La fille d’avril : Annelise Heurtier

Résumé de l’éditeur : « À travers le parcours d’une adolescente déterminée, une plongée fascinante dans les années 60. Comme pour la plupart des jeunes filles dans les années 1960, l’avenir de Catherine est tout tracé : se marier, avoir des enfants, puis s’en occuper le plus clair de son temps. Un jour, elle est contrainte de rentrer du collège en courant. C’est une révélation : quel sentiment de force, de liberté ! Mais courir, surtout pour une femme, est une chose alors impensable. Pourtant Catherine s’interroge, rêve d’une vie différente, s’entête… Jusqu’où sa détermination la mènera-t-elle ?« 

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Catherine est une jeune fille d’une famille simple au fin fond de la campagne dans les années 1960. Sa vie est un peu différente qu’elle aurait dû l’être car grâce à une bourse au mérite offerte par le patron de son père, elle peut suivre des études dans un collège privé et c’est la seule de sa famille nombreuse qui fera sans doute des études.

Et pourtant, malgré ses fréquentations d’un niveau social un peu au-dessus de celui de sa famille, Catherine respecte les règles de la maison, fait ses corvées, aide à la maison, se montre sérieuse et n’imagine pas d’avenir autre que se marier et avoir des enfants.

Et pourtant, un jour, elle se rend compte par hasard que courir l’emplit d’un sentiment de liberté qu’elle n’a jamais ressenti avant et que cette sensation lui manque. Mais à l’époque, la course à pied est très mal vue pour les femmes et Catherine va devoir lutter pour obtenir ce qu’elle veut.

Un roman dans lequel une jeune femme apprend à s’affirmer en tant que femme dans une société patriarcale, très plaisant qui a mon avis plaira aux jeunes filles d’aujourd’hui.

Catégorie « être humain » de ma ligne jeunesse

Oh, boy! : Marie-Aude Murail

Résumé de l’éditeur : « Ils sont frère et soeurs. Depuis quelques heures, ils sont orphelins. Ils ont juré qu’on ne les séparerait pas. Il y a Siméon Morlevent, 14 ans. Maigrichon. Yeux marron. Signe particulier : surdoué, prépare actuellement son bac. Morgane Morlevent, 8 ans. Yeux marron. Oreilles très décollées. Première de sa classe, très proche de son frère. Signe particulier : les adultes oublient tout le temps qu’elle existe. Venise Morlevent, 5 ans. Yeux bleus, cheveux blonds, ravissante. La petite fille que tout le monde rêve d’avoir. Signe particulier : fait vivre des histoires d’amour torrides à ses Barbie. Ils n’ont aucune envie de confier leur sort à la première assistante sociale venue. Leur objectif est de quitter le foyer où on les a placés et de se trouver une famille. À cette heure, deux personnes pourraient vouloir les adopter. Pour de bonnes raisons. Mais aussi pour de mauvaises. L’une n’est pas très sympathique, l’autre est irresponsable, et… Ah, oui ! ces deux personnes se détestent. »

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Je n’ai pas grand chose à ajouter au résumé. Cette histoire est une histoire de famille atypique : 3 enfants un peu différents et orphelins qui doivent se recréer une famille auprès d’une demi-sœur et un demi-frère qui ne se supportent pas et qui vont au départ tout faire pour ne pas avoir à s’en occuper puis se battre pour en avoir la garde…

Les problèmes que rencontre cette fratrie m’a immanquablement fait penser aux histoires et aux personnages de la série « Sauveur et fils » de Marie-Aude Murail et si vous aimez cette série (comme moi) et que vous n’avez pas encore lu « Oh, boy! » je vous la recommande!

Pico Bogue Inséparables (Tome 12) : Dominique Roques et Alexis Dormal

Résumé de l’éditeur : « Pico, Charlie, Ana Ana, Norma, et tous les autres. La bande de copains, dont certains sont frère et soeur, continue d’explorer l’immensité des possibles de la vie, du langage et du fait d’être ensemble. Le jardin dont Pico doit s’occuper occasionne découvertes et interrogations : faut-il le laisser sauvage ou pas ? Surtout, Charlie se dit un beau jour qu’il aimerait – qu’il devrait ! – avoir le sens de la répartie de son meilleur ami à tignasse. Mais comme le jardin, il faut cultiver son langage et la mise en pratique n’ira pas sans mal, ni fou rire… »

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Cette BD était à Bastien mais comme j’aime beaucoup Pico Bogue (j’ai déjà lu « La Vie et moi, Situations critiques, Question d’équilibre » et « Pico Love« ) je l’ai lu aussi et j’ai gardé ce billet exprès pour le mois Belge de Anne!

