Quitter le monde : Douglas Kennedy (Lu par Isabelle Miller)

Résumé de l’éditeur (papier car je ne trouve pas ce titre dans le catalogue audiolib) : « Le soir de son treizième anniversaire, lors d’une énième dispute entre ses parents, Jane Howard annonce qu’elle ne se mariera jamais et n’aura jamais d’enfants.
Mais sommes-nous maître de notre destinée ? Une quinzaine d’années plus tard, Jane est professeur à Boston et amoureuse de Theo, un homme brillant et excentrique qui lui donne une petite Emily. A sa grande surprise, Jane s’épanouit dans la maternité. Mais la tragédie frappe et Jane, dévastée, n’a plus qu’une idée en tête : quitter le monde. Alors qu’elle a renoncé à la vie, c’est paradoxalement la disparition d’une jeune fille qui va lui donner la possibilité d’une rédemption.
Lancée dans une quête obsessionnelle, persuadée qu’elle est plus à même de résoudre cette affaire que la police, Jane va se retrouver face au plus cruel des choix : rester dans l’ombre ou mettre en lumière une effroyable vérité… »

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Si en lisant ce résumé vous avez l’impression qu’il se passe beaucoup de choses, dites vous bien que la version audio dure plus de 19h (donc j’en déduis que c’est un pavé en papier) et que c’est un roman à la fois assez foisonnant au niveau du récit mais assez « bavard » au niveau du style.

Tout d’abord, j’ai eu l’impression de lire trois ou quatre romans à la suite car j’ai trouvé que les différentes parties de la vie de Jane pouvait presque faire des romans à part entière et il y a peu de vrais liens entre les trois à part ce personnage finalement. Il y a d’abord « Jane et sa famille dysfonctionnelle et Jane étudiante amoureuse d’un homme parfait… » (mais cette partie finit mal…), puis « Jane professeur d’université, mariée à un escroc et mère d’une petite fille parfaite » (mais cette partie finit mal aussi…), puis « Jane malheureuse et suicidaire qui devient bibliothécaire dans une petite ville loin de tout ». Ca aurait pu se finir là-dessus, mais Jane ne se laisse pas avoir par les bonheurs simples… elle va chercher des histoires pour s’assurer que les choses finissent mal… Et la dernière partie, celle qui tombe le plus comme un cheveu sur la soupe, ou comme un roman à part entière, c’est « Jane est persuadée qu’un homme accusé d’avoir tué sa fille n’est pas coupable et elle va mener l’enquête pour prouver la vérité »…

Bref, je ne suis pas tendre avec ce roman mais parfois trop c’est trop… Pourquoi est-ce que Douglas Kennedy n’a pas écrit 4 romans distinct? Est-ce qu’il déteste à ce point son personnage pour lui faire subir malheur après malheur? A un moment je me suis demandé s’il pouvait encore plus la tirer plus bas… et bien oui, il le peut! Et enfin, c’est vraiment plein d’exagérations et d’incohérences qui font que je n’ai pas du tout adhéré à cette histoire et je ne me suis pas du tout attachée au personnage de Jane qui m’a plus exaspérée qu’autre chose… Et autre chose qui m’a plutôt lassée c’est tout l’aspect littéraire, intellectuel, « professoral » de ce roman… Comme si l’auteur voulait nous en mettre plein la vue…

Sur le coup, je dirai que ça se laisse lire mais c’est quand même très long…Peut-être que si je n’avais pas été en plein dans des travaux de peinture dans ma maison cet été et que ça me faisait passer le temps, je ne l’aurais pas lu jusqu’au bout.

 Chez Sylire

 chez Titine

avec Nath Sci : Allons voir si elle est plus gentille que moi!

