Intimité : Hanif Kureishi

Ce livre m’a été offert en janvier par mon collègue A qui m’a prévenu en me le donnant que c’était un roman « spécial »… La lecture commune prévue avec Rachel m’a motivée pour le lire mais je dois dire que s’il n’avait pas été très court je l’aurais sans doute abandonné (j’ai d’ailleurs lu la fin en diagonale…) car même s’il était court, il m’a paru interminable!

Avant de vous dégoûter (mais ne comptez pas sur moi pour vous donner envie, peut-être que Rachel y parviendra ;-)) je vais vous dire de quoi il s’agit… En fait, le résumé sera bref … L’histoire est sensée se dérouler pendant une nuit, la dernière soirée qu’il compte passer dans sa maison de famille car après 6 ans de mariage, il va quitter sa femme et ses deux enfants. Il s’ennuie à mourir avec sa femme même s’il adore ses fils et il profite de cette nuit de réflexion pour revenir sur sa vie de couple…

Cela aurait pu être intéressant, il y a des choses qui m’ont parlées, je n’ai pas forcément eu une vie affective très linéaire et j’ai connu ces moments d’ennui et j’ai certainement été à la place de Susan mais j’ai trouvé que le personnage  de l’homme (je ne me souviens même plus de son nom) était d’une hypocrisie terrible et assez odieux car il brosse un portrait très négatif de sa femme, elle semble être la cause de l’échec de leur couple (mais il ne lui en parle pas, il le subit) mais il admet aussi l’avoir régulièrement trompée et même avoir aimé quelqu’un d’autre pendant leur mariage… alors qu’ils n’ont été marié que 6 ans… Et puis, au lieu de parler à sa femme et préparer ses enfants, il va partir comme un voleur dans sans rien dire à personne et il se tracasse de savoir quels livres et quels vêtements il va emporter avec lui…

Bref j’ai détesté ce personnage cynique et désagréable au possible et au niveau du style je me suis beaucoup ennuyée car il y a beaucoup d’aller et retour dans le temps et beaucoup de tergiversations… Un échec de lecture pour moi.

 mon collègue A.

 avec Rachel : Allons voir son avis!

chez Titine 

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Bakhita : Véronique Olmi (+ mon avis sur sur la version audio lue par l’auteur)

J’ai pris tout mon temps pour lire ce roman, il n’est pas si long et pourtant j’ai mis presque 2 semaines à le lire car je voulais le savourer et le lire dans des bonnes conditions pour déguster la langue et me plonger dans cet univers. J’ai trouvé le style magnifique, poétique sans fioritures, très visuel et pourtant plein de pudeur, pour parler d’un sujet dur, douloureux, et aussi très beau.

L’histoire est celle de Bakhita, tout d’abord petite fille au Soudan dans sa famille en 1865, avec des parents, des frères et sœurs et même une jumelle, mais à 7 ans elle est kidnappée et devient une esclave qui va être traînée sans ménagement sur les chemins. Elle va y perdre littéralement son identité, sa langue et même ses souvenirs. Elle va créer des amitiés même si elles sont dérisoires dans les conditions de vie qu’elle mène.

Elle sera achetée, vendue, maltraitée, torturée et puis elle sera sauvée quand elle sera achetée par le consul d’Italie et qu’il l’emmènera avec lui en Italie. Là, même si elle appartient encore à quelqu’un elle découvrira qu’elle peut être un individu à part entière. Une fois affranchie et donc libre, elle deviendra alors extrêmement croyante et entrera dans les ordres et deviendra même une sainte!

Ce roman est d’une grande puissance, il y a tant de domaines abordés, il y a de l’introspection, des questionnements sur ce qu’est la liberté, sur l’amour et le partage. Et puis, c’est aussi une fresque historique de l’Afrique et de l’Europe car on traverse l’histoire su 20ème siècle avec Batikha qui mourut en 1947 après avoir traversé deux guerres mondiales.

