Une vie : Simone Veil (lu par Marie-Dominique Bayle)

Avis de l’éditeur : « Simone Veil accepte de se raconter à la première personne. Personnage au destin exceptionnel, elle est la femme politique dont la légitimité est la moins contestée, en France et à l’étranger ; son auto-biographie était attendue depuis longtemps. Elle s’y montre telle qu’elle est : libre, véhémente, sereine. »

Cette autobiographie de Simone Veil m’a passionnée! Je ne connaissais finalement pas grand chose de sa vie : son passage dans les camps bien sûr, la légalisation de l’avortement, évidemment, mais sinon c’était assez flou et pourtant c’était une femme qui me faisait une très bonne impression et j’avais été assez touchée au moment de sa mort (les discours de ses fils à ses obsèques m’avaient terriblement émue!)

Dans cette autobiographie, Simone Veil commence par parler de son enfance, heureuse, en famille. Puis elle aborde son expérience des camps et elle raconte cela avec beaucoup de pudeur et sans être larmoyante, c’est bouleversant.

Ensuite elle parle de ses études et de son besoin viscéral de travailler, faire quelque chose de sa vie -héritage de sa mère- même si elle aurait pu se contenter d’être mère au foyer. Elle revient sur son travail au cœur des prisons puis son implication dans le gouvernement, sous la présidence de Giscard d’Estaing, en tant que ministre de la Santé  et son combat passionnant pour le droit à l’avortement.

Puis elle évoque son travail pour la construction et le développement de l’Europe mais aussi ses convictions féministes.

J’ai vraiment lu le portrait d’une femme admirable (même si je l’aurais plus appréciée, si elle n’avait pas soutenu Nicolas Sarkozy de façon sans équivoque 🙂 ). Une femme réaliste, déterminée, courageuse et forte, qui ne se laissait impressionner par personne! Mais elle montre aussi par petites touches pudiques le portrait d’une fille, d’une épouse et d’une mère que l’on ne peut que trouver touchante. Je me souviens particulièrement du passage où elle parle d’un déjeuner avec l’un des ces petits fils adolescent avec qui elle faisait une virée en librairie et de leurs échanges sur la littérature.

Au niveau de la version audio, je dois dire que le début est particulièrement émouvant car c’est Simone Veil qui lit elle-même le premier chapitre sur son enfance. Ensuite, la lectrice qui prend le relais a très bien su donner vie à cette vie! Bravo!

 par Estellecalim

pour ma ligne « passage du temps »

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La vie secrète des arbres : Peter Wohlleben (lu par Thibault de Montalembert)

Résumé d’Audiolib :

« Dans ce livre plein de grâce, acclamé dans le monde entier, le forestier Peter Wohlleben nous apprend comment s’organise la société des arbres. Les forêts ressemblent à des communautés humaines. Les parents vivent avec leurs enfants, et les aident à grandir. Les arbres répondent avec ingéniosité aux dangers. Leur système radiculaire, semblable à un réseau internet végétal, leur permet de partager des nutriments avec les arbres malades mais aussi de communiquer entre eux. Et leurs racines peuvent perdurer plus de dix mille ans… Prodigieux conteur, Wohlleben s’appuie sur les dernières connaissances scientifiques et multiplie les anecdotes fascinantes pour nous faire partager sa passion des arbres.
Après avoir découvert les secrets de ces géants terrestres, par bien des côtés plus résistants et plus inventifs que les humains, votre promenade dans les bois ne sera plus jamais la même.
Peter Wohlleben a été forestier plus de vingt ans en Allemagne. Il dirige maintenant une forêt écologique. Son livre a été numéro un des ventes en Allemagne et est devenu un étonnant best-seller aux États-Unis, et maintenant en France. »

Je partait avec un apriori très négatif sur cette lecture audio car plusieurs co-jurés du prix Audiolib avaient abandonné leur lecture assez rapidement… De plus,  je n’aime pas trop les documentaires et enfin, je ne suis pas une grande fan de forêt… Mais ce qui m’encourageait quand même à le lire c’est le lecteur Thibault de Montalembert qui est excellent et qui confirme ici sa capacité à me faire écouter et apprécier toutes sortes de lectures! Car contre tout attente, je l’ai lu jusqu’au bout, sans avoir envie d’abandonner et j’ai même vraiment apprécié! J’ai trouvé cette lecture fascinante et assez passionnante!

