Let the dead speak : Jane Casey

et un petit Book Face!

Ce roman n’est pas traduit en français mais c’est le 7e tome d’une série avec le personnage de Maeve Kerrigan mais seuls les deux premiers tomes ont été traduits sous les titres « Par le feu » et « Dernier Jugement ». J’ai acheté ce roman dans un « charity shop » anglais en Bretagne et si je ne savais pas en l’empruntant que c’était un roman avec un personnage récurrent, je m’en suis vite doutée mais cela n’a pas gêné ma lecture car on comprend très bien grâce aux allusions dans le roman.

Chloe Emery rentre chez elle de manière imprévue pour découvrir que sa mère a disparu et que la maison est couverte de sang. La police va enquêter mais c’est bien compliqué car le corps n’est pas retrouvé.

Chloe a 18 ans mais elle est considérée comme limitée intellectuellement et elle a été confiée à ses voisins. Le père de famille était présent quand Chloé a constaté la disparition de sa mère alors la police s’intéresse aussi à lui. Dans la rue, il y a aussi un jeune homme qui dans le passé a été impliqué dans une attaque au couteau.

Au fil de l’enquête, des secrets se dévoilent chez tous les protagonistes sans pour autant que l’on sache tout de suite s’ils sont en lien avec la disparition de la mère. Et la question est de savoir où est le corps.

En parallèle, on suit la vie privée de Maeve Kerrigan qui vient de monter en grade et qui continue de travailler avec ses anciens collègues dont son ancien coéquipier, avec qui elle une relation particulière entre l’amitié et l’exaspération, et une nouvelle recrue, une jeune femme pas encore très aguerrie.

J’ai aimé ce roman car il ya beaucoup de mystère et toute l’enquête porte sur une crime sans même avoir de corps.

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 chez Cryssilda

Enfant de salaud : Sorj Chalandon

Sorj Chalandon est un de mes auteurs préférés et j’ai lu tous ses romans (je les lis sans même savoir de quoi ils parlent) et j’ai assisté à plusieurs rencontres avec lui. J’avais un peu moins aimé son dernier roman car je n’y avais pas retrouvé tout à fait le style que j’aimais mais j’ai beaucoup aimé celui-ci.

Dans « Profession du père« , Sorj Chalandon racontait l’histoire de son père mythomane et dans ce roman, il explore à nouveau le passé de son père en se concentrant sur la période de la deuxième guerre mondiale.

Le narrateur est journaliste qui couvre le procès de Klaus Barbie et cela coïncide avec sa découverte du dossier judiciaire de son père qui a été condamné à la fin de la guerre. Il est totalement bousculé par ce qu’il découvre car cela confirme ce que son grand père avait dit un jour alors qu’il était enfant : «Ton père portait l’uniforme allemand. Tu es un enfant de salaud !  »

Mais au-delà de cette découverte, au-delà de la trahison au pays, il y a la réalisation que son père a traversé la période de la guerre en changeant de camps sans arrêt et surtout qu’il a passé sa vie à mentir et qu’il continue. Ce que le narrateur ne supporte pas, ce n’est pas tant la trahison que le mensonge.

Le procès de Klaus Barbie est un arrière plan très émouvant et le narrateur, en invitant son père à y assister, espérait que cela reveille la conscience de ce dernier.

J’ai aimé ce roman pour le côté historique et romanesque mais aussi parce que c’est une histoire de relation père-fils et de recherche de liens. Et c’est d’autant plus touchant que c’est l’histoire de Sorj Chanlandon et de son père.

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Catégorie être humain

Le père, La mère, Le fils : Florian Zeller

Je suis allée voir le film « The Father » réalisé par Florian Zeller avec Anthony Hopkins qui a eu l’Oscar du meilleur scenario adapté et meilleur acteur (totalement mérité, Anthony Hopkins est incroyable dedans!) et j’ai été bouleversée par cette histoire.

