Hate list : Jennifer Brown

Un Bookface avec L’Homme en guest star!

Résumé de l’éditeur : « « C’est moi qui ai eu idée de la liste. Je n’ai jamais voulu que quelqu’un meure. Est-ce qu’un jour, on me pardonnera ? »
C’est ce que pense Valérie, effondrée après un drame inexplicable survenu au lycée. Son petit ami Nick a ouvert le feu dans la cafétéria, visant un à un tous les élèves de la liste.
Cette fameuse liste qu’ils avaient écrite pour s’amuser et où figurent ceux qui étaient odieux, lâches, méprisants. Maintenant, ils sont blessés ou morts.
Et Nick s’est suicidé.
Mais Valérie, elle, est toujours là, enfermée, dans une bulle de questions sans réponses.
Jusqu’au matin où elle se lève, et quitte sa chambre pour retourner au lycée. »

Si j’écris le résumé du roman, c’est que j’ai beaucoup beaucoup de mal à faire mon propre résumé de cette histoire et que j’ai plus envie de vous parler de mon ressenti.

Ce roman parle des suites d’un drame collectif mais aussi un drame personnel. Une tuerie a eu lieu en mai dans un lycée américain. Nick, un garçon un peu en marge a tiré sur des élèves de son lycée et sa petite amie Valérie est celle qui a arrêté ce massacre et Nick s’est suicidé…

L’histoire commence vraiment à la rentrée suivante au moment où Valérie va retourner au lycée après avoir été blessée. Elle est suivie par un psy et subit plus que la douleur physique : elle est en déprime car elle ne supporte pas de vivre sans Nick qui malgré ses actes terribles reste le garçon qu’elle aimait et qu’elle connaissait autrement que celui qu’il est devenu en mai.

Elle vit aussi dans la culpabilité car les victimes sont pour la plupart des gens qui étaient sur une liste que Valérie de Nick avait écrite ensemble. En effet, le couple subissait de nombreuses brimades et ils ne se sentaient pas très intégrés et si Valérie prenait  cette liste de gens dont elle aimerait se « débarrasser » comme un exutoire, elle ne se doutait pas que Nick allait la prendre au pied de la lettre…

Elle a du mal aussi à trouver sa place dans sa famille, le couple de ses parents n’étant pas stable avant le massacre, elle sent aussi qu’ils ne lui font pas confiance. D’ailleurs, même si la police l’a disculpée et que le lycée la reprend en admettant même qu’elle sauvé des gens, il n’est pas simple pour elle comme pour les victimes de se retrouver sur le lieu du drame…

Les sentiments sont vraiment riches et contradictoires, les victimes ont d’abord été des bourreaux, des amis deviennent hostiles, un amour s’est transformé en tueur, des enemies cherchent à devenir des amis, les gens changent ou pas, tout change… C’est un roman fort sur des bouleversements qui font faire réfléchir tous les protagonistes sur leurs vies.

C’est assez bouleversant.

 chez Titine

American born Chinese : Gene Luen Yang

 

Un Bookface 😉

Cette BD est très particulière car elle alterne trois histoires qui ne semblent à priori n’avoir pas beaucoup de rapport que ce soit dans l’histoire, dans le style ou les univers et pourtant, quand on referme le livre on voit bien le lien.

Le premier univers que l’on rencontre (et c’est déstabilisant car après avoir lu le résumé je m’attendais à lire l’histoire d’un petit garçon de notre époque) est celui de la légende du Roi Singe (il y a une thématique sur l’intégration, l’envie de ressembler à un groupe auquel on n’appartient pas) qui se déroule dans un passé asiatique avec toute l’imagerie des dieux.

Il y a donc aussi l’histoire de Jin Wang qui vit aux Etats-Unis avec ses parents qui sont nés en Chine et sa vie à l’école dans laquelle il est presque le seul enfant d’origine étrangère, jusqu’à ce qu’il devienne ami avec un nouveau qui vient d’arriver de Taïwan. Ils ont en commun de parler chinois (même si au début, Jin, ne veut pas le faire) et surtout d’être tous les deux isolés parmi les élèves de l’école. En grandissant, Jin a un réel désir de ressembler aux américains de souche, de se fondre dans le décors, qu’on oublie qu’il est d’origine chinoise, au point de se brouiller avec ses amis.

