Bienvenue! 34 auteurs pour les réfugiés

par Olivier Adam, Pénélope Bagieu, Edmond Baudoin, Nicolas Bedos, Tahar Ben Jelloun, Berberian, Stephanie Blake, Geneviève Brisac, Sorj Chalandon, Philippe Claudel, Marie Darrieussecq, Philippe Delerm, Mathias Enard, Laurent Gaudé, Gauz, Brigitte Giraud, Régis Jauffret, Jul, Lola Lafon, Alain Mabanckou, Pascal Manoukian, Isabelle Monnin, Plantu, Claude Ponti, Jean-Michel Ribes, Lydie Salvayre, Joann Sfar, Abdellah Taïa, Olivier Tallec, Philippe Torreton, Minh Tran Huy, Lewis Trondheim, Valérie Zenatti, Alice Zeniter.

[En décembre j’ai fait des lectures thématiques et j’ai trouvé qu’elles s’enchaînaient si bien que je vous en parle aujourd’hui pour vous encourager à faire le même cheminement littéraire que moi autour de la notion de « migrants » et de « réfugiés ». Il s’agit du texte jeunesse « Eux, c’est nous … », du documentaire « Kotchok – Sur la route des migrants », du recueil de nouvelles « Bienvenue ! 34 auteurs pour les réfugiés » et du roman (audio) « Eldorado ».]

J’ai acheté ce recueil de nouvelles pour deux raisons : une raison égoïste c’est la liste des auteurs dont certains que j’aime beaucoup et que j’étais contente de retrouver (Olivier Adam, Sorj Chalandon, Philippe Claudel, Mathias Enard, Laurent Gaudé,  Alain Mabanckou…) et d’autres que je ne connaissais pas ou pas bien et que j’avais envie de découvrir et puis une raison solidaire car « Tous les bénéfices de la vente de cet ouvrage seront intégralement reversés au Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. »

Dans ce recueil il y a des nouvelles, des témoignages plus personnels et des dessins. C’est difficile de rentrer dans les détails dans chaque nouvelle mais le thème central est la notion de « réfugiés » que les auteurs ont choisi d’aborder à leur manière. Parfois du point de vue de l’européen qui est confronté de façon positive ou négative aux réfugiés, parfois dans le questionnement  autour de ce que les personnages ou l’auteur pensent de la situation des refugiés. Parfois les textes ou dessins sont du point de vue des réfugiés. Parfois ce sont des témoignages des auteurs sur des événements qu’ils ont vécus ou des sentiments ressentis en rapport avec des situations liées à la migration, soit qu’ils se soient sentis étranger ou parce qu’ils en ont rencontré.

J’ai beaucoup aimé ces réflexions, chacune avec son style. Je les ai trouvés, beaux, instructifs, émouvants ou « questionnant » (je ne crois pas que ce mot existe, mais je veux dire qu’ils m’ont fait me poser des questions 😉  ) J’ai particulièrement aimé le texte de Mathias Enard que j’ai trouvé très puissant  sur la responsabilité des occidentaux…

Je dois aussi dire que ce recueil a eu à mon avis encore plus d’impacte sur moi pour l’avoir lu après « Eux, c’est nous. » et « Kotchok » et je vous recommande vraiment ces trois lectures ensemble.

 Petit Bac 2016 catégorie « ponctuation »

Les oliviers du Négus : Laurent Gaudé (Lu par l’auteur)

Ce titre est un recueil de nouvelles écrites et lues (très bien d’ailleurs!) par Laurent Gaudé. Si j’ai choisi de parler ce ces nouvelles le même jour que « Le soleil des Scorta » du même auteur c’est que la première nouvelle se passe dans la même région d’Italie et que j’avais l’impression de retourner dans un lieu familier même si les époques étaient différentes.

La première nouvelle, « Les oliviers du Négus » est l’histoire de la vie d’un homme qui vient de mourir et qui va être enterré dans le cimetière  de son village. Le narrateur est l’un des rares à se déplacer car le vieil homme qui avait combattu en Ethiopie dans l’armée du Duce en était revenu blessé dans son âme, amer et partait régulièrement dans son monde, peuplé de l’armée de Frederic II. Récit très touchant qui pourrait être celui d’un personnage secondaire du Soleil des Scorta.

Dans « Le bâtard du bout du monde », on retourne en arrière à l’époque de l’empire romain mais dans bien loin de l’Italie chaude et sèche car Lucius, un centurion dur et combattant, bâtard qui s’est construit dans la défense de l’Empire, se retrouve dans la boue et perd complètement pied mentalement et physiquement. Il est pris par les Barbares qui le font marcher, quasi mourant jusqu’à Rome pour annoncer la fin… J’ai trouvé qu’il y avait quelque chose de la force épique et intemporelle de « La mort du Roi Tsongor » dans ce texte.