Mon amie Mrs B avec qui j’avais vu le film m’a conseillé de lire la pièce de théâtre « Le fils » de Florian Zeller et ma collègue Catherine m’a prêté ce recueil de 3 pièces de théâtre. Curieusement, l’éditeur n’a pas choisi de mettre ces textes dans l’ordre de création des pièces mais cela passe bien. Je les ai lues dans l’ordre proposé.

le père

Résumé de l’éditeur : « Le père (création septembre 2012, théâtre Hébertot) : André, âgé de 88 ans est encore réactif pour son âge mais présente les premiers signes d’une maladie qui pourrait bien faire penser à la maladie d’Alzheimer. Il a pour fille Anne qui l’aime et ne cherche que son bien et sa protection. Mais l’avance de la maladie est inexorable. Nous assistons alors à la dégénérescence progressive de cet homme, au désarroi de sa famille et au manque de communication croissant avec l’avancée de sa perte de mémoire. Tout disparait petit à petit, les décors, les repères, les bonheurs familiaux… On assiste impuissant à sa déchéance et à ses derniers moments de lucidité. »

J’ai commencé par la pièce que je connaissais grâce au film dont je me souvenais très bien et pendant ma lecture, je voyais les acteurs (tous excellents) et la mise en scène du film (très originale). J’ai eu un coup de coeur pour l’écriture et l’histoire mais je me demandais si la lecture de cette pièce aurait été si évidente si je n’avait pas vu le film avant. En effet, l’auteur fait vivre la perte de repères de cet homme qui perd la mémoire en jouant sur les personnages censés être les mêmes pour André mais qui sont d’autres personnes et des lieux qui changent un peu.

J’ai été vraiment très touchée par cette histoire car mon père est à peine plus jeune que le père dans cette histoire (et en plus je m’appelle Anne!) alors forcément ça m’a particulièrement parlé.

*

La mère

Résumé de l’éditeur : « La mère (création 2010, Théâtre de Paris) : la pièce raconte la douleur et la solitude d’Anne, qui voit ses enfants partir et se retrouve toute seule dans sa maison. La narration n’est pas linéaire, et le lecteur est invité à parcourir un labyrinthe, qui est celui des pensées du personnage égaré de la mère. Quand on a tout donné pour sa famille, comment survivre lorsque celle-ci n’existe quasiment plus ? Anne erre seule dans son appartement aux murs gris et trompe l’angoisse entre alcool et médicaments. Son quotidien devient brumeux. Entre deux scènes présentées sous différents angles le lecteur, lui aussi perdu dans les vapeurs des rêves et des divagations de cette femme si touchante, ne sait plus exactement ce qui est réel et ce qui ne l’est pas.« 

J’ai beaucoup moins aimé cette pièce. J’ai eu beaucoup de mal avec le style car je n’arrivais pas à savoir si c’était censé être drôle (certains passages sont assez absurdes) ou pathétique. C’est finalement assez dramatique mais j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages.

*

le fils

Résumé de l’éditeur : « Le fils (création février 2018, Comédie des Champs-Élysées) : Nicolas a 17 ans et vit chez sa mère, Anne. Son père, Pierre, vient d’avoir un enfant avec sa nouvelle compagne, Sofia. Anne informe Pierre que leur fils, adolescent dépressif, n’est plus allé au lycée depuis trois mois.
Pierre discute alors avec Nicolas qui demande à venir vivre avec Sofia et lui. Pierre accepte, le change de lycée et va mettre en oeuvre tout ce qui lui est possible pour redonner le goût de vivre à son fils. Mais le père est confronté aux pulsions suicidaires de son fils qui perd pied.
Sa survie n’est plus désormais que prostration, automutilation et accusations culpabilisantes envers son géniteur.
« 

Cette pièce est très touchante car elle montre vraiment le désespoir d’un jeune homme, lycéen, dépressif et suicidaire et la difficulté pour les parents de l’accompagner et de supporter cette situation.

