Quinze pour cent : Samuel Archibald (lu par Gildor Roy)

Ayant lu le recueil de nouvelles Arvida, j’ai profité des livres audio de Radio-Canada pour lire un autre titre de l’auteur en audio à l’occasion du rendez-vous autour des polars.

Il faut savoir que c’est un très court roman ou une longue nouvelle (je ne suis pas très douée en genre littéraire mais Le Quartanier, la maison d’édition parle de « novella »). C’est une enquête policière ou plutôt, la base de l’histoire est une enquête policière -assez simple finalement-il n’est pas question ici de deviner qui est le coupable, à vrai dire c’est presque anecdotique. Pour moi, plus qu’un polar, c’est un roman de personnages et d’ambiance ce qui explique sans doute pourquoi même si j’ai beaucoup apprécié cette histoire je dois avouer que maintenant que je dois écrire mon billet je n’ai pas de souvenirs précis sur lesquels m’appuyer (le fait que je l’ai lu en audio n’arrangeant rien car je ne peux pas feuilleter le livre).

Alors je vous donne le résumé de l’éditeur :

« Une violation de domicile a mal tourné quelque part au Lac. L’inspecteur-chef Leroux traque les tueurs, avec l’aide d’un sergent-détective Ilnu à la morale élastique. Il faut se méfier de Leroux. Moins molosse que vieux buck, il ne montre jamais les dents. Mais quand il se met à ruminer, les coupables n’ont aucune chance. Sauf bien sûr s’il s’égare, dans ses pensées ou les beaux yeux de Caroline. »

J’ai trouvé cette histoire à la fois très humaine et sombre avec des personnages réalistes et ordinaires, j’ai aimé le ton. J’y ai trouvé un côté « blues », presque « western ». C’est difficile à expliquer, c’était plus un ressenti.

Karine aussi l’a lu ce mois-ci, elle vous éclairera peut-être plus!

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  chez Karine:) et  Yueyin

« polar »

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Nous étions le sel de la mer : Roxanne Bouchard

J’ai choisi de lire ce roman pour la lecture commune autour du polar parce que j’avais vu sur internet qu’il y avait une enquête mais je dois vous dire que le côté « policier » est presque anecdotique et que le roman est vraiment très riche et que finalement, c’est plus une quête de soi, une recherche d’identité qu’une enquête policière.

Pas simple de vous en parler du coup  car je ne veux pas trop en dire… Alors, le roman commence avec la rencontre de Catherine qui ne va pas très bien, elle est déprimée et quitte la ville pour aller à Caplan en Gaspésie car elle a reçu une lettre dont nous ne savons rien au début.

Caplan est un petit port de pêche en peu en dehors des sentiers touristiques de la Gaspésie et les gens qui y vivent sont une petite communauté où tout le monde connaît tout le monde, avec des histoires un peu cachées, des hommes un peu bourrus, à l’accent et au patois assez prononcé (il y a un petit côté marins bretons chez ces pêcheurs de Gaspésie!) Catherine arrive et fait petit à petit sa place dans cet univers où on prône la lenteur et qui semble hors du temps. Elle n’est pas forcément acceptée facilement, surtout quand elle explique qui elle cherche…

Un pêcheur revient un jour avec un corps dans ses filets et cette personne est justement celle que Catherine voulait rencontrer…

Le sergent Moralès, qui vient de s’installer à Caplan, est d’office mis sur l’enquête mais il se trouve confronté à la difficulté d’essayer de mener une enquête dans un village où les gens ne veulent rien révéler.

J’ai beaucoup aimé ce roman. J’ai aimé la langue, le style qui est vraiment beau, souvent poétique. Il y a de très beaux passages sur le temps qui passe, sur les relations humaines, sur l’amour, que ce soit l’amour amoureux ou l’amour filial. La nature a une grande place aussi.

Je vous le recommande (peut-être après vous être peu familiarisé avec le québécois car il y a des passages qui sont peut-être difficiles à comprendre ou à apprécier pour une première incursion dans cette langue mais ça ne m’a pas gênée personnellement) et je pense que je lirai un autre roman de cette auteur! Si vous en avez un à me recommander pour Québec en novembre 2018, je suis preneuse 😉

  chez Karine:) et  Yueyin

« polar »

S’enfuir -Récit d’un otage : Guy Delisle

Christophe André travaille dans une ONG et il est enlevé en Tchétchénie. Guy Delisle raconte sa captivité, jour après jour (111 jours) en décrivant tout ce qui se passe … ou ne se passe pas, tout ce qui passe par la tête de l’otage.