La saison des feux : Celeste Ng (Lu par Micky Sébastian)

Résumé de l’éditeur : « À Shaker Heights, banlieue riche et tranquille de Cleveland, tout est soigneusement planifié pour le bonheur des résidents. Rien ne dépasse, rien ne déborde, à l’image de l’existence parfaitement réglée d’Elena Richardson, femme au foyer exemplaire.
Lorsque Mia Warren, une mère célibataire et bohème, vient s’installer dans cette bulle idyllique avec sa fille Pearl, les relations avec la famille Richardson sont d’abord chaleureuses. Mais peu à peu, leur présence commence à mettre en péril l’entente qui règne entre les voisins. Et la tension monte dangereusement à Shaker Heights. »

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Le roman commence par un incendie : la maison des Richardson brûle et les trois enfants de la famille présents pensent tous que la fautive est leur plus jeune soeur Izzy, âgée de 14 ans…

Le roman revient alors quelques mois en arrière et on découvre la famille Richardson et le quartier chic de Shaker Heights. Ils ont une vie bien rangée et assez stéréotypée : famille aisée, père avocat, mère journaliste locale et surtout pilier de la communauté, quatre enfants adolescents : le fils aîné est sportif, la fille aînée fait penser aux cheerleaders des séries américaines, le deuxième fils, un peu solitaire et la petite dernière Izzy considérée par toute la famille comme hystérique et intense…

La famille possède un appartement qu’ils louent à Mia, une artiste très bohème et secrète et sa fille Pearl, adolescente intelligente et discrète. Pearl va se lier d’amitié avec la famille Richardson et Izzy va beaucoup s’attacher à Mia. En conséquence indirecte, l’équilibre de leur univers va basculer…

Il y est bien entendu question de relations familiales, de modes de vies différents, mais aussi de maternité, d’adoption, de race (une amie de la famille Richardson adopte une petite fille chinoise et ce sera le déclencheur d’une série de révélations, de tensions et de conflits) et d’art… J’ai d’ailleurs beaucoup aimé tout ce qui traite des oeuvres de Mia que j’aurai adoré pouvoir voir!

C’est très difficile de résumer ce roman qui est fait de nombreuses ramifications et qui traitent de nombreux sujets. Je dois reconnaître qu’il y a un petit côté caricatural : la gentille femme bohème, la méchante femme rangée, les insensibles Blancs qui adoptent une petite chinoise sans tenir compte de ses origines, les enfants typiques du mode de vie américain… Mais il y a aussi beaucoup de secrets et de non-dits qui font que l’on va quand même plus loin que le cliché. d’autant que j’ai trouvé que les personnages étaient tous bien traités et beaucoup plus profonds et beaucoup moins manichéens qu’il n’y parait au début.  Après coup j’ai lu sur la quatrième de couverture de Sonatine, l’éditeur papier du livre, que ce roman rappelait l’univers de Laura Kasischke et je suis ravie car c’est exactement ce que j’ai pensé pendant ma lecture! Une vie « ordinaire » qui se fendille et montre des aspects beaucoup plus sombres. J’ai beaucoup aimé!

 Chez Sylire

avec Sylire : allons voir son avis!

 chez Titine

La couronne verte : Laura Kasischke

Trois jeunes filles, en Terminale, partent en vacances de printemps au Mexique, comme beaucoup d’étudiants américains. On suit surtout Michelle et Anne qui sont parties avec Terri. Le roman alterne le point de vue de Michelle à la 3eme personne et de Anne à la première personne. Dès le début on sait qu’il s’est passé quelque chose de dramatique sans savoir quoi.

Ce sont des filles plutôt sérieuses qui ont cédé à la tentation des vacances stéréotypées des « spring breaks » mais la mère d’une des jeunes filles leur a conseillé de ne pas se contenter de faire la fête et d’aller à la découverte des ruines de Chichén Itzáqui.

Une fois sur place, après avoir goûté à la plage et à la mer, à l’hôtel elles rencontrent un homme plus âgé qui leur propose de les emmener visiter le site antique de sacrifices de vierges de Chichén Itzáqui. Michelle est attirée par cet homme mais pas pour des raisons romantiques et contre toute raison, elles acceptent de passer la journée avec lui. Michelle est totalement exaltée par cette visite mais Anne, plus prudente, n’est pas du tout rassurée…

Le séjour tourne alors au cauchemar …

Ce qui est intéressant dans ce roman, c’est l’ambiance troublante et les retournements de situations ordinaires tellement américaines qui ne sont pas forcément ce qu’on croit qu’elles sont. J’ai aimé le personnage de Anne et mais je n’ai pas autant aimé que les autres romans que j’ai lus de Laura Kasischke car je n’ai pas trop adhéré au côté « initiatique » presque chamanique des parties concernant Michelle.