*

par ma collègue C.

Florida : Olivier Bourdeaut

« Ma mère s’emmerdait, elle m’a transformée en poupée. Elle a joué avec sa poupée pendant quelques années et la poupée en a eu assez. Elle s’est vengée. »

La quatrième de couverture est assez concise et mystérieuse et c’est très bien comme ça! Je ne savais pas grand chose de cette histoire avant de la commencer à part que le début parle de concours de « mini-Miss » et je vais essayer de ne pas en dire trop.

C’est donc l’histoire d’une jeune femme qui revient sur sa jeunesse. Elle a été exploitée par sa mère qui s’est servie de son image pour briller en faisant de sa fille une bête de concours de mini-Miss. Dans une famille assez dysfonctionnelle (mère obsessionnelle, père transparent), la jeune fille se cherche et fini par se mettre en rupture avec sa vie d’avant de nombreuses manières, le plus souvent en passant par des transformations physiques.

En effet, son identité est toujours associée à son corps que ce soit dans l’opposition à l’image de la perfection attendue par sa mère ou par l’exploitation de cette image parfaite ou dans la création d’un nouveau corps qui deviendrait son propre projet artistique, jusqu’à la destruction

Je reste vague pour ne pas déflorer les différentes étapes que traverse cette jeune femme mais c’est un roman que j’ai apprécié, très psychologique sur la place du corps dans dans la construction de l’identité. C’est assez noir.

Mais si j’ai un bémol sur ce roman, c’est assez étrange, mais même si cela se passe en Floride et je n’arrivais pas à y croire, pendant ma lecture, j’avais tout le temps l’impression que ça se passait dans le nord de la France… Il manquait pour moi un peu d’authenticité. Mais ce n’est qu’un détail d’ambiance, j’ai aimé le reste du roman!

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You can’t keep a good woman down (non traduit) : Alice Walker

En 2018 je vous parlais d’un de mes livres cultes d’Alice Walker : « La couleur pourpre ». J’ai étudié ce roman pour mes études universitaires et à l’époque j’avais lu tous les livres de l’autrice que j’avais pu trouver. J’ai lu ce recueil de nouvelles la première fois en 1995 et je suis très contente de l’avoir relu car j’avais complétement oublié cette lecture mais j’ai beaucoup aimé! Malheureusement, ce recueil n’est pas traduit, j’ai cherché partout mais je n’ai pas trouvé trace d’une traduction.

Je ne vais pas rentrer dans les détails de chaque nouvelle mais juste vous dire que si vous lisez en anglais et que vous aimez les histoires de femmes, vous aimerez ces nouvelles. Les femmes noires, le féminisme, les relations humaines, déséquilibrées que ces femmes doivent subir. Je sais que je ne vous en dis pas beaucoup mais je trouve ça toujours dur de parler de nouvelles!

J’ai vraiment aimé son style et les sujets abordés. Je pense que je relirai mes autres livres d’Alice Walker petit à petit au grès des African History Month challenges 😉

catégorie « être humain »

The Lewis man (L’homme de Lewis) : Peter May

C’est le deuxième tome de ce qui est connu comme « La trilogie écossaise » dont j’avais beaucoup aimé le premier tome « L’île des chasseurs d’oiseaux« .

Alors, je dois vraiment faire attention à ne pas en dire trop car il y a des choses que l’on découvre dans le 1er tome et je ne veux pas vous spoiler si vous ne l’avez pas encore lu et je ne dois pas en dire trop non plus sur l’histoire car la construction est assez complexe à raconter car faite d’allers-retours dans le passé.

Nous retrouvons Fin Macleod qui était policier mais qui revient sur Lewis, l’île des Hébrides dont il est originaire après avoir quitté sa vie d’Edinbourg, où il retrouve un certain nombre de personnages du premier tome, dont Marsaili Macdonald, son amour de jeunesse.

