Sagah Nah T1 Celui qui parle aux fantômes : François Lapierre

Résumé de l’éditeur : « Fin des années 1680, Zakarie de Watopeka est un métis filiforme abenakis. Récemment engagé comme guide et interprète des langues autochtones auprès des français, il doit quitter son village pour se rendre à Québec où l’attend sa première mission. S’ensuivent alors quelques rencontres insolites: celle du Diable et de ses sbires qui se disputent les mourants avec un extra-terrestre ou encore, celle d’un violoniste qui ressuscite les morts pour une dernière valse. Sagah Nah vient d’une vieille expression utilisée par les Algonquins et les Iroquois pour parler d’un état de voyage par le rêve, dans un monde de l’esprit. »

Je cherchais une BD québécoise pour Québec en Novembre et celle-ci me paraissait intéressante car elle évoque les populations autochtones en racontant l’histoire de ce jeune homme qui est envoyé à Québec par les anciens du village où il vivait jusqu’ici. Ils lui font croire qu’il va vivre une expérience initiatique en l’obligeant à traverser la forêt plutôt que de prendre une embarcation.

Et c’est effectivement ce qui va lui arriver car au fil de son voyage, il va rencontrer un homme qui cherche à revivre une vision et qui va se faire emporter par un extraterrestre. Il va croiser plusieurs fois le diable qui cherche à le pousser indirectement vers la mort. La mort est aussi au rendez-vous avec un violoniste qui fait danser des gens qui viennent de décéder. Il rencontre aussi une beauté quasi légendaire et enfin, une vieille femme qui lui raconte une légende…

C’est plein d’humour. L’auteur joue avec les codes du récit historique et mythologique avec une vraie dimension de contes et légendes avec le personnage de Zakarie de Watopeka, tel un candide qui est observateur de toutes ses propres aventures.

Les dessins sont chaleureux et foisonnants. Une bonne découverte. Le tome 2 n’est pas disponible à la médiathèque, c’est dommage mais j’ai quand même apprécié la lecture de cet album.

   chez Karine:) et  Yueyin

Mammouth Rock : Eveline Payette et Guillaume Perrault (Billet avec Bastien)

Lors de mon passage au festival America, je me suis arrêtée au stand de la Librairie du Québec et j’en ai profité pour acheter un cadeau à Bastien (qui adore quand je lui rapporte un livre de mes virées littéraires!) J’ai choisi cet album d’une auteur et d’un dessinateur québécois car il m’a paru amusant et quand je l’ai lu avec lui le soir même, nous avons vraiment apprécié cette lecture. A l’occasion du mois québécois, j’ai proposé à Bastien de faire un billet sur cette BD et il était d’accord!

Voici ce qu’en dit l’éditeur : « Louis doit faire un exposé oral sur son animal de compagnie. À la grande surprise de tous, il choisit de présenter le mammouth. Encore plus étonnant, il parle d’une nouvelle espèce d’éléphantidé poilu, jusqu’ici inconnue : le mammouth rock. Ce fier ancêtre des musiciens chevelus des années 1970 ne serait pas vraiment disparu. En fait, il en avait assez d’être une rock star et aspirait à une vie plus calme. Il aurait alors décidé de rester caché durant les derniers millénaires. Ce secret bien gardé, Louis, grand passionné des mammouths et apprenti scientifique rigoureux, finit par le découvrir et le révéler au grand jour. »

Les dessins et l’histoire sont vraiment amusants car très décalés, tout à fait dans l’esprit des enfants de 8-10 ans.  C’est entre le journal, le cahier d’expériences et le récit -presque réaliste mais surtout totalement loufoque! Un bon moment de rigolade.

Mais je laisse la parole au principal intéressé :

Voici l’avis de Bastien (9 ans) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« Ca parle d’un petit garçon qui fait un exposé en classe sur une espèce particulière de mammouths, le mammouth rock. Il explique ensuite l’histoire d’un certain savant, Voïvoden Mamouten, la personne qui a découvert le mammouth rock. Ensuite, il mènera une petite enquête pour découvrir un mammouth rock. Mais je n’en dis pas plus pour laisser du suspense!

J’ai aimé que ce soit une BD parce que j’aime les BD mais c’est aussi un peu un album. Les dessins sont bien faits, ils sont bien pour l’histoire. La couverture est bien parce que elle ressemble à un cahier d’école. Certains dessins sont drôles.

