Concerto à la mémoire d’un ange : Éric-Emmanuel Schmitt (Lu par Daniel Nicodème)

Ce titre de Eric Emmanuel Schmitt est un recueil de 4 nouvelles qui ont toutes comme point commun de parler de changements de vie même si elles sont toutes très différentes.

Dans « L’empoisonneuse« , une femme âgée qui a été accusée d’avoir assassiné ses maris et amants mais qui a été disculpée et qui change sa version des choses pour attirer l’attention du nouveau prêtre de la paroisse.

Dans « Le Retour« , un marin reçoit un message en mer lui annonçant la mort de sa fille sans plus de précisions… Or, il a 4 filles et tout le temps du retour, il va se questionner sur la quelle de ses filles il supporterait mieux de savoir morte et ça le torture.

Dans « Concerto à la mémoire d’un ange« , deux jeunes musiciens, deux prodiges, se côtoient pendant leur adolescence mais l’un des deux est tellement ambitieux et sans scrupules qu’il détruit celui qui était purement gentil et leurs vies vont complétement s’inverser…

Dans « Un amour à l’Élysée« , la femme du président de la République française n’aime plus son mari mais elle ne va pas le quitter mais lui faire payer son indifférence…

J’ai beaucoup aimé ce recueil très riche avec des personnages bien écrits et plein de nuances. Je l’ai trouvé bien lu par Daniel Nicodème et j’ai aussi apprécié le carnet d’écriture dans lequel Eric-Emmanuel Schmitt raconte ce qu’il vit et ressent au moment de l’écriture de ces nouvelles et c’est un vrai plus.

D’autres billets sur des livres d’Eric-Emmanuel Schmitt sur le blog.

ma Best

Le pays des autres : Leïla Slimani (lu par Zineb Triki)

En 1944 en Alsace, alors que Amine Belhaj, un Marocain, est soldat dans l’armée française, il rencontre et épouse Mathilde une jeune française. Après la fin de la guerre, ils s’installent à Meknès au Maroc et dans la ferme d’Amine, ils ont deux enfants et Amine a des frères et soeurs.

Cette histoire de famille hors normes est vraiment intéressante et riche… Au Maroc, avec tous les colons français, une femme blanche mariée avec un Marocain et qui en plus a eu des enfants avec lui, n’est pas bien vue du tout… Elle du mal à se faire une place. Et de son côté Amine doit aussi supporter le racisme des français qui le considèrent comme inférieur. Les différences culturelles aussi se font vraiment sentir… Ce n’est vraiment pas une vie simple.

Il y a aussi un aspect social dans cette histoire : l’évolution de la société dans les années 1950 et 1960, que ce soit chez les Français ou les Marocains et puis, il y a tout le côté politique et historique avec la montée des mouvements d’indépendance du Maroc.

Les personnages sont attachants et les situations sont vraiment intéressantes. J’ai apprécié cette lecture pour tous ses aspects sociaux, historiques et humains mais mon bémol serait sans doute que c’était un peu long ou lent. D’après ce que j’ai compris, il y a un deuxième tome mais je vais me contenter de celui-ci. La version audio est tout à fait réussie avec une lectrice qui sait faire vivre l’histoire.

Catégorie « lieu » de ma ligne audio

The lying room : Nicci French

Ce livre n’est pas encore traduit en français mais il le sera peut-être car il y a de nombreux titres de ces auteurs qui sont traduits… Oui… « ces » auteurs car en réalité Nicci French et le pseudo d’un couple d’auteurs!

Neve Connolly est une femme de quarante-sept ans, mariée depuis une vingtaine d’années à Fletcher qui est plutôt déprimé ces derniers temps, elle est la mère de deux petits garçons et d’une grande adolescente sur le point de partir à l’université, elle vit dans une maison à Londres, a un jardin ouvrier et elle va au travail à vélo. Elle travaille dans l’entreprise qui a racheté la compagnie qu’elle avait montée avec trois de ses plus vieux amis avec qui elle partage toujours un bureau. Une vie somme toute assez ordinaire…

Sauf que le roman commence par un sms qui invite Neve à aller rejoindre son amant -Saul- qui est également son patron… Lorsque Neve arrive chez lui, elle découvre qu’il est mort après avoir reçu un coup de marteau sur la tête et là, elle panique… Si elle appelle la police alors qu’elle n’a aucune raison d’être dans cet appartement ils sauront qu’ils avaient une aventure et elle a trop peur que sa famille l’apprenne, son mari, bien sûr qu’elle ne veut pas blesser et son aînée qui a eu une passe très compliquée ces dernières années et qui commence juste à se relever… Bref, la panique n’étant pas la meilleure conseillère, elle décide de nettoyer l’appartement de fond en combles et de retirer toute trace d’elle…

En rentrant chez elle, elle s’aperçoit qu’elle a oublié un bracelet qui ne peut que la rapprocher du lieu du crime et quand elle y retourne, le cadavre de Saul est toujours là mais pas son bracelet ni le marteau…

La situation empire donc pour elle… La police bien entendu s’en mêle et Neve va mener sa propre enquête… Elle va soupçonner tout le monde et découvrir qu’elle n’est pas la seule à avoir des secrets!