C’est donc un roman que je ne conseille pas forcément pour une première découverte de l’auteur. Je vous conseille plutôt « A moi pour toujours« , « En un monde parfait« , « Les revenants » (coup de coeur), « Esprit d’hiver » (on adore ou on déteste : j’ai adoré!), « Rêves de garçons« , « Un oiseau blanc dans le blizzard« !

 chez Antigone

 chez Titine

Eden Springs : Laura Kasischke

Résumé de l’éditeur : « Printemps 1903. Un prédicateur tente d’échapper au scandale en installant sa communauté dans le Michigan. Le charismatique Benjamin Purnell promet la vie éternelle à ses adeptes, en particulier aux belles jeunes filles. Comment expliquer alors qu’une adolescente ait été enterrée ? Basé sur une histoire vraie, Eden Springs est enrichi de photos d’époque sélectionnées par Laura Kasischke. »

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La communauté de Benjamin Purnell parait idyllique et tout le monde semble heureux et le gourou charismatique plait à ses adeptes, hommes et femmes et aux habitants du coin. C’est très pur et bucolique : jeunes filles en blanc, sport et vergers. Il est allé jusqu’à créer un parc d’attractions…

Mais la mort d’une jeune femme venant peut-être de la communauté entraîne une enquête et dans le roman, les parties correspondant au récit sont entrecoupés de faits réels (articles, interrogatoires, témoignages). Petit à petit, le portrait parfait de cette communauté se voile, se trouble : il y a des jeunes femmes qui évoquent des situations glauques entre le gourou et ses adeptes qui forment en réalité sa cour.

Il faut que je commence par dire que j’aime beaucoup Laura Kasischke mais je dois avouer ne pas trop l’avoir retrouvée dans ce roman et que je l’ai refermé en disant «mouais… bof»… J’ai eu l’impression de trop peu, de survol et surtout je n’ai pas retrouvé l’atmosphère que j’aime dans ses romans. Ici, j’ai trouvé que c’était presque trop documentaire, pas assez ancré dans de la fiction.

Alors pour compenser mon manque d’enthousiasme je vous renvoie vers cet article de Libération avec une interview de Laura Kasischke que j’ai trouvé intéressant!

 chez Antigone

 chez Titine

Rapt de nuit : Patricia MacDonald (Lu par Juliette Croizat)

Résumé de l’éditeur : « Tess a 9 ans lorsque sa sœur aînée Phoebe est enlevée, violée et étranglée. Sur son témoignage, le coupable est immédiatement arrêté, jugé, puis exécuté. Vingt ans plus tard, un test révèle que son ADN n’est pas celui retrouvé sur Phoebe. Traumatisée à l’idée d’avoir pu faire condamner un innocent, Tess décide de faire toute la lumière sur cette affaire. Au risque de revivre le cauchemar qui a bouleversé sa vie et passer pour le suspect principal du meurtre de sa sœur…

Patricia MacDonald déploie tout son talent pour distiller doute et ambiguïté, au fil d’un suspense psychologique oppressant, hanté par les drames et les secrets de famille. »

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Pour être tout à fait franche avec vous ce livre m’a plu pendant que je le lisais mais plusieurs semaines après au moment d’écrire le billet, je dois avouer que je n’en garde pas beaucoup de souvenirs…

C’est une histoire de « cold case », un crime commis dans le passé et qui revient sur le devant de la scène et une personne qui mène l’enquête toute seule dans son coin. J’avais deviné assez vite qui était coupable même si j’avais évidemment pas compris tous les tenants et les aboutissants et cela ne m’a pas particulièrement gênée.

Avec du recul, je me souviens aussi que j’ai trouvé la plupart des événements, des personnages, et de leurs actions assez invraisemblables et clichées…

Alors, mon avis est sans doute très mitigé mais je peux quand même vous conseiller cette lecture (audio ou pas) pour un moment où vous voulez un roman sans prise de tête, mais gardez à l’esprit que vous l’oublierez  peut-être aussi vite que vous l’aurez refermé 😉

 Chez Sylire

 chez Titine

Indian Creek : Pete Fromm

Résumé de l’éditeur :

« Le garde commença à parler de bois à brûler. Je hochais la tête sans arrêt, comme si j’avais abattu des forêts entières avant de le rencontrer.