L’histoire, c’est bien parce que ça parle des mammouths. Au début c’est réaliste sauf à la fin, c’est plutôt marrant parce qu’on ne s’y attend pas tellement. »

« Ma page préférée »

 autour de la littérature jeunesse dans le cadre de   chez Karine:) et  Yueyin

 catégorie « gros mot » de ma ligne jeunesse

 

Le fleuve : Sylvie Drapeau (lu par l’auteur)

Je ne m’attendais rien en commençant cette lecture audio et j’ai tout de suite été saisie par le style plein de douceur et la très belle façon dont l’auteur lit son propre texte. Et puis l’histoire, racontée du point de vue d’une petite fille d’abord puis l’enfant qui grandit est à la fois pleine d’amour et pleine de la nostalgie de l’enfance et puis pleine du drame qui survient.

La narratrice (l’auteur d’après ce que j’ai compris) raconte donc une enfance pleine de liberté dans la campagne de  la Côte-Nord, avec le fleuve comme une figure vivante, à la fois attirant et inquiétant. Les enfants, de nombreux frères et soeurs de tous âges, qu’elle surnomme « la meute », passent leurs journées à vivre des aventures dehors. La petite fille qui a 5 ans a une admiration sans borne pour Roch, son frère aîné :  elle le suit, il est fort et courageux, il est téméraire et aventurier… Et pourtant, c’est lui qui va disparaître, noyé dans le fleuve…

Ce drame va bien évidemment bouleverser la famille entière. L’enfant va raconter ses parents qui doivent survivre à cette mort. Elle va raconter l’équilibre de la meute qui change… Et puis elle va raconter la vie qui continue.

Qu’est-ce que ce texte est beau! Émouvant et touchant et superbe! J’ai été vraiment très émue mais pas seulement par les moments dramatiques : les passages sur l’enfance sont formidables et les passages sur le retour à la vie de la famille sont aussi très jolis… Tout m’a plu!

Le fait que l’auteur soit une aussi actrice est un réel atout pour cette lecture audio car elle le lit, elle le joue avec une vraie justesse, une grande sincérité.

C’est un coup de coeur et je vous recommande vraiment la version audio.

A découvrir en le téléchargeant gratuitement sur Ici Radio Canada

 Chez Sylire

   chez Karine:) et  Yueyin

Les petites victoires : Yvon Roy

Résumé de l’éditeur :

« Comment dire à son fils tant désiré qu’il est le plus formidable des petits garçons malgré le terrible diagnostic qui tombe comme un couperet : autisme, troubles psychomoteurs, inadaptation sociale…

C’est le combat que va mener ce père, resté uni à sa femme malgré leur séparation, pour transformer ensemble une défaite annoncée en formidables petites victoires. »

Cette bande dessinée est vraiment forte car le début est rude avec le diagnostique d’autisme pour le petit garçon et le monde de cette famille s’écroule et que le couple se sépare… Mais le père, dessinateur de BD, va se reprendre en main pour son fils et va se donner à 100% pour l’accompagner, le faire avancer et tenter de le faire grandir le mieux possible en le poussant à se dépasser.

Il y a des scènes vraiment fortes comme celle où il habitude son fils, par le jeu, à le regarder dans les yeux.

Si l’histoire est centrée sur le père car c’est le narrateur et qu’il ne raconte que ce qui se passe quand son fils est avec lui, on comprend aussi très bien que la mère est présente et que la famille compte aussi beaucoup sur les institutions avec certaines rencontres d’éducateurs ont aussi contribué à faire évoluer le petit garçon.

C’est un témoignage plein d’amour, plein de courage, pas larmoyant du tout mais très touchant malgré tout.

A découvrir pour mieux comprendre la différence et le travail énorme et puissant des parents d’enfants différents.

J’ai beaucoup aimé.

3ème ligne catégorie « mot positif »

 chez Noukette

  chez Karine:) et  Yueyin

L’avaleur de sable : Stéphane Bourguignon (lu par Normand Daneau)

Julien et son meilleur ami et coloc Pierrot ont la vingtaine. Ils vivent à Montréal et depuis environ un an, Julien a sombré dans la déprime car sa petite amie a été tuée d’une balle perdue. Pierrot, estime qu’il temps que son ami reprenne le cours normal de sa vie mais ce dernier reste tellement prudent vis à vis de l’amour et des femmes pour se protéger qu’il se tient à distance de toute relation humaine.

Pierrot rencontre l’amour fulgurant auprès d’une jeune femme au caractère bien trempé et Julien se fait « avoir » malgré lui quand il rencontre une voleuse de fruits et légumes sur le stand du marché où il travaille … Il ne résiste pas et tombe amoureux.

