The lying room : Nicci French

Ce livre n’est pas encore traduit en français mais il le sera peut-être car il y a de nombreux titres de ces auteurs qui sont traduits… Oui… « ces » auteurs car en réalité Nicci French et le pseudo d’un couple d’auteurs!

Neve Connolly est une femme de quarante-sept ans, mariée depuis une vingtaine d’années à Fletcher qui est plutôt déprimé ces derniers temps, elle est la mère de deux petits garçons et d’une grande adolescente sur le point de partir à l’université, elle vit dans une maison à Londres, a un jardin ouvrier et elle va au travail à vélo. Elle travaille dans l’entreprise qui a racheté la compagnie qu’elle avait montée avec trois de ses plus vieux amis avec qui elle partage toujours un bureau. Une vie somme toute assez ordinaire…

Sauf que le roman commence par un sms qui invite Neve à aller rejoindre son amant -Saul- qui est également son patron… Lorsque Neve arrive chez lui, elle découvre qu’il est mort après avoir reçu un coup de marteau sur la tête et là, elle panique… Si elle appelle la police alors qu’elle n’a aucune raison d’être dans cet appartement ils sauront qu’ils avaient une aventure et elle a trop peur que sa famille l’apprenne, son mari, bien sûr qu’elle ne veut pas blesser et son aînée qui a eu une passe très compliquée ces dernières années et qui commence juste à se relever… Bref, la panique n’étant pas la meilleure conseillère, elle décide de nettoyer l’appartement de fond en combles et de retirer toute trace d’elle…

En rentrant chez elle, elle s’aperçoit qu’elle a oublié un bracelet qui ne peut que la rapprocher du lieu du crime et quand elle y retourne, le cadavre de Saul est toujours là mais pas son bracelet ni le marteau…

La situation empire donc pour elle… La police bien entendu s’en mêle et Neve va mener sa propre enquête… Elle va soupçonner tout le monde et découvrir qu’elle n’est pas la seule à avoir des secrets!

Le roman était un peu lent au début mais dès que le mystère s’épaissit cela devient assez addictif!

Ce que j’aimé le plus, c’est que Neve et sa famille et ses amis sont très réalistes et on peut facilement s’identifier à eux, à leurs relations et à leurs réactions.

Si vous lisez en anglais je vous conseille ce roman et surveillez s’il sort en français!

catégorie bâtiment

Terrils tout partout : Fanny Chiarello

Quatrième de couverture : « Quand elle était au collège, Laïka ne voyait pas les deux énormes terrils à côté desquels elle avait grandi et n’avait d’yeux que pour la grande ville. Vingt-sept ans plus tard, installée à Lens, elle découvre un territoire étonnant qui ne ressemble à aucun autre.
Sortis du ventre noir de la terre à l’assaut du ciel du Nord, tabulaires, coniques ou humbles talus, les terrils de Laïka racontent à la fois une renaissance personnelle et une lutte sans merci entre la nature et l’homme. Entre poésie, sociologie et écologie, récit intime et enquête documentée, Fanny Chiarello fait d’un sujet sombre un vrai conte d’aujourd’hui, décalé, féroce et vivifiant.
« 

*

J’ai acheté ce roman à la suite d’une rencontre avec l’autrice à sa sortie de résidence à Regnéville dans la Manche. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, je l’ai acheté car j’avais aimé ses mots lorsqu’elle avait fait une lecture ce soir là.

Ici, l’histoire est celle d’une jeune femme et de sa relation à sa région, le Nord, avec son histoire minière et ses terrils qui forment un paysage à part. C’est une relation qui a varié avec le temps, entre l’indifférence de la jeunesse et la fuite vers la grande ville -Lille- une fois jeune adulte, puis un retour en amour plus de vingt ans plus tard : un retour et une redécouverte de ce lieu.

Mais ce n’est pas qu’un rapport au paysage mais aussi à la société qui l’entoure, dont elle fait partie, avec une réflexion sur la langue : l’accent et le vocabulaire propre à la vie de la région minière. D’ailleurs le passé minier est aussi important dans ce texte. Et pour moi qui ne connais pas du tout cette région, ça a été aussi un voyage!