Il pense d’abord que cela va être régler en quelques jours, puis il compte les jours, les semaines et les mois en commençant à croire qu’il ne sortira jamais.

Il ne comprend pas la langue de ses ravisseurs et ne peut donc ni nouer de contact ni comprendre ce qui se passe autour de lui. Il subit absolument tout.

Nous sommes à la place de l’otage, on n’en sait pas plus que lui sur sa situation. On est dans la même attente, dans le même ennui des jours qui se ressemblent et où il ne se passe rien pour ensuite accélérer au moment de la libération.

Je connaissais Guy Delisle pour « Pyongyang » (lu avant le blog), « Chroniques Birmanes », « Chroniques de Jérusalem » et j’avais beaucoup aimé ces récits très instructifs, réalistes et sérieux mais qui contenaient aussi une part de légèreté et d’humour qu’évidemment, vu le sujet, on ne trouve pas dans ce récit. « S’enfuir » est réellement le témoignage d’un otage mais le parti pris de l’auteur de nous montrer chaque journée m’a un peu ennuyée même si j’ai bien conscience que c’était sans doute nécessaire pour rendre compte de l’enfermement et de l’incertitude ressentie par Christophe André.

Alors c’est un sentiment un peu mitigé : l’effet recherché est atteint car on se met à la place de l’otage enfermé ce qui est vraiment intéressant mais cela a aussi pour conséquence une certaine lassitude pour le lecteur.

Sur le site de Guy Delisle (clic clic), il y une rubrique qui concerne cet album dans laquelle on peut entendre des témoignages audio de Christophe André.

    chez Mo

 chez Karine:) et  Yueyin

Conversation avec un enfant curieux : Michel Tremblay

Je connaissais Michel Tremblay de nom et je crois même avoir tenté de lire un de ces livres il y a longtemps mais je crois qu’à l’époque je n’étais pas assez familiarisée avec le « phrasé québécois » et la retranscription de l’accent et je n’avais pas dû le finir. Mais je suis ravie de lui avoir donné une nouvelle chance grâce à Québec en Novembre car j’ai beaucoup aimé!

Comme je le disais, la langue typiquement québécoise est forcément très présente dans ce récit d’enfance québécoise mais je pense aussi que j’ai plus apprécié car je connais mieux le Québec et son histoire, la place de l’église catholique par exemple, et du coup je comprenais mieux pas mal d’aspects de ce roman.

Donc, c’est l’histoire d’un certain Michel Tremblay (j’imagine que c’est autobiographique? mais est-ce romancé? je laisse les experts québécois me répondre!) un jeune garçon très très curieux, qui passe son temps à poser des question et à remettre en question tout ce qui lui est dit car il veut COMPRENDRE.

Il est question de la famille puisque la famille de Michel est très nombreuse et très présente. On parle beaucoup de la religion et de l’école (Michel ne passe pas loin de l’excommunication plus d’une fois à force de poser des questions pour mieux comprendre les incohérences de la religion, pour notre plus grand plaisir! D’autant plus que les parents seraient plutôt d’accord avec lui, mais il ne faudrait surtout pas aller trop loin et blasphémer… on ne sait jamais!) Le cinéma et la lecture sont aussi au coeur des préoccupations de Michel et de sa famille.

C’est vraiment drôle (le problème de lire sur ma liseuse c’est que je ne sais pas encore comment corner des pages et revenir en arrière pour copier des passages… Si c’est possible et que vous savez, dites le moi : j’ai une Kobo) mais c’est aussi une tranche de la vie au Québec à cette époque (les années 50 je pense) et c’est vraiment très intéressant de ce point de vue aussi!

Bref une très bonne découverte et je pense qu’en novembre prochain je lirai un autre titre de cet auteur québécois emblématique.

  chez Karine:) et  Yueyin

 autour de Michel Tremblay

Karine a d’ailleurs lu le même titre

Kuessipan : Naomi Fontaine (lu par Marie-Ève Trudel)

Comment vous parler de ce roman? D’abord est-ce un roman ou un témoignage? Ou bien est-ce que c’est un document sociologique? Ou bien un recueil de poésie? Ou bien des tableaux de mots? Bref, cet ovni est bien difficile à présenter mais surtout c’est un peu tout ça et c’est une merveille!

Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre en le commençant, mais il faut savoir que « Kuessipan » est un mot innu signifiant « à toi » ou « à ton tour » et que Naomi Fontaine raconte ici la vie dans les réserves Innu mais elle en parle de l’inétrieur, elle parle du passé et du présent, elle parle des femmes, des hommes, des enfants. Elle parle des rêves et des désillusions, elle parle des espoirs et du désespoir. Elle raconte les bons côtés, les bons souvenirs et les belles histoires mais elle raconte aussi ce qui ne va pas.