J’avais vu ce roman circuler sur Internet, notamment parce qu’il a gagné le Grand Prix des Blogueurs Littéraires 2017 et j’avais un peu peur de le lire car parfois quand un roman est « sur-vendu » on peut être déçu mais je suis tombée littéralement sous le charme de cette histoire pour le sujet et pour le style. J’ai souvent été très émue, que ce soit dans la première partie, très dure, sur l’esclavage ou dans la partie européenne où Batikha est dans la recherche d’elle-même et d’amour. Je vous le recommande vraiment même si je me rends compte que j’en parle sans doute très mal car c’est souvent comme ça pour les gros coups de coeur!

Et voici mon avis sur la version audio :

Il faut d’abord que je vous dise que j’ai commencé ma lecture de ce roman par sa version audio et que je l’ai abandonné au bout d’une heure d’écoute mais comme ce que j’en avais entendu me faisait penser que j’aimerais le texte je l’ai ensuite repris sur ma liseuse.

Donc cette partie du billet n’est pas pour parler du contenu dont vous avez pu lire tout le bien que j’en pensais au-dessus mais pour parler de la lecture audio par l’auteur elle-même… Je ne vais pas y aller par quatre chemins : j’ai détesté!

Je ne comprends vraiment pas pourquoi les auteurs sont choisis pour lire leurs livres car à quelques exceptions près (Pierre Lemaitre par exemple) c’est rarement positif! Ça fait longtemps que je veux demander à Audiolib comment ils choisissent les lecteurs? Il y a tant d’acteurs formidables qui lisent merveilleusement bien, qui font vivre le roman car c’est leur métier… Ici, pour moi, la lecture de Véronique Olmi a massacré le texte qui est pourtant vraiment beau et fort, poétique et réaliste… Elle en fait une récitation d’enfant mal posée, mal rythmée avec des intonations artificielles et ajoute aussi une sorte de pseudo lyrisme poétique. Pour tout dire, parfois, je l’imitais en écoutant sa lecture, pour voir comment on faisait pour si mal lire une si belle phrase.

Bref, Véronique Olmi devrait continuer à écrire car elle le fait très bien mais surtout laisser la lecture de ses romans en version audio à des lecteurs professionnels!

Les avis de mes co-jurés : SandrineMeuraïe

 Chez Sylire

catégorie « mot unique » de ma ligne audio

Ma reine : Jean-Baptiste Andrea (lu par Guillaume Jacquemont)

Le narrateur est un adolescent des années 1960 qui est, on le comprend assez vite qu’il est un peu limité intellectuellement. Il a d’ailleurs quitté l’école car il avait des problèmes à s’ajuster à la vie en communauté, ne comprenant pas les codes et gérant mal ses émotions. Il travaille avec son père dans la station essence de son village de Provence. Mais un jour, il comprend que ses « bêtises » risquent de pousser ses parents à l’envoyer dans une école spécialisée loin de chez lui. Il décide de partir de chez ses parents en cachette pour « aller faire la guerre » et prouver qu’il vaut quelque chose.

En fait, bien entendu, cet ado qui est plus comme un petit garçon dans ses actions et ses raisonnements, ne va pas bien loin et il a oublié tout ce qu’il avait prévu d’emporter avec lui, et il se retrouve sur le plateau, dans le maquis. Là-bas, il se retrouve confrontée à une jeune fille d’à peu près son âge. Une fille qui le considère comme un garçon normal et qui lui invente un univers car elle se dit « Reine » et raconte qu’elle vit dans un château magique et que ses pouvoirs lui permettent de contrôler les éléments… Le jeune garçon, qu’elle nomme « Shell » car il porte un blouson au logo de la marque d’essence, ne sait pas trop s’il faut la croire ou pas mais il se laisse porter par cette rencontre magique.

Plus tard, il sera pris sous l’aile d’un berger solitaire (si solitaire que Shell le croyait muet). Encore une rencontre qui lui permet de grandir.

Il y a quelques incohérences (comment personne ne retrouve ce garçon dans un périmètre si petit?) et j’ai mis un peu de temps à entrer dans l’histoire car j’ai trouvé le démarrage  un peu lent mais j’ai fini par plutôt bien aimer ce roman et même y trouver une certaine poésie mais je ne peux pas dire qu’il me marquera vraiment sur le long terme et même, à vrai dire au moment d’écrire ce billet, je n’ai plus trop en tête les détails.

La voix du lecteur est plutôt bien adaptée au narrateur un peu innocent.