Et puis la nature aussi est très importante avec la manière dont la narratrice est en recherche de la nature foisonnante qui se trouve sur ces terrils -paysage crée de toute pièce par l’homme- mais qui est aussi abimé par la pollution, elle aussi crée par l’homme.

C’est un texte court mais riche et écrit dans une belle langue, à la fois directe et poétique. J’ai bien aimé et j’imaginais bien Fanny Chiarello en faire une version audio!

Pour en savoir plus, cliquez ici!

Catégorie paysage

Bienvenue à High Rising : Angela Thirkell

Résumé de l’éditeur : « Noël 1930. Alors que Laura Morland, romancière à succès, n’aspirait qu’à quelques semaines de repos loin de l’agitation londonienne, la voilà plongée au cœur des intrigues de la vie de campagne. Son cher ami, le riche George Knox, est la proie d’une sournoise secrétaire, déterminée à s’élever au-dessus de son rang en se faisant épouser. Laura saura-t-elle le tirer de ce mauvais pas ? Et par la même occasion aider la jeune et innocente miss Sybil Knox à conclure le mariage dont elle rêve depuis toujours?
Une délicieuse comédie de mœurs au cœur de la gentry anglaise.
« 

Il ne faut pas lire ce roman si on cherche une histoire où il y a de nombreux rebondissements mais je vous le conseillerai si vous aimez l’ambiance des romans d’Agatha Christie ou de Downton Abbey, l’Angleterre des années 1930.

Il n’y a pas de crimes ici mais par contre on découvre la noblesse anglaise à la campagne avec ses relations humaines, les dames et les demoiselles de bonnes familles, les hommes détachés des réalités, les enfants en écoles privées, les domestiques, les ragots … Tout irait bien comme d’habitude mais la nouvelle secrétaire de George Knox se montre trop entreprenante avec son patron et s’est mise tous les habitants du village à dos…

Je ne peux pas dire que j’ai adoré ce roman mais je l’ai lu quand même jusqu’au bout parce que même si j’ai trouvé des points négatifs (des longueurs, un côté assez bavard et le peu d’action au début) j’ai aimé l’humour pince sans rire et le personnage de Laura, autrice de romans que l’on appellerait aujourd’hui de la « chick lit » et qu’elle dénigre elle-même malgré son succès.

C’est donc un roman à lire si on a envie de cette ambiance un peu feutrée, un peu vieillotte et avec un regard un peu décalé, parfois ça fait du bien!

Un tout petit rien : Camille Anseaume

Quand mon amie m’a prêté ce roman, je ne savais pas de quoi il parlait, je savais seulement qu’elle l’avait aimé! La quatrième de couverture est à mon avis un peu trompeuse et à cause d’elle j’ai un peu repoussé ma lecture, craignant que ce soit une histoire uniquement centrée sur une relation de couple alors que ce n’est pas du tout le cas… Enfin, pas celle que j’avais imaginée.

L’histoire commence quand la narratrice, Camille, qui a 25 ans et vit une vie de jeune femme sans contraintes à Paris découvre qu’elle est tombée enceinte par accident. L’homme avec qui elle a une relation sans engagement et avec qui elle ne partage pas grand-chose de plus que du sexe n’est pas intéressé par cette grossesse.

La suite du roman raconte alors la période d’incertitude des semaines qui suivent cette découverte et toute la réflexion de Camille concernant la choix d’avorter ou non. Puis il y a ensuite les mois où elle va apprivoiser sa grossesse, se l’approprier, s’habituer à l’idée de devenir une jeune mère célibataire. Et aussi les relations avec les autres, son entourage, ses amis et surtout sa famille (et notamment sa mère!)

Ecrit dans un style rythmé et enlevé avec des chapitres courts, ce roman mêle des passages sérieux et touchants et de l’humour, parfois grinçant. J’ai lu ce livre très vite et j’ai été très agréablement surprise!

par mon amie Mrs B

L’été où tout a fondu : Tiffany McDaniel + [Billet guest star de Coralie]

J’avais eu un gros coup de coeur pour « Betty » de Tiffany McDaniel et ma gentille collègue Coralie l’avait aussi aimé et comme elle a adoré ce roman de la même autrice (le 2e à être publié en France mais qui est en réalité son premier roman), elle l’a tout de suite mis dans mon casier. J’étais ravie car j’avais évidemment envie de le lire après tant aimé « Betty »!