« Je finirai à terre » se situe dans la campagne française (mais cela pourrait être n’importe où) pendant la guerre de 14-18. La terre qui ne supporte plus d’être meurtrie et détruite par les bombes crée une force vengeresse et meurtrière en boue et glaise : un golem qui prend forme humaine et tue les hommes pour se venger des mauvais traitements qu’on lui fait subir. Cette nouvelle  fantastique est aussi un texte presque réaliste qui fait réfléchir aux actions des hommes envers la terre…guerre, exploitation intensive, écologie.

Dans « Tombeau pour Palerme », on revient en Italie mais une Italie contemporaine car c’est un récit poignant d’un juge anti-mafia qui raconte ses derniers jours et qui raconte son combat en rendant hommage à celui qu’il appelle son frère, juge qui a été exécuté dans un attentat (le Juge Falcon), il raconte son combat pour une Sicile libérée de la Mafia mais aussi sa vie entre parenthèse dans l’attente de la mort. J’ai trouvé ce texte intense et très fort.

Je suis contente d’avoir découvert ces nouvelles qui donnent à mon avis un bel aperçu du style de Laurent Gaudé dans ses différentes facettes. Je dois dire que j’ai aimé tout ce que j’ai lu de lui jusqu’ici!

     par Sylire (Son avis en cliquant sur son nom)

 Chez Sylire

Les deux messieurs de Bruxelles : Eric-Emmanuel Schmitt (Lu par l’auteur)

Je choisis de parler de ce recueil de nouvelles aujourd’hui, le 14 février, car Sophie/Vicim a eu l’idée de nous faire écrire un billet sur le thème de l’amour en cette Saint Valentin et en écoutant ces nouvelles, j’ai trouvé que le lien entre chacune était l’amour. D’ailleurs, à la fin, Eric Emmanuel Schmitt termine avec des extraits de son journal de l’époque de l’écriture de ces textes et il y livre ses réflexions, ses impressions (ce qui est vraiment passionnant) et il évoque lui-même l’amour comme lien qui est apparu presque malgré lui!

Dans la première « Les deux messieurs de Bruxelles », il est question d’un couple d’homosexuels qui vit une vie de famille par procuration. C’est une belle leçon d’amour.

Dans « Le chien », c’est l’amour d’un homme pour son chien -un amour qui va au-delà de juste l’affection pour l’animal qui est ici un symbole de la vie.

Dans « Ménage à trois », c’est l’histoire d’un couple mais aussi un amour admiratif de la part du mari actuel pour celui qui est mort au point où celui-ci a une vraie place dans ce couple.

Dans « Un coeur sous la cendre », c’est une histoire d’amour maternel qui est mis à mal au moment d’une greffe d’organe.

Et enfin, dans « L’enfant fantôme », c’est l’histoire d’un couple qui a eu recourt à une IVG pour des raisons médicales et qui a reversé tout l’amour qu’ils avaient dans leur couple jusqu’à ce qu’un accident leur apporte un autre éclairage sur leur vie.

Il est assez difficile de parler de nouvelles car je ne veux pas trop en dire pour ne pas les déflorer mais je peux vous dire que j’ai trouvé ces textes très bien écrits et très riches dans leurs thèmes. Il y a beaucoup de bienveillance envers les personnages.

J’ai également beaucoup apprécié le journal dont je vous parlais au début car il y parle de la création et de ses impressions au moment de l’écriture. C’est un vrai plus que j’avais déjà beaucoup apprécié à la lecture de « La part de l’autre ».

Quant à la lecture par Eric-Emmanuel Schmitt, je l’ai trouvée excellente. Il a su donner vie à ses personnages avec beaucoup de justesse.

  par Sylire (cliquez pour voir son billet) Merci!


