Les grandes vies – Maya Angelou : Danielle Jawando (illustrations : Noa Snir)

Résumé de l’éditeur : « Suivez le récit de son incroyable parcours depuis l’épicerie de sa grand-mère jusqu’à sa rencontre avec Barack Obama.
Maya Angelou a grandi aux États-Unis à l’époque de la ségrégation. À l’âge de 16 ans, elle devient la première femme noire contrôleuse de tramway. Plus tard, elle abandonne une carrière prometteuse de chanteuse/danseuse, pour écrire des poèmes, des nouvelles, des romans, des pièces de théâtre et des autobiographies. Elle est l’auteure du célèbre «Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage», véritable hymne à la liberté. Elle s’est battue auprès de Vuzumi Make, Malcolm X et Martin Luther King Jr. contre la ségrégation raciale dans le monde entier. Ayant pris conscience du pouvoir des mots, elle met ses talents d’écrivain et d’oratrice pour lutter pour l’égalité des droits civiques entre les Noirs et les Blancs. »

*

J’aime beaucoup Maya Angelou, j’aime ses poèmes (et je ne décolère pas qu’ils ne soient toujours pas traduits en français!), j’aime sa voix (que je reconnais à chaque fois que je l’entends) et sa façon de dire ses poèmes, j’aime ses propos et ses engagements humanistes, féministes et politiques. Je trouve que c’est une femme formidable qui dégage une énergie positive incroyable.

Ce petit livre est une biographie adressée à la jeunesse qui est tout à fait abordable car elle présente la petite fille puis la femme presque comme un personnage de fiction, tout en intégrant bien Maya Angelou dans son époque. Des illustrations colorées apportent un plus très graphique.

Une très jolie découverte parfaite à lire avec un enfant ou seul!

Pour aller plus loin : Vous pourrez trouver tous mes billets sur elle ici! (Il ya plusieurs vidéos où vous l’entendrez dire ses poèmes) et un article sur France Inter!

avec Petite Noisette : allons voir son avis!

Pour le rendez-vous : « Une biographie / une personnalité Afro-Américaine »

catégorie adjectif de ma ligne jeunesse

Mohamed Ali champion du monde : Jonah Winter et François Roca

J’avais repéré cet album chez Blandine quand elle en avait parlé lore d’une précédente édition de l’African American History Month challenge et j’étais contente de le trouver à la médiathèque.

Résumé de l’éditeur : « Un jour, un nouveau venu, fringant et bondissant, fit irruption dans le royaume de la boxe. Il s’appelait Cassius Clay et claironna d’emblée : « Je serai le plus grand de tous les temps ! »
Tandis que d’autres boxeurs grognent et s’épuisent sur le ring, Cassius Clay, lui, s’enflamme, danse et combat jusqu’à ce que le monde entier parle de lui.
Fier de ses racines africaines et de sa religion, l’islam, il se fait appeler Mohamed Ali. Plus qu’un boxeur, il est un porte-parole, un militant, un espoir pour les Afro-américains. Refusant de faire la guerre, luttant pour faire valoir ses droits, il devient une voix que personne ne pourra oublier. »

C’est un bel album qui raconte la vie de Mohamed Ali de façon assez succincte mais complète pour un jeune lecteur car il aborde tous les aspects de la vie de ce boxeur engagé dans la cause des Noirs qui a refusé de se battre au Vietnam.

Par contre, ayant vu le film « Ali« , je dois dire que j’ai eu l’impression que l’album ne faisait qu’effleurer la vie de Mohamed Ali. Mais pour une première approche c’est très bien.

Et les illustrations vraiment fortes apportent un vrai plus et plairont sans doute aussi aux adultes fans ou curieux d’en apprendre plus sur le personnage qu’était Mohamed Ali.