Alors aujourd’hui, je ne saurai pas vous raconter tous les détails mais je peux vous dire que je ne regarderai  plus les arbres de la même manière! On apprend énormément de choses sur la reproduction des arbres, sur leur capacité à vivre ensemble et s’entraider et même communiquer et leur développement au fil des saisons et des années.

Bref, je ne sais pas si je vous le conseille car ce n’est pas une lecture forcément évidente mais j’ai été vraiment très agréablement surprise! Je pense que Thibault de Montalembert y est pour beaucoup et le fait d’avoir lu ce livre en parallèle avec « Le journal intime d’un arbre » de Didier Van Cauwelaert, un roman qui semblait fait pour l’accompagner, comme si c’était une version fictive de ce documentaire et c’est pour ça je vous parle des deux titres aujourd’hui! Je pense que ma lecture de ce documentaire a fortement été impactée par la lecture du roman et je vous recommande donc de lire les deux ensemble 😉

Les avis de mes co-jurés Audiolib : EstellecalimSandrine

 avec Meuraïe : Allons voir son avis!

catégorie « passage du temps » pour ma ligne audio

Chère Ijeawele, ou un manifeste féministe en quinze points (Dear Ijeawele, or a feminist manifesto in fifteen suggestions) : Chimamanda Ngozi Adichie

Résumé de l’éditeur : « «Je suis convaincue de l’urgence morale qu’il y a à nous atteler à imaginer ensemble une éducation différente pour nos enfants, pour tenter de créer un monde plus juste à l’égard des femmes et des hommes.» À une amie qui lui demande quelques conseils pour élever selon les règles de l’art du féminisme la petite fille qu’elle vient de mettre au monde, Chimamanda Ngozi Adichie répond sous la forme d’une missive enjouée, non dénuée d’ironie, qui prend vite la tournure d’un manifeste. L’écrivain nigériane examine les situations concrètes qui se présentent aux parents d’une petite fille et explique comment déjouer les pièges que nous tend le sexisme, à travers des exemples tirés de sa propre expérience. Cette lettre manifeste s’adresse à tous : aux hommes comme aux femmes, aux parents en devenir, à l’enfant qui subsiste en nous et qui s’interroge sur l’éducation qu’il a reçue. Chacun y trouvera les clés d’une ligne de conduite féministe, qui consiste à croire en la pleine égalité des sexes et à l’encourager. »

Il m’est assez difficile de parler de ce livre car c’est un petit livre en taille mais un grand par son propos. En 15 points, Chimamanda Ngozi Adichie fait des suggestions pour élever une petite fille en féministe ou plus exactement élever une petite fille pour qu’elle soit une femme épanouie qui trouve sa place -juste et légitime- dans la société actuelle.

Pour cela, elle ne fait pas d’angélisme et reconnait que parfois ce sont aussi les femmes, les mères, qui doivent changer leur propre vision du monde et d’elles-mêmes et des femmes pour permettre aux futures femmes de bénéficier de ce féminisme.

Et bien entendu, ce livre devrait aussi être lu par les mères de garçons pour éviter que des schémas sexistes ne perdurent mais également par les pères car pour que les femmes et les hommes vivent de façon équitable et juste, il est évident que ça relève d’un travail d’équipe!

Je ne vais donc pas vous parler en détails de ce texte mais vous voyez mon coup de coeur et je pense que tout le monde devrait lire ce texte intelligent et juste que vous soyez parents de filles ou de garçons, que vous soyez  parents ou non d’ailleurs! Personnellement, j’avais envie de tout noter et il n’est pas impossible que je le relise un jour et aussi que je le rachète en français pour le faire lire à Bastien à l’adolescence!

