La merveilleuse boutique de crèmes glacées de Viviane : Abby Clements (Lu par Ludmila Ruoso)

À Brighton, Anna vient d’acheter un appartement dans lequel elle va emménager avec son petit ami fraîchement divorcé. En Thaïlande, Imogène, sa soeur aventurière, a trouvé l’endroit où elle se sent bien, elle compte bien y rester pour poursuivre sa carrière de photographe… Mais les retrouvailles entre les deux soeurs vont arriver plus tôt que prévu quand Viviane, leur grand-mère adorée, meurt de façon inattendue.

Leur père et leur oncle héritent de la maison de famille et les deux soeurs héritent de la boutique de glaces de Viviane. Un peu laissé à l’abandon, le commerce va prendre une nouvelle jeunesse avec les idées des jeunes femmes. Anna va prendre des cours de confection de glaces en Italie, à Florence, où elle rencontre un jeune italien charmant et pendant ce temps, Imogène a un peu la poisse et ne se fait pas de très bonnes relations avec le commerçant voisin.

Mais les filles finissent par trouver leur équilibre entre les tensions familiales, les petits soucis et les gros coups de blues.

Alors dès le début de ma lecture, je me suis dit « c’est gentillet mais c’est sympa… » C’est loin d’être un incontournable mais c’est une lecture de vacances sympathique qui ne demande pas beaucoup de réflexion (on se doute un peu de tout très vite!) mais c’est aussi une jolie histoire entre deux soeurs et on a envie d’aller fabriquer des glaces à Florence, flâner sur le bord de mer à Brighton et surtout … manger des glaces! 🙂

La version audio est lu par une jeune femme qui a une voix très proche des jeunes femmes des séries américaines doublées et ça colle bien à l’ambiance du roman.

Une lecture estivale mais rien de plus (mais parfois ça fait du bien 😉 )

 Chez Sylire

  chez Lou et Titine

Les mystères d’Avebury : Robert Goddard

Le roman commence en 1981 quand dans la campagne anglaise, à Avebury, David Umber est témoin du kidnapping d’une petite fille qui était avec son frère et sa soeur aînée et leur baby-sitter Sally. Miranda, la soeur de 7 ans court pour essayer de rattraper la camionnette des agresseurs de Tamsin, sa petite soeur de deux ans et le drame s’amplifie encore quand elle est renversée par le véhicule et meurt sur place. La suite des événements est très floues pour tout le monde car tout est allé très vite…

Puis, le récit nous transporte en 2004 à Prague où David Umber travaille comme guide. Il est retrouvé par l’inspecteur Sharp qui est à la retraite mais qui était en charge de l’enquête d’Avebury à l’époque. Il a reçu une lettre anonyme qui le pousse à relancer l’enquête sur la disparition et la mort des deux petites filles Hall. Mais pas seulement… En effet, David Umber s’était plus tard marié avec Sally la baby-sitter des enfants Hall et après leur séparation, elle est décédée dans des conditions peu claires (accident, suicide ou pourquoi pas un meurtre?). Un homme avait avoué le meurtre de la fillette, mais si les parents avait accepté cet aveu, Sally, elle, ne le croyait pas…

Il y a aussi un autre mystère qui poursuit David : la raison pour laquelle il était à Avebury ce jour là, c’est qu’il avait rendez-vous avec un certain M. Griffin qui devait lui fournir des livres originaux de « Junius » un homme sur lequel David faisait ses recherches d’historien… Le lien avec Junius semble avoir de l’importance car 23 ans plus tard, la lettre anonyme que Sharp a reçu est composée d’extraits de lettres du 18e siècle du fameux Junius…

Bon… si mon résumé vous semble confus, dites-vous bien que j’ai pourtant évité de le compliquer encore plus en mentionnant encore tout un tas de personnages et de mystères… J’ai trouvé que c’était vraiment fouillis et avec des situations souvent irréalistes et incohérentes avec beaucoup de répétitions et de lourdeurs… Je n’ai pas été emballée du tout. J’ai fini juste pour connaître le fin mot de tous ces mystères mais s’il avait été plus long, je n’aurais peut-être pas été au bout. Tout m’a finalement semblé « too much »…

Le seul point vraiment positif pour moi, c’est qu’une grande partie du récit se passe à Jersey et c’est une île que je connais bien vu que ma famille maternelle en vient et je connaissais les lieux évoqués.