Pour le rendez-vous : « Une biographie / une personnalité Afro-Américaine »

catégorie prénom de ma ligne jeunesse

Alma (T1 : Le vent se lève) : Timothée de Fombelle

J’ai repéré ce roman jeunesse dans une des émissions des Bibliomaniacs consacrée à la littérature jeunesse (au passage, dans cette émission, j’ai repéré aussi « Enola Holmes pour Bastien et il aime beaucoup et en a déjà lu trois ou quatre tomes!) et je l’ai emprunté pour Bastien à la médiathèque mais j’ai fini par le lire avant lui!

Résumé de l’éditeur : « 1786. Le jour où son petit frère disparaît, Alma part sur ses traces, loin de sa famille et de la vallée d’Afrique qui les protégeait du reste du monde. Au même moment, dans le port de Lisbonne, Joseph Mars se glisse clandestinement à bord d’un navire de traite, La Douce Amélie. Il est à la recherche d’un immense trésor. Dans le tourbillon de l’Atlantique, entre l’Afrique, l’Europe et les Caraïbes, leurs quêtes et leurs destins les mènent irrésistiblement l’un vers l’autre.« 

J’ai mis un peu de temps à entrer dans le roman mais une fois que je me suis familiarisée avec les personnages, j’ai vraiment beaucoup aimé. Il y a de l’aventure, de la découverte de deux mondes : l’Afrique, à la fois pleine de poésie et de beauté mais aussi de noirceur et l’Europe et son commerce triangulaire.

L’aventure est présente dans les deux univers. la jeune Alma va traverser des territoires africains totalement inconnus pour elle quand elle recherche son frère. Elle n’a aucune idée de ce que les hommes sont capables de faire après une vie protégée mais elle est intelligente et vive et sait se débrouiller pour survivre et mener sa quête. De son côté, Joseph un adolescent téméraire, rejoint un navire participant au commerce d’esclaves par la ruse et il lie des liens avec plusieurs personnages à bord. Il est question d’une autre quête, ou plutôt plusieurs, entourées de mystère qui ont trait à la piraterie et à l’escroquerie mais qui mèneront Joseph à rencontrer Alma.

En parallèle de ces deux personnages, on découvre aussi Amélie la fille de l’armateur du bateau, qui doit prendre des décisions pour prendre sa vie en main à un jeune âge et qui part à la recherche du bateau de son père … On se doute bien que dans le 2e tome, Amelie rejoindra d’une façon ou d’une autre Alma et Joseph et je pense que je le lirai car j’ai bien envie d’en savoir plus.

J’ai aimé l’aspect historique qui me semble bien documenté sur la traite des esclaves, que ce soit par ce qui se passait en Afrique ou en Europe. J’ai aussi aimé le côté presque fantastique ou en tout cas un peu magique qui entoure Alma et sa famille. Et puis il y a un souffle épique dans ces aventures d’un autre temps qui plaira à mon avis aux jeunes lecteurs.

Je pense que le 2e tome pourra être lu pour l’African American History Month challenge car on parle à un moment des besoins d’esclaves en Louisiane mais j’ai lu ce premier tome juste après avoir lu « Marche à l’étoile » dont je vous parlerai en février et qui parle d’un jeune esclave aux Etats-Unis qui part à la recherche de ses origines et j’y ai vu beaucoup de points communs, c’était intéressant, « Alma » m’a fait penser à une sorte de « prequel ».

Ce roman peut à mon avis aussi bien être lu par des adultes, des ados que des enfants (bons lecteurs quand même car il y a des aspects qui nécessitent quand même une bonne compréhension de l’implicite et quelques connaissances historiques je pense.) C’est très bien écrit, très agréable!

Et je précise que Bastien (11 ans) l’a lu et il a aimé aussi!

catégorie « météo » de ma ligne jeunesse

Sixtine -3 Le salut du pirate : Frédéric Maupomé et Aude Soleilhac

Après avoir lu le tome 1 et le tome 2, j’ai retrouvé Sixtine dans ce tome 3.

