une histoire vraie :

Voici l’avis de Bastien (presque 9 ans et demi) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est l’histoire d’enfants dans un bidonville qui commencent à s’intéresser à la musique et qui vont créer tout un orchestre recyclé avec des déchets du bidonville.

Je n’ai pas particulièrement aimé l’histoire car le thème ne me plaisait pas vraiment. Dans le thème, je trouvais que ce n’était vraiment pas mon genre. Et aussi j’ai trouvé ça beaucoup trop court pour moi qui aime les gros romans.

J’ai pas vraiment aimé les illustrations non plus. En fait, je n’ai pas trop aimé le livre. »

avec Blandine, allons voir son avis!

sélection CE2-CM1

catégorie « lecture »

Jouer aux fantômes : Didier Lévy et Sonja Bougaeva

Résumé de l’éditeur : « Plongée au cœur du quotidien d’un petit garçon plein de ressort et d’imagination, qui vit seul avec sa mère et dort la nuit dans des appartements vides. Il ne faut pas faire de bruit, juste « jouer aux fantômes ». Et le matin, filer à l’anglaise, avant l’ouverture de l’école. Puis la journée se passe normalement, sauf que le soir, le garçonnet attend sa mère à la bibliothèque, le temps de trouver un nouveau havre pour la nuit…
Au fil d’une histoire pudique, on découvrira que cette maman courageuse, qui vit de ménages, termine sa tournée par une agence immobilière où trône un tableau avec des clés d’appartements vides… »

Cet album raconte l’histoire d’un petit garçon et sa maman qui vivent des vies de « fantômes ». Le jour, ils ont des vies normales, lui va à l’école et elle va au travail mais le soir, ils changent de logements, dorment dans des appartements vides, en cachette et doivent être toujours très discrets…

Cette vie, c’est celle d’une mère qui fait tout pour que son fils ne pâtisse pas du fait qu’ils sont sans domicile fixe et que tout en travaillant (difficile d’expliquer le concept de travailleur précaire et de travailleur sans logement à son enfant) elle n’a pas les moyens de les loger. Elle essaie de transformer cette mauvaise passe en une aventure mais l’enfant n’est pas vraiment dupe.

Personnellement, j’ai trouvé cette histoire terriblement triste et noire. Les illustrations assez froides servent bien cette situation terrible. Je sais que la littérature jeunesse doit parler de faits de société mais je n’ai pas trouvé que le support de l’album soit vraiment le vecteur le mieux choisi. Je pense qu’un roman aurait permis d’approfondir un peu plus le sujet.

Voici l’avis de Bastien (presque 9 ans et demi) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est des gens qui sont très pauvres, ils doivent changer de maison chaque soir parce qu’ils n’ont pas de maison fixe.

La mère qui fait le ménage dans une agence immobilière emprunte des clés de maisons vides et ils disent qu’ils jouent aux fantômes car il ne faut pas faire de bruit ou allumer le lumière.

Je n’ai pas particulièrement aimé car le sujet ne m’intéresse pas trop. Je me mets mal à la place des personnages.

J’aime bien les illustrations.

J’aime bien qu’il y ait de 1 € qui soit reversé à la Fondation Abbé Pierre parce que ça parle du même sujet et c’est plutôt généreux de la part Sarbacane! »

 sélection CE2-CM1

Ni lire, ni écrire ! : Yves-Marie Clément et Emilie Vanvolsem (Billet avec Bastien)

Zoé est en CP et elle a beaucoup de mal avec la lecture mais elle a le déclic à la fin de l’année scolaire quand, avec une amie, elle prend plaisir à lire un album à la bibliothèque.

Elle est très enthousiaste et son père lui propose de choisir un cadeau. Elle veut un livre mais son père est un peu récalcitrant à aller à la librairie avec elle.

En effet, il ne sait pas lire et c’est ce jour-là qu’il l’avoue à Zoé. A partir de là, le père va faire en sorte d’apprendre à lire et sa fille va l’accompagner.

L’idée est belle et instructive, le message pouvait être double : on peut apprendre à lire sur le tard si on ose demander de l’aide et aussi, si on n’apprend pas à lire à l’école, on peut en souffrir énormément à l’âge adulte. La construction qui alterne le point de vue du père et de Zoé est aussi intéressante mais j’ai vraiment trouvé ce roman beaucoup trop court et le sujet aurait mérité d’être plus fourni.