Ce texte inclassable est un magnifique hommage à un peuple, à une nature et à une histoire. C’est passionnant et émouvant, instructif et dépaysant : un vrai voyage géographique et humain!

Et que dire des mots choisis pour raconter ces vies? La langue de Naomi Fontaine est  plein d’une belle poésie. C’est  un style à la fois fluide et direct et des images vraiment belles, presque comme un chant. C’est rythmé et naturel, le style porte vraiment bien des scènes très visuelles.

Bref, je suis sous le charme et j’aurai presque envie de le relire. Je l’ai découvert lu par Marie-Ève Trudel et c’était vraiment très bien lu, elle accompagne parfaitement les mots de l’auteur.

A découvrir!

 Chez Sylire

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  chez Karine:) et  Yueyin

La bête à sa mère : David Goudreault (lu par l’auteur)

Alors attention, âmes sensible soyez prêtes, car ce roman est loin d’être tendre! Il est trash et glauque et noir mais en même temps, ce cynisme est souvent drôle (humour noir, hein!) et aussi plutôt triste au fond car c’est un constat d’échec de notre société.

Voici la quatrième de couverture qui est en réalité le début du roman :

« Ma mère se suicidait souvent. Elle a commencé toute jeune, en amatrice. Très vite, maman a su obtenir la reconnaissance des psychiatres et les égards réservés aux grands malades. Pendant que je collectionnais des cartes de hockey, elle accumulait les diagnostics. »

Le personnage principal commence sa vie dans un environnement tellement peu propice qu’il est placé de famille d’accueil en famille d’accueil… car n’étant pas un garçon simple ou facile à vivre, il ne reste jamais longtemps… Alcool, drogues, jeux vidéos, rap, petits larcins, et maltraitance sur animaux (il ne fait pas bon être un chat en sa présence)… Il grandit pour devenir une petite frappe désabusée, déviant et totalement en dehors de la société…

Un jour, il pense avoir retrouvé sa mère et sa quête pour entrer en contact avec elle est à la fois drôle et pathétique, désespérée et dramatique…

Je ne veux pas en dire plus mais si vous aimez les anti-héros, l’humour noir et les sujets de société traités de manière décalée, ce roman devrait vous plaire. Moi je l’ai trouvé jubilatoire mais vraiment je ne pense pas qu’il soit pour tout le monde (j’insiste sur le fait que les chats prennent cher!)

Je l’ai lu en audio, lu par l’auteur et c’était vraiment un gros plus car l’accent québécois marié à l’écriture du québécois m’a vraiment fait voyagé, mais même si vous le lisez en version papier, vous retrouverez la langue québécois dans les tournures de phrases et vous pourrez voyager aussi!

 Chez Sylire

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  chez Karine:) et  Yueyin

Mon coeur pédale : Simon Boulerice et Emilie Leduc

J’ai eu un gros coup de coeur pour cette BD qui raconte une tranche de vie d’un jeune adolescent des années 80. Simon vit avec ses parents qu’il aime beaucoup. Il a une grande admiration pour sa mère mais encore plus pour sa matante (tante) Chantal la petite soeur de sa mère. Elles viennent de se réconcilier et c’est elle qui gardera Simon pendant l’absence de ses parents pendant un mois.

Simon adore Chantal, la vingtaine décomplexée, très jeune dans sa tête, assez sexy et très attentionnée, un mélange de jeune fille et de femme. Ils vont connaître une grande complicité et Simon, le jeune garçon pas forcément bien dans sa peau et peut-être même en recherche de lui-même, va s’épanouir, grandir et se sentir plus fort au contact de sa tante, en chantant du Samantha Fox, en rêvant de secouristes de « Alerte à Malibu » ou en frissonnant devant des films qui font peur.

Mais  l’équilibre de cette parenthèse enchantée s’effrite quand un homme de l’âge de Chantal rentre dans le tableau et que Simon est relégué à sa place d’enfant et là, c’est une terrible déception pour lui. Car en plus de se sentir sur un nuage en présence de sa tante, Simon est peut-être bien un peu amoureux de cette dernière. Heureusement, le petit garçon n’est pas trop grand pour se réconforter dans les bras de sa mère…

Très belle histoire de cet âge si compliqué qu’est l’entrée dans l’adolescence où on voudrait à la fois grandir plus vite et en même temps que les choses restent comme on les connait. Belles relations amicales et familiales. Il est vraiment touchant ce Simon et Chantal est une belle personne aussi, même si elle ne se rend pas forcément compte de tout ce qui repose sur ses épaules dans la relation avec Simon.