Billet rapide car au moment où j’écris ce billet cela fait déjà un moment que j’ai lu cette BD et je dois admettre que je n’en garde pas beaucoup de souvenir.

Résumé de l’éditeur : « Coincée dans la pièce secrète de son père, Sixtine découvre le monde des ombres, accompagnée de ses amis, Martin et Sophie. Mais la jeune fille est surtout concentrée sur les secrets qui se dévoilent à elle… Elle comprend que les pirates lui ont caché beaucoup de choses. En colère, elle ne veut plus les voir et, petit à petit, s’isole.« 

Je me suis moins intéressée à ce tome. Je ne saurais pas trop dire pourquoi. Peut-être parce que cette fois-ci on entre plus dans un aspect plus fantastique? En tout cas je me suis moins intéressée à la vie de Sixtine. C’est un tome plus noir tant dans le thème que dans les dessins.

Je pense toutefois lire le tome 4 car je suis quand même curieuse de savoir la suite!

catégorie « prénom » pour ma ligne jeunesse

La brigade des cauchemars (T1 Sarah / T2 Nicolas / T3 Esteban / T 4 Mélissandre) : Franck Thilliez, Yomgui Dumont et Drac (Billet avec Bastien)

Avec Bastien, nous avons lu ces 4 albums les uns après les autres alors c’est difficile quelques temps après de savoir avec certitude ce qui pourrait vous spoiler ou pas alors je vais essayer de ne pas en dire trop sur les tomes 2 à 4 et juste vous planter les décors du tome 1.

Tristan et Esteban sont deux adolescents qui vivent ensemble avec le Professeur Angus, le père de Tristan, qui est en fauteuil roulant, et le père adoptif de Esteban qu’il a recueilli après la mort de ses parents. Ils vivent dans une clinique assez particulière car elle s’occupe de problèmes de sommeil de jeunes ou plus exactement, de problèmes de cauchemars.

Le Professeur Angus va plus loin que l’aspect médical dans sa clinique car il a trouvé une technologie qui permet de rentrer dans les cauchemars des jeunes malades et en réalité, Esteban et Tristan forment la  « Brigade des cauchemars ». Ils pénètrent dans les rêves où ils peuvent circuler comme dans la vraie vie… mais où ils ont des super pouvoirs! Leur objectif est de découvrir ce qui est la cause de cette souffrance pour les patients.

Dans ce premier tome, ils vont aider Sarah en la libérant de son cauchemar et elle sera ensuite présente et même membre de la Brigade avec les garçons dans les tomes suivants.

Il y a beaucoup de mystère dans ces albums. Tout d’abord, il y a le côté complètement loufoque et décalé des cauchemars avec de nombreux rebondissements. Mais il y a aussi beaucoup de mystère autour de la clinique. Le Professeur cache quelque chose et Esteban se pose beaucoup de questions sur ses origines…

J’ai bien aimé cette série jeunesse, peut-être parce que je l’ai lue d’une traite et que je n’ai pas eu le temps de ma lasser, je vous conseille d’avoir les 4 tomes disponibles sous la main!

Voici l’avis de Bastien (11 ans) tapé tout seul sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

J’ai adoré cette série de (pour l’instant) 4 tomes, qui nous fait plonger dans l’univers sombre et obscure des cauchemars, pour découvrir des monstres dont nous n’avons même pas idée, pauvre humains que nous sommes… Bon, en vrai, c’est moins glauque, mais ça commence quand même assez mal : Tristan, lycéen bloqué dans un fauteuil roulant pour « une certaine raison », se fait traiter de « boite de conserve », mais est défendu par Esteban, frère adoptif de Tristan, retrouvé amnésique dans la forêt qui entoure… la clinique des cauchemars ! Elle est gérée par Albert Angus, le père de Tristan et d’Esteban, et (petit spoiler, mais tout petit) leur permet de rentrer dans les rêves ! À eux deux, Tristan et Esteban forment la Brigade des Cauchemars dont le but est de guérir les gens de leurs cauchemars. Mais dans le tome 2, ils seront rejoint par une autre personne. Outre les sauvetages dans les rêves, Esteban et cette personne mystérieuse (indice : c’est une fille) vont partir à la recherche de leurs origines… Mais je n’en dis pas plus pour laisser du suspense !

