Sans feu ni lieu : Fred Vargas (lu par Philippe Allard)

Le roman commence avec Clément Vauquer qui part à la recherche de Marthe, ancienne prostituée, la seule personne qu’il connaissent à Paris et à qui il peut confier son inquiétude : deux femmes ont été assassinées et tout porte à croire que c’est lui qui les a tuées! Mais Clément dit ne pas l’avoir fait et Marthe qui l’a pratiquement élevé quand il était petit le croit. Et elle fait appel à Louis Kehlweiler pour qu’il mène l’enquête.

Très vite Louis Kehlweiler, dit « l’allemand », réalise que Clément a été choisi pour passer pour un tueur car le jeune homme est stupide, quasiment attardé et il a tout simplement obéi à des consignes par téléphone sans se douter qu’on le manipulait et il est en fait aussi une victime… Mais pourquoi?

Kehlweiler va creuser le passé de Clément et chercher qui pourrait vouloir lui nuire…

Ce roman de Fred Vargas n’est pas un roman avec Adamsberg mais avec les « Evangélistes » (Marc, Lucien pour Luc et Mathias pour Mathieu). Les « évangélistes » sont des spécialistes dans des périodes historiques pointues, des universitaires un peu hors du commun. Ils vivent tout ensemble et avec l’enquêteur bougon, ils vont chercher et trouver la solution!

Un très bon polar!

 Chez Sylire

 par Sylire (cliquez pour voir son billet)

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Passport à l’iranienne : Nahal Tajadod

La narratrice (l’auteur) est une intellectuelle très aisée qui vit la majeure partie du temps en France et qui est actuellement à Téhéran mais avant de repartir, elle doit faire renouveler son passeport et ce n’est pas une mince affaire!

Il y a les règles officielles à suivre : passeport dans un pays islamiste cela signifie des photos d’identité islamistes qui respectent les codes vestimentaires mais aussi des délais très longs. La narratrice, tente de passer par des chemins détournés et c’est l’occasion de découvrir d’autres codes iraniens, implicites, comme le fait que le moindre photographe ou chauffeur de taxi connait un médecin qui connait quelqu’un de haut placé, comme le târof, qui fait que les gens refusent d’abord de se faire payer pour que l’acheteur négocie de payer.

Sous couvert d’une situation somme toute assez banale du renouvellement de passeport pour une personne qui ne souffre pas en l’attendant (elle est en famille et elle est d’un milieu social très aisé), c’est surtout l’occasion de distiller des petites informations sur la vie à Téhéran, les relations humaines, les rapports à la religion, les règles concernant les vêtements des femmes…

Bref, derrière une tranche de vie humoristique on apprend pas mal de choses sur un pays. Personnellement, je suis allée en Iran en 2007, année de sortie de livre et j’ai reconnu beaucoup de choses que j’avais constatées sur place.

 chez Antigone

 Marianne : Merci!

 Catégorie « Objet »

Article 353 du Code Pénal : Tanguy Viel (Lu par Féodor Atkine)

L’histoire commence avec Martial Kermeur qui vient de jeter à la mer le promoteur immobilier Antoine Lazenec. Il ne l’a pas à proprement parlé tué mais il sait bien que c’est à cause de lui s’il meurt et il l’a fait en toute conscience. Une fois arrêté et interrogé par le juge, c’est l’occasion pour lui de raconter tout ce qui l’a amené à faire cela.

Il va commencer par parler de son licenciement avec une très grosse prime, sa vie de couple, son divorce, sa vie avec Erwan son fils qu’il va élever du mieux qu’il peut. Il y a surtout les projets immobiliers grandioses de Antoine Lazenec qui fait miroiter à la mairie et aux habitants de transformer Brest en une sorte de nouvelle Riviera iodée… Une « station balnéaire » de luxe qui donnera une nouvelle vie à la ville…

Tout le monde y croit… Même Martial même s’il ne l’avoue à personne par honte d’avoir investi son argent de prolétaire dans un projet de luxe… Et pourtant, il en rêve de son appartement avec vue sur mer pour lui et Erwan…

Sauf que Lazenec est un escroc et que rien ne se passe comme prévu…

Ce roman est vraiment bon, avec un narrateur rude qui raconte une vie simple et honnête, droit dans ses bottes qui pourtant a été poussé à bout par une machine broyeuse : celle de la malhonnêteté mais aussi celle de la fierté.