Alors je vais le dire tout de suite, j’ai abandonné ma lecture au bout de 300 pages (environ les deux tiers) et je suis vraiment déçue car j’avais envie d’aimer mais vraiment, je n’ai pas pu me forcer plus car je m’ennuyais. J’avoue même que si j’ai été jusqu’à la page 300 c’était parce qu’il m’avait été prêté avec enthousiasme. 😦

Voici le résumé de l’éditeur : « Été 1984 à Breathed, Ohio. Hanté par la lutte entre le bien et le mal, le procureur Autopsy Bliss publie une annonce dans le journal local : il invite le diable à venir lui rendre visite. Le lendemain, son fils Fielding découvre un jeune garçon à la peau noire et aux yeux d’un vert intense planté devant le tribunal, qui se présente comme le diable en personne. Cet enfant à l’âme meurtrie, heureux d’être enfin le bienvenu quelque part, serait-il vraiment l’incarnation du mal ? Dubitatifs, les adultes le croient en fugue d’une des fermes voisines, et le shérif lance son enquête. Se produisent alors d’étranges événements qui affectent tous les habitants de Breathed, tandis qu’une vague de chaleur infernale frappe la petite ville.« 

*

Alors sans raconter l’histoire plus que ça, je vais vous dire pourquoi j’ai abandonné. J’ai trouvé le début très lent et à partir de la moitié, j’ai trouvé ça assez confus et brouillon, un peu répétitif aussi, sans doute des défauts de premier roman mais sur un livre de 470 pages, c’est long… J’ai aussi trouvé que c’était dommage de situer le roman en 1984, car tout le long j’avais l’impression de lire un roman qui se serait passé dans les années 1950 (ou alors c’était fait exprès pour montrer que les choses n’étaient pas bien différentes entre ces deux époques? Pourquoi pas, mais c’était trop subtil!) Et j’ai aussi trouvé que les personnages étaient trop survolés.

L’idée de base était intéressante notamment l’alternance de point de vue avec l’histoire en 1984 où le jeune Fielding, a 13 ans et plus tard avec un Fielding adulte, qui donne du recul à ce qui s’est passé… Mais je n’ai pas eu le courage d’aller au bout pour savoir ce qui s’est passé entre les deux périodes…

billet guest star de coralie :

Coucou! C’est moi, la collègue qui a prêté à votre chère blogueuse le roman « L’été où tout a fondu », et de mon côté j’ai beaucoup aimé le lire!

Il faut dire que j’avais vraiment hâte de le commencer : « Betty », de la même autrice, m’avait bouleversé et figure depuis dans mon top 3 des romans préférés. J’aime beaucoup les éditions Gallmeister dont je guette régulièrement les sorties, et surtout j’ai acheté « l’été où tout a fondu » dans une très belle librairie en Provence, la librairie des Bleuets, halte agréable cet été en compagnie de ma grand-mère, mon parrain, ma tante et mon plus jeune cousin. Vous la sentez, la plus-value émotionnelle de ce livre?

Pour mettre toutes les chances de mon côté, j’ai aussi accentué mon rythme de lecture parce que je sais que je suis passée à côté de certains romans (coucou la saga des Cazalet). La lecture pour s’endormir ne suffit pas, alors on troque le portable au petit déj’ pour une petite place sur le canapé, un plaid, un porridge et le bouquin.

Alors oui, il est peut-être moins fort que Betty, et j’ai moins apprécié les deux niveaux de narration, enfin, surtout les moments où on retrouve Fielding vieil homme aigri (au présent, dans un futur proche?) car plus confus et plus sombre. 

Par contre, j’ai été ravie de retrouver le talent de Tiffany Mc Daniel pour raconter les fables. J’ai beaucoup apprécié la figure de Sal, petit garçon qui se présente comme le diable, et la façon dont il bouscule les personnages de l’intrigue. Sa sensibilité m’a émue et m’a permis de me plonger dans l’histoire de ce roman. 