Les avis de mes co-jurés : Sylire

 Chez Sylire

catégorie « animal » (= des abeilles) de ma ligne audio

Love you more (Preuves d’amour) : Lisa Gardner

J’ai beaucoup aimé les titres que j’ai lus de Lisa Gardner et je me demande même pourquoi j’ai attendu si longtemps avant de lire ce titre car je l’ai dévoré!

Une jeune agent de police, Tessa Leoni est retrouvée chez elle violemment battue, son mari est mort, tuée de 3 balles de l’arme de service de sa femme et sa petite fille de 6 ans a disparu…

La première réaction de DD Warren, l’inspectrice en charge de l’enquête ainsi que son coéquipier Bobby Dodge, est de penser immédiatement à une femme battue qui s’est retournée contre son mari agresseur… Mais cela ne dit pas où est la petite fille… Et Tessa ne parle pas, n’explique pas son geste…

Ce qu’il faut savoir, c’est que dans ce roman, il y a deux narrations qui s’alternent, une à la première personne avec la vision des événements par Tessa Leoni et c’est ainsi que le lecteur sait qu’il y a énormément de secrets et de non-dits auxquels les enquêteurs n’ont pas accès. Et puis, les autres parties racontent le déroulement de l’enquête du côté de la police…

Les enquêteurs sont confrontés à différents problèmes :  il y a une sorte de rivalité entre les services de police auxquels appartiennent respectivement DD Warden et Tessa Leoni, de plus l’agent Leoni ne dit pas tout, sa vie est assez secrète et pour couronner le tout, DD Warden, la super flic assez dure et insensible vient de découvrir qu’elle est enceinte et cette nouvelle la perturbe d’autant plus qu’elle doit retrouver une petite fille disparue…

Une chose à retenir de ce polar : méfiez vous des apparences surtout quand certains protagonistes font tout ce qu’il faut pour manipuler les uns et les autres…

Je n’en dis pas plus mais c’est une auteur que je vous recommande vraiment!

 chez Antigone

catégorie « mot positif »

Quand sort la recluse : Fred Vargas (Lu par Thierry Janssen)

J’aime beaucoup Fred Vargas et j’aime aussi beaucoup Jean-Baptiste Adamsberg, son personnage récurrent et j’aime aussi beaucoup quand Thierry Janssen lit Fred Vargas. Tous les éléments étaient donc réunis pour que je passe un bon moment de lecture!

Et cela a été le cas, j’ai vraiment apprécié de retrouver le commissariat d’Adamsberg et toute son équipe de personnages aux personnalités fortes et une enquête qui a l’air de partir dans tous les sens mais qui arrive quand même au but avec qu’un bonne dose de mystère où on s’interroge sur des éventualités fantastico-historiques tout le long (mais qui est toujours ancré dans la réalité).

Dans cette enquête il y a beaucoup d’élements … alors je dois faire attention à ne pas trop vous en dire… Tout d’abord, il y  a de grosses tensions au commissariat entre Adamsberg et Danglard son adjoint depuis des années… Et puis il y a des araignées, des recluses, qui tuent des gens alors que normalement, ces bestioles ne tuent pas… Et du coup, Adamsberg intrigué, décide de mener l’enquête (ce qui n’arrange pas les tensions dans son équipe). Et puis le hasard fait qu’un lien s’établit entre les victimes des recluses… Et on commence alors à creuser dans un orphelinat  et parmi les pensionnaires… Je n’en dis pas plus…

Mais…il y a un « mais »… j’ai eu du mal à vous faire un résumé parce qu’il y a vraiment beaucoup de fils à suivre.. peut-être trop, on se demande parfois si tout était vraiment utile à l’histoire globale.

Mais surtout, ce qui m’a gêné, c’est que j’ai trouvé certaines incohérences comme le fait que certains membres de l’équipe d’Adamsberg puissent commencer une enquête sans en avoir l’autorisation de leur hiérarchie, avec des déplacements en dehors de Paris sans être en contact avec la brigade… Quand on sait à quel point les policiers sont souvent débordés par plusieurs affaires en cours, j’ai  trouvé cela trop tiré par les cheveux.