De cet auteur, j’avais beaucoup aimé « Par un matin d’automne » mais j’avais déjà été moyennement intéressée par « Hand in glove« … Je ne sais pas si je poursuivrai avec lui…

chez Lou et Titine

Courtes distances : Joff Winterhart

Sam est un jeune homme de 27 ans qui se sort à peine d’une dépression et qui semble avoir gardé une langueur nonchalante, une absence d’envies qui le tient à distance des autres. Il est retourné vivre chez sa mère qui le met en contact avec une vague relation familiale.

Keith Nutt est le patron de KLN Ltd une obscure entreprise spécialisée dans « la distribution et le transport » et il prend Sam avec lui pour « le former » mais dans les faits, le travail et la formation consiste à passer tout leur temps dans la voiture de Keith, qui va d’entreprise en entreprise avec des dossiers. Keith estime qu’il faut que Sam apprenne progressivement et au début, il n’a même pas le droit de l’accompagner dans les bureaux. Par contre, il lui confie la surveillance de sa chienne qui est très importante pour lui.

Les relations entre les deux hommes sont particulières, Sam parle très peu, il est comme extérieur au monde et Keith parle beaucoup mais en radotant des histoires le concernant. Mais ce duo quasiment enfermé dans une voiture nous montre deux solitudes.

En effet, j’ai trouvé qu’il y avait finalement beaucoup de points commun entre les deux hommes : ils sont un peu à part, seuls et coupés des autres même si cela ne se manifeste pas de la même manière.

Sam aurait pu devenir un Keith et Keith s’est peut-être vu dans Sam.

L’auteur est un vrai observateur des personnes qui entourent ses personnages principaux et c’est dans les détails qu’il brosse le portrait d’une petite ville où tout le monde se connaît mais où des grandes solitudes passent inaperçues.

Ce n’est pas un album très joyeux mais intéressant.

  chez Noukette

chez Lou et Titine

Tableaux d’une exposition (Notes from an exhibition) : Patrick Gale

Rachel Kelly est une artiste peintre que l’on va aussi découvrir dans son rôle de mère et de compagne, depuis sa jeunesse jusqu’à sa mort. Mais le récit de cette vie n’est pas linéaire. Il a comme fil conducteur sa mort et les conséquences que cela a sur sa famille avec des retours dans le passé qui focalisent sur certaines personnes l’ayant côtoyée, notamment ses enfants.

C’est donc aussi une histoire de famille, partant de la rencontre avec Anthony, son mari, leur vie en Cornouailles et leurs quatre enfants qui ont chacun leurs histoires personnelles et leurs relations particulières avec leur mère.

Il faut savoir que Rachel, en plus d’être une artiste passionnée et intense dans son travail et aussi une femme instable à cause de sa bipolarité qui est encadrée médicalement -quand elle y pense… Ce n’est pas une femme facile à vivre ni une mère très tendre avec ses enfants…

Les enfants ont tous vécu leur vie de famille de façon différente et après la mort  de Rachel, on en apprend plus, petit à petit, sur ce qu’ils sont devenus… Il y a des drames et des non dits et des mystères familiaux se lèvent tout au long du roman.

Le titre du roman vient du fait que que chaque chapitre commence par un cartel de tableau ou d’éléments d’une exposition retrospective sur Rachel et c’est original.

J’ai beaucoup aimé ce portait de famille en kaléidoscope qui mêle des traumatismes de l’enfance, la maladie mentale, le deuil et l’art. C’est un roman très riche et émouvant. Rachel est une femme dure à aimer et pourtant elle est touchante à sa façon.