Un cadavre a été retrouvé dans les tourbières : parfaitement conservé, il n’est pourtant pas aussi ancien que la police ne le pensait. C’est le cadavre d’un jeune homme qui a dû être assassiné dans les années 1950 et les analyses ADN le rapprochent de Tormod Macdonald, le père de Marsaili.

Tormod est un vieil homme qui s’enfonce de plus en plus dans la maladie d’Alzheimer et Fin, qui n’est plus policier mais qui est proche de la famille va aider la police locale pour essayer de trouver le lien entre le vieillard et le cadavre.

Le récit alterne la vie quotidienne et les relations des personnages rencontrés dans « L’île des chasseurs d’oiseaux », l’enquête de Fin pour creuser dans le passé de Tormod, et surtout les pensées de Tormod lui-même qui passe de sa confusion sur ce qui concerne sa vie de tous les jours qu’il ne reconnait plus à son passé depuis son enfance jusqu’à sa jeunesse qui lui paraît beaucoup plus clair. Le lecteur apprend avant Fin et les autres que Tormod est loin d’être celui que les habitants de Lewis pensent connaître.

Ce récit est confus comme celui de quelqu’un qui perd la tête mais tel un patchwork, il forme une histoire très forte sur une enfance très malheureuse et un drame terrible.

J’ai beaucoup aimé ce roman, j’ai aimé l’ambiance de ces îles du bout du monde, le côté « cold case », l’enquête sur le passé qui dévoile un aspect social et historique de l’Ecosse des années 1950. J’ai aussi trouvé que le traitement des pensées de ce vieil homme malade était très réussi.

Je vous conseille vraiment ce roman mais surtout de les lire dans l’ordre car on passe à côté de beaucoup de choses sinon. De mon côté, je compte bien lire le 3e tome « Le braconnier du lac perdu ».

par ma copine Mrs B : Merci!

(enfin, celle de ma copine Mrs B!)

chez Cryssilda

Un autre tambour : William Melvin Kelley

Résumé de l’éditeur : « Juin 1957. Un après-midi dans une petite ville du Sud profond des États-Unis , Tucker Caliban, un jeune fermier noir, recouvre de sel son champ, abat sa vache et son cheval, met le feu à sa maison, puis quitte la ville. Le jour suivant, toute la population noire déserte la ville à son tour.
Quel sens donner à cet exode spontané ? Quelles conséquences pour la ville soudain vidée d’un tiers de ses habitants ? L’histoire est racontée par ceux qui restent : les Blancs. Des enfants, hommes et femmes libéraux ou conservateurs. Une histoire alternative et audacieuse, un roman choc, tant par sa qualité littéraire que sa vision politique. »

*

En septembre 2019, j’ai repéré ce titre chez trois blogueuses (Kathel, Marilyne et Sylire) et j’ai tout de suite pensé que ce roman serait parfait pour l’African American History Month challenge et j’ai donc pris mon courage à deux mains et j’ai écrit à la maison d’édition pour leur demander s’ils voulaient bien m’envoyer ce roman (ce que je ne fais jamais!) et je suis ravie de ma lecture!

J’ai aimé ce roman et à vrai dire je ne sais pas trop comment en parler et je ne vais pas raconter autre chose que ce que dit le résumé. Je me suis laissée porter par le déroulement de l’intrigue, qui, passant d’un narrateur, d’un point de vue à un autre, se fait petit à petit en revenant dans le passé plus ou moins éloigné.  Toutes ces anecdotes, tous ces moments, forment un patchwork qui permet d’avoir une vision d’ensemble de cet événement totalement improbable qu’est le départ de tous les Noirs d’un état du Sud ségrégationniste.