  chez Stephie

catégorie « gros mot » de ma ligne BD

Frères d’exil : Kochka

Nani vit avec ses parents et ses grands-parents sur une île de Polynésie qui est en train de disparaître sous les eaux. Avec ses parents, elle va fuir à regrets sa belle île et ses traditions. Avant de partir de l’île, les parents de la petite fille vont adopter un petit garçon qui vient de perdre sa seule famille, son grand-père.

Par contre, Enoah, le grand-père de Nani ne pouvant pas marcher, sa femme et lui ont décidé de rester sur l’île malgré le déluge. Mais pour accompagner sa petite-fille et lui transmettre son amour et sa sagesse ainsi que lui parler de son île, il va lui écrire une série de lettres, que Nani lira au cours de son exil. Elle partagera ces lettres avec Semeio, son nouveau frère.

On va découvrir la fuite de l’île, l’exil, le voyage et le déracinement ainsi que l’intégration. C’est vraiment un très beau roman jeunesse mais pas seulement. C’est l’occasion de parler des réfugiés climatiques, un sujet dont je n’avais encore rien lu et qui permettra aussi de s’intéresser à l’écologie.

Ce roman est vraiment beau, il est plein d’une poésie et d’une sagesse vraiment belles! J’ai eu un coup de coeur et je vous le recommande vraiment! Les lettres du grand-pères sont vraiment formidables et elles permettent aussi d’évoquer le deuil et comment le surmonter.

« Je veux te parler des mystères parce que le monde en est rempli. Il y a ce qu’on voit et tout ce qu’on ne voit pas… Par exemple, qui sait ce qui se passe à notre insu sous la terre ? Peut-être que, sans rien dire, les arbres mélangent leurs racines ? Peut-être se tiennent-ils tous par en-dessous ? Peut-être qu’en parlant avec un arbre qui se trouve d’un côté de la terre, on peut communiquer avec des arbres qui sont de l’autre côté ? Peut-être que ce qu’on fait à un arbre, on le fait à tous les arbres ? Peut-être que tout se tient… »

*

« J’ai connu quelqu’un qui en quittant l’île, y a planté un bougainvillier. Il savait qu’il serait parti longtemps. Et, pendant son absence, le soir, il rendait parfois visite à son arbre ; il s’asseyait à côté… Et, loin de l’île, son coeur a fleuri!

Mets toutes les choses et toutes les personnes qui te manquent dans l’armoire de ton cœur, Nani, et en pensée, viens quelquefois les caresser…
Tu sais, quand on aime on est aimé, c’est ça le très grand secret !

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Comme pour l’autre roman que je présente aujourd’hui, j’ai lu ce roman cet été parce que mes collègues de français, histoire et documentaliste mettent en place un rallye lecture pour les 4e et comme je suis professeure principale sur ce niveau et que j’aime la littérature jeunesse, je me suis dit que je lirai le plus de livres possible dans leur sélection!

catégorie « pluriel »

Refuges : Annelise Heurtier

Ce roman se découpe en deux univers et en de nombreuses voix. Il y a Mila, jeune italienne de 17 ans qui vit à Rome et qui vient en vacances avec ses parents sur l’île familiale de Lampedusa. Sa vie de famille est vraiment triste car après un deuil sa mère est en depression et Mila est devenue transparente et elle vit très mal d’avoir perdu sa jeunesse. Elle espère retrouver un sens à sa vie en revisitant son île et en s’imprégnant de ses souvenirs d’enfance. C’est un récit très intéressant et touchant car on voit la place et le mal-être d’un enfant qui grandit dans l’oubli de ses parents par rapport à un enfant décédé. Mais c’est aussi une période où la jeune fille commence à s’émanciper et voir sa vie pour elle-même.