Maintenant, j’attends avec impatience le nouvel ouvrage de Tiffany Mc Daniel, dont la sortie américaine est prévue en 2023!

par ma gentille collègue Coralie

Billy Summers : Stephen King

Je suis passée à ma librairie chouchou « Le Détour » pour acheter un cadeau pour mon neveu et mon libraire me demande si j’ai lu le dernier Stephen King. Il m’a dit qu’il pensait que ça me plairait surement car c’était tourné autour de la littérature tout en étant un thriller -sans côté fantastique-. Il m’a aussi dit que d’habitude il ne mettait pas en avant Stephen King qui n’avait pas besoin de ça pour se vendre mais que c’était son coup de coeur de la rentrée. Il était tellement enthousiaste que j’ai craqué et que je l’ai acheté! (Mais je n’ai pas trouvé le livre pour mon neveu 😉 )

Je n’avais pas choisi ma lecture du moment et je sortais d’une période pas joyeuse et je traversais une passe un peu morne au niveau lecture et j’ai tout de suite plongé dans ce roman que j’ai dévoré!

Billy Summers est un tueur à gages, il se fait passer pour un idiot qui ne lit que des BD très enfantines sans trop donner son avis, ne s’exprimant pas trop mais en réalité, il lit de la littérature en cachette (Thérèse Raquin de Zola au moment de l’histoire).

C’est son dernier contrat, il doit tuer un homme au moment où il sera emmené au tribunal mais en attendant, il doit rester dans cette petite ville américaine, se faire remarquer pendant quelques semaines ou mois comme étant quelqu’un d’ordinaire, avec sa maison, ses voisins et son bureau (juste en face du tribunal). Sa couverture, sera celle d’un auteur en train d’écrire un roman…

Les personnes qui ont organisé le contrat et l’histoire pour la couverture lui organisent un plan de repli après la mort de la cible… Mais Billy ne le sent pas … En fait, il n’a pas confiance en ses intermédiaires et il est persuadé qu’il va se faire avoir…

Alors, pendant son attente, il va non seulement préparer tout seul son évasion mais puisqu’il doit jouer à l’écrivain, il se prend à écrire son histoire, depuis son enfance traumatique jusqu’à son expérience de snipper dans l’armée américaine… Et il s’aperçoit qu’il aime cela et qu’être écrivain lui correspond bien.

Je n’en dirai pas plus, et je ne vous ai raconté que le début du roman… Il va ensuite fuir mais aussi chercher à réparer l’injustice qui lui aura été faite. Il montre toute son intelligence dans sa façon de monter ses plans. Il va aussi faire une rencontre qui va redonner du sens à sa vie.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman, qui mêle beaucoup d’aspects intéressants. Le côté thriller / roman d’action bien sûr mais il y a bien plus que cela : il y a beaucoup d’introspection et les personnages sont attachants. Et j’ai aussi aimé l’idée du roman dans le roman. Si vous voulez lire un page turner, je vous le conseille! J’imagine vraiment bien une série tirée de ce roman!

De Stephen King, j’ai lu « Docteur Sleep« , « 22/11/63 » et « Misery« .

Le murmure de l’ogre : Valentin Musso (Lu par Julien Allouf)

Résumé : « Nice, 1922. Deux prostituées sont assassinées, le crâne rasé et le corps recouvert d’étranges symboles. Bientôt, ce sont des enfants qui disparaissent et qui sont retrouvés égorgés aux quatre coins de la ville dans une mise en scène macabre. Louis Forestier, un commissaire des brigades mobiles créées par Clemenceau, se lance sur les traces de celui que les journaux ont surnommé l’« Ogre ». Il est épaulé par Frédéric Berthellon, un spécialiste des pathologies mentales de l’hôpital Sainte-Anne venu exprès de Paris, et par Raphaël Mathesson, un richissime érudit, aviateur à ses heures perdues. Très vite, ils découvrent que le tueur observe un rituel inspiré de récits de l’Antiquité sur la descente des mortels dans le monde des Enfers. L’affaire prend une dimension nouvelle quand le fils d’un millionnaire américain est enlevé par le tueur. Le compte à rebours commence : des ruelles miséreuses du vieux Nice aux luxueuses villas des hivernants, chaque indice est interprété pour tenter de saisir les motivations de l’Ogre, et de remonter sa piste.« 

*

La quatrième de couverture raconte en détails l’histoire, je n’ai rien à ajouter. J’ai vraiment beaucoup aimé ce polar qui se passe dans les années 1920 et qui se situe vraiment bien dans l’époque que ce soit par les personnages et leurs histoires personnelles teintées par la Grande Guerre que par le mode de vie entre les gens modestes et la haute société de Nice et par les prémices de l’analyse psychiatrique des crimes.