J’aime énormément cette auteur dont j’ai presque tout lu (il me reste ses nouvelles à découvrir)

 (Cliquez pour voir mon billet sur la journée internationale des DROITS des femmes)

catégorie «prénom»  de ma deuxième ligne

Arrête avec tes mensonges : Philippe Besson (lu par Antoine Leiris)

Résumé de l’éditeur :

« Quand j’étais enfant, ma mère ne cessait de me répéter : « Arrête avec tes mensonges. » J’inventais si bien les histoires, paraît-il, qu’elle ne savait plus démêler le vrai du faux. J’ai fini par en faire un métier, je suis devenu romancier. Aujourd’hui, voilà que j’obéis enfin à ma mère : je dis la vérité. Pour la première fois. Dans ce livre.
Autant prévenir d’emblée : pas de règlement de comptes, pas de violence, pas de névrose familiale. Mais un amour, quand même.
Un amour immense et tenu secret. Qui a fini par me rattraper. »

Quand j’ai commencé cette écoute, je ne savais pas qu’il s’agissait d’un témoignage de l’auteur sur sa jeunesse et c’est tant mieux car je ne suis pas fan de biographies. Et pour tout vous dire je l’ai lu comme un roman, le jeune homme de ce livre n’était pas Philippe Besson pour moi mais un jeune homme de fiction et je me suis vraiment laisser porter par cette tranche de vie.

En effet, ce n’est pas l’histoire d’une vie mais l’histoire de l’entrée dans l’âge adulte d’un lycéen d’une petite ville de province dans les années 80. Ce jeune homme plutôt timide et  tranquille qui vit une vie ordinaire en apparence dans une famille simple, ressent une certaine admiration pour un garçon du lycée. Thomas Andrieu est attirant même s’il est aussi très distant,  pour les filles comme pour Philippe. Et puis un jour, ils entament une relation d’abord sexuelle puis pleine de sentiments non dits… Cette histoire d’amour doit bien entendu rester absolument secrète d’une part parce que c’est une époque où l’homosexualité n’est pas acceptée et parce que Thomas lui-même ne veut pas reconnaître cette homosexualité en lui.

Cette histoire ne sera finalement qu’une histoire de quelques mois mais c’est en réalité une histoire d’une vie.

Au-delà de l’homosexualité, au-delà de l’amour, au-delà du sentiment de perte, il y a dans ce livre le portrait d’une époque, les années 80 et c’est aussi un portrait de la province un peu sclérosée où le seul espoir pour un jeune de « s’en sortir » ce sont les études et pour Philippe Besson c’est la littérature qui lui a permis de bouger. Et cela aussi je l’ai trouvé très intéressant.

Je vous recommande la version audio que j’ai trouvé très bien lue par Antoine Leiris.

Les avis de mes co-jurés Audiolib : Aproposdelivres, EstellecalimMes échapées livresquesMeuraïe,  Sandrine, Sylire,

Dreams from my father (Les rêves de mon père) : Barack Obama (lu par l’auteur)

Résumé de l’éditeur français :

« Dans Les Rêves de mon père, Barack Obama raconte son exceptionnel parcours. Celui d’un homme charismatique, candidat à l’investiture démocrate pour la présidentielle de 2008, qui représente désormais l’espoir et le renouveau pour des millions d’Américains. Dès les premières pages de son récit, le ton est donné : ni lyrisme ni pathos, mais une grande sincérité. 
Évoquant le bouleversement provoqué par la mort accidentelle de son père kényan, qu’il n’avait pas revu depuis des années, Barack Obama déroule le fil de ses souvenirs.
Des plages de Hawaï, où il vit avec sa mère blanche américaine, à Jakarta, où il passe une partie de son enfance, des bancs de la prestigieuse université Columbia aux quartiers les plus misérables de Chicago, où il choisit d’exercer le métier d’éducateur, le futur sénateur de l’Illinois retrace le chemin parcouru, jalonné de rencontres fortes. 
Avec franchise, il raconte ses interrogations, ses blessures, ses victoires et ses défaites, celles d’un homme qui n’a jamais cessé de vouloir réconcilier les couleurs de l’Amérique. »