J’ai adoré les dessins et les couleurs, pastels acidulés (si, si, c’est possible!) et traits délicats tout en mouvements. J’avais envie de photographier toutes les pages 😉

Une très belle découverte!

Du même auteur, j’avais lu le roman jeunesse « Jeanne Moreau a le sourire à l’envers »

Merci 

 chez Karine:) et  Yueyin

   chez Stephie

L’oiseau de Colette : Isabelle Arsenault (Billet avec Bastien)

Quelle joie de retrouver le trait d’Isabelle Arsenault découvert dans Jane le renard et moi et Louis parmi les spectres. Cette fois, la BD s’adresse à un public un peu plus jeune (ou aux adultes qui aiment la poésie de l’enfance).

Colette est une petite fille qui vient d’emménager dans un nouveau quartier et qui est vraiment déçue de ne pas avoir d’animal de compagnie. Elle part explorer son nouveau quartier et quand elle croise deux garçons, elle invente une histoire sur le moment : elle a perdu sa perruche. Ensemble, ils vont partir à sa recherche et au fil de la journée, Colette va étoffer son mensonge et les rangs des nouveaux amis vont grossir et le quartier va être ratissé.

L’imagination débordante -presque onirique à la fin- de Colette va servir de ciment à cette bande d’enfants parmi lesquels elle va trouver sa place.

C’est un très joli album sur l’amitié, le pouvoir de l’imagination et l’art de conter. Les dessins sont vraiment très délicats, rehaussés de motifs et de touches de jaune et de bleu. Quand on referme cette BD, on aimerait bien avoir une perruche comme celle de Colette!

Voici maintenant l’avis de Bastien (8 ans) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« Je trouve que d’abord, en fait, elle ment parce qu’elle dit qu’elle a une perdu un animal de compagnie alors qu’au début de l’histoire les parents disent bien qu’ils ne veulent pas en acheter.

Par contre, une perruche, c’est bien imaginé comme mensonge parce qu’une perruche, c’est un animal de compagnie qu’on ne voit pas souvent. Moi, j’aurais surement dit un chat!

Des enfants qui ont l’air assez sympa mais qu’elle ne connait pas vont l’aider à retrouver sa perruche. Le but de cette histoire ce n’est pas de retrouver une perruche qui n’existe pas mais de se faire des amis et de découvrir le quartier comme lui a dit de faire sa mère.

J’ai bien aimé car j’aime bien les animaux et avec les indices que Colette donne sur sa perruche, je pense qu’elle doit être assez jolie.

Je trouve que les dessins de la perruche que Colette a dessiné est rigolo et bizarre mais celui que l’illustratrice a fait pour de vrai est très joli! »

Merci 

 

 chez Karine:) et  Yueyin

   chez Stephie

 catégorie « animal »

 

Avis de tempête : Angéla Morelli (nouvelle)

Comme je vous le disais dans mon billet sur « Pourquoi pars-tu, Alice? », je ne suis pas une grande fan de chick litt mais à l’occasion d’une LC autour de la chick litt pour Québec en Novembre et après avoir passé du temps avec Karine cet été, je ne pouvais pas ne pas lire Angéla Morelli, sa grande amie!

Et franchement, dès le début, je ne pouvais pas ne pas pas penser à Karine puisque l’histoire se passe chez elle et que la cousine de l’héroïne s’appelle Karine! C’est d’ailleurs notre Karine qui a aidé Angéla a fignoler les dialogues québécois pour qu’ils sonnent juste et les lecteurs français qui sont déjà allés au Québec reconnaitront les questionnements face à certaines expressions (pendant mon séjour, je notais les choses que j’allais demander à Jules et Karine pour être sure d’avoir compris!)

Alors, il faut savoir que c’est une nouvelle, et j’avoue que comme je l’ai lu sur ma liseuse, je ne m’attendais pas du tout à ce qu’elle soit si courte. J’aurais aimé que ça soit plus long car forcément, tout va un peu trop vite et perd en réalisme et d’épaisseur.

Candice (pourquoi ce prénom? j’avoue que je ne comprends pas pourquoi les personnages de chick litt doivent avoir ces prénoms improbables) est une parisienne pur jus qui quitte la France sur une coup de tête pour aller voir sa cousine Karine au Québec. Le fait que ce soit en plein hiver, en février, et qu’il fasse -30° ne l’a pas effleuré et elle débarque dans le Saguenay, à La Baie, uniquement vêtue de bottines, d’une minijupe et d’une petite veste (et l’auteur raconte dans les remerciements que cette anecdote est véridique, c’est ce qu’elle-même a fait en allant au Québec pour la première fois en hiver!).