On y suit des hommes d’une autre époque et j’ai vraiment aimé ce voyage dans le temps. J’ai aussi trouvé que l’intrigue policière tenait la route. Il est intéressant de glisser le point de vue d’un « aliéniste » pour apporter une touche psychologique qui n’était pas la norme à l’époque. D’ailleurs, les autres policiers ne sont pas tous convaincus au début de l’enquête.

Je vous recommande cette lecture et je pense que ça ne sera pas le dernier livre que je lirai de Valentin Musso. j’ai aussi trouvé que la lecture de Julien Allouf collait parfaitement à l’univers de ce roman.

Et puis pour l’anecdote, Louis Forestier, fait partie des Brigades Mobiles de Clémenceau, aussi appelées les « Brigades du Tigre » et forcément, moi qui regardais la série télévisée du même nom quand j’étais enfant, je n’ai pas pu m’empêcher d’y penser en lisant ce livre (et j’avais même l’air du générique en tête!)

Catégorie gros mot

Une femme en contre-jour : Gaëlle Josse

Quand j’ai parlé de la BD « Vivian Maier A la surface d’un miroir » (pour laquelle j’ai eu un coup de coeur), plusieurs personnes m’ont conseillé de lire ce roman qui est une sorte de biographie romancée de la photographe dont parle la BD.

Voici la 4e de couverture écrite par Gaëlle Josse : « Raconter Vivian Maier, c’est raconter la vie d’une invisible, d’une effacée. Une nurse, une bonne d’enfants. Une photographe de génie qui n’a pas vu la plupart de ses propres photos. Une Américaine d’origine française, arpenteuse inlassable des rues de New York et de Chicago, nostalgique de ses années d’enfance heureuse dans la verte vallée des Hautes-Alpes où elle a rêvé de s’ancrer et de trouver une famille. Son œuvre, pleine d’humanité et d’attention envers les démunis, les perdants du rêve américain, a été retrouvée par hasard – une histoire digne des meilleurs romans – dans des cartons oubliés au fond d’un garde-meuble de la banlieue de Chicago. Vivian Maier venait alors de décéder, à quatre-vingt-trois ans, dans le plus grand anonymat. Elle n’aura pas connu la célébrité, ni l’engouement planétaire qui accompagne aujourd’hui son travail d’artiste. Une vie de solitude, de pauvreté, de lourds secrets familiaux et d’épreuves ; une personnalité complexe et parfois déroutante, un destin qui s’écrit entre la France et l’Amérique. L’histoire d’une femme libre, d’une perdante magnifique, qui a choisi de vivre les yeux grands ouverts. Je vais vous dire cette vie-là, et aussi tout ce qui me relie à elle, dans une troublante correspondance ressentie avec mon travail d’écrivain. »

*

J’avais déjà été fascinée par l’histoire de cette femme. Si cette histoire n’était pas vraie, on aurait peut-être du mal à y croire : une femme qui a eu une enfance digne d’une fiction pleine de rebondissements, puis qui devient une nurse et qui en parallèle prend sans arrêt des photos sans forcément toutes les développer et surtout sans jamais chercher à exploiter un talent qui sera découvert par le plus grand des hasards lors d’une vente de garde-meuble. C’est donc à titre posthume qu’on découvre une grand artiste!

J’ai aimé la façon dont Gaëlle Josse raconte cette vie, avec beaucoup de justesse, se mettant juste ce qu’il faut en retrait et tout en y apportant aussi sa touche personnelle. Je vous le recommande!

Et pour voir le talent de Vivian Maier voici le site où on peut voir ses photographies! Ses autoportraits sont superbes et ses scènes de rues sont tellement authentiques!