Ce texte est assez passionnant car il raconte d’abord l’histoire d’une enfance particulière aux Etats-Unis : un enfant né d’une mère blanche et d’un père noir (son père était Kényan) et qui vit dans une famille blanche dans les années 60, c’est loin d’être simple. Barack Obama a très peu connu son père mais il a vécu avec son absence et son héritage implicite, et surtout une mère qui a toujours été là pour lui et des grands-parents qui ont su s’adapter à cette situation. Il a eu un mode de vie assez cosmopolite avec une enfance à Hawaï, un beau-père indonésien et une partie de son enfance en Indonésie. Sa jeunesse a été loin d’être parfaite : il est passé par sa crise d’adolescence, testé la drogue et l’alcool avant de se reprendre et d’avancer brillamment dans les études supérieures. Ce témoignage est vraiment sincère et sans concession.

Quand il aborde sa vie de jeune adulte, il parle de son action en tant que travailleur social dans la communauté noire et très modeste de Chicago dans les années 80 et c’est aussi vraiment très intéressant car il semble prendre conscience alors de sa position d’homme noir aux Etats-Unis.

Il y a aussi une grande partie consacrée à une réunion familiale au Kenya après la mort de son père. Des rencontres fortes avec sa grand-mère et sa famille élargie qui lui donne un ancrage dans son héritage paternel.

Au travers de ce témoignage très personnel, c’est aussi un portrait sociologique des Etats-Unis que dresse Barack Obama, une peinture multiculturelle et c’est vraiment intéressant.

Un petit extrait pour vous donner une idée de sa belle lecture :

 Chez Sylire

 par mon amie Mrs B (Thanks!)

Bessie Smith des routes du sud à la vallée heureuse : Stéphane Koechlin

J’ai choisi ce livre lors de l’opération Masse Critique car Bessie Smith est une chanteuse de Blues réputée, que j’ai pensé que ça irait parfaitement pour mon challenge Afro-Américain et que ce que je savais d’elle me faisait penser au personnage de Shug Avery dans « La couleur pourpre » dont je vous parlerai le 12 février.

Malheureusement, je n’ai pas du tout accroché. Je n’ai pas du tout réussi à entrer dans le récit de la vie de la chanteuse. L’auteur, qui doit être un spécialiste du Blues, a commencé sa biographie par une longue (très longue!) introduction sur le Blues. Il a fallu attendre de dépasser 100 pages (sur moins de 300) pour vraiment commencer à vraiment parler de Bessie Smith. Avant cela, on nous parle d’autres chanteuses, d’autres artistes, certes importants pour le Blues mais qui ne sont pas Bessie Smith… Et à ce moment-là, je m’étais déjà lassée…

D’autant plus que je n’ai pas du tout aimé le style. J’ai trouvé cela fouillis et confus, manquant de cohérence, assez lourd. On passe d’une personne à l’autre, on site des tas de noms. J’avais même parfois l’impression qu’il y avait des passages mal traduits alors que l’auteur a écrit en français je crois.

Je suis désolée de ne pas avoir pu lire entièrement cette biographie et de ne pas en avoir découvert plus sur Bessie Smith avec ce livre mais j’ai quand même fait quelques petites recherches pour en savoir plus :

Une mini biographie sur RFI 

Une émission sur Bessie Smith sur  France Musique 

Pour écouter Bessie Smith :

Il existe un biopic sur la chanteuse :

Merci à  et  

 Thématique « Biographie / documentaire »

Caroline Loeb lit Françoise Sagan : Je ne renie rien (suivi d’autres textes de Françoise Sagan)

Quand j’ai reçu ce livre audio pour le prix Lire dans le Noir je ne savais pas du tout de quoi il s’agissait car la seule information que j’avais c’était « Françoise Sagan » de Caroline Loeb… J’ai fait quelques recherches avant de commencer à écouter et j’ai découvert ceci chez Frémeaux & Associés Editeurs :

« Femme de lettre devenue icône sulfureuse et libertaire, Françoise Sagan passionne. Je ne renie rien transmet l’originalité de ton, la beauté de langage et la délicate impudeur qui caractérisent Sagan à travers 35 ans d’entretiens et d’interviews donnés de 1954 à 1992. Caroline Loeb, star de la chanson des années 1980 et comédienne au théâtre partage avec son héroïne une forme de lascivité poétique et intellectuelle. Elle guide cette plongée dans le jardin secret de l’écrivaine où tout et tous sont abordés par ses souvenirs, ses passions et ses inspirations. L’écrivaine se dévoile, Caroline Loeb prête sa voix à l’expression de ses pensées dans ce témoignage intemporel et incarné à deux voix. »

