Toute la lumière que nous ne pouvons voir : Anthony Doerr (lu par Denis Laustriat)

Résumé de l’éditeur : « Véritable phénomène d’édition aux États-Unis, salué par l’ensemble de la presse comme le meilleur roman de l’année, le livre d’Anthony Doerr possède la puissance et le souffle des chefs-d’œuvre. Magnifiquement écrit, captivant de bout en bout, il nous entraîne, du Paris de l’Occupation à l’effervescence de la Libération, dans le sillage de deux héros dont la guerre va bouleverser l’existence : Marie-Laure, une jeune aveugle, réfugiée avec son père à Saint-Malo, et Werner, un orphelin, véritable génie des transmissions électromagnétiques, dont les talents sont exploités par la Wehrmacht pour briser la Résistance.
En entrecroisant avec une maîtrise éblouissante le destin de ces deux personnages, ennemis malgré eux, dans le décor crépusculaire d’une ville pilonnée par les bombes, Anthony Doerr dessine une fresque d’une beauté envoûtante. Bien plus qu’un roman sur la guerre, Toute la lumière que nous ne pouvons voir est une réflexion profonde sur le destin et la condition humaine. La preuve que même les heures les plus sombres ne pourront parvenir à détruire la beauté du monde. »

J’ai commencé ce roman au début de l’été dans sa version papier en anglais car l’ami américain que nous allions rencontrer l’avait offert à mes parents et l’avait beaucoup aimé. Je n’ai pas accroché, j’ai cru que peut-être c’était parce que j’avais la tête ailleurs alors je lui ai donné une deuxième chance en version audio à mon retour de vacances quand j’ai repris les habitudes de jogging/trajets de boulot…

Mais malgré un bon lecteur, je dois dire que je n’ai pas plus adhéré que la première fois : je suis allée plus loin mais je me suis aussi rendue compte que j’écoutais sans plaisir en comptant les plages qui me restaient avant de commencer autre chose qui me tentait plus… Alors j’ai abandonné…

L’histoire aurait pu me plaire : des destins croisés sur temps de guerre, une petite française aveugle débrouillarde, un jeune allemand orphelin très intelligent mais ce n’est pas l’histoire qui m’a gênée, plutôt le style.

L’auteur a choisi une construction où l’on passe de Werner enfant en Allemagne à Marie-Laure enfant à Paris, puis Werner soldat à Saint Malo et Marie-Laure jeune fille à Saint Malo et j’ai trouvé chaque partie trop courte et du coup je n’arrivais pas à m’attacher à chaque personnage, chaque événement évoqué. J’avais un peu l’impression d’être secouée dans une histoire qui, en plus, me donnait l’impression d’être un peu répétitive et longuette (et je pense que s’il y avait eu moins de ruptures entre chaque partie, si on était resté plus longtemps dans chaque période cela ne m’aurait pas gênée).

Bref, un roman qui a certainement de nombreuses qualités vu les avis que j’ai lus ici ou là mais pas pour moi (et ce n’est pas faute d’avoir essayé!)

Si vous l’avez lu et aimé, n’hésitez pas à laisser un commentaire ou un lien vers votre blog pour me le dire et si vous n’avez pas aimé, dites le moi aussi, que je me sente moins seule 😉

livre audio

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 Chez Sylire

médiathèque

 chez Titine

Gambadou a plus aimé que moi!

Misery : Stephen King (lu par Paul Barge)

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J’avais vu le film « Misery » au cinéma en 1991 quand j’étais en Terminale et j’avais vraiment eu peur par moments (même si au cinéma c’était plus psychologique que sanglant : le roman m’a paru plus violent.) L’actrice principale était la formidable Katie Bates qui jouait très bien le rôle de Annie Wilks et forcément, c’est sous ses traits que j’ai visualisé le personnage du roman.

Paul Sheldon est un auteur à succès, connu surtout pour sa série de romans « Misery », historique et un peu à l’eau de rose avec le personnage récurrent Misery Chastain. Mais il n’en peut plus de cette femme et le dernier roman qu’il vient d’écrire n’a rien à voir avec cette série.

