Et les hommes sont venus (The other hand) : Chris Cleaves

Dans ce roman, deux voix, deux vies de femmes s’alternent. La première que l’on rencontre c’est une jeune réfugiée nigériane, qui se fait appeler Little Bee et qui vient de passer deux ans dans un centre de détention de réfugiés illégaux à Londres. Elle en sort par un concours de circonstances sans pour autant d’avoir de papiers en règle et elle ne connait personne en Angleterre à part un couple qu’elle a croisé une fois sur une plage au Nigéria et dont elle a le numéro de téléphone.
Sarah, elle, est la femme que Little Bee a rencontrée au Nigéria. Elle vit avec son mari et son fils, un petit garçon de 4 ans obsédé par Batman. Elle est directrice d’un magazine, a un amant et son mari, dépressif depuis leur retour du Nigéria, vient de se suicider…
Little Bee et Sarah vont se retrouver et leurs deux mondes si éloignés vont se rejoindre. Elles partagent une expérience traumatisante (on sait qu’il s’est passé quelque chose mais on ne sait exactement quoi qu’à la page 150) et elles ont besoin de se reconstruire et elles vont se porter l’une l’autre.
Little Bee du haut de ses 16 ans a vécu des choses terribles et elle a une grande maturité, un recul sur les deux cultures qu’elle a connues puisque pendant son internement en Angleterre elle a tout fait pour s’imprégner de tout ce qui est anglais pour appartenir à ce monde et pourtant elle n’oublie pas sa vie d’avant. Sarah elle traverse une période où elle se sent inutile et déconnectée de ce qu’elle voulait étant jeune dans son métier de journaliste : faire la différence.

Little Bee est un personnage tellement fort, plein de sagesse malgré sa jeunesse et il y a dans ses propos de la poésie et un réalisme terrifiant. Sarah est une femme qui devrait avoir tout pour être heureuse mais qui est fragile, friable. Elle va être réveillée par Little Bee et être confrontée à sa situation d’occidentale privilégiée et égoïste. Le lecteur est forcément interpellé par ces deux personnages de femmes.

Quel beau roman! Tellement touchant et émouvant qui fait vraiment réfléchir à notre place d’occidentaux dans ce monde. Je ne peux que vous le recommander!

par ma maman

chez Lou, Titine et Mélanie

Une place à prendre (The casual vacancy) : JK Rowling

C’est un coup de coeur et comme c’est un pavé ce n’est pas simple de vous résumer ce roman!
L’histoire se passe dans deux bourgades voisines, Yarvil et Pagford, que tout oppose. Yarvil est une petite ville avec des magasins et une vie plutôt active et Pagford est un joli petit village charmant et ancré dans son passé et le nerf de la guerre est le quartier « The Fields » (en anglais, j’imagine que c’est « Les Champs » en français?) qui appartient à Yarvil mais qui sont sur le territoire de Pagford… Mais c’est un quartier très défavorisé avec beaucoup de personnes assistées par les aides sociales et beaucoup de délinquance et de drogue qui donne une mauvaise image à Pagford. Le conseil municipal de la ville est présidé par Howard Mollison, un commerçant aisé et installé qui manigance pour séparer The Fields de Pagford mais dans le camp adverse, il y avait Barry Fairbrother qui lui défendait le maintient du quartier pour donner une chance aux habitants de s’en sortir. Mais si j’utilise le passé pour parler de Barry Fairbrother c’est parce que dès le début du roman, il meurt de façon totalement inattendue.
Sa place au conseil est donc libre et elle doit être remplie. Une élection doit être organisée et des candidats trouvés. Et c’est alors que les amis de Barry Fairbrother et les amis et la famille de Howard Mollison vont se déchirer autour de cette « place à prendre » et cette défense des intérêts de la ville.
Mais cette mort et cette élection à venir va surtout exacerber des relations entre les différents personnages, entre les ennemis, certes mais aussi entre les membres des différentes familles du village qui vont révéler leurs personnalités. Ils ont tous plus ou moins des choses à cacher ou des aspects peu reluisants dans leurs vies et les événements en s’enchaînant vont faire ressortir tout cela!
Je sais que certains lecteurs ont trouvé qu’il était compliqué de suivre parmi les nombreux personnages mais sincèrement, ça ne m’a pas du tout gênée. Le roman dresse un portait très complet de la société anglaise : toutes les classes sociales sont représentées, toutes les origines, toutes les générations, toutes les convictions politiques… Et puis, les relations humaines sont au centre de cette histoires, que ce soit les relations familiales, amoureuses, amicales ou les inimitiés… Bref, c’est un roman très riche!