Ce roman donne l’occasion de mettre en lumière la situation des Noirs aux Etats-Unis, pendant l’esclavage puis la vie après l’esclavage où les Afro-Américains restent en général au service des Blancs dans le Sud du pays. Mais il y est aussi question du Nord des Etats-Unis qui est l’endroit vers lequel ceux qui partent vont mais c’est aussi un endroit qui va permettre aux jeunes blancs qui vont y étudier de découvrir qu’il existe une autre vie possible entre les Noirs et les Blancs.

Ce roman tout en étant très distrayant dans sa forme qui ressemble à une enquête et ses personnages vraiment finement écrits, est aussi vraiment intéressant pour son aspect plus politique car c’est une réelle critique de la société Américaine et ses rapports au racisme…  C’est d’autant plus marquant que ce roman a été écrit par un auteur Afro-Américain en 1962, en pleins mouvements pour les droits civiques et ce n’est certainement pas anodin. Il faut aussi savoir que c’était le premier roman de l’auteur qui avait 24 ans et la maîtrise dans l’écriture est remarquable!

Je ne peux que vous recommander cette lecture qui était vraiment parfaite pour ce challenge!

Merci aux Editions Delcourt

catégorie « son » de la 2e ligne générale

L’orangeraie : Larry Tremblay

L’histoire se situe dans un lieu indéterminé mais on devine le Moyen ou Proche Orient, Pakistan ou Afghanistan par exemple, à une époque indéterminée mais qui rappelle les périodes de combats des années récentes et pourtant il y a aussi un côté « conte », « parabole » dans la première partie de ce court roman.

Aziz et Amed sont des jumeaux de 9 ans qui vivent avec leurs parents et grands-parents, tranquillement au coeur de l’orangeraie de la famille. Mais tout bascule dans leur vie quand une bombe tue les grands-parents en détruisant leur maison. C’est alors que Soulayed, un homme influant de la région, vient, accompagné d’hommes armés, pour demander à Zahed de venger ses parents en choisissant un de ses garçons pour l’envoyer se sacrifier avec une ceinture explosive.

Ce choix terrible est approuvé avec honneur par le père mais pas par la mère qui va essayer de trouver une solution « moins terrible » pour obéir à son mari…

La deuxième partie du roman nous présente la suite des événements des années plus tard avec l’enfant devenu jeune adulte qui vit avec un secret et une culpabilité profonde… Il trouvera dans le théâtre le moyen de libérer la parole et éclairer les occidentaux qui l’entourent sur la réalité -sa réalité- de la guerre.

Ce roman est tout d’abord vraiment très bien écrit, avec de la poésie et des phrases ciselées. Et puis, le sujet est vraiment poignant… En tant que mère, on ne peut que se mettre à la place de la mère d’Aziz et Amed. Ce roman est l’occasion de parler du fanatisme et de la guerre par le regard d’enfants et c’est absolument superbe et fort.

Je ne peut que vous encourager à découvrir ce très beau roman.

chez Karine:) et  Yueyin

catégorie végétal

Wenjack : Joseph Boyden

 

Difficile de classer ce texte : est-ce un très court roman ou une nouvelle? Est-ce un récit sous forme de poème ou un biographie romancée? En tout cas, une chose est certaine : c’est un très beau texte sur un sujet poignant, raconté avec beaucoup de pudeur et de poésie. Je ne sais pas si ce texte est traduit, j’ai eu du mal à le trouver même en anglais, je l’ai commandé à une librairie de livres d’occasion aux Etats-Unis (en passant par Ama*on… pas le choix malheureusement).

J’ai découvert ce texte lors d’une conférence sur les horreurs qui ont été commises à l’encontre des peuples amérindiens (« First Nations ») quand les enfants étaient retirés de leurs familles pour être placés dans les « Residential Schools » qui n’étaient rien de moins que des centres de rétentions et de lavage de cerveaux pour détruire toute part indigène de ces enfants. Dans mon billet sur le roman jeunesse « Kill the Indian in the child »  (qui raconte également la vie de Chanie Wenjack, un jeune garçon qui a vraiment existé et qui est mort en fuyant son « internat » sordide) je vous en disais plus sur le sujet et j’avais aussi mis des liens qui pourront compléter ce billet. Pour éviter des redites, n’hésitez pas à aller y faire un tour.