Ça ne m’a pas empêché d’apprécier ma lecture mais ce n’est pas un coup de coeur ni un Fred Vargas que je garderai longtemps en mémoire. Mon préféré reste mon premier « Pars vite et reviens tard ».

Les avis de mes co-jurés Audiolib : Sandrine, AproposdelivresMeuraïe, Mes échappées livresques

ADN : Yrsa Sigurðardóttir

La littérature islandaise et moi nous ne sommes pas vraiment amies… Je dois dire que je n’ai jamais eu beaucoup de succès dans mes lectures islandaises et quand ma copine Mrs B m’a prêté ce roman, j’ai eu un peu peur que je n’accroche pas… Et…  Je pense que Mrs B et  Yrsa Sigurðardóttir m’ont réconciliée avec la lecture de ce pays et comme c’est le premier tome d’une série, il est fort possible que je poursuive!

Alors ce n’est pas facile du tout de parler de ce livre, tout d’abord parce qu c’est un polar et évidemment, j’ai vraiment peur de vous dire des choses qui vous mettent sur la voie de la résolution de l’enquête alors que 50 pages avant la fin je n’avais pas d’idée sur le dénouement! Il faut savoir que c’est parfois glauque (les meurtres ne sont pas décrits de façon précise mais ils sont assez terribles et angoissants!).

Dans ce roman, il y a d’abord un premier meurtre, très mystérieux car rien ne semble justifier l’assassinat de cette mère de famille sans histoire. Sa petite fille de 7 ans était cachée sous son lit pendant l’agonie de sa mère. Elle n’a pas vu grand chose mais elle va être entendue par les services sociaux ainsi que la police pour tacher d’en savoir plus.

C’est ainsi que Freya, psychologue pour enfants et Huldar, officier de police se rencontrent (enfin, pas vraiment, ils s’étaient déjà « croisés » ce qui rend leur travail en commun un peu gênant).

Un autre meurtre aussi horrible que le premier est commis et bien évidemment, ils sont liés mais personne ne comprend comment ni pourquoi…

En parallèle, un jeune étudiant un peu loser qui vit seul dans la maison de sa mère récemment décédée, passionné de cibi et qui n’a pas vraiment d’amis reçoit de très étranges messages chiffrés par le biais de sa radio à ondes courtes. Et le lecteur sait que ces messages sont liés aux crimes…

En plus de l’affaire policière, les relations entre le personnage de la jeune psychologue récemment célibataire et le jeune policier qui vient de monter en grade et qui a la responsabilité de l’enquête se développent petit à petit (et on a envie d’en savoir plus).

Bref, j’ai passé un excellent moment, je l’ai dévoré en quelques jours car je ne pouvais pas le lâcher!

 par ma copine Mrs B

 catégorie « Mot unique »

L’if et la rose : Mary Westmacott (Agatha Christie)

Résumé de l’éditeur : « Comment John Gabriel, ancien candidat au Parlement, un opportuniste, séducteur, homme à femmes et grand buveur, a-t-il pu devenir celui que l’on nomme le père Clément, saint homme dont l’altruisme exemplaire est admiré et reconnu de tous ?
Revenant sur sa propre vie, Hugh Norreys raconte comment ce personnage charismatique marqua la petite ville de Saint-Loo et bouleversa la vie de nombre de ses habitants. Parmi eux, Isabella Charteris, une belle jeune femme aristocratique, silencieuse et mystérieuse, menant une vie paisible dans un château, avec trois vieilles dames pour seule compagnie. Norreys en tomba amoureux, mais il ne fut pas le seul.
Ce roman d’Agatha Christie est le récit d’une passion tragique qui enchaîne inéluctablement deux êtres l’un à l’autre et transforme leur vie en destin. »

En relisant le résumé de l’éditeur, je me rends compte que j’avais complètement oublié que l’on parlait du « père Clément » pour parler de John Gabriel… En fait, ce n’est vraiment pas important dans l’histoire, il me semble. Une femme vient rendre visite à Hugh Norrey pour lui dire que John Gabriel veut le voir mais ce nom réveille pour Hugh Norrey le passé qui a lié les deux hommes et c’est cette histoire qu’il nous raconte. On sait qu’il en veut terriblement à cet homme, en particulier à cause de quelque chose qui s’est passé entre lui et une certaine Isabella…