chez Antigone

par ma maman

chez Lou, Titine et Mélanie

Le coeur de l’Angleterre (Middle England) : Jonathan Coe

Jonathan Coe est un auteur que j’aime beaucoup et je le lis depuis longtemps (avant le blog). De lui, j’ai lu Bienvenue au club, Le Cercle fermé, Les Nains de la mort, Testament à l’anglaise, La Maison du sommeil, La Pluie avant qu’elle tombe et La Vie très privée de Mr Sim.

« Le coeur de l’Angleterre » fait partie d’une sorte de série qui a commencé avec « Bienvenue au club » et « Le cercle fermé », chaque roman suivant une bande de copains et leurs familles mais les romans ayant une intrigue espacée de 30 ans entre le 1er et le 2 et d’une quinzaine d’années entre le 2e et le 3e, on peut très bien lire les romans indépendamment. D’ailleurs, je les ai lus à une certaine distance les uns des autres et j’avais oublié les intrigues et les relations entre les personnages des romans précédents et cela ne m’a pas du tout dérangée.

Dans ce roman, le fond social et politique concerne la politique intérieure Britannique avec des faits réels : « Du premier gouvernement de coalition en Grande-Bretagne aux émeutes de Londres en 2011, de la fièvre joyeuse et collective des jeux Olympiques de 2012 au couperet du référendum sur le Brexit » (4e de couverture)

Dans cette société en mouvement, on retrouve ou on rencontre des personnages qui se connaissent depuis qu’ils sont ados, ils sont eux aussi à une période de leur vie où ils vivent des questionnements. Certains (comme la nièce d’un des personnages) vont voir leurs vies personnelles bousculées par le Brexit, d’autres, journalistes ou écrivains vont voir voir leurs vies changer presque malgré eux. Le passé n’est jamais loin et parfois lourd pour les personnages plus âgés et la jeune génération va s’impliquer politiquement dans cette société en bouleversement, le Brexit réveillant les notions de nationalisme et de politiquement correct.

Mais l’histoire n’est pas que politique. C’est aussi un roman qui montre des vies sous toutes leurs facettes, qui parle des relations humaines, des mélanges des générations, des vies avec des avis différents sur la marche du monde. Jonathan Coe a vraiment ancré son histoire dans l’époque et dans la société dans laquelle vivent ses personnages ainsi qu’une approche psychologique de la personnalité des uns et des autres. C’est instructif mais c’est aussi touchant et même drôle!

Ce livre est vraiment un bon Jonathan Coe (après avoir été un peu déçue par « La Vie très privée de Mr Sim » le dernier que j’avais lu de lui, j’ai maintenant envie de le retrouver!

par ma maman

chez Lou, Titine et Mélanie

La nuit qui ne finit pas : Agatha Christie

Ce roman d’Agatha Christie est très différents des autres que j’ai lu. Je dirai que c’est plus un thriller qu’un polar et même pas… il est vraiment à part! Déjà, pour tout vous dire, il n’y a pas de mort avant la page 185 sur 252 et il n’y a pas de détective et pas vraiment d’enquête… C’est plus un roman psychologique avec une résolution sur la fin.

L’histoire est racontée par Michael Rogers qui est un jeune homme qui prend la vie comme vient. Il change régulièrement de travail mais par choix. Il se présente comme un aventurier qui a besoin de découvrir des choses. Son dernier emploi était celui d’un chauffeur pour des personnes riches… A cette occasion, il a rencontré un architecte qui construit des maisons de luxe très modernes, un style qui fait rêver Michael. Et d’ailleurs, au début du roman, il raconte que son rêve c’est d’avoir une maison de ce style et une jeune femme qu’il pourrait épouser.

Un jour, il visite une propriété qui est à vendre aux enchères dans un lieu superbe où il s’imagine bien y faire construire une maison. Et c’est là qu’il voit pour la première fois une jeune fille, Ellie, dont il tombe immédiatement amoureux. Les deux jeunes gens se revoient et se marient très vite.