-Il te faudra sans doute sept cordes de bois, m’expliqua-t-il. Fais attention à ça. Tu dois t’en constituer toute une réserve avant que la neige n’immobilise ton camion. Je ne voulais pas poser cette question, mais comme cela semblait important, je me lançai :

– Heu… C’est quoi, une corde de bois ?

Ainsi débute le long hiver que Pete Fromm s’apprête à vivre seul au cœur des montagnes Rocheuses, et dont il nous livre ici un témoignage drôle et sincère, véritable hymne aux grands espaces sauvages.

Indian Creek est un captivant récit d’aventures et d’apprentissage, un Walden des temps modernes. Ce classique contemporain a établi Pete Fromm comme une des grandes voix de l’Ouest américain. »

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J’ai eu la chance de rencontrer Pete Fromm en 2018 et c’est à cette occasion que j’ai acheté ce livre. J’ai hésité à le prendre car j’avais peur que ce soit un peu trop « nature writing » mais sur les conseils de ma libraire je me suis laissée tenter et j’ai bien fait! Effectivement l’histoire nous emmène dans une nature sauvage, grandiose, isolée mais au-delà de cela, c’est l’histoire d’un jeune homme qui évolue au contact de cette nature.

Pendant cette rencontre, Pete Fromm nous a parlé de sa jeunesse et de son expérience à Indian Creek qui a été la base de ce roman (ou documentaire romancé?). En lisant « Indian Creek » j’avais l’impression de prolonger une discussion, comme si j’approfondissais cette rencontre, comme si Pete Fromm me racontait -à moi- des détails sur son expérience de jeunesse.

Cela se lit très bien, c’est dépaysant, c’est humainement passionnant et cela donne vraiment envie de voir des photos de ce lieu (d’ailleurs, j’ai vu que Gallmeister avait réédité le livre illustré avec les photos originales de Pete Fromm prises à Indian Creek).

Je vous recommande ce livre, que ce soit en été ou en hiver, même si dans sa dédicace, Pete Fromm me souhaite de rester au chaud pendant ma lecture car effectivement, la neige est très présente pendant les mois d’hiver qu’il nous décrit!

 chez Antigone

 chez Titine

L’île des chasseurs d’oiseaux (The Blackhouse) : Peter May

J’ai beaucoup aimé ce roman, je l’ai dévoré et je ne suis vraiment pas passée loin du coup de coeur (quelques descriptions de l’île m’ont moins passionné mais l’histoire m’a beaucoup plu!) La construction étant particulière j’ai peur d’en dire trop en résumant moi-même alors je vous livre d’abord le résumé de l’éditeur français :

« Chargé de l’enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu’il a quittés dix-huit ans auparavant… Sur fond de traditions ancestrales d’une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants. »

Alors, tout d’abord, je dois dire que je ne connaissais pas du tout la vie sur l’Île de Lewis, une île écossaise très particulière mais l’auteur fait très bien ressentir et comprendre les particularités de cette île : la langue gaélique très présente encore aujourd’hui, la place importante de la religion protestante (avec un respect encore très fort du « sabbat » le dimanche), une nature sauvage, une communauté d’habitants qui se connaissent tous plus ou moins, des traditions ancestrales…

L’enquête policière est le point de départ de ce roman mais c’est en réalité le retour de Fin MacLeod sur son île qui est le point le plus important de l’histoire. Il est parti 18 ans auparavant pour faire ses études et n’ayant plus de famille il n’était plus jamais revenu mais il va être amené à renouer avec tous les gens qui ont partagé sa jeunesse (particulièrement parce que la victime du crime qui l’amène sur l’île en faisait aussi partie). L’histoire alterne les parties concernant le présent avec cette enquête et le passé de Fin. J’ai d’ailleurs vraiment apprécié que son passé nous soit raconté non pas de façon chronologique mais en selon les retrouvailles et les rencontres avec les protagonistes de sa jeunesse qui réveillent ses souvenirs.

C’est plus un roman psychologique noir qu’un roman policier et c’est vraiment très bien écrit et construit de façon vraiment intéressante. On chemine en même temps que Fin, on analyse son passé au fil de ses souvenirs. Les personnages sont vraiment attachants et les lieux assez fascinants!

Je vous recommande vraiment ce roman que j’ai découvert ce roman en écoutant l’émission de janvier 2019 des  Merci les copines : je sais que je lirai les autres tomes.