Sa cousine n’étant pas à l’aéroport, elle est recueillie par le pilote de l’avion (un ami du « chum » de Karine) qui voulant l’amener chez sa cousine dans la tempête de neige se retrouve à devoir la sauver de l’hypothermie en l’hébergeant après un accident de la route. Leur soirée sera l’occasion de quelques malentendus de langage, quelques gaffes de la part de Candice et un réchauffement grâce au feu de cheminée mais pas que… Bref, un peu de séduction et d’humour…

Mais la nouvelle s’arrête au lendemain matin avec un goût de trop peu! Je suis persuadée que cela aurait fait un bon petit roman que j’aurais eu plaisir à lire (mais je pense que je relirai Angéla Morelli quand j’aurai envie d’un peu de légèreté car j’ai bien aimé ce premier aperçu de sa plume!)

Allez donc lire l’avis de Karine!

  chez Karine:) et  Yueyin

 autour de la chick litt

Pourquoi pars-tu, Alice? : Nathalie Roy

La chick litt, ce n’est pas trop mon truc mais de temps en temps, ça ne fait pas de mal! Et je dois dire que j’ai été agréablement surprise par ce roman. Peut-être parce que le personnage principal est une prof de 43 ans (j’en ai 44 🙂 ) et que même s’il y a bien une rencontre avec un homme dans l’histoire ce n’est pas l’essentiel.

Alice Dansereau, est donc prof, mère de deux ados et compagne d’un homme dont le travail d’avocat prend une grade place dans la vie. Elle attendait avec impatience ses vacances en amoureux en Italie avec Martin qui partage sa vie depuis plus de 20 ans, se disant qu’enfin, ils allaient pouvoir se retrouver un peu sans enfants. Quand Martin lui annonce qu’à cause d’un procès ils ne pourront pas partir en vacances, Alice est tellement déçue qu’elle se retrouve presque malgré elle sur la route, laissant derrière elle sa famille.

Elle était pourtant juste partie faire une course sur le scooter de sa fille (partie aux Etats-Unis pour les vacances) mais sur un coup de tête, elle décide de ne pas rentrer : un peu pour faire râler son homme, un peu pour prouver qu’elle peut le faire et penser un peu à elle plutôt qu’aux autres comme elle le fait en permanence.

Ce vent de liberté, d’abord en scooter, puis en voiture, ce tour du Canada va lui permettre de se regarder en face, de réfléchir à qui elle est, ce qu’elle veut dans sa vie. Elle va se poser la question de sa place dans sa famille, dans son couple mais également dans sa propre vie. Elle va se façonner une nouvelle image, prendre confiance en elle.

Elle fait des rencontres : des étudiants musiciens, qui l’embarquent dans leur sillage pour chanter dans un festival, une collègue en vacances qui l’encourage à se poser les bonnes questions sur ce qu’elle veut tirer de cette escapade et puis il y a Raphaël. Leur rencontre (ou plutôt leurs rencontres puisqu’ils se croisent plusieurs fois par hasard dans le périple d’Alice) va participer à l’épanouissement d’Alice qui va se découvrir sous de nouvelles facettes au travers du regard de cet homme très séduisant.

Donc, il y a pas mal de codes du genre qui sont respectés dans ce roman mais sous la légèreté teintée d’humour et de séduction, il y a aussi un peu plus de profondeur dans l’histoire car qui, a 40 et quelques années, n’est pas déjà passé par ces questionnements? J’ai trouvé ça très réaliste et sympathique : une bonne surprise.

Et puis il ne fat pas oublier que l’on voyage au Québec dans les paysages (j’ai envie de visiter la Gaspésie maintenant!) et dans la langue! Et pour finir sur une note québécoise, si vous avez vu la vidéo de Karine et moi où je dois deviner des expressions typiques, vous comprendrez mon amusement en lisant au moins deux expressions proposées par Karine dans ce roman  « tirer une bûche » et « écœurant » 🙂

Et puis autre anecdote, c’est grâce à Jules que j’ai eu envie de découvrir cette auteur car elle l’apprécie beaucoup et forcément j’ai aimé retrouver parmi les lieux cités dans ce roman la ville de Jules (je ne vous dis pas laquelle pour garder le mystère) et pour moi ça avait une saveur particulière! Allez donc lire l’avis de Jules!

 

  chez Karine:) et  Yueyin

 autour de la chick litt