Il se trouve qu’Ellie est une orpheline américaine extrêmement riche et qui, avec l’aide de sa dame de compagnie et amie Greta, a réussi à prendre sa liberté de son entourage familial. Elle a acheté la propriété qu’ils avaient vue ensemble le jour de leur rencontre.

Cette propriété a la réputation dans le village d’être maudite. Elle est surnommée « Le champs des gitans » et Mrs Lee, une sorte de bohémienne qui vit là, essaie de les dissuader de s’y installer.

Le roman montre un jeune couple charmant, la jeune fille riche qui ne supporte pas le carcan lié à son argent et un jeune homme qui ne semble pas s’intéresser à cet argent justement à part pour vivre avec sa femme dans une belle maison. Il ne s’entend pas avec Greta, l’amie de sa femme qu’il juge trop envahissante …

Je n’en dis pas plus mais vous vous doutez bien qu’avec Agatha Christie, même dans un roman moins classique, la surface ne va pas rester si plane tout au long de l’histoire!

58e Agatha Christie de ma collection

chez Lou, Titine et Mélanie

chez Lou et Hilde

catégorie « couleur »

Assez de bleu dans le ciel (This Must Be the Place) : Maggie O’Farrell

J’ai dévoré ce pavé de 500 pages mais sa construction ne va pas rendre son résumé facile car l’histoire fait des allers-retours dans le temps, dans de nombreux pays (principalement, l’Irlande, les Etats-Unis et l’Angleterre .. mais pas seulement) et entre les personnages, tous liés mais sans que l’on sache forcément tout de suite de quelle manière…

Le personnage central est Daniel et on va apprendre à le connaître en traversant sa vie de façon non linéaire, de son enfance à New York, ses années d’études en Angleterre, sa vie d’homme marié en Irlande. On va connaître ses vies de couples, sa femme Claudette, femme fantasque qui a plaqué la célébrité pour disparaître de la surface de la terre et se cacher en Irlande, ses enfants, ceux qu’il n’a pas eu le droit de voir grandir à cause de son ex-femme et ceux qu’il a eu avec Claudette, sa famille et belle-famille élargie, avec ses démons, son passé qui le torture, sa difficulté à faire le deuil, son désespoir qui le détruit et qui casse son équilibre familial, ses attaches avec ses enfants…

Je ne veux pas en dire plus, car je pense qu’il faut plonger dans ce roman, l’autrice nous emmenant avec Daniel, nous faisant voyager dans les faits et dans les émotions et c’est une sorte de saga tourbillonnante.

Ce roman, c’est l’histoire d’une vie avec ses hauts et ses bas, des histoires de relations humaines, d’amitiés, de famille, d’amour, des rencontres, des belles, des fugaces, des intenses, des ratées, des personnages entiers, une histoire d’amour …

Je ne peux que vous le recommander!

 chez Antigone

Certains chapitres se déroulent en Angleterre / Londres et avec l’accord des organisatrices, j’inscris donc ce roman au chez Lou, Titine et Mélanie

catégorie « couleur »

Pour seul refuge : Vincent Ortis

Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre en ouvrant ce livre car je n’en avais pas trop entendu parler mais je fais confiance à mon amie Mrs B qui me l’a prêté. Et ce polar est assez efficace, je l’ai lu très vite ce qui est bon signe!

Je vous déconseille de lire la 4e de couverture par contre, car elle est trompeuse, parlant surtout de la 2e partie et du coup, on peut avoir du mal à comprendre qui est qui…

Un ancien flic dépanne un juge dont la voiture de luxe est tombée en panne sur le bas côté dans la neige abondante du Montana alors que celui-ci allait retrouver son fils accusé de traffic de drogue…

Mais… le juge se retrouve dans une cabane en haut d’une montagne enneigée avec l’impossibilité de repartir en voiture… Il ne sait pas comment ce flic l’a emmené là ni pourquoi mais il a clairement quelque chose à régler avec lui…

Petit à petit on va comprendre les raisons de ce kidnapping, qui n’est pas le seul du roman et qui va entraîner la 2e partie du roman dans une course pour la survie de deux hommes qui ont tout pour se détester mais qui doivent s’entraider car leur ravisseurs a fait en sorte qu’ils ne peuvent pas s’en sortir l’un sans l’autre…

Dans ce roman, ce que j’ai apprécié c’est que tous les personnages ont plusieurs facettes, passant de victimes à coupables de choses de plus ou moins graves qui ont eu des répercussions en chaîne.