Ce livre audio est donc d’abord la version lue de « Je ne renie rien », des entretiens de Françoise Sagan au fil des années et suivi de divers articles écrits par Françoise Sagan dans la presse : « L’immense famille de la lecture », « Fitzgerald le magnifique », « Bonjour Venise », « Gérard Depardieu », « Conseils au jeune écrivain qui réussit », « La solitude », « Bardot », « Coup de coeur pour les infirmières », « Joseph Losey », « Paris la nuit », « Le lit ».

En lisant ces textes, on apprend énormément de choses sur l’auteur et la femme qu’était Françoise Sagan, loin de la caricature que je connaissais d’elle, moi qui ne connait pas bien son oeuvre (je n’ai lu que « Bonjour tristesse » que j’ai beaucoup aimé) mais on apprend beaucoup sur notre société française à divers époque puisque ces textes balayent les années de 1954 à 1992. Et tout cela est vraiment passionnant.

Françoise Sagan était une femme intelligente, très fine, très moderne, indépendante, drôle aussi. Une vraie femme libre, une femme avec un regard clair sur le monde qui l’entoure. Nombre des réflexions qu’elle fait m’ont vraiment touchées et parlées, je me suis retrouvée dans beaucoup de choses qu’elle dit et je pense que de nombreux lecteurs pourront s’y retrouver, hommes ou femmes, jeunes ou plus âgés car il y a vraiment des choses universelles qui sont abordées. Je vous recommande vivement ce texte.

Mais je dois dire que je vous recommande particulièrement cette version audio car elle est excellente! Caroline Loeb (que je dois avouer ne connaître que pour son tube de mes années collège « C’est la ouate ») est une lectrice incroyable! Elle DEVIENT Françoise Sagan, s’efface et devient l’auteur sans que ce soit caricatural!

En préparant ce billet j’ai découvert qu’elle a joué ce texte au théâtre et je comprends maintenant qu’elle incarne vocalement  ce texte de façon si parfaite! Bravo à elle, j’ai adoré l’écouter!

Voici une vidéo très intéressante où Françoise Sagan, Caroline Loeb et la pièce sont évoqués :

A toi : Kim Thùy et Pascal Janovjak (lu par les auteurs)

Ce texte est en réalité une correspondance entre les deux auteurs. Ils sont tous les deux romanciers, ils se sont rencontrés à Cannes (si je ne me trompe pas, je n’ai pas le livre papier pour feuilleter et vérifier), ils se connaissent à peine mais ils ont envie d’échanger et de poursuivre une conversation commencée dans la vraie vie mais ils habitent l’une à Montréal et l’autre à Ramallah. Il n’y a pas d’histoire amoureuse ou de séduction entre les deux « personnages », non, ils sont vraiment dans un échange en tant qu’êtres humains.

Ils se parlent de toutes sortes de sujets, intimes ou universels, sur le passé avec les origines de Kim Thùy et de la famille de Pascal Janovjak, sur leur présent et particulièrement la vie de Pascal Janovjak. Il y a aussi des choses très quotidiennes et des réflexions très poétiques. Il y a comme une urgence à se livrer et à regarder le monde.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce texte, je ne saurai vous citer d’exemples (problème de l’audio) mais j’ai trouvé ça vraiment beau, très humain.

Je ne saurais que vous recommander de découvrir ces lettres en audio si vous aimez ce support de lecture car les auteurs lisent leurs lettres eux-même et j’avais vraiment l’impression d’être avec eux au moment où ils racontaient les différents événements ou livraient leurs réflexions.