Et puis, il y a également une autre histoire un peu parodique, qui ressemble à une sitcom avec le personnage central qui est un adolescent très « américain », blond et bien intégré et qui doit accueillir son cousin « Shing-tok », qui est une caricature grossière d’un Chinois (costume traditionnel, visage jaune et dents de lapin ainsi qu’un accent à couper au couteau). Il doit l’emmener avec lui au lycée et ce cousin est bien embarrassant pour Danny…

Mais je vais être franche je n’ai pas été super emballée par la forme (mais je pense que le côté métaphorique et les dessins à la fois naïfs et décalés, répondant sans doute plus au codes du comics pourront plaire à certains). Mais j’ai quand même trouvé le fond intéressant car il s’agit de la difficulté à s’intégrer quand on a plusieurs cultures et que comme Jin Wang, on est « un américain d’origine chinoise » ou « un chinois né aux Etats-Unis ».

Donc c’est un sujet vraiment intéressant sur la double culture, particulièrement eux Etats-Unis où effectivement les différentes origines se côtoient mais ne se mélangent pas forcément.

 chez Titine

Lillian the Legend : Kerry Byrne

Lillian quitte la pauvreté en Russie dans les années 20 mais la vie qu’elle découvre aux Etats-Unis n’a rien de réjouissant. Elle vit une vie plutôt misérable, travaille dans une usine de couture comme une fourmi parmi tant d’autres immigrants et quand l’usine prend feu et qu’elle en réchappe de peu, elle décide de rentrer chez elle en Russie.

Financièrement, elle ne peut pas reprendre le bateau et elle décide alors de rentrer à pied en traversant l’Amérique du Nord en suivant la ligne du télégraphe. Son voyage est une vraie aventure humaine que ce soit par les rencontres ou les paysages.

Les dessins en noir et blanc au style très graphique et foisonnant de détails sont vraiment riches et contribuent à rendre l’histoire réaliste et souvent touchante.

Cette histoire nous fait vraiment voyager géographiquement et historiquement et aussi dans l’esprit d’une femme déterminée!

Pour voir des planches, cliquez sur la couverture.

 chez Titine

Intimidation : Harlan Coben (lu par Olivier Prémel)

Résumé de l’éditeur :

« Une terrible révélation.
Une épouse modèle qui disparaît …
Et la vie d’Adam explose.
Lors d’une soirée, un inconnu aborde Adam et lui révèle que sa femme Corinne a commis un terrible mensonge. Mais quand ce dernier la confronte, elle s’enfuit en lui laissant un étrange message …
Cybercriminels, arnaqueurs, tueurs à gages …
Qu’a fait Corinne, cette mère de famille sans histoires, pour se retrouver au cœur d’une terrible machination ?
Adam fera tout pour le découvrir, et pour retrouver celle qu’il croyait si bien connaître. »

Un inconnu prévient des gens que quelqu’un qui leur est cher leur a menti ou leur cache quelque et des vies de familles explosent… C’est ce qui arrive à Adam, qui vivait une vie « rêvée » américaine : femme aimée, deux garçons sportifs, une belle maison, une place dans la communauté… Mais du jour où sa femme a disparu sans laisser de nouvelles, il est obligé de s’interroger sur sa vie pour essayer de la retrouver.

En plus de cette histoire, il y a une autre histoire liée à l’inconnu qui dénonce des secrets. Mais il y a aussi des histoires de complots et de vengeances…

En fait, pour être honnête, j’ai trouvé les développements des différentes parties du roman un peu trop rapides. Il y avait beaucoup de personnages et de sous-histoires et trop de coïncidences, d’incohérences mais surtout de raccourcis : je me suis même demandé à un moment si je n’avais pas raté des chapitres.

C’est dommage car l’histoire de base était plutôt bonne et le portrait de l’Amérique ordinaire est plutôt réussie mais à trop se disperser on perd un peu le lecteur et trop de rebondissements perdent en crédibilité…

Pas mauvais mais pas passionnant non plus pour moi.

 

  par Mrs B :  merci!

 Chez Sylire

 chez Titine

Vie et Mort de Sophie Stark (The life and death of Sophie Stark) : Anna North

Comme l’indique le titre, le roman va parler de la vie de Sophie Stark, jusqu’à sa mort. Sophie Stark est une jeune femme assez particulière. Cinéaste depuis l’université, elle évolue en même temps que son cinéma. Elle est très talentueuse mais pas vraiment adaptée à la vie en société. J’ai pensé (ce n’est jamais dit dans le roman) qu’elle devait avoir des troubles autistiques qui expliqueraient ses relations particulières aux autres et aussi le fait qu’elle n’arrive presque à s’exprimer que par son art.