Dans ce roman, on ne peut pas dire qu’il ne « se passe » grand chose mais c’est un portrait très réaliste d’une jeunesse désenchantée avec ses personnages de jeunes hommes un peu losers, un peu nonchalants, pas très impliqués dans la société, un peu adolescents attardés mais au bon coeur, au bon fond et des jeunes femmes plus déterminées et sûres d’elles… Et qui obtiennent ce qu’elles veulent.

C’est surtout un roman de personnages et de relations humaines, entre les hommes et les femmes, bien sûr mais aussi entre génération car Julien se lie d’une amitié quasi paternelle avec le maraîcher qui l’embauche.

Il y a des moments cocasses (sans doute accentués pour le lecteur français qui découvre des expressions québécoises) mais il y a aussi des moments très touchants liés à des remises en questions sur l’amour et la maternité, plus profondes qu’il pourrait y paraître et aussi sur la perte, le deuil…

Ce roman date de 1993 mais il est assez peu daté (si on oublie l’absence de téléphones portables et d’internet) et pourrait très bien se passer aujourd’hui. J’ai trouvé un ton que j’avais déjà rencontré dans d’autres romans québécois et j’ai vraiment apprécié cette lecture.

Le fait de l’avoir audiolu avec un lecteur québécois apporte un vrai plus car on entend vraiment la voix du narrateur, l’accent collant vraiment aux expressions québécoises. Et je vous recommande cette version.

A découvrir en le téléchargeant gratuitement sur Ici Radio Canada

 Chez Sylire

   chez Karine:) et  Yueyin

 avec Gambadou : allons voir son avis!

Chicoutimi : Jean-Jacques Busino

Ce titre m’a sauté aux yeux à la médiathèque quand je cherchais un titre jeunesse pour Québec en Novembre car Chicoutimi est une ville québécoise où je suis allée quand j’ai rendu visite à Karine en 2017. Bon, je sais que Karine et Yueyin veulent que les auteurs soient québécois et j’ai réalisé que Jean-Jacques Busino était Suisse MAIS il a non seulement été au Québec pour l’écrire mais en plus, il a été écrit AVEC des enfants de Chicoutimi dans le cadre d’ateliers d’écriture. Vous pouvez en savoir plus en cliquant ici.

L’histoire a pour personnage central Jeff, un jeune garçon qui vient de Suisse avec son père. La mère de Jeff est décédée il y a peu et son père a repris une exploitation agricole au Québec. Jeff va à l’école à Chicoutimi où le directeur est un incapable qui pense plus à ses intérêts que ceux de l’établissement et des élèves et il accuse Jeff injustement d’un méfait qui entraîne son exclusion de l’école malgré les récriminations des professeurs. Les autres enfants de l’école se rebellent car l’un d’entre eux sait que ce n’est pas Jeff le coupable et ils font grève.

En parallèle, Jeff et son père profite de son « congé » forcé pour découvrir la nature québécoise si nouvelle et si grande pour lui qui vient de la « petite Suisse ». Il est passionné de photographie et fait la rencontre d’un bébé orignal qu’il va soigner c’est aussi l’occasion pour lui de se rapprocher de son père.

Il y a aussi une découverte des Premières Nations au travers du personnage de Lune Blanche, le fils de l’Amérindien qui travaille sur la ferme du père de Jeff. Il représente la nouvelle génération des Indiens qui veulent respecter des traditions tout en étant ancré dans la société moderne.

Il y a plein d’éléments intéressants mais je dois dire que j’ai trouvé que ça partait un peu dans tous les sens au lieu de se concentrer sur certains aspects. C’est un peu dommage. Mais peut-être que ça tient de l’origine de l’écriture du roman par les échanges avec des jeunes et du coup, l’auteur a peut-être voulu utiliser toutes leurs idées?

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   chez Karine:) et  Yueyin

Je suis un écrivain japonais : Dany Laferrière

Je dois commencer par vous dire que j’ai abandonné cette lecture après en avoir lu la moitié… Et que juste avant j’ai mis de côté après un tiers « Le cri des oiseaux fous » (mais je vais laisser une seconde chance à ce titre, peut-être pour Québec en Novembre 2019, car la langue est belle et le propos très intéressant…. Je pense que ce n’était pas le bon moment pour ce livre et moi!). Mais pour cette lecture commune autour de Dany Laferrière, j’avais envie de participer quand même car c’est un auteur dont j’ai aimé ce que j’ai lu jusqu’ici. Avant le blog, il y a très longtemps, j’avais lu et beaucoup aimé « Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer » et j’ai eu un coup de coeur pour « L’énigme du retour » et j’ai découvert l’homme et l’auteur grâce à un entretien avec Jean-Luc Hess. Mais je dois admettre que je n’ai pas du tout réussi à entrer dans « Je suis un écrivain japonais »…