Bon, ce n’est pas évident de parler de ce genre de BD car chaque page est une planche et ce sont plus des tranches de vies que des histoires. Ici encore, on retrouve Pico, petit garçon fantasque et intelligent, râleur et contestataire, mauvais élève devant l’éternel, philosophe en culottes courtes et sa soeur Ana Ana qui prend le même chemin de grand caractère et leurs parents, bien patients! Il y a aussi les copains des enfants et en particulier Charlie, le copain plus sérieux, qui rêve de pouvoir être comme Pico et avoir de la répartie!

Je vous conseille évidemment de découvrir Pico Bogue si vous ne connaissez pas encore, n’importe quel album je suis sure vous amusera!

chez Stephie

catégorie animal (petits oiseaux) de ma ligne BD
Pour le mois Belge chez Anne

L’art pas bête pour les 7 à 107 ans : Pauline Pons et Pascal Lemaître (Billet avec Bastien)

Résumé de l’éditeur : « L’art, à quoi ça sert ? Ça sert à plein de choses ! Ça embellit la vie, c’est une forme de langage… Beau, pas beau ! l’art est humain tout simplement ! Voilà le postulat de cet ouvrage conçu à partir de vraies questions d’enfants issues de discussions en classe et d’ateliers au musée d’Orsay.

Qui a inventé l’art ? À quoi ça sert ? Pourquoi Picasso est-il connu dans le monde entier ? Qui a inventé les musées ? Combien ça coûte un tableau ? Est-ce que la photo, c’est de l’art ? Copier, en art, c’est mal ? Qui a inventé l’impressionnisme ? Pourquoi il y a des chaises exposées au musée ? C’est le peintre qui fabrique son cadre ? C’est fragile une oeuvre d’art ? Qui a inventé les musées ?…

Par le biais de ces nombreuses questions, une spécialiste invite les enfants à réfléchir sur l’art, des origines à nos jours et ce dans de nombreux domaines : peinture, sculpture, photographie, architecture, design, etc. Des techniques aux chef-d’oeuvre en passant par les artistes, les lieux de création, d’exposition, les musées.. Cet ouvrage fourmille d’informations et d’anecdotes pour découvrir et comprendre l’histoire de l’art… Un livre ouvert qui incite à regarder l’art sous toutes ses formes sans apriori. Une belle promenade esthétique ! »

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J’avais repéré cet ouvrage dans les nouveautés de la médiathèque car ce titre me semblait parfait pour #lemoislitterart car c’est un livre sur l’art, une histoire de l’art à hauteur d’enfant sous forme d’anecdotes et de faits simples mais aussi des informations sur les musées, les courants artistiques mais aussi quelques questionnements légitimes sur l’art qui sont très clairement expliqués.

J’ai beaucoup aimé lire ce livre avec Bastien et ça m’a vraiment donné une envie : retourner au musée avec lui pour voir et revoir des oeuvres qui étaient évoquées dans ce livre.

VOICI L’AVIS DE BASTIEN (11 ANS ET DEMI) TAPÉ TOUT SEUL SANS QUE JE NE CHANGE UN MOT (ET SANS QU’IL AIT EU CONNAISSANCE DE MON AVIS) :

J’ai adoré ce livre car il explique l’art de façon intéressante, mieux pour les enfants. Dans plusieurs chapitres, on aborde par exemple l’impressionnisme, le street art et plein d’autres choses. Je conseille fortement ce livre pour réconcilier certaines personnes avec l’art, pas seulement les enfants !

Catégorie animal pour ma ligne jeunesse

Blue Pearl : Paula Jacques

Résumé de l’éditeur : « «Je m’appelle Eliza Burlington. Je suis née esclave de Sir Thomas Burlington dont la plantation se trouvait à six miles environ de Suffolk, dans l’État de Virginie. Je lui ai appartenu pendant une douzaine d’années au même titre qu’un chien, une mule ou un meuble de maison.»
Le jour où la poupée de son enfance ressurgit dans sa vie, c’est tout le passé de Lizzie qui remonte à la surface, d’un seul coup. La Grande Maison des propriétaires où sa mère cuisinait, Laura May, sa cruelle petite maîtresse, le charme de Luther, le jeune rebelle, et puis ce nouveau régisseur, casseur de nègres. On disait qu’à cinq cents kilomètres de là, l’esclavage était aboli… »

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Ce roman jeunesse se situe à l’époque de l’esclavage, peu de temps avant la guerre de Sécession et nous découvrons principalement la vie dans une plantation du point de vue des esclaves sous le regard de Eliza la fille de l’esclave cuisinière de la famille.