Chaque chapitre a un narrateur différent qui parle de Sophie, raconte sa relation avec elle et nous permettent de la cerner un peu. Ces personnes sont celles qui ont le plus comptées pour elle : son frère Robbie qui parle de Sophie jeune, Allison, la femme qu’elle a aimé et avec qui elle a partagé une période de sa vie, qui évoquera le début de son ascension dans le monde du cinéma, Daniel qui en plus d’avoir été le sujet de son premier film étudiant a été aussi un de ses amours, Jacob, un musicien avec qui elle a été mariée, George, le producteur de cinéma qui lui a proposé un film avec plus d’ampleur. Ces témoignages sont entrecoupés d’articles d’un critique de cinéma qui donne son avis sur les différents films de Sophie.

Au fil des histoires racontées, on découvre Sophie mais également les différents narrateurs et cela rend le roman vraiment riche et intéressant.

Ce n’est pas simple d’expliquer pourquoi j’ai aimé ce roman mais j’ai vraiment aimé rentrer dans la vie du personnage de Sophie, qui par son côté un peu froid et à la fois intense, est vraiment intéressant. Elle est à la fois exaspérante et vraiment touchante. J’ai aussi aimé tout ce qui a trait au cinéma, à la création et au monde qui entoure cet environment. On suit aussi différentes périodes de la vie de Sophie et donc on traverse différents aspects de la vie américaine.

J’ai lu ce livre après deux abandons de lecture et je l’ai lu vraiment vite alors je vous le recommande même si je me rends bien compte que je n’arrive pas à en parler à sa juste valeur (comme souvent quand on a aimé, non?)

 chez Antigone

 chez Titine

Purity : Jonathan Franzen

Il faut que je vous avoue que je n’ai pas fini « Purity » mais vu que je me suis arrêtée après avoir lu  567 pages sur 740, je ne l’ai pas compté dans mes abandons de lecture! Et si je fais un billet, c’est en partie pour mettre mes idées au clair sur ce que j’ai pensé de ce roman que, vous vous en doutez déjà, je ne vous recommande pas vivement 😉

Donc, déjà, ce roman fait 740 pages ce qui n’est pas rien… Et je vais commencer par vous donner le résumé de l’éditeur pour l’histoire :

« Purity, alias « Pip », est étudiante à Oakland, en Californie. Elle qui a grandi sans connaître l’identité de son père, élevée par une mère qui ne dévoile rien de sa vie, elle se tourne naturellement vers le journalisme d’investigation. On la dirige alors vers l’Allemand Andreas Wolf, un lanceur d’alertes charismatique rappelant par bien des côtés Edward Snowden et Julian Assange. Depuis la base secrète de son ONG en Bolivie, Andreas se livre à des attaques ciblées sur internet. Tandis qu’ils se rapprochent dans une relation trouble, Andreas avoue à Pip son secret : il a tué un homme. 
Dans un récit époustouflant de virtuosité, Jonathan Franzen plonge dans le passé d’Andreas, qui fut un dissident connu dans l’Allemagne de l’Est des années 80, et jette ses personnages dans les courants violents de l’histoire contemporaine. Purity est un livre où tout le monde ment, pour cacher ses erreurs, ses fautes et ses crimes. C’est un thriller qui n’épargne pas les pouvoirs et ceux qui en abusent. Mais aussi un roman d’amour désespéré dans lequel le sexe et les sentiments s’accordent rarement. On l’aura compris : jamais Franzen n’aura été aussi audacieux, aussi imprévisible que dans ce roman à la fois profond et formidablement divertissant. »