Dans ce texte de Joseph, Boyden, c’est donc l’histoire de Chanie Wenjack qui nous est contée. J’utilise ce mot exprès car l’auteur ici a choisi de nous raconter la fuite du jeune garçon, ses derniers jours, vus au travers du regard d’esprits de la nature qui prennent corps dans des animaux qui croisent le chemin du garçon. Il adapte donc les traditions amérindiennes à cette histoire réelle et atroce. Chaque chapitre donne la parole à un animal et la première page du chapitre est illustré de cet animal.

C’est un texte très touchant pour une histoire dramatique à l’échelle d’un pays (voir d’un continent!)

Pour aller plus loin sur le sujet (Cliquez sur la photo)

Une vidéo avec Joseph Boyden sur l’histoire de Chanie Wenjack et sur les Residentials Schools (en anglais) :

Aujourd’hui, je vous parle aussi du roman « Jeu blanc » de Richard Wagamese qui est aussi sur cette thématique des Premières Nations et des Residential schools.

 chez Antigone

 chez Karine:) et  Yueyin (Un invité Canadien au Québec)

Blanc mortel (T4) (Lethal white) : Robert Galbraith

Pour commencer je vous conseille vraiment de commencer par « L’appel du coucou » puis « Le ver à soie » et « La carrière du mal » avant de lire ce roman car si l’enquête principale est différente à chaque fois, les relations entre les personnages principaux sont très importantes et évoluent au fur et à mesure et c’est un des grands plaisirs de cette série de retrouver Cormoran Strike et Robin Ellacott!

D’ailleurs le début du roman est consacré à leur relation, reprenant immédiatement à la suite de la fin du roman précédant avec le mariage de Robin et si vous ne connaissez pas les tenants et aboutissants des liens qui unissent Robin, Matthew  et Cormoran (et plus tard dans le roman, l’ex de Cormoran) vous perdrez sans doute une partie de l’intérêt de cet opus.

L’histoire qui concerne l’enquête commence quand un jeune homme très perturbé débarque dans l’agence de détectives privés pour demander à Cormoran Strike d’enquêter sur quelque chose qu’il dit avoir vu quand il était enfant, 20 ans auparavant… Une histoire confuse concernant une fillette qui aurait été assassinée… Cormoran s’intéresse à ce que lui a raconté ce Billy qui suite à un épisode psychotique s’est enfui après lui avoir donné seulement quelques informations personnelles.

Pour en savoir plus, il va se confronter à un groupe politisé d’extrême gauche et en parallèle, il est contacté par Jasper Chiswell, un membre du parlement Britannique, appartenant à la haute société, qui veut que l’agence de Cormoran et Robin enquête sur un chantage qu’on exerce sur lui. Les deux affaires ne devraient pas vraiment avoir de lien … et pourtant…

Cette affaire est très complexe car il y a énormément de non-dits et de secrets. De plus, le fait que cela se passe dans le milieu politique fait que tout ne peut pas être dit et il y a également le côté très hypocrite de cette famille de la haute société avec ses propres codes qui ne facilite pas les choses pour les détectives.

Mais Robin sait prendre de multiples facettes et sait mettre à profit sa force d’observation tout au long de l’enquête…

Je ne peux pas en dire beaucoup plus pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte mais ce que je peux vous dire c’est que c’est un pavé (771 pages dans mon édition anglaise) et je l’ai lu en 5 jours non stop… Je ne pouvais pas le quitter, jusqu’à la dernière page car on en apprend tout le long! J’ai vraiment beaucoup aimé!

Challenge du Pavé de l’été de Brize

avec Didingc, Saxaoul et Noukette : Allons voir leurs avis!

catégorie couleur