Le roman était un peu lent au début mais dès que le mystère s’épaissit cela devient assez addictif!

Ce que j’aimé le plus, c’est que Neve et sa famille et ses amis sont très réalistes et on peut facilement s’identifier à eux, à leurs relations et à leurs réactions.

Si vous lisez en anglais je vous conseille ce roman et surveillez s’il sort en français!

catégorie bâtiment

Terrils tout partout : Fanny Chiarello

Quatrième de couverture : « Quand elle était au collège, Laïka ne voyait pas les deux énormes terrils à côté desquels elle avait grandi et n’avait d’yeux que pour la grande ville. Vingt-sept ans plus tard, installée à Lens, elle découvre un territoire étonnant qui ne ressemble à aucun autre.
Sortis du ventre noir de la terre à l’assaut du ciel du Nord, tabulaires, coniques ou humbles talus, les terrils de Laïka racontent à la fois une renaissance personnelle et une lutte sans merci entre la nature et l’homme. Entre poésie, sociologie et écologie, récit intime et enquête documentée, Fanny Chiarello fait d’un sujet sombre un vrai conte d’aujourd’hui, décalé, féroce et vivifiant.
« 

*

J’ai acheté ce roman à la suite d’une rencontre avec l’autrice à sa sortie de résidence à Regnéville dans la Manche. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, je l’ai acheté car j’avais aimé ses mots lorsqu’elle avait fait une lecture ce soir là.

Ici, l’histoire est celle d’une jeune femme et de sa relation à sa région, le Nord, avec son histoire minière et ses terrils qui forment un paysage à part. C’est une relation qui a varié avec le temps, entre l’indifférence de la jeunesse et la fuite vers la grande ville -Lille- une fois jeune adulte, puis un retour en amour plus de vingt ans plus tard : un retour et une redécouverte de ce lieu.

Mais ce n’est pas qu’un rapport au paysage mais aussi à la société qui l’entoure, dont elle fait partie, avec une réflexion sur la langue : l’accent et le vocabulaire propre à la vie de la région minière. D’ailleurs le passé minier est aussi important dans ce texte. Et pour moi qui ne connais pas du tout cette région, ça a été aussi un voyage!

Et puis la nature aussi est très importante avec la manière dont la narratrice est en recherche de la nature foisonnante qui se trouve sur ces terrils -paysage crée de toute pièce par l’homme- mais qui est aussi abimé par la pollution, elle aussi crée par l’homme.

C’est un texte court mais riche et écrit dans une belle langue, à la fois directe et poétique. J’ai bien aimé et j’imaginais bien Fanny Chiarello en faire une version audio!

Pour en savoir plus, cliquez ici!

Catégorie paysage

Nos jours suspendus : Coralie Bru

Il est extrêmement rare que je relise des livres, car j’ai toujours l’impression que j’ai trop de livres à lire pour revenir en arrière mais ce livre là est très spécial… Je l’ai déjà lu deux fois sous un autre titre avant qu’il n’ait été publié par les éditions Les équateurs et si le titre et certains passages ont changé, le fond est le même et j’ai eu le même plaisir à le lire cette fois que les précédentes. La grande différence, c’est que j’étais très émue que mon amie Coralie Bru, l’autrice, dont j’ai aimé tous les romans auto-édités, soit enfin et à juste titre reconnue et vraiment publiée. Le livre sort demain, le 11 janvier alors j’espère vous donner envie de vous précipiter chez vos libraires!

J’ai relu le billet que j’avais écrit à l’époque et je suis d’accord avec moi-même après cette relecture 😉

Julia, mère de deux adolescents, est une femme assez solitaire qui voit ses enfants se détacher d’elle petit à petit. Son fils est en terminale et semble ne penser qu’à son Bac et sa fille est déjà en couple depuis assez longtemps pour une jeune fille de 16 ans, ils sont tous les deux prêts à se lancer dans des études contraignantes et semblent à mille lieues des préoccupations et des aspirations de Julia. Très contemplative, elle les observe prendre leurs distances et pourtant un matin, la routine bien réglée de sa famille ne lui semble pas tout à fait la même. Elle sent que sa fille lui cache quelque chose.