J’ai beaucoup aimé cette lecture, et ce personnage et je vous recommande la version audio car le côté monologue en huis clos se prête très bien à la lecture audio avec son aspect confession. Le narrateur semble nous parler. De plus, cette version est très bien lue.

catégorie « objet » de ma ligne audio

Le gardien de phare (Tome 7) : Camilla Läckberg (lu par Jean-Christophe Lebert)

Je retrouve avec plaisir les personnages récurrents de la série de Camilla Läckberg (cliquez pour trouver mes avis sur les autres tomes car  celui-ci est le 7ème tome.)

Je ne veux pas spoiler (mais en même temps je suis en retard avec la série…) mais ce tome ne commence pas de manière très gaie. La famille de Erika et Patrick a été affectée par un drame dont ils ont du mal à se relever. Ils sont parents de jumeaux en plus de leur petite Maja et Erika est en congé maternité.

Difficile de choisir quels aspects de ce romans je dois évoquer ou pas pour ne pas dévoiler trop de choses ou pour vous mettre sur la piste de la résolution de l’énigme…

Alors je vais juste vous dire que parmi les personnages qui ne sont pas récurrents, il y  a un frère et une soeur qui montent un spa à Fjällbacka dans un hôtel laissé à l’abandon et cela devient le centre d’attention du village.

Il y a aussi Annie qui rejoint l’île de Graskär qu’elle a héritée de ses parents. Elle est avec son fils et a fuit une scène sanglante à Stockholm et une vie néfaste avec son mari… Cette île possède un phare et en parallèle de l’histoire actuelle, on suit l’histoire de Emelie, la femme du gardien de phare au 19ème siècle qui est bien malheureuse sur son île avec un mari maltraitant. Emelie ne trouve de réconfort que dans les esprits qui semblent habiter l’île et d’ailleurs à l’époque moderne, cette île est appelée « L’île aux esprits » et Annie les ressent elle aussi.

Il y a Mats, ou Mate, un jeune homme qui est revenu vivre à Fjällbacka après avoir été violemment agressé à Göteborg. Il travaille pour la mairie et gère toute la partie financière de Badis, le grand projet « Spa et bien être » qui va bientôt ouvrir. Il est aussi l’ancien petit ami de Annie à l’époque du lycée.

Il est retrouvé mort, assassiné d’une balle dans la tête dans son appartement au début de l’histoire. Les policiers cherchent donc dans son passé et s’intéressent particulièrement à son ancien travail dans un centre pour femmes battues.

Et puis bien sûr, il y a des histoires avec tous les personnages récurrents… C’est une petite ville!

Bon, je dois vous dire que si je l’ai lu avec plaisir sur le moment, avec du recul, je ne suis pas vraiment emballée. J’ai trouvé que les histoires qui s’entrecroisaient étaient un peu  bancales et artificielles. Peut-être est-ce dû au fait que j’avais tout deviné dès le début alors forcément, j’ai eu un peu l’impression à la fin que c’était beaucoup de bruit pour rien… J’ai vraiment eu le sentiment que l’auteur voulait nous enfumer et cela n’a pas vraiment fonctionné.

C’est un tome plus noir au niveau des thématiques  femmes battues, enfants maltraités, deuil, dépression, drogues, gangs… Ce n’est pas léger mais c’est un peu dommage que cela n’ai pas été plus approfondi.

Je continuerai malgré tout la série (j’ai « La faiseuse d’anges » dans ma Pile à Ecouter) mais je vais attendre un peu pour m’y mettre!

 chez Cryssilda

Avant le gel : Henning Mankell

Je sais qu’Henning Mankell a ses fan (et particulièrement son personnage Kurt Wallander) mais je n’avais lu que « Meurtriers sans visage » de lui, il y a longtemps et « Les chaussures italiennes » récemment mais sans Wallander et je n’avais donc aucune attentes particulières.