Il quitte son hôtel et se trouve pris dans une tempête de neige. Quand il se réveille, il est dans la maison de Annie Wilks, au milieu de nulle part, les jambes brisées. Le hasard veut que la femme qui l’a sauvé de l’épave de sa voiture accidentée était autrefois infirmière et surtout sa « fan numéro 1 ». Elle a tout lu et connait sur le bout des doigts la vie de Misery. Tout devrait être parfait, Paul devrait se sentir réconforté d’avoir été sauvé par une femme qui ne peut lui vouloir que du bien et appeler les secours pour l’emmener à l’hôpital et prévenir ses proches…

Mais bien sûr, les choses ne se passent pas si simplement… Annie est en réalité une femme très perturbée et elle maintient Paul prisonnier, physiquement par ses blessures et par les médicaments qu’elle lui donne mais aussi psychologiquement car elle va lui imposer des choix d’écriture et l’exploiter pour qu’il lui écrive en nouveau tome de « Misery », tel qu’elle le veut…

Petit à petit, on apprend des choses sur la despotique et terrifiante Annie qui ne font qu’accentuer l’angoisse de Paul (et du lecteur !)

Mais parallèlement Paul écrit et nous découvrons des passages entiers de son écriture et il est aussi amené à des réflexions sur l’écriture.

C’est vraiment un roman très riche avec un personnage qu’on ne voudrait vraiment pas avoir comme « fan numéro 1 » 😉

J’ai beaucoup aimé et le lecteur est excellent !

 

livre audio 81950337_p Chez Sylire

 

prêté par par Sylire (cliquez pour voir son avis)

mois américain chez Titine

J’inscris ce texte au Défi Livres de Argali zNLrpg-gSABTr5NM2onYd9Hm4lc

Le secret de la manufacture de chaussettes inusables : Annie Barrows

le secret

Je ne savais rien de ce roman quand ma collègue Marie Cécile me l’a offert et j’ai attendu cet été pour le lire pour le « Pavé de l’été » de Brize et pour le mois américain de Titine. Je dois avouer que le titre et la couverture me faisaient un peu peur et ne me tentaient pas particulièrement, j’avais peur que ce soit un de ces romans un peu « facile », un peu « guimauve » ou « pseudo-comique » qui me lassent très vite mais ce n’était pas du tout le cas !

L’histoire se passe dans une petite ville américaine à la fin des années 1930. Layla Beck est une jeune fille de bonne famille de Washington qui a été envoyée à Macedonia pour gagner son indépendance car elle a refusé un mariage arrangé par son père. Elle doit écrire l’histoire de Macedonia pour une agence gouvernementale et se débrouiller pour vivre de son maigre salaire. Pour son travail, elle devra interroger les habitants et découvrir le passé de la ville en démêlant le vrai du faux, le folklore de la vérité historique.

Elle loue une chambre chez les Romeyne, une famille atypique. Il y a Jottie, célibataire qui vit avec ses deux sœurs, des jumelles qui vivent ensemble la semaine mais rejoignent leurs maris respectifs le weekend. Jottie élève ses deux nièces : Bird et Willa. Le père des filles, Felix, est un homme un peu « sulfureux », très charismatique qui va et vient dans la maison sans que personne ne sache vraiment ce qu’il fait alors qu’Emmett, le plus jeune frère est plus rangé. La famille Romeyne possédait autrefois l’usine locale : la manufacture de chaussettes inusables. Mais des événements les ont fait chuter dans la société.

Le tableau est posé et l’enquête de Layla concernant la ville va indirectement creuser le passé de cette petite société bien huilée et surtout de la famille Romeyne. Willa, de son côté, du haut de ses 12 ans va aussi mener sa petite enquête en parallèle de Layla et malgré elles, elles vont déterrer des histoires qui ont façonné les relations entre les différents personnages, des secrets, des non-dits, des mensonges… Plus rien ne pourra être pareil après certaines révélations.

Ce roman est plus profond qu’il n’y parait au premier abord. Il met en avant des personnalités fortes et complexes, des relations familiales fusionnelles, des histoires d’amours. Le titre américain « The truth according to us » (« La vérité selon nous ») est bien plus conforme au sujet du roman car dans cette histoire chacun est à la recherche d’une vérité ou cherche à faire croire une vérité qui dépend des points de vue des uns et des autres.

On y évoque aussi un pan de l’histoire américaine dans une petite ville, la dépression économique, la place de l’alcool dans la société, les différentes catégories sociales.

J’ai dévoré ces 660 pages en 5 jours (en vacances certes mais je ne pouvais pas le lâcher !) A découvrir !