Le roman se découpe en longs chapitres ayant pour personnage principal un personnage différent à chaque fois, personnage que l’on retrouve directement ou indirectement dans les autres chapitres. Les époques sont différentes et ce n’est pas chronologique. Après avoir lu les 3 premiers (longs) chapitres et j’avais l’impression d’avoir lu trois débuts de romans n’ayant pas grand chose à voir les uns avec les autres à part le fait qu’il y ait des personnages en commun mais sans plus.
Quand je suis arrivée au chapitre intitulé  « [LE109N8ORD] », vers la page 500, je m’ennuyais profondément et je lisais en diagonale en zappant beaucoup « mode avance rapide »…
Finalement, j’ai craqué et comme je vous le disais, à la page 567, j’ai abandonné : trop bavard et décousu. Il est clair que l’auteur aime s’écouter raconter des histoires parce qu’on aurait pu faire des coupes. Je ne suis pas masochiste et la première moitié n’était pas déplaisante à lire mais j’attendais sans cesse que le roman prenne une unité au lieu de rester dans cette espèce de patchwork… et je me suis dit que ça n’évoluerait pas forcément sur le dernier chapitre et comme de toute façon, il m’importait peu de savoir comme ça se finissait… tant pis 😉
Si vous l’avez lu et aimé : n’hésitez pas à le dire en commentaires! 😉

 chez Antigone

 Blandine chez qui je l’ai gagné.

 catégorie « mot unique »

La librairie de l’île : Gabrielle Zevin

A.J. Fikry est libraire. C’est même le seul libraire de l’île d’Alice. Il a ouvert cette librairie il y a des années avec sa femme Nic mais depuis la mort accidentelle de cette dernière, AJ est devenu encore plus bougon et peu ouvert aux autres surtout, il n’est pas loin d’être alcoolique.

Un jour, il trouve dans sa librairie un petite fille d’environ 2 ans avec un mot de la mère demandant que son enfant soit élevée au milieu des livres parmi des gens pour qui la lecture compte.

Avec l’aide de Ismay, la soeur de sa défunte épouse qui est toujours proche de lui, il s’occupe de cette petite fille et s’attache tant à la petite Maya, qu’il va l’adopter et devenir un père exemplaire. Il va aussi tomber amoureux d’une représentante de livres qui va l’accompagner dans sa librairie et dans sa nouvelle vie de famille. Ismay, sa belle-soeur avec sa vie personnelle compliquée va être un personnage important de sa vie ainsi que Lambiase, un flic devenu le meilleur ami de AJ.

J’ai plutôt bien aimé ce roman, ou plutôt, j’ai plutôt bien aimé l’idée de ce roman qui a mon avis est beaucoup trop court et du coup, il y a beaucoup trop de raccourcis qui rendent le roman presque incohérent. Avec une centaine de pages en plus, l’auteur aurait pu développer pas mal d’aspects qui auraient enrichis le récit.

L’histoire de cet homme bourru qui se prend d’affection pour une enfant et qui tombe amoureux d’une amoureuse des livres et qui vivent au milieu des livres est touchante et je l’ai appréciée tout comme j’ai apprécié les personages secondaires comme Ismay la belle-soeur pas si parfaite et son mari -auteur raté et volage et le policier moins obtus qu’il n’y parait au début qui monte son club de lecture de littérature policière et même le personnage de la mère de Maya-absente par la force des choses mais très présente dans les pensées, et surtout Maya, petite fille précoce, auteur en herbe de grande valeur… Il y avait vraiment de quoi faire un bon roman chorale…

Mais j’ai parfois eu l’impression qu’il manquait des passages entiers, qu’on ne prenait jamais le temps de développer alors que cela s’y prêtait. Certains romans sont trop bavards (je vous en reparlerai dans mon mon prochain billet de lecture!) mais d’autres se voulant trop concis perdent en réalisme et c’est dommage car ce roman aurait pu être beaucoup plus riche.

Je vous le recommande cependant pour une lecture légère (je l’ai lu en deux jours) en gardant à l’esprit que vous resterez peut-être sur votre faim car ce roman aurait pu être bien meilleur à mon avis. Je pense que ça ferait un bon petit film autour des livres!

 chez Titine

 catégorie lieu

 par Mrs B (et sa soeur, « ma jumelle » de prénom, de jour de naissance et de taille!) : Merci à toutes les deux!

J’inscris ce texte au Défi Livres de Argali  

Coup de talon : Sylvie Deshors

Laure et Lucie sont deux soeurs. Elles sont proches et partagent la passion de la natation. Un jour, Laure, l’aînée, se fait agresser dans le métro : 5 garçons s’en prennent à elle pour lui voler son sac mais surtout, ils la mettent par terre et la touchent de façon inappropriée. Ce jour là, elle était en jupe et elle est persuadée que c’est sa tenue qui l’ont fait la cibler, elle.