L’histoire commence avec un personnage qui vient d’échapper à la tuerie/suicide collectif de Jim Jones à Guyana alors qu’il était un disciple du gourou. Puis nous nous sommes en Suède au début des années 2000 et la police est informée que des cygnes ont été vus en train de brûler en plein vol. Cette information n’est pas tellement prise au sérieux avant qu’un taureau ait à son tour été brûlé vif. Wallander s’intéresse à cette affaire et au même moment, une femme est découverte sauvagement assassinée… ou plutôt… sa tête et ses mains sont retrouvés mais pas le reste du corps. La question est de savoir si les différents cas sont liés.

En parallèle, on suit Linda Wallander, la fille du policier, qui vient de revenir dans sa ville de jeunesse en attendant de prendre son poste d’aspirante policière après l’été. Elle renoue avec ses anciennes amies, en particulier Anna. Cette dernière disparaît brusquement sans donner de nouvelles et Linda s’inquiète terriblement et commence à fouiller dans la vie et dans l’appartement de son amie pour essayer de la retrouver…

Cette histoire policière nous emmène dans l’univers du fanatisme religieux mais c’est aussi centré sur Linda et ses relations aux autres : amies et famille.

J’ai plutôt bien aimé mais j’ai quand même trouvé quelques longueurs, particulièrement dans les passages concernant la disparition de Anna et les considérations religieuses. J’ai beaucoup aimé le personnage de Kurt Wallander. Dans ce tome, il vit avec sa fille Linda, qui doit avoir la trentaine je pense et cette dernière réagit souvent envers son père comme si elle était encore adolescente. C’est sans doute assez réaliste (qui n’a pas eu l’impression de retomber dans l’adolescence au bout de quelques jours chez ses parents? 😉 ) mais c’était assez énervant au bout d’un moment. Ce qui m’a aussi énervée c’est qu’elle prenne des libertés dans des situations potentiellement dangereuses qui ne me semble pas du tout aller avec son envie de devenir policière.

 

(Le dernier livre de ma PAL de cette année-là!)

 chez Antigone

 ma Best

 chez Cryssilda

Les chaussures italiennes : Henning Mankell (lu par Marc-Henri Boisse)

 

Fredrik Welin a soixante-six ans et il vit seul avec son vieux chien et sa vieille chatte sur une île isolée de la mer Baltique. Ses seules visites sont celles du facteur, qui est aussi un peu son patient car Frederik était autrefois chirurgien. Mais depuis une douzaine d’années, il s’est coupé du monde, et en cet hiver, où comme chaque jour, il creuse un trou dans la glace pour se baigner dans l’eau glaciale il ne réalise pas que sa vie va prendre un tournant qui va bouleverser sa vie devenue si routinière.

En effet, une femme en déambulateur arrive sur la glace.. Cette femme c’est Harriet la presque fiancée qu’il a abandonné sans lui donner de nouvelles quarante ans auparavant quand il est parti étudier aux Etats-Unis et avec qui il n’a jamais repris contact après. Harriet est mourante et elle veut qu’il  honore une promesse qu’il lui avait faite toutes ses années passées.

Avec Harriet, une sorte de road trip va commencer pour Frederik ou plus exactement une sorte de tour en montagnes russes car en prenant la route avec Harriet, sa vie prendre un tournant spectaculaire : d’autres femmes vont entrer dans sa vie, des femmes qui directement ou indirectement en faisaient partie et qui vont le faire se remettre en question et l’ouvrir au monde et à lui-même.

Ce roman porte un regard très touchant sur la vieillesse, sur l’âge où on regarde son passé et qu’on peut encore changer des choses et Frederik saisit à bras le corps cette opportunité de changer sa fin de vie. C’est très touchant.

 Chez Sylire

 chez Cryssilda

Journal d’un vampire en pyjama (suivi de Carnet de board) : Mathias Malzieu (lu par l’auteur)

Journal d’un vampire en pyjama

Ce livre est un document écrit comme un roman poético-humouristique avec des jeux de mots et des images presque naïves et pourtant ce témoignage est poignant et réaliste car réél. Mathias Malzieu, le chanteur du groupe Dionysos découvre par hasard qu’il souffre d’une maladie très grave, l’aplasie médullaire, qui attaque sa moelle osseuse. Et cela tombe particulièrement mal car il est sur le point de sortir son film « La mécanique du coeur » et il n’a pas le temps de s’occuper de lui…

Et pourtant il n’a pas le choix et c’est une question de vie ou de mort… Alors commence la valse des hôpitaux, les tests, les transfusions qui le transforment en « vampire en pyjama »… Une bataille à la fois pour se soigner mais pour aussi essayer de gagner du temps pour mener son projet de film, un combat qu’il mène avec l’aide de sa famille, de Rosy son amoureuse et puis surtout le personnel des hôpitaux.