Commentaires laissés sur Canalblog à l’époque :
  •  J’ai pris beaucoup de plaisir à écouter ses nouvelles moi aussi. Quant à l’auteur, un excellent conteur, tu as raison de le souligner.
Posté par sylire, vendredi 14 février 2014
  • J’ai vraiment passé un bon moment! Merci!
Posté par ennapapillon, vendredi 14 février 2014
  • J’aime beaucoup EE Schmitt. je vais me laisser tenter.
Posté par MrsB, vendredi 14 février 2014
  • J’avais un peu peur de lire des nouvelles mais elles étaient vraiment bien écrites et touchantes!
Posté par ennapapillon, vendredi 14 février 2014
  • J’adore les carnets de l’auteur à la fin de ses romans, et encore plus quand il les lit. J’ai vraiment beaucoup aimé la nouvelle qui sert de titre au recueil.
Posté par val-m-les-livres, vendredi 14 février 2014
  • Je trouve cela un vrai plus de suivre son cheminement en cours d’écriture! J’ai beaucoup aimé aussi la première nouvelle.
Posté par ennapapillon, vendredi 14 février 2014
  • il va falloir que je lise de cet auteur un jour…alors pourquoi pas commencer par des nouvelles…mais a l’eau de rose…pfouffff…
Posté par rachel, vendredi 14 février 2014
  • Ah non, elles ne sont pas du tout à l’eau de rose! Il parle d’amour sous toutes ses formes, mais jamais mièvre!
Posté par ennapapillon, vendredi 14 février 2014
  • okidou c’est note alors….
Posté par rachel, samedi 15 février 2014
  • 😉
Posté par ennapapillon, samedi 15 février 2014
  • Merci de ta participation, je note ce livre audio !
Posté par vicim/sophie, vendredi 14 février 2014
  • le hasard a bien fait les choses Je ne suis pas une grande romantique mais de l’amour il y en a sous toutes ces formes ici
Posté par ennapapillon, vendredi 14 février 2014
  • Je n’ai toujours pas réussi à passer à la lecture audio. Pourtant j’ai essayé… avec ce titre. C’était pourtant une bonne idée de commencer par des nouvelles et même si j’ai apprécié celles que j’ai écoutées, ce n’est pas un type de lecture qui me convient pour l’instant.
Posté par Noukette, samedi 15 février 2014
  • J’ai vraiment adopté ce type de lecture mais je peux comprendre qu’on ait du mal à se concentrer sur une histoire
Posté par ennapapillon, samedi 15 février 2014
  • Je devrais peut-être me laisser retenter par cette lecture. Parler des différentes sortes d’amour c’est une bonne idée. Mais je n’avais pas beaucoup aimé La dame en rose, j’avais trouvé ça trop…
Posté par Secrète Louise, samedi 15 février 2014
  • J’ai trouvé toutes ces nouvelles très justes et bien écrites. J’espère qu’elles te plairont. Moi j’ai eu un coup d coeur pour Oscar et la dame rose mais je peux comprendre qu’on le trouve « trop »
Posté par ennapapillon, samedi 15 février 2014
  • Il est sur ma PAL. J’aime bien les nouvelles et le théâtre d’E-E Schmitt, il va falloir que je retrouve où j’ai pu fourrer ce livre.
Posté par praline, samedi 15 février 2014
  • Moi de mon côté je ne connaissais pas vraiment ses nouvelles et j’ai vraiment aimé, je les ai trouvées justes et abouties. Bonne recherche avant une bonne lecture
Posté par ennapapillon, samedi 15 février 2014
  • Merci pour ce billet Enna ! Je suis très loin d’avoir tout lu d’EES, mais jusqu’à présent, il ne m’a jamais déçue. Visiblement, ce recueil de nouvelles ne sera pas celui qui me fera changer d’opinion ! Une valeur sûre ce Monsieur Schmitt.
Posté par Marion, mercredi 19 février 2014
  • moi qui ne suis pas une fana de nouvelles j’ai beaucoup aimé en tout cas et si tu le trouve en livre audio c’est sympa aussi car il lit très bien ses textes!
Posté par ennapapillon, mercredi 19 février 2014
  • J’ai beaucoup aimé. J’ai trouvé cela à la fois frais et grave. Très beau.
Posté par Melusine1701, dimanche 23 février 2014
  • Oui, il y a un savant mélange d’émotions dans ces nouvelles!
Posté par ennapapillon, dimanche 23 février 2014
  • j’aime beaucoup EES, mais pas encore découvert ce titre… par contre pour moi ça se fera sur papier!
Posté par lasardine, lundi 24 février 2014
  • Je pense qu’il te plaira si tu aimes déjà l’auteur. Les personnages et les histoires sont pleine d’humanité.
Posté par ennapapillon, lundi 24 février 2014

 

Beau repaire (recueil de nouvelles autour de l’album de Jacques Higelin)

Ce livre est un OVNI! 14 écrivains ont choisi une chanson une chanson de l’album « Beau repaire » de Jacques Higelin pour s’en inspirer et écrire un texte … Poèmes, nouvelles, témoignages, textes libres et personnels….

Dans ce livre, on retrouve les paroles de chaque chanson suivie du texte qui en a été inspirée : Olivier Adam, Tonino Benacquista, Jacques A. Bertrand, Didier Daeninckx, Agnès Desarthe, Arthur Dreyfus, Brigitte Fontaine, Jérôme Garcin, Brigitte Giraud, Valentine Goby, François Morel, Atiq Rahimi, Sylvain Tesson, Nadine Trintignant offrent leurs mots à l’artiste Jacques Higelin. Le CD de l’album est aussi inclus dans le livre.

Tout d’abord, je dois dire que j’ai beaucoup aimé l’album musical que j’ai commencé à écouter avant de lire le livre pour m’imprégner de l’univers musical et que j’ai ensuite écouté après ma lecture. Dans cet album, Jacques Higelin sait mêler des chansons émouvantes et d’autres entraînantes.