Le fait que l’histoire se passe dans une nature sauvage du Montana nous plonge dans un univers hostiles qui déplace le huis clos en extérieur…

Je n’en dis pas trop car le lecteur est surpris!

par Mrs B : merci!

chez Antigone

Mon père des montagnes : Madeline Roth

J’avais noté ce livre chez Mirontaine qui m’avait donné très envie de le lire et quand je l’ai acheté sans trop me souvenir du sujet j’ai donc plongé dans ce court roman sans idée préconçue et je suis tout de suite tombée sous le charme de cette histoire.

Cette l’histoire pleine de pudeur raconte un père et un fils ado qui ne communiquent pas. La mère oblige un peu les deux à partir passer une semaine ensemble à la montagne dans la maison isolée que le père retape depuis longtemps. Là-bas, ils seront coupés du monde et devront se retrouver.

En effet, à 16 ans, Lucas ne comprend pas la vie de son père et il est assez malheureux de vivre avec l’impression qu’il ne compte pas pour lui et que ce dernier le tient à distance. Le père, un taiseux, ne comprend pas son fils, ne ressent pas le besoin de parler.

Cette semaine à deux, ils vont s’observer, repenser à leurs passés respectifs, leurs moments communs, penser à ce qu’ils ont vécu, ce qui leur manque et ce qu’ils peuvent partager.

Et à pas de loup, petit à petit, ils vont se rapprocher.

La nature, à la fois grandiose qui exacerbe les émotions et qui les coupe du monde extérieur, est un personnage à part entière qui va servir de pont entre le père et le fils.

J’ai du mal à dire à quel point ce roman sonne juste et j’ai eu envie que L’Homme (un taiseux) le lise avant que Bastien ait 16 ans et il l’a beaucoup aimé. Je ne peux que le conseiller à tous les pères qui ne savent pas trop comment communiquer avec leur enfants qui grandissent car c’est une vraiment belle histoire de relations humaines tellement réalistes.

A lire! Allez lire le billet de Mirontaine, elle en parle mille fois mieux que moi!

« lieu »

Sur le toit de l’enfer : Ilara Tuti (lu par Nathalie Hons)

Résumé de l’éditeur : « Les tueurs voient l’enfer que nous avons sous nos pieds, tandis que nous, nous ne voyons que les fleurs… » Dans les montagnes sauvages du Frioul, en Italie, le commissaire Teresa Battaglia, la soixantaine, la langue acérée et le coeur tendre, est appelée sur les lieux d’un crime pour le moins singulier : un homme a été retrouvé mort, les yeux arrachés. À côté de lui, un épouvantail fabriqué avec du cuivre, de la corde, des branchages… et ses vêtements ensanglantés. Pour Teresa, spécialiste du profilage, cela ne fait aucun doute : le tueur frappera à nouveau. Elle va devoir rassembler toute son énergie et s’en remettre à son expérience pour traquer cette bête humaine qui rôde dans les bois. Si tant est que sa mémoire ne commence pas à lui faire défaut… »

*

Dans ce polar italien, il y une commissaire au caractère bien trempé qui a beaucoup d’expérience et une grande intuition concernant la personnalité des tueurs mais qui est malade et doit accepter de se sentir diminuée.

Un jeune inspecteur vient d’arriver dans l’équipe et il doit faire sa place et apprendre à cerner sa nouvelle patronne.

Dans ce roman, il faut aussi dire que les lieux ont leur importance et sont un personnage à part entière. Village de montagne proche de la nature, c’est un lieu où les gens sont est taiseux et ne se laisse pas approcher facilement même si c’est pour être protégés.

L’enquête en elle-même porte sur plusieurs crimes assez sordides qui laissent penser à un psychopathe. La commissaire avait d’ailleurs pressenti dès le premier crime qu’il y pourrait en avoir d’autres et elle a senti que le tueur suivait un schéma. En même temps, une presence est ressentie dans la forêt, hostile ou protectrice?  Les enfants du village forment une petite bande et les adultes ont sans doute des choses à cacher…

En parallèle, il y a un retour dans le passé qui montre un hôpital isolé dans laquelle se passe quelque chose d’étrange qui bien sûr aura un lien avec les crimes du présent.