Ce texte est un témoignage vraiment touchant car comme c’est un journal, il y retrace au jour le jour l’évolution de la maladie, avec ses doutes, ses craintes, ses bravades pour se protéger et protéger les siens. Je dois dire aussi que ce journal est une belle déclaration d’amour pour les infirmières et le personnel soignant qui l’ont vraiment accompagné et c’est vraiment beau à lire!

Le ton, plein d’une poésie enfantine et pourtant terre à terre donne un petit goût acidulé à ce témoignage qui aurait pu être tellement noir. Un très beau texte sur la maladie avec tous ses aspects mais aussi l’espoir.

« Ce livre est le vaisseau spécial que j’ai dû me confectionner pour survivre à ma propre guerre des étoiles. Panne sèche de moelle osseuse. Bug biologique, risque de crash imminent. Quand la réalité dépasse la (science-) fiction, cela donne des rencontres fantastiques, des déceptions intersidérales et des révélations éblouissantes. Une histoire d’amour aussi. Ce journal est un duel de western avec moi-même où je n’ai rien eu à inventer. Si ce n’est le moyen de plonger en apnée dans les profondeurs de mon cœur. »

Carnet de board

Ce texte qui suit « Journal d’un vampire en pyjama » est un journal aussi mais cette fois-ci un journal de voyage. Mathias Malzieu avait émit le souhait, s’il se sortait de sa maladie, de traverser l’Islande en skate board à moteur… Alors une fois guéri, il s’est lancé dans cette aventure!

Ce récit de voyage est assez fascinant car il se retrouve tout petit sur son skate board (d’abord à moteur puis tout simple) dans l’immensité de l’Islande… Car si l’Islande est un petit pays en taille, c’est un pays immense dans sa grandeur géographique et culturel.

On visite avec lui, on découvre le pays, on se perd, on rencontre des Islandais, on est face à la mer, face au ciel, face aux aurores boréales. C’est un vrai voyage mais c’est aussi une sorte de défi et de revanche.

Une belle conclusion!

Merci à 

 Chez Sylire

catégorie « Mort »

 chez Cryssilda

Le moindre des mondes : Sjón

J’ai acheté ce livre après ma rencontre avec l’auteur, Sjón, dans ma librairie, parce qu’il m’avait vraiment intéressé. Pourtant, j’avais dit que je n’achèterais plus de roman islandais car je me suis rendue compte à chaque fois que je n’étais pas du tout emportée dans leurs univers… Mais j’ai été faible car l’homme était vraiment passionnant… et après avoir lu ce très court roman, je déclare à nouveau et cette fois pour la dernière fois je pense : la littérature islandaise n’est pas faite pour moi!

Voici ce qu’en dit l’éditeur :

« Un jour tout blanc de neige et de glace, le révérend Baldur Skuggason, part à la chasse, fusil à l’épaule, fureur au ventre. Pendant ce temps, Fridrik le botaniste cloue un cercueil, celui d’Abba, handicapée de naissance. Ces trois personnages, la bête féroce, le lettré et la douce enfant vont de façon étonnant mêler leur histoire. »

Alors… comment vous parler de cette histoire… Le positif, c’est la langue, très poétique, un beau style qui fait vraiment voyager en Islande, géographiquement mais aussi dans l’esprit islandais, si je me base sur ce que l’auteur nous a dit de l’amour des Islandais pour les mots. D’ailleurs dans le texte on peut lire :

« Il déclara à ses compagnons de voyage :

-J’ai vu l’univers! Il est constitué de poèmes!