Je vous conseille ce roman!

par ma maman.

 chez Antigone

chez Lou et Titine

Te laisser partir : Clare Mackintosh (Lu parJoséphine de Renesse et Philippe Résimont)

Résumé de l’éditeur : Un soir de pluie à Bristol. Un petit garçon qui échappe à la vigilance de sa mère. Une voiture qui surgit… et un chauffard qui s’enfuit. En dépit de l’obstination de l’équipe d’enquêteurs, pas une piste. Rien.
Ce bref instant a suffi à transformer en cauchemar l’existence de Jenna. Aurait-elle pu empêcher la tragédie ? Pour elle, il n’y a plus qu’une solution, tout quitter. Va-t-elle pouvoir oublier la souffrance de cette nuit de novembre, dans ce cottage isolé où elle se réfugie sur la côte désolée du pays de Galles ? Le chagrin et la douleur vont-ils s’estomper, ou le passé va-t-il la rattraper, provoquant une cascade de répercussions dramatiques ?

*

Oh la la… il va falloir que je fasse très très attention à ne pas spoiler ce roman… Je vous mets d’ailleurs le résumé de l’éditeur car il est très bien…

Je ne vais d’ailleurs pas vous en dire beaucoup plus car vraiment, il y a un twist au milieu du roman qui fait basculer l’histoire que l’on lisait dans une histoire complètement différente… On commence par une histoire de deuil et on a finalement une histoire de manipulation mentale et de violence conjugale et c’est un détricotage d’une histoire par flash-backs qui nous ramène malgré tout à l’histoire de départ…

Le début est peut-être un peu long mais au font il permet d’installer le lecteur dans une certaine situation et même de nous manipuler… Je me suis plusieurs fois énervée contre le personnage en lui disant mentalement : « Mais dis lui! Ca serait tellement plus simple! » (mais en fait ce n’était pas du tout plus simple… et ça, on le comprend dans la deuxième partie et on est bluffé!)

Bref, je me suis bien faite avoir et j’ai adoré! J’ai relu un chapitre à la fin (je ne vous dis pas lequel pour ne pas vous influencer mais si vous l’avez lu et que vous voulez que je vous dise lequel il faut relire, je vous le dirai 😉 ) et c’est incroyable car l’auteur a vraiment n’a pas laissé passé de faille.

Je suis consciente que je ne vous raconte pas grand chose mais c’est vraiment pour préserver le suspense. J’ai vraiment aimé ce faux polar qui est plus un roman psychologique et qui est très réussi!

 Chez Sylire

chez Lou et Titine

Raison et sentiments : Jane Austen (lu par Cachou Kirsch)

Pas facile de parler d’un classique de la littérature anglaise qui est sans doute connu de tous. J’ai lu « Orgueil et préjugés » il y a quelques années et j’avais beaucoup aimé l’ambiance et la modernité des personnages. Dans « Raison et sentiments » ce que j’ai préféré c’est vraiment le côté social et historique.
Après le décès de leur père, Elinor, Marianne et Margaret Dashwood, n’héritent de rien car c’est John, leur demi-frère aîné qui a tout, l’argent et surtout Norland dans le Sussex, la propriété familiale. Mme Dashwood et ses filles quittent donc leur maison après quelques temps de cohabitation avec son beau-fils et son épouse pour vivre dans le Devon à Barton Cottage proposé par Sir John Middleton, un cousin fortuné.
Une nouvelle vie s’ouvrent à elles auprès de Sir John, Lady Middleton, sa femme et sa mère Mrs Jennings. Elles rencontrent aussi des amis ou de la famille de leurs nouveaux voisins. Il y a notamment le colonel Brandon, un homme un peu secret et sombre, la sœur de Lady Middleton et son mari Mr et Mme Palmer, un couple plein de contrastes et Anne et Lucy Steele, des cousines.
Le colonel Barton est rapidement tombé amoureux de Marianne mais la jeune femme de 17 ans, très intense dans ses idéaux amoureux ne l’envisage même pas comme un potentiel prétendant. Par contre, elle est complétement tombée sous le charme de John Willoughby, un jeune homme rencontré par hasard.
Elinor, plus âgée et très raisonnable, garde le plus secrètement possible les sentiments qu’elle éprouve pour Edward Ferrars, le frère de sa belle-soeur Fanny, qu’elle a rencontré quand elles vivaient encore à Norland. Mais comme la famille Ferrars a clairement fait comprendre qu’ils avaient  de grandes ambitions pour ce fils aîné, elle s’est fait une raison que rien ne serait possible.
Elinor s’inquiète de l’intensité des sentiments de Marianne pour Willoughby qui n’est peut-être pas celui qu’il laisse entendre et elle-même doit se forcer à rester raisonnable et secrète quand elle se retrouve à recueillir des confidences qui la font terriblement souffrir.
Entre la campagne et la vie à Londres, avec les sous-entendus qui deviennent vite des rumeurs et des « certitudes », le petit milieu de la haute société (plus ou moins haute) ce roman est vraiment très riche. Il y a beaucoup de bons sentiments, les faux-semblants et des personnages bien construits. Il y a Elinor l’honnête gentille et Marianne, la passionnée. Il y a des trahisons et des secrets… Cela pourrait être un peu « chick litt » si c’était un roman d’aujourd’hui mais c’est très bien écrit et c’est surtout totalement ancré dans une époque et c’est vraiment un bon roman, facile à lire!