2016 objectif 2017 : -27          objectif PAL chez Antigone

lectures communes avec Manika. Allons voir son avis!

books_giftpar ma collègue Marie-Cécile : Merci!

mois américain chez Titine

pave-2017-large chez Brize

Ciel d’acier : Michel Moutot

J’avais tenté de lire ce roman il y a quelques temps mais à une période où mon esprit n’était pas dispo et je lui avait donné une seconde chance vu les avis positifs qu’il suscitait! Le hasard a voulu qu’il soit tiré au sort au Book Jar et que je « devais » donc le lire début septembre -juste après mon voyage en Amérique du Nord- et ma lecture en a été rendue encore plus vivante car le roman se passe entre New York et le Québec où je venais d’aller! Et encore un hasard : normalement, je devais mettre en ligne ce billet le 12 septembre car c’est le livre qui a été tiré au sort pour le Book Jar mais après l’avoir lu, je ne peux que le mettre en ligne le 11 septembre car cette date est centrale au roman puisqu’une grande partie du roman parle des conséquences des attentats du 11 septembre 2001.

Les personnages principaux de ce roman sont les « ironworkers » (les bâtisseurs d’acier) Mohawks qui sont des Indiens venant du Canada qui sont réputés pour leurs grandes qualités en construction de ponts géants et de gratte-ciels (la légende voulant qu’ils n’aient pas le vertige). Nous suivons plus particulièrement John Laliberté et sa famille au fil des années et des constructions.

Le roman débute le 11 septembre 2001 quand John qui travaillait sur un chantier dans Manhattan (ainsi que de nombreux « ironworkers ») s’est porté volontaire pour découper les structures métalliques des Twin Towers qui venaient de s’effondrer et aider les secours à circuler dans les décombres.

John est particulièrement attaché à ces tours car son père -ainsi que de nombreux Mohawks) avait participé à la construction des tours du World Trade Center et il a même été le seul ouvrier à mourir pendant les travaux. Le roman nous emmène d’ailleurs aussi en 1970 en pleine construction des tours.

Nous remontons aussi au 19ème siècle auprès des Mahawks à Kahnawake au Canada et on découvre comment les hommes de cette tribu sont passés d’experts en navigation fluviale à des bâtisseurs de haute voltige réputés.

L’histoire fait des allers-retours dans le temps jusqu’à la construction de 1WTC Freedom Tower, la tour construite pour remplacer les Twin Towers. Une boucle familiale et architecturale est alors bouclée.

Cette histoire est passionnante. On y découvre les Mahawks et leur mode de vie, passé et présent. On découvre aussi le mondes « ironworkers » et les constructions des buildings géants des Etats-Unis (et pour moi qui suis allée à New York, c’était particulièrement fascinant de voir l’envers du décors!) C’est aussi une histoire familiale très humaine. Et puis, il y a aussi tout ce qui concerne « l’après 11 septembre », un aspect reportage sur la « déconstruction » des tours et les conséquences des attentats. C’est très réaliste car la 4ème de couverture explique que l’auteur « était correspondant à New York au moment des attentats  a reçu le prix Louis Hachette pour sa couverture des attentats du 11 septembre ». Il était donc bien placé pour intégrer ces éléments dans cette fiction.

Une très bonne lecture que je vous recommande vraiment!

Pour visualiser les constructions dont parle le roman, je vous renvoie vers mon billet sur New York (clic clic)

Et voici quelques photos de buildings en construction que nous avons prises à New York cet été et auxquelles je n’ai pu que penser pendant ma lecture.

Nous ne l’avions pas prévu, mais je découvre aujourd’hui qu’Icath a aussi ce roman aujourd’hui! Allons voir son avis!

  : -26

objectif PAL        chez Antigone

 par  Eva (Cliquez sur son nom pour voir son avis)

mois américain chez Titine

My name is Lucy Barton (Je m’appelle Lucy Barton) de Elizabeth Strout

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Lucy Barton revient sur un épisode de sa vie durant lequel elle a été hospitalisée plusieurs semaines. Son mari et ses enfants ne viennent pas souvent mais sa mère vient et reste plusieurs jours auprès d’elle dans sa chambre alors qu’elles ne s’étaient pas vues depuis des années.

Sous couvert de conversations qui pourraient paraître futiles et concernant principalement des gens que Lucy a connus quand elle était jeune et qui ont des histoires familiales compliquées, on comprend à demi-mots que les relations entre Lucy et sa famille ont toujours été très complexes.