Lucie finit par avouer à sa mère -à condition que Julia ne dise rien à son père et son frère- qu’elle est enceinte et qu’elle veut avorter. C’est alors que commence une période de tourmentes pour les deux femmes : le mensonge d’abord entre Julia et son mari à qui elle ne cache en général rien, mais surtout les difficultés à se faire entendre pour faire valoir ce droit pour les femmes. Elles vont trouver refuge auprès de Rose, l’amie de Julia, plus âgée, qui va les accueillir pendant ces quelques jours qui vont les changer.

Cette « aventure » du quotidien, parenthèse dans leur vie familiale, va se transformer en une rencontre entre une mère et une fille qui vont apprendre à se connaître, entre tension et tendresse, mais aussi une prise de conscience du féminisme assez radical de la jeune Lucie. La relation entre entre Rose et Julia, en miroir de la relation entre Julia et Lucie, va permettre de revenir sur le passé de Julia et ses propres liens avec sa mère. Avec Rose, c’est une relation quasi maternelle en plus d’être amicale.

C’est vraiment un très beau roman sur les relations mère-fille, un très beau portrait de femmes de différentes générations, un roman contemporain sur le féminisme, sur les relations humaines et familiales. C’est un roman qui pourra parler aux femmes de la quarantaine, de la soixantaine et aux jeunes filles aussi.

Quand j’ai terminé le roman, j’étais triste de quitter les personnages et c’est pour moi un vrai signe d’un roman réussi car je me suis attachée! Pendant toute ma lecture, j’ai eu envie de faire lire ce roman à toutes les mères de filles et toutes les jeunes filles !

catégorie « moment de la journée »

Bienvenue à High Rising : Angela Thirkell

Résumé de l’éditeur : « Noël 1930. Alors que Laura Morland, romancière à succès, n’aspirait qu’à quelques semaines de repos loin de l’agitation londonienne, la voilà plongée au cœur des intrigues de la vie de campagne. Son cher ami, le riche George Knox, est la proie d’une sournoise secrétaire, déterminée à s’élever au-dessus de son rang en se faisant épouser. Laura saura-t-elle le tirer de ce mauvais pas ? Et par la même occasion aider la jeune et innocente miss Sybil Knox à conclure le mariage dont elle rêve depuis toujours?
Une délicieuse comédie de mœurs au cœur de la gentry anglaise.
« 

Il ne faut pas lire ce roman si on cherche une histoire où il y a de nombreux rebondissements mais je vous le conseillerai si vous aimez l’ambiance des romans d’Agatha Christie ou de Downton Abbey, l’Angleterre des années 1930.

Il n’y a pas de crimes ici mais par contre on découvre la noblesse anglaise à la campagne avec ses relations humaines, les dames et les demoiselles de bonnes familles, les hommes détachés des réalités, les enfants en écoles privées, les domestiques, les ragots … Tout irait bien comme d’habitude mais la nouvelle secrétaire de George Knox se montre trop entreprenante avec son patron et s’est mise tous les habitants du village à dos…

Je ne peux pas dire que j’ai adoré ce roman mais je l’ai lu quand même jusqu’au bout parce que même si j’ai trouvé des points négatifs (des longueurs, un côté assez bavard et le peu d’action au début) j’ai aimé l’humour pince sans rire et le personnage de Laura, autrice de romans que l’on appellerait aujourd’hui de la « chick lit » et qu’elle dénigre elle-même malgré son succès.

C’est donc un roman à lire si on a envie de cette ambiance un peu feutrée, un peu vieillotte et avec un regard un peu décalé, parfois ça fait du bien!

La petite conformiste : Ingrid Seyman (Lu par Clara Brajtman)

La « petite conformiste », c’est Esther, une enfant d’une dizaine d’années qui vit avec ses parents et son frère à Marseille. C’est la fin des années 1970. Ses parents sont des personnes très à gauche, soixante-huitards, un peu babacool (même si le papa travaille à la banque et que la maman est secrétaire dans l’administration), qui vivent souvent nus et qui sont très libres… Mais, Esther, elle, rêve de règles plus cadrées (elle adore d’ailleurs la grammaire et les mots qui ont un sens figé), de rigueur et de normalité…

Il faut dire qu’en plus de ses parents libertaires, il y a ses grands-parents, Juifs rapatriés d’Algérie qui vivent dans la nostalgie de leur passé aisé, sa mère qui vit souvent à découvert (en secret du père), son frère, hyperactif maladroit presque inadapté et surtout son père qui est un personnage hors du commun à la fois angoissé et exubérant…