 Chez Sylire

chez Lou et Titine

L’avis de Dominique en commentaire!

Kaspar le chat du Grand Hotel : Michael Morpurgo (Billet avec Bastien)

Johnny Trott est un jeune groom au Savoy, un grand hôtel de Londres. Un jour, une cantatrice russe s’installe à l’hôtel avec son chat Kaspar, un vrai prince! La comtesse Kandinsky traite Johnny avec beaucoup d’affection, d’autant plus qu’il y a un vrai lien qui se tisse entre le jeune homme et le chat. Johnny trouve auprès de la comtesse ce qu’il n’a jamais connu auprès d’une mère.

Malheureusement, un accident arrive et Johnny se retrouve seul à devoir s’occuper de Kaspar  en cachette car il est interdit pour le personnel d’avoir un animal de compagnie. Kaspar en pleine déprime, se laisse mourir de désespoir et de faim… Johnny ne sait pas quoi faire… Jusqu’à ce qu’Elisabeth, une fillette américaine, cliente de l’hôtel qui ne pense qu’à vivre des aventures dans les couloirs et les étages (elle m’a fait penser au personnage de Nina dans « Un gentleman à Moscou » pour les lecteurs adultes qui l’ont lu) découvre le secret et réussisse à faire manger Kaspar. Les deux amis retrouvent goût à la vie auprès de l’intrépide enfant et ils deviennent tous amis.

Au moment de se séparer, quand la famille d’Elisabeth monte à bord du Titanic, Johnny prend une décision insensée : il reste à bord… Et évidement, tout le monde sait ce qui est arrivé lors de ce voyage…

Ce roman est très agréable à lire. Les personnages sont variés et bien brossés, ils ont tous leur personnalité -même Kaspar! Le roman permet de faire découvrir la vie du personnel d’un grand hôtel an Angleterre au début du 20e siècle, mais montre aussi que des relations peuvent exister malgré les différences sociales et aussi que chacun a le droit à une deuxième chance. Il y est question d’amitié, de courage, de belles rencontres. On parle même un peu de la première guerre mondiale. Il ne faut surtout pas oublier de lire la postface (mais seulement à la fin, bien sûr!) dans laquelle l’auteur explique d’où lui est venue son inspiration.

Le lecteur traversera différentes émotions et ce roman confirme bien le talent de Michael Morpurgo pour à un large spectre de lecteurs : il fait vraiment partie de ces auteurs que parents et enfants peuvent lire ensemble!

Voici l’avis de Bastien (9 ans et demi) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est l’histoire d’un groom orphelin au Savoy, un hôtel très luxueux à Londres. Il va devoir accueillir la comtesse Kandinsky et le Prince Kasper (Kasper est un chat!).

Quand un désastreux événement a lieu, Johnny (le groom) va devoir s’occuper du chat Kasper.