Mais c’est sans doute un point de vue d’adulte car quand j’ai demandé à Bastien s’il ne l’avait pas trop facile à lire et trop court, il m’a répondu que c’était court mais que c’était quand même un sujet sérieux.

Je le conseille pour des petits lecteurs de CE2-CM1.

Voici l’avis de Bastien (presque 9 ans et demi) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est l’histoire d’une petite fille dont le père sait tout faire -du moins le croit-elle.

Elle vient juste d’apprendre à lire quand elle découvre que son père, lui, ne sait pas lire.

Au début, il ne veut rien faire puis, il ira à des cours de rééducation faits par la mère d’une copine de la fille et quelques leçons après, il arrive à lire.

Ca doit être horrible de ne pas savoir lire car moi, personnellement, j’adore lire!

Mais je n’ai pas particulièrement aimé ce livre car le sujet de m’intéresse pas trop. »

sélection CE2-CM1

catégorie « lecture » pour ma ligne jeunesse

La Guerre des Lulus – 1916 La Perspective Luigi (Tome 1) : Régis Hautière et Damien Cuvillier

Avec Bastien nous avons lu les 5 premiers tomes de la série « La guerre des Lulus », et il y a un ellipse dans la série : on sait qu’il s’est passé quelque chose en 1916 quand les Lulus se sont trompés de train et se sont retrouvés en Allemagne au lieu de la Suisse où ils pensaient se réfugier. Rien n’était dit dans la première série mais « La perspective Luigi » commence  1936 quand un homme vient interviewer Luigi, maintenant adulte, car il veut rassembler des témoignages de Français ayant été déportés en Allemagne durant la 1ère guerre mondiale.

C’est donc un retour en arrière sur cette période. Luigi raconte leur arrivée à Berlin, où ils ne savent pas tout de suite qu’ils sont en Allemagne! Très vite, ils doivent fuir la police locale et se trouvent liés à une bande de jeunes vagabonds, voleurs, mendiants, pickpockets…

Ils ne disent pas qu’ils sont français, se faisant passer pour des Suisses et finissent par gagner la confiance de la bande et ils dépassent même la barrière de la langue grâce aux rudiments d’allemand appris auprès de Hans (T2). Ils vont partager leurs vies très difficiles. En effet, Berlin subit la famine et ils ont sans cesse peur d’être attrapés par la police ou par la bande ennemie « Les artilleurs » avec qui ils doivent partager leur territoire de rapine.

Ce premier tome se termine pourtant sur une situation encore plus dramatique pour les jeunes français qui vont s’apprêter à connaître leur épreuve la plus terrible depuis le début de la guerre.

 avec Blandine : Allons voir son avis.

catégorie « métier » de ma ligne BD

 chez Blandine

Calpurnia -Tome 1 : Daphné Collignon (Billet avec Bastien)

Texas, 1899, Calpurnia Tate est une petite fille dans une grande famille aisée. Elle observe ses frères et la nature qui l’entoure. Elle est curieuse du monde animal et auprès de son grand-père, elle se découvre naturaliste. Mais la petite fille un peu sauvageonne a aussi du mal à intégrer ce que la bonne société à laquelle elle appartient attend d’elle. Elle s’intéresse surtout à la science.

C’est un personnage intéressant et attachant et j’espère pouvoir lire le deuxième tome.

J’ai beaucoup aimé les dessins et les couleurs pleins de douceur.

Voici l’avis de Bastien (9 ans et quelques) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« Ca parle de la seule fille d’une grande famille de garçons qui a un grand-père plutôt réservé et mystérieux. Elle s’intéresse à la biologie et à tout ce qui se passe autour d’elle.

Elle va découvrir un petit quelque chose au sujet de sauterelles dans son jardin qui lui donne envie de devenir naturaliste comme son grand-père qui l’aidera dans ses recherches.

J’ai beaucoup aimé ce livre où il y  a des insectes et la nature. Je n’ai rien de spécial à dire sur les dessins. »

  chez Stephie