Cette histoire de famille très ancrée dans son époque (fin des années 1970-début des années 1980) dresse un portrait de différents milieux sociaux (Esther allant dans un collège catholique, elle fréquente des gens de la bourgeoisie marseillaise) et de différents courants de pensées (l’élection de François Mitterrand aura des conséquences inattendues sur la vie d’Esther)…

Du fait que l’on voit tout par le regard d’une petite fille qui devient une jeune adolescente, c’est un roman qui mêle de nombreuses émotions comme par exemple la gêne qu’Esther éprouve vis à vis de ses parents. C’est souvent raconté avec humour mais pas seulement car il y a aussi la peur et la colère ressenties par Esther à cause du comportement erratique de son père avec une violence psychologique sous-jacente.

J’ai beaucoup aimé ce roman assez subtile et la version audio est très bien lue par Clara Brajtman!

Les lendemains : Mélissa Da Costa (lu par Ariane Brousse)

J’avais bien aimé « Tout le bleu du ciel » avec malgré tout des bémols et j’ai tenté le roman suivant de Mélissa da Costa en audio et je n’ai pas été déçue : j’ai eu un coup de coeur.

L’histoire est celle d’Amande, une jeune femme que l’on rencontre en plein drame… Elle vient s’installer seule dans une maison de location vieillotte en pleine campagne en Auvergne, quittant Lyon et son travail car elle vient de traverser une épreuve de vie terrible : son mari est mort dans un accident et le choc a entraîné la mort du bébé de 8 mois dont elle était enceinte. Elle est au plus bas, ne voyant pas vraiment d’intérêt à vivre, elle se terre dans sa nouvelle maison aux volets fermés et se shoote aux somnifères…

On va suivre Amande pendant un an et on va voir comment elle va se relever petit à petit. Grâce à des échanges avec différentes personnes de son entourage, les parents de son mari Ben, son beau-frère et sa compagne, les jeunes de la MJC où Ben travaillait ou la rencontre avec Julie, la fille de Mme Hughes l’ancienne propriétaire de la maison, pleine d’enthousiasme.

Mais surtout c’est indirectement Mme Hughes qui va la sauver avec les anciens calendriers que la vieille dame avait annotés et qui va donner envie à Amande de se lancer dans le jardinage, une occupation très thérapeutique pour elle. Pendant cette période, Amande va développer sa créativité qui sera son moyen d’apprivoiser son deuil et de donner une place à Ben et Manon, la petite fille qu’elle n’a pas connue en se créant une nouvelle vie et en laissant petit à petit entrer la lumière.

J’ai été touchée par les personnages et je dois même vous dire que j’ai été très émue plus d’une fois pendant ma lecture. Je n’ai pas été déçue : j’ai parfois eu peur que le roman ne tourne à un feel-good facile avec une fin heureuse cousue de fil blanc et un prince charmant qui arriverait à la dernière minute mais l’autrice a su éviter cet écueil !

J’ai aussi beaucoup aimé la manière dont il a été lu par Ariane Brousse.

Un tout petit rien : Camille Anseaume

Quand mon amie m’a prêté ce roman, je ne savais pas de quoi il parlait, je savais seulement qu’elle l’avait aimé! La quatrième de couverture est à mon avis un peu trompeuse et à cause d’elle j’ai un peu repoussé ma lecture, craignant que ce soit une histoire uniquement centrée sur une relation de couple alors que ce n’est pas du tout le cas… Enfin, pas celle que j’avais imaginée.

L’histoire commence quand la narratrice, Camille, qui a 25 ans et vit une vie de jeune femme sans contraintes à Paris découvre qu’elle est tombée enceinte par accident. L’homme avec qui elle a une relation sans engagement et avec qui elle ne partage pas grand-chose de plus que du sexe n’est pas intéressé par cette grossesse.

La suite du roman raconte alors la période d’incertitude des semaines qui suivent cette découverte et toute la réflexion de Camille concernant la choix d’avorter ou non. Puis il y a ensuite les mois où elle va apprivoiser sa grossesse, se l’approprier, s’habituer à l’idée de devenir une jeune mère célibataire. Et aussi les relations avec les autres, son entourage, ses amis et surtout sa famille (et notamment sa mère!)