Les Danois se dirent qu’il avait parlé là en « rigtig Islænding », c’est à dire en authentique Islandais. »

Mais par contre en ce qui concerne l’histoire je ne peux pas dire que je sois sous le charme… Les trois personnages évoqués dans la quatrième de couverture sont bien présents mais les histoires sont assez cloisonnées et comme le roman est très court, on n’a pas vraiment le temps de s’attacher à eux et à prendre le temps de voir le lien. Ils sont un peu trop survolés à mon goût. Et puis il y a une scène un peu onirique de délire où une renard a aussi un rôle important…

Bref j’ai été un peu perdue dans ce roman que je ne conseillerais qu’aux amateurs du style islandais dont je ne fais décidément pas partie!!

 chez Cryssilda

En attendant Bojangles : Olivier Bourdeaut (lu par Louis Arène)

Ce roman est une histoire de famille et une histoire d’amour, une histoire de folie et de soif de liberté. Le récit est raconté en alternant le point de vu du fils de la famille et du père et à eux deux, ils dressent le portrait de leur famille et surtout de leur mère/ épouse, une femme fantasque.

Je ne vais pas vous raconter l’histoire car je ne savais moi-même pas grand chose et j’ai été transportée dans un univers et je voudrais vraiment vous laisser plonger à votre tour dedans. Tout ce que je savais c’est qu’il s’agissait d’une histoire de famille  hors du commun et une histoire de folie.

Je ne vais pas rentrer dans les détails car les trouvailles pour parler de cette vie de famille sont à la fois drôles et tristes, improbables et pourtant crédibles, et il y a de la poésie et beaucoup d’émotions et surtout tant d’amour! J’ai ri, souri et pleuré aussi un peu…

La chanson « Mr Bojangles » par Nina Simone est aussi un élément important de ce roman. J’ai lu ce roman en audio et c’était un vrai bonheur car  avec des passages de la chanson qui augmentaient encore plus l’émotion de cette lecture! Je vous conseille vraiment la version audio!

Pour rester sur l’ambiance Nina Simone, j’avais lu le bel album jeunesse « Nina »

Un loup pour l’homme : Brigitte Giraud

Je suis embêtée… J’écris ce billet l’après-midi même après avoir fini de lire le roman mais je ne sais pas trop quoi en dire comme si j’avais déjà oublié de quoi il parlait. Pour être franche, c’est un roman que j’ai lu sans peine mais sans grand plaisir et avec le quel je me suis un peu ennuyée et si je ne l’avais pas lu pour les MLR17 j’aurais peut-être abandonné.

Je ne l’ai pas pour autant trouvé mauvais mais mon avis est très mitigé. Je ne me suis ni attachée aux personnages que j’ai trouvés un peu trop survolés, ni à la situation historique des appelés en Algérie en plein conflit. Et en plus j’ai trouvé le style assez plat (je me suis même vraiment étonnée qu’il ait été sélectionné pour le Goncourt.)

Bref, je suis vraiment désolée de ne pas avoir aimé car la guerre d’Algérie est un sujet qui mérite d’être mieux connu et il y a dans ce roman tant de pistes pour vraiment dire des choses passionnantes mais je suis sans doute passée à côté.

Pour vous faire une idée de l’histoire même, voici  le résumé de l’éditeur :

Printemps 1960.
Antoine est appelé pour l’Algérie au moment où Lila, sa toute jeune femme, est enceinte. Il demande à ne pas tenir une arme et se retrouve infirmier à l’hôpital militaire de Sidi-Bel-Abbès. Ce conflit, c’est à travers les récits que lui confient jour après jour les « soldats en pyjama » qu’il en mesure la férocité. Et puis il y a Oscar, amputé d’une jambe et enfermé dans un mutisme têtu, qui l’aimante étrangement. Avec lui, Antoine découvre la véritable raison d’être de sa présence ici : « prendre soin ». Rien ne saura le détourner de ce jeune caporal, qu’il va aider à tout réapprendre et dont il faudra entendre l’aveu. Pas même Lila, venue le rejoindre.
Dans ce roman tout à la fois épique et sensible, Brigitte Giraud raconte la guerre à hauteur d’un « appelé », Antoine, miroir intime d’une génération embarquée dans une histoire qui n’était pas la sienne. Ce faisant, c’est aussi la foi en la fraternité et le désir de sauver les hommes qu’elle met en scène.

 

Ma marraine était Antigone et en cliquant sur son nom, vous pourrez lire son billet

 avec Anne et Sandrion