Mais il va faire une rencontre qui va l’emmener loin, très loin… Mais je n’en dis pas plus pour garder le suspense…

J’ai bien aimé ce livre, parce que ça parle d’un chat et car ça parle aussi du Titanic.

Il y a certains moments de tristesse. »

 chez Lou et Titine

Miss Marple au club du mardi + Le club du mardi continue : Agatha Christie

Ces deux recueils de nouvelles regroupent 13 nouvelles qui étaient à l’origine un seul volume quand Agatha Christie les a publiées sous le titre anglais « The Thirteen Problems ». Ces nouvelles sont liées par une trame : elles se situent toutes à St. Mary Mead. Les premières (1 à 6) se passent auprès de Miss Marple, il y a son neveu Raymond West, qui est écrivain, Joyce Lemprière, une jeune artiste, Sir Henry Clithering, ancien haut fonctionnaire de Scotland Yard, Dr Pender, un pasteur de la paroisse et Mr. Petherick, un avoué. Les autres nouvelles (7 à 12) ont lieu un an après chez le Colonel Arthur Bantry et sa femme Dolly chez qui leur ami Sir Henry Clithering est de passage et il y a à nouveau Miss Marple ainsi que l’actrice Miss Jane Helier et le Dr Lloyd. La dernière nouvelle remet en contact Sir Henry Clithering avec Miss Marple à Saint Mary Mead.

J’ai retrouvé ces détails sur internet et je me suis rendue compte que si j’avais parfois confondu Joyce Lempière et Jane Helier c’était normal car l’édition « Club des masques » que j’ai lue n’a pas respecté l’ordre des nouvelles d’origine et donc il y a quelques confusions sur les personnages réunis. Ce n’est pas très grave pour la compréhension des histoires car elles sont toutes indépendantes mais c’est quand même dommage pour l’unité du recueil.

Le point commun de toutes ces nouvelles est que chaque personnage va proposer une histoire criminelle et demander aux autres participants de dénouer cette affaire à partir des quelques indices et indications données. Tout le monde émet des hypothèses mais c’est toujours Miss Marple qui, tout en donnant l’impression de ne pas vraiment être concentrée, en tricotant, apporte la solution à toutes les enquêtes évoquées, argumentant comme d’habitude qu’elle a juste observé la vie à Saint Marie Mead qu’elle n’a jamais quitté et que la nature humaine peut se retrouver partout.

Je ne vais pas vous parler de chaque nouvelle car elles sont assez courtes et je ne voudrais pas trop en dévoiler mais ce que je peux vous dire c’est que j’ai vraiment apprécié ces nouvelles et ce format qui fait que l’on a vraiment une mini enquête policière à chaque fois. Je vous recommande ces deux titres ou « Miss Marple et le club du mardi » dans lequel les 13 nouvelles sont maintenant regroupées en un seul volume. Mais au cas où vous auriez la même édition que moi, voici l’ordre à suivre :

  1. Le Club du Mardi (The Tuesday Night Club)
  2. Le Sanctuaire d’Astarté (The Idol House of Astarte)
  3. Les Lingots d’or (Ingots of Gold)
  4. Le Perron sanglant (The Blood-Stained Pavement)
  5. Motif contre occasion (Motive vs Opportunity)
  6. Le Pouce de saint Pierre (The Thumb Mark of St Peter)
  7. Le Géranium bleu (The Blue Geranium)
  8. La Demoiselle de compagnie (The Companion)
  9. Les Quatre Suspects (The Four Suspects)
  10. Une tragédie de Noël (A Christmas Tragedy)
  11. L’Herbe de mort (The Herb of Death)
  12. L’Affaire du bungalow (The Affair at the Bungalow)
  13. Une noyée au village (Death by Drowning)

55e et 56e Agatha Christie de ma collection

chez Lou et Titine

catégorie « objet » (=club de golf)

Une mer si froide : Linda Huber (Lu par Hélène Lausseur)

Il va être très compliqué de parler de ce livre car je ne veux pas trop en dire…

Nous sommes en Cornouailles en Angleterre mi-août et nous suivons une famille : Maggie, Colin les parents, et leurs enfants, Olivia qui a trois ans et son grand frère Jo. Malheureusement, un instant d’inattention fait qu’Olivia a disparu et personne ne l’a vue après le moment où elle a quitté sa mère sur la plage pour rejoindre son père et son frère dans les mares dans les rochers. Maggie, percluse de culpabilité n’arrive pas à supporter cette disparition et après avoir accepté qu’elle a dû se noyer, elle ne peut pas vraiment reprendre le cours de sa vie avant d’avoir retrouvé le corps de sa fille.