Pour vous en savoir plus, voici ce que l’édition Libre Expression en dit :

« 8823 KM. Kim dort. Je suis seul face à ses derniers mots. Tous les jours, ils tombent dans ma boîte. Ce ne sont pas des lettres, juste des signes tapés sur un écran, envoyés à la vitesse de la lumière, par-delà mers et continents. Si cela avait été des lettres, il y aurait sur le papier des parfums d’océan, des traces de nuages. »

Et voici ce que l’édition Liana Levi en dit :

« Ils ne se connaissent pas, ils n’ont encore rien lu l’un de l’autre, lorsqu’un prix littéraire les réunit à l’automne 2010. Quelques heures entre parenthèses, à des milliers de kilomètres de leur quotidien respectif, durant lesquelles Kim Thúy et Pascal Janovjak nouent une complicité rare. Quand la première regagne Montréal et le second Ramallah, ils décident de poursuivre la conversation par-delà un océan et six fuseaux horaires. Au rythme des souvenirs et des anecdotes, leur correspondance esquisse le parcours de deux enfants de l’exil et du nomadisme. Elle aborde aussi le thème de la filiation et l’appétit d’écrire. 
Tissant adroitement l’intime et l’universel, À toi est une subtile méditation sur la fragilité de la vie et l’ouverture au monde. »

 Cliquez sur la photo pour lire un article intéressant sur les deux auteurs!

J’ai aussi lu « Ru » de Kim Thùy et je l’avais aussi écouté lire ce même texte.

Grâce à ICI-Radio-Canada qui propose (gratuitement) des livres québécois

  chez Karine:) et  Yueyin

Le journal d’Anne Frank (lu par Irène Jacob)

Après avoir lu « Mon amie Anne Frank », je me suis dit qu’il fallait quand même que je lise enfin ce texte si connu. Je l’ai trouvé en version audio à la médiathèque et je me suis dit que c’était l’occasion parfaite.

La version d’Audiolib est la version intégrale, c’est à dire le journal d’Anne Frank avec ses propres corrections ainsi que les passages que Otto Frank, son père, avait supprimés avant sa première publication afin de préserver la morale (Anne était une jeune adolescente et elle exprimait ses sentiments sur les garçons) et pour préserver la mémoire de sa femme, la mère d’Anne car leurs relations n’étant pas sereines, il estimait que ce n’était pas correcte de laisser ces passages.

Voici ce que dit la 4ème de couverture d’Audiolib :

« Le nom de cette toute jeune fille, née en 1929, arrêtée sur dénonciation en 1944 déportée à Auschwitz, puis à Bergen-Belsen, et  morte du typhus en mars 1945, est connu dans le monde entier : Anne Frank est devenue le symbole des victimes des idéologies racistes, du nazisme à l’apartheid. Elle a tenu son journal du 12 juin 1942 au 1er août 1944, et ce texte, classé 19ème parmi les 100 meilleurs livres du XXème siècle, reste l’un des plus émouvants sur la vie quotidienne d’une famille juive sous le joug nazi. 
Audiolib donne ici la première version audio intégrale, lue avec subtilité et sensibilité par Irène Jacob, de ce texte devenu emblématique des victimes de toutes les barbaries. »

Je vais commencer par dire que le texte est très bien lu par Irène Jacob mais je dois avouer que j’ai abandonné cette lecture après un tiers. L’histoire d’Anne Frank est celle d’une adolescente de 13 ans qui vit en huis clos avec ses parents et sa grande soeur et une famille d’inconnus et un homme adulte et c’est une vraie ado… Elle est très critique, elle se plaint beaucoup, notamment de sa mère, se présente souvent comme la victime des brimades de tous (personne ne la comprend, sauf son père qui lui passe presque tout) et je dois admettre que si au début je me suis dit : « C’est bien, c’est une vraie ado, c’est presque rassurant », elle a fini par m’exaspérer…

Je me suis assez vite ennuyée : c’est un peu toujours pareil : les disputes, les leçons, les repas, le pipi caca… j’exagère à peine… A un moment quand même elle dit qu’elle est un peu gênée de se plaindre de ses vêtements usés quand d’autres Juifs souffraient vraiment…

J’ai un peu honte d’avoir ressenti ça et d’avoir abandonné mais ça ne passait pas!

Pour en savoir plus sur Anne Frank cliquez sur son nom.