Lucie, la narratrice, s’en veut parce qu’elle n’a pas assisté à la scène car elle parlait avec une amie et elle se sent coupable, n’ayant pas pu protéger sa soeur. Laure refuse absolument de mettre qui que ce soit au courant, même pas leurs parents. Elle commence à dépérir, se coupe des autres, s’habille pour se camoufler, arrête d’aller à ses cours de natation. Ses résultats scolaires en pâtissent.

Avec ses amis, Lucie essaie par tous les moyens de remontrer le moral de sa soeur pour lui faire reprendre le cours normal de sa vie, mais la déprime s’installe. C’est juste quand elle arrive à en parler avec un groupe d’amies qu’elle commence à prendre conscience qu’être une fille ne veut pas dire être une victime.

Je suis partagée par cette lecture. Le sujet de base est intéressant : le fait que les fille, même jeunes, peuvent subir des violences sexuelles et qu’il faut en parler à quelqu’un. Mais j’ai aussi trouvé que le format était un peu court et que du coup c’était un peu léger, un peu rapide. Mais si le message passe auprès des ados qu’il ne faut pas s’isoler et communiquer, c’est le plus important.

La fille seule dans le vestiaire des garçons : Hubert Ben Kemoun

Hubert Ben Kemun est un auteur que j’aime bien. Il sait parler des adolescents.

Dans ce roman, le personnage principal est Marion, une jeune fille de 3ème. Elle est un peu à part, un peu intello, passionnée de musique, elle écrit aussi des textes. Elle ne se laisse pas faire quand Enzo le caïd lourdingue du collège commence par la draguer puis lui pique son sac et lui vole un baiser et ils finissent par se battre, Marion le laissant sur le carreau après un coup mal placé : une petite guerre est ouverte entre eux et la clique d’Enzo…

Ca n’aurait pas tracassé Marion plus que cela si le soir même, elle s’apercevait qu’elle n’avait plus son cahier sur lequel elle écrit les textes de ses chansons et sur lequel elle se confie sur sa situation familiale compliquée (sa mère qui a été abandonnée par leur père quelques années auparavant se jette à coeur perdu dans les rencontre par internet) et son manque de confiance en elle notamment sur son physique. Persuadée que c’est Enzo qui lui a pris lors de leur dispute, elle le lui réclame le lendemain et c’est un autre Enzo qui se présente à elle : plus sensible, plus tendre. Il lui laisse entendre qu’il s’intéresse à elle et que c’est à cause de ses copains qu’il a agit mal avec elle car il ne voulait pas montrer ses sentiments devant eux. Elle se laisse attendrir et accepte un rendez-vous à deux au parc.

Lors de ce rendez-vous, elle s’est pomponnée et sous le charme du garçon, elle se laisse emporter par le moment, se laisse embrasser et toucher jusqu’à ce qu’Enzo arrête tout et dévoile que ses copains ont tout filmé car c’était un coup monté.

La vidéo se retrouve sur Youtube et devient virale et c’est le début d’une spirale de honte et de mal-être pour Marion qui n’ose pas se confier à ses parents. Elle décide de se venger mais cela va empirer la situation. Heureusement, elle va pouvoir compter sur d’autres garçons qui ne sont pas tous sur le modèle d’Enzo et ses copains.

Ce roman est fort et dur car on voit vraiment bien comment on peut se faire avoir par de beaux parleurs qui manipulent les sentiments de certaines personnes (et ce à n’importe quel âge). On voit aussi les dégâts du cyber harcèlement avec les vidéos Youtube et à quel point cela peut détruire des gens.

Ce roman est aussi à faire lire aux parents car on constate que la mère n’est pas forcément assez attentive à sa fille car elle est perdue dans ses propres soucis mais que la communication est essentielle avec ses ados.

J’ai beaucoup aimé ce roman, réaliste et juste mais également rythmé et avec un zest de thriller quand les copains d’Enzo veulent se venger et un zest d’humour avec Barnabé, le petit frère de Marion, enfant précoce de 8 ans qui vit dans sa petite bulle décalée et un zest d’amour aussi car il y a de l’espoir. Un bon mélange et une bonne découvert.

Body Positive Attitude : Ely Killeuse

J’ai découvert Ely Killeuse sur Instagram et son livre m’a paru intéressant.