Toute la première partie montre bien toute la vie des esclaves, la vie quotidienne dans les cases, les relations entre les esclaves, la différence entre ceux qui travaillent aux champs et ceux qui travaillent dans la maison, les relations assez terribles entre les Blancs et les Noirs : le maître fait des enfants à ses esclaves, la maîtresse qui fait payer ça aux serviteurs, la petite fille de la maison qui reproduit le schéma avec celle qui avait d’abord été sa compagne de jeu… Et surtout les mauvais traitements physiques subis par les esclaves. Puis il y a le viol d’une jeune esclave par le régisseur blanc (scène sous entendue, certes mais assez explicite tout de même)… qui va tout faire basculer.

On découvre aussi les bouleversements qu’entrainent la guerre de Sécession dans les états du Sud : la peur de perdre le droits d’avoir des esclaves pour les propriétaires blancs mais aussi une graine d’espoir de connaître enfin la liberté pour les esclaves…

Quand la mère d’Eliza prend conscience qu’elles doivent fuir la plantation pour suaver leurs vies, c’est une course poursuite à travers les Etats-Unis pour aller à la recherche de la liberté. Cette partie à mon avis est un peu trop édulcorée (alors que la première était assez violente) et pourrait laisser croire au lecteur que c’était facile de s’échapper alors que si connait un peu le sujet on sait que c’était non seulement difficile, voir quasi impossible et que si on était pris c’était un sort terrible qui attendait les victimes. J’avais trouvé que « Marche à l’étoile » montre vraiment mieux la difficulté de la fuite et ce sera mon bémol sur ce roman jeunesse.

J’ai aimé par contre que ce soit le point de vue d’une petite fille et j’ai aussi aimé le fait que la mère fabrique des poupées noires en tissu et que ce soit le point de départ de l’histoire. Cela m’a rappelé le fait que dans « Un mariage américain« , le personnage féminin fabriquait aussi des poupées noires de tissu ce qui n’est pas sans rappeler l’importance de la couture dans la culture afro-américaine.

Pour le rendez-vous : « Autour de l’esclavage »

catégorie couleur de ma ligne jeunesse

Jesse Owens, le coureur qui défia les nazis : Elise Fontenaille

Résumé de l’éditeur : « En août 1936, l’homme le plus célèbre du monde – le plus rapide, aussi – s’appelle Jesse Owens. Il a 22 ans, il est noir, américain, petit-fils d’esclave et il vient de remporter quatre médailles d’or aux JO de Berlin. Quatre médailles d’or arrachées à l’Allemagne nazie et brandies au nez des États-Unis alors en pleine ségrégation raciale. Mais cette histoire est aussi le récit d’une rencontre, celle de Jesse Owens et du sprinter allemand, Luz Long. Loin de se haïr, ils devinrent amis, envers et contre tous.« 

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Ce roman presque documentaire est vraiment passionnant. Il raconte la vie de Jesse Owens, d’abord enfant noir dans le Sud des Etats-Unis ségrégationniste et qui se révèle un excellent coureur qui est pris sous l’aile d’un coach quand il va vivre dans le Nord des Etats-Unis.

Et puis, il y a l’opportunité d’aller représenter son pays aux Jeux Olympiques à Berlin. Une occasion de faire un magistral doigt d’honneur au racisme américain et au racisme nazi.

Jesse Owens est un champion magnifique et son aventure allemande va lui apporter plus que juste la légende sportive. Il va découvrir un monde où le fait d’être noir n’est pas une barrière à une vie normal et même à une amitié avec un autre athlète blanc.

Mais le retour est vraiment rude car le racisme généralisé ne s’est arrêté avec la célébrité et Jesse ne recevra jamais la reconnaissance espérée.

Ce livre est une leçon de vie qui en mettant en avant un sportif exceptionnel permet aussi d’évoquer des périodes historiques importantes.

A lire dès 11 ans.