Mais le plus passionnant dans ce roman ce sont les autres voix : celles de jeunes, tous adolescents, qui racontent des bouts de leurs vies d’Erythréens qui fuient la dictature de leur pays et c’est vraiment touchants, car c’est très instructif, très réaliste, que ce soit dans leurs discours, dans leurs raisons de partir, leur désir de survivre et d’être libres que dans le récit de leur fuite, avec les dangers, les peurs, les émotions… Ce sont des passages très forts.

Si on s’intéresse un peu à l’actualité, on sait que Lampedusa est l’île italienne sur laquelle échouent de nombreux réfugiés venant de la Corne de l’Afrique et pendant tout le roman on attend le lien entre Mila et ces jeunes mais mon bémol sur ce roman serait que la rencontre n’a pas vraiment lieu, ou alors de façon fugace et légère alors qu’on aurait pu avoir une  dernière partie avec une prise de conscience politique en développant le fait que Mila ait « grandit » en s’investissant plus dans le sort des migrants.

Cela reste malgré tout un bon roman jeunesse que je conseille à partir de 13 ans et plus. J’ai lu ce roman cet été (alors qu’il me faisait de l’oeil depuis un moment) parce que mes collègues de français, histoire et documentaliste mettent en place un rallye lecture pour les 4e et comme je suis professeure principale sur ce niveau et que j’aime la littérature jeunesse, je me suis dit que je lirai le plus de livres possible dans leur sélection!

 chez Martine

Les Vermeilles : Camille Jourdy

Repérée chez Noukette, j’ai vu cette BD à la médiathèque le dernier samedi avant sa fermeture pour le confinement et j’ai donc sauté dessus et après une première semaine où j’ai été incapable de me concentrer sur la moindre lecture, cette BD m’a redonné le goût de lire!

L’histoire est celle de Jo, une petite fille qui n’accepte pas bien les vacances en camping avec sa famille recomposée et qui fugue dans les bois. Là, l’histoire prend une tournure de conte car Jo rencontre un couple de petits personnages qu’elle prend pour des lutins (mais qui ne sont pas des lutins!). En leur compagnie elle va rejoindre un village d’êtres fantastiques, des animaux qui parlent, des animaux à têtes humaines ou des petits personnages étranges qui vivent en harmonie…

Enfin, la situation n’est pas simple pour cette petite communauté car certains d’entre eux sont dans les cachots du roi de ce pays : un chat tyrannique…

Alors commence une aventure dans laquelle Jo se trouve embarquée et qui va lui faire rencontrer plein de gens auxquelles elle s’attache.

Joli histoire drôle et tendre aux dessins enfantins et aux couleurs absolument délicieuses! Un vrai bonbon!

Je n’avais pas réalisé au début que je connaissais Camille Jourdy pour avoir beaucoup aimé Rosalie Blum (Tome 1, Tome 2, Tome 3)

J’ai lu cette BD au début du confinement et ce passage où tous les personnages sont en prison ensemble (donc en situation de confinement) m’a paru bien à propos! 😉

catégorie « pluriel »

Ghost : Jason Reynolds

J’ai repéré chez Jackie Brown qui l’avait lu en anglais aux Etats-Unis alors quand je suis tombée dessus par hasard à la médiathèque, je l’ai emprunté! En allant sur le site des éditions Milan, j’apprends que « Ghost » est « le premier tome d’une tétralogie sur l’athlétisme et les liens d‘amitié » à être traduit en français, on peut donc espérer que les autres les soient par la suite mais quand je l’ai lu je ne pensais pas que c’était une série, ça se lit très bien tout seul, les autres tomes concerneront d’autres personnages de ce tome.