L’auteur commence par son histoire personnelle face aux régimes depuis son enfance et je me suis pas mal retrouvée dans certains aspects (mais je n’ai jamais été boulimique vomitive, peut-être juste compulsive). Elle parle bien du « cercle infernal » : on fait un régime, ça marche, on veut perdre plus, ça ne marche plus, on déprime, on reprend… et on remet ça.

Elle parle aussi du rapport à la balance et au chiffre de notre poids (et ça, je vais être honnête, c’est vraiment le point sur lequel il faut encore que je travaille!) car ce chiffre sur cette machine infernale définit souvent comment on s’accepte ou on s’aime au lieu de se faire confiance et se regarder. On se définit malheureusement souvent par un nombre « idéal », qui pourtant ne correspond à rien. Dix femmes faisant le même poids sur la balance auront dix morphologies différentes!

Elle parle aussi des chiffres concernant les vêtements indiquant la taille qui ne veulent souvent rien dire puisque dans un même magasin, la même taille sur l’étiquette peut nous aller ou pas. Il faut aller vers des vêtements qui nous vont et sont confortables et non un chiffre sur une étiquette. Bon, idéalement, toutes les tailles seraient représentées dans les boutiques généralistes, petites ou grandes.

Un autre point qui m’a beaucoup intéressé et que je vais essayer d’appliquer dans ma vie de tous les jours, ce sont les « quatre accords toltèques » qui permettent d’être bienveillants avec les autres et avec soi-même et donc de mieux s’aimer et vivre avec soi!

Ely parle des complexes et pas seulement ceux qui sont liés au poids et ce qu’elle dit peut être adapté à chacun d’entre nous selon ses propres complexes.

Elle est aussi réaliste, ceci n’est pas un grimoire de magie et il faudra peut-être du temps pour y arriver et surtout, il faut savoir accepter que l’on passe par des bas mais que cela ne doit pas nous définir.

Elle nous conseille la bienveillance envers nous-même, s’entraîner à porter un regard positif sur soi :

Et un de ses conseils est quelque chose en quoi je crois complètement et que j’applique au quotidien : le sourire!

Dans le livre, il y a aussi des recettes et des exercices de sport.

J’ai beaucoup aimé ce livre que j’ai trouvé plein de bon sens et sincère. Je m’y suis retrouvée dans pas mal d’aspects et j’ai envie d’essayer d’appliquer pas mal de ses conseils. D’ailleurs, avant de lire le livre d’Ely Killeuse, je suivais son compte Instagram (elle a aussi une page Facebook et un blog). Je suis aussi Happy Fit sur Instagram (elle est cité dans le livre d’ailleurs) (elle a aussi une page Facebook) et toutes les deux m’ont vraiment fait avancer sur moi et cet été je me suis acheté 3 shorts alors que je n’en avais pas portés depuis 20 ans et je suis aussi allée à la plage en maillot de bain deux pièces…

Bref, si vous avez des complexes, quels qu’ils soient et que vous voulez travailler dessus, je vous conseille ce livre et je le conseille aussi aux jeunes filles qui entrent dans l’adolescence pour qu’elles portent un regard moins dur sur elles que nous ne l’avons fait!

Il y a quelques années, je vous avais déjà montré cette carte que j’aime beaucoup. Elle a été crée par Emily McDowell (d’ailleurs j’aime beaucoup cette femme qui a créé des cartes pleine d’empathie (les Empathy cards) pour les personnes qui ont de longues maladies, cancers et autres souffrances durant lesquelles les amis ne savent pas toujours quoi dire) qui sortent carrément de l’ordinaire.

Je trouve qu’elle correspond bien à l’état d’esprit du Body Positive!

Traduction par mes soins de cette carte que j’aime particulièrement (même si elle est un peu « verte »)  :

Je promets de ne pas être une conne envers moi-même. Bordel, je promets de m’aimer.

Je me souviendrai que ma valeur personnelle ne se base pas sur mon apparence, combien je pèse ou combien de personnes me suivent sur internet, ou quelque autre merdes stupides qui n’ont rien avec qui je suis.

J’encouragerai d’autres filles ou femmes à prendre le pouvoir. Je serai gentille, violemment gentille. J’aurai de l’humour. Je ferai de mon mieux pour ne pas faire de commérages, causer des drames ou juger les autres (ou moi-même).

Je me souviendrai que ce n’est pas parce qu’une journée a été mauvaise que j’ai une mauvaise vie. Et même lors des journées les plus merdiques, je me rappellerai que je me suffis.

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