Ecrit dans un style rythmé et enlevé avec des chapitres courts, ce roman mêle des passages sérieux et touchants et de l’humour, parfois grinçant. J’ai lu ce livre très vite et j’ai été très agréablement surprise!

par mon amie Mrs B

L’été où tout a fondu : Tiffany McDaniel + [Billet guest star de Coralie]

J’avais eu un gros coup de coeur pour « Betty » de Tiffany McDaniel et ma gentille collègue Coralie l’avait aussi aimé et comme elle a adoré ce roman de la même autrice (le 2e à être publié en France mais qui est en réalité son premier roman), elle l’a tout de suite mis dans mon casier. J’étais ravie car j’avais évidemment envie de le lire après tant aimé « Betty »!

Alors je vais le dire tout de suite, j’ai abandonné ma lecture au bout de 300 pages (environ les deux tiers) et je suis vraiment déçue car j’avais envie d’aimer mais vraiment, je n’ai pas pu me forcer plus car je m’ennuyais. J’avoue même que si j’ai été jusqu’à la page 300 c’était parce qu’il m’avait été prêté avec enthousiasme. 😦

Voici le résumé de l’éditeur : « Été 1984 à Breathed, Ohio. Hanté par la lutte entre le bien et le mal, le procureur Autopsy Bliss publie une annonce dans le journal local : il invite le diable à venir lui rendre visite. Le lendemain, son fils Fielding découvre un jeune garçon à la peau noire et aux yeux d’un vert intense planté devant le tribunal, qui se présente comme le diable en personne. Cet enfant à l’âme meurtrie, heureux d’être enfin le bienvenu quelque part, serait-il vraiment l’incarnation du mal ? Dubitatifs, les adultes le croient en fugue d’une des fermes voisines, et le shérif lance son enquête. Se produisent alors d’étranges événements qui affectent tous les habitants de Breathed, tandis qu’une vague de chaleur infernale frappe la petite ville.« 

*

Alors sans raconter l’histoire plus que ça, je vais vous dire pourquoi j’ai abandonné. J’ai trouvé le début très lent et à partir de la moitié, j’ai trouvé ça assez confus et brouillon, un peu répétitif aussi, sans doute des défauts de premier roman mais sur un livre de 470 pages, c’est long… J’ai aussi trouvé que c’était dommage de situer le roman en 1984, car tout le long j’avais l’impression de lire un roman qui se serait passé dans les années 1950 (ou alors c’était fait exprès pour montrer que les choses n’étaient pas bien différentes entre ces deux époques? Pourquoi pas, mais c’était trop subtil!) Et j’ai aussi trouvé que les personnages étaient trop survolés.

L’idée de base était intéressante notamment l’alternance de point de vue avec l’histoire en 1984 où le jeune Fielding, a 13 ans et plus tard avec un Fielding adulte, qui donne du recul à ce qui s’est passé… Mais je n’ai pas eu le courage d’aller au bout pour savoir ce qui s’est passé entre les deux périodes…

billet guest star de coralie :

Coucou! C’est moi, la collègue qui a prêté à votre chère blogueuse le roman « L’été où tout a fondu », et de mon côté j’ai beaucoup aimé le lire!

Il faut dire que j’avais vraiment hâte de le commencer : « Betty », de la même autrice, m’avait bouleversé et figure depuis dans mon top 3 des romans préférés. J’aime beaucoup les éditions Gallmeister dont je guette régulièrement les sorties, et surtout j’ai acheté « l’été où tout a fondu » dans une très belle librairie en Provence, la librairie des Bleuets, halte agréable cet été en compagnie de ma grand-mère, mon parrain, ma tante et mon plus jeune cousin. Vous la sentez, la plus-value émotionnelle de ce livre?

Pour mettre toutes les chances de mon côté, j’ai aussi accentué mon rythme de lecture parce que je sais que je suis passée à côté de certains romans (coucou la saga des Cazalet). La lecture pour s’endormir ne suffit pas, alors on troque le portable au petit déj’ pour une petite place sur le canapé, un plaid, un porridge et le bouquin.

Alors oui, il est peut-être moins fort que Betty, et j’ai moins apprécié les deux niveaux de narration, enfin, surtout les moments où on retrouve Fielding vieil homme aigri (au présent, dans un futur proche?) car plus confus et plus sombre. 

Par contre, j’ai été ravie de retrouver le talent de Tiffany Mc Daniel pour raconter les fables. J’ai beaucoup apprécié la figure de Sal, petit garçon qui se présente comme le diable, et la façon dont il bouscule les personnages de l’intrigue. Sa sensibilité m’a émue et m’a permis de me plonger dans l’histoire de ce roman. 

Maintenant, j’attends avec impatience le nouvel ouvrage de Tiffany Mc Daniel, dont la sortie américaine est prévue en 2023!

par ma gentille collègue Coralie