Hugh Norrey commence par nous parler de lui et de ceux qui l’ont entouré à une certaine époque. Hugh était amoureux quand il a eu un grave accident de la route et s’est retrouvé lourdement handicapé. Cet accident lui fait prendre conscience que sa relation amoureuse ne reposait sur rien et il se retrouve en Cornouailles avec son frère artiste peintre et Teresa l’épouse de ce dernier. Ils vivent dans un petit milieu conservateur et les élections approchent. Le candidat « Tory » pour la région est un certain John Gabriel, un héros de la guerre qui impressionne tout le monde même s’il ne correspond pas forcément à l’image que les conservateurs ont habituellement.

Dans leur entourage, il y a aussi les aristocrates locales, trois vieilles dames (très « Downton Abbey ») et la nièce, Isabella, une jeune femme assez singulière.

Hugh étant immobilisé par son handicap, il se retrouve régulièrement être le confident des uns et des autres. C’est ainsi qu’il connait la véritable nature de John Gabriel qui est un arriviste séducteur qui n’a pas réellement de conscience politique mais qui pense surtout à ses propres intérêts. La mystérieuse Isabella, elle, semble très détachée de ce qui l’entoure, elle n’attend que le retour de son cousin avec qui elle souhaite se marier depuis toujours. Mais tout ne se passera pas comme prévu et la petite communauté de Saint Loo sera bouleversée.

Au-delà des événements, même s’il y a du suspens, c’est réellement un roman psychologique, une réflexion sur la nature humaine. C’est un roman qui s’intéresse aux personnages soit par ce qu’ils pensent d’eux-mêmes ou des autres soit par l’image qu’ils renvoient d’eux et ce qu’ils pensent vraiment. C’est aussi un portrait d’une certaine Angleterre de l’après-guerre qu’Agatha Christie sait si bien évoquer.

J’ai bien aimé même si je n’en fais pas un coup de coeur.

catégorie « Couleur » pour ma ligne Agatha Christie

Le journal intime d’un arbre : Didier Van Cauwelaert

Quatrième de couverture :

« On m’appelle Tristan, j’ai trois cents ans et j’ai connu toute la gamme des émotions humaines. Je suis tombé au lever du jour. Une nouvelle vie commence pour moi – mais sous quelle forme ? Ma conscience et ma mémoire habiteront-elles chacune de mes bûches, ou la statuette qu’une jeune fille a sculptée dans mon bois? Ballotté entre les secrets de mon passé et les rebondissements du présent, lié malgré moi au devenir des deux amants dont je fus la passion commune, j’essaie de comprendre pourquoi je survis. Ai-je une utilité, une mission, un moyen d’agir sur le destin de ceux qui m’ont aimé ? »

Dans ce roman, c’est un arbre qui parle et pourtant, le roman commence quand il meurt. Mais son « esprit » reste en alerte, vivant, en lien avec les humains qui ont eu de l’importance pour lui. Et il va même continuer à les suivre au fil de leurs vies, de leurs relations, au travers d’une sculpture faite dans son bois. On reste donc dans le présent  de certains personnages : l’auteur qui raconte l’histoire de cet arbre et la petite fille qui s’est confiée à lui enfant et qui devient une sculptrice grâce à son bois.

Mais il y a aussi un retour dans le passé de l’arbre grâce aux souvenirs de ce dernier mais surtout aux recherches du personnage de l’auteur sur l’existence de l’arbre.

C’est un roman assez court mais vraiment foisonnant et peut-être même un peu trop, certains aspects sur la vie de la sculptrice m’ont paru peut-être un peu longuets mais j’ai par contre apprécié tout ce qui concernait le lien de l’arbre avec le présent, les humains et le passé.