Dans la vidéo qui suit (en anglais, je ne suis pas sure qu’il y ait une traduction automatique), Peter May explique que quand il a écrit « The Black House », il était persuadé que c’était son meilleur livre mais malheureusement aucun éditeur britannique ou américain n’en a voulu, alors très déprimé, il l’a mis de côté pour faire autre chose. Puis quelques années plus tard, en parlant avec son agent français, il raconte que le meilleur roman qu’il estimait avoir écrit était justement un roman jamais publié. Cette personne lui a demandé de le lui envoyer et quand elle l’a reçu elle l’a lu d’une traite et adoré et il a donc été publié en France en premier. Puis, en Allemagne car un agent allemand a lui aussi adoré, puis en Espagne et dans de nombreux pays européens et quand enfin le Royaume Unis s’y est intéressé ce n’étaient pas les maisons d’édition qui l’avaient rejeté qui l’ont publié mais une petite maison d’édition qui montait. Devant l’engouement du public et des éditeurs, il s’est laisser tenter et a écrit une trilogie qui s’appelle « The Lewis Trilogy » en anglais et « La trilogie écossaise » en français.

Et si vous voulez voyager ou visualiser l’île de Lewis, voici deux liens qui peuvent vous intéresser : ici et ici

catégorie « couleur » (« black »)

Des hommes qui lisent : Edouard Philippe

Tout d’abord, si j’ai lu ce livre ce n’était pas pour des raisons politique, l’auteur étant bien le premier ministre mais ce n’est pas pour cela que je l’ai lu! Mon père, à qui un ami l’a offert, me l’a prêté parce qu’il sait que j’adore lire et il s’est dit que le sujet m’intéresserait.

En effet, Edouard Philippe écrit ici un essai où il parle principalement de son lien avec la lecture. Il parle aussi un peu de politique (mais pas trop), un peu de la ville du Havre dont il est originaire et a été maire, de sa politique de la promotion de la lecture. Mais il parle aussi de ses ancêtres, de son père, de la boxe …

Il parle surtout de ce qui a fait de lui un lecteur passionné et de la place que les livres ont toujours eu pour lui dans son enfance, dans son cheminement d’homme. Et j’ai trouvé ces parties vraiment intéressantes et je pense que nombreux seraient les lecteurs compulsifs que nous sommes tous un peu ici à nous reconnaître dans ces parties!

A noter que le livre se termine par une bibliographie commentée par l’auteur qui donne une liste de livres ou d’auteurs qui l’ont marqués.

Je dois quand même reconnaître que j’ai parfois un peu lu en diagonales certains passages qui m’intéressaient moins mais j’ai relevé plusieurs passages qui vous intéresseront peut-être comme moi! (Moi aussi, j’ai toujours eu du mal avec l’orthographe, malgré ma propension à beaucoup lire quand j’étais jeune! mais contrairement à lui, je prête très volontiers mes livres 🙂

C’est un livre sans doute inégal mais court et vous pouvez l’emprunter à la médiathèque pour vous concentrer sur les passages spécifiques aux bibliophiles!

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 chez Antigone

par mon papa

catégorie « lecture »

La maison des hautes falaises : Karen Viggers (Lu par Valérie Marchant)

Résumé de l’éditeur : « Hanté par un passé douloureux, Lex Henderson part s’installer dans un petit village isolé, sur la côte australienne. Très vite, il tombe sous le charme de cet endroit sauvage, où les journées sont rythmées par le sac et le ressac de l’océan. Au loin, il aperçoit parfois des baleines. Majestueuses, elles le fascinent.
Peu de temps après son arrivée, sa route croise celle de Callista, artiste passionnée, elle aussi blessée par la vie. Attirés l’un par l’autre, ils ont pourtant du mal à se comprendre et à laisser libre cours à leurs sentiments. Parviendront-ils à oublier leurs passés respectifs pour guérir et faire de nouveau confiance à la vie ? »

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Je vous donne le résumé de l’éditeur plutôt que d’essayer de vous concocter le mien pour plusieurs raisons. La première est que j’ai lu ce roman audio il y a déjà un bon moment sans avoir pris de notes et que ma mémoire auditive est moins fidèle et j’aurai peur d’en dire trop ou pas assez… La deuxième est que cette quatrième de couverture est tout à fait claire et suffit bien!