Elle a supporté une extrême pauvreté quand elle était enfant avec ses parents et ses frères et sœurs et en a été stigmatisée par des personnes de leur entourage. Il y a aussi des sous-entendus sur d’autres traumatismes -il y a beaucoup de non-dits- et si elle aime sa mère et que cette dernière lui manque terriblement, on comprend aussi qu’il y a du ressentiment et qu’elle a fui sa vie de famille pour survivre.

Elle est devenue auteur et elle évoque aussi à quel point le travail d’écriture lui a permis une certaine résilience.

Le roman commence de façon un peu légère, presque creuse mais très vite on comprend vite qu’il y a en réalité beaucoup de profondeur -c’est un roman très subtil et très puissant avec des thèmes forts sur la famille, le couple, les traumatismes de l’enfance et la résilience.

Une bonne découverte faite grâce à ma copine Mrs B qui l’avait acheté en anglais. Le hasard veut que ce roman ait été traduit en français et fasse partie de la rentrée littéraire de septembre ! Vous pourrez donc le lire très vite !

PAL 2017Objectif 2017 : -25

lectures communes avec Sylire : Allons voir son avis!

prêté par par Mrs B : Merci!

mois américain chez Titine

J’inscris ce texte au Défi Livres de Argali zNLrpg-gSABTr5NM2onYd9Hm4lc

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Faillir être flingué : Céline Minard (lu par Féodor Atkine)

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Résumé de l’éditeur « Western des origines, véritable épopée fondatrice, tantôt lyrique, dramatique ou burlesque, Faillir être flingué est d’abord une vibrante célébration des frontières mouvantes de l’imaginaire. 
Un souffle parcourt l’espace inhospitalier des prairies vierges du Far-West, aux abords d’une ville naissante vers laquelle toutes les pistes convergent. 
C’est celui d’Eau-qui-court-sur-la plaine, une jeune Indienne dont tout le clan a été décimé, et qui, depuis, déploie ses talents de guérisseuse aussi bien au bénéfice des Blancs que des Indiens.
Elle rencontrera les frères Brad et Jeff traversant les grands espaces avec leur vieille mère mourante dans un chariot brinquebalant tiré par deux bœufs opiniâtres ; Gifford qui manque de mourir de la variole et qu’elle sauve in extremis ; Elie poursuivi par Bird Boisverd dont il a dérobé la monture, Arcadia, la musicienne itinérante, qui s’est fait voler son archet par la bande de Quibble. 
Et tant d’autres personnages, dont les destins singuliers, tels les fils entretissés d’une même pelote multicolore, composent une fresque sauvage où le mythe de l’Ouest américain, revisité avec audace et brio, s’offre comme un espace de partage encore poreux, ouvert à tous les trafics, à tous les transits, à toutes les itinérances. »

Si je commence par vous donner le résumé de l’éditeur c’est que je suis moi-même incapable de vous le faire car au début de cette lecture audio, j’ai été un peu perdue dans les personnages, j’avais un peu l’impression d’avoir mis mon lecteur audio en mode aléatoire ! Et pourtant, je me suis laissée porter, et j’ai vu arriver les différents personnages dans l’histoire, avec des retours en arrière et des ellipses sans m’inquiéter des liens entre eux comme si je lisais des tranches de vies dans l’Ouest américain, des chroniques sans lien entre elles.

Et puis, en plus des personnages et de l’Ouest américain dangereux, aride, inconnu, il y a la naissance d’une ville où les personnages se retrouvent tous et deviennent alors une communauté (et alors, les liens entre eux deviennent plus clairs.) Là, on croise des vendeurs, des cow-boys, des éleveurs de chevaux, des éleveurs de moutons, des Indiens, des bandits de grands chemins, des prostituées, des entrepreneurs… On traverse les grandes étendues de plaines et on découvre le saloon, le barbier et le magasin général… Les personnages sont riches et ce qui est appréciable, les femmes ont un vrai rôle !

J’ai finalement beaucoup aimé cette incursion dans cet univers « western » que je n’aurais pourtant pas pensé apprécier. Il faut dire que j’ai été bercée par « La petite maison dans la prairie » et ensuite j’ai beaucoup regardé « Dr Quinn, Femme médecin » à la télé et ce roman, avec la création de cette ville m’a un peu donné l’impression de plonger dans les premiers temps de la vie américaine.