Un polar sans doute au démarrage un peu lent, il est bien lu et donne envie de poursuivre pour connaître les liens entre les différentes situations.

 Chez Sylire

« gros mot »

Chez Martine

Le silence de Grace (Before the poison) : Peter Robinson

Un « Book Tree »

En 2010, Chris Lowndes est un compositeur de musique de film qui revient s’installer dans le Yorkshire où il est né après avoir passé la plus grande partie de sa vie à Los Angeles. A 60 ans, veuf depuis peu, il vient de s’acheter une belle demeure dans la campagne, assez isolée. En creusant un peu, il apprend l’histoire de cette maison. « Kilnsgate House » appartenait au couple Fox, jusqu’à ce que le docteur Ernest Fox meurt et que sa femme Elizabeth soit accusée de son meurtre et condamnée à mort en 1953. Le fait que cette femme de 40 ans avait une relation extraconjugale avec un jeune artiste de 18 ans ayant empiré les choses pour elle lors de son procès.

Chris, qui sent comme une présence dans la maison, comme une atmosphère particulière, profite de son temps libre pour s’interroger sur cette affaire appartenant au passé et il commence à mener son enquête. Il va interroger un homme qui était présent à l’époque des faits, lire le compte rendu du procès, rencontrer l’amant de Grace Fox, et chercher à se faire son idée sur la culpabilité de cette femme qui a pris beaucoup d’importance dans sa nouvelle vie.

Il va remonter dans le passé, apprendre beaucoup de choses sur son passé  à elle, mais aussi sur la guerre que ce soit à Kilnsgate House ou dans les zones de guerre car Grace était infirmière dans l’armée et elle tenait un journal qui raconte toutes les horreurs qu’elle a vécues… Et son enquête va lui faire faire des recherches dans la vie de cette femme qui n’est rien pour lui mais envers qui il se sent des attaches malgré tout. Il y a le desir de l’innocenter ou au moins lui trouver de « bonnes » raisons d’avoir commis ce crime. Mais c’est aussi pour Chris un moyen d’occuper sa nouvelle vie à laquelle il doit s’habituer.

Le lecteur découvre l’histoire par des alternances entre le compte-rendu du procès en 1953, la vie de Chris en 2010 et le journal d’infirmière de Grace pendant la deuxième guerre mondiale.

J’ai plutôt apprécié ce roman qui n’est pas un roman d’action mais plutôt un mélange de mystère et de roman historique. La partie « enquête » est assez tranquille mais la partie historique est intéressante.

 chez Antigone

chez Lou et Hilde

catégorie « crime »

Robe de marié : Pierre Lemaitre

On commence le roman avec Sophie et au début tout est confus mais c’est normal car tout est très confus pour Sophie elle-même. Elle est persuadée qu’elle sombre dans la folie, oublie tant de choses qu’elle ne se souvient plus avoir faites.

Cette folie culmine quand elle réalise que le petit garçon dont elle s’occupait a été assassiné pendant la nuit et qu’elle seule peut avoir commis ce crime sans qu’elle n’en garde pourtant le moindre souvenir.

Elle décide alors de fuir… Pendant cette fuite, d’autres meurtres accompagneront Sophie et elle cherche alors à changer de vie, à changer d’identité à tout prix en se mariant pour disparaître. Pendant son récit, on revient aussi sur son passé, et sur le commencement de cette folie, de sa vie avec son mari et elle s’interroge : a-t-elle été aussi la cause de la mort de son mari et de sa belle-mère?

Cette première partie est suivie d’autres avec d’autres narrateurs et le thriller noir devient de plus en plus noir et de plus en plus angoissant!

Une vraie réussite!

Je dois dire que j’aime vraiment les polars ou thrillers que j’ai lu de Pierre Lemaitre et j’aimerai bien qu’il revienne un peu vers ses premières amours car il est doué dans le domaine (Travail soigné, Alex, Sacrifices, Trois jours et une vie)

chez Antigone

« objet »