Marche à l’étoile : Hélène Montardre

Résumé de l’éditeur : « Billy a quinze ans et il est esclave dans le Sud des États-Unis. Un soir d’automne, il s’échappe. Poursuivi, traqué, il entame une course folle au cœur d’un pays gigantesque.
Jasper est un brillant étudiant américain, plutôt sûr de lui. Mais le jour où il trouve un vieux carnet qui raconte l’étrange histoire d’un esclave en fuite, son monde bascule. Qui est l’auteur de ce texte ? Et lui, Jasper, qui est-il vraiment ? Pour le découvrir, il doit à son tour prendre la route.
Entre le passé et le présent, entre l’Amérique et l’Europe, deux voyages s’engagent.« 

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Ce roman jeunesse est une très bonne approche de l’esclavage et de tout le réseau d’aide aux esclaves qui se sont échappés avec l’underground railroad. C’est vraiment une aventure à la fois historique et humaine, pleine de rebondissement et d’émotion.

La partie qui concerne directement Billy le jeune esclave en fuite se poursuit indirectement de nos jours quand Jasper un jeune Afro-Américain découvre un récit dans des archives familiales qui va lui faire remonter l’histoire de la famille jusqu’aux origines de l’esclavage.

Je conseille ce roman aux lecteurs à partir de 13 ans pour une bonne découverte d’un aspect historique passionnant tout en étant un vrai récit romanesque.

catégorie objet de ma ligne jeunesse

Les grandes vies – Maya Angelou : Danielle Jawando (illustrations : Noa Snir)

Résumé de l’éditeur : « Suivez le récit de son incroyable parcours depuis l’épicerie de sa grand-mère jusqu’à sa rencontre avec Barack Obama.
Maya Angelou a grandi aux États-Unis à l’époque de la ségrégation. À l’âge de 16 ans, elle devient la première femme noire contrôleuse de tramway. Plus tard, elle abandonne une carrière prometteuse de chanteuse/danseuse, pour écrire des poèmes, des nouvelles, des romans, des pièces de théâtre et des autobiographies. Elle est l’auteure du célèbre «Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage», véritable hymne à la liberté. Elle s’est battue auprès de Vuzumi Make, Malcolm X et Martin Luther King Jr. contre la ségrégation raciale dans le monde entier. Ayant pris conscience du pouvoir des mots, elle met ses talents d’écrivain et d’oratrice pour lutter pour l’égalité des droits civiques entre les Noirs et les Blancs. »

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J’aime beaucoup Maya Angelou, j’aime ses poèmes (et je ne décolère pas qu’ils ne soient toujours pas traduits en français!), j’aime sa voix (que je reconnais à chaque fois que je l’entends) et sa façon de dire ses poèmes, j’aime ses propos et ses engagements humanistes, féministes et politiques. Je trouve que c’est une femme formidable qui dégage une énergie positive incroyable.

Ce petit livre est une biographie adressée à la jeunesse qui est tout à fait abordable car elle présente la petite fille puis la femme presque comme un personnage de fiction, tout en intégrant bien Maya Angelou dans son époque. Des illustrations colorées apportent un plus très graphique.

Une très jolie découverte parfaite à lire avec un enfant ou seul!

Pour aller plus loin : Vous pourrez trouver tous mes billets sur elle ici! (Il ya plusieurs vidéos où vous l’entendrez dire ses poèmes) et un article sur France Inter!

avec Petite Noisette : allons voir son avis!

Pour le rendez-vous : « Une biographie / une personnalité Afro-Américaine »

catégorie adjectif de ma ligne jeunesse

Mohamed Ali champion du monde : Jonah Winter et François Roca

J’avais repéré cet album chez Blandine quand elle en avait parlé lore d’une précédente édition de l’African American History Month challenge et j’étais contente de le trouver à la médiathèque.

Résumé de l’éditeur : « Un jour, un nouveau venu, fringant et bondissant, fit irruption dans le royaume de la boxe. Il s’appelait Cassius Clay et claironna d’emblée : « Je serai le plus grand de tous les temps ! »
Tandis que d’autres boxeurs grognent et s’épuisent sur le ring, Cassius Clay, lui, s’enflamme, danse et combat jusqu’à ce que le monde entier parle de lui.
Fier de ses racines africaines et de sa religion, l’islam, il se fait appeler Mohamed Ali. Plus qu’un boxeur, il est un porte-parole, un militant, un espoir pour les Afro-américains. Refusant de faire la guerre, luttant pour faire valoir ses droits, il devient une voix que personne ne pourra oublier. »

C’est un bel album qui raconte la vie de Mohamed Ali de façon assez succincte mais complète pour un jeune lecteur car il aborde tous les aspects de la vie de ce boxeur engagé dans la cause des Noirs qui a refusé de se battre au Vietnam.