Castle est un adolescent afro-américain qui vit seul avec sa mère avec qui il a vécu un traumatisme quand il a dû fuir son père qui leur a tiré dessus. Il se passionne pour le Guinness Book des Records et s’il sait qu’il court vite, il ne voit pas vraiment l’intérêt de courir si ce n’est pas pour jouer au basket. Et puis, un jour, il tombe sur un groupe de jeunes qui vont commencer un entraînement d’athlétisme avec leur coach. Il regarde ça d’un oeil distant jusqu’à ce qu’il ait envie de remettre à sa place un des participants qui semble vouloir en mettre plein la vue aux autres.

Castle court si bien que l’entraîneur décide de l’intégrer à l’équipe. Il doit aussi vivre avec une grande pauvreté et ne peut pas s’équiper correctement et il va aller jusqu’au vol pour s’impliquer dans sa nouvelle activité. Mais le coach est là pour le remettre sur le bon chemin. Et auprès de lui et des autres jeunes, Castle (qui a choisi de se faire appeler « Ghost ») va apprendre à travailler dur, à se faire confiance et à essayer de dépasser ses difficultés.

C’est un roman intéressant sur l’adolescence et toutes les difficultés auxquels les ados doivent faire face surtout quand ils ne rentrent pas forcément dans le moule. C’est aussi une belle histoire d’espoir et de la force du groupe qui aide les individus à trouver leur place.

Je pense que ce roman pourrait plaire aux collégiens dès 11-12 ans et plus.

Thématique : « Littérature jeunesse »

« Flour babies » (« Bébés de farine ») de Anne Fine

 

La classe de 4C est celle dans laquelle sont rassemblés tous les « cas » du collège, les élèves décrocheurs, perturbateurs, en grande difficulté (j’ai immédiatement pensé à mes élèves de SEGPA) et leur prof attitré réussi à peu près à les tenir.

Mais quand il doit leur faire choisir un sujet d’étude pour la fête des sciences parmi une liste proposée par le collègue organisateur, il est bien embêté pour les intéresser car on ne leur a réservé que les sujets les moins scientifiques comme la nutrition ou l’économie domestique…

Le sujet tiré au sort sera l’éducation des enfants et l’expérience consiste à s’occuper pendant 3 semaines d’un sac de farine symbolisant un bébé qui devra être maintenu en bonne état et accompagné d’un journal de bord…

Simon, un dur de la classe, qui croit avoir entendu ses professeurs dire que l’expérience se terminerait par une explosion de farine dans la classe (ce qui en réalité était la crainte du professeur, pas un projet!) réussit à persuader ses camarades d’accepter ce travail qui ne les emballe pas à priori.

Pour Simon, l’expérience se révèle beaucoup plus intense qu’il ne l’aurait imaginé car elle réveille en lui l’absence de son père qu’il n’a jamais connu puisque ce dernier a quitté la maison quand Simon n’avait que 6 semaines. L’adolescent s’attache beaucoup à son sac de farine, qu’il considère comme une fille (même s’il n’en prend pas tant soin que ça). Cela entraîne une vraie modification de comportement et une vraie réflexion sur la vie, l’attachement, la place du père et sa place à lui en tant qu’enfant.

Parmi les autres garçons, les réactions sont différentes mais cela reste un révélateur de personnalité et surtout une prise de conscience de ce serait leur vie s’il devaient s’occuper de vrais bébés.

J’ai commencé ce roman avec une bonne impression mais je me suis un peu lassée sur la fin et pourtant, avec du recul, j’en garde une impression positive et je le recommande aux jeunes à partir de 12-13 ans, cet âge où on rentre dans l’adolescence !

 

   

 objectif 2017 : -21  chez Antigone

 

  chez Cryssilda et Lou 

catégorie « aliment » de ma ligne jeunesse