Je pense que la version audio, très bien lue par Féodor Atkine, m’a permis de beaucoup plus apprécier le roman car je le laissais me raconter les histoires des différents personnages qui étaient au début très décousues. D’ailleurs, à la fin, il y a un entretien entre Céline Minard et Féodor Atkine dans lequel ils évoquent le fait que c’est sans doute un roman plus facile à écouter qu’à lire soi-même !

Je vous recommande donc d’essayer la version audio ! Et pour rester dans l’ambiance « Conquête de l’Ouest », je vous parle aussi aujourd’hui de la BD « Western » !

livre audio

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mois américain chez Titine

Petit Bac 2017catégorie «  »Gros mot » de ma ligne audio

Cet être exceptionnel : Coralie Bru

Je ne vais pas faire de secret, Coralie Bru est une bonne copine mais si je parle de son roman (comme je l’avais fait de son précédant roman « Deux Minutes ») c’est parce que je l’ai aimé car si cela n’avait pas été le cas, je n’en aurais pas parlé. C’est la seule entorse à ma petite règle personnelle de parler de toutes mes lectures que ce soient des coups de cœur ou des coups de griffe : je ne parle des livres de mes amis que si j’ai aimé pour ne pas les blesser (et heureusement que je n’ai pas trop d’amis auteurs car ce serait un peu stressant 😉 Et à vrai dire, je n’avais même pas dit à Coralie que j’avais commencé son roman avant d’être sûre que je l’aimais! Vous voyez d’ailleurs mon coup de coeur en tête de billet!

Ce qui était vraiment un très bon signe, c’était que pendant ma lecture j’oubliais complètement que c’était  ma copine qui l’avait écrit, je le lisais comme le roman d’un auteur confirmé… Et d’ailleurs, j’en profite pour pousser un petit coup de gueule. Coralie Bru n’est pas encore éditée chez un éditeur (ni « Deux minutes » pour lequel j’avais aussi eu un coup de cœur) : il faut passer par Amazon (papier ou numérique) ou la FNAC pour les Kobo et je ne comprends VRAIMENT PAS que des romans de cette qualité ne soient pas édités quand on voit certaines productions plus que médiocres qui sortent en librairie!

Bon, comme toujours quand j’ai un coup de coeur, je trouve ça difficile d’en parler car j’ai juste envie de vous dire : « Lisez-le! », « Achetez-le! », « Parlez-en autour de vous! », « Publiez-le! » (enfin, si vous êtes éditeur évidemment 😉 Mais je sais bien que mon enthousiasme ne suffira pas alors je vais essayer de vous expliquer ce qui m’a tant plu (mais je ne sais pas par où commencer)!

L’histoire est celle d’Esmée, une jeune femme qui malgré sa vie plutôt tranquille et pas malheureuse se met en tête de postuler pour la sélection des personnes civiles qui traverseront l’espace pour rejoindre une planète prête à être peuplée par les humains. Si ce petit côté « science fiction » vous effraie, ne vous inquiétez pas, ce n’est pas mon truc non plus et cet aspect est plus une toile de fond scientifique dans une société similaire à la nôtre.

Esmée ne parle pas tout de suite de son envie à Maxime, l’homme avec qui elle vit depuis des années, mais son besoin presque viscéral de partir va façonner leurs vies à tous les deux : leur couple, leur amitié et leur vision du monde.

Esmée est une femme déterminée et Maxime ne se doutait pas de sa force mais au fil du roman, en creusant les personnalités des différents personnages, on se rend compte que leurs forces et leurs failles sont multiples et ils ont tous leur caractère « exceptionnel ». Un autre personnage de femme apparaît en fin de roman avec ses propres forces et faiblesses et elle a aussi son propre aspect « exceptionnel ».

L’histoire est très riche, les personnages sont extrêmement bien écrits, ils sont profonds, ils sont plein de creux et de bosses, ils se font du bien, ils se font du mal et on peut se reconnaître un peu dans chacun d’entre eux!

Quant à l’histoire, on y croit complètement! Il y est question de recherche de soi, de volonté, de sa place dans le monde, d’ambition, de la place de la famille, du couple, de maternité (une partie sur les difficultés à avoir des enfants qui m’a beaucoup touchée et qui je suis sure parlera à de nombreuses lectrices, d’autant que ce n’est pas un sujet souvent évoqué) et puis à mon avis, on peut dire que les rêves sont au coeur du roman, les rêves et le télescopage impossibles de certains rêves.