Quant au livre, j’ai trouvé que c’était un concept vraiment intéressant, même si j’ai aimé les textes de façons inégales, j’ai trouvé que c’était très varié et original et cela mériterait d’être appliqué à d’autres chanteurs!

Les deux textes que j’ai préféré étaient « Le train m’égare » de Didier Daeninckx et « Un été près de la mer » Jérôme Garcin.

Merci aux éditions Actes Sud.

Les mauvaises lectures : Eric-Emmanuel Schmitt (lu par Pierre Arditi)

Maurice, professeur, vieux garçon et assez pédant, déteste la littérature et la fiction. Il ne comprend même pas pourquoi on pourrait avoir envie de lire des romans alors que selon lui il y a tant de choses vraies à découvrir.
 
Comme chaque année, il part en vacances avec sa cousine. Cette dernière est tout son contraire : grosse, exubérante et pleine de joie de vivre. Elle adore les romans d’un auteur grand public qui mêle polar, thriller et ésotérisme (une sorte de Dan Brown) dont elle achète le dernier livre au supermarché.
 
Maurice méprise totalement ce type d’auteurs et de romans (ces passages sur sa perception de ce genre de littérature sont vraiment très drôles)… Mais presque malgré lui… (pour vérifier si le point historique mentionné sur la quatrième de couverture est exacte), il se met à lire ce roman… et se retrouve accro, ne pouvant s’empêcher d’y penser!
 
Piqué par le mystère du roman, Maurice commence à s’identifier au personnage principal et se fait des idées sur sa cousine en rapport avec des thèmes traités dans le livre. De plus, des bruits étranges et l’apparition d’un intrus dans la maison la nuit le font paniquer … La vérité commence à ressembler à la fiction…
 
Cette nouvelle tirée de « La rêveuse d’Ostende » était offerte par le magazine « Lire » il y a quelques années. J’ai eu beaucoup de plaisir à l’écouter à nouveau, c’est à la fois très drôle et se finit comme un thriller…
 
Pierre Arditi, qui est un acteur que je n’aime pas particulièrement au cinéma, est ici vraiment bon, il donne vraiment un bon rythme et de l’humour sans exagération à cette nouvelle.

         

 

 Challenge sur les livres audio de Valérie

J’inscris ce texte au Défi Livres de Argali  

Il va y avoir du sport mais moi je reste tranquille : C. Gutman, X-L. Petit, F. Seyvos, E. Willer, V. Zenatti

Recueil de 5 nouvelles  jeunesse (grands ados, je dirais 3ème-seconde) ayant pour point commun d’évoquer le sport dans la vie d’adolescents.
 
J’ai beaucoup aimé le second degré et l’humour de « Une partie de ping pong » de Colas Gutman (dont j’avais déjà aimé le ton dans « Journal d’un garçon ») avec ce garçon très doué en ping pong mais qui dit ne pas aimer gagner. Il y a beaucoup de cynisme, c’est assez drôle!
 
J’ai aussi beaucoup aimé « Haut niveau » de Xavier-Laurent Petit (Un auteur dont j’ai aussi beaucoup aimé « Be safe » et « Les yeux de Rose Andersen ») où il nous raconte la vie d’une adolescente extrêmement grande et qui en souffre beaucoup jusqu’à ce que sa prof d’EPS l’encourage à faire du beach volley et qu’elle trouve enfin sa place grâce au sport : assurance et amitié.
 
Je dois avouer que je suis un peu passée à côté de la nouvelle « L’été de Marie Josée Perec » de Florence Seyvos qui raconte un été où une ado passe ses vacances avec sa famille  hyper sportive alors qu’elle-même ne l’est pas vraiment. Elle suit les Jeux Olympiques un peu malgré elle et vit une grande émotion sportive à la télé. Cet aspect était plutôt bien mais je n’ai pas compris la fin avec un décès dans la famille de sa belle-mère…
 
Dans « Championne du monde » de Ellen Willer, je dirai que le sport est plus accessoire car car c’est plus une histoire de premiers émois sexuels et de l’image. Cette histoire m’a moins plu.
 
Et enfin, « Une balle perdue » de Valérie Zenatti raconte le présent d’une adolescente qui est au poste de police et qui revient sur son enfance avec une mère célibataire qui l’a poussée au tennis et qui a toujours eu une grande admiration pour Yannick Noah. Elle a toujours attendu de sa fille le meilleur au niveau sportif tout en ayant du mal à la laisser progresser.
 
En résumé, un recueil intéressant. Toutes les nouvelles sont bien écrites et j’ai passé un bon moment.
 

                                     

Ce roman est ma 2ème lecture « Sport / loisir » de ma catégorie « Petit Bac Jeunesse » pour le