Par contre, ayant vu le film « Ali« , je dois dire que j’ai eu l’impression que l’album ne faisait qu’effleurer la vie de Mohamed Ali. Mais pour une première approche c’est très bien.

Et les illustrations vraiment fortes apportent un vrai plus et plairont sans doute aussi aux adultes fans ou curieux d’en apprendre plus sur le personnage qu’était Mohamed Ali.

Pour le rendez-vous : « Une biographie / une personnalité Afro-Américaine »

catégorie prénom de ma ligne jeunesse

Alma (T1 : Le vent se lève) : Timothée de Fombelle

J’ai repéré ce roman jeunesse dans une des émissions des Bibliomaniacs consacrée à la littérature jeunesse (au passage, dans cette émission, j’ai repéré aussi « Enola Holmes pour Bastien et il aime beaucoup et en a déjà lu trois ou quatre tomes!) et je l’ai emprunté pour Bastien à la médiathèque mais j’ai fini par le lire avant lui!

Résumé de l’éditeur : « 1786. Le jour où son petit frère disparaît, Alma part sur ses traces, loin de sa famille et de la vallée d’Afrique qui les protégeait du reste du monde. Au même moment, dans le port de Lisbonne, Joseph Mars se glisse clandestinement à bord d’un navire de traite, La Douce Amélie. Il est à la recherche d’un immense trésor. Dans le tourbillon de l’Atlantique, entre l’Afrique, l’Europe et les Caraïbes, leurs quêtes et leurs destins les mènent irrésistiblement l’un vers l’autre.« 

J’ai mis un peu de temps à entrer dans le roman mais une fois que je me suis familiarisée avec les personnages, j’ai vraiment beaucoup aimé. Il y a de l’aventure, de la découverte de deux mondes : l’Afrique, à la fois pleine de poésie et de beauté mais aussi de noirceur et l’Europe et son commerce triangulaire.

L’aventure est présente dans les deux univers. la jeune Alma va traverser des territoires africains totalement inconnus pour elle quand elle recherche son frère. Elle n’a aucune idée de ce que les hommes sont capables de faire après une vie protégée mais elle est intelligente et vive et sait se débrouiller pour survivre et mener sa quête. De son côté, Joseph un adolescent téméraire, rejoint un navire participant au commerce d’esclaves par la ruse et il lie des liens avec plusieurs personnages à bord. Il est question d’une autre quête, ou plutôt plusieurs, entourées de mystère qui ont trait à la piraterie et à l’escroquerie mais qui mèneront Joseph à rencontrer Alma.

En parallèle de ces deux personnages, on découvre aussi Amélie la fille de l’armateur du bateau, qui doit prendre des décisions pour prendre sa vie en main à un jeune âge et qui part à la recherche du bateau de son père … On se doute bien que dans le 2e tome, Amelie rejoindra d’une façon ou d’une autre Alma et Joseph et je pense que je le lirai car j’ai bien envie d’en savoir plus.

J’ai aimé l’aspect historique qui me semble bien documenté sur la traite des esclaves, que ce soit par ce qui se passait en Afrique ou en Europe. J’ai aussi aimé le côté presque fantastique ou en tout cas un peu magique qui entoure Alma et sa famille. Et puis il y a un souffle épique dans ces aventures d’un autre temps qui plaira à mon avis aux jeunes lecteurs.

Je pense que le 2e tome pourra être lu pour l’African American History Month challenge car on parle à un moment des besoins d’esclaves en Louisiane mais j’ai lu ce premier tome juste après avoir lu « Marche à l’étoile » dont je vous parlerai en février et qui parle d’un jeune esclave aux Etats-Unis qui part à la recherche de ses origines et j’y ai vu beaucoup de points communs, c’était intéressant, « Alma » m’a fait penser à une sorte de « prequel ».

Ce roman peut à mon avis aussi bien être lu par des adultes, des ados que des enfants (bons lecteurs quand même car il y a des aspects qui nécessitent quand même une bonne compréhension de l’implicite et quelques connaissances historiques je pense.) C’est très bien écrit, très agréable!

Et je précise que Bastien (11 ans) l’a lu et il a aimé aussi!

catégorie « météo » de ma ligne jeunesse