Et voici la bande- annonce du documentaire « Finding Vivian Maier » sur l’enquête menée sur la photographe mystérieuse :

Numéro deux : David Foenkinos

Quatrième de couverture : « En 1999 débutait le casting pour trouver le jeune garçon qui allait interpréter Harry Potter et qui, par la même occasion, deviendrait mondialement célèbre.
Des centaines d’acteurs furent auditionnés. Finalement, il n’en resta plus que deux. Ce roman raconte l’histoire de celui qui n’a pas été choisi
. »

*

Dans ce roman, David Foenkinos commence par raconter l’histoire d’Harry Potter, depuis l’écriture du roman par J.K Rowling jusqu’aux films et il nous présente Martin Hill qui, par hasard, s’est retrouvé en lice pour jouer le rôle de Harry Potter, en concurrence avec David Radcliff… Et tout le monde sait qui a obtenu le rôle…

A partir de là, l’histoire devient celle de Martin Hill et de son traumatisme lié à cet échec qu’il vit extrêmement mal. Il va grandir avec une sorte de honte douloureuse et ne supporte absolument pas d’entendre parler de Harry Potter, au point où il entre dans une forme de dépression.

En plus de cette souffrance psychologique, il va traverser d’autres drames dans sa vie privée et familiale qui ne font qu’accentuer son mal-être. La vie de ce petit garçon qui vit dans ce monde parallèle à celui qu’il pense qu’il aurait dû vivre est vraiment touchante. On voit bien qu’il est submergé par ce qu’il pense avoir raté et cela lui gâche la vie qu’il a vivre.

Je ne sais pas si un « Martin Hill » a vraiment existé mais David Foenkinos a parfaitement su lui donner vie en intégrant dans son roman tout un pan réel de l’histoire d’Harry Potter et c’est très réaliste.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman et je l’ai même passé ensuite à Bastien qui est un grand fan de Harry Potter (qu’il a sans doute lu 10 fois), car c’est un roman qui peut parler autant aux fans du phénomène « Harry Potter » qu’à des lecteurs qui ne s’y intéressent pas mais qui aiment les romans psychologiques et aussi sociologiques. Je vous le recommande!

par Mrs B (grande fan d’Harry Potter)
Catégorie Chiffre

L’empreinte de l’ange : Nancy Huston

Au début, j’ai lu ce roman dans le cadre de mon challenge Amérique du Nord anglophone parce que l’autrice est Canadienne mais finalement, le roman parle uniquement de l’Europe alors j’ai préféré ne pas en parler en septembre.

L’histoire se passe à Paris en 1957 quand Raphaël, un célèbre flutiste qui vit une vie plutôt privilégiée, rencontre Saffie, une jeune allemande venue chez lui pour le poste de bonne. Il tombe amoureux d’elle et ils se marient assez rapidement et pourtant Saffie est loin d’être une personnalité qui respire la spontanéité et la joie de vivre. Au contraire, elle semble enfermée dans son monde un peu à part. Et même après qu’elle ait eu Emil, son bébé, avec Raphaël, elle reste très effacée de sa propre vie, ne semblant rien ressentir.

Et pourtant, elle reprend vie après sa rencontre avec Andràs, un luthier chez qui elle est allée faire une commission pour son mari. Elle tombe immédiatement amoureuse de ce juif hongrois émigré, plein de passion. Ils vivent une relation amoureuse très intense. Ses escapades hebdomadaires avec son bébé pour le retrouver dans son atelier lui donnent un allant dont son mari se réjouit, pensant que c’est la maternité qui l’a transformée.

Au-delà de cette histoire d’amour, les personnages de Saffi et de Andràs sont deux personnalités abîmées par leur passé qui influence leur psychologie : Saffie avec l’Allemagne nazie et Andràs avec le communisme… Mais en plus de cela, se greffe un aspect politique de la société française de l’époque avec la guerre d’Algérie.

Ce roman est très riche avec de nombreux aspects qui se croisent : humains, historiques, psychologiques et politiques. Je n’ai pas trouvé les personnages particulièrement aimables, ils ont tous des côtés sombres et torturés qui en font des êtres assez égoïstes mais ils sont intéressants.

De Nancy Huston, j’avais eu un coup de coeur pour Lignes de faille, mais par contre je n’ai aucun souvenir des deux autres titres que j’ai lus d’elle : Cantique des plaines et Instruments des ténèbres.

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Roman 1999
Canada