Alors, je vais vous recopier le résumé de l’éditeur québécois pour vous donner une idée de l’histoire : « Il vit à Montréal, il lit Mishima et Basho, il drague des japonaises, il passe sa journée au café, il projette d’écrire un roman ou de faire un film, mais plus particulièrement un roman ou un film à la manière des maîtres japonais.
C’est ce qu’il raconte à une journaliste japonaise en tournée dans la métropole québécoise, et c’est ainsi que le scandale éclate à Tokyo. Comment peut-on, quand on vit à Montréal, se prendre pour un écrivain et un cinéaste japonais ? Jusqu’à son éditeur, qui l’appelle pour lui dire son mécontentement de ne pas avoir reçu ce roman qui l’a déjà rendu célèbre sur les rives du Pacifique.
Dany Laferrière est ici plus que jamais fidèle à lui-même. Fête de l’intelligence et des sens, Je suis un écrivain japonais est une célébration de la littérature et du plaisir, des femmes et des écrivains, dans l’ordre et dans le désordre. »

Et je vais être franche avec vous, pour moi, j’ai surtout remarqué le désordre car très vite, je n’ai rien compris 😉 J’ai trouvé que ça partait un peu dans tous les sens et puis la littérature japonaise et moi ça fait deux, je ne suis pas vraiment fan, alors Dany Laferrière a sans doute bien réussi  son coup : il m’a autant perdue qu’un « vrai » écrivain japonais l’aurait fait!

Cependant, j’ai relevé plusieurs phrases que j’ai trouvées belles, fines et très bien pensées ce qui me fait dire que ce n’est pas l’auteur qui ne m’a pas plu mais ce roman en particulier. Ce n’est donc sans doute pas mon dernier Dany Laferrière. D’autant que j’aime beaucoup l’homme que je trouve vraiment passionnant!

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Cliquez sur la photo pour écouter un interview de l’auteur au sujet de ce roman 

 autour de l’auteur Dany Laferrière dans le cadre de    chez Karine:) et  Yueyin

C’était au temps des mammouths laineux : Serge Bouchard (lu par l’auteur)

Je ne connaissais pas du tout Serge Bouchard avant d’audiolire ce livre que j’ai surtout choisi pour son titre qui sort de l’ordinaire. Et c’est au cours de ma lecture que j’ai appris/compris que c’était un anthropologue québécois et un homme de radio très connu au Québec.

« C’était au temps des mammouths laineux » est un recueil de textes qu’il a écrit entre les années 2000 et 2011 (mais je ne sais pas s’il les avait écrit pour la radio, pour la presse ou pour un autre support.) Il traite de nombreux thèmes très différents : sa vision du monde moderne (ce sont les textes que j’ai le moins aimés car il a un peu un discours réac’ « c’était mieux avant » et « la technologie c’est le mal » et ça c’était un peu lourd), sa vie personnelle avec des textes très émouvants sur la vieillesse de sa mère qui attend la mort, sur son ami et complice de travail à la radio, sur son ami innu dont il raconte la vie et leur amitié et surtout la maladie et la mort de sa première femme, texte qu’il lit avec des moments de grande émotion dans la voix, passages qui m’ont aussi serrés la gorge quand je l’ai écouté.

L’autre thématique très importante et vraiment passionnante de ce recueil c’est la passion, l’amour et la profonde déférence que Serge Bouchard a envers les Premières Nations du Canada (ou plus largement d’Amérique du Nord). C’est vraiment intéressant de l’entendre parler de son sujet de prédilection en tant qu’anthropologue. C’est un vrai portrait des nations qu’il présente, à juste titre, comme des sacrifiés de la colonisation. Il développe aussi un mépris et même une haine de cette puissance blanche dominante qui a effacé le plus possible les peuples autochtones. J’ai beaucoup appris avec ces textes.

Il faut ajouter que j’ai eu la chance de découvrir cette vingtaine de textes lus par l’auteur avec une certaine gouaille et un parlé québécois qui servait vraiment le propos. Les québécois connaissent d’ailleurs sans doute bien sa voix. Je vous recommande d’ailleurs la version audio!