Vraiment je vous encourage à le découvrir (je veux même que L’Homme le lise!)

Pour la petite histoire, je l’ai lu sur ma liseuse cet été quand j’étais à New-York et quand j’ai visité le porte avion « Intrepid », j’ai pu voir une capsule spatiale « Gemini 3 » juste au moment où dans le roman Esmée était dans son aventure spatiale! J’adore quand la fiction rejoint la réalité!

L’avis d’Eva

 liseuse

« Mes » Agatha Christie

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 Je suis une grande fan d’Agatha Christie, depuis l’adolescence.

Il y a des années, j’ai commencé à collectionner les Agatha Christie de la collection « Le Club des Masques » (ceux avec une image devant et les quatrièmes de couverture de couleurs différentes).  ACh(Comme celui-là) Je me promenais partout avec ma liste de titres au cas où je croiserai un bouquiniste! J’ai toujours gardé ma collection (qui se monte maintenant à 74 titres) malgré les déménagements…

Je ne me souviens pas forcément de ceux que j’ai lu ou pas car j’ai lu énormément d’Agatha Christie quand j’étais jeune ado. Je vais les choisir au hasard mais je vais commencer par « Christmas pudding » et « Le Noël d’Hercule Poirot » que je compte lire autour de Noël.

Si vous ne connaissez pas Agatha Christie, je vous recommande fortement « ABC contre Poirot », « Le Crime de l’Orient Express », « Dix petits nègres », « Le Meurtre de Roger Ackroyd » (surtout ne lisez rien sur ce roman avant de le lire pour ne pas gacher votre plaisir!), et « Mort sur le Nil » qui sont à mon avis des incontournables!

ABC contre Poirot

L’Affaire Prothero

A l’hôtel Bertham

Allo Hercule Poirot

5 Associés contre le crime

Un Cadavre dans la bibliothèque

Carte sur table

Le Chat et les pigeons

Le Cheval pâle

10 Christmas pudding

Cinq heures vingt cinq

Le Club du mardi continue

Le Couteau sur la nuque

Le Crime du golf

15 Le Crime de l’Orient Express

Le Crime est notre affaire

Destination inconnue

Dix petits nègres

Drame en trois actes

20 Les Écuries d’Augias

 Les Enquêtes d’Hercule Poirot

La Fête du potiron

Le Flux et le reflux

L’Heure zéro

25 L’Homme au complet marron

 Les Indiscrétions d’Hercule Poirot

Je ne suis pas coupable

Jeux de glace

La Maison biscornue

30 La Maison du péril

Le Major parlait trop

 Une Mémoire d’éléphant

Meurtre au champagne

Le Meurtre de Roger Ackroyd

35 Meurtre en Mésopotamie

Un Meurtre est-il facile

 Un Meurtre sera commis le …

Le Miroir du mort

Le Miroir se brisa

 40 Miss Marple au club du mardi

Mon petit doigt m’a dit

La Mort dans les nuages

La Mort n’est pas une fin

Mort sur le Nil

45 Mr Brown

Mr Parker Pyne professeur de bonheur

 Mr Quinn est en voyage

Mrs Mac Ginty est morte

Le Mystère de Listerdale

 50 La Mystérieuse affaire de Styles / The Mysterious Affair at Styles

Le Mystérieux Mr Quinn

 Némesis

N ou M

Le Noël d’Hercule Poirot

55 Le Nuit qui ne finit pas

Les Pendules

 Pension Vanilos

La Plume empoisonnée

Une Poignée de seigle

60 Poirot joue le jeu / Dead man’s folly

Pourquoi pas Evans?

 Les Quatre

Rendez-vous à Bagdad

Rendez-vous avec la mort

65  Le Secret des Chimneys

Les Sept cadrans

Témoin à charge

Témoin indésirable

Témoin muet

 70 Le Train bleu

Le Train de seize heures cinquante

 Les travaux d’Hercule

La Troisième fille

Un deux trois

75  Les Vacances d’Hercule Poirot

Le Vallon

+ en anglais

Curtain: Poirot’s Last Case

Liste des livres lus ici

Voici la liste des livres lus sur le blog :