J’ai apprécié cette lecture même si on se doute bien dès le début qu’il y aura une histoire d’amour et il y a bien un petit côté « roman à l’eau de rose » sans doute mais c’est surtout un roman sur la reconstruction personnelle des deux personnages principaux.

Bien d’autres aspects sont aussi évoqués comme la nature de cette zone sauvage de l’Australie, la peinture et l’art, les baleines, qui passent au large de cette côte, les différences sociales au sein d’une petite communauté, l’arrivée d’un citadin dans une communauté rurale. Il y a également une longue scène à la fin du livre qui raconte le sauvetage d’une baleine qui pourrait être vue comme une métaphore de l’évolution des personnages.

 Chez Sylire

Sang famille : Michel Bussi (Lu par Adrien Larmande)

J’aime bien Michel Bussi et j’en lis régulièrement et souvent en version audio. J’avais envie de lire celui-ci car je savais qu’il se passait dans une île Anglo-Normande imaginaire au large de Granville et je connais très bien ces lieux alors ça m’intéressait beaucoup…

Bon… je vais être franche avec vous, j’ai été très irritée par ce roman dès le début, sans doute parce que je connais trop bien les vrais lieux, d’autres ne seront peut-être pas gênés mais moi, ça m’a exaspérée… Pourquoi inventer une île ANGLO-Normande et en faire une île FRANÇAISE? Il n’y a pas d’île Anglo-Normande française contrairement à ce que l’auteur dit… De plus, il insuffle des éléments existants des îles Anglo-Normandes réelles et d’autres qui sont absurdes, de même avec Granville… Quitte à inventer n’importe quoi, pourquoi ne pas inventer totalement, en imaginant une île au large de la Bretagne ou de la Normandie mais pas si proche et éloignée à la fois… Bref, ça commençait mal pour moi avec cette histoire…

L’autre chose qui m’a énervée, c’est la préface de l’auteur qui explique que ce roman est son premier roman qui n’avait sans doute pas rencontré son public à l’époque et qu’il a retouché… Retouché mais pas réécrit complètement et franchement, on sent que c’est un roman de jeunesse qui manquait pour moi d’épaisseur et du coup, j’ai trouvé ça très commercial et cette préface, sous couvert d’honnêteté m’a surtout paru un peu hypocrite… Je suis un peu dure, je sais…

Maintenant pour vous parler de l’histoire, il s’agit de celle de Colin, qui l’été de ses 16 ans participe à un camps de voile sur l’île de Mornesay. Il est orphelin et a été élevé par son oncle et sa tante depuis la mort de ses parents quand il avait six ans. Les parents de Colin étaient archéologues (ou historiens, je ne sais plus) et ils faisaient des recherches autour de l’abbaye de l’île.

Pendant son séjour sur l’île, Colin va s’intéresser à son passé mais son passé va le rattraper et il va vivre des aventures terribles, entraîner dans son sillage un copain un peu paresseux et une fille un peu racaille. En parallèle, un agent de police municipale à vélo va se prendre pour un inspecteur de police avec l’aide la secrétaire de mairie un peu bimbo et essayer de résoudre une affaire d’évasion et de meurtre…

Bref, il y a beaucoup de choses dans se roman et évidemment tout se rejoint, c’est touffu et c’est un peu exagéré… J’ai eu du mal à y croire. J’ai lu plusieurs avis qui parlent de « Club des cinq » pour ados et il y a effectivement ce côté là…

Je ne vous le conseille pas forcément pour commencer avec Michel Bussi mais si vous êtes fans (et que vous ne connaissez pas trop la région décrite!) pourquoi pas…

Quant à la version audio, il faudrait vraiment que les lecteurs demandent comment se prononcent les noms de lieux quand ils existent… Chausey ne se prononce pas « ChauSSey » mais « ChauZey » et Saint Vaast La Hougue se prononce Saint « Va » et pas « VAASt »… Des détails mais qui n’ont pas arrangé mon scepticisme sur cette audiolecture 😉

De cet auteur, mon roman préféré est « Nymphéas Noirs » et aujourd’hui je vous parle d’ailleurs de l’adaptation en BD de ce roman.

par ma copine Mrs B : merci!

 Chez Sylire