A découvrir en le téléchargeant gratuitement sur Ici Radio Canada

 Chez Sylire

 catégorie « animal »

   chez Karine:) et  Yueyin

Dans la combi de Thomas Pesquet : Marion Montaigne

Mes hommes s’intéressent beaucoup aux étoiles et à ce qui a trait à l’espace. Ils m’ont traînée dans plusieurs planetarium (je m’endors systématiquement!) et j’ai vu des films et j’ai même participé à la nuit des étoiles cet été… Ce n’est pas mon choix mais je dois dire que je suis forcément un peu intéressée par la force des choses 😉

Quand K, le fils de Mrs B a eu cette BD en cadeau d’anniversaire, je le lui ai empruntée pour L’Homme, et Bastien l’a lu plusieurs fois avant que je la lise, sans grande conviction au départ mais j’ai vraiment apprécié!

Résumé de l’éditeur : « Le 2 juin dernier, le Français Thomas Pesquet, 38 ans, astronaute, rentrait sur Terre après avoir passé 6 mois dans la Station spatiale internationale. La réalisation d’un rêve d’enfant pour ce type hors-norme qui après avoir été sélectionné parmi 8413 candidats, suivit une formation intense pendant 7 ans, entre Cologne, Moscou, Houston et Baïkonour… Dans cette bande dessinée de reportage, Marion Montaigne raconte avec humour – sa marque de fabrique – le parcours de ce héros depuis sa sélection, puis sa formation jusqu’à sa mission dans l’ISS et son retour sur Terre. »

Bon, je partais avec un a priori négatif car je dois avouer que je n’aime pas le dessin de Marion Montaigne mais elle a su mettre beaucoup d’humour dans l’histoire de Thomas Pesquet et des vols dans l’espace ainsi que la vie dans l’ISS. C’est raconté avec des faits réels et scientifiques mais c’est aussi bourré de second degré, d’humour parfois un peu décalé qui joue sur la personnalité un peu « gendre idéal » de Thomas Pesquet en le mettant dans des situations un peu lourdes.

Bref, avec cette BD, on apprend plein de choses et on rigole beaucoup et c’était donc une très bonne surprise pour moi.

Je vous disais que Bastien l’a lu et il a aussi beaucoup aimé mais pour sa part, il y a pas mal de choses qui lui sont passées au-dessus : pas au niveau scientifique (il s’y connait plus que moi!) mais sur tout ce qui était vraiment de l’ordre du second degré ou des références culturelles qu’il n’avait pas. Mais cela ne l’a pas empêcher d’apprécier ce qu’il a compris.

 par K, le fils de Mrs B

Le garçon qui courait plus vite que ses rêves : Elizabeth Laird

Aujourd’hui que je cours encore un marathon, j’ai envie de vous parler de ce roman jeunesse dans lequel la course à pied est un élément important.

Solomon est un jeune garçon qui vit dans un village éthiopien avec sa famille et son grand père. Il va à l’école à pied et souvent en courant et courir est ce qu’il aime le plus. Un jour, son grand-père, une homme pas très loquace, lui demande de l’accompagner à Addis Abeba, la capitale, qui se trouve à quelques heures de chez eux.
Arrivés en ville, ils retrouvent un neveu et Solomon accompagne son grand-père chez un homme qui va lui faire découvrir que le vieil homme avait été une figure marquante de la course à pieds éthiopienne.
Malheureusement, le grand-père fait un malaise et Solomon est envoyé au village en urgence pour chercher son père… mais une panne du bus le pousse à courir presque toute la route qui le sépare de son village. Sa réussite sera révélatrice de ce que le grand-père voulait pour son petit fils  qui voyait en lui le futur athlète.
Ce roman jeunesse est un roman initiatique où la course à pied est le point central entre le désir secret de Solomon, le passé glorieux mais caché du grand-père, le passage dans Addis Abeba des médaillés olympiques éthiopiens qui font leur retour au pays juste au moment où Solomon est là.
C’est une belle histoire de famille qui parle des rêves mais qui présente aussi un mode de vie très différents pour les petits lecteurs occidentaux qui vont découvrir la vie d’un jeune éthiopien mais c’est aussi l’occasion d’évoquer aussi l’histoire du pays.
« Dans mes rêves, je cours, encore et toujours. Parfois mes pieds se détachent du sol et je suis sûr que si je pouvais aller un peu plus vite, je décollerais et m’envolerais comme un aigle.« 

Ce n’est pas non plus un hasard si je parle de ce roman aujourd’hui car au-delà de la course, le marathon que je cours aujourd’hui, le marathon vert de Rennes a pour objectif de planter des arbres, notamment en Ethiopie : chaque kilomètre parcouru = un arbre!