En parallèle, nous suivons aussi Jenifer et sa petite fille Hailey, qui a cinq ans et qui commence l’école dans une nouvelle maison et une nouvelle ville. Jennifer, enceinte de jumeaux, est seule car son mari est aux Etats-Unis pour des affaires familiales. La plus grande partie du roman va être centrée sur Hailey qui a du mal à s’adapter à l’école et sa maîtresse Katie va essayer de l’accompagner au mieux.

Le lecteur sait très vite qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez Jenifer qui a beaucoup de choses à cacher… Et qu’elle se cache à elle-même d’ailleurs.

C’est un thriller qui ne joue pas vraiment sur le mystère car on sait ce qui se passe assez vite mais plus sur la psychologie des personnages et sur l’empathie qu’il crée. En effet, comment ne pas être angoissé comme les parents de Olivia? Comment ne pas ressentir le malaise qui émane de Jennifer comme Katie? Comment ne pas souffrir avec Hailey? En tout cas, j’ai vraiment apprécié cette audiolecture dont j’ai aussi aimé la lectrice qui sait faire vivre l’histoire.

Une bonne découverte vers laquelle je ne serais peut-être pas allée si je m’étais basée sur le titre et la couverture pour être tout à fait honnête!

par Mrs B! Merci!

 Chez Sylire

chez Lou et Titine

Notre Jack : Michael Morpurgo (illustré par David Gentleman)

Ca faisait longtemps que je n’avais pas lu de livre de Michael Morpurgo, un de mes auteurs jeunesse chouchous.

L’histoire se passe de nos jours avec un petit garçon anglais qui vit avec ses parents et son frère Otto près de Stratford Upon Avon. Il y a toujours eu chez lui un casque en fer qui était un jouet pour Otto et qui a fait partie de la vie de famille sans qu’on en fasse grand cas.

Puis, alors qu’il a 14 ans, Michael, pacifiste convaincu, apprend que sa classe va faire un voyage en Belgique sur les champs de bataille de la 1ère guerre mondiale et que son professeur veut monter une comédie musicale sur le sujet.

Il refuse d’y participer, même si sa famille argumente en expliquant que tout le monde devrait connaître ce pan de l’histoire. Son frère trouve les mots pour le persuader en lui disant que ce n’était pas parce qu’il n’approuvait pas la guerre que c’était une bonne raison de ne pas la regarder en face, « peu importe à quel point ça [le] rend triste ou [le] met en colère. »

Pour préparer ce voyage, leur professeur leur demande de se renseigner sur leurs familles pour savoir s’ils avaient des liens avec la 1ère guerre mondiale. Dans la famille de Michael, ils trouvent le carnet et des notes du grand-père du grand-père de Michael : Jack. Ce dernier n’est jamais revenu de la guerre et était toujours surnommé « Notre Jack » dans la famille. Le casque lui appartenait ainsi qu’un vase fait d’un morceau d’obus. Dans le carnet, il y a des lettres, des poèmes, des textes de Shakespeare (car Jack était acteur à Stratford Upon Avon)

Une exposition est montée avec toutes les trouvailles des élèves et le voyage à Ypres en Belgique est émouvant pour tout le monde.

Comme souvent avec Michael Morpurgo, le passé et la guerre sont liés au présent pour apporter une leçon au travers la transmission par un ancien. Ici, c’est par le témoignage et les écrits d’un aïeul et c’est encore une fois très réussi!

Il est à noter que le livre est très joliment illustré par un artiste dont j’ai un beau livre d’aquarelles sur Londres et j’ai reconnu le trait tout de suite!

 chez Blandine

 chez Lou et Titine