Le hasard a voulu que je lise ce roman en parallèle du documentaire « La vie secrète des arbres » de Peter Wohlleben, une lecture audio qui semblait faite pour l’accompagner car on retrouve dans la fiction pas mal d’élément abordés dans le documentaire et c’est pour ça je vous parle des deux titres aujourd’hui! Je pense que ma lecture de ce roman a été renforcée, (un peu comme de la « réalité augmentée » par la lecture du livre audio et je vous recommande donc de lire les deux ensemble 😉

ma belle-soeur Stéph! Merci!

 catégorie « Objet » (2ème ligne)

J’inscris ce texte au Défi Livres de Argali  

 

 

Le jour d’avant : Sorj Chalandon (lu par Stéphane Boucher)

J’ai lu le roman dans sa version « papier » cet automne et j’avais eu un coup de coeur! Pour le prix Audiolib, j’ai écouté une partie du roman (pas tout car j’en gardais un souvenir très clair). Voilà un extrait de ce que je disais dans mon billet que vous pouvez retrouver en entier en cliquant sur cet extrait : « Alors sans rentrer dans les détails de l’histoire, ce roman raconte comment la mémoire personnelle et la mémoire collective sont étroitement liées, comment le passé peut envahir le présent et chaque instant, comment la haine peut prendre des chemins détournés, surtout quand c’est au fond la haine de soi. Il y est question de justice, de perte, de recherche de réponses, de culpabilité… Et c’est aussi un bel hommage aux mineurs. »

Concernant la version audio, bien entendu, l’histoire est toujours aussi bonne (et d’ailleurs, c’est le genre de roman qui bénéficie d’une relecture car on apprend des choses en fin de roman et en relisant, on voit les choses différemment!) Par contre, je dois avouer que si je n’ai rien de particulier à reprocher à cette lecture, je ne suis pourtant pas non plus sous le charme du lecteur. Il faut dire que le dernier Sorj Chalandon que j’ai écouté était lu par Féodor Atkine qui  était juste parfait. Je dirai que cette lecture était un peu « plate », un peu ordinaire et j’ai trouvé qu’il manquait un certain souffle. Ce n’est pas une mauvaise lecture loin de là, mais comme j’avais eu ce coup de coeur, j’en attendais plus.

Je ne vous le déconseille pas mais je ne le conseille pas en relecture 😉

Les avis de mes co-jurés Audiolib :

 Chez Sylire

 avec Meuraïe et Sandrine : Allons voir son avis!

La Tresse : Laetitia Colombani (lu par l’auteure, Rebecca Marder et Estelle Vincent)

Résumé de l’éditeur : « Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté. 

Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.

Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.

Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.
Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est réservé et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité. »
Laetitia Colombani lit le récit de Sarah et les mots de la tisseuse
Rebecca Marder lit le récit de Giulia
Estelle Vincent lit le récit de Smita
Mon avis : 
J’avais très envie de lire ce roman et j’ai été vraiment contente de voir qu’il était dans la sélection du prix Audiolib. Malheureusement je ne peux pas dire que j’ai été sous le charme. J’ai trouvé que l’histoire était bourrée de clichés et que c’était très convenu et assez gnangnan. Je sais, ma « critique » ne vole pas bien haut, mais que voulez vous, parfois, on n’a rien de très brillant à dire… Et comme je me suis globalement assez ennuyée… De plus j’ai trouvé aussi qu’il y avait un petit côté roman « feel good » avec plein de « bons sentiments ».
Pour finir sur les points négatifs, j’ai, en plus, été très gênée par la lectrice qui lit les passage de Guilia car j’ai trouvé qu’elle surjouait un enthousiasme et une fausse fraîcheur, elle me faisait grincer des dents à chaque fois (c’est très personnel, je sais que d’autres lecteurs audio n’ont pas ressenti ça).
Pour contrebalancer avec quelques points plus positifs, j’ai aimé le personnage de Sarah et la manière dont ces passages étaient lus (par l’auteur d’ailleurs, c’est toujours agréable quand les auteurs lisent bien, ce n’est pas fréquent pour tout dire!). J’ai également aimé l’entretien avec l’auteur à la fin du roman. Mais malheureusement, j’ai été plus intéressée par ses intentions que par son texte…
Bref, c’est une roman qui se laisse écouter, ce n’est pas déplaisant mais je suis quand même passée à côté alors qu’il a eu un succès fou sur la blogo. Si vous avez aimé, dites le moi et si vous être plutôt comme moi, dites le moi aussi  que je me sente moins seule 😉
Les avis de mes co-jurés Audiolib : Meuraïe 

 Chez Sylire

 avec Wakanda : allons voir son avis!